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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 07:45
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Il s’est propagé chez certaines personnes de science religieuse ainsi que chez leurs élèves, qu’il était permis d’appliquer les Hadiths faibles (Da’if). De plus, ces derniers pensent qu’il n’y a pas de divergence sur cette question, alors que la divergence concernant ce sujet est bien connue. Certains savants sont d’avis qu’il n’est pas permis d’appliquer le Hadith faible  de manière radicale et absolue, ni dans les lois comme la  prière, le mariage, les sentences…, ni dans ce qui est méritoire comme les actes surérogatoires, le rappel …

Dans la prochaine revue, nous essayerons d’exposer les arguments des savants qui sont pour l’abandon total des Hadîths faibles. Parmi les savants qui défendent cet avis, nous citerons : 
-         Yahya Ibn Ma’ine (Qu’Allah lui fasse miséricorde), qui était  « Imam » du Jarh wa Ta’dil (critique & éloge) à l’époque de l’imam Ahmad.  
-         Al Boukhari (Qu’Allah lui fasse miséricorde), qui était Imam chez les savants du Hadith.  
-         Mouslim (Qu’Allah lui fasse miséricorde)  
-         Ibn Hazm al Andaloussi (Qu’Allah lui fasse miséricorde)  
-         Abi Bakr ibn al ‘Arabi (Qu’Allah lui fasse miséricorde)  
Et c’est aussi le choix qu’a fait le grand savant du Hadith de notre époque, Cheikh Nassirouddine al Albany (Qu’Allah lui fasse miséricorde) . Et c’est l’avis d’autres contemporains.

Notre démarche, dans cet article, n’est pas d’énoncer les arguments des différentes parties, car cela pourrait nous prendre du temps, mais plutôt d’attirer l’attention de nos lecteurs sur l’avis qui est le plus fondé. Et nous tenons à signaler que ceux qui ont toléré l’application du Hadith faible dans les mérites des œuvres uniquement, ont imposé certaines conditions. Ces conditions ne sont à la portée que d’une extrême minorité, tels que les savants, qui malheureusement ne les respectent pas toujours. 

Précisons aussi que lorsqu’on évoque un Hadith faible, on ne doit pas dire « Le Prophète a dit… » ; mais plutôt « il a été rapporté… » ou « il a été dit… » ou « il a été cité… ». Citons à présent ces conditions [1]

1.      Le Hadith faible doit CONCERNER LES MÉRITES DES ŒUVRES. 
2.      Le Hadith faible doit puiser son origine dans un fondement authentique de la Sounnah et par conséquent, ne doit pas contredire un précepte de l’Islam. 
3.      LA FAIBLESSE DU HADITH NE DOIT PAS ÊTRE GRANDE, comme c’est le cas du Hadith forgé par exemple, car dans ce cas, on n’utilisera pas le Hadith (car il existe des degrés dans la faiblesse tout comme il existe des degrés dans le Sahih.).  
4.      Au moment de son application, IL NE FAUT PAS CROIRE QU’IL SOIT CONFIRMÉ DANS LA SOUNNAH.

  Qu’Allah récompense tous ceux qui se sont associés à mon travail.     Abou Hajar  

[1] Ces quatre conditions sont tirées  du livre la voie du groupe sauvé de Mouhammed ibn Jamil Zinou, page 134, éd° Maktabat al Ma‘arif ,Riyad. Pour plus d’informations, le lecteur peut consulter Tamam Al Mina de Cheikh al Albani au chapitre de la règle n°12.


source : al.baida.online.fr

Hadith wa Sûnnah
Les ahadiths faibles ou inventés
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 04:54
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Composition :


Elle se compose de 6 numéros qui sont publiés en 8 volumes
(car le 1er et le 6ème sont en deux volumes chacun)
Le 7ème est en cours d’impression et le 8ième n’a pas été terminé.
Dans chaque numéro on y trouve 500 Hadiths
Voir Ma’a cheikhina Nacir as-Sounnah wad-Dine par ‘Ali Hassan al Halaby (pn°50-51). 


L’objectif de l’auteur :

Le cheikh al Albani -qu'Allah lui fasse miséricorde-, écrivit ce livre pour que la communauté puisse avoir des Hadîts authentiques rassemblés dans un seul ouvrage pour leur faciliter la tache pour qu’ils aient ainsi une culture islamique authentique.

Car la seule source de cette culture après le Coran ce sont les Hadiths du Messager d’Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui-. Un savant pieux nommé abou Ahmad ‘Abdoullah ibn Bakr ibn Mouhammad az-Zahid a dit : « Les Hadiths du Messager d’Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui- sont, après le Coran,  la plus bénie et la meilleure des sciences et la plus bénéfique dans la religion et dans ce bas-monde. Car il y a beaucoup de prières sur le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui-, et c’est comme des jardins où tu y trouves le bien, le mérite et le rappel ».

Tout comme il est important de connaître les Hadiths faibles et inventés, et bien il est aussi important de connaître les Hadiths authentiques, car ce n’est pas parce qu’on va connaître ces Hadiths faibles et inventés que l’on va connaître les Hadiths authentiques, car pour cela il aurai fallut amasser tous les Hadîts faibles et inventés, et ceci est loin d’être une tâche facile. Le cheikh al Albani -qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit:
“Et en proposant ces deux travaux nous aurons montré la maladie et donné le remède par la volonté d’Allah. Dans cet ouvrage, nous montrons l’authenticité des Hadiths et ceci par la voie des savants spécialistes du Hadith dans le jugement sur les narrateurs et les textes (science de la technique du Hadith). Parfois nous parlons de la compréhension de certains Hadiths ou des mots précis que se soit au sens linguistique ou au sens religieux ainsi que la morale et les règles qui en découlent ».


Son contenu :

Celui qui regarde et lit ce livre y trouvera une réfutation claire contre tous ceux qui parlent de la compréhension du cheikh al Albani -qu'Allah lui fasse miséricorde-, car ce livre est rempli de textes dans le Fiqh et on voit très bien les titres de certains chapitres dont le cheikh est le seul à les avoir nommé ainsi puis quelques Hadiths en dessous comme le faisaient les grands imams dans le Hadith qui l’ont précédé dans leurs ouvrages comme al Boukhary, Mouslim, at-Tirmidhi et d’autres. Parmi les titres de ces chapitres on y trouve :

« Le futur est pour l’Islam »

Puis il cita :
-         Les Hadiths qui annoncent le retour de l’Islam au pouvoir sur terre, une autre fois de nouveau et le retour du Califat Islamique comme à la première époque.
-         Puis les Hadiths annonçant « La conquête de Constantinople » (Istambul)
-         et le Hadith qui cite : « La propagation de l’Islam là où il y a le jour et la nuit » (c’est-à-dire sur toute la terre).


Puis le deuxième chapitre :

« l’Islam encourage le travail de la terre et de la cultiver »

Puis il cita :
-         Les Hadiths encourageant la semence
-         ainsi que le Hadith qui cite : « Le musulman qui sème le grain de sa main et (alors que) l’heure sonne »,
-         Puis les Hadiths qui parlent des musulmans qui s’attacheront à ce bas-monde par la semence de la terre et c’est ce qui va engendrer leur faiblesse.


Il démontra comment concilier ces deux genres de Hadiths (ceux qui encouragent à la semence de la terre et ceux qui précisent qu’il ne faut pas s’attacher à ce bas monde par la semence). 

Puis le troisième chapitre :

« Les comportements du Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- »

Puis il cita les Hadiths où l’on y trouve des phrases uniques et des bonnes morales ainsi que des règles que ce soit dans le Fiqh (Jurisprudence) ou dans la ‘Aqida, de même que les réfutations du cheikh contre les savants imitateurs (Mouqallidoune), les innovateurs, les sectes égarées et leurs élites anciennes et nouvelles.

Les chapitres concernant les domaines du fiqh sont très bénéfiques pour tout étudiant, professeur, conférencier ou khatib (qui fait le prône) qui veut faire une conférence, un cours, une khoutba de vendredi. Celui qui veut faire cela n’a plus qu’à chercher les Hadiths qu’il veut dans les différentes sciences islamiques et ceci que ce soit dans :

« La patience des prophètes face aux épreuves », 
« la bonté envers les animaux », 
« l’éducation des enfants »,  
« ce qui à été rapporté concernant l’agrandissement de la Ka’ba et d’ouvrir une autre porte »,  
« le comportement à avoir pour aller au lit », 
« le péché est doublé pour celui qui oppresse son voisin », 
« il n’y a de bien dans l’Arabe et le non-arabe qu’avec l’islam », 
« l’obligation de méditer sur la création des cieux et de la terre », 
« les bonnes mœurs et l’obligation de prier sur le prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- dans toute assemblée », 
« le mérite du voyageur qui ne jeûne pas sur celui qui jeûne »,      
    …et bien d’autres chapitres.

D’après Hayat al Albany  de ach-Chaïbani volume 2 pages 683 à 687, Traduction de abou ‘Abdir-Rahmane ‘Abdoullah at-Tantany


source : al.baida.online.fr

Hadith wa Sûnnah
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 04:21
Le hadîth

a) Au sens propre : synonyme de "jadîd" au sens de nouveau. Son pluriel est "ahâdîth", contrairement à la construction régulière.

b)
Au sens terminologique : ce qui est rapporté du Prophète (صلى الله عليه و سلم) comme paroles, actions, acquiescements ou caractéristiques.



La sounna - السنة

a) Sens linguistique:

Le terme sounna s'emploie dans la langue arabe pour désigner diverses choses.
ALLah - تعالى - dit dans le Livre Saint :

 {Qu'est-ce donc qui a empêché les gens de croire, lorsque la guidance leur est venue, ainsi que de demander pardon à leur Seigneur, si ce n'est qu'ils veulent subir le sort des Anciens (sunnat ul-awwalîn), ou se trouver face à face avec le châtiment.}
(18/55)

{Avant vous, certes, il y a eu diverses coutumes.}
(3/137)


{Telle fut Notre coutume avec Nos messagers envoyés avant toi.}
(17/77)

et

{Telle est la coutume d'Allâh avec les générations passées. Et tu ne trouveras jamais de changement à la coutume d'Allâh.}
(48/23)

De même, dans le hadîth : "Quiconque initie une bonne sounna (coutume ou manière) en recevra la rétribution et une rétribution (égale à) ceux qui la perpétuent et quiconque initie une mauvaise sunnah [...]" (Mouslim 2/705, At-Tirmidhi 4/149, Ahmad 1/193, Ad-Dârimî 1/107)

La voie, qu'elle soit bonne ou mauvaise.


b) Sens chez les spécialistes du fondement [ousoûl]

Les savants des fondements définissent la Sunnah comme étant tout ce qu'on rapporte de la part du Prophète (صلى الله عليه و سلم), hormis le Coran, et comprenant ses paroles, ses actes, et ses approbations, et pouvant servir de preuve pour un règlement juridique.


c) Sens chez les spécialistes de la jurisprudence [fiqh]

Les savants du Fiqh définissent la Sounna comme étant tout ce qui est établi comme venant du Prophète 
(صلى الله عليه و سلم) sans être ni une obligation ni un devoir. Les choses de cet ordre appartiennent à une classe juridique comprenant les actes qu'il est désirable d'accomplir, mais dont l'abandon n'entraîne pas de châtiment.

d)
Sens chez les savants du hadîth:

Tout ce qui est rapporté du Prophète
(صلى الله عليه و سلم)comme parole, acte, consentement, ou description physique et morale; et cela avant ou après le début de la révélation.

e) Sens chez les spécialistes de la croyance

On l'emploie pour désigner le contraire de la bid'a (innovation religieuse), comme lorsqu'on dit : "Untel fait partie des gens de la Sounna".



