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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 13:21

 

 


Récitation coranique :  Mahmoud Al-Housâry rahimahoullah
Source 1 : un cours audio de shaykh Al-Fawzân qu'ALLAH le préserve (التكفير بين الإفراط والتفريط)
(le cours entier en arabe est dispo ici : http://www.liveislam.net/browsearchive.php?id=43368)
Traduction et adaptation Sulaymân Abû-Maryam
Source 2 : http://www.ahloul-hadith.fr
Image : 'Abd El-Hakim Abû 'Issa 'Abd El-Haqq



trait separation

ani07 Shaykh Salîh Al-Fawzân

ani07 L'excommunication - Al-Takfîr

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Published by Al-Haqq - dans Takfir
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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 05:41

Suite de l'article : Les Attentats Suicides

 

 

 

 

La réplique contre ceux qui autorisent les attentats suicides

 

h-3-1031266.jpgQui sont :
- Salman Ibn Fahd Al-Awda
- Souleyman Al-Alwan
- Ibrahim Eddawich
- Saïd Ibn Mosfer
- Youssef Al-Qaradawi
- Abdallah Ibn Maniî

Et les adeptes de tous ceux qui (aboient), et ne se basent pas sur une base solide des actes de nos pieux prédécesseurs.


 

 

 

 

Ecrit par le

shaykh Maher Ibn Dhafer Al-Qahtani

 


La réplique contre les propos de Salman Al-Awda, Souleyman Al-Alwan, Youssef Al-Qaradawi, et Abdallah Ibn Maniî, sur l’appui des opérations suicides :

La réplique sur Salman Ibn Fahd Al-Awda


J’ai pris connaissance d’un article du Cheikh Salman Al-Awda, diffusé sur Internet, sur le site dépendant du Djihad palestinien, sous le titre « les opérations martyrs dans la balance de la loi islamique », dans lequel il cite les preuves qui, selon lui, légitiment les opérations suicides en Islam. Pour répliquer sur ses preuves, je dis, en demandant l’aide d’Allah, et en me confiant à Lui:


1/ Premièrement, il a cité ce qui peut légitimer ce type d’opérations, qui parvient de Ibn Chiba, voici le hadith en question :

Il a était demandé au messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) ceci : « O messager d’Allah, le Seigneur rie de quoi venant de son serviteur ? C’est dit le Prophète un homme qui plonge dans l’ennemi non protégé, jette son bouclier, combat jusqu’à ce qu’il se fasse tué »

Je dis certes cela a été entendu de Ibn Ishaq, mais cela ne constitue pas une preuve, puisqu’il a dis : «non protégé», et le compagnon l’a interprété devant le messager (صلى الله عليه و سلم) en jetant son bouclier et pas en jetant son arme. Et les kamikazes sont sûrs de décéder avec les explosifs sans aucune éventualité de survivre, alors que celui qui porte une arme et qui va combattre l’ennemi peut éventuellement survivre. Il n’y a donc aucune analogie, de plus la chaîne de transmission du hadith est faible. Et puis celui qui s’enfonce dans l’ennemi a derrière lui une armée quand il fait cela, comme nous l’a montré la sounnah de guerre du prophète (صلى الله عليه و سلم) et de ses compagnons (رضي الله عنهم), c’est le combat légiféré et non la précipitation blâmable. Quand un suicidaire avec des bombes est la cause de l’assassinat de centaines de désarmés de son peuple, puisqu’il n’y a aucune armée qui résiste, alors que l’ennemi sioniste, qu’Allah le combatte, est blindé d’armes, et va se venger pour ceux qui se sont fait tuer dans ses opérations, injustement, avec arrogance et sans aucun droit. Cela engendre pour les musulmans palestiniens des dommages plus importants que l’avantage de tuer dix ou trente juifs. Et repousser les méfaits prévaut sur l’acquisition des bienfaits, surtout si le méfait est beaucoup plus important que le bienfait, puisque tuer dix juifs est un bienfait, alors que le meurtre de centaines ou de dizaines de désarmés après ces opérations est un méfait plus colossal. Et il n’est pas de l’habitude des gens de la sounnah de comprendre le hadith dépourvu de l’action du prophète (صلى الله عليه و سلم), et est-ce qu’un des compagnons a fait ce genre d’enfoncement dans l’ennemi en temps de faiblesse quand il n’y a pas d’armée musulmane organisée qui défend et qui combat ? Observe donc la différence entre l’homme qui s’enfonce dans l’ennemi en ayant une armée derrière lui, et l’homme musulman qui provoque un ennemi souillé comme les juifs, qui ne respecte ni pacte ni sens moral, avec une opération suicide qui provoque les mécréants contre les civils musulmans sans armes et sans défense. Et Allah - تعالى - dit :

Traduction du sens :

 

« N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent, en dehors d’Allah, car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance… »

(Les bestiaux – 108)

 

Insulter les idoles a un intérêt mais si cela cause un méfait plus important qui est qu’ils insulteront Allah, alors ici, c’est interdit. Alors médite et ne t’influence pas par l’opinion jusqu’à te précipiter. Et celui pour qui Allah veut le bien, Il lui enseigne la religion. Pourquoi donc le prophète (صلى الله عليه و سلم) n’a t-il pas indiqué ce type d’action lors de la réconciliation de Al-houdaybiya, au lieu de se réconcilier, alors que le djihad était prescrit. N’était-il pas capable de dire à ses compagnons attaquez les mécréants avec ce que vous pouvez, de face et non fuyard, mettez vos âmes sur vos mains ? Mais pour épargner des vies, et à cause de l’inégalité des forces, et pour l’intérêt de la prédication, le prophète (صلى الله عليه و سلم) s’est réconcilié avec eux avec les conditions bien connues, et il n’a pas exposé ses compagnons comme l’auteur de l’article expose les palestiniens désarmés à l’excès de tueries provoqués par la réaction des juifs contre ces attentats alors que le peuple musulman est sans défense et sans armée ni armure pouvant terroriser l’ennemi d’Allah, et Allah - تعالى - dit :  

 

Traduction du sens :

« Et préparez (pour lutter) contre eux tout ce que vous pouvez comme force et comme cavalerie équipé… »

(Le butin - 60).

 

Et les compagnons (رضي الله عنهم) n’ont pas interprété la force dans le sens que l’un d’eux en temps de faiblesse et d’inégalité provoque les mécréants blindés d’armes et d’équipements, comme les opérations suicides. Mais le prophète (صلى الله عليه و سلم) leur recommandait la patience comme dans le hadith de Khabbab Ibnou Al-Arat rapporté par Al-Boukhari (3343) et Mouslim dans leurs authentiques :

 

Traduction du sens :


« Avant vous, ils venaient avec un homme, ils faisaient un trou pour le mettre dedans, ensuite il était ramené une scie, et ils coupés l’homme en deux, ou ils ramenaient un peigne en acier, puis ils peignés la personne jusqu’à l’os, jusqu’au nerf, mais ils restaient (les torturés, les éprouvés) attachés à leur religion, mais vous, vous êtes un peuple qui s’impatiente »

 

Il ne leur a pas ordonné de provoquer les mécréants par ce qui ressemblerait à ces opérations ou assassinats, et on peut pas dire comme l’auteur que les compagnons n’ont pas fait cela car les explosifs n’existaient pas à leur époque, cela est une erreur car l’auteur n’a pas pris en compte l’objectif du législateur en renonçant aux attentats en temps de faiblesse, comme prouvé par la conduite du prophète (صلى الله عليه و سلم) à la Mecque ou lors de la réconciliation de Al-Houdaybiya après la prescription du djihad.


Chaykhoul-Islam Ibnou Taymiya –rahimahou Allah- a dit : « la conduite du prophète (صلى الله عليه و سلم) avec les mécréants en temps de faiblesse était de faire la paix et de renoncer à la guerre »… je dis : çà c’est la vrai science et non pas les sentiments qui se basent sur l’opinion et la précipitation dans la déduction sans prendre le temps de méditer sur la conduite du prophète avec les mécréants en temps de faiblesse. C’est à Allah que nous implorons l’aide.

 

Ibnou Al-Qayim (رحمه الله) a dit : « il est de l’habitude de ceux qui ont peu de sciences de regarder l’abrégé des preuves et de délaisser la pratique des prédécesseurs détaillés dans ces preuves ». En effet, l’ordre de terroriser l’ennemi est venu abrégé, et les prédécesseurs, ne l’ont pas interprétés par commettre des attentats en temps de faiblesse, au contraire, le prophète (صلى الله عليه و سلم) n’a tué personne en temps de faiblesse à la Mecque jusqu’à ce qu’il soit parti à Médine et a tué Kaâb Ibnou Al-Achraf, après qu’il aie eu assez de force pour pouvoir dissuader les partisans de Kaâb, s’ils s’étaient enflammés, et de les faire fuir comme des ânes.





2/ Deuxièmement, Cheikh Salman Al-Awda a donné comme prétexte ce qui a été rapporté par Ibnou Hazm (Chap. 7, page 2), dans « Al-Mahhali », il dit : « Abdallah Ibnou Rabiî At-Tamimi nous a raconté, Mohamed Ibnou Mouâwiya Al-Marwani nous a raconté, Abou Al-Khalifa Al-fadl Ibnou Al-Habab Al-Jamhi nous a raconté, Abdallah Ibnou AbdelWahhab Al-Hajbi nous a raconté, Khalid Ibnou Al-Harith Al-Hajimi nous a raconté, Chou’ba nous a raconté selon Abi Ishaq As-Sabiîi qui a dit : j’ai entendu un homme demander à Al-Baraa Ibn ‘Azib : « penses-tu qu’un homme qui attaque un régiment de mille soldats, qu’il se jette lui-même dans la perte ? » Il répondit : « non, mais la perte c’est quand un homme commet un péché et qu’il se jette dans la perte en disant qu’il ne peut se repentir » », (Ibnou Hajar a dit, rapporté par Ibnou Jarir, et Ibnou Al-Moundhir et d’autres, avec une chaîne de transmission authentique).


Je dis : En admettant que cet trace soit authentique, il ne contient pas de preuve qui légitime les attentats suicides qui se font de nos jours. Car il est supposé y avoir, derrière cet homme, une armée qui repoussera les meurtres pouvant atteindre les musulmans suite à la vengeance du régiment. Et non pas un homme qui se fait exploser, et qui devient la cause de la provocation des mécréants juifs contre les musulmans sans défense, ce qui les pousse à employer leurs avions de chasse et les bombes de leur char pour tuer des dizaines, des centaines ou même des milliers de croyants impuissants. Et si on me demande qu’est ce qui me pousse à faire cette supposition, je réponds : les Hadiths s’expliquent l’un l’autre, et je ne connais aucun Hadith ou trace indiquant que le message aie ordonné à l’un de ses compagnons d’attaquer seul en temps de faiblesse un régiment, mais c’était une armée organisée qui sortait combattre les mécréants même si elle comptait moins de soldats. Il était de sa conduite de ne pas laisser les causes de force (tir, stratégie de guerre) afin de terroriser l’ennemi, et non pas terroriser les musulmans avec la réaction qu’ils subissent suite à ces attentats explosifs,
Il n’y a de force et puissance qu’en Allah.

Ensuite il a donné comme argument, ce qu’ont rapportés At-tirmidhi (2898) et Abou Daoud (2151) sur l’histoire d’Abi Ayoub à Constantinople : « … un homme attaqua l’ennemi, et puis les gens dirent « ‘la ilaha illa Allah, il se jette lui-même dans la perte » et Abou Ayoub dit ‘’ce verset est descendu plutôt à nous, le groupe de Médinois partisans du prophète (صلى الله عليه و سلم), quand Allah a donné victoire à son prophète et a exhibé l’Islam, et qu’on voulait se consacrer à notre argent et le faire fructifier puis Allah fit descendre : traduction du sens :

« Et dépensez dans le sentier d’Allah, et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction.. » (La vache 195)’’.

 

Se jeter soi-même dans la perte signifie se consacrer à son argent et le faire fructifier et laisser le djihad.

Je dis : cette trace (Athar) ne contient aucune preuve pour ceux qui font des attentats suicides, puisque la supposition qu’il y ai une armée derrière l’homme est évidente dans cet Athar. Et puis la mort de cet homme n’est pas certaine, s’il décède ce sont ses ennemis qui l’auront tué, quant au kamikaze c’est lui qui se tue, et il n’y a aucune armée derrière lui pouvant protéger les musulmans désarmés contre les éventuelles vengeances des juifs. En effet la réalité confirme bien ces erreurs puisqu’on ne cesse d’entendre les conséquences de la réaction des juifs suite à ces opérations : meurtres, arrestations, bombardements d’hélicoptères et de chars d’assaut sur les camps palestiniens. On a même entendu que les deux tiers du camp de Jenine ont été rasés, et les victimes se comptent peut-être en milliers de musulmans, et Allah - تعالى - a dit :

 

« N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent, en dehors d’Allah, car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance… »

(Les bestiaux 108).

 

Celui qui médite sur ce verset comprendra la similitude, puisque l’insulte d’autre qu’Allah devient interdite s’il cause l’insulte d’Allah. On constate donc que repousser les méfaits prévaut sur l’acquisition de bienfaits quand les deux s’opposent. Tuer sept ou trente juifs est un bienfait mais ce qu’il engendre comme meurtre de centaines de musulmans désarmés est un méfait plus important qui prévaut sur le bienfait. Certes, les juifs sont terrorisés mais comme déjà dit, la terreur qu’endurent les musulmans suite aux réactions des juifs est plus pénible sur les cœurs des musulmans, c’est à Allah que nous implorons l’aide.





3/ Troisièmement, il a donné comme argument ce qu’a rapporté Ibnou Al-Moubarak dans Kitab Al-djihad (1/124), je dis que Ibnou Abdelbar l’a également rapporté dans Kitab Al-istiâab, selon Al-Baraa qu’il a ordonné à ses compagnons de le porter sur un bouclier avec les fers de leurs lances, et de le projeter à l’intérieur du jardin, puis il a pénétré et les a pris d’assaut et combattu jusqu'à ce qu’il ai ouvert la porte du jardin. Il fût blessé par plus de quatre-vingt blessures. Khaled Ibnou Al-Walid chargea un homme de soigner ses blessures.
Je dis : j’ai déjà montré que cet Athar (trace) est un argument insignifiant, dans une lettre que j’ai nommée « An-nidhara li-montahiri filistine wa atfal al-hijara » (l’avertissement aux suicidaires de la Palestine et aux enfants des pierres), dans laquelle j’ai parlé de sa chaîne de transmission et j’ai démontré sa faiblesse. L’auteur a ajouté d’autres sources pour l’histoire qui sont dans Kitab Al-djihad de Ibnou Al-Moubarak, sa chaîne de transmission est à vérifier.
Quant à At-Tarikh de Tabari, sa chaîne de transmission comporte un inconnu, qui est un cheikh de Bani Hanifa.

Je dis : même si cet Athar est authentique, il ne constitue pas une preuve pour ce qu’avance Al-Awda sur la légitimité des attentats suicides. Car Al-Baraa n’était pas certain de mourir, et justement il a échappé à ça, et est resté malade un mois après les faits. Et aussi car il a fait ce qu’il a fait sachant qu’il y avait une armée derrière lui qui avait encerclé Mousseylima, alors que les auteurs des attentats suicides n’ont derrière eux qu’un pauvre peuple sans défense, des femmes, des enfants, des vieux et des jeunes sans armes. Si les juifs répliquent suite à des attentats suicides, ces pauvres n’auront ni armes ni armée pour résister et combattre comme l’ont fait les musulmans lors de Badr et autres, quand ils s’y étaient préparés même s’ils étaient pas nombreux. Et dire qu’ils n’ont que ces moyens pour combattre est une fausse parole fondé sur l’opinion personnel et sur les sentiments, puisque le prophète (صلى الله عليه و سلم)  lors de la réconciliation de Al-Houdeybiya, et Moussa ('alayhi salam) et ceux qui étaient avec lui quand les adeptes de Pharaon les ont rattrapés, n’ont pas dit : « on les affronte avec les pierres on a que ça », car cela entraîne la perte de vies sans intérêt prédominant. Le djihad islamique exact a été prescrit alors qu’il comporte un méfait qui est la perte de vies, mais il comporte aussi un bienfait prédominant, qui est d’instaurer la loi d’Allah sur terre. Quant aux opérations suicides, elles entraînent deux méfaits et un bienfait qui s’anéantit face aux méfaits. Le premier méfait est le meurtre de l’âme, le deuxième est la riposte des juifs contre les musulmans par l’excès de tueries sans qu’il n’y ait aucune probabilité de victoire pour les musulmans à cause de l’inégalité entre les pierres et les avions ou les chars. Quant au bienfait de terroriser les juifs et de tuer quelques uns parmi eux, il ne vaut rien face à l’abondance d’assassinats des musulmans, et l’entrave de l’instauration de la loi d’Allah sur terre, puisque sans hommes cette instauration devient impossible. Et l’abondance de tueries et de famine empêche l’organisation de l’état et l’accomplissement du djihad menant à la victoire contre l’ennemi. Et le messager (صلى الله عليه و سلم) est pour nous le bon modèle puisqu’il n’a pas recommandé à ses compagnons, en temps de faiblesse, ce genre d’attentats en disant on fait notre possible, mais il leur recommandait la patience. Cheikh Al-Islam Ibnou Taymiya dit (رحمه الله) (extrait de Al-Insaf, 4/116) : « l’enfoncement dans l’ennemi est légiféré quand il apporte un bienfait pour les musulmans sinon il est interdit, et il est considéré comme perte de soi-même », et on remarque dans la plupart de ces textes qu’ils parlent d’un ou de plusieurs hommes qui sont partis d’un groupe de musulmans et de leur armée en direction de l’ennemi.
Je dis : où est la comparaison entre ces exemples et cet emballement qui n’est basé sur aucune base solide de science ? Mais plutôt sur l’opinion propre et les sentiments fatales. Et quand il dit – qu’Allah lui fasse miséricorde - dans le même extrait : « mais dans certains cas, ce n’est pas pareil, comme dans l’histoire du garçon (sa mort causa la conversion à l’islam d’un peuple). » C’est en supposant la réalisation d’un bienfait, comme il dit au début de ses paroles. Et où est le bienfait dans la riposte atroce des juifs, suite à une opération suicide, qui bombardent avec leurs avions et chars, et tuent des dizaines et des centaines de pauvres, les faisant passer de faiblesse en faiblesse. L’ennemi tue tous les jours un bon nombre de musulmans sans défense, le messager d’Allah a-t-il appelé ses compagnons à ce genre d’actions en temps de faiblesse ? {Méditez ô gens doués de visions} ?? même si les doutes ?? coulent comme des fleuves et leur diversité est comme celle des fleurs.





