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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 23:44

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Cheikh Mouhammad Taqî Ud-Dîn Al-Hilâlî Al Maghribi



D'après ibn ‘Omar, qu'Allah l'agrée qui a dit : Le Messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :

« Le salut est avant la question, donc celui qui commencera par la question avant de saluer, ne lui répondez pas ».
Hadith Hassan. Voir dans « Assahiha », n°816.

D'après Jabir ibn ‘Abdillah -Qu'Allah l'agrée- le Messager d'Allah a dit :

« Ne donnez pas l'autorisation d'entrer à celui qui ne commence pas par le salut ».
Hadith Hassan. Voir « Assahiha », n°817.


Parmi les bienfaits de cette règle :

bouton--57- Il est donc interdit de poser une question ou de demander l'autorisation d'entrer avant de saluer
bouton--57- On ne doit pas répondre à celui qui pose une question avant de saluer.
bouton--57- On ne doit pas donner l'autorisation d'entrer à celui qui demande l'autorisation avant de saluer.

Et il convient d'enseigner à cette personne la manière d'agir

Un homme de Bani ‘Amar demanda l'autorisation d'entrer chez le Prophète en disant :
« Puis-je entrer ? »
Et le Prophète dit :
« Sors vers celui-là et apprends-lui la manière de demander l'autorisation d'entrer, et dis-lui de dire : « Que la paix soit sur vous, puis-je entrer ? »
L'homme l'entendit et il dit :
« Que la paix soit sur vous, puis-je entrer ? »
Alors le Prophète l'autorisa et l'homme entra. »

Hadith Sahih. Voir dans Sahih al-Boukhari,n°1084.


Références :
Tafsir as-Sa'di ; Tafsir ibn Kathir
Al- manhi ach-char'iyya de al-Hilali

3ilm.char3i.over-blog.com





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Devoirs envers autrui - wajîbûn 'alayna

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 01:52

farida123292670421_gros.gifQuestion n°201 :

Lorsque un homme téléphone, il arrive qu'une femme réponde, il demande alors si son frère, son mari ou aute est présent; y a-t-il un mal en cela ?

 

Réponse :

Dés lors que la discussion est inévitable, il est d'autant plus inévitable de saluer.
En régle générale, l'homme ne parle pas avec une femme, pour fermer la porte au prétexte, mais s'il ne craint à ce niveau aucun méfait, il n'y a aucun mal en cela.
De même, si la femme téléphone à l'une de ses soeurs ou une amie et qu'un homme répond, elle demande, par nécéssité, cette soeur ou cette amie.
Si elle doit forcémént parler avec un homme, qu'elle commence par le saluer car dans certains hadiths authentiques, il est cité que le prophète (aleihi salat wa salam) dit:

"Celui qui entame la discussion avec vous avant le salut, ne lui répondez point".
(Rapporté par Ibn al-Sunni)

 


Tiré du livre Receuil de fatawas concernant les femmes
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany

Source : 3ilm.char3i.over-blog.com





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Devoirs envers autrui - wajîbûn 'alayna

La mixité - Al-Ikhtilat

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 01:03

0025.gifQuestion :
 
Ma femme a pris la mauvaise habitude de maudire et d'insulter ses enfants, à la moindre occasion ; il lui arrive de recourir à la violence physique.
Je l'ai exhortée plusieurs fois de se débarasser de cette attitude, mais pour toute réponse, elle me dit : « c'est toi qui les as gâtés et ils sont malheureux.»
Cela a poussé notamment les enfants à éprouver de la haine à l'encontre de leur mère et ils ne s'intéressent plus du tout à tout ce qu'elle dit, et finalement, ils ont aussi appris à insulter et à frapper.
Que dit la religion, de maniere détaillée, de la conduite à adopter vis-à-vis de cette femme afin qu'elle se ravise ?
 Dois-je me séparer d'elle par le divorce pour que les enfants restent avec elle ?
Que dois-je faire ?
Veuillez m'éclairer et qu'Allah vous accorde la droiture. Que la paix, la miséricorde et la bénédiction d'Allah soient sur vous !


 

Réponse :

Maudire les enfants, et plus généralement maudire toute autre personne qui ne mérite pas la malédiction, fait partie de grands pêchés, car il est vérifié que le prophète (sallaAllahu 'alayhi wa salam) a dit :

« Maudire le croyant c'est (comme) le tuer ».

Il dit aussi : « Insulter le musulman est une perversité et le combattre est une impiété ».

Il dit encore : « Ceux qui maudissent ne seront ni des témoins, ni des intercesseurs, le Jour de la Résurrection ».

Il incombe à cette femme de se repentir, et de ne plus proférer d'insultes devant ses enfants.

Elle doit aussi abondamment implorer Allah de guider ses enfants et de les redresser.

Quant à vous en tant que mari, vous devez constamment l'exhorter et la mettre en garde contre les insultes qu'elle profère contre ses enfants et la mettre en quarantaine si elle ne tire pas profit de l'exhortation, mais dans la mesure où vous pensez que ce comportement peut l'amener à se raviser.

Au-delà de ces mesures, nous vous invitons à endurer cette situation dans l'espoir de la récompense Divine et à ne pas vous empresser de recourir au divorce.

Nous implorons Allah de nous accorder la guidance ainsi qu'à vous et à votre épouse.

Sheikh Ibn Baz Rahimahullah - Fatawa Islamiya [3/219]
Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdi-llâh Ibn Bâz

Copié à partir de : 3ilm.char3i.over-blog.com





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Devoirs envers autrui - wajîbûn 'alayna

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 21:38
as salamû 'alaykûm wa rahmatûLLahi wa barakatûh!

Que la paix de DIEU, sa miséricorde et ses bénédictions soient sur vous mes frères et sœurs partout dans le monde,

Ci-joint un article extrêmement intéressant que j’ai reçu du groupe « les éditions avant l’heure »

Qu’ALLAH donne le paradis à celui ou celle qui a élaboré cet article.

QU’ALLAH donne le paradis à celui ou celle qui transmis cet article.

Qu’ALAH donne le paradis à ceux qui vont le transmettre.

Qu’ALLAH donne le paradis à ceux qui vont le traduire.

Qu’ALLAH donne le paradis à ceux qui vont commencer à le vivre

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"As salamu 'alaykum

On entend souvent : " Il n'y a qu'Allâh qui juge, personne ne peut me juger à part Allâh, je n'ai de compte à rendre qu'à Allâh. " Cette phrase est vraie et fausse en même temps.

Elle est vraie dans l'absolu car c'est Allâh qui Seul décide ce qui est juste ou pas, ce qui est bon et ce qui est mauvais.

Mais elle fausse par rapport à l'intention des gens qui le disent. Car en général cette phrase signifie tout simplement :
" Tu n'es pas mieux que moi, laisse-moi tranquille, ne te mêle pas de mes affaires. "


C'est, comme on dit, une parole de vérité qu'on utilise pour prêcher le faux : kalimat haqq yurâdu bihâ bâtil !

Car s'il est vrai que déterminer le bien et le mal ne peut et ne doit se faire qu'en référence à Allâh et à Son prophète, il est vrai aussi qu'Allâh nous demande de juger par rapport à Sa loi. De se juger soi-même et de juger les autres. Juger pour condamner et sanctionner parfois, juger pour conseiller et montrer la bonne voie bien souvent, juger pour combler l'ignorance et chercher la satisfaction de notre Seigneur dans tous les cas.

Mais à cause des critiques qu'on reçoit, il est devenu très difficile de recommander à une femme de porter le voile, à un frère de porter la barbe, et même de dire aux gens qu'il faut tout simplement accomplir la prière. Plus difficile que de leur demander d'être poli ou d'aller voter par exemple, ou encore de bien travailler à l'école. Difficile au point que beaucoup ne se donnent plus la peine de continuer à prêcher le bon comportement et la bonne croyance. Pourtant...

Ordonner aux autres de faire le bien et leur interdire de faire le mal, c'est ce qu'on appelle en arabe la hisbah. Ou encore le amr bil ma'rûf et le nahy 'anil munkar. C'est-à-dire ordonner le convenable et tout ce qui est reconnu religieusement comme étant le bien et interdir le répréhensible et tout ce qui est reconnu religieusement comme étant le mal. On appelle cela également juger les gens, juger les frères, juger les actions...

C'est un des piliers de l'islam que de pratiquer la hisbah, pilier qui ne souffre d'aucune divergence dans la communauté des gens de la Sunnah. Or depuis toujours, des musulmans ont lutté contre ce pilier, qu'ils n'acceptent ni de pratiquer ni de recevoir de la part de leurs frères et soeurs. Ils se fondent sur tout un tas d'arguments dont nous présentons les cinq plus importants, suivant le plan de la risâlah du Docteur Fadhl Ilâhiy (Chubuhât hawlal amri bil ma'rûfi wan nahyi 'anil munkar).

Ce texte est une synthèse à partir de ce livre que nous vous présenterons in cha Allah petit à petit. On pourra mettre à profit la partie " discussion " de notre groupe pour les questions et les remarques que vous aurez. Comme d'habitude, si vous avez des corrections et des critiques à faire, elles sont les bienvenues, chers frères et chères soeurs.


Voici la liste des 5 faux arguments les plus répandus contre la hisbah.

1. On doit abandonner la hisbah car cela va à l'encontre du respect des libertés individuelles, qui est pourtant un des principes du Qur-ân : cela correspond au fameux " Ne te mêle pas de mes affaires ! ".

2. On doit abandonner la hisbah dans la mesure où l'égarement des égarés n'a pas d'influence sur nous : cela correspond à " Ne me saoule pas, toi je ne t'empêche pas de mettre le voile ! ".

3. On doit abandonner la hisbah tant qu'on n'est pas parfait dans l'application de l'Islâm : qui correspond à " T'es pas mieux que moi, tu fais beaucoup d'erreurs ! "

4. On doit abandonner la hisbah pour ne pas tomber dans la fitnah : qui correspond à " Vous les intégristes vous cherchez toujours les problèmes ! "

5. On doit abandonner la hisbah lorsque les gens ne répondent pas à l'appel : qui correspond à " Tu pourras me parler 100 ans, je n'ai rien à faire avec ce que tu me dis ! " ou " Tu vois bien qu'ils n'ont rien à faire avec ce que tu leur dis ! " .

Nous vous enverrons la synthèse des réponses à ces faux arguments in cha Allah.

Barakallahu fikum. Qu'Allah vous préserve."

Qu’ALLAH nous guide.
Qu’ALLAH guide par nous.
Qu’ALLAH guide l’humanité.


Que la paix de DIEU et ses salutations soient sur notre bien aimé Mohammad




source : Les éditions Avant l'Heure
Le groupe : Les éditions Avant l'Heure
Remerciement au frère sous le pseudo L'oasis De L'excellence
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 01:40

بِسْـــــــــــــــــــــمِ اﷲِارَّحْمَنِ ارَّحِيم

Après un aperçu sur l’obligation de demander l’autorisation pour entrer chez quelqu’un (voir le numéro précédent), nous allons nous intéresser à un autre comportement très important pour celui qui est invité et pour celui qui ne l’est pas, qui est : Le Salut.

Pour comprendre ce point, et bien sûr l’appliquer -incha Allah-, nous expliquerons ce verset :

Allah -Le Très Haut- a dit :

Traduction relative et approchée : « Quand donc vous entrez dans des maisons, adressez-vous mutuellement des salutations venant d’Allah, bénies et agréables. C’est ainsi qu’Allah vous expose ses versets, afin que vous compreniez » S24 V61

« Quand donc vous entrez dans des maisons… »

Les maisons dont il est question sont aussi bien les maisons dans lesquelles on est invité que nos propres maisons.

« …adressez-vous mutuellement des salutations… »

C’est à dire, saluez-vous les uns les autres. En fait, les musulmans ne forment qu’un seul individu de par l’affection, la compassion et la sympathie qu’ils éprouvent les uns envers les autres.

« …des salutations venant d’Allah… »

C’est à dire qu’Allah les a légiférées pour nous, et Il en a fait notre salut.