La science des normes du hadîth - مصتلاح

C'est une science composée de sources référentielles et de règles, par laquelle on connaît l'état de la chaîne des transmetteurs de l'information et de l'énoncé de l'information, de manière à l'accepter ou à la refuser.
Son domaine est la chaîne des transmetteurs et l'énoncé de l'information traditionnelle, de manière à l'accepter ou à la refuser.
Son intérêt est de discerner l'authentique du défaillant parmi les ahadîth.


L'information traditionnelle - الخبر

a) Sens propre : l'information, au pluriel : "akhbâr"

b) Sens terminologique. Il y a trois avis :

1. Il a le même sens que le hadîth, c'est-à-dire qu'ils ont le même sens terminologique.
2. Il lui est différent. Ainsi, le hadîth est ce qui provient du Prophète (صلى الله عليه و سلم) tandis que l'information [al-khabar] est ce qui provient d'un autre que lui.
3. Son sens est plus général que le hadîth. Ainsi, le hadîth est ce qui provient de l'Envoyé (صلى الله عليه و سلم) et l'information traditionnelle ce qui provient de lui ou d'un autre que lui.


L'information traditionnelle au sens large - الاثر

a) Sens propre : "athar" signifie ce qui reste de la chose.

b) Sens terminologique : il y a deux avis :

1. même sens terminologique que le hadîth.
2. différent de lui : c'est ce qui est rapporté des compagnons [Sahâba] et des Suivants [tâbi'în], comme paroles ou actes.


La chaîne des transmetteurs - الإسناد

Elle a deux significations :

a) C'est imputer le hadîth à son locuteur, en relatant la succession des transmetteurs.

b) C'est la succession des personnes conduisant à l'énoncé du hadîth. En cela, il a le même sens que "sanad".


La chaîne de transmission - السند

a) Sens propre : synonyme de support [mou'tamad]. Appelé donc ainsi, car le hadîth s'appuie et repose sur elle (la chaîne des transmetteurs).

b) Sens terminologique : la chaîne des hommes conduisant à l'énoncé de l'information traditionnelle.


L'énoncé de l'information traditionnelle - المتن

a) Sens propre : lieu quelconque de la terre, dur et élevé.

b) Sens terminologique : l'énoncé des termes de l'information traditionnelle, à la suite de la chaîne des transmetteurs.


La référence [al-mousnad] - المسند

a) Nom passif, au sens d'être rapporté à quelque chose.

b) Sens terminologique : trois significations.

1. Tout livre dans lequel est réuni ce qui est attribué à chaque compagnon, séparément, comme relations d'informations traditionnelles.
2. Le hadîth remontant jusqu'au Prophète (صلى الله عليه و سلم) dont la chaîne de transmetteurs est continue.
3. A le même sens que "sanad" [chaîne de transmetteurs]


Le rapporteur de chaîne de transmetteurs [al-mousnid]

Celui qui rapporte le hadîth avec sa chaîne de transmetteurs, qu'il en ait une science ou qu'il se borne simplement à la rapporter.


Le connaisseur du hadîth [al-mouhaddith]

Celui qui s'occupe de la Science du hadîth en la rapportant, et aussi en la maîtrisant, et qui a connaissance de nombreuses relations d'informations traditionnelles et de l'état de leurs transmetteurs.


L'érudit [al-hâfiz]

Deux avis :

a) même sens que le "mouhaddith" [connaisseur du hadîth].

b) il est à un rang plus élevé que le mouhaddith, de sorte que ce qu'il sait de chaque génération de transmetteurs l'emporte sur ce qu'il ignore.


L'autorité [al-hâkim]

Celui dont la Science recouvre l'ensemble des hadîth, de sorte que seul un nombre restreint d'entre eux, lui manque. C'est l'opinion de certains savants.


Science du Hadîth

On entend par science du Hadîth, la parfaite connaissance de l'énoncé des hadîths, de leur chaîne de transmission jusqu'au Prophète (صلى الله عليه و سلم), avec la connaissance d'éventuelles imperfections ou brisures dans la chaîne de narration et également le degré d'authenticité de chaque Hadîth.


Science traitant des narrateurs du hadîth ['ilm rijâl Al-Hadîth]

Science fondamentale pour que le savant analyse les maillons de la chaîne de narration du hadîth, les noms des narrateurs, leurs surnoms, leurs titres, leurs lignées et leurs biographies.


Science dite de la Critique du Hadîth [Al-Jarh wa At-Ta'dîl]

Science minutieuse qui permet d'analyser l'authenticité du hadîth en connaissant avec précision les qualités de chaque narrateur et leur capital en terme de confiance, mémoire, savoir, honnêteté, véridicité.


Science des défauts du hadîth ['ilal Al-Hadîth]

C'est la science qui traite des défauts du Hadîth.


Le hadith [Chadh]

Al-'Iraqi (رحمه الله) a dit : "Ce qui contient une irrégularité (Choudhoudh) est ce qui contredit quelqu'un qui est fiable et ce qui est abondamment préservé, et Ach-Chafi'i a vérifié cela". (Al-Alfiya)

Ibn Hajar (رحمه الله) a dit : "Ainsi, si une narration est opposée à ce qui est plus crédible, alors la narration correcte est ce qui a été préservé et ce qui le contredit est considéré Chadh". (Nakhba)


Autheurs des sounan

Ce sont: Abou Dawoud, At-tirmidhi, an nasai et Ibn Mâja


Les Quatres

Les quatres sont: Abou Dawoud, At-tirmidhi, an nasai et Ibn mâja



Les Cinqs

Les cinqs sont: Abou Dawoud, At-Tirmidhi, An-Nasai, Ibn Mâja, et Ahmad


Le Groupe

Le groupe est composé de: Al-boukhari, Mouslim, Abou Dawoud, At-tirmidhi, An-Nasai, et Ibn Mâja



Hadith wa Sûnnah
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 04:02
Il s’est répandu, à notre époque plus particulièrement, que bon nombre d’écrivains en science religieuse, qui appartiennent à tel ou tel « Madhab » ou bien qui sont spécialisés dans un domaine précis comme la jurisprudence (Fiqh), l’exégèse (Tafsir), etc…, ont eu le malheur d’apporter et de propager des Hadiths faibles et même inventés... 

Ils accordent facilement ces Hadiths au Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- sans même vérifier leur authenticité ou leur faiblesse. 

Ceci est probablement dû, soit à leur ignorance de la « Sounnah », soit à une nécessité quelconque de leur part, ou soit encore par paresse de devoir revenir aux livres spécifiques dans ce domaine. 

Quant à certains d’entre eux, (c’est-à-dire les spécialisés dans le domaine du Hadith) ils se montrent souples lorsqu’il s’agit des Hadiths faibles relatifs au mérite des oeuvres, alors qu’il n’est pas permis de faire cela. 

Abou Chaama a dit : « ... Il (le savant) se doit plutôt de démontrer sa classification (du Hadith faible), car s’il ne le fait pas, il rentre dans le cas cité dans le Hadith du Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- où il lance un avertissement : « Celui qui dit de moi un Hadith et qu’il s’aperçoit qu’il est forgé, alors il sera l’un des deux menteurs. ». 
Rapporté par Mouslim

Ceci est destiné à celui qui se tait quant au fait de dénoncer la faiblesse du Hadith faible dans le mérite des oeuvres. Qu’en est-il alors si le Hadith concerne la croyance, les lois, etc…. ?

Le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- nous a également avertis sur le fait de rapporter tout ce que l’on entend, comme il est rappelé dans la préface (al Mouqaddima) du Sahih Mouslim, Vol. 1/8. Le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- a d’ailleurs dit : 
« Il suffit à un homme de rapporter tout ce qu’il aura entendu pour être considéré comme menteur. » Dans une autre version, il est dit : « …comme pécheur ». Cheikh al Albani considère ses versions authentiques. 
Consulter  Salsilati El Sahiha , n°2025. Ceci est un bref aperçu, pour plus de détails, retourner à la nouvelle  version de  Tamam El Mina  de Cheikh Al Abani, page 32, 33, 34.

Pour une meilleure compréhension, retourner à la revue « al Bayda », n° 3, page 11, au sujet de Avertissements concernant les ahadiths faibles ou inventés et leurs méfaits dans la ûmmah

Recherche effectuée par Abou Hajar.
source : al.baida.online.fr

Hadith wa Sûnnah
Les ahadiths faibles ou inventés
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 03:20
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1. Selon la référence de son autorité particulière



1-1) Qoudsi - Divin

Al-mabna (la construction) est bien celle du prophete (صلى الله عليه و سلم). Mais el ma'na (le sens) vient d'ALLah. A la difference que dans un hadith qoudousi le prophete (صلى الله عليه و سلم) dit : "Allâh a dit" alors que dans un hadith tout court le prophete (صلى الله عليه و سلم) parle directement sans faire reference à ALLah.


1-2) Marfou' - élevé

Un récit du Prophète, commençant par exemple par : "J'ai entendu le Prophète dire...".


1-3) Mawqoûf - arrêté

Il s'agit de la "Tradition fixée", dont la chaîne de transmission s'arrête à un compagnon. Ce genre de tradition relate ainsi les propos, les gestes ou les approbations des "Sahâbas".
Certaines formes de "Hadith Mawqoûf" ont valeur de "Hadith Marfou'" : C'est le cas par exemple quand un Compagon (رضي الله عنه) dit : "Il nous a été ordonné de faire ceci", ou quand il évoque des choses qui ne relèvent pas de son interprétation personnelle, comme les prédictions portant sur les faits à venir (à condition qu'il ne les tienne pas des "Gens du Livre").


1-4) Maqtou' - divisé

Il s'agit de la "Tradition interrompue", qui relate les propos, gestes ou approbations d'un  TABIHI ou Tabi' Tâbi'i.
De nombreux savants utilisent le terme "Athar" pour se référer au [Mawqoûf] et au [Maqtou'], et réservent donc l'emploi du mot "Hadith" uniquement pour les propos, gestes et approbations du Prophète (salaLLahû 'alayhi wa salam)


2. Selon la chaîne de transmission [Isnad]


2-1) Mousnad - supporté

un Hadîth qui a été rapporté par un traditionaliste, basé sur ce qu'il a appris de son professeur à une époque appropriée à l'étude ; de même pour chaque professeur jusqu'à ce que la chaîne atteigne un compagnon bien connu, qui de son côté, rapporte des propos du Prophète.


2-2) Moutassil - continu

Un Hadîth avec une chaîne ininterrompue qui va jusqu'à un compagnon ou un de ses successeurs.


2-3) Moursal - altéré

Il y a déjà quelques divergences dans la définition du moursal. Les 2 définitions que l'on trouve majoritairement sont :

2-3-1) Il manque le compagnon dans l'isnad

Il est dit dans la Bayqouniya : [wa mursal minhu al-sahabi saqata].