4/ Quatrièmement, il a cité comme autre argument, convaincant selon lui, ce qu’a raconté Ahmed d’après Abi Ishaq : « j’ai dis à Al-Baraa : « l’homme qui attaque les associateurs fait-il partie de ceux qui se jettent eux-même dans la perte ? » Il répondit : « non, car Allah a envoyé son messager et a dis : et combat dans le sentier d’Allah n’engage que toi-même », le verset de la perte est plutôt sur les dépenses.

Je dis : la chaîne de transmission comporte (Abou Bakr Ibnou ‘Ayach Ibnou Salem, surnommé Al-Moqrii). Ibnou Hijr a dis sur lui dans At-Taqrib : « un homme de confiance mais quand il a vieilli, sa mémorisation est devenu mauvaise, et ce qu’il a écrit est authentique ».

Je dis : je sais pas si cet Athar remonte à avant que sa mémorisation ne devienne mauvaise ou pas, ou si c’est un écrit. Et puis Abi Ishaq, c’est un mélangé ? Et je ne sais pas si Abou Bakr a rapporté de lui avant ou après le mélange ? Et on peut tolérer ça, car c’est lui même qui a posé la question, donc est-ce que ça peut être authentifié avec la singularité qui est dans cette chaîne de transmission. Et même si on accepte cela, il ne contient aucune preuve.
Je dis : cet Athar, même s’il est authentifié, ne contient aucune preuve légitimant ces attentats explosifs, puisqu’il concerne un homme qui n’est pas sûre de décéder comme les kamikazes. Mais sa survie est probable. Et puis dans cet Athar, il est supposé comme a dit Chaykhou Al-Islam Ibnou Taymiya (رحمه الله) dans Al-Insaf, que ce type de textes parlent d’un ou de plusieurs hommes qui sont partis d’un groupe de musulmans et de leur armée en direction de l’ennemi. C’est donc une analogie faite malgré les différences, car les palestiniens n’ont pas actuellement une armée organisée, mais ce sont les juifs qui vont charger l’arme de leur vengeance contre un peuple désarmé, et vont s’ingénier à tuer sans scrupules.





5/ Cinquièmement, il a cité comme argument ce qu’a rapporté Mouslim -qu’Allah lui fasse miséricorde- du long Hadith de Sohayb sur l’histoire du garçon quand il dis au roi : « Tu ne pourras pas me tué jusqu’à ce que tu fasses ce que je te dis, réunis les gens, puis ... » cette histoire est très connue !
Al-Awda a dit : « ce garçon a montré au roi la manière qui réalisera son objectif, et l’objectif du garçon qui était le grand bienfait de la croyance à Allah des gens, fût réalisé, même s’ils connaissaient pas son histoire. »
Je dis : ce hadith ne comporte aucun argument de ce qu’avance Al-Awda pour légitimer ces attentats explosifs, pour plusieurs raisons que je cite en implorant l’aide d’Allah et en me confiant à Lui :

a) à la base, cette image d’un homme qui cause son décès pour un intérêt prépondérant, ne se trouve même pas dans les opérations suicides pour qu’il la prenne comme argument. Puisque lors d’une opération suicide, un homme se tue lui-même en portant des explosifs à l’intérieur de l’ennemi, sans avoir une armée derrière lui, il cause plutôt par cette opération un méfait énorme pour les désarmés qui sont derrière lui, comme j’ai déjà expliqué plusieurs fois. Il n’y a donc aucun bienfait dans le fait de tuer une âme de cette manière, mais plutôt la guerre et le massacre du peuple sans défense par les juifs. Où est donc le bienfait prédominant ?

b) le garçon ne s’est pas tué lui-même mais c’est le roi qui l’a tué. Le roi a donc montré aux gens le monothéisme qui fait passer les gens s’ils le prononcent de l’incroyance à l’islam. Et le kamikaze se fait tuer lui-même et tue d’autres personnes, ce n’est pas ses ennemis qui le tuent, et en plus de l’excès des nombreuses exterminations des musulmans par les juifs pour venger leurs morts avec des avions bombardiers, des chars blindés qui rasent les maisons des musulmans désarmés, en plus de çà, les musulmans risquent d’être détournés en masse de leur religion à cause du manque de foi et de science, et de la propagation de péchés sur cette terre, qu’Allah nous en préserve ainsi que vous. L’action du garçon a engendré un bienfait sans qu’il ne se tue par ses propres mains, alors que l’action du kamikaze engendre un grand méfait prédominant sur le bienfait pour les musulmans de tuer quatre ou dix des juifs.
Où est donc le rapport entre ces attentats et le bienfait engendré par l’acte du garçon après avoir causé sa mort ?

c) il y a une différence entre se faire tuer soi-même, et faire les causes du combat même seul et se faire tuer par l’ennemi. Car si l’ennemi tue un musulman seul, et qu’il y a une armée musulmane et une guerre, cela n’engendrera pas de réplique contre les musulmans comme dans le cas où un musulman sort d’un peuple sans défense pour se faire exploser lui et l’ennemi entraînant une large vengeance où meurent des centaines et des milliers de musulmans sans défense. Ce n’est pas pareil.





6/ Sixièmement, il a donné comme argument ce qu’ont rapportés Ibnou Abi Shyba (4/569) et At-Tabarani et d’autres, selon Abi Saïd Al-Khoudri, je dis : même s’il est authentifié ce hadith ne contient aucune preuve évidente de ce qu’avance Al-Awda pour légitimer les attentats suicides. Il est plutôt moins convaincant que ceux d’avant. Puisqu’il ne dit pas que celui qui est au front sans se détourner n’a pas d’armes et qu’il est seul et certain de se faire tuer ou qu’il n’y a pas d’armées derrière lui protégeant les musulmans des préjudices de la bataille. Il ne contient plutôt que de l’incitation à la fermeté au premier rang, et à combattre sans se détourner et fuir le jour de la guerre. Ceci est quand il y a un rang de musulmans et un rang de mécréants et que les deux sont en guerre et en bataille, et non pas quand il y a une armée de mécréants contre des musulmans sans arme qui combattent donc une armée de mécréants associateurs comme les juifs qui ne respecte ni pacte ni sens moral. Dès que dix ou trente des leurs se font tuer dans un attentat suicide et qu’ils voient qu’il n’y a pas d’armée derrière, ils anéantissent les musulmans avec des avions, des chars et des arrestations, et leurs font subir les pires châtiments. C’est pour cela que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a évité à ses compagnons les djihad en temps de faiblesse, et ne leur a pas dit d’attaquer avec les forces qu’ils ont pour terroriser l’ennemi au lieu de la réconciliation de Al-Houdeybiya, mais il a plutôt patienté et attendu avec ses compagnons jusqu'à ce qu’il ai assez de forces pour les combattre, ce qui a mené en fin de compte à la prise de la Mecque. Et il a dit en temps de faiblesse à la Mecque quand Khabab Ibnou Al-Arath lui a demandé d’invoquer en faveur des musulmans :
« Avant vous, ils venaient avec un homme, ils faisaient un trou pour le mettre dedans, ensuite il était ramené une scie, et ils coupés l’homme en deux, ou ils ramenaient un peigne en acier, puis ils peignés la personne jusqu’à l’os, jusqu’au nerf, mais ils restaient (les torturés, les éprouvés) attachés à leur religion, mais vous, vous êtes un peuple qui s’impatiente »





7/ Septièmement, puis il a donné comme autre argument ce qu’a rapporté Ibnou Abi Shyba d’après Moudrik Ibnou ‘Awf Al-Ahmassi qu’il a dis : « j’étais chez Omar (radhi ALLahû 'anhû) et j’ai dis : « j’ai un voisin qui s’est lancé à la guerre et il s’est fait tuer et des gens ont dis il s’est jeté lui-même à la perte », puis Omar a dis : « ils ont menti mais il a acheté l’au-delà par ici-bas. » »
Je dis : Ibnou Hajr (رحمه الله) a dit que cet Athar a été rapporté par Ibnou Jarir et Ibnou Al-Moundhir avec une chaîne de transmission authentique selon Moudrik Ibnou Al-‘Awf (Al-Fath). Cet Athar non plus ne contient pas de preuve pour Al-Awda légitimant les attentats suicide. Il n’est pas dit que celui qui s’est lancé à la guerre était désarmé assuré de mourir, mais au contraire il est dis qu’il s’est lancé à la guerre et apparemment comme a dis Chaykhou Al-Islam (رحمه الله), dans ce genre de textes il est parti d’une armée de musulman. Je dis : ils étaient en guerre et il y avait derrière lui une armée musulmane et il pouvait éventuellement survivre même si c’est peu probable, alors que celui qui se fait exploser est certain de mourir et ne part pas d’une armée.





8/ Huitièmement, il a donné comme argument ce qu’a raconté Mohamed Ibnou Al-Hassan Achibani dans As-Sair (1/163) : quant à celui qui attaque l’ennemi, il cherche à glorifier la religion et s’expose au martyr qui lui vaut la vie éternelle, comment donc se jette-il dans la perte par lui-même ?
Puis il a dit : il n’y a pas de mal que l’homme attaque seul même s’il pense qu’il est lourd et s’il voit qu’il va causer des pertes en tuant, blessant ou vainquant, puisqu’un groupe de compagnons l’ont fait le jour de Ouhoud devant le messager d’Allah et ils les a loués pour cela. On a dit Abou Hourayra : « n’as tu pas vu que Saâd Ibnou Hicham a attaqué et combattu le jour où les deux armées se sont affrontées jusqu’à ce qu’il s’est fait tué, il s’est jeté lui-même à la perte », et il a répondu : « non » et il a interprété un verset du livre d’Allah :

 

« Et il y a parmi les gens celui qui se sacrifie pour la recherche de l’agrément d’Allah. Et Allah est compatissant envers ses serviteurs »

(La vache 207).

Mais s’il sait qu’il va pas leur causer des pertes alors il n’a pas à les attaquer car son attaque ne lui apportera rien qui puisse honorer la religion, juste il se fait tuer, et Allah - تعالى - a dit :

« .. Et ne vous tuez pas vous-mêmes. »

(Les femmes 29).

Je dis : il n’y a aucune preuve dans les arguments qu’il a cité pour les raisons que je détaille, je dis : il est supposé qu’il fait son départ vers l’ennemi à partir d’une armée musulmane qui est en guerre contre les mécréants comme ce qui est dit plus haut, car il a dit comme lors du jour de Ouhoud. Et puis il n’y a aucune preuve dans le Athar de Abou Hourayra (رضي الله عنه), car le demandeur a dit le jour où les deux armées se sont affrontées, alors qu’en Palestine il n’y a pas deux armées mais une seule armée de juifs blindés d’armes et d’avions et de militaires. La conduite du prophète (صلى الله عليه و سلم) avec les mécréants était, comme a dit Chaykhou Al-Islam Ibnou Taymiya (رحمه الله), la paix en temps de faiblesse (je dis : jusqu’à ce qu’il devient fort), et non pas l’affrontement.
Je dis : car cela entraîne un grand méfait plus important, Ibnou Taymiya (رحمه الله) a donc dit de délaisser l’affrontement en temps de faiblesse. Puis Al-Awda, à la fin de ses propos qu’il a rapporté de Mohamed Ibnou Al-Hassan, a exigé la condition de causer des pertes, mais est-ce qu’il est dit dans ses paroles –qu’Allah lui fasse miséricorde- si les pertes causé à l’ennemi engendrent des pertes dans les musulmans plus accrues et indénombrables comme dans le cas des attentats suicides ? Qu’aurait-il répondu –qu’Allah lui fasse miséricorde- ? Sa parole ne peut donc pas être citée pour argumenter ces opérations qui ne sont fondées sur aucune des preuves de sa fatwa, puisque tous les exemples sont d’un homme qui attaque l’ennemi en ayant une armée derrière lui, qui n’est pas certain de mourir, qui a pour but que la parole d’Allah soit la plus haute, et qui cause des pertes à l’ennemi menant à la victoire et c’est l’ennemi qui le tue et non pas par lui-même.

Et dans ces opérations, on entend pas qu’ils ont déclarés le djihad, et il n’y a aucune armée derrière celui qui se fait exploser pour qu’il parte de l’armée musulmane vers l’armée d’associateurs comme a dit Ibnou Taymiya (رحمه الله). Et les pertes qu’il cause sont confrontées par des pires pertes dans les musulmans ce qui accroît leur faiblesse de jour en jour, au point où on craint pour eux la discorde dans la religion, puisqu’il peut yen avoir qui disent : pourquoi on dit La ilaha illa Allah et pourtant nous ne vainquons pas ? La réponse c’est qu’ils n’ont pas suivi le messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) et ses compagnons (رضي الله عنهم) dans les règles du djihad en temps de faiblesse, et Chaykhou Al-Islam (رحمه الله) a dit : « sa conduite en temps de faiblesse était la paix avec ses ennemis ». Alors que ceux-là, l’enthousiasme les a emportés et ils ont oubliés de demander aux gens de science connus pour leur enquête scientifique dans la méthode du djihad, comme Chaykh Abdel-Aziz Ibn Baz et Ibnou Al-Otheymine (حفظه الله), qui ont des fatawas contradictoires à la fatwa d’Al-Awda, qu’Allah nous guide ainsi que lui à la raison. Allah - تعالى - a dit :

{ Quoi ! quand un malheur vous atteint – mais vous en aviez jadis infligé le double – vous dites : « D’où vient cela ? » Réponds-leur : » Il vient de vous-mêmes ». }

(Al Imrane 165).





9/ Neuvièmement, après il a cité les paroles de Al-Hafid Ibnou Hajr concernant l’attaque d’un seul homme contre un grand nombre d’ennemis, disant que la plupart estiment que si c’est pour son courage et qu’il pense qu’il va semer la terreur dans l’ennemi ou qu’il encourage les musulmans contre eux ou autres objectifs de ce genre, alors cela est bon, sinon si c’est par simple empressement alors c’est interdit.
Je dis : cela, comme ce qui précède, est en supposant qu’il y a une armée derrière lui et qu’il a fait le départ vers l’ennemi à partir de son armée. Sinon s’il est seul, à ma connaissance, ça ne s’est jamais fait à l’époque du prophète (صلى الله عليه و سلم). En réalité, ces attentats ont encouragé les juifs contre les musulmans et ont attisés leur colère qu’ils ont manifesté en bombardant et en détruisant les maisons. Cela a causé des pertes et de la terreur aux musulmans pires que sur l’ennemi. Et on n’a pas entendu ces gens qui font des attentats déclarer le djihad, et même s’ils le font, il ne suit pas les méthodes du messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) et de ses compagnons (رضي الله عنهم) en faisant la paix avec l’ennemi en temps de faiblesse, comme a jugé Chaykhou Al-Islam Ibnou Taymiya (رحمه الله).





10/ Dixièmement, puis il a dit d’après Hachia Ad-Dassouqi que l’objectif doit être d’élever la parole d’Allah.
Je dis : est-ce que les commanditaires de ces opérations ont déclarés le djihad pour élever la parole d’Allah ? Ou est-ce que ce n’est que par colère pour la terre et la patrie ? Et si on me dit que certains d’entre eux on déclaré le djihad, je réponds : est-ce que c’est ça la façon du djihad que le messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) a enseigné à ses compagnons (رضي الله عنهم) en temps de faiblesse ? Le suivi est obligatoire en même temps que l’intention, car le djihad est une adoration, et délaisser le suivi du messager et de ses compagnons est, sans doute, une voie vers la défaite.
Puis il a cité d’après Ad-Dassouqi qu’il pense avoir de l’effet sur eux. Je dis : le sens de cette expression n’a pas été déduit pour qu’elle puisse justifier ces opérations. L’effet de ces attentats est contraire, puisque le nombre de musulmans qui se font tuer suite à ces opérations est beaucoup plus important que le nombre de juifs tués. C’est une des plus grandes causes de la faiblesse des musulmans, qui se font tués par centaines alors que ce ne sont que des civils sans défense. Empêcher les méfaits prévaut sur l’acquisition des bienfaits, sinon çà ne mènera jamais au rassemblement, à l’organisation du djihad, et à la victoire.





11/ Onzièmement, puis il a cité selon Ibnou Al-Arabi que l’authentique c’est qu’il est permis à l’homme seul d’attaquer un grand nombre de mécréants pour plusieurs raisons :

La première : le désir du martyr
Je dis : est-ce que ceux-là ont désiré le martyr et déclarer leur envie que la parole d’Allah soit la plus haute ? Car le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit :
« Celui qui combat pour que la parole d’Allah soit la plus haute, c’est lui qui est dans le sentier d’Allah »,
Ou bien est-ce qu’ils font ces opérations par dévouement à leur terre et leur patrie ? Donc, comme j’ai déjà dit, si le désir du martyr est une adoration, alors le suivi du prophète (صلى الله عليه و سلم), en plus de la sincérité, est obligatoire, en étudiant sa conduite avec les ennemis en temps de faiblesse ou de force puis on le prend comme modèle, car Allah - تعالى - dit :

« En effet, vous avez dans le Message d’Allah un excellent modèle (à suivre) … »

(Al-Ahzab 21)

La deuxième : la réalisation de pertes dans l’ennemi
Je dis : quelles sont les pertes le plus considérable après ces attentats ? celles des musulmans sans armes suite aux ripostes des juifs blindés d’armes, ou la mort de quatre, vingt ou trente des juifs, faisant croire au monde que c’est une guerre équitable.

La troisième : l’encouragement des musulmans contre eux
Je dis : le courage (l’audace) des juifs contre les musulmans augmente quand ils tuent, torturent, et quand ils détruisent des camps pour se venger. Et le prophète (صلى الله عليه و سلم) connaît mieux cet encouragement, et est-ce qu’il encourageait ses compagnons en temps de faiblesse ou leur ordonnait-il de patienter ? Et la patience a conduit à la victoire en conquerrant la Mecque, et a donné aux mécréants le tribut gratuitement, et ces derniers étaient soumis.