« …bénies… »

Le fait de dire uniquement « Que la paix soit sur vous » est considéré comme un manque dans le salut. Il est préférable d’y ajouter la miséricorde et la bénédiction d’Allah.

« …agréables… »

Le salut fait partie des bonnes paroles qui sont aimées auprès d’Allah. Ces paroles contiennent en elles-mêmes une bonne chose ainsi qu’une incitation à la fraternité et à l’amitié. 


Mais faut-il saluer si la maison est inhabitée, ou s’il n’y a personne lorsqu’on y entre ?



L’Imam an-Nawawi (rahimahûllah) cite dans son livre Sahih al Adhkar wa da’ifouhou (Corrigé par Salim al Hilali) vol.1 page 104 : « Il nous est rapporté dans al-Mouwatta de l’Imam Malik, qu’il est préférable de dire quand on entre dans une Maison inhabitée :

« Que la paix soit sur nous et sur les saints serviteurs d’Allah »


Salim al Hilali dit dans sa correction que ceci est DA’IF (faible) . 


Quelques règles à savoir, relatives au salut :


  • Il est interdit de parler avant d’avoir dit le salut

    D’après ibn ‘Omar -Qu’Allah l’agrée- qui a dit : Le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-a dit :

    « Le salut est avant la question,
    donc celui qui commencera par la question avant de saluer, 
    ne lui répondez pas ».
     Hadith Hassan. Voir dans « Assahiha », n°816.


  • D’après Jabir ibn ‘Abdillah -Qu’Allah l’agrée- le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

    « Ne donnez pas l’autorisation d’entrer
    à celui qui ne commence pas par le salut ».
     Hadith Hassan. Voir « Assahiha », n°817.

    Parmi les bienfaits de cette règle : 

    - Il est donc interdit de poser une question ou de demander l’autorisation d’entrer avant de saluer
    - On ne doit pas répondre à celui qui pose une question avant de saluer.
    - On ne doit pas donner l’autorisation d’entrer à celui qui demande l’autorisation avant de saluer. Et il convient d’enseigner à cette personne la manière d’agir. Un homme de Bani ‘Amar demanda l’autorisation d’entrer chez le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- en disant :

    « Puis-je entrer ? » Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dit :
    « Sors vers celui-là et apprends-lui la manière de demander l’autorisation d’entrer,
    et dis-lui de dire : « Que la paix soit sur vous, puis-je entrer ? »

    L’homme l’entendit et il dit : « Que la paix soit sur vous, puis-je entrer ? »
    Alors le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- l’autorisa et l’homme entra. » Hadith Sahih. Voir dans Sahih al-Boukhari,n°1084.

  • La réprobation de saluer d’un mouvement de poignets ou un mouvement de doigts

    D’après ‘Omar ibn Chou’aib, d’après son père, d’après son grand-père, le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

    « Ne fait pas partie de nous :
    Celui qui se donne une ressemblance à autre que nous, et ne ressemblez pas aux juifs ni aux chrétiens. Le salut des juifs est un signe des doigts et le salut des chrétiens est un signe du poignet. »
    Hadith authentique.

    Parmi les bienfaits de cette règle :
    - La réprobation de ressembler aux juifs et aux chrétiens dans le salut par le poignet ou les doigts.
    - Il faut préciser que le Hadith d’Asma bint Yazid -Qu’Allah l’agrée- n’est pas en contradiction avec celui précédemment cité, à savoir que :

    « Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- passa un jour par la mosquée alors qu’il y avait un groupe de femmes assises et il leur fit un signe de la main en les saluant. »

    Ceci porte sur le fait que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a rassemblé la parole et le geste pour saluer.


  • La réprobation de dire, pour celui qui demande la permission d’entrer : « C’est moi »

    D’après Jabir ibn ‘Abdillah -Qu’Allah l’agrée- qui a dit :

    « Je me rendis chez le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-, dans la religion il était au-dessus de mon père. Je frappais à la porte, et il dit : « Qui est là ? »
    Je dis : « C’est moi. » 
    Et il dit : « Moi, moi », comme s’il les avait désapprouvés ». Hadith authentique. Voir Sahih al-Boukhari, n°6250 et Sahih Mouslim, n°2155.


    Parmi les bienfaits de cette règle :

    - La réprobation pour celui qui demande la permission d’entrer de dire : « C’est moi » quand on lui demande « Qui est là ? ». Car cette réponse ne contient aucun éclaircissement et appelle plutôt à la confusion. Et parmi les droits de l’hôte, est qu’il sache le nom de celui qui lui demande d’entrer chez lui. 
    - Faisait partie de la voie des Salafs, le fait de dire leur nom lorsqu’ils demandaient la permission d’entrer. Et d’après ibn ‘Abbas -Qu’Allah l’agrée- qui a dit :

    « ‘Omar demanda la permission d’entrer chez le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- 
    et il a dit : « Que la paix soit sur le Messager d’Allah, que la paix soit sur vous, ‘Omar peut-il entrer ? ».
     Hadith authentique, rapporté par al-Boukhari n°1085, et par an-Nasai n°321 et n°322, et par Ahmad n°353 du tome 1 et par d’autres avec une chaîne authentique.


Références :
Tafsir as-Sa’di ; Tafsir ibn Kathir 
Al- manhi ach-char’iyya de al-Hilali 

Recherche effectuée par Oummou Mou’adh

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 01:39
بِسْـــــــــــــــــــــمِ اﷲِارَّحْمَنِ ارَّحِيم

Il est étonnant de constater que nombreux de nos frères et de nos sœurs ignorent les règles à respecter lorsqu’ils sont invités, ou pire encore, pensent qu’il n’en existe pas. Pourtant les versets et les Hadiths ne manquent pas dans le sujet. Afin d’inciter nos frères et nos sœurs à appliquer ces règles et ainsi respecter leurs devoirs envers les personnes qui les invitent, nous exposerons le comportement à adopter lorsqu’on est invité, ou même lorsqu’on ne l’est pas. Le sujet étant vaste, nous commencerons dans ce numéro par le premier point : L’autorisation. 

Allah a dit : 

Traduction relative et approchée : " Ô vous qui croyez, ne rentrez pas dans les maisons qui ne vous appartiennent pas sans prévenir… " S24 V27. 

Dans ce verset, Allah montre qu’il faut demander l’autorisation avant d’entrer dans les maisons qui ne nous appartiennent pas.


Que faire si cette autorisation ne nous est pas donnée ?



Pour répondre à cette question, prenons le Hadith d’après Abou Mas‘oud al Badri qui rapporte :

« Quelqu’un invita le Prophète-prières et bénédiction d'Allah sur lui- à un repas destiné à cinq personnes.
Or quelqu’un les suivit. Une fois arrivé à la porte, le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- dit à leur hôte :
« Celui-ci nous a suivis. Si tu veux bien lui permettre de partager notre repas, sinon il se retire ».
L’autre dit :« Je lui permets plutôt de partager notre repas, ô Messager d’Allah ».
Rapporté par al Boukhari & Mouslim


Les Morales du Hadith



On peut tirer de cette preuve plusieurs morales :
  • Il est permis à une personne si elle invite des gens d’en déterminer le nombre…

    Certaines personnes disent que si elle détermine le nombre d’invités, alors elle est avare. Mais en fait il est possible que cette personne n’ait pas de grands moyens financiers, et qu’elle ait besoin de préparer la nourriture pour un nombre précis de personnes afin que chaque invité ait assez à manger.

  • Il est permis à un individu de suivre des personnes qui sont invitées à manger…

    …alors qu’il ne l’est pas lui-même, puisque le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- n’a pas empêché l’homme de les suivre. Plutôt, il a demandé la permission de rentrer pour lui.

  • C’est la personne qui est invité qui doit demander la permission de rentrer pour celle qui les a suivi…

    …Lorsque tu es invité et que tu arrives avec une personne qui n’a pas été invitée, il faut demander la permission de rentrer pour elle. Particulièrement, si tu penses que tu as été invité pour un but précis qui ne concerne que toi et la personne qui t’a invité.

  • Il n’y a aucun reproche à faire au maître ou à la maîtresse de maison s’il ne donne pas la permission de rentrer à celui qui a suivi ceux qui étaient invités…

    …Effectivement, le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- a demandé la permission pour celui qui les avait suivi. Ce qui signifie, qu’il a donné le choix à l’hôte : S’il veut, il l’autorise ; s’il veut, il lui demande de repartir.


Allah a dit : 

Traduction relative et approchée : " Si on vous dit de repartir, repartez. Ceci est plus pur pour vous. " S24 V28. 

Il ne doit pas y avoir de gêne dans ton cœur et tu ne dois pas ressentir de malaise, si tu demandes à quelqu’un la permission de rentrer chez lui, et qu’il te répond de repartir car il est occupé. 

Différencie-toi de ces gens qui lorsqu’ils demandent l’autorisation de rentrer chez quelqu’un et qu’on leur répond de repartir, la rancœur reste en eux. Ceci est une erreur, car les gens ont des choses particulières à faire dans leurs maisons. Alors lorsqu’on te dit : « Repars, car je suis occupé », repars avec le cœur allégé et tranquille, car tu as appliqué la loi d’Allah ! 


RÉFÉRENCES: 
Tafsir ibn Kathir
Charh Riyad Salihine de Cheikh ‘Otheymine 

Oummou Mou‘adh
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 01:26



Au nom d’Allah le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux

Louange à Allah le Seigneur de l’Univers! Que le Salut et les Prières d’Allah soient sur le maître des premières et des dernières générations, notre maître et notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa famille, ses Compagnons, et tous ceux qui suivent leur voie et qui s’accrochent à leur tradition jusqu’au Jour des comptes !

La sagesse consiste à mettre les choses à leur place, non à opter soit pour la douceur soit pour la dureté dans toutes les situations…


Allah révèle: (Si tu vois ceux qui discutent sur nos Versets, détourne-toi d’eux jusqu’à ce qu’ils parlent d’autre chose. Si Satan te fait oublier, ne reste pas, après t’en être souvenu, avec les gens injustes).
Le bétail ; 68



(Il vous est révélé dans le Livre que si vous entendez des gens renier et railler les Versets d’Allah, ne vous asseyez pas avec eux jusqu’ils discutent d’autres choses, sinon vous seriez comme eux. Allah va rassembler dans la Géhenne les hypocrites et les mécréants tous ensemble).
Les femmes ; 140


Quelle est la position des traditionalistes concernant le fait d’entamer une polémique avec les innovateurs? En règle générale, le discours avec eux est de deux sortes:

il y a les textes de la Loi et les paroles des gens de sciences venant confirmer la controverse bénéfique. Autrement dit, toute discussion qui permet d’établir la vérité et de réfuter le faux ou bien qui a pour but d’enseigner et de mettre au clair des questions problématiques.

L’autre catégorie concerne la controverse négative. Autrement dit, toute discussion qui a la propension de réfuter la vérité et de défendre les mauvaises tendances; ou si celle-ci est effectuée à des fins illégitimes comme le fait de polémiquer sur des notions ambiguës; ou bien autour de la vérité après avoir été établie; ou encore pour des raisons personnelles (pour exhiber sa perspicacité, son intelligence et sa culture, par ostentation; ou pour recevoir les éloges des autres ou toute autre intention pernicieuse comme vouloir tenir tête ou par fanatisme). Le Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) a dit à ce sujet :


«Allah jette en Enfer quiconque étudie la science pour se disputer avec les faibles d’esprit, pour rivaliser avec les savants, ou pour tourner les esprits vers lui.»
Rapporté par e-Tirmidhî (2656) dans kitâb el ‘Ilm, selon Ka’b ibn Mâlik ; ce Hadith est considéré bon.