2-3-2) L'isnad s'arrête au niveau d'un suivant

Les terminologistes préfèrent cette définition. On utilise alors le terme [mursal ul-sahabi] pour faire référence à la situation 1.
Si l'isnad s'arrête sur un suivant, on ne sait pas s'il rapporte d'un compagnon ou d'un suivant qui pourrait être non fiable... La majorité des spécialistes du hadith pense qu'on ne peut pas se prononcer (à moins évidemment qu'une autre chaîne vienne renforcer le hadith).
De nombreux juristes pensent qu'on peut l'utiliser sous certaines conditions. Par exemple, l'imam Ach-Châfi'i admettait les marasil de Sa'id b. al-musayyab.
D'après l'Imâm Abou Hanifa, Mâlik et Ahmad Ibn Hambal (selon l'avis qui a été le plus retenu de lui), le "Hadith Moursal" est acceptable (sous deux conditions : le "Tâbi'i" est sûr, et il a l'habitude, lorsqu'il cite un "Hadith Moursal", de le tenir d'une personne sûre et fiable). L'un des ouvrages les plus connus recensant des Traditions de ce genre est le
"Marâsîl Abou Dâoûd".


2-4) Mounqati' - cassé

Ce dit d'un Hadîth dont le lien à n'importe quel endroit de la chaîne avant le successeur est manquant.
Ibn Hajar (رحمه الله) a dit : "Malik et Al-Boukhari ont une différente compréhension de la validité des hadiths. Malik ne considère pas l'interruption dans la chaîne comme une défaillance dans le hadith. Pour cette raison, il cite des hadiths avec des chaînes interrompues du type moursal et mounqati', et des communications sans chaînes (balaghat) comme une partie de l'objet principal de son livre (al-Mouwatta), alors que Al-Boukhari, considère l'interruption comme une défaillance dans la chaîne de transmission. Ainsi, il ne cite pas ces hadiths sauf comme quelque chose en dehors de l'objet principal de son livre (al-jami' al-sahih), par exemple les commentaires (ta'liq) et les titres de chapîtres". (Hadi al-sari p.21)


2-5) Mou'adal - perplexe

Ce dit d'un Hadîth dont le rapporteur omet deux (ou plus) rapporteurs de la chaîne, les uns à la suite des autres. Ce genre de Hadith est unanimement considéré comme étant "Dha'îf".


2-6) Mou'allaq - arrêté, suspendu

Ce dit d'un Hadîth dont un ou plusieurs narrateurs qui se suivent ont été retiré au début de la chaîne de transmission. Ce genre de "Hadith" est considéré comme étant irrecevable dans l'argumentation, sauf s'il est mentionné dans un ouvrage sûr et fiable ("Sahîh Boukhâri" par exemple), auquel cas, son statut est différent.


3. Selon le nombre de rapporteurs impliqués dans chaque étape de la chaîne de transmission


3-1) Moutawâtir - Consécutif (ou notoire)

Ce dit d'un Hadîth qui est rapporté par un si grand nombre de personnes qu'il est impossible qu'ils se soient concertés pour convenir d'un mensonge.
Il n'existe aucun doute sur la validité, la véracité et l'authenticité d'un tel Hadith. Pour ce genre de tradition, il n'y a aucun besoin de faire des recherches sur l'état des transmetteurs et des narrateurs ("Râwi"). Des ouvrages spécifiques ont été rédigés par les savants afin de compiler ce genre de Hadiths. On pourrait citer à titre d'exemple le "Qatf oul Azhâr" de l'Imâm As-Souyoûti et le [Nazm oul Moutanâthir min al Hadithil Moutawâtir] de Mouhammad Al Kattâni.

3-2) Ahad - isolé

ce dit d'un Hadîth qui est relaté par un nombre important de personnes mais dont le nombre n'atteint pas celui du moutawatir. Il est encore divisé en :

3-2-1) Mach'Hour - célèbre (ou réputé)

Le Hadîth a été rapporté à chaque niveau de transmission par au moins trois rapporteurs. Certains savants utilisent l'appellation de [Hadith Moustafîdh] pour se référer à ce genre de Tradition.

3-2-2) Aziz - rare, fort

A n'importe quelle étape de la chaîne, deux rapporteurs au moins relatent le Hadîth.

3-2-3) Gharib - étrange

A un certain moment de la chaîne, seulement un rapporteur relate le Hadîth.

Le hadith dit mûtawatir est le hadith rapporté de manière récurrente avec à chaque niveau plus de 3 transmetteurs, alors que le hadith ahad est un hadith où il n'y a que 1 seul rapporteur a chaque stade de la chaîne, les gens de la Sûnnah acceptent tout les ahadith ahad et ce même dans les sujets de la croyance, alors que les gens de l'innovation disent nous ne prenons pas les ahadith ahad dans la croyance, c'est ce qui les à pousser à repousser le châtiment de la tombe par exemple.



4. Selon la nature du texte et de la chaîne


4-1) Mounkar - dénoncé

Ce dit d'un Hadîth qui est rapporté par un narrateur faillible, et dont le récit va à l'encontre d'un Hadîth authentique.


4-2) Moudraj - interpolé

Un ajout au texte du Hadîth par un rapporteur.


5. Selon le sérieux et la mémoire des rapporteurs


5-1) Sahih - Sûr, solide

Ach-chafi'i (رحمه الله) indique les obligations pour un tel Hadîth, qui n'est pas moutawatir, afin qu'il soit acceptable : "Chaque rapporteur doit être digne de confiance dans sa religion; il devra être connu pour être véridique dans son récit, de comprendre ce qu'il rapporte, savoir comment une expression différente peut modifier la signification du Hadîth, et de rapporter les mots du Hadîth mot pour mot, et pas seulement au niveau de sa signification".
Il est à noter que l'on distingue deux types de "Hadith Sahîh" : Le "Hadith Sahîh li dhâtihi" (Hadith valide en lui-même), qui correspond à la définition donnée ci-dessus, et le "Hadith Sahîh li Ghayrihi" (Hadith valide par autre que lui), qui désigne la Tradition dont l'une des personnes présentes dans la chaîne de transmission présente une défaillance minime sur un point précis, mais le Hadith en question est rapporté par d'autres voies, avec d'autres chaînes de transmission de force égale ou supérieure.

5-1-1) Hasan-Sahih

Pour information, il dit que les savants ont divergé sur l'explication de cette terminologie bien spécifique à At-Tirmidhi, et que le plus juste est que "hassan sahih" signifie que pour un hadith donné, le rapporteur pouvait être considéré comme transmetteur du sahih chez certains muhaddithin alors qu'ils n'était considéré que transmetteur du hassan chez certains autres, d'où l'adoption par l'imam Tirmidhi d'une classification intermédiaire des hadith rapportés par de telles personnes en "hassan sahih".


5-2) Hasan - bon

C'est celui qui ne présente pas de marginalité ou de défaut et qui a été rapporté par une chaîne de transmetteurs continue dont l'un des membres présente une défaillance minime par rapport aux conditions nécessaires pour le "Sahîh", et ce manque n'est pas compensé non plus par une autre chaîne de transmission.
Il est évident que ce genre de Hadith a une fiabilité et une force probante moindre par rapport au "Sahîh". Il n'en reste pas moins cependant qu'il est considéré comme source d'argumentation valide.


5-3) Da'if - faible

Ce dit d'un Hadîth qui n'atteint pas le statut de hasan. Habituellement, la faiblesse est : une discontinuité dans la chaîne, dans ce cas le Hadîth pourrait être - selon la nature de la discontinuité - mounqati' (cassé), mou'allaq (arrêter), mou'dal (perplexe), ou moursal (altéré), un des rapporteurs ayant un caractère suspect, par exemple en raison de ses mensonges, erreurs excessives, opposition au récit des sources plus fiables, participation dans l'innovation, ou ambiguïté entourant sa personne.
Cependant, quand un [Hadith Dhâ'if] est rapporté par différentes voies, et que sa faiblesse n'est pas dû à la perversité et au mensonge d'un de ses transmetteurs, dans ce cas, il acquiert une certaine fiabilité et devient valide dans l'argumentation. On l'appelle alors Hadith bon par autre que lui [Hasan li ghayrihi].


5-4) Mawdou' - fabriqué ou forgé

Ce dit d'un Hadîth dont le texte va à l'encontre des normes établies pour les paroles du Prophète, ou la chaîne comprend un menteur. Un Hadîth fabriqué peut également être identifié par une anomalie présente à une époque particulière (rébellion...)


Hadith wa Sûnnah
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 02:39


hadiths-faibles-ou-inventes.jpg

Après avoir reçu  le conseil de la part des gens de science, nous avons décidé d’ouvrir une nouvelle rubrique intitulée : «Les Hadiths faibles et inventés (ou mensongers) et leurs méfaits dans la nation». Car malheureusement, la nation musulmane a été empoisonnée par les ennemis de l’Islam tels que les «Zanadiquas» qui ne sont que de grands hypocrites. Ils faisaient apparaître l’Islam mais ils le combattaient de l’intérieur. L’un d’eux, à lui seul a réussi à insérer environ quatre mille Hadiths après les avoir forgés. Puis, trois hommes parmi les «Zanadiquas», qui sont connus pour avoir fabriqué des Hadiths et pour le mensonge, ont forgé plus de dix mille Hadiths. (L'équipe al-Baïda)


Après ce qui vient d’être cité, que peut penser le lecteur ?

D’autant plus qu’ici, il n’a pas été fait mention de tous les autres Hadiths forgés pour des buts divers, ou forgés pour certains objectifs précis comme par exemple à des fins politiques ou par fanatisme envers une école religieuse, tel le Hanafisme, le Malikisme, le Chafi’isme ou le Hanbalisme (qu’Allah fasse miséricorde à ces quatre imams jurisconsultes (Fouqaha) de l’Islam qui sont innocents de tout cela et qui n’ont rien fait d’autre que d’appeler à suivre le Coran, la Sounnah et les traces des compagnons).

Certains sont allés jusqu'à prétendre qu’ils n’ont forgé des Hadiths que pour se rapprocher d’Allah ou d’autres encore l’ont fait par appartenance à une race, une tribu ou à une région... 

Il y en a également qui les ont forgés par erreur, sans but malsain comme par  exemple certains juristes faibles de mémoire, qui n’ont pas de connaissance dans la science du Hadith ainsi que ses règles. 

Quant à la propagation de ces Hadiths faibles ou mensongers, il faut savoir qu’elle est relativement importante, puisqu’on les retrouve même dans des livres de jurisprudence (Fiqh) ou dans les interprétations du Coran (Tafsir) et dans bien d’autres livres encore... 

Mais malgré tout cela, Allah a destiné à un groupe parmi les savants (les imams de la Sounnah) de se charger de dévoiler ces Hadiths et de démontrer leur faiblesse ou leur invention et ils ont pu ainsi purifier l’Islam de ce qui ne lui appartient pas, qu’Allah  les récompense, sans oublier bien-sûr que le mérite entier ne revient qu’à Allah .

D’ailleurs al Hafidh al Imam Djamal-dine abi Faradj ‘Abder-Rahman ibnoul Jawzi al Baghdadi (mort en 597 H) a dit : « Lorsqu’il fût impossible à une personne d’introduire dans le Coran ce qui ne lui appartient pas, certaines personnes se mirent alors à ajouter des paroles à celles du Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) (c’est à dire les Hadiths) et ils forgèrent sur lui ce qu’il n’a jamais dit. Mais Allah a fait naître des savants qui ont débarrassé les Hadiths (faibles, faux) puis ils ont éclaircit l’authentique et dévoilé ce qui était mauvais ». 