La quatrième : la faiblesse d’esprit des mécréants quand ils voient qu’un seul homme a pu faire ça, que dire s’ils étaient nombreux.
Je dis : quels esprits sont plus faibles après l’attentat ? ceux des musulmans quand ils voient l’excès de mort parmi eux, ou les juifs qui sont plus motivés à tuer des centaines de palestiniens quand ils voient des morts parmi eux. Ils deviennent donc plus cruels sur les musulmans, avec les bombes et les mitrailleuses, massacrant ce peuple sans défense suite à ces attentats. Et remarque que, durant toute cette longue durée, ces opérations n’ont conduit à aucune conquête, mais plutôt à des malheurs et des malheurs comme m’a confirmé quelqu’un de notable en Palestine, et qui connaît mieux leur situation que nos frères, car il n’y avait pas de suivi de la conduite du prophète dans le djihad en temps de faiblesse.
Puis Al-Awda a conclu ses propos en répliquant à ces types d’argumentations avec des preuves qu’il a cité en rapportant les textes de Chaykhou Al-Islam Ibnou Taymiya (رحمه الله) : Il a dit : Et Ibnou Taymiya a dis dans Al-Insaf (4/116) : « L’enfoncement dans l’ennemi est légiféré quand il apporte un bienfait pour les musulmans sinon il est considéré comme se mener vers la perte ».
Je dis : cet enfoncement dans l’ennemi pour un bienfait auquel a appelé Chaykhou Al-Islam Ibnou Taymiya (رحمه الله) n’est pas le même que celui auquel appelle Al-Awda. Ce dernier est considéré comme se mener vers la perte puisque l’opération suicide engendre, comme vous savez, un méfait énorme qui est la réplique des juifs et le meurtre de dizaines de centaines de musulmans, rendant insignifiant le bienfait de tuer trois ou dix des leurs ou de provoquer une terreur partielle, ce qui engendre des pires dégâts pour les musulmans : meurtres, arrestations et d’autres types de châtiment.
Et puis la vérité s’est avérée avec la parole suivante de Al-Awda d’après Chaykhou Al-Islam (رحمه الله), rendant futiles toutes les argumentations précédentes et démontrant qu’elles ont été employées hors du contexte. Chaykhou Al-Islam a dit –qu’Allah lui fasse miséricorde : « on remarque que dans la plupart de ces textes, il s’agit d’un ou de plusieurs hommes qui sont partis d’un groupe de musulmans et de leur armée en direction de l’ennemi ». Je dis : cela montre que toutes les argumentations apportées par Al-Awda sortent du contexte. On a appris de Chaykhou Al-Islam –qu’Allah lui fasse miséricorde- que les paroles des savants ne sont pas des arguments mais qu’elles ont besoin d’arguments. Celui qui observe bien l’histoire de Abou Ayoub et d’autres remarquera que la réalité est comme a cité le Chaykh –qu’Allah lui fasse miséricorde-, mais il a fait une exception et a dit : « mais dans certains cas, ce n’est pas pareil, comme dans l’histoire du garçon ».
Je dis : quant au garçon, j’ai déjà démontré que cet argument ne convient pas pour légiférer les attentats. Et quant à d’autres arguments cité du Chaykh suivant la même façon d’agir du garçon, je n’ai vu aucun texte clair se basant sur une recherche scientifique pour prouver ça, ce que je vois c’est qu’il est supposé y avoir une armée à partir de laquelle il s’est dirigé vers l’ennemi, ou qu’il s’est dirigé vers l’ennemi pour leur causer des dégâts en ayant derrière lui des civils. Et pour ces suppositions il faut voir les actes des prédécesseurs –qu’Allah leur fasse miséricorde- et le djihad en temps de faiblesse n’était pas de leur conduite, ni que l’un d’entre eux parte vers l’ennemi pour lui causer des pertes alors qu’il a des civils désarmés derrière lui. Puis sa parole –qu’Allah lui fasse miséricorde- n’est attaché qu’au cas de l’acquisition de bienfaits, et quand on regarde d’un œil neutre sans être influencé par les sentiments ou les passions, on constate qu’en réalité il y a très peu de bienfaits à terroriser l’ennemi en comparaison avec les meurtres et les châtiment que subissent nos frères musulmans avec tous ce qu’ont les ennemis comme armes. Et au meilleur des cas, on peut dire que le bienfait et le méfait sont égaux, et la base c’est que dans ce cas, repousser les méfaits prédomine sur acquérir les bienfaits.
C’est pour ça que le prophète (صلى الله عليه و سلم) a délaissé les meurtres à la Mecque en temps de faiblesse et au début de son installation à Médine après sa Hijra, jusqu’à ce qu’il aie acquit assez de force et puis il a tué Kaab Ibnou Al-Achraf, sachant que si les juifs avaient riposté, ils auraient trouvé une armée bien organisé sous le commandement du messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) et cela auraient été une guerre et pas des meurtres par centaines et des dizaines de châtiment, et Allah Ta'ala dit :

 

{ En effet, vous avez dans le Message d’Allah un excellent modèle (à suivre) … }

(Al-Ahzab-21).

 

Puis il a cité des conditions qui, en réalité, iraient à l’encontre de ces attentats, il a dit : « ces attentats sont justes avec des conditions » :

1- « que leur but soit d’élever la parole d’Allah, »
Je dis : à ma connaissance, ils n’ont déclaré que des slogans d’ardeur pour leur terre.etc.

2- « qu’ils soient certains de causer du tort à l’ennemi en tuant, blessant, ou vainquant, ou qu’ils encouragent les musulmans contre eux et affaiblissent leurs esprits à eux. »
Je dis : le tort causé aux musulmans par leur ennemis après ces attentats est pire et le bienfait de les terroriser est prédominé par ce qui précède.
Puis il a dit : « seul les gens parmi les musulmans qui ont de l’expérience et des bonnes connaissances des situations politiques et militaires peuvent évaluer ces conditions, et pas n’importe qui surtout de nos jours. »
Je dis : est-ce le cas de ces attentats ? On voit le nombre de morts palestiniens augmenter de jour en jour, et chaque attentat provoque une riposte des juifs tuant des dizaines et des centaines, ils ont même détruit les deux tiers d’un camp, et peut-être que dans les jours qui viennent il y auraient des milliers de morts si ce n’est pas déjà le cas.

3- « Cela doit être contre des mécréants ayant déclarés la guerre aux musulmans. »
Je dis : et même si les mécréants déclarent la guerre contre les musulmans, et que ces derniers sont faibles et sans armes, est-ce que la sagesse est qu’ils s’expatrient ou qu’ils fassent la paix temporairement comme l’a fait le prophète (صلى الله عليه و سلم), ou bien qu’ils les affrontent en étant faibles causant leur mort par milliers ? Ces paroles ne sont que contradictoires à la voie des prophètes –que la paix soient sur eux- puisque quand Pharaon a déclaré la guerre à Moussa ('alayhi salam) et l’a poursuivi avec son armée pour le tuer, Moussa –que la paix soit sur lui- s’est enfui avec ceux qui étaient avec lui, et ne les a pas pousser à l’affrontement en leur disant de leur causer le plus de dégât possible car ils vont vous tuer alors autant mourir dans le combat, il n’a pas dit ça même s’il est sur la vérité et qu’Allah lui a parlé et que Pharaon prétend être un dieu. Au contraire il a frappé avec sa canne et s’est enfui à travers la mer, et puis cette dernière s’est renfermée sur Pharaon et ses partisans. Et c’est pareil aussi pour Issa ('alayhi salam) et ses apôtres, ils n’ont pas résisté avec des pierres contre ceux qui voulaient le tuer, mais Allah l’a élevé à lui. Et également pour le dernier des prophètes Mohamed (صلى الله عليه و سلم) qui est sorti de la Mecque fuyant avec Abou Bakr (رضي الله عنه), et a ordonné à ses compagnons la Hijra alors que les ennemis leurs avaient déclarés la guerre, mais le djihad n’a pas été prescrit car le méfait résultant de la résistance aurait été plus important que le bienfait d’en tuer dix ou cent. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a ordonné à ses compagnons la Hijra c’est pour cela que Ibnou Taymiya (رحمه الله) a dit : « la conduite du prophète avec ses ennemis en temps de faiblesse était de faire la paix ». Je dis : et aussi à Al-Houdeybiya, il s’est réconcilié avec eux même s’il avait une armée mais les forces étaient inégales, et malgré que la dignité soit à Allah et à son messager, et il ne leur a pas dit de déclarer la guerre pour les combattre et délaisser la paix.
On ne connaît pas la religion d’Allah, mes frères, avec l’expérience, la raison ou les sentiments, mais on la connaît avec la preuve du Coran et de la Sounnah selon la compréhension des pieux prédécesseurs de la Oumma. Et quel exemple pour nous que celui de Omar Ibnou Al-Khattab (رضي الله عنه) quand il n’a pas accepté la réconciliation, mais quand il a su que c’était une révélation il a retiré sa parole, alors que ceux-là font passer leurs avis avant la révélation qui ordonne de se conformer au prophète (صلى الله عليه و سلم) en temps de faiblesse en délaissant le combat, et ils ne se remettent pas à sa conduite sauf si Allah veut. Et puis ce genre d’attentats touchent les civils juifs et non les soldats combattants, alors que la preuve de l’interdiction du meurtre des femmes a été démontré par le prophète (صلى الله عليه و سلم) montrant qu’il n’est pas permis de tuer celui qui ne participe pas au combat.

4- « que ça soit dans leur pays ou dans un pays où ils sont entrés, ont possédés et gouvernés, et que les musulmans aient voulu résister et les refoulés ».
Et il a donné comme exemple la Palestine et la Tchétchénie.
Je dis : et est-ce que les mécréants avaient le droit de demeurer à la Mecque qui est la terre la plus aimé d’Allah ou bien méritaient-ils d’en être délogés et de la terre entière ? Quelle est donc la preuve de cette condition puisque toute condition qui n’existe pas dans le livre d’Allah est fausse comme a dit le messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم). Est-ce que le djihad a été prescrit aux musulmans alors qu’ils étaient faibles et sans armes pour le prétexte que la Mecque est une terre sur laquelle les mécréants n’ont aucun droit ? Ou bien la sagesse était de ne pas prescrire le djihad jusqu'à ce que les musulmans deviennent plus forts ? Et dire si la terre leur appartient à eux ou aux mécréants n’est pas valide et on ne peut pas se baser dessus tant que le résultat est l’extermination des musulmans et la mort de l’état musulman naissant, et éviter les méfaits prévaut sur le bienfait.

5- Puis il a cité une cinquième condition : « demander la permission aux parents. »
Je dis : cela concerne le djihad bien connu et non pas un attentat suicide qui implique la désobéissance aux parents puisque ce kamikaze irrite les mécréants juifs, qui vont éventuellement détruirent le village de ses parents sans défense, et vont les bombarder par vengeance. Les victimes ne seront donc pas que ses parents, mais aussi toute sa tribu, faisant de lui la cause de la coupure des liens de parenté par leur décès suite à la réplique de ceux qui ne respectent ni pacte ni sens moral.




Finalement je dis : ne pense pas, ô frère musulman, qu’on dit que le djihad est abrogé, sa porte restera ouverte jusqu’au jour du jugement dernier, mais il y a une différence entre dire « organiser le djihad en accord avec la méthode du messager d’Allah et de ses compagnons », et dire « d’interdire le djihad ». Si tu comprends tout ce qui a été dit, alors tu n’auras plus d’ambiguïté ni d’étonnement en disant pourquoi ceux-la malgré qu’ils disent ‘La Ilaha Ila Allah, font la prière, jeûnent et combattent les juifs mais Allah ne leur donnent pas la victoire, mais au contraire ils se font tuer par leurs ennemis tous les jours par dizaines et parfois par milliers, alors qu’Allah - تعالى - a dit :

 

{O vous qui croyez ! Si vous faites triompher (la cause d’) Allah, Il vous fera triompher et raffermira vos pas}

(Mohamed 7).

 

Je dis : c’est parce qu’ils n’ont pas donné victoire à Allah avec ce qu’Il a envoyé et ce qu’a préconisé son messager en suivant sa conduite au djihad en temps de faiblesse et autres, et ne l’ont pas adopté comme voie à suivre dans le djihad, avec la patience contre les ennemis aussi longtemps que cela est nécessaire. Mais au contraire ils se sont remis à leur sentiments et opinions et la faiblesse d’argumentation pour ces attentats qui ont engendré plus de défaites des musulmans en délaissant la conduite du messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) avec ses ennemis en temps de faiblesse. Et Chaykhou Al-Islam Ibnou Taymiya (رحمه الله) a dit : « la conduite du prophète (صلى الله عليه و سلم) avec les mécréants en temps de faiblesse était de faire la paix et non pas l’affrontement », c’est à dire ni par des attentats suicides ni par des meurtres ou autres, mais quand ils se sont remis à leurs opinions ils se sont confiés en leur force, il n’ont donc pas vaincu et ne vaincront jamais jusqu’à ce qu’ils appliquent la loi d’Allah et la méthode de son messager (صلى الله عليه و سلم) dans le djihad.
Je dis : il a dis à votre religion, à la religion de Mûhammâd et de ses compagnons, qu’ils suivent sa voie dans le djihad et autres, et non pas en inventant dans la religion avec les passions et les sentiments, et quand ils ont délaissé le soutien à Allah avec les œuvres de la Sunnah dans le djihad et autres domaines de la vie, alors les défaites n’ont pas cessé de s’abattre sur eux. Si on connaît la cause, alors le mystère ne l’est plus ?

Traduction approchée : Amine Al-Maghreebi

 

 

 

 

 Les Attentats Suicides

L'excommunication - Al-Takfîr

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Published by Al-Haqq - dans Takfir
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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 03:31
Parmi les expressions que prononcent souvent les enclins au Takfir avec incompétence et facilité, l’on trouve celle-ci :

« Les vrais Savants » ….

Cette affirmation a pour but de médire tous les Savants qui ne vont pas dans le sens de leurs penchants de désertiques enclins au Takfir avec disproportion.

C’est le cas de bien des frères et sœurs, sur Paltalk, Dailymotion, et ailleurs….

Ils médient les Savants par divers sobriquets et cela à profusion…qu’Allah Ta’ala les guide…

Mais ce qui est très éloquent et utile de rappeler, est ici :

C’est qu’ils font selon eux, donc, les éloges, des vrais savants ?

Et qui sont-ils ? Selon eux ?

Ils citeront par exemple Sayyed Qutb, qu’Allah Ta’ala lui fasse miséricorde….

Ainsi, et selon eux, Sayyed Qutb était un vrai savant….et il rejoint sur cela tous les Takfiris….

Je vais donc, vous citer quelques réalités concernant Sayyed Qutb :

1 : Sayyed Qutb dit concernant le Prophète, Moussa, paix sur Lui ceci : « Moussa : il est un modèle du chef impulsif et nerveux » At Tassouir Al Fanni Fil Qour-an, page 200-204

2 : Sayyed Qutb dénigre le califat de ‘Uthman qu’Allâh l’agrée :

« Le califat de ‘Ali est une extension naturelle du califat de ‘Oumar et de Abou Bakr. Quant à celui de ‘Outhman, c’est un vide entre les deux » Al ‘Adala al Ijtima’ia page 206

3 : Sayyed Qutb qualifie le noble Compagnon Abou Soufian, qu’Allâh l’agrée, de mécréant :

« Abou Soufiane, c’est cet homme qui a fait endurer à l’Islam et aux musulmans ce dont est rempli les pages de l’histoire et qui ne s’est converti que quand la victoire de l’Islam a été établi, c’est donc l’Islam des lèvres et de la langue et non l’Islam du cœur, des sentiments et de la conscience, et l’Islam n’a pas atteint le cœur de cet homme. » Al Mouslimoun : numéro 3/ année 1371

4 : Sayyed Qutb dit que le Coran est crée :

« La question essentielle dans ce miracle, c’est la question même de toute la création d’Allah et c’est comme la création d’Allah dans toute chose et dans la création des gens. » adh-dhillal (1/38)

Il dit après avoir parlé des lettres séparées, toujours concernant le Coran :

« mais ils ne sont pas en mesure d’en écrire comme ce Livre car c’est la création d’Allah et non celle de l’homme » adh-dhillal (5/2719)

Ces propos sont très graves quand on sait que les gens de Sounnah sont unanimes concernant la grande mécréance d’une telle croyance vis-à-vis du Coran…

Il est connu qu'après avoir combattu une telle dérive concernant le Coran, l’Imam Ahmed, a été torturé et emprisonné, et malgré cela, il n’a pas jeté l’anathème sur le gouverneur, ni appeler à sortir contre lui, et il, avec cela, invoquait Allah Ta’ala pour qu’il le guide….

Ils (les takfiris), s’érigent donc en juge, qui juge la différence entre les vrais et faux savants, alors qu’il qualifie une personne, certes forte en langue Arabe, mais égarée du droit chemin…de savant ?

Il prend la parole pour qualifier de savant une personne qui dit du Coran qu’il est crée, qui apostasie un Compagnon, Abou-Soufian, qui dénigre le Califat d’Uthman, et j’en passe….

Ils disent souvent, dans leur expressions, que les vrais savants sont en prison….

Vous pourrez lire tous les livres de l’Islam, vous ne trouverez aucun texte qui stipule que pour être savant, il faut obligatoirement faire de la prison…

Bref, faire de la prison, c’est être, selon eux, un savant….

C’est peut-être pour cette raison qu’ils voient Sayyed Qutb comme un savant ? (il a fait de la prison)

À savoir que :

L’Imam Ahmed, a été torturé et emprisonné, et malgré cela, il n’a pas jeté l’anathème sur le gouverneur, ni appeler à sortir contre lui, et il, avec cela, invoquait Allah Ta’ala pour qu’il le guide….

Je sais que pour eux le vrai Musulman est celui qui appel a la sortie contre les gouverneurs, ou qui les apostasie, etc…et qui suite à cet appel, fait de la tôle…

L’Imam Ahmed, qu’Allah Ta’ala lui fasse miséricorde, a fait de la prison, mais pour le reste, sa voie s’oppose à celle des pros-Takfiris…

En effet, la voie des gens de Sounnah, n’est pas celle des takfiris…

Si l’on regarde de prêt l’idéologie de ces takfiris on remarquera que l’Imam Ahmed ne remplit donc pas les conditions requises pour être un vrai savant…

Ainsi et selon l’idéologie des pros-takfiris, l’Imam Ahmed est un faux savant…

J’espère que vous comprenez le message :

Seuls les égarés de Takfiris sont qualifiés par les pros-Takfiris de vrais Savants…

Et c’est le Cas de Sayyed Qutb :

Sayyed Qutb dit :

« Entrent dans le cercle de la société antéislamique ces sociétés qui prétendent être musulmanes. Elles n’entrent pas dans ce cercle du fait qu’elles croient en la divinité d’un autre qu’Allâh et non plus parce qu’elles vouent les rites d’adoration à autre qu’Allâh, mais parce qu’elles n’adorent pas Allâh seul dans l’organisation de leurs vies. Même si elles ne croient pas à la divinité d’un autre qu’Allâh, elles donnent la plus particulière des particularités de l’adoration à autre qu’Allâh, ainsi ils donnent Al Hakimia à autre que Lui. »

Ensuite Sayyed étaie son argumentation en avançant que les sociétés desquelles il parle :

« ou bien affichent clairement la laïcité et l’éloignement de la religion
ou bien annoncent qu’elles respectent la religion mais malgré ça excluent la religion de leurs règlementations sociales.
Ou bien elles inventent des lois et prétendent que ce sont les lois d’Allâh.
Au final toutes ces sociétés antéislamiques ne sont pas islamiques »
Source : Ma’alim fit tariq

Bref, le Takfir généralisée de Sayyed Qutb, avec exagération et facilité, est un attribut des pros-Takfiris, et en cela, on les reconnait très visiblement…

Pour ces raisons, ils feront les éloges de cette personne, Sayyed Qutb, qu’Allah Ta’ala lui pardonne ses erreurs…

Pour conclure, ne prenez pas votre religion de pro-Takfiris…qui inventent de nouvelles voies contraires à nos pieux prédécesseurs, comme l’Imam Ahmed, qu’Allah Ta’ala lui fasse miséricorde…

Qu’Allah Ta’ala nous guide tous sur le droit chemin….