Selon Jâbir (radhi Allahû 'anhû), le Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) a déclaré également : «N’étudiez pas la science pour vous mesurer aux savants ni pour vous disputer avec les faibles d’esprits ni pour impressionner vos assemblées. Quiconque fait cela, ce sera l’Enfer! Ce sera l’Enfer!» Rapporté par ibn Mâja (254), ibn Hibbân (77), el Hâkim (1/86), qui l’a authentifié ; e-Dhahabî a approuvé son jugement. Ce hadith est authentique. Il a également été recensé par ibn ‘Adî, selon Abû Huraïra (t) et avec le même énoncé, à la différence où le Prophète (r) a ajouté : « …mais étudiez-la pour le Visage d’Allah et la Demeure éternelle. »


Toute discussion rentrant dans le deuxième ensemble est condamnable et donc interdite, Voir : Mawqif ahl e-sunna wa el jamâ’a min ahl el ahwâ wa el bida’ de Sheïkh Ibrahim e-Rahaïlî. comme nous allons le voir.

Parmi les nobles desseins que l’Islam revendique, c’est de veiller à guider l’humanité afin de la faire adhérer à cette religion comme le Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) l’a enseigné à ‘Ali (radhi Allahû 'anhû), le jour où il l’a envoyé en mission à Khaïbar:

«Si Allah guide un seul homme par ton intermédiaire, cela vaut mieux pour toi que la meilleure richesse (un chameau brun en l’occurrence ndt.)
Rapporté par el Bukhârî (4210) et Muslim (2406).

Ainsi, quiconque emprunte par la faveur d’Allah le chemin de la Sunna, doit servir de guide aux personnes égarées de la bonne voie ou négligentes dans leur adhésion à la Sunna. Il incombe de mettre tous les moyens possibles en œuvre pour guider les gens et de familiariser les cœurs à recevoir la vérité. Pour cela, la prédication doit opter pour la douceur comme nous l’enseigne le Seigneur le Très-Haut en s’adressant à Moussa et Haroun en ces termes:


(Rendez-vous chez Pharaon qui s’est rendu rebelle et tenez-lui un doux langage, ainsi se reprendra-t-il ou va-t-il s’émouvoir (craindre)).
Ta-Ha ; 43-44


Celle-ci consiste à désigner les gens par les noms dignes de leur rang. Le Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) a entamé son courrier à Harqal (Héraclius) en ces termes: À Harqal le Grand de Rome. Il surnommait également ‘Abd Allah ibn Ubaï ibn Sallûl, Abû el Hibâb. Elle consiste également à endurer l’insensibilité des autres en se comportant de la meilleure façon en retour, sans chercher spécialement à précipiter leur adhésion. Allah le Très-Haut révèle:


(Patiente comme ont patienté le cercle des résolus (Ulû el ‘Azm) parmi les Messagers et ne soit pas pressé au sujet de leur sort).
El Ahqâf ; 35


Sheïkh el Islam ibn Taïmiya (rahimahûllah) a souligné au terme de son épître el ‘Aqîda el Wâsitiya après avoir établi les principes fondamentaux du dogme des traditionalistes, qu’ils se caractérisent en plus par les choses suivantes: « Ils ordonnent le bien et interdisent le mal conformément aux exigences de la Législation divine. Ils adhèrent à faire le pèlerinage, la prière du vendredi et de l’Aïd sous la tutelle des différents gouverneurs qu’ils soient bons ou mauvais. Ils sont assidus à la prière en assemblée. Ils ont pour principe religieux de prodiguer le bon conseil à la communauté. Ils adhèrent au sens des paroles du Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) :

«Les croyants les uns envers les autres sont comme un solide édifice. Ils sont attachés les uns les autres.»

Il a, pour l’expliquer, croisé les doigts. Il a dit également: «l’exemple des croyants dans leur affection réciproque, leur miséricorde, et leur compassion, est comme un seul corps; si un membre se plaint, c’est tout le corps qui souffre de fièvre et d’insomnie.»
Ils enjoignent également d’être patient dans l’adversité, d’être reconnaissant dans l’aisance, et d’être satisfait du mauvais destin. Ils appellent au bon comportement et aux bonnes œuvres. Ils sont convaincus du sens des paroles du Prophète (salallahû 'alayhi wa salam): «Le musulman dont la foi est mieux achevée, c’est celui qui a le meilleur comportement.» Ils recommandent de garder les liens avec celui qui les a coupés, de donner à celui qui refuse de donner, de pardonner à la personne injuste envers soi. Ils enjoignent d’obéir aux parents comme ils ordonnent d’entretenir les liens de sang et de veiller au bon voisinage. Ils condamnent l’orgueil, l’arrogance, l’injustice, et de s’en prendre à autrui à tort ou à raison. Ils encouragent la vertu et interdisent le vice. Tout ce qu’ils peuvent faire ou dire dans ce domaine ou autre, ils ne font que suivre le Coran et la Sunna. Le chemin qu’ils suivent, c’est la religion musulmane révélée par Allah à Mohammed (salallahû 'alayhi wa salam).» Fin de citation.

Selon ce principe, en matière de morale (ordonner le bien et interdire le mal), c’est la délicatesse et la douceur qui prédominent comme le Seigneur le révèle:


(Appelle au chemin de Ton Seigneur avec sagesse et le bon sermon, et polémique avec eux de la meilleure manière).
Les abeilles ; 125


Selon ‘Âicha (radhi Allahû 'anha) l’épouse du Prophète (salallahû 'alayhi wa salam), ce dernier a dit: «la douceur ne se trouve pas dans une chose sans l’embellir, et elle n’est pas ôtée d’une chose sans la nuire.» Rapporté par Muslim (2594).

Or, s’il n’y a pas d’autre façon de venir à bout du mal que d’avoir recours à une certaine sévérité, le cas échéant il n’y a aucun inconvénient à le faire. Allah révèle:


(Ne polémiquez point avec les gens du Livre si ce n’est de la meilleure façon, sauf avec les injustes parmi eux. Dites: Nous avons cru à Celui qui nous a révélé et qui vous a révélé le Livre, notre dieu et le vôtre est un, et nous lui sommes soumis).
L’araignée ; 46


Et cela, même à l’encontre des musulmans. Allah lui-même a autorisé la confrontation par les armes en cas de force majeure, qui représente pourtant le comble de la brutalité. Il a déclaré en effet:


(Si deux clans parmi les croyants se font la guerre, vous devez les réconcilier. Et si l’un d’eux se rebelle contre l’autre, alors réprimez le rebelle jusqu’à ce qu’il se plie à l’Ordre d’Allah).
Les appartements ; 9


Il est d’ailleurs tout à fait plausible que le croyant soit plus virulent envers son propre frère qu’envers un non-musulman. Moussa ('alayhi salam) s’est en effet comporté gentiment envers Pharaon au moment où il fut intransigeant envers son frère de sang Haroun ('alayhi salam) à tel point qu’il y a eu de sa part ce que le Seigneur nous relate:


(Il a pris son frère par les cheveux pour le tirer vers lui). El A’râf ; 150


Le Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) était lui-même susceptible d’être plus exigeant envers certains savants parmi ses Compagnons quand ceux-ci venaient à se tromper qu’il ne pouvait l’être avec d’autres. Mu’âdh par exemple; comme ce dernier s’étendait quelque peu en présidant la prière, il le réprimanda en ces termes:«Serais-tu un perturbateur Mu’âdh?» Rapporté par el Bukhârî (6106) et Muslim (465).

En parallèle, sa réaction était plus complaisante envers le bédouin ayant uriné dans la mosquée, comme il est précisé dans Sahîh el Bukhârî (220) et autre. Il a également réprimandé Usâma ibn Zaïd lorsque ce dernier tua un païen sur le champ de bataille, après qu’il eut prononcé l’acte de foi, en disant: «Hé Usâma! Tu l’as tué après qu’il ait témoigné: il n’y a d’autre dieu en dehors d’Allah! Il l’a tellement répétécommenta Usâma, que j’aurai voulu n’avoir jamais embrassé l’Islam avant ce jour.» Rapporté par el Bukhârî (3269) et Muslim (96). Usâma a tiré les fruits de ce sévère conseil à l’époque où l’assassinat de ‘Uthmân (radhi Allahû 'anhû) a engendré des troubles. Cela a laissé en lui l’appréhension d’avoir la main complice dans le sang versé des musulmans. E-Dhahabi a souligné à ce sujet: «Usâma a profité des réprimandes du Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) le jour où ce dernier lui a dit: «que fais-tu Usâma de: il n’y a d’autre dieu en dehors d’Allah!» Il ne s’est pas sali les mains et est resté cloîtré chez lui, ce qui est une bonne initiative.» E-Saïr (2/500-501).

Ibn Taïmiya (rahimahûllah) fait très pertinemment remarquer: «Le croyant et son frère sont comme les deux mains qu’il faut frotter pour laver: la saleté ne peut s’enlever si ce n’est en faisant preuve d’un peu de rigueur. L’intention toutefois de les nettoyer et de les rendre douces justifie tout à fait cette rigidité.» Majmû’ el fatâwâ (28/ 53-54). Voir pour ce passage : Madârik e-nadhar fi e-siyâsa e-shar’iya de Sheïkh ‘Abd el Mâlik Ramadhânî.

Remarque : il incombe à toute personne en quête de science, surtout aux prédicateurs, de distinguer entre l’hypocrisie (modâhana) dans les relations et l’habilité (modârat). L’habilité est en effet recommandée. Celle-ci est en relation avec la douceur et la précaution dans les relations. Dans Lisân el ‘Arab (14/355), il est précisé: «Être habile avec les autres consiste à être doux, d’avoir de bons rapports avec eux, et de les supporter afin de ne pas les faire fuir.» L’hypocrisie (l’adulation ou la flatterie) quant à elle, est condamnable. Celle-ci est liée à la religion. Allah le Très-Haut a révélé:


(Ils aimeraient que tu leur fasses des concessions pour en faire). La plume ; 9


El Hasan el Basrî a dit en commentaire à ce Verset: «Ils aimeraient que tu sois transigeant (ou accommodant) dans ta religion afin qu’ils le soient en retour dans la leur…» Tafsîr el Baghawî (377/4).

Ainsi, la personne diplomate est souple dans ses relations avec les autres sans ne faire pour autant aucune concession dans sa religion. Tandis que l’hypocrite ou le mauvais complaisant cherche à gagner la faveur des gens au prix de sacrifier certains principes. Le Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) était le mieux éduqué des hommes et le plus compatissant envers sa communauté. Cet aspect représente le côté doux et compréhensif de sa personnalité. À l’inverse, il était résolu et implacable dans les affaires de la religion. Il ne faisait aucune concession à qui que ce soit. Cet aspect représente son attachement résolu à la religion, contrairement à l’hypocrite. Les personnes en quête de science doivent bien tenir compte de cette différence. Certains gens s’imaginent en effet que la gentillesse et la souplesse dans les relations avec autrui sont une preuve de faiblesse et un manque de rigueur ou de négligence (tamyî’); au moment où d’autres s’envisagent que le bon comportement envers les gens consiste à approuver leur mauvais chemin ou à fermer l’œil sur leurs erreurs. Ces deux extrêmes ont tort et sont aussi loin de la vérité l’un l’autre. Il faut donc faire attention à ce point, qui est dangereux et glissant. La plupart des gens ne sont pas épargnés de se tromper dans ce domaine, à l’exception de ceux qu’Allah a bien voulu guider et faire parvenir à la réussite. Voir : Nasîha li e-shabâb de Sheïkh Ibrahim e-Ruhaïlî.

Au sujet du tamyî’: Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a dit: «Il est complètement erroné de prétendre que les innovateurs adhèrent à la tendance des anciens. Cela est inconcevable sauf dans la situation où l’ignorance prend le pas sur la science qui se fait rare.» dans Majmû’ el fatâwâ (156/4). À notre époque, certains assument qu’ils adhèrent à la tendance des anciens alors qu’il n’en est rien. Certains s’aventurent même à donner aux mouvements hisbistes contemporains, dont certains adhèrent à la pensée kharijite, le nom de mouvement salafî. Ils assument que la salafiya est le tronc commun entre ses mouvements. Tel est le résultat lorsque l’ignorance prend le pas sur la science qui se fait rare comme l’a judicieusement fait remarquer Sheïkh el Islam ibn Taïmiya. L’autre raison consiste à dire qu’ils veulent simplement diluer, noyer, dissoudre, faire fondre (tamyî’) la da’wa Salafiya fondée sur le Coran et la Sunna conformément à la compréhension des Pieux Prédécesseurs. Le but c’est de faire entrer certaines tendances égarées dans le cercle des traditionalistes. Voir : Kun Salafiyan ‘ala el Jadda Sheïkh ‘Abd e-Salâm e-Suhaïmî.