Ibnoul Jawzi a également ajouté que ces hommes sont présents à chaque époque mais qu’ils diminuent.

Donc, il n’y a rien d’étonnant, malheureusement, d’entendre un bon nombre de prêcheurs citer des Hadiths faibles lors de leurs conférences, ou lors du prêche du vendredi ou encore dans des cours religieux.

Parmi les causes de cela, il y a l’ignorance de cette science (c’est à dire la science du Hadith) et le fait de ne pas s’être soucié de l’importance de se baser sur des livres qui relatent uniquement des Hadiths authentiques (Sahih) ou bons (Hassan). De même, ils n’ont pas prêté attention aux livres qui traitent et avertissent contre ces Hadiths faibles ou mensongers, ce qui leur aurait permis d’être à l’abri du mensonge sur le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui). Car il faut savoir que le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui), lui-même, nous a mis en garde contre le fait de dire sur lui ce qu’il n’a pas dit comme il est rapporté dans le Hadith Sahih : Le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui),  a dit :  

« Celui qui dit sur moi ce que je n’ai pas dit, qu’il prépare sa place en enfer. »
Voir Sahih de Boukhari (Kitab el ‘Ilm) n°110 d’après abou Houreïra et Mouslim  n°109 d’après Salama. 

Puis, dans un autre Hadith rapporté chez Mouslim et d’autres, le Messager (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :

 « Un mensonge sur moi n’est pas comme un mensonge sur un autre. Celui qui ment sur moi volontairement, qu’il s’apprête à occuper sa place en enfer. »

Et le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :  

« Celui qui rapporte sur moi un Hadith qui lui paraît mensongé, alors lui-même fait parti des menteurs »
Sahih Mouslim selon Soumra ben Joundab et el Moughira ben choughba

Ce Hadith est la preuve qu’il ne faut pas se servir des Hadiths faibles, et celui qui se sert d’un Hadith faible après qu’on lui ait prouvé sa faiblesse, alors cette personne rentre dans ce Hadith. Et selon Soumra, le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit :

« Lorsque je vous raconte un Hadith, alors ne rajoutez rien sur moi »
voir Silsilatou Sahiha vol 1 / n°346

On voit donc à travers ces Hadiths, que la personne se doit de faire attention à ce qu’elle rapporte sur le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) , ce qui lui évitera d’être concerné par cet avertissement terrible. 

Parmi les méfaits des Hadiths faibles, mensongers et forgés, on trouve beaucoup de fausses croyances et d’adorations innovées. Ils sont aussi à l’origine de certaines pratiques considérées licites par les gens alors qu’elles sont interdites ou bien le contraire, des choses licites qu’ils ont rendu  interdites....


Recherche effectuée par Abou Hajar
source : al.baida.online.fr

Hadith wa Sûnnah
Les ahadiths faibles ou inventés
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 01:43
Tout musulman avisé peut constater que les bases et les fondements indispensables à l’étude de la science de la relation et de la transmission des informations traditionnelles [‘Ilm al hadith] se trouvent dans le Coran et la Tradition Prophétique (As Sounna).

 

Allah ‘aza oua djal dit dans son livre:

 

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِن جَاءكُمْ فَاسِقٌ بِنَبَأٍ فَتَبَيَّنُوا

« Vous qui avez cru, si un pervers venait à vous apporter une nouvelle, alors vérifiez là. »
[Sourate les appartements, verset 6].


 

Quand à la Sounna, on peut y relever le dire du Prophète (صلى الله عليه و سلم): « Allah agrée un homme qui nous a entendu dire quelque chose et l'a transmis comme il l'a entendu. Car il se peut souvent, que celui à qui l'on transmette saisisse mieux que celui qui a entendu.

 

Et  dans une autre narration : « Car il se peut souvent que le porteur de connaissance religieuse transmette à qui est plus savant que lui et que souvent, le porteur de connaissance ne soit pas savant ». [Rapporté par At-Tirmidhi et il l'a considéré comme "Hassan- ou Sahih", Abou Daoud, Ibn Majah et Ahmad).


Ainsi, dans ce noble verset et cet illustre hadith, figure le principe de la vérification des informations, comment les traiter avec vigilance, les comprendre, et la précision dans leur transmission à autrui.
A partir de ce commandement, venant d'Allah le Très haut, et de son Prophète (صلى الله عليه و سلم), les compagnons vérifiaient scrupuleusement la transmission des faits et leur conformité, surtout s'ils doutaient de la sincérité du transmetteur. De là, se présenta la question de la chaîne de transmission et de son importance au regard de l'acceptation des faits ou leur refus. Ainsi, il y a dans l'introduction du Sahih de Mouslim, d'après Ibn Sirin, son propos suivant : Avant, ils ne posaient pas de questions sur la chaîne de transmission (isnad), mais lorsque les troubles (fitna) apparurent, ils dirent alors : « Nommez-nous vos hommes (transmetteurs de l'information) ». S'il s'agissait des gens de la Sounna, on acceptait leur hadith; s'il s'agissait de gens de l'innovation religieuse, alors on ne prenait pas leurs hadiths en considération.

De plus, comme l'information ne pouvait être acceptée qu'après la connaissance de sa chaîne de transmission, apparut alors la science de la critique et de l'agrément (jar oua ta'dîl) des transmetteurs, la connaissance des chaînes continues ou interrompues, des défauts subtils.

Ainsi, on commença à émettre des réserves sur quelques transmetteurs, mais à une faible proportion, car rares étaient les rapporteurs désavoués en ces temps premiers.

Ensuite, les savants approfondirent ce domaine, au point que se multiplièrent les sciences ayant trait au hadith et sa maîtrise, comment le transmettre et le rapporter, l'abrogeant de l'abrogé, celui à caractère singulier, etc.

 

Cependant, tout cela était traité oralement par les savants.

Puis, la question évolua et ces sciences furent transcrites et enregistrées; néanmoins, cela se trouvait en des endroits éparts de livres traitants aussi d'autres sujets, comme le dogme, le droit, et la science du hadith. Enfin, lorsque les sciences parvinrent à leur maturité, que furent énoncées les règles et les définitions et que toutes les matières furent indépendantes les unes des autres, cela au 4ème siècle de l'hégire, les savants séparèrent alors la science des normes et définitions du hadith (moustalah) en ouvrage indépendant.

 

Notions premières


1- La science des Normes du Hadith (moustalah al hadith)

Une science composée de sources référentielles et de règles, par laquelle on connait l'état des transmetteurs de l'information et de l'énoncé de l'information, de manière à l'accepter ou la refuser.


2-Son domaine

La chaîne des transmetteurs et l'énoncé de l'information traditionnelle, de manière à l'accepter ou à la refuser.


3-Son intérêt

Discerner l'authentique du défaillant parmi les hadiths.


4-Le hadith

a) Au sens propre: Synonyme de "jadid" au sens de nouveau. Son pluriel est "Ahadith", contrairement à la construction régulière.

b) Au sens terminologique (istilah) : Ce qui est rapporté du Prophète (صلى الله عليه و سلم) comme paroles, actions, acquiescements ou caractéristiques.


5-L'information traditionnelle (Al-Khabar)

a) Sens propre: L'information, au pluriel "akhbar"

b) Sens terminologie, il y a trois avis:

- Il a le même sens que le hadith, c'est à dire qu'ils ont le même sens terminologique.

- Il lui est différent. Ainsi, le hadith est ce qui provient du Prophète (صلى الله عليه و سلم) tandis que l'information (Al-Khabar) est ce qui provient d'un autre que lui.

- Son sens est plus général que le hadith, ainsi le hadith est ce qui provient du Prophète (صلى الله عليه و سلم) et l'information traditionnelle ce qui provient de lui ou d'un autre.


6-L'information traditionnelle au sens large (Athar)

a) Sens propre "Athar" signifie ce qui reste de la chose.

b) Au sens terminologique: Il y a deux avis

-Même sens terminologique que le hadith.

-Différent de lui: C'est ce qui est rapporté des compagnons et des suivants, comme paroles ou actes.


7-La chaîne des transmetteurs (isnad)

Elle a deux significations:

a) C'est imputer le hadith à son locuteur, en relatant la succession des transmetteurs.

b) C'est la succession des personnes conduisant à l'énoncé du hadith. En cela il a le même sens que "sanad".


8-La chaîne de transmission (sanad)

a) Au sens propre: Synonyme de support. Appelé ainsi, car le hadith s'appuie et repose sur elle (la chaîne des transmetteurs).

b) Sens terminologique: La chaîne des hommes conduisant à l'énoncé de l'information traditionnelle.


9-L'énoncé de l'information traditionnelle (al-mathn)

a) Sens propre: Lieu quelconque de la terre, dur élevé.

b) Sens terminologique: L'énoncé des termes de l'information traditionnelle, à la suite de la chaîne des transmetteurs.


10-La référence (al-mousnad)


a) Nom passif, au sens d'être rapporté à quelque chose.

b) Sens terminologique:

Trois définitions:

- Tout livre dans lequel est réuni ce qui est attribué à chaque compagnons séparément, comme relations d'informations traditionnelles.

- Le hadith remontant jusqu'au Prophète (صلى الله عليه و سلم) dont la chaîne de transmetteurs est continu.

- A le même sens que "sanad" (chaîne de transmetteurs)


11-Le rapporteur de chaîne de transmetteurs (al-mousnid)

Celui qui rapporte le hadith avec sa chaîne de transmetteurs, qu'il en ait une science ou qu'il se borne simplement à la rapporter.


12-Le connaisseur du hadith (al mouhaddith)

Celui qui s'occupe de la science du hadith en la rapportant, et aussi en la maîtrisant, et qui a connaissance de nombreuses relations d'informations traditionnelles et de l'état de leurs transmetteurs.


13-L'érudit (al-hâfiz)

Deux avis:

a) Même sens que le mouhaddith.

b) Il est à un rang plus élevé que le mouhaddith, de sorte que ce qu'il sait de chaque génération de transmetteurs l'emporte sur ce qu'il ignore.


14-L'autorité (Al-Hakim)

Celui dont la science recouvre l'ensemble des hadiths, de sorte que seul un nombre restreint d'entre eux, lui manque. C'est l'opinion de certains savants.


Source : minhage.ifrance.com
Article tiré du livre "tayssir al moustalah" du Dr. Mahmoud At-Tahhan.

Hadith wa Sûnnah
LA SCIENCE & LES SAVANTS
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 03:08

INTRODUCTION


Le propos qui suit est le texte d’une conférence que j’ai donnée à Duha -capitale du Qatar- en le mois béni de Ramadan 1392 de l’hégire. Certains frères m’ont en effet suggéré de la publier en raison de l’importance des enseignements qu’elle recèle et du besoin ressenti par la communauté à ce niveau. En réponse à leur requête et pour marquer l’événement, j’entreprends ici de la diffuser afin de la rendre accessible au plus grand nombre. J’ai par ailleurs pris soin de l’agrémenter de quelques titres qui permettront à nos chers lecteurs d’en retirer les principales idées. J’espère ainsi qu’Allah me comptera parmi ceux qui concourent à la défense de Sa religion et au secours de Sa voie, et qu’Il me rétribuera pour ce travail. Il est, certes, le Plus Généreux de tous les recours.


La Place de la Sûnnah en Islam.