Les Takfiris et Abou-Qatada



Parmi les expressions que prononcent souvent les enclins au Takfir avec incompétence et facilité, comme je l’ai déjà dit, l’on trouve celle-ci : « Les vrais Savants » ….

Cette affirmation a pour but donc, de diffamer tous les Savants qui ne vont pas dans le sens de leurs penchants d’incultes enclins au Takfir avec disproportion.

C’est le cas de bien des frères et sœurs, sur Paltalk, Dailymotion, et ailleurs….

On remarquera qu’il médit les Savants par divers sobriquets et cela avec abondance…
Mais ce qui est très éloquent et utile de rappeler, est ici :

Les Pro-Takfiris désignent donc Abou-Qatada comme l’un de leurs Savants….
Rappelons que leurs savants sont désignés par les pro-Takfir eux-mêmes et non par les Savants. Leurs savants n'en sont pas, Islamiquement parlant....

Nous allons, par la grâce d’Allah Ta’ala évoqué le cas, Abou-Qatada, avec des preuves :

57589.jpg1 : Abou-Qatada autorise le fait de tuer les enfants et les femmes…

En effet, dans la revue el-Ansar datée du 30/03/1995, Abou-Qatada met un chapitre intitulé : Le chapitre de l’autorisation de tuer les femmes et les enfants…

Ce chapitre, a pour but de rendre licite le meurtre des enfants et des femmes des policiers ou militaires Algériens, par exemple….

Certains parmi les Pro-Takfir diront que cela est faux, car, dans leur amour aveugle d’Abou-Qatada, ils ferment les yeux…

La source est ici, dans la revue el-Ansar datée du 30/03/1995…..


2 : Abou-Qatada autorise le fait de tuer les Savants et les Khoutaba (qui font le prêche du vendredi) qui ne sont pas comme lui, des Takfiris Kharijites…

Il dira cela dans la revue el-Ansar, du 23/12/1995 mais aussi du 13/04/1995…

Bref, très franchement, je peux rajouter des points plus honteux les uns que les autres, mais je pense que ces deux point sont très suffisants…

Vous avec donc un homme qui autorise la tuerie d’enfants, de femmes, d’Imams, de Savants, et qui dans le regard des Takfiris, ou pro-Takfiris, est un Savant ?!!


Pour conclure j’ai eu l’occasion d’évoquer cela à l'un des leurs, qui m’a répondu cela :

« Il aura une ou deux récompenses »

Ainsi et selon lui, s’il s’est trompé concernant la tuerie des gosses, il aura donc une récompense, la récompense de tous ces bébés tués….

Je dis : « Quand on est aussi ignorant, on ne prêche pas sur Paltalk ou ailleurs, d’ailleurs »

Toujours selon la direction de cette conclusion :

Ils, comme pro-Takfir rentre souvent dans ce sujet (le Takfir) d’une complexité élevée alors qu’il est du nombre des ignorants, tout comme ses homologues ce qui est anormal….

Toujours le 19/02/10, je lui est posé cette question afin qu’il médite :

« Tu connais les entraves au takfîr ?» et « Tu fais la différence entre el-Tabdil et el-Istibdal ? »

Sa réponse fut absente, bien évidemment comme tous, vous vous en doutez…..

Bref, j’espère que lui et les autres prendront conscience dans leurs ignorances, et qu’ils reviendront sur la voie droite…..


Ce phare d’ignorance qui s’enorgueillit

Dans des salons sur Paltalk, espaces commentaires sur Dailymotion ou même sur des pages et groupe sur Facebook aux tendances pro-Takfiris, certains pro-Takfir, se targuent, se vantent d’êtres les relayeurs uniques de la vérité…

Ils diront, qu’ils sont les seuls à dire la vérité…..

Je ne donnerai pas de noms, mais les nombreuses personnes qui ont ces caractéristiques, se reconnaitront…

Concernant ce comportement, je reconnais l’un de leur pseudo-savant, Abou-Qatada :

En effet, Abou-Qatada a dit : « ……Qui est cet homme courageux qui peut faire face à cet état qui l’héberge ? D’une manière apparente ? C’est moi, je supporte les Moudjahidines » Source : Il s’agit de l’un de ses (pseudo) prêches du vendredi / Takhliss el-I’bad…

Dans le regard des ignorants et comme le dit Cheikh Fawzan (hafidhahûLLah) : « Le courageux qui ordonne le bien et interdit le mal, et qui ne peut pas être critiqué au Nom d’Allah, est celui qui sort contre l’Imam des Musulmans (Le Gouverneur), qui se détourne de l’obéissance, et qui appelle à la rébellion contre les Gouverneurs Musulmans, suite à une erreur de leurs parts, ou un péché qui ne conduit pas à la mécréance.

Les propos dans les assises, les colloques, les conférences, tournent autour de cela : une recherche des soulèvements contre les Gouverneurs, accompagnés de glorifications et d’éloges concernant cette démarche. » Source : Explication des six bases…

Les Pro-Takfir donc, se réjouiront du comportement d’Abou-Qatada qui défend les Takfiris de l’Algérie, qualifiés de Moudjahidin, alors qu’ils sont 50 cachés dans les montagnes, et qu’ils jettent l’anathème sur le peuple Algérien dans sa totalité…

Ils, les Takfiris des montagnes, ont le soutient d’Abou-Qatada, et il (Abou-Qatada) s’en targue….

Le soutient d’Abou-Qatada est connu, et comme vous le savez, il leur autorisera de tuer les femmes et les enfants des Policiers ou Militaires Algériens…

La source est ici, dans la revue el-Ansar datée du 30/03/1995…..

Ce soutient, ce courage dont se targue Abou-Qatada et tous les pro-Takfir, est-il Islamique ?

C’est le cas de certains qu'Allah Ta’ala les guide, qui dans l’une de leurs vidéos évoquent un Jihad en Algérie…

N’ont-ils pas médités cela :

Cheikh el-Fawzan dit : « (Concernant ceux qui parlent et sortent contre l’autorité) Et cela jusqu’à l’effondrement de la parole (qui unie le peuple, les gens), et jusqu’à l’éloignement du peuple en ce qui concerne l’obéissance au Détenteur de l’autorité, ce qui conduit au désordre, ainsi qu’à une effusion de sang. (Sans profits)...

Cette situation est pire que la situation dans laquelle ils seraient s’ils avaient patientés dans l’obéissance à un Gouverneur débauché et injuste, au sujet duquel, il n’est pas apparut une mécréance incontestable,  par une injonction Divine.»
Source : Explication des six bases…fin de citation….

Les avis des pseudo-savants takfiris ont certes conduits au désordre, au meurtre, et ils s’en targuent !!!?

Abou-Qatada se targue de s’opposer au pays qui l’héberge, et les pro-Takfir se targuent de défendre moralement ces « combattants Takfiris » et ces « pseudo-savants comme Abu-Qatada » qui appellent à l’égorgement des gorges des petits bébés et des femmes, ou qui égorgent et apostasient tout ceux qui ne vont pas s’installés dans les montagnes… !!!!?

Ne vous vantez pas surtout qu’ici, vous vous vantez d’êtres égarés en réalité mais vous ne le ressentez pas

Allah Ta’ala dit :

« Ne vantez pas vous-mêmes votre pureté; c'est Lui qui connaît mieux ceux qui [Le] craignent. » S53V32…

Ce que font les pro-takfîr : Soutenir le meurtre, la rébellion, le désordre, la calomnie des savants, etc…..et bien Allah Ta’ala dit :

« Qui est donc plus injuste que celui qui invente un mensonge contre Allah pour égarer les gens sans se baser sur aucun savoir ? »
Sourate 6 / Verset 144

Conclusion :

Allah Ta’ala dit :

« O les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. »
[Sourate 4 / Verset 59]

Le Prophète (paix et salut sur Lui) a dit : « Je vous recommande la crainte envers Allah, l’écoute et l’obéissance, même si celui qui vous gouverne est un esclave, celui qui parmi vous vivra, verra beaucoup de divergences, accrochez vous à ma Sounnah, et à celle des Khalifes bien guidés. »


Abou-Leyna


L'excommunication - Al-Takfîr
Les Savants - Al-'Ûlama
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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 19:31
as salamû 'alaykûm wa rahmatûLLahi wa barakatûh!
Vu la haute gravité du fait de rendre mécréants n'importe qui et n'importe comment, comme le font les takfiri : ces khawarij contemporains qui sévissent activement sur internet en entrainant avec eux de nombreux frères et sœurs dans leur idéologie sectaire. L'équipe 會 Al-Haqq 會 a l'honneur de vous présenter cette
vidéo ayant pour principal but de rehausser la Parole d'ALLAH et de son Envoyé, avec les explications de nos pieux prédécesseurs et nos savants de la Sûnnah, et ce, sans aucune interprétation personnel. Contrairement à ces gens qui osent interpréter et prendre ce qui les arrangent du Coran & de la Sûnnah en délaissant également la compréhension de nos pieux prédécesseurs.



errata : min 3:15 "Le savant Ibnû Taymiyya (رحمه الله)"



En Islam, il est extrêmement dangereux de qualifier un musulman de mécréant….
 
En effet, le Prophète, paix sur Lui, nous a mit en garde contre un tel acte…
 
Il dit, paix sur Lui : « …L’homme qui dit à son frère : « Mécréant », cette parole reviendra sur l’un d’entre eux…. » Mouslim….
 
اذا قال الرجل لاخيه يا كافر فقد باء به احدهما
 
Il dit, paix sur Lui : « Celui qui jette (le qualificatif de) mécréance sur un croyant, c’est comme le tué…. » Boukhari….
 
و من رمى مؤمنا بكفر فهو كقتله
 
 
Certains frères, certaines sœurs, n’ont pas prit en considération ces textes et par ignorance, ont énormément de facilités à faire sortir des Musulmans de l’Islam, ce qui est gravissime.
 
L’une des causes les plus importantes de cela, réside dans l’ignorance généralisée de nos frères, nos sœurs…en Islam…..
 
Faire sortir un Musulman de l’Islam est extrêmement dangereux, et nos pieux prédécesseurs, contrairement à ces ignorants, n’avaient pas le comportement des ces ignares profondément influencés par l’idéologie Takfiri……

 
Le comportement de nos pieux prédécesseurs est clair à ce sujet :
 
Le Savant Ibn A’bdel-Bar – qu’Allah Ta’ala lui fasse miséricorde – a dit :
 
« Il fait partie de la vision authentique qui ne peut être rejeté, que tout personne qui est lié par le contrat de l’Islam dans un moment (précis) avec le consensus des Musulmans, et qui commet un péché, ou interprète une interprétation, et qu’après cela, ils (les Musulmans) divergent concernant son apostasie, (et bien cela, la confirmation de son apostasie) ne peut être (établie) par leurs divergences, qui suit leur consensus . »
 
Source : Tamhid - 16/310
 
C'est-à-dire :   
 
Il est obligatoire d’apporter une preuve, et celui-ci, ne sort pas de l’Islam, sur lequel il y a consensus, hormis par un autre consensus, ou une voie établie qui n’a aucune opposition.
 
Ou encore :
 
Le Savant Ibn Taymiyya, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit :
 
« Il n’appartient à personne t’apostasier quiconque parmi les Musulmans, même s’il commet une erreur, ou un péché, jusqu’à lui avoir établit la preuve ce cela, et de lui avoir éclairé le Message.
Quand à celui qui est Musulman, le contraire de cela ne peut pas être affirmé par le biais du doute.
Il le sera toujours sauf après lui avoir établit la preuve, et lui avoir enlevé l’ambiguïté. »

 
Source : Majmu fatawa 12/466
 
Bref, nos Salafs sont innocents de ces ignares, souvent non-Arabophones, (ignorant) d’un point de vue du comportement et même de la croyance….
 
Parmi les caractéristiques des sectaires de Takfiris, l’on trouve qu’ils qualifient tous les gouverneurs des pays Arabes de mécréant…
 
Et pour cela, ils disent qu’ils ont légiférés en dehors d’Allah Ta’ala, et donc, qu’il s’agit du grand associationnisme qui fait sortir de l’Islam…
 
Et ils rendent mécréants tous ceux qui ne diraient pas que tous les gouverneurs des pays Musulmans sont mécréants sans aucune exception.
 
Ils, pour appuyer leur méthodologie sectaire, s’appuient sur le Verset suivant :
 
«….Et ceux qui ne jugent pas d'après ce que Dieu a fait descendre, les voilà les mécréants.»
S5V44…..
 
Tu vois donc ces takfiris, évoqués ce verset, et ensuite, dire : « Tous les gouverneurs du monde Musulmans n’appliquent pas la législation, et ils ont installés à la place de la législation Islamique, une autre législation, ils sont tous des associateurs dans la législation, ils sont tous des mécréants, des idoles, etc……….. »
 
Tu constateras ici, mon frère, ma sœur, qu’ils sont focalisés sur les gouverneurs alors que le verset, évoque toute personne qui gouverne, qui donne un jugement, qu’il soit du nombre des gouverneurs ou des gouvernés.
 
Tu remarqueras aussi, et nous allons rentrer dans les détails, qu’ils n’ont pas compris ce verset….contrairement aux savants, aux gens de science….
 
Ces ignares qui se prennent pour un phare au milieu des ténèbres sont en réalité une obscurité au milieu des lumières…
 
Ces francophones, non arabophones, pour une majorité d’entre eux affirment que ce Verset (S5V44) est un verset clair et non équivoque selon l’unanimité des savants et donc, qu’il doit être prit selon son apparence….
 
Cette croyance concernant ce verset met en évidence leur ignorance et nous allons voir cela maintenant, par la grâce d’Allah Ta’ala…
 
En effet et comme le dit l’Imam el-Qurtubi (rahimahûLLah), en annotant ce Verset: « Ceux qui apostasient par l’intermédiaire des péchés, et qui s’appuient sur son apparence (ce Verset), sont les Khawaridj, alors qu’il n’est pas une preuve pour eux… » Source : el-Moufhim….117/5….
 
Le Cheikh Mohammed Rachid Rida (rahimahûLLah), dit concernant ce Verset : « Quand à l’apparence de ce texte, personne parmi les Imams du Fiqh, ne l’a prit, aucun ne l’a dit » Source : Tafssir el-Manar…
 
L’Imam Abdoul-Bar (rahimahûLLah) concernant les Kharijites, les takfiris, les Moutazilites, et leurs Takfir des gens du péché, a dit : « Ils se sont appuyés sur des Versets qui ne sont pas selon leurs apparences comme la parole d’Allah Ta’ala suivante : «….Et ceux qui ne jugent pas d'après ce que Dieu a fait descendre, les voilà les mécréants.» Source : Tamhid 312/16…..
 
pigeon-point-lighthouse-1.jpgBref, ce mensonge des Takfiris du pseudo phare des ténèbres, cette déviation des takfiris au travers des temps et des époques, concernant ce Verset, et le fait qu’il le prenne selon son apparence est contraire à la Sounnah….
 
Ce Verset est à équivoque, c'est-à-dire que pour le comprendre, il est nécessaire de le mettre face à d’autres textes….
 
Les textes qui l’expliquent sont par exemple ces deux Versets suivants :
 
Allah Ta’ala dit : « Et ceux qui ne jugent pas d'après ce que Dieu a fait descendre, ceux-là sont des injustes. » S5V45….
 
Et le Suivant : « Ceux qui ne jugent pas d'après ce que Dieu a fait descendre, ceux-là sont les pervers. » S5V47…
 
En effet, ces Versets s’expliquent l’un l’autre, et mettent en évidence qu’ici, c’est l’intention de celui qui délaisse le jugement par la législation qui le placera dans l’une de ces trois catégories :
 
1 : Soit il est mécréant sorti de l’Islam …..
 
2 : Soit il est injuste ….Et Musulman….
 
3 : Soit il est pervers …..Et Musulman….
 
C’est ce que dit par exemple, Ibn Abbas (radhi ALLahû 'anhûma), le Savant parmi les compagnons :
 
« Celui qui renie ce qu’Allah a révélé a mécru, mais celui qui l’accepte sans juger avec, celui là est un égaré, un Fâciq (pervers) »

Rapporté par Tabari dans son exégèse d'après Al-Mouthna ibn Ibrahim d'après 3abdoullah ibn Salah d'après Moua’wiyya ibn Salah d'après Ali ibn Abi Talha d'après ibn 'Abbass…..
 
Cette parole d’Ibn Abbas qu’Allah Ta’ala les agrées tous deux indique que cet acte (juger par autre chose que les lois d’Allah) n’est pas semblable au fait de se prosterner devant une idole.
 
Je dis après la lecture d’Ibn Abbas (radhi ALLahû 'anhûm) : « Il n’y a pas meilleurs explication que celle des Compagnons, celle de nos Salafs, et je ne délaisserai point, Ibn Abbas, pour des francophones ignares et novices….. »
 
De plus, et c’est très important :
 
Si nous devions prendre, comme le désirent ces sectaires de Takfiris, l’apparence du texte, il ne resterai presque plus de Musulmans sur terre….
 
En effet, et comme le dit Cheikh El-Utaybi (hafidhahûLLah), le (من) (Celui) du verset, englobe toute personne qui ne jugerait pas avec les lois d’Allah Ta’ala….
 
Ibn Taymiyya (rahimahûLLah) dit :
 
« …..Celui qui juge entre des enfants et bien les Compagnons le voyait parmi les gouverneurs (El-Houkkam) » Source : El-Fatawa 170/18…..
 
Donc, le père qui n’aurait pas tranché avec le jugement d’Allah Ta’ala entre ses deux enfants serait un mécréant qui sort de l’Islam…
 
De même que l’enseignant qui n’aurait pas tranché avec le jugement d’Allah Ta’ala entre ses élèves serait un mécréant qui sort de l’Islam…
 
De même que le boulanger qui n’aurait pas tranché avec le jugement d’Allah Ta’ala entre ses ouvriers serait un mécréant qui sort de l’Islam…
 
Avec une telle idéologie tordue, les takfiris, en prenant l’apparence du texte, se doivent de jeter l’anathème sur ceux qui commettent des péchés car ils ont délaissés le jugement de la législation pour le jugement de leur passion, qui voulait accomplir le péché en question….
 