La définition du tamyî’: si ce terme accepte de se faire définir, c’est donc: de faire entrer certaines tendances égarées dans le cercle des traditionalistes. Comme le dit Sheïkh Rabî’, le mot tamyî’ n’est pas un terme technique dans le sens propre du terme, c’est plutôt un comportement, une caractéristique. Depuis l’apparition des hérésies, aucune secte dont les mumayyi’ûn seraient les partisans, ne porte ce nom, même s’il est vrai, qu’à travers les époques, les sectes quelque peu laxistes comme les murjites (si on considère ce terme comme un terme générique), ont toujours œuvré pour amenuiser le rigorisme à leurs yeux de la tendance traditionaliste. Les traditionalistes en effet se caractérisent pour dénoncer et lutter contre toute forme d’hérésie. La meilleure façon pour les conspirateurs innovateurs d’échapper à leur jugement, c’est de se les concilier, d’où l’un des sens du terme tamyî’. Mais c’est peine perdue d’avance...


Si tous ces points sont clairs, voici des exemples où les anciens refusaient et préconisaient de ne pas faire de polémique avec les «gens des passions».

Selon Nâfi’, le captif d’ibn ‘Omar: «Subaïgh l’Iraquien s’interrogerait sur certaines choses du Coran au milieu des troupes musulmanes. Quand il s’est rendu en Égypte, ‘Amr ibn el ‘Âs le fit envoyer à ‘Omar ibn el Khattâb. Quand le messager lui remit la lettre, ‘Omar la lut et demanda après cet homme.
Il est en route, répondit le messager.
Fais attention à ne pas le laisser partir, s’écria ‘Omar, sinon tu risques de recevoir de ma part une punition douloureuse.

Après l’avoir ramené, ‘Omar interpella l’intéressé : «Tu es en quête de nouveautés?» Il se fit apporter sur-le-champ des tiges de palmiers fraîches pour le frapper à tel point qu’il lui laissa des marques sur le dos. Ensuite, il le laissa se rétablir pour le corriger à nouveau. Quand il se rétablit après sa deuxième correction, il le convoqua pour le corriger une troisième fois, mais Subaïgh l’en empêcha en s’exclamant: «Si tu veux me tuer alors, fais-le proprement, mais si tu veux me soigner, sache par Allah! Que c’est déjà fait.» Dès lors, il le laissa retourner sur ses terres. Il écrivit à Abû Mûsa el Ash’arî de ne laisser personne s’assoir avec cet homme; cela fut pour lui d’autant plus pénible.» Rapporté par e-Dârimî (I/55-56). Sheïkh el Islam ibn Taïmiya précise que le deuxième Khalife leva cette mise en quarantaine quand il apprit que l’intéressé s’était repenti de ses maux. Cette punition lui servit plus tard quand les Kharjites vinrent frapper à sa porte. Il leur fit savoir que le sermon du serviteur vertueux (‘Omar) fit ses effets. Voir Majmû’ el fatâwa (4/3-4).

Ibn ‘Abbâs a dit (radhi Allahû 'anhû): «Ne vous asseyez pas avec les gens des passions, car leur présence affecte les cœurs.» El Ibâna d’ibn Batta (438/2).

Lorsqu’on interrogea ibn ‘Omar sur les Qadarites, ce dernier répondit: «Si vous rencontrez ces gens-là, alors dites-leur que je n’ai aucun lien avec eux et qu’ils n’ont aucun lien avec moi.» Rapporté par Muslim (8).

Ma’mar affirme: «Ibn Tâwûs était assis chez lui lorsqu’un individu parmi les mou’tazilites est entré. Il voulut parler, mais ibn Tâwûs se mit les doigts dans les oreilles et dit à son fils: «Mon fils! Mets les doigts dans tes oreilles et tiens-les fort pour ne pas entendre ses paroles.» » Idem. (452/2)

Selon Ismâ’îl ibn Khârija, deux individus parmi les «gens des passions» sont entrés chez ibn Sirîn pour lui dire: «Hé Abû Bakr! Laisse-nous te raconter un hadith?
Non! Répondit-il.
Nous pouvons alors te réciter un Verset du Livre d’Allah?
Non! Insista-t-il, sortez d’ici ou s’est moi qui sors!
Abû Bakr! Lui a fait remarquer l’une des personnes présentes, quel mal y avait-il si tu avais écouté juste un Verset?
J’ai craint, répondit-il, qu’ils me fassent entendre un Verset déformé qui risquerait de s’ancrer dans mon cœur.»
E-Dârimî (120/1 n° 397).

Sâlim prétend qu’un homme parmi les «gens des passions» a demandé à Ayyûb: «Je peux te questionner sur un mot?
Ayyûb s’est alors détourné en s’écriant: non! Pas même sur la moitié d’un mot, pas même sur la moitié d’un mot à deux reprises en faisant un signe du doigt. » El Ibâna d’ibn Batta (447/2).

D’après e-Dârimî et ibn Batta, el Hasan disait: «Ne vous asseyez pas avec les gens des passions, n’entamez aucune polémique avec eux, et n’écoutez pas leurs paroles.» Idem. (435/2).

D’après el Âjurrî et e-Lâlakâî, toujours selon el Hasan: «Quelqu’un s’est présenté à lui pour lui dire:
Hé Abû Sa’îd! Je voudrais entamer une polémique avec toi.
Éloigne-toi de moi! Lui a-t-il sévèrement répondu, moi je connais ma religion. Fais plutôt une polémique avec quelqu’un qui doute sur sa religion.»
Idem. (444/2).

D’après ‘Abd Allah le fils de l’Imam Ahmed, Abû Qilâba a dit: «Ne vous asseyez pas avec les gens des passions, et ne faites pas de polémiques avec eux car ils risquent de vous faire sombrer dans leur égarement et de troubler vos connaissances.» Idem. (435/2).

Hanbal ibn Ishâq a dit,j’ai entendu dire Abû ‘Abd Allah: «Les innovateurs, il ne convient à personne de s’asseoir avec eux, de les fréquenter, ou de se familiariser avec eux.» Idem. (444/2).

L’Imam Ahmed a dit également : «Nous avions l’habitude d’entendre de la part des gens de sciences que nous avons rencontrés, qu’ils arboraient que l’on puisse parler ou s’asseoir avec les gens égarés.» El Ibana d’ibn Batta (472/2).

Sâlih ibn Ahmed raconte: «El Huzâmî est venu voir mon père après avoir visité ibn Abî Duwâd. Quand mon père ouvrit la porte et le vit devant lui, il rentra et lui ferma la porte au nez.» Manâqib Ahmed d’ibn el Jawzî (p. 250).


Conclusion: Le musulman scrupuleux ne doit pas mettre en péril la chose la plus précieuse qu’il détient: sa religion. Il doit éviter de participer aux forums de discussions qu’offre généreusement le net, au risque de devenir une proie facile aux prédateurs de toute confession et de tout horizon. Combien se sont-ils fait prendre dans la toile des takfiristes, dont le discours est mielleux, et, en apparence, cohérent! Le loup s’attaque principalement au mouton égaré ou éloigné du troupeau.
Selon Abû Huraïra (radhi Allahû 'anhû), le Messager d’Allah (salallahû 'alayhi wa salam)a prédit:

«À la fin des temps, il y a aura un peuple qui va mélanger la religion avec les choses de ce bas monde. Ils feront passer aux yeux des gens la peau de chèvre pour du poil doux. Leur langue sera plus mielleuse que le sucre, mais ils auront des cœurs de loups. Allah û Ta'ala révèle: «Osez-vous mentir sur Moi? Osez-vous vous ériger contre Moi? Par Moi! Je jure que Je vais envoyer une épreuve à ces gens-là ébahissant le plus posé d’entre eux.»»
 Rapporté par e-Tirmidhî (2404) et el Baghawi dans Sharh e-Sunna (14/394).

L’individu est d’autant plus exposé au péril lorsque son bagage scientifique est léger. Dans une conférence, Sheïkh Sâlih Âl Sheïkh explique que l’ignorant est susceptible de passer constamment d’une tendance à l’autre, s’il se met à l’affût des arguments des uns et des autres sans en pénétrer les subtilités. Accablé par le doute perpétuel, Il cherche éperdument sa voie derrière celui qui soulagera sa peine, celui qui soulagera son doute, comme le soulignait déjà l’Imam Mâlik à son époque…

Wa Allah a’lam!

Gloire à Toi Ô Allah! Et à Toi les louanges! J’atteste qu’il n’y a d’autre dieu (digne d’être adoré) en dehors de Toi! J’implore Ton pardon et me repens à Toi!




Par : Karim ZENTICI (Traducteur en langue française et diplômé de l'Université islamique de Médine.)

Source :
Alminhadj.fr 
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 01:02

- Définition de la médisance:



L’imam Nawawy رحمه الله a défini la médisance comme étant: le fait de parler sur une personne en son absence en des termes qu’il réprouve.
(sharh muslim: 8/387)

D' après Abou Hourayrah( qu’Allah sois satisfait de lui ) le messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit: Savez en quoi consiste la médisance? Les gens dirent: Allah et Son messager sont les plus savants. Il dit: C’est lorsque tu parles de ton frère en des termes qu’il réprouve. On lui dit: Vois-tu si ce que je dis sur mon frère existe réellement en lui? Il répondit: Si ce que tu dis existe réellement en lui, tu auras médit, et si ce que tu dis n’existe pas, alors tu l’auras diffamé (el bouhtane).

authentique: Muslim (2589), Abou Dawud (4874), Tirmidhy (1935)




2- La médisance fait parti des grands péchés:



Allah Azawjel dit: (Et ne médisez pas les uns des autres; l’un d' entre vous aimerait-il manger la chair mort de son frère mort?) [49/12]

D' après Abou Bakrah (qu’Allah sois satisfait de lui) le messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit lors du discours qu' il prononça le jour du grand sacrifice à Mina, à l' occasion du pèlerinage d' adieu: Certes, votre sang, vos biens, et votre honneur son sacrés pour vous, tout comme est sacré pour vous ce jour, ce mois et cette contrée.
authentique: el Bukhâry (105) Muslim (1679)

D' après Anas ibn Malik (qu’Allah sois satisfait de lui) le messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit: Lors de mon ascension aux cieux, je suis passé devant un groupe de gens qui avaient des ongles en cuivre avec lesquels ils se déchiraient le visage et la poitrine. J’ai dit: Qui sont ces gens ô Gabriel? Il m’a répondu: Ce sont ceux qui mangent la chair des autres et qui portent atteinte à leur honneur.

authentique: Abou Dawud (4878) Ahmed, Sahiha (533)


Sheykh el Hilâly حفظه الله explique la parole "Ce sont ceux qui mangent la chair des autres" par: ceux qui médisent sur les autres.
(Bahjatu nadhirin:3/28)

'Amr ibn el 'Aç (qu’Allah sois satisfait de lui) a dit à ses compagnons en passant à côté d’une charogne d’un mulet: Il est préférable à un homme de manger de la chair de cette charogne jusqu' à se remplir le ventre, plutôt que de manger la chair de son frère musulman.
authentique: Abou Sheykh et ibn Hibban, authentifié par el Albâny.