La Louange est à Allah. Nous Le louons et implorons Son aide ainsi que Son pardon. Nous nous réfugions auprès de Lui contre le mal de nos propres âmes et contre nos mauvaises actions. Nul ne saurait égarer celui qu’Allah guide ou guider celui qu’Il a égaré. J’atteste qu’aucune divinité n’est digne d’être adorée en dehors d’Allah, L’Unique et sans associé, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Messager. Puisse Allah lui accorder, ainsi qu’à sa famille et à l’ensemble de ses compagnons, salut et abondantes bénédictions.

« Ô vous qui portez la foi ! Craignez Allah comme il se doit et ne mourrez que pleinement soumis ! »
Sourate La Famille de ‘Imrâne, Verset 102. (traduction relative et approchée)

« Ô vous les gens ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être et a créé de celui-ci son épouse pour faire se répandre, à partir de ces deux là, beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au Nom duquel vous vous implorez les uns les autres et craignez de rompre les liens de parenté. Certes, Allah vous observe parfaitement . »
Sourate Les Femmes, Verset 1. (traduction relative et approchée)

« Ô vous qui portez la foi ! Craignez Allah et ne vous exprimez qu’en bien, afin qu’Il purifie vos oeuvres et vous accorde le pardon de vos péchés. Quiconque obéit à Allah et à Son Messager recevra une énorme récompense. »
Sourate Les Coalisés, Verset 70 et 71. (traduction relative et approchée)

Certes, la plus véridique des paroles est celle d’Allah, et la meilleure des voies est celle de Muhammad. Les pires choses sont celles que l’on a introduites [en religion]. Or, toute chose introduite est innovation, toute innovation est égarement et tout égarement mène à l’enfer.

Cela dit :

Je ne pense pas pouvoir présenter à cette noble assistance -vu l’éminence des savants et des professeurs qui la composent- quoi que ce soit qu’elle n’aurait jamais acquis en termes de science. Et à supposer qu’il en soit ainsi, je me contenterai, par ces mots, de vous adresser un rappel et de me conformer par là à cette parole dans laquelle Allah nous dit :

« Et rappelle car certes le rappel profite aux croyants »
Sourate Les Vents dispersateurs, Verset 55. (traduction relative et approchée)

Je n’ai pas trouvé judicieux de vous entretenir -en cette nuit bénie de ce vénéré mois de Ramadan- des divers mérites et prescriptions qui lui sont attachés et d’autres questions de ce genre qui sont généralement le fait des sermons et des discours d’orientation dont les jeûneurs tirent énormément de bénéfices. J’ai plutôt opté pour l’étude d’un point d’une extrême importance en ce qu’il a trait à l’un des fondements de cette voie sharî‘a) qu’Allah a instituée, à savoir :


L’importance de la Sunna dans la législation islamique

hadith

La fonction de la Sunna vis-à-vis du Coran.

Vous savez tous qu’Allah a élu Muhammad صلى الله عليه وسلم en le gratifiant de la prophétie et qu’Il l’a distingué en lui confiant Son message. Il a donc fait descendre sur lui Son livre, le Noble Coran, dans lequel Il lui a ordonné -entre autres commandements- de l’expliquer aux gens. Ainsi a-t-Il dit :

« ... et Nous avons fait descend sur toi le Coran afin que tu exposes clairement aux gens ce qu’on a fait descendre pour eux... »
Sourate Les Abeilles, Verset 44. (traduction relative et approchée)

Mise en évidence qui, selon moi, est de deux sortes :

a) La première est celle du texte et de ses règles, autrement dit : la transmission du Coran sans en cacher la révélation et sa récitation à la communauté tel qu’Allah le lui a révélé. Ce qui correspond à la signification du verset dans lequel nous pouvons lire :

« Ô Messager ! Transmets ce qui t’a été descendu de la part de ton Seigneur. Si tu ne le faisais pas, alors tu n’aurais pas communiqué Son Message... »
Sourate La Table, Verset 67. (traduction relative et approchée)

‘Â’isha (qu’Allah l’agrée) a d’ailleurs dit dans l’un de ses hadiths : « Celui qui vous relate que Muhammad a dissimulé une chose qu’il avait reçu l’ordre de transmettre a proféré là un énorme mensonge. » Suite à quoi elle a cité le verset ci-dessus mentionné. Une version de l’Imâm Muslim rapporte cet autre propos de ‘Â’isha (qu’Allah l’agrée) :
« Si vraiment le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم avait voulu dissimulé une chose qu’il avait reçu l’ordre de transmettre, il aurait caché la parole d’Allah suivante : « Quand tu disais à celui qu’Allah avait comblé de bienfait, tout comme tu l’avais comblé : « Garde pour toi ton épouse et crains Allah », et tu cachais en ton âme ce qu’Allah allait rendre public. Tu craignais les gens et c’est Allah qui est plus digne d’être craint... »

b) La seconde est celle du sens des mots, des phrases ou des versets que la communauté a besoin de voir explicités. Ce qui a lieu le plus souvent avec les versets à signification sommaire (Al Mujmal), générale (Al ‘Âmm) et absolue (Al Mutlaq) que la Sunna se charge respectivement d’expliciter, de spécifier et de restreindre. Et ces trois opérations se font par le biais de la parole du Prophète
صلى الله عليه وسلم , de sa pratique ou de son approbation. Le verset dans lequel Allah nous dit :

« Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main... »
Sourate La Table, Verset 38. (traduction relative et approchée)

illustre très bien ce point. En effet, le terme « As-Sâriq » a, tout comme le terme « Al Yad », une portée absolue. Dans le premier cas, c’est la Sunna orale qui est venue clarifier cette portée en la restreignant au « voleur qui dérobe le quart d’un dinar ». Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit ainsi : « La main n’est coupée que pour le vol d’un quart de dinar et plus ».
Rapporté par Al Bukhâri et Muslim

C’est également la Sunna -par le biais de la pratique et de l’approbation du Prophète صلى الله عليه وسلم ou de la pratique des compagnons- qui a explicité celle du second terme puisque ces derniers avaient en effet pour usage de couper la main du voleur au niveau du poignet ainsi que cela est bien connu dans les ouvrages de hadiths. Et c’est encore elle qui a clarifié le sens du terme « Al Yad » cité dans le verset du Tayammum :

« ...et passez-vous-en sur le visage et les mains... »
Sourate Les Femmes, Verset 43
Sourate La Table, Verset 6. (traduction relative et approchée)

en précisant qu’il s’agit bien de la main. Le Prophète
صلى الله عليه وسلم dit à ce propos : « Le Tayammum consiste à frapper une fois [la terre] pour le visage et les mains (Al kaffayn) » .

Et voici d’autres versets qu’il est impossible de comprendre correctement sans recourir à la Sunna :

1) « Ceux qui ont cru et n’ont troublé la pureté de leur foi d’aucune injustice (zulm), ceux-là ont la sécurité et ce sont eux les bien-guidés. »
Sourate Les Bestiaux, Verset 82. (traduction relative et approchée)

Il s’avère que les compagnons comprirent «  Az-Zulm  » au sens général du terme qui englobe tous les types d’injustices, fussent-elles mineures. Ainsi dirent-ils au Prophète صلى الله عليه وسلم : « Ô Messager d’Allah ! Qui d’entre nous n’a pas entaché sa foi de quelque injustice ? » Et celui-ci de leur répondre : « Il ne s’agit pas de cela, mais uniquement de l’associationnisme (Ash-Shirk). N’avez-vous donc pas entendu la parole de Luqmân : « Ô mon fils ! Ne donne pas d’associé à Allah car l’associationnisme est vraiment une énorme injustice »
Rapporté par Al Bukhâri, Muslim et d’autres

2) « Et quand vous parcourez la terre, ce n’est pas un péché pour vous de raccourcir la prière si vous craignez que les mécréants ne vous mettent à l’épreuve... »
Sourate Les Femmes, Verset 101. (traduction relative et approchée)

Le sens apparent du verset indique ici que le raccourcissement de la prière en voyage est conditionné par l’existence d’une situation de peur et d’insécurité. C’est ce qui explique que certains compagnons interpellèrent le Prophète صلى الله عليه وسلم en lui disant : « Qu’avons-nous à écourter [les prières] alors que nous vivons [à présent] en sécurité ? » Ce à quoi le Prophète صلى الله عليه وسلم répondit : « C’est là une aumône de la part d’Allah. Acceptez donc Son aumône. »
Rapporté par Muslim

3) « Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang... »
Sourate La Table, Vetset 3. (traduction relative et approchée)

Dans ce cas, la Sunna a mis en évidence le statut licite lié à la consommation du criquet et du poisson retrouvés mort et, en ce qui concerne le sang, de celle du foie et de la rate. Le Prophète صلى الله عليه وسلم dit ainsi : « Deux bêtes mortes et deux « sangs » nous ont été rendus licites : le criquet et le poisson, ainsi que le foi et la rate ».
Rapporté par Al Bayhaqi et d’autres dans des hadiths remontant jusqu’au Prophète Marfu‘) ou s’arrêtant à un compagnon Mawqûf). Précisons que la chaîne du hadith Mawqûf est authentique et qu’il a le statut d’un hadith Marfû‘ car un tel propos ne peut être tenu sur la base d’une opinion personnelle.

4) « Dis : « Dans ce qui m’a été révélé, je ne trouve rien dont la consommation a été interdite à qui que ce soit si ce n’est la bête trouvée morte, le sang qu’on a fait couler, la chair de porc -car c’est une souillure- ou ce qui par perversité a été sacrifié à autre qu’Allah... »
Sourate Les Bestiaux, Verset 145. (traduction relative et approchée)

C’est la Sunna qui est ensuite venue stipuler l’interdiction relative à des aliments non évoqués dans ce verset. Ainsi le Prophète صلى الله عليه وسلم a-t-il dit : « tous les prédateurs à défenses et tous les oiseaux à serres sont illicites » .
D’autres hadiths contenant cette interdiction existent comme celui dans lequel le Prophète صلى الله عليه وسلم nous dit : Allah et Son Messager vous proscrivent les ânes domestiques car ils sont malsains ».
Rapporté par Al Bukhâri et Muslim

5) « Dis : « Qui a interdit la parure qu’Allah a produite pour Ses serviteurs ainsi que les bonnes nourritures... »
Sourate Al A‘râf, Verset 32. (traduction relative et approchée)

Là encore, la Sunna a mis en évidence que tout n’est pas permis en termes de parure. Il est en effet avéré que le Prophète صلى الله عليه وسلم sortit un jour au devant de ses compagnons avec de la soie dans une main et de l’or dans l’autre, et qu’il leur dit : « Ces deux choses sont illicites pour les hommes de ma communauté et autorisées pour leurs femmes » .
Sachant que les hadiths allant dans ce sens abondent et sont bien connus dans les deux « Sahîhs » et dans les autres ouvrages.

Bien d’autres exemples, connus des spécialistes du hadîth et de la jurisprudence, existent à ce niveau. Et ce qui précède nous met clairement en évidence l’importance de la Sunna dans la législation islamique. Ainsi, lorsque l’on s’attarde sur les exemples précédemment cités -sans parler de ceux que nous n’avons pas évoqués- on acquiert la certitude qu’il est impossible de parvenir à une compréhension [correcte] du Coran sans recourir simultanément à la Sunna.