C’est ce que dit Ibn Hazm (rahimahûLLah) :
 
« Allah Ta’ala dit : «….Et ceux qui ne jugent pas d'après ce que Dieu a fait descendre, les voilà les mécréants.» et Il dit : « Et ceux qui ne jugent pas d'après ce que Dieu a fait descendre, ceux-là sont des injustes. » et Il dit : « Ceux qui ne jugent pas d'après ce que Dieu a fait descendre, ceux-là sont les pervers. », il est nécessaire pour les moutazilites (qui prennent l’apparence) de rendre mécréants tout pécheur, et aussi pervers et injuste, car tout pécheur a juger avec autre que ce qu’Allah Ta’ala a révélé… » Source : el-Fasl 278/3…
 
Bref, ce Verset ne doit pas être prit selon son apparence, comme le font les takfiris, les ignares de Paltalk et de Dailymotion…
 
Pour conclure, j’aimerais dire que nous, appelons tous nos frères, nos sœurs, qu’ils soient gouvernés ou gouverneurs, à appliqués à mettre en œuvre la Législation d’Allah Ta’ala…


Abou-Leyna


L'excommunication - Al-Takfîr
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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 02:38
Définition du Takfîr
 
Le takfîr (arabe : takfīr, تكفير) est une fatwa de déchéance du statut de musulman, celui-ci devenant kâfir, c'est-à-dire mécréant (même racine arabe : kāfir, كافر, incroyant).
 
Sommaire
1 Motifs possibles du takfîr
2 Les dix grands motifs au takfîr
3 Précautions préalables au takfîr
4 Gravité du takfîr
5 Point de divergence entre sunnites et autres groupes
 
 
Motifs possibles du takfîr
 
Selon le sunnisme, le takfîr peut s'appliquer à une personne en raison d'une croyance, d'une parole ou d'un acte :
 
Exemples de croyance : renier l'unicité de Dieu, le statut du Prophète ou un précepte religieux reconnu par consensus par la communauté. Ce n'est pas la non pratique du précepte qui mène au takfîr, mais le fait de renier qu'il fasse partie de la religion. Cependant, la prière (salat) voire l'aumône obligatoire (zakat) sont des cas particuliers, car certains oulémas (notamment parmi les hanbalites) émettent le takfîr pour leur simple abandon. Aussi le fait de douter ou de ne pas excommunier ceux qui ont pris un autre chemin que celui de l'Islam (ex. : chrétiens - juifs - athées)
 
Exemples de parole : insulter Dieu, Ses anges, Ses livres, Ses prophètes, le jour dernier.
 
Exemples d'acte : se prosterner devant une statue, piétiner un exemplaire du Coran.
 

Les dix grands motifs au takfîr
 
Selon les oulémas, les principales annulations de l'islam (c'est-à-dire rendant mécréante la personne qui n'en commet ne serait-ce qu'une) sont au nombre de dix :
 
1.      Agréer ou pratiquer l'associationnisme
2.      Mettre des intermédiaires (qu'on invoque, en qui on place la confiance...) entre Allah et une personne.
3.      Ne pas considérer les polythéistes (y compris chrétiens, juifs...) comme mécréants ou douter de leur incroyance.
4.      Avoir la conviction qu'une voie ou qu'un jugement sont meilleurs que ceux du prophète Mohammed
5.      Détester une chose venue du messager d'Allah même si on la met en application.
6.      Se moquer d'une chose faisant partie de la religion, d'un châtiment ou d'une récompense d'Allah.
7.      Agréer ou pratiquer la sorcellerie.
8.      Secourir les polythéistes et les aider contre les musulmans.
9.      Croire que certaines personnes peuvent sortir de la voie de Mohammed.
10.    Ne pas du tout apprendre ni pratiquer l'islam.
 
De plus, il n’y a aucune différence concernant ces annulations de l’islam, entre celui qui les commet par humour, sérieusement, ou par peur (seul celui qui y est contraint est excusé). Chacune de ces annulations fait partie des actes associationnistes majeurs.

 
Précautions préalables au takfîr
 
Tout en mentionnant différents motifs de takfîr, les oulémas sunnites ont insisté sur plusieurs précautions à prendre. Plusieurs excuses empêchent d'appliquer le décret de takfîr, notamment :
 
L'ignorance : par exemple, renier une obligation religieuse en ignorant qu'elle est un sujet de consensus.
La contrainte : aucune personne n'est coupable de ce qu'elle dit ou ce qu'elle fait si elle y est contrainte.
L’insouciance : par exemple, piétiner un livre du Coran sans s'en apercevoir.
 

Gravité du takfîr
 
Plusieurs hadiths du prophète Muhammad (صلى الله عليه و سلم) insistent sur la gravité du takfîr :
« Si une personne dit à son frère : Ô kâfir (mécréant), alors l'un des deux le mérite. Soit l'accusateur a raison, soit c'est lui-même à qui ce nom s'applique.  » Rapporté par Boukahry et Mouslim.
«  Celui qui lance à son frère une accusation de kufr (mécréance), c'est comme s'il le tuait. » Rapporté par Boukahry et Mouslim.
 
Les anciens savants sunnites ont expliqué ces hadiths. Le Cheikh d’Ibn Kathîr (رحمه الله) a dit :
« Quand le musulman se permet de combattre [un autre musulman] ou le juge de mécréant à cause d’une interprétation fausse du fait ou du texte sur lequel il s’est basé, il ne devient pas mécréant à cause de cela. Ainsi quand ‘Omar Ibn Al Khattab (رضي الله عنه) a dit au Prophète (صلى الله عليه و سلم) à propos de Hâtib Ibn Abî Balta’a : « Envoyé d’Allah, permets-moi de trancher le cou de cet hypocrite », le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Il a participé à la bataille de Badr. Pense qu’Allah a regardé les gens de Badr et a dit : " Faites ce que vous voulez, Je vous ai pardonné. " Rapporté par Boukahry et Mouslim.” Source : Madjmou’al Fatawa tome 3 à partir de la page 280 »
 


Point de divergence entre Ahlou-sunna et les autres groupes
 
Le sunnisme considère que quel que soit le grand péché commis (à moins que ce ne soit un des motifs précédemment cités) et même si elle ne s'en repent pas, la personne demeure musulmane (même si sa foi est, de ce fait, diminuée). Elle entrera au paradis par le pardon d'Allah, ou ira en enfer pour un temps afin d'expier ses fautes.
À titre de comparaison, le kharidjisme considère que le musulman qui commet un grand péché (meurtre, vol, fornication, consommation d'alcool...) devient immédiatement kâfir (mécréant) et demeurera éternellement en enfer.
Le motazilisme est d'accord sur ce dernier point (éternité en enfer), mais n'appelle le pécheur dans cette vie ni musulman ni kâfir, mais entre les deux et à sa mort sera éternellement en enfer.
Enfin, le murjisme considère que les péchés n'ont aucune influence sur la foi (elle n'augmente ni ne diminue jamais) et que les actions de mécréance et de polythéisme ne font pas sortir leurs auteurs de l'islam.
 
Article tiré de Wikipédia
Revu et corrigé par Islamhouse



Le Takfir, tentations et ambiguïtés - Télécharger [104,09mn]
Par Youssef Abu Anas Étudiant, imam et prédicateur en région parisienne. Qu'Allah assiste le frère et le préserve.


L'excommunication - Al-Takfîr
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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 22:15


wa jâdil hum bi e-lî hiya ahsan de Bandar ibn Nayif el ‘Utaïbî


Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons !


Le terme tâghût n’est pas forcément synonyme de kufr akbar pour les raisons suivantes :



1 - Le terme tâghût correspond étymologiquement à tout ce qui est une tête de file dans l’égarement. Il est dérivé du vocable tughiân, que l’on pourrait peut-être traduire en français par tyrannie, et qui signifie :

Dépasser les limites. Ce fameux tughiân peut certes atteindre le degré de kufr akbar, mais, il ne faut pas en faire une généralité.

En explication au Verset :
" et éloignez-vous du tâghût " [ S. Les abeilles V. 36 ]


El Qurtubî explique à ce sujet :

« C’est-à-dire : délaissez toute adoration consacrée en dehors d’Allah, comme Satan, le sorcier, l’idole, et tout ceux qui appellent à l’égarement. »
Tafsîr (5/75).

Pour le linguiste el Faïrûz Abâdî, le tâghût, c’est e-Lât, el ‘Uzza, le sorcier, Satan, toute tête de file dans l’égarement, les idoles, toute adoration vouée en dehors d’Allah, et les rebelles parmi les adeptes des Ecritures.
El qâmûs el muhît (ta-ghâ).


Ibn Bâz est encore plus clair :

« Les limites que tu ne dois pas dépasser, c’est d’être un adorateur d’Allah obéissant. Si tu dépasses ces limites, tu deviens un tâghût en raison de ton acte qui peut ou non, en fonction de sa gravité, te faire atteindre le degré de mécréance. »
Sharh thalâtha el usûl (cassette n°2 ; 1ère face : de tasjîlât el bardaïn à Riadh).



2 - Certains savants utilisent le terme tâghût pour simplement désigner le fait qu’une chose ou une personne dépasse les limites imposées par le Tout-Puissant, sans spécialement regarder les intentions, voir les actes, du coupable. Par exemple, les objets inertes qui font l’objet d’une adoration sont, par définition, des tawâghît. Il est pourtant élémentaire que ces objets en question ne sont pas concernés par les injonctions divines, avant que l’on puisse parler à leur sujet de musulmans/mécréants. Dans ce cas, il est possible d’utiliser le terme tâghût pour désigner l’idolâtre, non l’objet d’adoration.


Ibn el Jawzî explique à ce sujet :

« Ibn Qutaïba a dit : Toute adoration (pierre, image, Satan) entre dans la définition du jibt wa tâghût. E-Zujâj, parmi les linguistes, rapporte la même définition. »
Nuzhat el a’yun e-nawâzhir (p. 410 bâb e-tâghût).


Ibn Taïmiya, dont le discours est parfois mal utilisé, ou tout simplement mal compris souligne pour sa part :

« C’est un nom générique dans lequel entre Satan, les statuts, les sorciers, l’or, l’argent, etc. »
Majmû’ el fatâwâ (16/565).


Son élève ibn el Qaïyim en donne la définition suivante :

« Un tâghût, c’est tout entité avec laquelle l’individu dépasse les limites : que ce soit un objet d’adoration, d’imitation, ou de soumission. »
I’lâm el muwaqqi‘în (1/50).


En annotation à ces paroles, Sheïkh el ‘Uthaïmîn affirme :

« L’auteur fait allusion à celui qui est consentant. Il possible de dire également qu’il est tâghût en regard de celui qui adore, imite ou se soumet à ses ordres, étant donné qu’il a dépassé les limites dans ces relations avec lui. Ainsi, son acte est un acte de tughiân pour avoir dépassé les limites. »
El qawl el mufîd (1/30).



3 - Certains savants utilisent le terme tâghût pour désigner certains grands péchés. Si le tâghût était synonyme de kufr akbar, ils ne se seraient pas permis de le faire, sinon, force est de constater, qu’ils rejoindraient la tendance kharijite, ce qui est impensable !


Le linguiste e-Râghib el asfahânî donne l’explication suivante :

« Le tâghût est une expression pour désigner toute ce qui dépasse les limites et toute adoration voué en dehors d’Allah… Ainsi, comme nous l’avons vu précédemment, le sorcier, le mage, et le rebelle parmi les démons, et celui qui détournent du droit chemin est un tâghût. »
Mufradât alfazh el qur-ân p. 108 (ta-ghâ).


Dans les fameuses e-durar e-saniya, l’Imam Mohammed ibn ‘Abd el Wahhâb est encore plus éloquent sur la question :

« Il existe de nombreux tawâghît ; ceux qui nous intéressent ici sont au nombre de cinq, avec à leur tête : Satan, le sultan tyran, celui qui mange la corruption, celui qui reçoit l’adoration sous son consentement, et celui qui fait des oeuvres sans avoir de science. »
E-durar e-saniya (1/137).


Sheïkh el ‘Uthaïmîn donne plus de détails :

« … Les mauvais savants qui appellent à l’égarement et à la mécréance, ceux qui appellent à l’innovation, qui appellent à autoriser ce qu’Allah a interdit et inversement, sont des tawâghît. »
Sharh el usûl e-thalâtha (p. 151).



Pour être plus précis, nous disons que le terme tâghût désigne deux choses :

A) Le sujet ou le participe présent/actif (ism el fâ’il) dans le sens où celui qui commet un acte de tughiân, ou en d’autres termes, que celui qui dépasse les limites est un tâghût par ses actes. En sachant que son acte peut ou non faire sortir de la religion, en fonction de sa gravité.

B) Le complément ou le participe passé/passif (ism el maf’ûl) en parlant de l’objet ou de la personne qui subit l’action. C’est un tâghût, si on regarde l’auteur de cette action. Cette forme de tughiân peut également faire sortir ou non de la religion en fonction de la gravité de l’acte. Quant à l’objet ou la personne qui subit l’action, celui-ci n’a aucun grief à son passif.



En résumé : avant de taxer de mécréant, l’auteur d’un acte qui relève du tughiân, il incombe de vérifier deux paramètres indispensables :

- Est-ce que ce tughiân atteint dans la gravité le degré de mécréance ? Ce paramètre concerne donc l’acte.

- Est-ce que le terme tâghût s’applique à l’objet de cet acte ou à son sujet. ensuite, s’il concerne le sujet, il faut vérifier si ce dernier est consentant ou non.

Gloire à Toi O Allah ! Et à Toi les louanges ! J’atteste qu’il n’y a d’autre dieu (digne d’être adoré) en dehors de Toi ! J’implore Ton pardon et me repens à Toi !




Traduit par : Karim ZENTICI
Voir : wa jâdil hum bi e-lî hiya ahsan de Bandar ibn Nayif el ‘Utaïbî (p.72-75), 6ème édition. Le livre est préfacé par Sheïkh el ‘Ubaïkân et Mohammed ibn Hasan Al e-Sheïkh.
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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 21:54

Allah dit :


« Et ne vous approchez des biens de l’orphelin que de la plus belle manière, jusqu’à ce qu’il ait atteint sa majorité. Donnez la juste mesure et le bon poids, en toute justice. Nous ne chargeons une âme que selon sa capacité. Et quand vous parlez, soyez équitables même s’il s’agit d’un proche parent. Et tenez votre engagement envers Allah. Voilà ce qu’Il vous recommande afin que vous vous rappeliez. »
(Al-An'âm, v.152)

« O vous les croyants ! Soyez attentifs à être témoins en toute justice pour Allah. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes. Soyez équitables : cela est plus proche de la piété. Et craignez Allah, car Allah sait parfaitement ce que vous faites. »
(Al-Mâ’idah, v.8)


Shaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah a dit :

« Ceux qui empruntent la voie des pieux prédécesseurs déclarent les gens fautifs [lorsqu’ils commettent une faute] mais pas mécréants tant que la preuve de la Révélation ne leur a pas été exposée, c’est pourquoi As-Shâfi’î a dit : « Parler d’une science pour laquelle on me dit : « tu te trompes » m’est préférable au fait de parler d’une science pour laquelle on me dit : « tu as mécru. » »

Parmi les travers des adeptes de l’innovation est qu’ils se déclarent mécréants les uns les autres, et parmi les louanges des adeptes de la science est qu’ils déclarent les gens fautifs mais pas mécréants, pour la raison suivante :

L’un d’eux peut considérer comme une mécréance ce qui ne l’est pas. Cela peut être une mécréance car il lui apparaît clairement que c’est un reniement du Messager et une insulte adressée au Créateur, alors que pour un autre cela ne lui apparaît pas. Donc, si celui qui connaît sa situation et prononce cela devient mécréant, cela n’implique pas que celui qui ne connaît pas sa situation devienne lui aussi mécréant.

[Minhâj As-Sunnah (5/251)]


Il dit : « Si on connaît le fondement des innovations, alors le fondement des propos de Al-Khawârij est qu’ils déclarent mécréant celui qui commet un péché et ils considèrent pour péché ce qui ne l’est pas.

Ils suivent le Coran sans la Sunna qui s’oppose au sens apparent du Coran, même si cette Sunna est rapportée de plusieurs chaînes de transmission. Ils déclarent mécréant celui qui s’oppose à eux, rendent licite chez lui – selon eux en raison de son apostasie – ce qu’ils ne rendent pas licite chez le mécréant de souche, comme le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) l’a dit à leur sujet :

« Ils tuent les adeptes de l’islam et délaissent les adeptes des idoles. »

C’est pourquoi ils ont déclaré mécréants ‘Uthmân, ‘Alî et leurs alliés, de même que ceux qui ont participé à la bataille de Siffîn – les deux groupes – pour des propos répugnants similaires. La plupart d’entre eux déclare mécréant celui qui s’oppose à leur avis, ils se nomment eux-mêmes les croyants, et ceux qui s’opposent à eux les mécréants [Et ce, jusqu’à notre époque]. Ils considèrent les régions d’islam où leurs avis n’apparaissent pas comme des terres d’apostasie, pires que les régions des polythéistes et des chrétiens ! C’est pourquoi ils s’allient aux juifs, chrétiens et polythéistes contre la majorité des musulmans, pour les prendre comme ennemis et les combattre. Il est connu qu’ils se sont alliés aux mécréants, aux chrétiens d’Europe, et aux juifs contre la majorité des musulmans. »


[Majmû’ Al-Fatâwâ (3/356)]


« Les adeptes de la Sunna, de la science et de la foi connaissent la vérité et sont miséricordieux envers les créatures ; ils suivent le Messager (salallahu ‘alayhi wasalam) et n’innovent pas. Celui qui fait un effort [dans la recherche de la vérité] mais commet une erreur excusée par le Messager (salallahu ‘alayhi wasalam), ils l’excusent, et ils ne blâment que celui qu’Allah et Son Messager ont blâmé, celui qui est négligent dans la recherche de la vérité, par son délaissement de ce qui est obligatoire, celui qui transgresse et suit ses passions sans science, par sa pratique de l’illicite.

Ainsi, ils blâment celui qui délaisse ce qui est obligatoire ou pratique ce qui est illicite, mais ils ne le châtient qu’après lui avoir exposé les preuves, comme Allah dit :

« Et Nous n’avons jamais puni de peuple sans lui avoir au préalable envoyé un Messager. »
(Al-Isrâ’, v.15)

Surtout concernant les questions sur lesquelles les savants ont divergé et sur lesquelles la plupart des gens n’ont aucune science. »


[Majmû’ Al-Fatâwâ (27/238)]


« Nul doute que l’erreur sur les questions scientifiques précises est pardonnée à la Communauté, même si cela touche les questions religieuses, sinon la plupart des vertueux de cette Communauté auraient péri.

Si Allah pardonne à celui qui ignore l’interdiction du vin car il a grandi sur une terre d’ignorance, bien qu’il n’est pas recherché la science, alors l’homme vertueux et appliqué dans la recherche de la science en fonction de ce qu’il a pu en réunir à son époque et dans sa région, si son but est de suivre autant que possible le Messager (salallahu ‘alayhi wasalam), est plus en droit qu’Allah accepte ses bonnes actions, le récompense pour ses efforts et ne le châtie pas pour ses erreurs, conformément à la Parole d’Allah :

« Seigneur, ne nous châtie pas s’il nous arrive d’oublier ou de commettre une erreur. »
(Al-Baqarah, v.286)

[Majmû’ Al-Fatâwâ (20/165)]




Source : Al-Isbâh
Traduit et publié par salafs.com
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Published by Al-Haqq - dans Takfir
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 20:59


Question :

Ô notre cheikh ! Vous n’ignorez pas sans doute l’existence dans le territoire afghan de nombreux groupes et mouvements égarés qui ont réussi, hélas, à propager chez nos jeunes frères salafis, engagés dans le Djihad [contre les Soviétiques], leurs idées étrangères à la voie de nos pieux prédécesseurs. Parmi ces idées il y a : le fait de rendre mécréant les chefs d’états musulmans. Faire revivre de soi-disant traditions, comme les assassinats.