D' après el Bara ibn 'Âzib ( qu’Allah sois satisfait de lui ) le messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit: Il existe soixante douze sortes de pratiques d' usure(intêret), la moins grave est comparable à l' adultère commis par un homme avec sa mère, et la plus grave étant l' atteinte à l' honneur de son frère (de foi).
authentique: Tabarâny authentifié par el Albâny

D' après Sa'îd ibn Zeyd (l' un des dix compagnons à qui a été promis le paradis) ( qu’Allah sois satisfait de lui ) le messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit:Parmi les plus grandes sortes d' intêret, porter atteinte à l' honneur de son frère sans raison.
authentique: Abou Dawud (4876) et authentifié par sheykh el Albany et sheykh Muqbil. sahiha(1433 et 1871)

Tous ces ahâdith montrent l' importance et le danger de la médisance qui consiste à dévoiler les défauts d' un musulman lors de son absence; alors qu' en est-il de la personne qui ment sur son frère? Elle aura réuni en elle la médisance (el ghîba) et la diffamation (el buhtâne).

D' après ibn 'Umar ( qu’Allah sois satisfait de lui ) le messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit: Celui qui profère des propos diffamatoires contre un croyant, Allah le plongera dans la sanie qui coule des gens de l' enfer. 
authentique: Abou Dawud (3595) sahiha (438)

Ibn Taymiyya رحمه الله a dit: Mentir sur une personne est illicite (harâm), que cette personne soit musulmane, mécréante, pieuse ou perverse. 
(kitâb el Jihâd, châpitre sur le mensonge)




3- La médisance est une caractéristique d' hypocrite:



D' après ibn 'Umar ( qu’Allah sois satisfait de lui ) le messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit: Ô vous qui avez cru avec vos langues alors que la foi n' a pas pénétré votre coeur, ne portez pas atteinte aux musulmans et ne suivez pas leur défauts, car celui qui suit les défauts de son frère musulman, Allah suivra les siens, et celui dont Allah suit ses défauts, Il lui dévoilera, même ce qu' il a commis chez lui en étant seul caché des gens. 
authentique: Tirmidhy (2032), rapporté aussi par Abou dawud (4879) selon Abou Barza el Aslamy tous authentifié par el Albâny.

L' imam Abâdy رحمه الله en commentant ce hadîth que médire sur un musulman est une caractéristique de l' hypocrite et non du musulman.

Sheykh 'Abdel Muhsin el 'Abbad حفظه الله a dit: que commettre cet acte prouve qu' il y a un manquemant dans la foi.
(cassette 351 du commentaire de Abou Dawoud)




4- exemple de médisance:



L' imam Nawawy رحمه الله a dit dans son livre "el Adhkâr" que la médisance du musulman est harâm que cette médisance touche
son corps: tel que le grand, le petit, le gros, le noir,...
sa pratique de la religion comme le fait de dire: le pervers, le traître, l' injuste, celui qui ne fait pas ses prières en groupe, celui qui ne fait pas attention aux impuretés,...
sa pratique de l' ici-bas: il n' a pas un bon comportement, il parle trop, il mange trop, il dort trop,...
ses parents: son père est un pervers, ...
sa nature: il est orgueilleux, plein d' ostentation, il se précipite trop vite, il est faible de raison,...
ses vêtements, sa 'amâma, sa femme, son esclave, son servant, sa façon de marché, etc.

Tout ceci est harâm, et la médisance peut être faite en le mentionnant avec des paroles, ou à travers l' écriture, ou en l' indiquant avec le doigt ou en faisant un clin d' œil à quelqu' un en indiquant la personne médite, etc...

Parmi les sortes de médisance, il y a aussi lorsqu' une personne demande des nouvelles d’un frère à une autre et que cette dernière réponde:"Qu' Allah le guide" ou "On demande à Allah le pardon" afin que l'on comprenne ses manquements dans la religion, et Allah est plus savant.




5- Comment doit se comporter le croyant face à celui qui médit:



L' imam Nawawy رحمه الله a dit: Il est obligatoire à celui qui entend une personne médire de lui interdire, s' il ne craint pas ses méfaits; s' il le craint il doit réprouver cet acte-là avec son cœur et en se séparant de l' assise. S’il peut réprouver la médisance avec sa langue et interrompre la médisance, il lui est obligatoire de le faire, sinon il aura commis un péché... Allah I a dit: (Quand tu vois ceux qui pataugent dans des discussions à propos de nos versets, éloigne-toi d’eux jusqu' à ce qu’ils entament une autre discussion. Et si le diable te fait oublier, alors, dès que tu te rappelles, ne reste pas avec les injustes.) [6/68]

'Aicha (qu’Allah sois satisfait d’elle) rapporte: J' ai dit au messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) Vois-tu comme Safiyya est faite (certains transmetteurs soutiennent qu' elle lui faisait part de la petite taille de Safiyya), il m' a répondu: Tu viens de dire une parole qui, si elle était mélangée à l' eau de mer, l' aurait polluée.
authentique: Abou Dawud (4875), Tirmidhy (2502) et authentifié par el Albâny.


D' après 'Amr ibn Shu'ayb, d' après son père, d' après son grand père : on évoqua un homme auprès du messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) en disant: Il ne se sert jamais lui-même pour manger, et ne monte jamais lui-même son chameau. Le prophète (sallahu ‘alayhi wa salam) leur dit: Vous l’avez médit. Ils dirent: Ô messager d’Allah, mais nous n’avons dit sur lui que la vérité. Il dit: C’est un assez grand péché que d’évoquer ton frère en citant ses défauts malgré qu’ils soient vrais.
authentique: el Açbahâni et authentifié par el Albâny.


'Abdullah ibn Mas'oud t rapporte qu’ils étaient réunis en compagnie du messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) lorsqu' un homme médit un autre qui venait de partir, le prophète (sallahu ‘alayhi wa salam) lui dit: Repens-toi d' avoir manger une viande illicite. De quoi, dit l’homme je n’ai pas mangé de viande? Il lui répondit: Si, tu viens de manger la chair de ton frère. 
authentique: rapporté par ibn Abi Sheyba et Tabarâny et authentifié par el Albâny.


D' après Abou Darda t le messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit: Celui qui défend l' honneur de son frère, Allah éloignera le feu de son visage, le jour de la résurrection.
authentique: Tirmidhy (1932), Ahmed et authentifié par el Albâny.

D' après Jâbir t le messager d' Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit: Celui qui défend son frère en son absence, Allah le défendra dans le bas-monde et l' au-delà.
authentique: ibn Abi Dounya et authentifié par el Albâny.

D' après Asma Bint Yazîd رضي الله عنها le messager d’Allah (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit: Celui qui repousse des propos qui médisent son frère, Allah se devra de l’affranchir du feu de l’enfer.
authentique: Ahmed et authentifié par el Albâny.




6- Peut-on médire un mécréant?



Le messager (sallahu ‘alayhi wa salam) a défini la médisance comme étant: lorsque tu parles de ton frère en des termes qu' il réprouve.

L' imam ibn el Mundhir رحمه الله a dit: Dans ce hadîth, il y a une preuve que le juif, le chrétien, et autres ne sont pas concernés par la médisance.
(souboul salam:4/259)




7- Le cas où la médisance devient licite:



Sâche que la médisance devient licite dans un but valable et légitime auquel on ne peut parvenir que grâce à elle; les cas où la médisance devient licite sont au nombre de six (en abrégeant):

- La requête ou la plainte devant la justice

- La recherche d’un appui pour mettre fin à quelque chose de 
blâmable et de ramener son auteur au bon sens

- L’obtention d’un avis juridique

- La mise en garde des musulmans contre un danger les 
menaçant et les conseils à leur prodiguer

- Le fait de mentionner une personne qui commet des 
innovations et des péchés ouvertement

- Le fait de nommer quelqu'un par un signe distinctif lorsqu' il
n’est pas possible de le faire autrement

Pour plus de détailles, se reporter au châpitre 256 de Ryad salihin.


Ibn Taymiyya رحمه الله a dit: ... et le fait de prévenir de quelqu' un doit obligatoirement être fait avec sincérité en recherchant le visage d' Allah, et non pas par passion, de tel sorte que s' il y a entre deux personnes de la haine, jalousie ou autre point relatif à l' ici bas, puis que l'un d'eux se met à mentionner les défauts de l' autre - tout en proclament et en laissant apparaître qu' il ne le fait que par sincérité et conseil pour la communauté - alors qu' en son for intérieur, son intention était de le rabaisser, ceci fait partie des œuvres du diable, et les actes ne valent que par les intentions, et chacun sera rétribué selon son intention, son intention doit être de vouloir qu' Allah améliore l' état de cette homme là, et de préserver les musulmans du mal de son égarement (...)

Celui qui tiens ces propos (de médisance permises, précités), doit obligatoirement avoir une bonne intention, dans le cas contraire, s’il médit (dans la médisance permise), dans le but d’avoir un rang élevé ou de semer la discorde, aura le même rang que celui qui combat avec ardeur et ostentation, et celui qui le fait avec une bonne intention sera compté parmi ceux qui luttent dans le sentier d’Allah, et parmi les héritiers des prophètes (que la paix sois sur eux).

(kitâb el Jihâd)


Qu' Allah nous fasse miséricorde, combien sommes-nous aujourd' hui à se servir du vrai pour prêcher le faux, combien sommes-nous à médire sur une personne tout en faisant croire que ceci est une mise en garde, alors qu' en faite ce n' est que par passion, jalousie, animosité, haine, et traîtrise envers la personne médite, car si cette fraternité était sincère, la personne irait corriger les défauts de son frère en secret afin que son frère soit guidé, mais plutôt, il préfère le voir mépriser et rabaisser aux yeux de la communauté, en faisant passé ceci par une mise en garde, mais (le jour où les secrets seront dévoilés, il n' aura ni force ni secoureur).
On demande à Allah par Ses plus beaux noms et attributs de nous pardonner le jour où l’homme s’enfuira de son frère, sa mère, son père, sa compagne et son enfant.




8- Comment se repentir de la médisance:



On rapporte que le messager (sallahu ‘alayhi wa salam) a dit: L’expiation de la médisance est de demander pardon à Allah en faveur de celui que tu as médit...
faible: voir da'ifa (1519) , Ibn Taymiyya رحمه الله précise que cette parole ne provient pas du prohète (sallahu ‘alayhi wa salam) mais de el Hassân el Baçry رحمه الله.

Il y a divergence au niveau des savants sur le repentir de la médisance: doit- on obligatoirement tenir informé la personne médite ou suffit-il de demander pardon à Allah en sa faveur? Il y a deux avis de l’imam Ahmed رحمه الله et, le plus juste et de ne pas le tenir informé, il suffit de demander pardon en sa faveur, le mentionner en bien dans les assises où l’on le mentionnait en mal, et ceci est l’avis de Ibn Taymiyya رحمه الله.

(voir son majmou': فصل في كون شهادة أن لا إله إلا الله وأن محمدًا رسول الله حق يجزم به المسلمون)


Et Allah est le plus savant.



____________________

source:
Le Coran
souboul salam de l' imam San'any, sunan Abou Dawud et Tirmidhy avec la correction de sheykh el Albany, Sahih et da'if el Jami' de sheykh el Albâny, tawdih el Ahkam de sheykh el Bassâm, sharh Ryad Salihin de sheykh el 'Utheymine, Tarhîb wa targhîb avec la correction de sheykh el Albâny, bahjatu Nadhirin de sheykh el Hilâly, nasihati li nissa de oum 'abdi rahman el wâdi'iya, sharh Abi Dawoud de sheykh 'Abd el Muhsin el 'Abbâd, 'awn el ma'boud de l' imam Abâdy, tuhfatl Ahwadhy de l' imam el Mubârakfawri, sharh Muslim de l' imam Nawawy, sisila sahiha et da'ifa de sheykh el Albâny, kitab el Adhkâr de l' imam nawawy, sahih el Musnad de sheykh Muqbil, sahih ryad salihin de sheykh el Albâny et sahih ryad salihin de sheykh el Hilâly.





Cheikh al Albany (Qu'Allah lui fasse miséricorde)



Louange à Allah à qui nous demandons de nous aider, de nous pardonner. Nous implorons Allah de bien vouloir nous défendre contre le mal que nous pouvons faire contre nous et les mauvaises actions que nous pourrions commettre. Celui qu'Allah dirige dans la bonne voie, nul ne peut l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne peut le diriger. Et je témoigne qu’il n’y a d’autres divinités qu’Allah, et que Mouhammad est Son serviteur et messager, et que la bénédiction et la paix soient sur lui. 
Après cela, je dis que la bonne parole est la parole d’Allah, et le meilleur chemin est le chemin de Mouhammad (salallahû 'alayhi wa salam) . Toute nouveauté est une innovation. Et toute innovation est un égarement. Et tout égarement mène en enfer.