Dans le premier cas, on s’aperçoit en effet que les compagnons ont compris le terme « Az-Zulm » selon sa signification apparente. Et même s’ils étaient -ainsi que les a décrits Ibn Mas‘ûd- « les plus éminents et les plus vertueux membres de la communauté, ceux dont la connaissance était la plus profonde et qui s’imposaient le moins de choses », ils ont buté sur ce terme dont ils ont eu une compréhension erronée.
Ne fut-ce donc la présence du Messager صلى الله عليه وسلم qui les corrigea et les guida vers la véritable signification de cette « injustice » qui désigne ici l’associationnisme, nous leur aurions emboîté le pas et aurions commis la même erreur. Mais Allah nous a préservé d’une telle chose grâce à l’orientation du Prophète صلى الله عليه وسلم et de sa Sunna.

De même pour le second exemple : ne fut-ce le hadith que nous avons cité, nous resterions au minimum perplexes quant à la possibilité, en voyage, d’écourter les prières en temps de paix et de sécurité. Nous serions peut-être même allés jusqu’à conditionner cette pratique à la peur et l’insécurité, ainsi que cela apparaît à première vue dans le verset et ainsi que l’auraient compris les compagnons s’ils n’avaient pas vu le Prophète -et eux avec lui- agir de la sorte en temps de paix.

L’absence du hadith [que nous avons cité] dans le troisième cas nous aurait ici amenés à déclarer illicites des « bonnes choses » qui nous sont pourtant autorisées, à savoir : le criquet et le poisson d’une part, et le foie et la rate d’autre part. Et de la même façon, sans les hadiths mentionnés dans le quatrième exemple, nous aurions déclarés cette fois licites des choses qu’Allah nous a proscrites par le biais de Son Messager صلى الله عليه وسلم, à savoir : les prédateurs à défenses et les oiseaux à serres. Idem enfin dans le dernier exemple où nous aurions permis le port de la soie et de l’or.

Et c’est d’ailleurs de là que vient cette formule en usage chez les salafs qui disaient : « La Sunna statue sur le Livre ».


L’égarement de ceux qui se contentent uniquement du Coran au détriment de la Sunna

Il est cependant attristant de constater que certains exégètes et auteurs contemporains en arrivent, en se fondant uniquement sur le Coran, à juger licite la consommation des prédateurs à défenses ainsi que le port de l’or et de la soie. Plus attristant encore est l’existence, actuellement, d’un groupe dont les membres s’auto désignent par l’appellation « Al Qur’âniyyûn » et dont la démarche consiste à interpréter le Coran sur la seule base des passions et de la raison, sans recourir pour cela à la Sunna authentique. Celle-ci est donc subordonnée chez eux à leurs passions. Qu’elle concorde avec leur opinion et ils s’y agrippent ; mais qu’il n’en soit pas ainsi et ils la rejettent.

Or, on serait presque tenté d’affirmer que c’est à cette tendance que le Prophète صلى الله عليه وسلم faisait allusion lorsqu’il a dit : « Que je ne trouve personne qui, allongé sur son divan et recevant un ordre ou une interdiction de ma part, réponde en disant : « Nous suivons ce que nous trouvons dans le Livre d’Allah » .
Rapporté par Al Bukhâri

Une version d’un autre rapporteur mentionne que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « ...« Ce que nous y trouvons d’illicite nous le déclarons illicite. » [Que l’on sache] que j’ai reçu le Coran et son équivalent avec ».
Une troisième version précise enfin qu’il a ajouté : « Certes, ce que le Messager d’Allah déclare illicite est identique à ce qu’Allah déclare illicite ».

Mais plus attristant que tout, ce propos émanant d’un éminent auteur qui affirme -dans l’introduction de l’un de ses ouvrages consacré à la législation et au dogme islamique- ne s’être référé qu’au Coran pour l’écrire !! Ce hadith authentique prouve donc de façon catégorique que la Législation islamique n’est pas composée du seul Coran, mais bien du Coran et de la Sunna. Dès lors, quiconque [affirme] se fonder sur l’une seule de ces deux sources ne se fonde en fait sur aucune d’elles puisque toutes deux ordonnent de se référer à l’autre. Allah dit en effet :

« Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Allah.. »
Sourate Les Femmes, Verset 80. (traduction relative et approchée)

« Non ! Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décrété tout en se soumettant pleinement [à ta sentence] »
Sourate Les Femmes, Verset 65. (traduction relative et approchée)

« Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’Allah et Son Messager ont décidé d’une chose, d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son Messager s’est certes égaré de façon évidente ».
Sourate Les Coalisés, Verset 36. (traduction relative et approchée)

« Prenez ce que le Messager vous apporte. Quant à ce qu’il vous interdit, abstenez-vous-en... »
Sourate Al Hashr, Verset 7. (traduction relative et approchée)

Et il me plaît en cette occasion d’évoquer cette anecdote vérifiée de source sûre et concernant Ibn Mas‘ûd (qu’Allah l’agrée). [salaf]] Une femme se présenta à lui et lui dit : « Est-ce bien toi qui affirme qu’Allah maudit celles qui épilent les sourcils, celles qui se les épilent, celles qui tatouent... ».
Ce à quoi il répondit : « Effectivement ».
Et la femme de reprendre : « J’ai lu le Livre d’Allah d’un bout à l’autre et je n’ai pas trouvé ce que tu affirmes là ».
Ibn Mas‘ûd lui dit alors : « Tu l’aurais pourtant trouvé si tu l’avais réellement lu. N’es-tu pas tombée sur ce propos : « Prenez ce que le Messager vous apporte... » « Bien sûr ! », répondit-elle.
Suite à quoi Ibn Mas‘ûd lui dit : « Eh bien, [saches que] j’ai entendu le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم dire : « Allah maudit celles qui épilent les sourcils, celles qui se les épilent... » »[/salaf]
Authentifié par Al Bukhâri et Muslim
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L’insuffisance du recours à la langue dans la démarche de compréhension du Coran

Il apparaît clairement, d’après ce qui précède, que nul ne peut prétendre -et ce, quelque soit son degré de maîtrise de l’arabe et de ses procédés littéraires- parvenir à une compréhension correcte du Coran sans s’appuyer pour cela sur la Sunna orale et pratique du Prophète صلى الله عليه وسلم.
En effet, personne n’a jamais surpassé les compagnons dans la connaissance de l’arabe dans lequel le Coran leur est parvenu. En outre, cette langue n’avait pas encore été entachée par l’introduction des termes étrangers, des dialectes et autres barbarismes. Or, et parce qu’ils se basèrent uniquement sur la pratique qu’ils en avaient, tout ceci ne les a pas empêchés de faillir dans leur compréhension du verset précédent.
Il est donc évident que plus la connaissance de la Sunna par une personne est grande, plus cette dernière est -en comparaison à quelqu’un qui en est ignorant- apte à parvenir à une compréhension correcte du Coran et à en extraire des prescriptions.
Que dire alors de cette même personne si nous avions à la comparer à quelqu’un qui ne se fonde même pas sur la Sunna et ne lui accorde pas la moindre attention ? C’est pourquoi nous trouvons, parmi les principes de bases sur lesquels il y a unanimité entre les savants, que l’exégèse du Coran doit s’opérer par le biais du Coran lui-même et de la Sunna, puis à l’aide des propos des Compagnons, etc...

Il est dès lors possible d’avoir une vision claire de l’égarement des adeptes de la théologie spéculative (Ahl-ul Kalâm) -anciens et contemporains- et de leur contradiction à l’égard de nos pieux prédécesseurs tant au niveau de leurs croyances que de leurs prescriptions. On peut en effet situer cet égarement dans :

1 - Leur éloignement vis-à-vis de la Sunna et leur méconnaissance à ce niveau.
2 - Le recours à l’arbitrage de leurs facultés rationnelles et de leurs passions dans l’approche, entre autres, des versets relatifs aux attributs divins.

Et quel meilleur propos que celui contenu dans le commentaire de la profession de foi de l’Imâm At-Tahâwi (rahimahullah) où il nous est en effet donné de lire :
« Comment quelqu’un n’ayant pas étudié les fondements de la religion à partir du Coran et de la Sunna mais plutôt de telle ou telle personne peut-il se prononcer à ce niveau ? Car quand bien même il prétendait puiser ces connaissances du Livre d’Allah, [le fait est] qu’il n’étudie pas l’exégèse coranique sur la base des hadiths du Prophète صلى الله عليه وسلم, et des propos qui nous ont été rapportés -par des individus de confiance rigoureusement sélectionnés par les critiques en science du hadith- de la part des compagnons et de ceux qui les ont suivis en bien parmi la génération suivante. Ceux-ci ne nous ont en effet pas uniquement transmis les règles du Coran mais également sa signification. Par ailleurs, ils n’apprenaient pas le Livre d’Allah comme le font les enfants mais ils joignaient simultanément à cet apprentissage celui du sens [des versets]. Quiconque n’adopte pas la même méthodologie ne peut donc s’exprimer sur le Coran que sur la base de son opinion personnelle. Et quiconque s’exprime sur la base de son propre avis et de ce qu’il pense faire partie intégrante de la religion d’Allah commet un péché, quand bien même son propos s’avérait juste. Par contre celui qui puise son propos du Coran et de la Sunna se voit récompensé même s’il s’avère s’être trompé, et sa récompense est doublée s’il a vu juste ».
Charh Al’Aqîda At-Tahâwiyya p212 4ème édition

 

Plusieurs choses nous incombent dès lors :

1 - Nous soumettre pleinement au Messager صلى الله عليه وسلم et à son commandement.
2 - Accepter et croire à toutes les informations nous provenant de ce dernier sans nous y opposer sur la base de fantasmes pseudo-rationnels, sans leur imputer la moindre ambiguïté ou le moindre doute, et sans faire passer les opinions des hommes et les immondices de leur pensée avant elles.

Ainsi devons-nous donc exprimer son unicité صلى الله عليه وسلم : en consentant à recourir à son arbitrage et en nous soumettant pleinement [à son commandement]. Et ce, au même titre que nous exprimons l’unicité de Celui qui l’a dépêché en L’adorant, en nous soumettant et en nous humiliant devant Lui, en revenant vers Lui et plaçant notre confiance en Lui. Il incombe donc à tous les musulmans de n’établir aucune distinction entre les deux sources que sont le Coran et la Sunna en ce sens qu’il est impératif de se fonder simultanément sur chacune d’elles et d’établir la législation sur leurs bases. C’est cette démarche qui est en effet à même de les préserver de dévier ici et là et de ne pas faire machine arrière. Le Prophète صلى الله عليه وسلم a d’ailleurs clairement exprimé ce point en disant : « Je vous ai laissés deux choses. Tant que vous vous y maintiendrez, vous ne vous égarerez pas : le Livre d’Allah et ma Sunna. Et jamais ils ne se sépareront, jusqu’à ce qu’ils soient mis sur le fleuve des Prophètes (Al Hawd) ».
Rapporté par Mâlik et par Al Hâkim sur la base d’une chaîne de transmission bonne (hasan)


Remarque importante

Il me paraît évident d’insister sur le point suivant :

La Sunna qui possède cette importance dans la législation [islamique] est uniquement celle qui a été vérifiée -par des méthodes d’investigation scientifiques et sur la base de chaînes de transmission authentiques connues des spécialistes du hadith et de ses narrateurs- comme émanant du Messager d’Allah. Ce n’est pas celle qui se trouve dans les divers ouvrages d’exégèse coranique, de jurisprudence, d’incitation et d’intimidation, d’exhortation, etc... En effet, cette littérature regorge de hadiths faibles (Da‘îfs), rejetés (munkar) et forgés (Mawdû‘) que l’Islâm désavoue même totalement pour certains comme celui de Hârût et Mârût ou le récit d’Al Gharânîq.
J’ai d’ailleurs écrit et publié une épître entièrement consacrée à l’invalidation de ce récit. J’ai en outre entrepris le travail de citation des sources (Takhrîj) d’une grande partie de ces hadiths dans mon ouvrage intitulé « Silsilatul Ahâdîth Ad-Da‘îfa Wal Mawdû‘a Wa Atharuha As-Sayyi’ ‘Alal Umma ».
Leur nombre s’élève à présent à environ quatre mille mais seulement cinq cent d’entre eux ont fait l’objet d’une publication.