Après le retour des jeunes Salafis dans leur pays d’origine, ils se sont mis à propager chez nous ces idées et ces faux arguments (ambiguïtés). Nous savons que vous avez fait avec eux de longs débats il y a quelques années de cela sur le sujet de la Mécréance, mais les cassettes enregistrées ne sont pas audibles. C’est pour cela que nous voudrions que vous nous expliquiez ce sujet, qu’Allah vous récompense.



Réponse :

La louange est à Allah. Nous le louons, nous demandons son secours, nous lui demandons pardon, et nous demandons sa protection contre notre propre mal et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide, personne ne peut l’égarer, et celui qu’il égare, personne ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a qu’une seule divinité :Allah, le seul, sans associés, et j’atteste queMohammad est son serviteur et son messager.

Le livre d’Allah est la plus véridique des paroles, et la guidée du Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam est la meilleur des guidées. Les plus mauvaises choses sont celles innovées.

Toute innovation est Bid’a, toute Bid’a est égarement, et tout égarement mène au feu.

En réalité, ce ne sont pas seulement les chefs d’états qui sont visés par le sujet du Takfir
C’est le fait de rendre mécréant une personne donnée. C’est le fait de dire sur une personne : « elle est Kâfar (mécréante) », ou « tu est Kâfar ». , mais aussi les gens gouvernés. C’est un fléau qui ne date pas d’hier. Elle prend sa source chez l’une des anciennes sectes connues sous le nom de « Khawâridj ». Les Khawâridj sont recensés dans les livres traitants des sectes. On trouve encore aujourd’hui l’une d’entre elles portant un autre nom : « Al-Ibâdhîyya ». Les « Al-Ibâdhîyya » étaient il y a quelques années encore repliées sur eux même sans aucune volonté de se répandre. Mais depuis quelques années ils ont commencé à prêcher, à propager des ouvrages et certaines croyances qui sont exactement celles des anciens Khawâridj. Sauf que, eux, les Al-Ibâdhîyya, se camouflent et se distinguent des anciens Khawâridj par leur adoption de l’un des principes chiites : c’est-à-dire, la « Taqiyya » C’est un Fondement chiite qui consiste à autoriser le mensonge en toute circonstance, notamment lorsqu’il s’agit de camoufler la réalité de leur croyance, et cela même lorsqu’ils ne sont pas dans une situation d’extrême nécessité. Les gens de la Sounnah ne l’autorisent qu’en cas de danger de mort. Mais beaucoup d’entre eux ont refusé de mentir, même avec la scie posée sur leur tête. D’autres mouvements ont adopté ce principe chiite et lui ont donné le nom de « Hikma » : « on camoufle nos véritables principes par le biais du mensonge parce que les autres ne peuvent pas comprendre, ils s’enfuiraient, c’est donc de la Hikma », c’est ce qu’ils disent.. Ils disent qu’ils ne sont pas des Khawâridj. Mais comme vous le savez sûrement, « Les appellations ne changent pas la réalités des objets qu’elles désignent ». L’un des points communs entre eux et les Khawâridj est qu’ils rendent mécréant ceux qui commettent les grands péchés.

On trouve aujourd’hui des gens proches de la prédication de vérité, c’est-à-dire suivre le Livre et la Sounnah, mais qui dans le même temps s’éloignent hélas du livre et de la Sounnah ! Et cela, au nom du livre et de la Sounnah !!! La raison (de cette contradiction), d’après moi, revient à deux choses :

La première : le manque de Science et une déficience manifeste dans la compréhension de la Religion.

La deuxième raison, très importante : ils n’ont pas compris la Religion au moyen des règles de la législation qui sont la base fondamentale de la prédication musulmane authentique, et celui qui s’en éloigne tombe inexorablement dans l’une des sectes égarés loin de la Djamâ’a dont le Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam a fait l’éloge dans plus d’un Hadîth. En outre, Allah l’a désigné clairement, et a précisé que celui qui s’en éloignera aura alors fait scission d’avec Allah et Son Messager. Ceci se trouve dans la parole d’Allah :

« Et quiconque fait scission d’avec le Messager, après que le
droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des Croyants, alors Nous le laisserons comme il s’est détourné, et le brûlerons dans l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! »
S. Les femmes » V. 115

Allah - pour une raison évidente que les gens de science connaissent – ne s’est pas contenté de dire « Et quiconque fait scission d’avec le Messager, …alors Nous le laisserons comme il s’est détourné…». Il a couplé à la scission d’avec le Messager le fait de suivre un sentier autre que celui des Croyants. Il a donc dit :

« Et quiconque fait scission d’avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants… ».

On a donc deux alternatives : Suivre le chemin des Croyants, ou ne pas suivre le chemin des Croyants. C’est une chose très importante, c’est du « pile ou face ». Celui qui suit le sentier des Croyants est secouru par le Maître de l’univers, tandis que celui qui contredit le sentier des Croyants, celui-là brûlera en Enfer, et quelle mauvaise destination.

C’est à cet endroit que beaucoup de groupes – passés et présents - se sont égarés.

C’est parce qu’ils ne se sont pas contentés de délaisser le sentier des Croyants, ils ont en plus de cela interprété le Coran et la Sounnah selon leurs propre opinions et leurs désirs, ce qui a produit un résultat plus que dangereux. Ils sont sortis du sentier de nos pieux prédécesseurs – qu’Allah les agrées - par le biais de leurs opinions personnelles et leurs envies. Ce morceau de verset :

« et suit un sentier autre que celui des Croyants »

Le Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam l’a mis en valeur dans plus d’un Hadîth. Ces ahadihs – je vais citer certains d’entre eux tout à l’heure – sont connus par la masse des musulmans et bien évidemment par les Savants. Seulement, ce qui est moins connu, c’est que ces ahadihs montrent la nécessité et l’obligation formelle de suivre le sentier des Croyants dans la compréhension du Coran et de la Sounnah. Ce point-ci, beaucoup de Savants l’ont négligé. Ils ont négligé sa nécessité et sont caractère obligatoire. L’ont aussi d’autant plus négligé les non savants comme ceux qu’ont a récemment surnommé « le mouvement Takfîr » ! Ou bien aussi certains mouvements qui se réclament du Djihad et qui en réalité sont les « résidus » du Takfîr !!

Tout ces gens là sont parfois en eux même sincères et pieux, mais hélas, ceci à lui tout seul n’est pas suffisant pour que sont auteur soit sauvé et bienheureux auprès d’Allah.

Il faut en effet que le musulman réunisse deux conditions :

1. la sincérité dans l’intention. Ne faire la chose que pour Allah.
2. être conforme aux préceptes du Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam.

Il n’est donc pas suffisant pour un musulman d’être sincère et sérieux dans son application du Coran et de la Sounnah, ainsi que dans le prêche. Il faut obligatoirement ajouter à cela : que sa méthode soit bonne, authentique et épurée. Et cela ne peut se réaliser qu’en suivant les traces de nos pieux prédécesseurs qu’Allah les agrées tous.
Des ahadihs dont j’ai fait allusion tout à l’heure et qui confirment ce que je viens d’évoqués, on trouve le Hadîth des soixante treize groupes. C’est-à-dire la parole du Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam : « Les juif se sont divisés en soixante et onze groupes, les chrétiens se sont divisés en soixante douze groupes, et ma communauté se divisera en soixante treize groupes : tous iront au feu sauf un. », ils dirent : « lequel ô Messager d’Allah ? », il répondit : « C’est la Djamâ’a », et dans une autre version « ceux qui seront sur ce sur quoi je suis, moi et mes compagnons ».
Nous nous apercevons que la parole du Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam se calque parfaitement avec le verset précédent : « et suit un sentier autre que celui des Croyants », les premiers à entrer dans le sens global du verset sont les compagnons du Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam . Le Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam ne s’est pas contenté ici de dire ; « ceux qui seront sur ce sur quoi je suis », car en réalité cela est suffisant pour celui qui comprend vraiment le Coran et la Sounnah. Non, il fut conforme à la parole d’Allah qui a dit au sujet du Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam :

« qui est compatissant et miséricordieux envers les Croyants ».
 Sourate « le repentir » verset 178

Parmi les manifestations de sa totale compassion et de son extrême miséricorde envers ses compagnons, il y a le fait qu’il leur a expliqué que le signe caractéristique du groupe sauvé est que les gens qui en feront partie suivront les traces du Messager sallallahou ‘alayhi wa sallam et celle de ses compagnons après sa mort. Il résulte donc de tout ça qu’il n’est pas permis aux musulmans en général et aux prédicateurs en particulier de se contenter dans la compréhension du Coran et de la Sounnah des outils classiques tel que la langue arabe, l’abrogeant et l’abrogé etc…, il faut avant tout cela revenir à ce sur quoi étaient les compagnons du Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam car, comme cela fut prouvé par leur histoire et leur vie, ils étaient les plus sincère envers Allah dans l’adoration et plus savants que nous au sujet du livre et de la Sounnah… et toutes les autres qualités honorables dont ils étaient pourvus et avec lesquels ils se sont éduqués.

Il existe un autre Hadîth qui ressemble à celui-ci et qui se trouve dans les « Sounans » : D’après ‘Irbâd bni Sâriya :
« Le Messager d’Allah sallallahou ‘alayhi wa sallam nous fit un sermon tel que nos cœurs en frémirent et nos yeux en versèrent des larmes. Nous lui demandâmes : « Ô Messager d’Allah ! Serait-ce un sermon d’adieu ? Fais-nous donc quelques recommandations. « Je vous recommande, dit-il, la crainte d’Allah – ta’âla – et une totale obéissance, même si un esclave devient votre chef. Car celui auquel sera prêtée une longue vie verra de nombreux différents. Aussi, tenez-vous fermement à ma Sounnah et à celle des Khalifs bien guidés après moi. Accrochez vous y de toutes vos dents … » puis il a évoqué le Hadîth dans sa totalité. On retrouve dans ce Hadîth, du point de vue du sens, la réponse à la question posée dans le Hadîth précédent : il a enjoint sa communauté à se cramponner à sa Sounnah, puis, il ne s’est pas contenté de cela, il a ajouté : «…et à celle des Khalifs bien guidés après moi ». Il est donc primordial de graviter autour de ce fondement essentiel si nous voulons correctement comprendre notre Croyance, notre adoration, et afin de nous comporter adéquatement.
Il est inévitable de revenir à la méthode de nos pieux prédécesseurs dans notre compréhension de toutes ces choses importantes pour chaque musulman, et cela jusqu’à ce qu’il fasse réellement parti du groupe sauvé.
C’est ici que des groupes – anciens et nouveaux – se sont égarés en ne prêtant pas attention au sens du verset précédent ainsi qu’à celui des deux hadiths. Il est donc naturel qu’ils se soient détourné du livre, de la Sounnah et de la méthode des pieux prédécesseurs comme l’on fait ceux qui était avants eux.

Parmi eux on trouve les Khawâridj – les anciens et les nouveaux –, la base constituant à notre époque et depuis toujours le fléau du Takfir est un verset autour duquel ils gravitent sans arrêt : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux là sont les mécréants (Kâfiroun) ». Ils prennent ce verset sans avoir approfondi sa compréhension, et le citent sans une connaissance étayée.
Nous savons nous que ce verset est cité plusieurs fois avec trois fins différentes :

1. ceux là sont les mécréants (Kâfiroun). [Sourate 5 verset 44]
2. ceux là sont les injustes (Dhâlimoun). [Sourate 5 verset 45]
3. ceux là sont les pervers (Fâciqoun). [Sourate 5 verset 47]

Le summum de l’ignorance de ceux qui n’argumentent qu’avec la première version :

«…ceux là sont les mécréants (Kâfiroun) »,

est qu’ils n’ont même pas pris la peine au moins de regarder l’ensemble des textes de la législation – Coran et Sounnah – dans lesquels se trouve le mot « Koufr » (mécréance), ils se sont précipité à prendre ce mot dans le sens d’apostasie (le fait de sortir de la Religion) ! Ils n’ont fait aucune différence entre celui qui tombe dans le Koufr et entre ces associateurs que sont les Chrétiens, les juifs et les adeptes des autres religions étrangère à l’Islam !

En réalité le terme « Koufr » (mécréance) dans la langue du livre et de la Sounnah ne signifie pas toujours ce que « eux » pensent qu’il signifie. Mais « eux » veulent absolument lui donner se sens erroné !!

Ce qui est valable pour le terme « Kâfiroun » l’est aussi pour les deux autres termes :
« Fâciqoun » et « Dhâlimoun », ils ont plusieurs sens. De la même manière que celui qui est qualifié de « Fâciq » (pervers) ou « Dhâlim » (injuste) ne sort pas forcément de l’Islam, et bien celui qui est qualifié de « Kâfar » (mécréant) ne sort pas non plus forcément de l’Islam.

Cette multiplicité de sens est prouvée d’abord par la langue arabe, puis par la législation qui fut révélé dans la langue des arabes, la langue du noble Coran. C’est pour cette raison que celui qui prend le risque de juger les musulmans - Gouverneurs ou gouvernés peu importe – doit obligatoirement avoir une large connaissance du Coran et de la Sounnah à la lumière de la méthode des pieux prédécesseurs. On ne peut comprendre le Coran et la Sounnah, et ce qui en découle, qu’en connaissant la langue arabe de manière approfondie. Si l’étudiant a une carence dans la langue arabe, alors il doit la combler en revenant à la compréhension des Savants qui l’ont précédé, et en particulier ceux des trois premiers siècles dont il fut fait l’éloge.

Revenons au verset : « Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux là sont les mécréants (Kâfiroun) ». Que signifie la mécréance (koufr) dans ce verset ? Est-ce l’apostasie, ou bien autre chose ?
Il faut de la subtilité dans la compréhension de ce verset. La mécréance ici peut signifier « l’acte de mécréance » qui est une désobéissance à certaines lois de l’Islam par les actes. Ce qui nous aide à donné cette signification, ce sont les propos du spécialiste de la communauté en terme d’exégèse : c’est-à-dire ‘AbdAllah ibn ‘Abbâss pour lequel l’ensemble de la communauté – sauf les égaré – a témoigné qu’il était le seul spécialiste de l’exégèse. C’est comme si ce jour là son oreille avait entendu ce que nous nous entendons aujourd’hui, c’est-à-dire qu’il y a des gens qui comprennent ce verset de manière superficielle, sans approfondissement. Il a donc dit qu’Allah l’agrée : « Ce n’est pas la mécréance que vous vous imaginez ! », et il a dit : « Ce n’est pas une mécréance qui fait sortir de l’islam », et il a dit : « c’est une mécréance moindre ». Il visait sans doute ici les Khawâridjs qui s’étaient rebellé contre le Gouverneur des Croyants : ‘Alî qu’Allah l’agrée. Le résultat de cette rébellion fut qu’ils ont répandu le sang des Croyants et leur ont fait subir ce qu’ils ne faisaient pas subir aux associateurs. Il a donc dit que ce sujet n’est pas comme ils le perçoivent, c’est une mécréance moindre.

De plus, le mot mécréance est cité dans plusieurs textes Coraniques et ahadihs, et il est impossible de lui donner dans tous le sens d’apostasie !!

Exemple :
le Hadîth connu dans les deux Sahîhs (Boukhârî et Mouslim), d’après abd'Allah ibn Mas’oud : le Messager d’Allah sallallahou ‘alayhi wa sallam a dit : « insulter un musulman est une perversion (Fousouq), et le combattre est une mécréance (Koufr)». La mécréance ici signifie la désobéissance. Ainsi le Messager d’Allah sallallahou ‘alayhi wa sallam est le plus clair dans sa formulation, il a donc dit : «…le combattre est une mécréance ». En outre, est-il possible de comprendre la première moitié du Hadîth: « insulter un musulman est une perversion » avec le même sens que le verset : «Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux là sont les pervers (Fâciqoun) » ?

Réponse : la perversion citée dans ce verset peut tantôt être synonyme du terme « mécréance » qui a le sens d’apostasie, et tantôt être le synonyme du terme « mécréance » qui ne signifie pas l’apostasie, mais signifie plutôt ce que le spécialiste de l’exégèse a appelé : c’est une mécréance moindre.
Et ce Hadîth (insulter un musulman est une perversion, et le combattre est une mécréance (Koufr)) confirme que la mécréance peut revêtir cette signification car Allah a dit :

«Et si deux groupes de Croyants se combattent, faites la conciliation entre eux. Si l’un d’eux se rebelle contre l’autre, combattez le groupe qui se rebelle, jusqu’à ce qu’il se conforme à l’ordre d’ Allah. Puis, s’il s’y conforme, réconciliez- les avec justice et soyez équitables car Allah aime les équitables. »
[sourate 49 verset 9].

Allah a évoqué le groupe rebelle qui combat le groupe légitime Croyant sans pour autant rendre le groupe rebelle mécréant sachant pourtant que le hadith dit : « … et le combattre est une mécréance » !
Par conséquent, combattre un musulman est une mécréance moindre (Koufr douna koufr), comme l’a indiqué Ibn ‘Abbass dans l’explication du verset précédent. Un musulman qui combat un autre musulman, ceci est considéré comme une perversité, une mécréance. Mais cette mécréance est, ou bien une mécréance du point de vu de l’acte seulement, ou bien une mécréance du point de vu de la Croyance (du coeur). C’est donc de là que vient ce découpage subtil que le cheikh de l’Islam Ibn Taymiyya  voir le livre Kitâb al Imân p 339, puis ensuite son élève ibn Qaym, ont éclairci.
Ce sont eux qui ont expliqué et insisté sur ce découpage amorcé par ibn ‘Abbass qui a utilisé une formule concise et exhaustive en même temps.

Ils ont toujours insisté sur la nécessité de découper le Koufr (mécréance) en deux catégories :

1. L’acte de mécréance (Koufr ‘Amalî)
2. la mécréance du coeur (Koufr I’tiqâdî).

Autrement, le musulman risque de sortir, sans s’en apercevoir, de la Djamâ’a des musulmans comme l’ont fait les Khawâridj hier, et certains de leurs résidus aujourd’hui.

En résumé : la parole du Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam : « … et le combattre est une mécréance », ne signifie pas de manière absolue l’apostasie. Les ahadihs qui vont dans ce sens sont très nombreux. Elles sont toute une preuve éclatante contre ceux qui comprenne le verset précédent de manière tronquée en pensant qu’il parle de la mécréance du coeur (Koufr I’tiqâdî).
Ce Hadîth nous suffit car il est une preuve irréfutable que combattre un musulman
constitue une mécréance dans le sens “acte de mécréance” et non pas une mécréance du coeur (Koufr I’tiqâdî)!
Si nous revenons au mouvement Takfîr, ou ceux qui en sont dérivé : ceux qui déclarent les chefs d’état, ainsi que leurs administrés, mécréants apostats, et bien cette conviction est issue de leur mauvaise compréhension qui consiste à penser que ces gens là ont commis des péchés et ont donc mécru !!