Le Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) reçut un jour une délégation de la tribu de Bani Salama, il leur demanda : 
« Qui est votre chef? ». 
Ils lui répondirent «Djedou bnou Qaïs et nous le trouvons fort avare». 
Alors le Prophète (Prière et bénédiction d’Allah sur lui) leur rétorqua : « Il n y a point de remède à l’avarice. Dorénavant, votre chef est Amer ben el Djamouh ». 

Voici deux conclusions dont la plus importante de ce hadith, sert de jurisprudence et permet la critique.


El ghaïba, c’est de dire de ton frère ce qu’il n’aimerait pas entendre.


La critique n’est permise que dans ces six cas : 
-Subir une injustice.
-Se renseigner sur une personne.
-Avertir.
-Vis à vis d’une personne dévoilant son dévergondage.
-Demander une fatwa.
-Demander de l’aide pour mettre fin à un mal. 

Les savants disent que la critique n’est pas de la médisance dans ces six cas :


1er cas : Subir une injustice.



Celui qui a subi une injustice a le droit de la dénoncer et user de tous les moyens en son pouvoir pour défendre son droit. 
C’est pour cela que le Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) a dit que le retard de paiement de salaire par un employeur, est une injustice. Celle-ci autorise l’employé à entacher la réputation de cet employeur et à le punir, sans mentir ni exagérer. 
Par contre la punition est appliquée par un juge musulman. Ce juge a le droit de convoquer le transgresseur et de le punir pour ne pas avoir payé son employé. Soit il le mettra en prison soit il le flagellera selon la correction permise par la Chari’a vis à vis d’une telle infraction sans récidive. 

Le Hadith est clair. Il autorise à comprendre qu’il est permis de s’attaquer à son intégrité.

L’opprimé peut se plaindre publiquement. Ce droit n’est pas seulement autorisé par le hadith mais aussi par le verset du Coran qui dit : « Allah n’aime pas qu’on profère de mauvaises paroles sauf quand on a été injustement provoqué. Et Allah est Audient et Omniscient. » S4V148 (Traduction relative et approchée)


2ème cas : Le droit de se renseigner



I1 y a de nombreux exemples dans les Hadiths tel que le premier cité. Quand le Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) se renseigna auprès des Banou Salami ou lorsqu’une femme venue le voir lui dit : « Untel et untel ont demandé ma main, Abou Jahr et Mou'awiya ».

La manière dont elle a posé la question, le Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) a compris qu’elle voulait demander conseil sur le choix de son futur époux .Le Prophète(salallahû 'alayhi wa salam) lui a décrit les deux prétendants pour qu’elle puisse choisir. Car les femmes ont des buts et des points de vue très différents. 
Il dit : «Abou Jahr est un homme dont le bâton ne quitte pas l’épaule et Mou'awiya est pauvre». 

Nous pouvons déduire de cet exemple, que le Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) a rappelé les défauts des deux prétendants pour bien informer cette femme. Les exégètes ont interprété «le bâton ne quitte pas l’épaule» par : il est prompt à battre ses femmes à la moindre erreur. 

Il est évident que ces deux hommes n’auraient pas aimé qu’on dise pour l’un qu’il bat ses femmes et pour l’autre qu’il est pauvre. 
Dans l’intérêt général, si le musulman demande conseil c’est son droit d’être conseillé. Par exemple un musulman peut se renseigner sur un éventuel associé. Si celui-ci est un escroc, il ne faut pas le couvrir en pensant que vous faites de la délation. Car la religion est conseil comme le dit le Prophète (salallahû 'alayhi wa salam)


3ème cas :Le fait d'avertir



Je connais, par exemple, une personne qui fréquente un dévoyé, je lui dirais pourquoi fréquentes-tu cette personne ? Là ce n’est pas de la médisance, c’est avertir un musulman, de bon comportement, de ne pas fréquenter un tel individu. Le but est de prévenir le jeune (Salih) de l’autre (façid), tels des fruits sains mélangés à des fruits véreux.
C’est pourquoi le Prophète (Prière et bénédiction d’Allah sur lui) a conseillé à une personne de bien de ne pas fréquenter une personne dévoyée: 
"La fréquentation d’une personne de bien est semblable a celle d’un vendeur de musc (parfum,): 
Soit tu humes le parfum, soit tu le reçois en cadeau soit tu l’achètes. 
Le dévoyé est comme celui qui fréquente un forgeron :
ou celui-ci te brûle tes vêtements, ou tu respires chez lui de mauvaises odeurs."


Le premier exemple se rapporte à la bonne fréquentation et le second à la mauvaise. Par ce hadith nous comprenons que nous devons avertir toute personne de bien vue en compagnie d’un dévoyé. Et ne pas tourner le dos de crainte de critiquer ce dévoyé. Ceci ne constitue pas une médisance blâmable mais un acte encore plus que permis : c'est obligatoire. 


4ème cas : Le dévergondé



Par exemple une personne qui boit de l’alcool devant tout le monde sans craindre Allah et sans respecter ses serviteurs ('Ibad): Il est permis de dévoiler son dévergondage. Selon la règle générale il ne faut pas médire de son frère mais ce cas entre dans les six exceptions.


5ème cas :Demander une Fatwa (avis juridique)



Il y a beaucoup d’exemple. Une personne vient chez un savant et lui dit : « Ma femme fait ceci et cela, quelle mesure dois-je prendre ? ». La femme petit faire de même. Donc chacun d’eux petit décrire l’autre en son absence. Cela est permis. 
L’histoire de Hind conforte ceci. Elle est allée demander conseil au Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) en qualifiant son mari d’avare. C’est à dire ne prenant pas sa famille en charge comme il se doit :
«Est-ce qu’il m’est permis de prendre de son argent pour ma satisfaction et celle de mes enfants ?». 
Le Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) lui a répondit : "Prends de son argent le nécessaire, raisonnablement pour toi et tes enfants". 

Dans ce hadith nous allons prendre ce qui conforte notre argumentation. Cette femme a qualifié son mari d’avare devant le Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) qui n’a pas répliqué. Pourquoi le Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) n’a pas désapprouvé cette critique si ce n’est qu’elle est permise. Cette femme lui a bien demandé s’il lui est permis de prendre de l’argent de son mari et le Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) a répondu "oui" mais sous certaines conditions:
La première c'est que ce que tu avances soit vrai, 
La seconde c'est que tu ne prennes de ses biens que le nécessaire raisonnablement. C’est à dire que tu ne profites pas exagérément du droit que la religion t’a donné ».


6ème cas :Demander de l’aide pour mettre fin à un mal



Exemple: Quelqu’un organise chez lui une beuverie. Un frère va voir son voisin (‘zayed). (le musulman est fort avec l’aide de son frère). Il lui demande son soutien pour arrêter le dévergondage de leur voisin commun : «Viens! on va essayer de le raisonner jusqu’à l’arrêt de son comportement». lui dira-t-il. 
Dans ce dernier cas, l’intéressé n’exhibe pas au grand jour son dévergondage (fisq). Ceci est le sixième cas.

La religion est conseil.



l’Imâm an-Nawawî (Qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit dans Ryad as salihin ,
Chapitre : « De ce qui est permis en matière de médisance » :



256 - Où est permise la médisance?


Sache que la médisance est permise dans un but sûr et légal qu'on ne peut atteindre que par elle. Cela se présente dans les six cas suivants:

  •  
    • a) Le fait de dénoncer le peu de fiabilité de ceux qui rapportent de faux Hadiths. Où le fait de dénoncer de faux témoins. Cela est permis par l'unanimité des Musulmans. C'est même un devoir par nécessiter.

    • b) Le fait de prendre l'avis de quelqu'un sur un futur gendre, ou un futur associé, ou quelqu'un à qui on doit confier un dépôt ou avec qui on va négocier des affaires etc... ou quelqu'un qu'on va avoir comme voisin. Celui à qui on demande son avis ne doit rien taire des défauts de la personne en question, mais il doit les dévoiler dans le seul but de donner le bon conseil.

    • c) Le fait de mettre en garde un étudiant qui va régulièrement chez un innovateur ou un dévoyé pour s'instruire auprès de lui, à cause du risque qu'il court auprès de lui. Mais il faut que le but visé soit uniquement le désir sincère de donner le bon conseil. Or il arrive souvent qu’on se trompe dans ce domaine et que c’est soit en réalité la jalousie qui pousse à dire du mal de tel enseignant. Le Diable aussi met de la confusion dans l'estimation des choses. Ainsi on croit donner le bon conseil alors qu'il n'en est rien, Aussi doit-on faire bien attention à ces choses.

    • d) Le fait d'attirer l'attention du chef d'Etat sur quelqu'un qu'il a chargé de l'administration d'une province sans qu'il en soit digne ou bien par incapacité, ou pour mauvaise conduite, ou par manque de perspicacité ou autre chose pareille. On doit attirer son attention pour qu'il le destituée ! Le remplace par quelqu'un de plus compétent ou pour qu'il sache ses défauts, le traite en conséquence et ne se laisse pas tromper par lui. Afin aussi qu'il le rappelle à l'ordre ou le remplace par quelqu'un d'autre.
  • 1. Pour dénoncer quelqu'un auprès du prince, du juge ou autre personnage ayant le pouvoir de lui donner justice de celui qui l'opprime, donc pour le dénoncer en disant: «Untel m'a fait subir telle injustice».

    2. Quand cette médisance peut aider à faire cesser une action réprouvée ou à remettre sur le droit chemin quelqu'un qui désobéit à Dieu. On dit alors à celui qu'on présume capable de faire cesser cette action réprouvée: «Untel fait telle chose. Fais-lui cesser ce comportement ! » ou autre chose de ce genre. Il faut que son but réel en cela soit de mettre fin à une action réprouvée. Quand ce n’est pas cela son but réel, la médisance redevient interdite.

    3. Quand on demande un avis de jurisprudence, on dit alors au jurisconsulte (Mufti): «Mon père a été injuste avec moi, ou mon frère, ou mon épouse (ou mon époux) ou untel. A-t-il le droit de le faire? et par quel moyen puis-je avoir justice de lui afin de récupérer mon droit et de faire cesser son injustice?» ou quelque chose de semblable. Cela est alors permis pour les besoins de la cause. Mais il est plus sage et plus apprécié de dire: «Que dis-tu d'un homme, ou d'un individu, ou d'un mari qui a fait telle chose?» Ainsi on atteint le même but sans désigner une personne en particulier. Cependant il est permis de désigner cette personne comme nous le mentionnerons dans le Hadith de Hind, si Dieu le Très-Haut veut.

    4. Quand il s'agit de prévenir les Musulmans d'un mal et de leur donner le bon conseil. Cela peut avoir plusieurs aspects:



    5. Il est permis de médire de quelqu'un qui fait au grand jour des choses interdites, tels Ta consommation du vin, ou la spoliation des biens des autres, ou le prélèvement de taxes et l'institution d'impôts injustes (autres que la Zakât) ou enfin les divers abus de pouvoir. Il est, dans ce cas, permis de dénoncer ce qu'il a commis au grand jour sans pourtant parler des défauts qu'il cache, à moins qu'une autre raison ne permette d'en parler.

    6. Quand quelqu'un a pour surnom un défaut tels le trachomateux, ou le boiteux, le sourd, l'aveugle etc... Il est permis dans ce cas de nommer cet homme par le défaut qui lui sert de surnom. Mais si on peut l'identifier par autre chose, c'est préférable. Voilà donc six cas où il est permis de médire de quelqu'un selon ce que disent les savants et sur la plupart desquels ils sont unanimes. Ils se basent d'ailleurs sur des Hadiths authentifiés et notoires dont voici quelques-uns:



1531. Selon 'Àîsha (das), quelqu'un demanda la permission d'entrer auprès du Prophète (bsdl) qui dit: «Laissez-le entrer, quel bien mauvais compagnon de tribu il est!» (ura) Al Boukhàri se base sur ce Hadith pour autoriser à médire des corrupteurs et des gens douteux.