Il incombe donc aux gens de science -et cela vaut surtout pour ceux qui propagent et diffusent leur savoir et leurs avis juridiques (fatawas)- de ne tenir compte d’un hadith qu’après s’être assurés que celui-ci est avéré. Car les ouvrages de jurisprudence auxquels ils se réfèrent sont remplis, et cela est bien connu des savants, de hadiths faibles et rejetés ou sans fondement aucun. J’avais d’ailleurs entrepris un projet d’une importance capitale selon moi et qui aurait pû s’avérer très profitable pour les personnes qui s’occupent plus particulièrement de la jurisprudence. Je l’avais intitulé : « Les hadiths faibles dans les ouvrages de jurisprudence de référence  » en m’intéressant aux titres suivants :

1 - « Al Hidâya » d’Al Marghînâni pour ce qui est de l’école hanafite.
2 - « Al Mudawwana » d’Ibn Al Qâsim pour l’école mâlikite.
3 - « Charh Al Wajîz » d’Al Râfi‘i pour ce qui est du droit châfi‘ite.
4 - « Al Mughni » d’Ibn Qudâma pour l’acole hanbalite.
5 - « Bidâyatul Mujtahid » d’Ibn Rushd Al Andalûsi dans la discipline du droit comparé.

Malheureusement, il ne m’a pas été donné de l’achever en raison de sa non publication par la revue « Al Wa‘yul Islâmi Al Kuwaytiyya  » qui l’avait pourtant bien accueilli et m’avait promis de s’en charger après en avoir pris connaissance. Mais peut être aurai-je une autre occasion, in shâ Allah, d’établir -pour nos frères s’occupant spécifiquement de l’étude de la jurisprudence- une méthodologie scientifique précise qui puisse les aider et leur faciliter l’accès à la connaissance du degré d’authenticité de tout hadith, et ce :

1 - En consultant les ouvrages de référence auxquels il est impératif d’avoir recours à ce niveau.
2 - En mettant en évidence les spécificités et les avantages de chacun de ces ouvrages, tout en précisant ce sur quoi on peut se fonder [parmi les hadiths qu’ils contiennent].


Le hadith de Mu‘âdh relatif à l’opinion personnelle : sa faiblesse et ce qu’il faut en désapprouver

Je ne pourrais achever mon intervention sans attirer l’attention de l’assistance sur un célèbre hadith présent dans quasiment tous les ouvrages traitant de la science des fondements du droit islamique. Ma remarque tiendra en deux points :

1 - Son faible degré d’authenticité du point de vue de sa chaîne de transmission.
2 - Sa contradiction avec la double conclusion de notre étude, à savoir :
- l’interdiction de séparer le Coran et la Sunna sur le plan de la législation.
- la nécessité de se fonder simultanément sur ces deux sources de référence.

Le hadith en question est celui de Mu‘âdh Ibn Jabal (qu’Allah l’agrée) qui nous relate que « le Prophète صلى الله عليه وسلم lui avait dit, en le dépêchant au Yémen : « D’après quoi jugeras-tu ? » Ce à quoi il lui répondit : « D’après le Livre d’Allah. » Le Prophète lui dit ensuite : « Et si tu ne n’y touves pas [ton jugement] ? » Il lui dit alors : « [Je le chercherai] dans la Sunna du Messager d’Allah. » Et le Prophète de reprendre : « Et si tu n’y trouves pas [ton jugement] ? » Il lui dit alors : « J’entreprendrai un effort de réflexion personnelle et je n’épargnerai pas mes forces pour trouver une solution. » Ce que le Prophète commenta en disant : « Louange à Allah qui permis à l’émissaire de Son Messager de le satisfaire. » »

J’ai mis cela en évidence d’une façon indiscutable et peut être sans précédent dans mon ouvrage cité plus haut : « Silsilatul Ahâdîth Ad-Da‘îfa Wal Mawdû‘a Wa Atharuha As-Sayyi’ ‘Alal Umma  ».
Je me contenterai simplement de rappeler ici le jugement qu’en a donné le commandeur des croyants en termes de hadith. L’Imâm Al Bukhâri le qualifie en effet de « munkar  ». Ce qui me permet à présent d’évoquer cette contradiction à laquelle j’ai fait allusion dans mon propos précédent.

Ce hadith fournit, pour le juge, une méthodologie fondée sur trois étapes successives. Ainsi, il n’est permis à ce dernier d’établir son jugement sur la base d’un raisonnement personnel que s’il ne le trouve pas déjà dans la Sunna. De même, il ne lui est permis de puiser son jugement dans la Sunna que s’il ne le trouve pas dans le Coran. Une telle démarche est certes fondée chez l’ensemble des savants pour ce qui est du recours à la réflexion personnelle. Ainsi ces derniers ont-ils coutume de dire : « Tout raisonnement personnel est caduque en présence d’un Texte ».
Toutefois, elle ne l’est pas pour ce qui est du recours à la Sunna [dans le second cas], car c’est elle qui statue sur le Coran et l’explicite.

Il est donc impératif, pour les raisons que nous avons évoquées auparavant, de rechercher le jugement [relatif à une question donnée] dans la Sunna, même si l’on pense que le dit jugement se trouve dans le Coran. Ainsi, la Sunna n’est absolument pas, par rapport au Livre d’Allah, ce que le raisonnement personnel est vis-à-vis de celle-ci. Il est nécessaire de considérer le Coran et la Sunna comme ne formant qu’une seule et unique source de référence, ainsi qu’il y est fait allusion dans les propos suivants du Prophète صلى الله عليه وسلم : « [Que l’on sache] que j’ai reçu le Coran et son équivalent avec ». et :
« ...jamais ils ne se sépareront, jusqu’à ce qu’ils soient mis sur le fleuve des Prophètes ».

La catégorisation évoquée ici n’est donc pas correcte en ce qu’elle implique la séparation de ces deux sources, ce qui est nul et non avenu ainsi que nous l’avons vu précédemment.

Voilà les points sur lesquels j’ai souhaité attirer [votre] attention. Tout ce que j’ai dit de juste vient d’Allah et mes erreurs ne proviennent que de moi-même. J’implore Allah de nous préserver de tout faux pas et de tout ce qu’Il n’agrée pas, et notre dernière invocation est : « Que la louange soit à Allah, le Seigneur des Mondes ».


Auteur : Cheikh Nâciruddîn Al-Albânî
Traduction : Ali
source : sunna.com

Hadith wa Sûnnah
LA SCIENCE & LES SAVANTS
Les Sectes - At-Tawa-if
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 02:36
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Le suivi du Prophète, paix et bénédiction d'Allah sur lui
 
Cheikh Mohammad Ibn Salah Al-Otheïmîn
 

Le suivi, ne se concrétise que par six caractéristiques : que l’adoration corresponde à la législation dans sa cause, son genre, sa quantité, sa manière, sa période et son lieu.
 
 
1)   Que l’adoration soit identique à la législation dans sa cause.
 
Quiconque adore Allah par l’intermédiaire d’une adoration basée sur une cause que la législation n’a pas confirmé, cette adoration est alors rejetée car elle ne provient pas de l’ordre d’Allah et de son messager.
Et l’exemple de cela est la célébration de l’anniversaire du prophète (صلى الله عليه و سلم) ou encore de la nuit du 27 du mois de Rajab, en prétendant que l’ascension du prophète (صلى الله عليه و سلم) se réalisa lors de cette nuit. Cette célébration n’est point en accord à la législation et est rejetée.
 

Premièrement : car, du point de vue historique, il n’a pas été confirmé que l’ascension du messager (صلى الله عليه و سلم) se réalisa la nuit du 27 de rajab. Et dans les livres de hadith que l’on a entre nos mains, pas une seule lettre ne prouve que l’ascension du prophète (صلى الله عليه و سلم) s’est produite le 27 de Rajab et il est connu que cette information fait partie des informations qui ne peuvent être confirmées que par des  chaînes de rapporteurs authentiques.

Deuxièmement : même si nous supposons que cela soit confirmé, serait-il de notre droit qu’on  insère à cette date une adoration ou une fête? Jamais.
 
Et c’est pour cela que le prophète (صلى الله عليه و سلم), lorsqu’il entra à Médine et vit les Ansares (habitants de médine) célébrant 2 jours dans lesquels ils s’amusaient, dit :
«  Certes Allah a changé pour vous ces deux là (les fêtes) par mieux qu’elles »
 
et il leur évoqua la fête du Fitr et celle de l’Adha.
 
Et cela prouve la répugnance du prophète (صلى الله عليه و سلم) pour toute célébration introduite dans l’Islam à l’exception des fêtes islamiques, et elles sont au nombre de trois: deux fêtes annuelles, aid el Fitr et aid el Adha, et une fête hebdomadaire qui est le vendredi.
 
Et donc, à supposer que l’ascension du prophète (صلى الله عليه و سلم) soit confirmée la nuit du 27 Rajab (et cette confirmation est loin d’être fondée) il nous est impossible d’insérer à cet évènement quoique ce soit sans la permission du législateur.
 
Et comme je vous l’ai dit, l’innovation est une chose qu’il ne faut pas prendre à la légère et les traces qu’elle laisse sur le cœur sont néfastes même si l’homme pendant ces quelques instants éprouve une sensation de légèreté et de douceur.
 
La sensation sera, après peu, tout à fait le contraire car la joie du cœur dans le faux ne dure point, elle est plutôt suivie par la douleur et le regret. Et toute innovation possède un danger car elle implique un manquement vis-à-vis du message, car la déduction de cette innovation est que le messager, paix et bénédictions d'Allah sur lui, n’a pas achevé la législation malgré qu’Allah ai dit :
 
[…Aujourd’hui, j’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous mon bienfait et j’agrée l’Islam pour vous comme religion…]
(sourate Al-Maidah verset 3)

 
Et ce qui est étrange, c’est que certains, éprouvés par cette innovation, persévèrent fermement dans son application alors qu’ils se laissent aller dans ce qui est plus bénéfique, authentique et sérieux.
 
C’est pour cela que nous disons que la célébration de la nuit du 27 rajab, si l’on considère que c’est la nuit lors de laquelle s’est réalisée l’ascension du prophète, paix et bénédictions d'Allah sur lui, est une innovation car elle est basée sur une raison que la législation n’a pas donné.
 
 
2)   Que l’adoration corresponde à la législation dans son genre.
 
En prenant l'exemple de l’immolation d’un cheval, si un homme venait à sacrifier un cheval, ceci serait opposé à la législation dans son genre.
 
 
3)   Que l’adoration corresponde à la législation dans sa quantité.
 