J’ai rencontré moi-même certaines personnes qui faisaient parti du mouvement Takfîr puis qu’ensuite Allah a guidé sur le droit chemin. Je leur ai dit : « Vous rendez mécréant les chefs d’états, mais pourquoi donc rendez vous mécréant – par exemple – les imâms des mosquées, les muézzines, et ceux qui travaillent dans les mosquées ?
Et pourquoi rendez vous mécréant les professeurs d’université Islamique ? »


Ils répondirent : « Parce que ceux là ont agréé le jugement des chefs d’état qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre !! »

Je dis : « Si cette approbation est une approbation du cœur, alors l’acte de mécréance (Koufr ‘Amalî) se transforme en mécréance du coeur (Koufr I’tiqâdî) ! Tout chef d’état qui ne juge pas d’après ce qu’Allah a fait descendre et pense que ce par quoi il juge convient à notre époque, tandis que les lois d’Allah inscrites dans le livre et dans la Sounnah sont périmées, alors ce chef d’état-ci commet une mécréance du coeur, et non pas seulement un acte de mécréance !! Et celui qui approuve cela, le rejoint dans sa mécréance du coeur (Koufr I’tiqâdî) ! »

Ensuite je leur ai dit : « Mais vous, premièrement, vous n’êtes pas capables de certifier au sujet de chaque chef d’état qui juge au moyen des lois occidentales contraires à l’Islam, que s’ils était interrogé au sujet de ces lois, ils répondraient que celles-ci sont conformes à notre époque et qu’il n’est pas permis de juger avec les lois de l’Islam.
Car s’ils répondaient de la sorte, ils seraient alors apostat sans aucun doute. »
  Il se peut qu’ils jugent par ces lois par peur, à cause de la pression internationale, ou autre, et qu’ils ne soient pas convaincus pour autant qu’elles sont légitimes. (traducteur) Donc, si nous revenons à ceux qui vivent sous leur tutelle, et parmi eux ont compte des Savants, des pieux et d’autres, comment donc pouvez vous les rendre apostat simplement parce qu’ils vivent sous la tutelle de ces chefs d’états, comme vous d’ailleurs ?! Vous déclarez haut et fort qu’ils sont mécréants apostats, et qu’il est obligatoire de juger par ce qu’Allah à fait descendre, tout en vous justifiant par vos paroles :

« le fait d’enfreindre les lois de l’Islam simplement par les actes ne suffit pas pour rendre une personne apostat ! ».

Ceci est exactement ce que disent ceux qui ne font pas parti de votre mouvement ! Mais vous, vous ne l’appliquez pas sur les autres !!!
Et parmi les choses qui permettent de montrer leur erreur et de dévoiler leur égarement, il y a ceci :

Si on les interroge : quand déclare t’on qu’un musulman qui dit « lâ ilâha illa llah » et que Mouhammad est le Messager d’Allah, et qui accomplit la Prière, quand déclare t’on qu’il est apostat ? Suffit-il d’une fois ? Certains Takfirî ont apporté de nouvelles thèses pour concilier la parole de ibn ‘Abbâss avec leurs idées Ils ont dit : « le Gouverneur et le juge ne sont pas considérés comme mécréant lorsqu’ils ne jugent pas par les lois d’Allah dans quelques rares affaires. ». D’autres qui se sont
aperçu de la faiblesse de cette thèse ont préféré dire : « Nous faisons la distinction entre le juge et le Gouverneur. Le juge n’est pas mécréant (sur lui s’applique la parole de ibn ‘abbass), tandis que le Gouverneur est mécréant ». Ceux qui ont étudié Oussoul al-Fiqh savent qu’il n’est pas permis d’introduire une exception dans un texte général sans preuve. Donc tous ces découpages ne sont que des conjectures gratuites et sans fondements. (traducteur)
 Ou bien faut-il qu’il annonce de lui-même haut et fort qu’il n’est plus musulman ?
Ils seront incapables de répondre à cette question !
Nous nous sentons alors obligé de leur exposer l’exemple suivant :

Un juge prononce, comme il le fait d’habitude, un jugement selon les lois de l’Islam. Puis un jour, pour une fois, il ne juge pas selon les lois de l’Islam : il a donc donné raison à l’injuste et a lésé l’ayant droit. Il n’a assurément pas jugé selon ce qu’Allah a fait descendre ! Peut-on dans ce cas dire qu’il est apostat ? Ils répondront : « Non ! », parce que cela ne s’est produit qu’une seule fois. Si la chose se répète une deuxième fois pour ce même juge. Doit-on le traiter d’apos-
tat ? Puis nous leur répétons cela une troisième fois, puis une quatrième ! Quand donc décidez-vous qu’il est apostat ? Ils sont incapables de définir un nombre exact de transgressions afin de le rendre mécréant.
Par contre, si ce même juge avait jugé par autre chose que les lois d’Allah et avait ouvertement rejeté les lois d’Allah, alors il serait apostat dés sa première transgression ! Ou encore, si on lui connaît des dizaines de jugements dans lesquels il a transgressé la législation sur plusieurs affaires différentes, et qu’on lui demande : « Pourquoi as-
tu fait cela ? »
, et qu’il réponde : « j’ai eut peur pour moi ! », ou bien « j’ai cédé à la corruption ! », il nous serait alors impossible de rendre cette personne apostat, sachant pourtant que ce qu’il a fait (par corruption) est pire que le premier, et ceci jusqu’à ce qu’il exprime clairement ce qu’il a dans le cœur : c’est à dire sa conviction qu’il ne faut pas juger avec les lois d’Allah. C’est uniquement dans ce cas que l’on pourra dire : il est mécréant apostat.

En résumé :
Il est donc très important de savoir que la mécréance (koufr), la perversion (fisq), et l’injustice (dhoulm) se divise chacun en deux catégories :

1. mécréance (koufr), la perversion (fisq), et l’injustice (dhoulm) qui font sortir de la Religion. Cela est en rapport avec le cœur .

2.
mécréance (koufr), la perversion (fisq), et l’injustice (dhoulm) qui ne font pas
sortir de l’Islam. Ils sont en rapport avec l’acte. Toutes les transgressions – surtout à notre époque avec la pratique de l’usure, de la fornication, la consommation d’alcool, et d’autres – sont des actes de mécréance. Il n’est pas permis de sortir de l’Islam tous leurs auteurs sans exceptions parce que ceux-ci ont simplement pratiqué ces choses. Sauf dans le cas où il nous est apparu – de manière certaine – une preuve qu’ils rendent Hallal ce qu’Allah et Son Messager
ont interdit par conviction ! Dans ce cas il y a la preuve que leur transgression est une transgression par conviction (qui vient du cœur), nous pouvons alors déclarer qu’ils sont apostats.
Mais si on n’en a pas la preuve, alors il ne nous est pas permis de les rendre mécréants apostats, par peur de tomber sous le coup du Hadîth : « Lorsqu’un homme dit à son frère : ô Mécréant ! Alors celle-ci reviendra à l’un d’entre eux. ». Et les ahadihs qui vont dans ce sens sont très nombreux. Je vous cite un Hadîth dont on peut tirer
de grandes leçons. C’est le Hadîth de ce Compagnon qui a tué un associateur. Lorsque cet associateur c’est trouvé sous le sabre du Compagnon, il a dit : « j’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité sinon Allah !! ». Ce Compagnon n’en a pas tenu compte et l’a tué. Lorsque l’histoire est parvenue aux oreilles du Prophète allallahou ‘alayhi wa sallam, celui-ci a vivement réprimandé ce Compagnon. Le Compagnon a tenté de se justifier en disant que l’associateur n’a prononcé cette formule que pour sauver sa peau. Mais la réponse du Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam fut : « As-tu lu dans son cœur ?! (litt : as-tu ouvert son cœur ?) ».
Donc la mécréance du coeur (Koufr I’tiqâdî) n’a pas comme pilier la simple action. Son pilier, c’est le cœur !
il y a certains actes qui en eux-mêmes suffisent à rendre leur auteur apostat. Car ils sont en eux-mêmes des actes qui prouvent sans équivoques la mécréance du coeur de leur auteur. En effet ces actes sont semblables à une déclaration (un aveu) orale de son apostasie. Comme par exemple une personne qui piétine volontairement un Coran en
connaissance de cause et en pleine possession de ses facultés mentales.

Nous ne sommes pas capables de savoir ce qu’il y a dans le cœur du pervers, du voleur et d’autres jusqu’à ce qu’il exprime avec sa langue le contenu de son cœur. Ces actes nous informent seulement que celui-ci a enfreint la législation. Nous lui dirons à ce moment là : « Tu as désobéi !», mais nous ne dirons pas : « Tu as mécru !, Tu est
sorti de la Religion !».
Et cela tant qu’il ne dévoilera pas la chose qui sera pour nous une justification auprès d’Allah pour l’avoir sortie de l’Islam. Une fois cette chose présente, il s’ensuivra la sentence prononcée par le Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam : « Celui qui change sa Religion, exécutez-le ! ». Cette sentence – comme l’expliquera le cheikh plus loin – ne peut être prononcée que par une autorité légale.

J’ai déjà dit – et je continue à le dire – à ceux qui rendent apostats les chefs d’état musulmans :
Apportez donc la preuve que ces chefs d’états sont tombés dans la mécréance du coeur !
Et prouvez donc, aussi, qu’il existe une autorité légale au-dessus d’eux afin que soit appliquée sur eux la sentence !!

Mais, aujourd’hui, quel profit allez-vous concrètement tirer si nous admettions par exemple que ces chefs d’états sont réellement apostats ? Qu’allez-vous donc faire ?
S’ils répondent : « nous allons appliquer le « walâ » et le « barâ » », Le walâ et la warâ sont deux termes qui désignent les règles régissant les relations d’amitié, d’allégeance ou au contraire d’inimitié. nous répondrons alors : le walâ et la barâ sont respectivement liés à l’allégeance (ou l’amitié) et l’inimitié – que ce soit du point de vue du cœur ou de l’action -, et cela en fonction des possibilités. L’existence du walâ et du barâ n’est pas conditionnée par le fait de rendre mécréant les gens !
Le walâ et le barâ peuvent s’appliquer sur les innovateurs, les transgresseurs, ou les
injustes !!
Puis, je leur dis : Vous avez devant vous des mécréants qui ont colonisé plusieurs pays musulmans ! Et nous, ici, on est éprouvé par la colonisation de la Palestine par les sionistes. Que pouvons-nous faire, vous et nous, contre eux pour aller en plus vous opposer – seuls – aux chefs d’états musulmans dont vous pensez qu’ils sont
apostats ?
Ne laisserez-vous donc pas de côté cette chose ? Et ne commencerez-vous donc pas à construire le socle sur lequel est bâtie la nation musulmane ? Et cela en suivant la Sounnah du Messager d’Allah sallallahou ‘alayhi wa sallam sur laquelle il a éduqué ses Compagnons ? Nous répétons ceci plusieurs fois et nous le martelons : Il est obligatoire pour tout mouvement musulman de travailler avec vérité dans le but d’établir la loi musulmane sur la Terre entière, et non pas seulement en terre d’Islam, et cela afin de réaliser la parole divine :

« C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la
bonne direction et la Religion de la Vérité, afin qu’elle triomphe sur toute autre religion, quelque répulsion qu’en aient les associateurs. »
[Sourate 9 versets 33].

Et certains ahadihs annoncent la bonne nouvelle que ce verset se réalisera dans l’avenir.

Afin de voir se réaliser le texte coranique et la promesse divine, le musulman a besoin d’un chemin et d’une voie claire. Est-ce que ce chemin consiste à déclarer apostats ces chefs d’états qu’ils croient être tombés dans la mécréance du coeur ? Et même avec cette croyance – croyance erronée et fausse – ils ne sont pas capables de faire quoi que ce soit !
Donc, quelle est la méthode et quel est le chemin ?
Il ne fait aucun doute que le chemin authentique est celui que le Messager d’Allah sallallahou ‘alayhi wa sallam répétait sans cesse à ses Compagnons à l’occasion des prêches : « La meilleur des guidé est celle de Mouhammad sallallahou ‘alayhi wa sallam ».
Par conséquent, tous les musulmans – et en particulier ceux qui veulent rétablir la loi musulmane – doivent commencer par là où a commencé le Messager d’Allah sallallahou ‘alayhi wa sallam ; c’est ce que nous résumons par ces deux paroles « La clarification et l’éducation ». Ceci, car nous connaissons des réalités établies et enraciné que ces extrémistes, qui ne pensent qu’à déclarer apostats des chefs d’états musulmans puis ensuite plus rien, négligent ou font semblant de négliger. Ils continueront ainsi à rendre mécréants les chefs d’états musulmans et il n’en ressortira que les fléaux et les troubles !!!
Et la situation produite par eux ces dernières années a débuté par des troubles à La Mecque, puis des troubles en Egypte et les meurtres de notables, et dernièrement en Syrie, puis maintenant en Egypte et en Algérie. Comme tout le monde peut le voir aujourd’hui [en Algérie], le sang de nombreux musulmans innocents est versé à cause de ce fléau.
Et tout cela parce que ces gens là ont transgressé beaucoup de textes du Coran et de la Sounnah dont le plus important est : « En effet, vous avez dans le Messager d’ Allah un excellent modèle (à suivre), pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. »
Si nous voulons vraiment que la loi d’Allah soit établie sur la Terre, doit-on commencer par rendre mécréant les chefs d’états musulmans sachant qu’on n’a pas la possibilité ne nous opposer à eux, et encore moins de les combattre ? Ou bien ne faudrait-il pas plutôt obligatoirement commencer par là où a commencé le Messager sallallahou ‘alayhi wa sallam ?
La réponse est bien évidemment : « En effet, vous avez dans le Messager d’ Allah un excellent modèle… ».
Mais par quoi le Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam a-t-il commencé ?
Ceux qui ont reniflé l’odeur de la Science savent pertinemment qu’il a commencé par la prédication au milieu de la population, auprès de ceux qu’il sentait prêts à recevoir la Vérité. Puis a répondu à l’appel celui qui a répondu parmi les Compagnons – comme cela est connu dans l’histoire du Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam - puis
vint ensuite la persécution et les difficultés qui ont atteint ces musulmans de La Mecque, puis vint l’ordre d’émigrer une première fois, puis une deuxième…jusqu’à ce qu’Allah affermisse l’Islam à Médine. Et c’est à ce moment là que commencèrent les escarmouches, les affrontements et les combats entre musulmans et Mécréants d’une part, et Musulmans et juifs d’autre part.

On doit donc dans un premier temps enseigner aux gens le véritable Islam, comme l’a fait le Prophète sallallahou ‘alayhi wa sallam , à la différence prés qu’aujourd’hui il ne suffit pas d’enseigner le véritable Islam, mais les prédicateurs doivent aussi l’épurer des innovations qui lui sont étrangères et qui se sont introduites dedans provoquant la destruction de l’édifice supérieur de l’Islam.
C’est donc le premier fondement : « la clarification ». Le deuxième fondement « l’éducation » consiste dans le même temps à éduquer les jeunes musulmans qui débutent dans cet Islam clarifié (épuré).

Si aujourd’hui nous étudions la situation des mouvements musulmans depuis presque un siècle, si nous étudions leurs idées, et le bilan de leurs expériences, nous nous apercevons qu’ils n’ont rien produit qui vaille la peine d’être cité ! Malgré leurs cris et leurs tapages par lesquels ils expriment leur volonté d’obtenir une nation Islamique, et qui a eut pour résultat le sang de beaucoup d’innocents versé au nom de cette pseudo argumentation ! Sans qu’ils n’aient atteint aucun objectif. Aujourd’hui encore, on entend leurs croyances contraires au Livre et à la Sounnah et on voit leurs actes
contraires également au Livre et à la Sounnah. Et ne parlons pas de leurs vaines tentatives qui sont contraires à la législation !

Pour finir, je dis : il y a une parole provenant d’un prédicateur, et qui dit : « Construisez la nation Musulmane dans vos cœur, elle se réalisera sur votre sol ». Il ne fait aucun doute que si le musulman corrige sa Croyance à partir du Livre et de la Sounnah, alors son adoration s’en trouvera améliorée, ainsi que son caractère et ses actions.
Mais hélas, cette belle parole, ces gens là ne l’appliquent pas. Ils continuent à hurler qu’ils veulent une nation musulmane… mais, en vain !

Le poète avait raison à leur sujet lorsqu’il a dit :

Tu désire la victoire mais tu ne prends pas le bon chemin pour cela
Le navire ne peut en aucun cas naviguer sur du sable.





source : sounnadourous.com








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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 02:30


Cheikh `Abdullah ibn `Abdul `Aziz al-Djibrine


Louange à Allah seul et que la paix et la bénédiction soient sur l'ultime Prophète. Un fait connu et définitivement admis dans la croyance des gens de la Sunna et du Regroupement Communautaire (ahlul Sunna wal jamâ`a) est la distinction qui existe entre d'une part le fait de qualifier d'impiété ou de chirk (association dans le culte d'Allah), une croyance, une parole ou un acte et d'autre part celui d'affirmer que tel musulman précis [est effectivement mécréant] parce qu'il adopte une pensée mécréante, commet un acte qui rend mécréant ou prononce une parole impie.

Juger une parole ou un acte comme étant une mécréance c’est énoncer le jugement légal général, mais pour affirmer qu'une personne précise ayant prononcé ou pratiqué une impiété qui exclut de la religion, (par exemple nier un point fondamental de la religion, injurier Allah ou insulter l'Islam), est effectivement mécréante, il faut s'informer parfaitement de la position de cette personne sur ces points, en cherchant à savoir si toutes les conditions requises pour le takfîr sont réunies ou non, et si toutes les entraves possibles à une telle sentence sont réellement absentes. Si donc toutes les conditions nécessaires pour la qualifier de mécréante sont vérifiées chez elle et qu'il n'y a aucune entrave légale à cette procédure, elle est alors jugée mécréante. En revanche, s'il manque au moins une des conditions requises ou s'il existe ne serait-ce qu'une entrave, on ne peut la qualifier de mécréante.

Cheikh Al Islam Ibn Taymiyya –Qu’Allah lui accorde la miséricorde- a dit :


" Le takfîr a des conditions et des entraves qui peuvent ne pas être réunies dans le cas d'une personne précise. En outre, traiter [un acte] de mécréance de manière générale n'implique pas nécessairement qu'on puisse traiter de mécréant l’individu précis qui le commet, sauf si les conditions requises sont présentes et les entraves absentes. Ce qui nous le prouve, c’est que l'Imam Ahmad et la plupart des imams qui ont fait ces déclarations d'ordre général, [à savoir que celui qui dit ou fait telle chose a mécru], n'ont pas eux-mêmes qualifié de mécréantes la plupart des personnes qui avaient précisément proféré ces paroles.