1532. Selon elle encore, le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Je ne crois pas qu'untel et untel connaissent quoi que ce soit de notre religion (il s'agissait en fait de deux hypocrites bien connus)» (Rapporté par Al Boukhàri)

1533. Fàtima Bent Qays (das) rapporte: «Je suis allée une fois dire au Prophète (bsdl): «Abou Al Jahm et Mou'àwiya sont venus demander ma main». Le Messager de Dieu (bsdl) lui dit: «Quand à Mou'àwiya, c'est un pauvre diable sans le sou, et quant à Abou Al Jahm, il aime battre ses femmes (ou: il est tout le temps en voyage)» (ura)

1534. Zeyd Ibn Arqam (das) rapporte: «Nous sortîmes une fois avec le Messager de Dieu (bsdl) dans un voyage où les gens connurent une grande disette, 'Abdullàh Ibn Oubey (surnommé à Médine la tête de l'hypocrisie) dit: «Ne dépensez pas pour ceux qui sont avec le Messager de Dieu jusqu'à ce qu'ils se dispersent loin de lui». Il dit encore: «Si nous retournons à Médine, les plus puissants d'entre nous en sortiront sûrement les plus méprisables (faisant allusion aux exilés de la Mecque)». Je suis allé voir le Messager de Dieu (bsdl) pour l'en informer. Il envoya quelqu'un demander des explications à 'Abdullâh Ibn Oubey qui jura par tous ses dieux qu'il n'en avait rien fait. Les gens dirent: «Zeyd a menti au Messager de Dieu (bsdl)». J'en ressentis une grande peine jusqu'à ce que Dieu exalté fit descendre le chapitre 63 («Quand viennent à toi les Hypocrites.) Pour me donner raison. Puis le Prophète (bsdl) appela les Hypocrites pour qu'il prie Dieu de les absoudre mais ils tournèrent la tête en signe de refus». (ura)

1535. Selon 'Âisha (das), Hind, la femme de Abou Soufyân, dit au Prophète (bsdl):«Abou Soufyân est un grand avare. Il ne me donne pas assez pour subvenir à mes besoins et à ceux de mes enfants, si ce n'est ce que je lui prends à son insu». Il lui dit: «Prends juste ce qu'il faut pour vos besoins, toi et tes enfants, selon la bonne coutume». (ura)
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 16:02
L’Islam, c’est la culture du sublime. Etre musulman, c’est avoir de bonnes manières. Ta religion est belle, tu ne peux pas être laid(e). Dieu n’aime pas la vulgarité et la brutalité. Comment alors peux-tu être vulgaire et brutal(e) ? Tu dois avoir un comportement noble, et tu dois parler avec respect. Celui(celle) qui élève la voix, hurle, vocifère, injurie et agresse, fait-il(elle) honneur à sa communauté ? Est-il(elle) un(e) bon(ne) musulman(e) ?


La réponse est dans le Coran et la Sunna:



Comment réagir aux paroles blessantes ? Voici un verset du Coran à ce sujet :


« Les serviteurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui marchent humblement sur terre, qui, lorsque les ignorants s'adressent à eux, disent : «Paix»,» Le Coran 25:63




Il est à noter que l'orgueil est un péché et c'est pourquoi le verset fait référence à ceux qui marchent humblement sur la terre. La modestie et l'humilité sont des qualités chez un croyant. Quant au reste du verset (lorsque les ignorants s'adressent à eux, disent : «Paix»), cela confirme simplement que le meilleur moyen de contrer le mal est le bien tel qu'illustré dans ce second verset. Ainsi, notre ennemi peut devenir un ami : 

« La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux. Mais (ce privilège) n'est donné qu'à ceux qui endurent et il n'est donné qu'au possesseur d'une grâce infinie.» Le Coran 41:34-35





Quant à la bonne parole, elle, est telle la bonne action. Elle donne toujours des fruits :



«N'as-tu pas vu comment Dieu propose en parabole une bonne parole pareille à un bel arbre dont la racine est ferme et la ramure s'élançant dans le ciel ? Il donne à tout instant ses fruits, par la grâce de son Seigneur. Dieu propose ses paraboles à l'intention des gens afin qu'ils s'exhortent. Et une mauvaise parole est pareille a un mauvais arbre, déraciné de la surface de la terre et qui n'a point de stabilité.» Le Coran 14:24-26

Bref, si nous prêchons par l'exemple, montrons aux autres un comportement exemplaire et discutons avec eux de la bonne façon, ils ne pourront que se rendre compte de leurs fautes. La mauvaise parole, elle, ne peut donner des fruits. Comment les autres peuvent-ils développer du respect pour nous si nous les injurions, si nous somme grossiers ou si nous agissons de façon violente ? Ce type de comportement n'est pas du tout licite pour un croyant. La meilleure façon de repousser l'insulte est par la bonne action et la bonne parole. Le Coran nous dit aussi d'inviter les autres à la croyance par la bonne exhortation :

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. Car c'est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s'égare de Son sentier et c'est Lui qui connaît le mieux ceux qui sont bien guidés.»Le Coran 16:125



Or, comment quelqu'un pourrait-il accepter la foi si les croyants s'adressent à lui rudement ou le menace ? D'ailleurs, agir de cette façon est interdit par Dieu. La menace ou les contraintes ne peuvent pas amener les gens à croire :

« Si ton Seigneur l'avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? Il n'appartient nullement à une âme de croire si ce n'est avec la permission de Dieu. Et Il voue au châtiment ceux qui ne raisonnent pas.» Le Coran 10:99-100

Personne ne connaît l'avenir et personne ne connaît la destinée des gens. Cela n'appartient qu'à Dieu. Il est parfois surprenant de voir des gens, autrefois vivement opposés aux croyants, accepter la foi après un mûr raisonnement. Un des plus fidèles compagnons du prophète Muhammad (salallahû 'alayhi wa salam) était le commandant Khalid Bin Walid (radhi Allahû 'anhû), un éminent stratège militaire. Or, Khalid Bin Walid avait combattu et vaincu les musulmans dans la bataille d'Uhud. Toutefois, après avoir entendu les musulmans et observé leur comportement exemplaire, Khalid Bin Walid fut convaincu et il se convertit à l'Islam. Sa conversion nous montre que prêcher par l'exemple donne toujours des fruits. Malgré qu'il les avait combattus, tous les musulmans l'acceptèrent comme leur frère en religion. Il accomplit d'immenses services pour l'Islam. Le prophète lui conféra même le titre de «saïfu Allah», l'épée de Dieu. 

Par contre, il faut se respecter et il arrive que le dialogue soit impossible avec certaines personnes. C'est pourquoi Dieu nous dit, dans le Coran, de ne pas se lier d'amitié avec les gens qui nous détestent ou nous combattent. C'est une question de respect de soi-même :

«Ô les croyants ! N'adoptez pas pour alliés ceux qui prennent en raillerie et jeu votre religion, parmi ceux à qui le Livre fut donné avant vous et parmi les mécréants. Et craignez Dieu si vous êtes croyants. Et lorsque vous faites l'appel à la Salat, ils la prennent en raillerie et jeu. C'est qu'ils sont des gens qui ne raisonnent point. Dis : «Ô gens du Livre ! Est-ce que vous nous reprochez autre chose que de croire en Dieu, à ce qu'on a fait descendre vers nous et à ce qu'on a fait descendre auparavant ? Mais la plupart d'entre vous sont des pervers.» Le Coran 5:57-59



Mais, même si cela arrive, on doit garder notre calme. Dieu nous dit de pardonner et de laisser ces gens à leur incroyance :



« Nombre de gens du Livre aimeraient par jalousie de leur part, pouvoir vous rendre mécréants après que vous ayez cru. Et après que la vérité s'est manifestée à eux ? Pardonnez et oubliez jusqu'à ce que Dieu fasse venir Son commandement. Dieu est très certainement Omnipotent !» Le Coran 2:109 

Un autre verset confirme le précédent :

«Et si tu les appelles vers le chemin droit, ils n'entendent pas. Tu les vois qui te regardent, (mais) ils ne voient pas. Accepte ce qu'on t'offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.» Le Coran 7:198-199

Dans le livre du Tafsir de Al Bukhari, on peut retrouver ce hadith concernant ce verset (7:199) : 

Hadith Sahih Bukhari Volume 6, Livre 60, No 167:(Le verset) «Accepte ce qu'on t'offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.» fut révélé par Dieu en relation avec l'attitude des gens. 'Abdullah bin Al-Zubair a dit : «Dieu a ordonné à son prophète de pardonner les gens pour leur mauvaise conduite (envers lui)».

Comme le dit le verset 2:109 : «Pardonnez et oubliez jusqu'à ce que Dieu fasse venir Son commandement, ceux qui meurent dans l'incroyance ne pourront échapper au Jugement de Dieu. C'est Lui qui scellera leur sort au jour du Jugement Dernier »



«Ceux-là qui ont nié les signes de leur Seigneur, ainsi que Sa rencontre. Leurs actions sont donc vaines». Nous ne leur assignerons pas de poids au Jour de la Résurrection. C'est que leur rétribution sera l'Enfer, pour avoir mécru et pris en raillerie Mes signes (enseignements) et Mes messagers. Ceux qui croient et font de bonnes oeuvres auront pour résidence les Jardins du «Firdaws,» (Paradis),» Le Coran 18:105-10

Les versets et hadiths mentionnés nous prouvent que frapper, insulter ou même tuer ceux qui nous insultent n'est pas permis. Bien entendu, si les mécréants nous attaquent physiquement, il est alors permis de les combattre :

«Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués (de se défendre) - parce que vraiment ils sont lésés; et Dieu est certes Capable de les secourir. ceux qui ont été expulsés de leurs demeures, - contre toute justice, simplement parce qu'ils disaient : "Dieu est notre Seigneur». - Si Dieu ne repoussait pas les gens les uns par les autres, les ermitages seraient démolis, ainsi que les églises, les synagogues et les mosquées où le nom de Dieu est beaucoup invoqué. Dieu soutient, certes, ceux qui soutiennent (Sa Religion). Dieu est assurément Fort et Puissant» Le Coran 22:39-40

salallahû 'alayhi wa salam

Lors de son vivant le prophète Muhammad (paix soit sur lui) fut insulté, injurié, menacé et frappé. Il s'est toujours montré calme et juste envers quiconque. D'ailleurs, lorsqu'on lui demanda d'invoquer Dieu pour qu'Il détruise ses ennemis le prophète a plutôt prié pour eux :

Hadith Sahih Bukari Volume 4, Livre 52, No 188: 
'Amr Al-Dausi et ses compagnons sont venus au prophète (paix soit sur lui) et dirent : « O messager de Dieu ! La tribu de Daus a désobéi et a refusé de te suivre. Alors, invoque Dieu contre elle. Le gens dirent : « La tribu de Daus est ruiné ». Le prophète dit : « O Dieu ! Guide le peuple de Daus et laisse-les embrasser l'Islam ».

Le prophète Muhammad (paix soit sur lui) a toujours recommandé la bonne action et les bonnes manières malgré les insultes. à l'époque, Certains Juifs le détestaient et le saluaient en disant : « Que le mort soit avec vous ! ». Voici un exemple :




Hadith Sahih Muslim Livre 026, No 5384: 
'Aisha a rapporté qu'un groupe de Juifs vint au prophète (paix soir sur lui), lui demanda audience, et dit : « Que la mort soit avec vous ! (As-Samu 'Alikum en arabe) ». Aisha leur répondit : « Que le mort soit avec vous et la malédiction aussi ! ». Le prophète dit alors : « O Aisha ! Certes, Dieu aime la gentillesse dans toutes les affaires. » Elle répondit : « Tu as pu supporté ce qu'ils ont dit ? ». Il dit : « N'as tu pas entendu ce que je leur ai dit ? Et avec vous (Wa 'Alaikum en arabe) ».