Si quelqu’un venait a dire qu’il prie Le Dohr (prière du midi) six rakat (unités de prière), son adoration serait-elle en accord avec la législation ? Non, car elle ne correspond pas dans sa quantité.
Et si quelqu’un venait à dire « gloire à Allah et louange à Allah et Allah est le plus grand » 35 fois après chaque Salat (prière) prescrite, cela serait-il correct ?
 
La réponse : nous disons que si tu as voulu prendre le nombre comme adoration tu es en erreur et si tu as voulu l’ajout sur ce qu’a légiféré le messager tout en sachant que ce qui a été légiféré est 33 fois,  alors l’ajout ici est sans mal, car tu les as séparés dans ton intention et tu n’a pas pris ce nombre comme adoration.
 
 
4) Que l’adoration corresponde à la législation dans sa manière.
 
Si quelqu’un mettait en application une adoration correcte dans son genre, sa quantité et sa raison, toutefois elle est en opposition à la législation dans sa manière, cette adoration n’est point valable.
En exemple de cela: un homme a perdu ses ablutions, il refait donc ses ablutions, mais il lave tout d’abord ses pieds puis essuie sa tête, puis lave ses avant bras puis enfin son visage. Ses ablutions sont-elles correctes ?
Non, car il s’est opposé à la législation dans la manière.
 
 
4)   Que l’adoration corresponde à la législation dans sa période.
 
En exemple de cela: un homme jeûne le mois de Chaban ou Chawel au lieu de jeûner le mois de Ramadan, ou encore il prie le dohr (prière du midi) avant le zénith ou après que l’ombre de toute chose devienne de la même taille que celle-ci, car s’il prie le dohr avant le zénith, il l’aura prié avant son temps et s’il prie après que l’ombre de toute chose ait atteint la même taille que celle-ci, alors il aura prié après son temps, donc sa prière ne sera pas valable.
Et de ce fait, nous disons que si l’homme a délaissé la prière volontairement jusqu’à ce qu’elle sorte de son temps, et cela sans excuse valable, sa prière ne sera pas acceptée, même s’il prie mille fois.
Et de là, on tire une règle importante dans ce chapitre qui est : “Toute adoration délimitée par une période, si l’homme la sort de son temps sans excuse valable, elle ne sera pas acceptée, au contraire elle sera rejetée et la preuve de ceci est le hadith rapporté par Aicha : « Tout acte non-conforme à nos enseignements est à rejeter. »
 

5)   Que l’adoration corresponde à la législation en son lieu.
 
Si un homme venait à stationner le jour de Arafat (le 9 du mois de Dhul hijja) a Muzdalifah, alors son stationnement ne serait pas valide pour l’absence de correspondance dans le lieu entre l’adoration et la législation.
Et lorsque le prophète (صلى الله عليه و سلم) vit quelques-unes de ces femmes élevant des tentes dans la mosquée, il ordonna de défaire leurs tentes et d’annuler leur retraite spirituelle, et il ne les orienta pas vers une retraire spirituelle dans leurs maisons et cela prouve que la femme ne peut se retirer spirituellement dans sa maison car ceci est contraire à la législation dans le lieu.
 
Voilà donc les six critères, dont le regroupement est nécessaire pour que le suivi soit correct.
Et Allah est plus savant et que la prière et le salut soit sur Mohamed, sa famille, et ses compagnons.

 
 
Écrit par le grand savant Cheikh Mohammad Ibn Salah Al-Otheïmîne
                                 -qu'Allah lui fasse miséricorde-
 
 
Traduit par l'association "Aux sources de l'Islam" et révisé par l'équipe d'Islamhouse et par
http://sounna.over-blog.org.

Hadith wa Sûnnah
LA SCIENCE & LES SAVANTS
Les innovations religieuse - Al-Bida'a
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 02:16
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Le prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « je vous ai laissé deux choses, si vous vous y accrochez, vous ne vous égarerez jamais, le livre d’Allah et la Sounnah de son prophète. » 

[Hadith authentique (voir « assahîha » n°1761 de cheikh Albany]



«Kitâb (livre) Charh (explication) us-Sounnah»


Al-Imâm Abî al-Hassan Ibn ’Alî Ibn Khalaf al-Barbahârî
 

Al-Imâm [Abî al-Hassan Ibn ’Alî Ibn Khalaf] al-Barbahârî (rahimahullâh) [329 H]
Il est l’Imâm, le modèle, le Mudjâhid, le SHeikh des savants Hanbalites et le plus grand de son temps. Certes, il est considéré comme l’Imâm des Gens de la Sounnah et de la Djamâ’ah de son époque. a dit :

« Louange à Allâh qui nous a guidés à l’Islâm et nous a bénis en nous plaçant dans la meilleure des Communautés, nous lui demandons qu’Il nous accorde de rester avec ceux qu’Il aime et qu’Il agrée, et qu’Il nous préserve de ceux qu’Il blâme et qui provoquent Son courroux »
 
1] Sache ! Que l’Islâm c’est la Sounnah, et que la Sounnah c’est l’Islâm, et si l’un d’eux manque celui-ci ne peut s’établir.

2] La Sounnah est liée à la Djamâ’ah [groupe]. Quiconque souhaite [une chose] autre que la Djamâ’ah se divise d’elle en perdant de son cou le collier de l’Islâm, s’égarant et égarant les autres.

3] Les fondements sur lesquels la Djamâ’ah est construite sont : Les Compagnons de Muhammad (sallallahu ’alayhi wa sallam), qu’Allâh leur accorde à tous Sa Miséricorde. Ils sont les gens de la Sounnah et de la Communauté [Ahl us-Sounnah wal-Djamâ’ah]. Ainsi quiconque ne prend pas d’eux a certes innové, et toute innovation est un égarement, et tout égarement ainsi que ses Gens sont dans le Feu.

4] ’Oumar Ibn al-Khattâb (radhi ALLahû 'anhû) a dit : « Il n’y a aucune excuse pour celui qui s’est égaré tout en croyant qu’il a emprunté une bonne voie, ni même pour celui qui a abandonné la bonne voie, en pensant que celle-ci est un égarement. Certes après que les ordres [d’Allâh et de Son Prophète] ont été rendus clairs [al-Baynat] et que les preuves ont été authentifiées, l’excuse n’est plus valable. »
Rapporté par Ibn Batta dans « al-Ibânah al-Kubra » et al-Marouzî dans « as-Sounnah » p.90

Et cela parce que la Sounnah et la Djamâ’ah [groupe/communauté] ont établi toute la Religion. Et celle-ci [la religion] a été rendue claire aux gens, il en va donc aux gens [de s’y conformer] et de suivre [Itba’].

5] Sache ! Qu’Allâh t’accorde Sa Miséricorde - que la Religion est ce qui est venu d’Allâh - Tabâraka wa Ta’âla. Ce n’est pas une chose provenant d’un raisonnement des gens et de leurs opinions. La connaissance [al-’Ilm] est ce qui vient d’Allâh et de Son Messager, et ne suivez rien de vos passions, et vous ne dévirez pas de la Religion en sortant ainsi de l’Islâm. Il n’y pour vous aucune excuse depuis que le Messager d’Allâh a expliqué à sa Communauté [Ummah] la Sounnah, et l’a rendu claire pour ses Compagnons, et ils sont eux : « Al-Djamâ’ah » [la communauté/le groupe], ils constituent le Corps Principal [Sawâd ul-A’dham], et le Corps Principal : C’est la vérité et ses gens/partisans [al-Haqq wa Ahlahu].

Quiconque contredit les Compagnons du Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) dans les ordres de la Religion, est certes devenu mécréant [Kâfir].
Cette mécréance citée n’est pas une mécréance [kufr] qui fait sortir son auteur de l’Islâm, mais plutôt, une mécréance sous une mécréance [kufr douna kufr] qui fait que son auteur reste musulman, comme expliqué par SHeikh Dr Khâlid Ibn Qâssim ar-Radâdî (hafidhahullâh) dans son « Tahqîq » [vérification/examen] de cette rissâla [traité]. Pour plus de détail voir « Kitâb Charh as-Sounnah » p.66

6] Sache ! Les gens n’introduisent jamais une innovation [bid’ah] sans qu’ils délaissent par-là une Sounnah et ce qui se rapproche de cela. Prenez garde aux choses récemment inventées [Muhdathât]. Certes toute chose récemment inventée est une innovation [bid’ah], et toute innovation est un égarement, et tout égarement ainsi que ses gens sont dans le Feu.

7] Prenez garde aux petites innovations [Sighâr Muhdathât] car les petites innovations deviennent plus grandes [Kabîran]. C’est le cas pour toutes ces innovations introduites dans cette Ummah [Communauté]. Celles-ci [les innovations] ont commencé avec des petites choses [insignifiantes], prenant la forme de la vérité auprès de ceux qu’ils les ont permises, en y entrant, sans pouvoir ensuite en ressortir. Et ceci c’est agrandi [dans leur cœur] au point qu’ils ont pris cela comme religion [Dîn], divergeant ainsi de la voie droite [Sirât ul-Moustaqîm] et sortant ainsi de l’Islâm.

8] Voyez bien ! Qu’Allâh vous accorde Sa Miséricorde - toutes les paroles que vous entendez [et en particulier] à votre époque ! Et ne vous hâtez pas, et n’entrez pas dans une chose [ou une affaire] jusqu’à ce que vous ayez interrogé et bien vu : « Est-ce que vos paroles [sur cette chose] sont celles des Compagnons de l’Envoyé d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) ou bien d’un savant ? » Et si vous obtenez un récit [Athar] sur le sujet, alors accrochez-vous-y, et n’allez au-delà d’aucune de ces choses, et ne donnez de préférence à quoique ce soit, car vous tomberiez ainsi dans le Feu [Fî-Nâr].


9] Sache ! Sortir du chemin [Tarîq] se produit de deux manières :

Premièrement : Une personne qui se trompe de chemin [Tarîq] en ne voulant que le bien ; il n’est donc pas à suivre dans son erreur car il est dans la perdition.

Deuxièmement : Une personne qui délibérément s’oppose à la vérité [al-Haqq], et ses actes sont en contradiction avec ceux qui l’ont précédé parmi les pieux. C’est un égaré [Dhâl] qui, lui-même, égare [Moudhiloun] ; un Shaytân [Satan] rebelle dans cette Ummah [Communauté]. Et il est un devoir pour ceux qui savent, de mettre en garde les gens contre lui, en expliquant aux gens sa situation afin que personne ne tombe dans son innovation et soit ainsi dans la perdition.

10] Sache ! Qu’Allâh t’accorde Sa Miséricorde - L’Islâm d’un adorateur ne pourrait être complet, jusqu’à ce qu’il suive les Musulmans véridiques [Musadîqan Muslimân]. Quiconque prétend qu’il y a des ordres [des choses/des affaires] en Islâm que les Compagnons du Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) n’ont pas suffisamment développés, a mentit sur eux [les Compagnons], il s’est suffit de la division et les a insultés ; c’est un innovateur [Mubtadi’] égaré, en égarant les autres, et en introduisant en Islâm une chose nouvelle [Muhdathât] qui n’en fait point partit.
Kitâb Charh us-Sounnah de l’Imâm al-Barbahârî, p.65-67

Source : Manhajulhaqq

Hadith wa Sûnnah
LA SCIENCE & LES SAVANTS
Les innovations religieuse - Al-Bida'a
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