En effet, l'Imam Ahmad, pour prendre un exemple, a abordé les jahmites, or ces derniers l’avaient appelé à affirmer que le Qur'an est créé et à nier les attributs divins, l'avaient mis à l'épreuve lui ainsi que tous les ulémas de son temps, avaient torturé les croyants et les croyantes qui refusaient de se convertir à la doctrine jahmite en les frappant, les emprisonnant, les tuant, les destituant de leurs postes, en leur coupant les vivres, en rejetant leur témoignage et en les abandonnant aux mains des ennemis. En effet, beaucoup de ceux qui détenaient alors le pouvoir étaient des jahmites : ils étaient princes, juges, etc.… Ils accusaient de mécréance quiconque n'était pas jahmite, c'est-à-dire tous ceux qui n'étaient pas d'accord avec eux, pour nier les attributs divins et dire que le Qur'an est créé. Ils agissaient avec eux de la même façon qu'avec les mécréants …

L'Imam Ahmad a néanmoins prié en faveur du calife et d'autres gens parmi ceux qui l'avaient frappé et emprisonné. Il demanda à Allah de leur pardonner et leur pardonna lui-même l’injustice qu'ils avaient commise à son encontre et le fait qu'ils l'avaient appelé à proférer des paroles relevant de la mécréance. S'ils avaient été apostats, il n'aurait pas été permis qu'on prie Allah de leur pardonner car demander le pardon d'Allah pour les mécréants n'est pas autorisé par le Qur’an, la Sunna et le Consensus communautaire. Ces paroles et actions, de sa part et de la part des autres imams, montrent clairement qu'ils n'ont pas déclaré mécréants des personnes précises parmi les jahmites qui disaient que le Qur'an est créé et qu'on ne peut voir Allah dans l'au-delà. Il a été cependant rapporté concernant Ahmad des propos qui indiquent qu'il a qualifié de mécréants des individus précis pour ces mêmes raisons, c'est-à-dire parce qu'ils adoptaient les affirmations et la croyance des jahmites … On comprend donc qu’il y a un développement analytique à ce sujet: celui qui a été personnellement déclaré mécréant, l'a été en vertu de l'existence prouvée chez lui des conditions permettant son takfîr et de l'inexistence d’entraves pouvant s'opposer à cette qualification; quant à celui qui n'a pas été déclaré mécréant de façon spécifique c’est en raison de l'absence de ces éléments en ce qui le concerne. Ce, bien qu’il déclarait [les jahmites] mécréants de manière générale.

La source de ce principe se trouve dans le Qur’an, la Sunna, le Consensus [des savants de la communauté] et l'examen …

Le takfîr général est comparable à la menace générale du châtiment divin. On se doit effectivement de l'affirmer dans son sens général et absolu, mais affirmer que telle personne est mécréante ou qu'elle est destinée à l'Enfer requiert une preuve spécifique car le jugement dépend de la présence des conditions requises et de l'inexistence des entraves "


(Fin des propos de Cheikh Al Islam rapportés sous une forme écourtée)

Parmi les entraves pouvant empêcher de traiter de mécréant celui qui nie un point essentiel de la religion, il y a l'ignorance, par exemple dans le cas de celui qui vient de se convertir. Parmi les entraves pouvant empêcher de traiter de mécréant celui qui insulte Allah ou l'Islam, il y a le fait qu'il y soit contraint par la force et ainsi de suite. Ces entraves et d'autres encore seront expliquées par la suite inchâallâh.

A l'opposé, concernant celui qui se rend coupable de l'un des actes précédemment cités qui induisent la mécréance (comme le fait d'insulter l'Islam), de manière délibérée - c.-à-d. qu'il ne s'agit pas d'un lapsus ou de quelque chose de ce genre, qu’il sait bien que les termes utilisés sont ceux de l'insulte et de l'injure et qu’il n'y est pas contraint-, si toutes les conditions requises pour le takfîr sont réunies et que toutes les entraves à cette procédure sont absentes, alors dans ce cas on déclare que cette personne est mécréante. Cependant, seuls les hommes de science peuvent délivrer ce jugement comme cela sera expliqué plus loin inchâallâh.

Ce développement qui fait ressortir la différence entre le jugement général et le jugement sur un individu précis est présent dans nombre de préceptes de l'Islam.

Par exemple, l’ordre de couper la main au voleur est un jugement général et absolu énoncé par la loi.

Allah dit :


" Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main "
 [S. al-Mâ'ida V. 38]


Mais il n'est permis de couper la main d'un voleur donné que si  toutes les conditions sont réunies et que toutes les entraves levées. Ce voleur doit avoir atteint l'âge de la raison, disposer pleinement de ses facultés mentales, avoir dérobé le bien alors qu’il était gardé en lieu sûr, il faut aussi que ce bien ait au moins la valeur minimale fixée pour qu'une main soit coupée et que le voleur n’ait pas fait de confusion sur ce bien, que les autres conditions de ce genre soient vérifiées. Une fois que toutes les conditions pour l'ablation sont réunies et qu'il a été vérifié que toutes les entraves légales possibles sont inexistantes, le jugement de l'amputation doit être appliqué en coupant la main de ce voleur.

De même, la loi stipule de façon générale et absolue, que l'enfant hérite de son père. Allah dit  :


" Voici ce qu'Allah vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles "
[S. al-Nisâ' V. 11]

Mais il n'est permis de transmettre l'héritage de son père à un enfant qu'une fois que toutes les conditions de l'héritage sont vérifiées et que tout les empêchements s'avèrent inexistants. Il faut ainsi s'assurer que l'enfant a survécu au père, qu'il a la même religion que son père, qu'il n'a pas tué son père, qu'il n'est pas esclave, etc. Une fois donc que toutes les conditions sont réunies chez cet enfant et que tous les empêchements ont été levés, on décide alors qu'il hérite de son père.

Dans le même esprit, le jugement général indique que le marié ou ex-marié qui se rend coupable de fornication est lapidé, mais il n'est permis de lapider un homme s'il a commis l'adultère alors qu'il est marié ou ex-marié, qu'une fois que toutes les conditions impliquant la lapidation sont vérifiées en ce que le concerne et que les empêchements à la lapidation sont inexistants. [Parmi ces conditions,] il faut qu'il soit instruit du caractère illicite de la fornication. En effet, il se peut qu'il soit musulman depuis peu et qu'il ignore que c'est interdit. Il faut [pour qu'on lui applique la sanction] qu'il soit ou ait été marié [au moment des faits], qu'il n'y ait pas d’équivoque, etc. Si toutes les conditions pour l'application de la lapidation sont réunies dans le cas de cet adultère et que les empêchements sont inexistants le concernant, on décrète alors sa lapidation.


 

Notes :

Majmu` al-Fatâwâ (Recueil de fatwas) 12/487-489, 498.

Extrait du livre : Les règles du takfîr d'un individu précis
Editions Assia
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 00:26




e-takfîr wa Dhawâbituhu de sheikh Ibrahim e-Ruhailî



D’un point de vue terminologique, il faut savoir que le kufr correspond pour certains savants à tout ce qui s’oppose à la foi ou pour la plupart, à renier n’importe quel enseignement du Prophète (prières d'Allah sur lui) ; cela concerne aussi bien les masâil el ‘ilmiya (ou usûl pour certains) que les masâil el ‘amaliya (ou furû’ pour certains). notons qu’il s’agit dans cette définition du kufr akbar (majeur). C’est d’ailleurs de cette façon qu’il est utilisé dans les textes, sauf si le contexte spécifie qu’il s’agit du kufr asghar (mineur).

Ainsi, les textes font plus souvent allusion aux kufr akbar, bien qu’il puisse s’agir du kufr asghar ou, comme le formulent les savants, du kufr dûn kufr. C’est le cas pour la question du hukm bi ghaïri mâ inzala Allah, dans la mesure où son auteur ne l’autorise pas moralement (c’est la question de l’istihlâl), comme le souligne ibn Taïmiya et Sheïkh ibn Bâz.
Voir : minhaj e-sunna (5/131) et fatawa ibn Bâz (3/990-991). Il peut s’agir également du kufr e-ni’ma (l’ingratitude). Dans ces deux cas, on parle de kâfir de façon relative, non de façon absolue.

Le kufr est également nommé dans les textes, shirk (association), zhulm (injustice), et fisq (perversité). Il y a donc un shirk dûn shirk, du zhulm dûn zhulm et du fisq dûn fisq, comme il y a un shirk akbar, un zhulm akbar et un fisq akbar. En tenant compte de ces notions, on s’éloigne des deux tendances extrêmes : el hijrâ wa e-takfîr et des murjites.

Pour certains savants, le kufr est synonyme du shirk, pour d’autres, le kufr a un sens plus général.
Sheïkh el fawzân dit à ce sujet : « Il y a entre eux des points communs et des différences. Tout mushrik est un kâfir, mais le contraire n’est pas forcément vrai étant donné qu’il existe plusieurs catégories de kufr : juhûd, takdhîb, ta’tîl. Dans ces cas, on parle uniquement de kâfir non de mushrik, étant donné que leur auteur ne croit pas en Dieu. Quant au mushrik, ce dernier croit en Allah, bien qu’il adore un autre avec Lui. Telle est la différence entre le mushrik et le kâfir. » [Voir durûs min el Qur-ân el Karîm (p. 181)] En fait, le shirk comme nous allons le voir, est l’un des facteurs du kufr parmi tant d’autres. C’est pourquoi, les savants disent que tout shirk est du kufr, mais que le contraire n’est pas vrai, bien que les textes puissent utiliser le shirk dans le sens du kufr, conformément à la règle (itlâq el juz ‘ala el kull). Le contraire est aussi valable, on parle alors d’itlâq e-shaï bi ba’dh shu’abihi.


Le kufr se subdivise selon plusieurs critères :

1- En fonction de son statut, il se divise en kufr akbar et kufr asghar :

Le kufr akbar s’oppose radicalement à la foi et touche à l’essence même de la foi (asl el îmân) et son auteur est voué à l’enfer. On parle de kufr mukhrij min el milla.

Le kufr asghar s’oppose pour sa part à une foi parfaite réclamée (kamâl el iman el wâjib), mais ne fait pas sortir son auteur de la religion. On parle de kufr ghaïr mukhrij min el milla. Tous les petits et les grands péchés entrent dans cette catégorie.

2- En fonction des motivations de son auteur et de ses facteurs, le kufr se subdivise en six grandes catégories :

Premièrement el inkâr : (renier : quand on parle de sa provenance, autrement dit le coeur), e-takdhîb (démentir : quand on parle de l’organe par lequel il se matérialise), et du kufr el jahl (ignorance : quand on parle de sa motivation). Il est à noter que cette catégorie est peu courante en raison de la venue des prophètes par lesquels la preuve d’Allah est établie contre les hommes.
Ibn el Qaïyim dit à ce sujet : « Deux individus méritent le châtiment : le premier consiste à se détourner de la preuve d’Allah par négligence et à ne pas la vouloir ni la mettre en pratique ni mettre en pratique ce qu’elle implique. Le deuxième consiste à s’en détourner par orgueil après l’avoir reçue et à délaisser ses implications.

Le premier c’est du kufr i’râdh, Et le deuxième, c’est du kufr ‘inâd.

Quant au kufr el jahl sans que la preuve d’Allah ne soit venue et sans avoir la possibilité d’y avoir accès, c’est ce genre de kufr au sujet duquel Allah n’applique pas le châtiment, pas avant que la preuve prophétique ne soit appliquée. »
[Voir : tarîq el hijrataïn (p. 414)]


Deuxièmement el juhûd : qui consiste à reconnaitre Allah avec le coeur, sans le traduire dans les paroles, comme c’est le cas pour Pharaon.

Le kufr juhûd : se divise en deux catégories :

en kufr mutlaq qui concerne le tahwîd erububiya, les lois d’Allah ou la mission des messagers,

et en kufr muqaïyid qui consiste à renier une obligation, un interdit, ou n’importe quel enseignement de la religion.

Troisièmement el ‘inâd : qui consiste à reconnaitre Allah avec son coeur et dans les paroles, mais sans pour autant se soumettre à sa religion comme Abû Tâlib. Dans ce sens, nous avons le fameux kufr el îbâ (par refus) et el istikbâr (par orgueil) d’ibn Qaïyim qui concerne notamment Shaïtan et la plupart des Juifs.

Quatrièmement e-nifâq : qui consiste à reconnaitre la religion avec la langue sans y adhérer avec le coeur. C’est le cas des hypocrites. Il est certes différent du kufr au niveau des apparences, mais en regard du devenir de son auteur dans l’au-delà, c’est une forme de kufr. Là aussi, il est question de nifâq akbar et nifâq asghar.

Cinquièmement el i’râdh : qui consiste à se détourner du message et à ne pas vouloir l’entendre sans forcément le démentir ou le renier.

Sixièmement e-shakk : qui consiste à ne pas totalement être convaincu du message prophétique.

3- en fonction des membres avec lequel il se matérialise, il se divise en trois catégories :

El kufr el qalbî : qui concerne les éléments de la croyance qui touchent au kufr akbar (comme le reniement, le scepticisme, l’association dans les trois domaines du tawhîd : Rububiya, Ulûliya, el Asmâ wa e-Sifât).

El kufr el qawlî : qui concerne les paroles et touche aussi bien le kufr akbar que le kufr asghar. Il faut savoir ici que les paroles traduisent la croyance. Celui qui apostasie avec la langue, apostasie immanquablement avec le coeur, contrairement aux jahmites pour qui les paroles extériorisent la croyance, sans relever du kufr en elles mêmes ; c’est le dalîl zhâhir. Ainsi, peu importe que celui qui prononce le kufr soit convaincu par ses paroles ou non, étant donné qu’il les a dites en toute âme et conscience (tatâbuq e-zhâhir bi el bâtin). Seul le mukra (qui les prononce sous la contrainte) est excusable.

El kufr ‘amalî : qui concerne les actes et qui se subdivise en - en mukhrij min el milla qui correspond aux actes s’opposant littéralement à la foi (blasphémer, se prosterner devant une idole, uriner sur le Coran), - et ghaïri mukhrij min el milla comme le hukm bi ghaïri mâ inzala Allah et târik e-sâlat comme le souligne ibn el Qaïyim.

Ainsi, il est plus précis de classer le kufr de cette façon que de le classer en ‘amalî pour parler du kufr asghar et i’tiqâdî pour parler du kufr akbar étant donné que certains actes du domaine du kufr ‘amalî relèvent du kufr akbar.

4- En fonction de savoir s’il provient d’un non-musulman ou d’un musulman, il se divise en deux catégories pour lesquelles la loi prévoit des statuts différents :

Kufr asrî : qui sont les non-musulmans (qui se divisent en gens du livre et en païens)

Kufr târî : c’est l’apostasie (ridda) qui se vérifie également au niveau du coeur, des paroles et des actes.

5- En fonction de son statut dans l’absolu (mutlaq) et appliqué sur un cas particulier (mu’aïyin) :

Le kufr el mutlaq a deux degrés : il peut concerner une croyance, une parole ou un acte (trinité, blasphème, manichéisme, etc.) comme il peut concerner une communauté particulière (Juifs, chrétiens, shiites duodécimains, et jahmites). Pour le cas particulier, le kufr el mu’aïyin n’est effectif qu’après avoir rempli certaines conditions pour le prononcer et avoir palier à toute restriction possible.

Il est à noter trois choses ici :

1 - les branches du kufr n’ont pas toutes la même gravité et le même statut en regard de la loi, comme nous l’avons déjà vu.

2 - Une seule personne peut avoir en même temps en elle des branches du kufr et des branches de l’islam, des branches de l’hypocrisie et de la foi, des branches du shirk (riyâ) et du tawhîd. La balance penche d’un côté ou de l’autre en fonction de l’intensité de chacune.

3 - Celui qui commet du kufr asghar perd le statut de croyant véritable (mu-min), bien qu’il reste musulman.

Il revient uniquement aux textes scripturaires de définir les éléments qui font ou qui ne font pas sortir de la religion. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre que le takfîr est le droit exclusif d’Allah. Cela ne signifie nullement qu’on n’a pas le droit de taxer un musulman d’apostasie dans l’absolu, comme on pourrait le comprendre des paroles de certains savants comme Sheikh el ‘Uthaïmin.

Parfois le kufr consiste à ne pas se soumettre à la loi : cela se traduit au niveau des croyances qui vont à l’encontre des enseignements de la religion, des paroles (pour celui qui ne prononce pas le premier pilier de la foi, ce qui relève du kufr akbar) et des actes (qui touchent aux quatre autres piliers de l’islam).

Parfois, il consiste à enfreindre un interdit : il est de deux sortes :

Premièrement : les actes qui relèvent du kufr akbar à l’unanimité des savants ; ils s’opposent radicalement à la foi et vont à l’encontre des fondements mêmes de l’islam. Ils se vérifient également au niveau de la croyance, des paroles et des actes (comme la prosternation devant une idole, le blasphème, le shirk dans les trois domaines du tawhîd, le panthéisme, la réincarnation, la Trinité).

Deuxièmement : les actes qui ne relèvent pas du kufr akbar à l’unanimité des savants et qui ne s’opposent pas à la foi même (l’adultère, l’alcool, le meurtre, l’usure, le vol, le mensonge, la désobéissance aux parents, etc.). C’est dans ce sens-là qu’il faut comprendre les paroles des traditionalistes disant qu’ils ne taxent personne d’apostat pour un péché commis. Il faut le comprendre dans la mesure où ce péché n’est pas en relation avec l’essence même de la foi. Cela concerne donc autant les grands que les petits péchés, contrairement à la croyance des kharijites et des mu’tazilites, qui condamnent à l’Enfer l’auteur d’un grand péché.

Enfin, les détails que nous avons cités précédemment sur les questions du kufr (au niveau de la croyance, des paroles et des actes) concernent le domaine de l’absolu ou du cas général (du kufr el mutlaq). Quant au cas particulier (kufr el mu’aîyin), il faut attendre d’établir les preuves prophétiques contre son auteur (iqâmat el hujja) avant de statuer sur lui…

Ainsi, le takfîr est un sujet complexe, qu’il ne faut pas prendre à la légère. On ne peut s’y aventurer sans tenir compte de nombreux paramètres et facteurs. C’est dans ce sens que les traditionalistes disent qu’il appartient aux textes et aux savants, non qu’il soit interdit dans l’absolu de taxer un cas particulier d’apostat. Le musulman scrupuleux est sur ses gardes ; il ne fait pas preuve d’un zèle injustifié, et ne il joue pas sur un terrain glissant. Surtout si l’on sait qu’un tel jugement est lourd de conséquences.
Voir : majmû’ el fatâwa (12/252) et manhâj e-sunna (5/92) d’ibn Taïmiya.




Traduit par : Karim ZENTICI
source : alminhadj.fr
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Published by Al-Haqq - dans Takfir
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