Malgré l'insulte, le prophète (paix soit sur lui) est resté calme. Il n'a pas ordonné que l'on fasse du mal à ces gens. D'ailleurs, lorsqu' Aisha s'est emportée, il l'a exhortée de se calmer en disant : « O Aisha ! Certes, Dieu aime la gentillesse dans toutes les affaires. ». Il a simplement rendu leur salutation en disant « Et avec vous » tel que nous l'indique le verset suivant :

« Si on vous fait une salutation, saluez d'une façon meilleure; ou bien rendez-la (simplement). Certes, Dieu tient compte de tout. » Le Coran 4:86


Bien sûr, si on nous fait une belle salutation, on doit la rendre. Le prophète Muhammad (salallahû 'alayhi wa salam) ne s'est jamais vengé pour son orgueil personnel. Il a toujours mis en garde les musulmans contre le péché d'orgueil. Voici ce qu'il a déclaré dans une tradition authentique :




Hadith Sahih Muslim Livre 001, No 0165: 
[...] Nul n'entrera dans le Feu (de l'Enfer) si son coeur contient aussi peu de foi que le poids d'une graine de moutarde et nul n'entrera au Paradis si son coeur contient aussi peu d'orgueil que le poids d'une graine de moutarde.


le Dhimmi : c’est le nom des non musulman ( juifs & chrétien ) qui habitent dans un pays musulman

On a vu des non-musulmans attaqués dans des pays dits « musulmans » après la publication des caricatures du prophète (paix soit sur lui). Est-ce vraiment permis de se venger de cette façon contre des innocents ? Dieu nous dit, dans le Coran, que le meurtre d'un seul innocent équivaut au meurtre de l'humanité entière :

« C'est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu'en dépit de cela, beaucoup d'entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre . » Le Coran 5:32


Le prophète a aussi déclaré dans une tradition authentique qu'il n'était pas permis de faire du mal aux dhimmis (les non-musulmans vivant en terre musulmane) :


Hadith Sunan Abu Dawud Livre 14, Number 2754: 
Le prophète (paix soit sur lui) a dit : Si quelqu'un tue un homme qu'il doit protéger(un dhimmi), Dieu lui interdira d'enter au Paradis.




Dieu commande la justice et malgré notre conflit avec d'autres nations. Il est interdit d'être injuste :


« Ô les croyants ! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Dieu et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l'équité : cela est plus proche de la piété. Et craignez Dieu. Car Dieu est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. Dieu a promis à ceux qui croient et font de bonnes oeuvres qu'il y aura pour eux un pardon et une énorme récompense »Le Coran 5:8-9


« Ô les croyants ! Observez strictement la justice et soyez des témoins (véridiques) comme Dieu l'ordonne, fût-ce contre vous mêmes, contre vos père et mère ou proches parents. Qu'il s'agisse d'un riche ou d'un besogneux, Dieu a priorité sur eux deux (et Il est plus connaisseur de leur intérêt que vous). Ne suivez donc pas les passions, afin de ne pas dévier de la justice. Si vous portez un faux témoignage ou si vous le refusez, [sachez qu'] Dieu est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. » Le Coran 4:135



Il est d'une triste ironie de voir des musulmans (qui clament aimer le prophète) se comporter d'une manière totalement opposée à son exemple. Le Coran et la Sounna (l'exemple du prophète) nous prouvent qu'il n'est pas permis de maudire, frapper ou tuer les gens parce qu'ils nous insultent. Si ces gens nous attaquent (physiquement) alors, il est permis de se défendre sinon les musulmans doivent rester calme et rejeter le mal par le bien. Si les musulmans décident de répondre à l'insulte, cela doit être d'une manière pacifique qui, idéalement, fera comprendre aux ennemis leurs fautes :

« La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux. Mais (ce privilège) n'est donné qu'à ceux qui endurent et il n'est donné qu'au possesseur d'une grâce infinie. » Le Coran 41:34-35
"Certes, Dieu commande l'équité, la bienfaisance et l'assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, l'acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez." Coran 16/90


wa-l-hamdûlillahi rabbi 'alamin, 
Louange à Dieu Seigneur des mondes.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 15:43

بســــــــــــــــــــــــــم الله الرحمـــــــــــــــــــن الرحيـــــــــــــــــــــــم

·•✮♡·~ Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux ~·♡✮•·



① - Les droits des voisins



☛ L’Islam a recommandé de bien traiter le voisin, en donnant à ce mot ce sens le plus large, car Allah dit: 

"Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers vos parents, les proches, les orphelins, les pauvres, le voisin proche, le voisin éloigné, le compagnon, le voyageur dans le besoin, et les esclaves en votre possession, car Allah n’aime pas, en vérité, le présomptueux, l’arrogant." Sourate 4, verset 36

☛ Il a interdit de porter préjudice au voisin, que ce soit par la parole ou par l’acte. Abû Hûrayra radhi Allahû 'anhû rapporte qu’il fut dit au Prophète salallahû 'alayhi wa salam : 

«Une telle jeûne le jour et passe la nuit en prière, mais cause du tort à ses voisins par sa langue.» Le Prophète salallahû 'alayhi wa salam dit alors: «Il n’y a rien de bon en elle, elle sera en Enfer» 
Et on lui dit aussi: «Une telle accomplit ses prières obligatoires, jeûne le mois de Ramadan, donne en aumône du fromage frais et ne porte préjudice à personne par sa langue.» «Elle ira au Paradis», dit le Prophète salallahû 'alayhi wa salam Al-Mustadrak (4/184), hadith n°7305. 

☛ L’Islam a attribué au voisin une place de choix et un droit immense, comme le dit le Prophète salallahû 'alayhi wa salam dans ce hadith: 

«[L'Ange] Gabriel ne cessait de me recommander d’avoir des égards pour le voisin si bien que je crus qu’il allait lui donner le droit à l’héritage». Al-Bukhârî (5/2239), hadith n°5668.

☛ Il considère que faire du tort au voisin est incompatible avec la foi, car le Prophètesalallahû 'alayhi wa salam dit: 

«Par Allah, il ne croit pas! Par Allah, il ne croit pas! Par Allah, il ne croit pas!»«- Et qui donc, Ô Messager d’Allah, lui demanda-t-on, ne croit pas?» Il répondit:«Celui dont le voisin n’est pas à l’abri de la méchanceté et des maux». Al-Bukhârî (5/2240), hadith n°5670.

☛ Le Messager d’Allah expliqua les droits du voisin à celui qui lui demanda 

«Quels sont les droits de mon voisin sur moi?»: «Rends-lui visite quand il est malade, quand il meurt, suis son cortège funèbre, s’il te demande un prêt, accorde-le-lui, s’il n’a pas d’habit, habille-le. Félicite-le s’il lui arrive un bien, console-le s’il est victime d’un malheur, n’élève pas ton édifice de manière à l’empêcher de respirer l’air frais, ne l’indispose pas avec l’odeur appétissante de ta cuisson, à moins de lui en offrir une partie.» Al-Mu‘jamu-l-kabîr (19/419), hadith n°1014.

☛ On doit supporter ses torts et être indulgent à son égard. Un homme dit à Ibn Abbas radhi Allahû 'anhû 

«J’ai un voisin qui me porte préjudice, m’insulte et me rend la vie difficile.» Il lui dit: «Va, s’il désobéit à Allah en te portant préjudice, toi, obéis à Allah en lui faisant du bien.» 'Ihyâ'u ‘ulûmi-d-dîn (2/212).

☛ Le voisin jouit de ces droits même quand il n’est pas musulman. Nous en avons pour preuve l’exemple d’Abdullah ibn Amr radhi Allahû 'anhû : On égorgea une brebis chez lui. Quand il revint, il dit: 

«Avez-vous offert une part à notre voisin juif? En effet, j’ai entendu le Messager d’Allah salallahû 'alayhi wa salam dire: «[L’Ange] Gabriel ne cessait de me recommander d’avoir des égards pour le voisin à tel point que je crus qu’il allait lui donner le droit à l’héritage» Voir la note 3 précédente.



② - Les droits des compagnons



☛ L’Islam a vivement recommandé de s’occuper des compagnons et a prescrit la bienveillance à leur égard, car le Prophète salallahû 'alayhi wa salamdit:

«Le meilleur des compagnons auprès d’Allah est le meilleur envers son compagnon, et le meilleur des voisins auprès d’Allah est le meilleur envers son voisin.» Ibn Khuzaïma (4/140), hadith n°2539.



③ - Les droits des hôtes



☛ Dans l’Islam, l’hôte a le droit d’être honoré, car le Prophète salallahû 'alayhi wa salamdit: 

«Que celui qui croit en Allah et au Jour Dernier soit bienfaisant envers son voisin. Que celui qui croit en Allah et au Jour Dernier traite son hôte avec égards et lui donne sa récompense. Et qu’elle est sa récompense, ô Envoyé d’Allah? lui demanda-t-on. – C’est, répondit-il, un jour et une nuit et la durée de l’hospitalité est de trois jours. Tout ce qui est accordé au-delà est considéré comme une aumône. Que celui qui croit en Allah et au Jour Dernier ne dise que du bien ou qu’il se taise.» Al-Bukhârî (5/2240), hadith n°5673.


☛ Dans l’Islam, honorer l’hôte fait partie des meilleures œuvres, car le Prophètesalallahû 'alayhi wa salam dit: 

«Il n’y a pas un homme meilleur que celui qui, montant sur son cheval, combat dans le sentier d’Allah et se met à l’abri des méfaits des hommes, ou que celui qui vit dans le désert avec ses moutons a des égards pour son hôte et lui donne son dû.» Al-Mustadrak (2/76), hadith n°2378.

☛ Il a aussi instauré une étiquette à observer avec l’hôte, notamment l’accueillir chaleureusement à son arrivée et prendre congé de lui convenablement. Le Messager d’Allah salallahû 'alayhi wa salam dit: 

«Raccompagner son hôte jusqu’à la porte de la maison, fait partie de la Sunna.» Ibn Mâjah (2/1114), hadith n°3358.

☛ L’invité doit aussi tenir compte de la situation de son hôte en évitant de lui imposer ce qu’il ne peut pas supporter, car le Prophète salallahû 'alayhi wa salam dit: 

«Il n’est pas permis au musulman de séjourner chez son frère au point de le faire pécher –Ô Messager d’Allah, comment le faire pécher, dirent-ils? – En séjournant chez lui alors qu’il n’a rien pour lui accorder l’hospitalité, répondit-il.» Muslim (3/1353), hadith n°48.




Tiré du livre d'Abdurrahman Al-Sheha
«Les Droits de l'Homme en Islam: Halte aux préjugés!»

Relu et adapté pour islamhouse par:
Gilles KERVENN
Dhul-Qi'dah 1429 (novembre 2008)
Auteur : Abderrahmân As-Sheha
Traducteurs : Yaaqub Cherif
Correcteurs : Njykum Yahia - Gilles Kervenn
Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)
Lien : http://www.islamhouse.com/p/207792

بســــــــــــــــــــــــــم الله الرحمـــــــــــــــــــن الرحيـــــــــــــــــــــــم

وَابْتَغِ فِيمَا آتَاكَ اللَّهُ الدَّارَ الْآخِرَةَ وَلَا تَنسَ نَصِيبَكَ مِنَ الدُّنْيَا وَأَحْسِن كَمَا أَحْسَنَ اللَّهُ إِلَيْكَ وَلَا تَبْغِ الْفَسَادَ فِي الْأَرْضِ إِنَّ اللَّهَ لَا يُحِبُّ الْمُفْسِدِينَ 

{ Et recherche à travers ce que Dieu t'a donné, la Demeure dernière. Et n'oublie pas ta part en cette vie. Et sois bienfaisant comme Dieu a été bienfaisant envers toi. Et ne recherche pas la corruption sur terre. Car Dieu n'aime point les corrupteurs. }

Sourate 28 : Le récit - سورة القصص verset 77
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