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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 02:58
Manger en Ramadan par oubli n’a pas d’effet
Comment juger celui qui mange ou boit en Ramadan par oubli ?



Louanges à Allah

Il n’y a pas de mal ; son jeûne reste valide en vertu de parole d’Allah le Transcendant :

« Seigneur, ne nous châtie pas s' il nous arrive d' oublier ou de commettre une erreur.»
(Coran,2 :286)


E t il a été rapporté de façon sûre du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : «  je l’ai fait ».En plus, il a été rapporté de façon sûre d’après Abou Hourayra (P A a) que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : «  Que poursuive son jeûne celui qui mange ou boit par oubli. C’est Allah qui lui a donné à manger et à boire » (Cité par al-Boukhari et par al-Mouslim)

Il en serait de même pour celui qui aurait des rapports intimes par oubli ; son jeûne demeure valide selon le plus juste des deux avis émis par les ulémas sur la question et compte tenu de ce noble hadith et de la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) :
« Celui qui rompt le jeûne du Ramadan par oubli n’aura ni rattrapage ni expiation à faire ». (cité par Hakim qui le déclare authentique) les termes du hadith s’appliquent à la rupture due à l’acte sexuel ou à d’autres facteurs en cas d’oubli. Ceci est une manifestation de la miséricorde d’Allah, de Sa grâce et de Ses bienfaits.

Louanges et remerciement Lui reviennent.



Madjmou fatawa cheikh Ibn Baz, tome 4,p.193.




Source :
islamqa.com
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 02:53
A part le Ramadan, si je veux jeûner le lundi et le jeudi et ne désire pas prendre le repas de l’aube parce que je suis incapable de me réveiller et de manger à cette heure, m’est-il permis de jeûner sans avoir pris le repas de l’aube ?

Louange à Allah

Cheikh Ibn Baz (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : «  La prise du repas de l’aube ne constitue pas une condition de validité du jeûne. C’est plutôt recommandé en vertu des propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : « Prennez le repas de l’aube, car il est béni » (cité dans les Deux Sahih)


Fatawa de Cheikh Ibn Baz, tome 4, P. 259




source :
islamqa.com
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 01:47
Question :

Est-ce qu’il est nécessaire de renouveler tous les jours l’intention de jeûner pendant le mois de Ramadhan ou est-ce qu’une seule intention suffit ?


Réponse :

Une seule intention au début du mois du Ramadhan suffit en ce sens qu’il était dans l’intention de celui qui jeûne, au début du mois, de jeuner tout le mois même s’il ne formule pas son intention au jour le jour. Par contre, s’il arrête son jeûne pendant le mois du Ramadhan en raison d’un voyage, d’une maladie ou toute autre raison valable, il lui est obligatoire de renouveler son intention car il l’a arrêtée en délaissant le jeûne pour un voyage, une maladie ou toute autre raison valable.

Post-Scriptum :
Source : Fatawi arkan al islam (Chapître : Fatawi As-Syaam, question 408, page 466)
Auteur : Sheikh Mohammad Ibn salih al ’outhaymine, rahimahou Allah
Traduction : Abu Abdillah




Source : Sunna.com
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 01:20


Shaykh Salih al-Fawzân


Toutes les louanges sont à Allah pour Ses Faveurs et Sa bonté. Il nous a favorisés en nous permettant d’atteindre le mois de Ramadhân et nous a renforcés par les bonnes œuvres qui nous rapprochent de Lui. Que la paix et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, le premier à accomplir les bonnes actions, et sur sa famille et ses Compagnons, ceux qui ont cru en lui, l’ont supporté et ont suivi la lumière qui lui a été révélé. Ce sont eux qui ont réussi.

Ensuite, je vous recommande, ainsi qu’à moi-même la crainte d’Allah aussi bien en ce mois de Ramadhân que les autres mois. Mais Allah a attribué à ce mois un mérite particulier, puisque c’est une occasion unique pour accomplir des bonnes œuvres. Le Prophète صلى الله عليه وسلم invoquait Allah pour pouvoir atteindre Ramadhân. Lorsque le mois de Rajab commençait, il disait : « Ô Allah, couvre-nous de Ta bénédiction pendant Rajab et Sha’bân et permets nous d’atteindre Ramadhân ! »

Et le Prophète صلى الله عليه وسلم avait l’habitude d’annoncer à ses Compagnons la bonne nouvelle de l’arrivée de Ramadhân, et il leur expliquait ses vertus en disant : « Ô gens, un mois important et béni vous est venu. »

Le Prophète صلى الله عليه وسلم avait également l’habitude d’encourager ses Compagnons à l’effort dans les bonnes actions, obligatoires ou surérogatoires, comme les prières et les aumônes, se montrer bon et bienfaisant, être patient face à l’obéissance à Allah, passer sa journée à jeûner, sa nuit à prier et des heures à réciter le Quran et à faire du dhikr d’Allah.

Ne perdez donc pas votre temps en étant négligeant et en délaissant [les bonnes œuvres], comme les malheureux qui ont oublié Allah, alors Il leur a fait oublié leurs propres personnes. Ils ne tirent aucun bénéfice des occasions de faire le bien, ni ne réalisent leur sacralité ou ne connaissent leur valeur.

Beaucoup de gens ne connaissent rien de ce mois excepté que c’est un mois de nourritures et de boissons variées. Alors ils exagèrent en donnant à leurs âmes ce dont elles ont envie, et en achetant de la nourriture et boissons appétissantes. Il est connu que l’excès de nourriture et de boisson amène la personne à être paresseuse dans les actes d’adoration. Il est donc demandé au musulman de diminuer la prise de nourriture et de boisson, de telle sorte qu’il soit dynamique pour accomplir les actes d’obéissance.

Et certaines personnes ne connaissent le mois de Ramadhân qu’en tant que mois où l’on dort la journée et où l’on reste éveillé la nuit en faisant des choses qui n’ont aucun bénéfice et qui causent du tord. Ils veillent presque toute la nuit ou entièrement, puis dorment la journée même pendant les heures de prières obligatoires. Ils ne vont donc pas prier avec l’assemblée des prieurs et ne prient pas à l’heure prescrite.

Un autre groupe de gens s’assoient devant la table servie lorsque c’est l’heure de rompre le jeûne et délaissent ainsi la prière du Maghrib en groupe. Ces types de gens ne connaissent pas la valeur du mois de Ramadhân, et ne s’empêchent pas de violer sa sacralité avec des veillées interdites, le délaissement des obligations, et l’accomplissement des interdits.

A coté de ces personnes, on trouve ceux qui ne voient en Ramadhân qu’une opportunité de faire du business, exposer leurs marchandises et la recherche de ce bas-monde éphémère. Ils sont donc très actifs dans la vente et l’achat, remplissant les marchés et désertant les mosquées. Et lorsqu’ils vont à la mosquée, ils sont pressés et stressés. Ils ne sont pas détendus car ils ont laissé la prunelle de leurs yeux dans les marchés.

Il y a un autre type de personnes qui considèrent Ramadhân uniquement comme une période de mendicité dans les mosquées et les rues. Ils passent la plupart de leur temps à faire des va-et-vient, se déplacer d’un pays à un autre afin de récolter de l’argent en faisant la manche et en se présentant comme des nécessiteux alors qu’ils sont riches, ou comme des handicapés alors qu’ils sont en bonne santé ! Ils nient la bénédiction d’Allah sur eux en richesses et santé, et prennent les biens des gens injustement. Et ils perdent leur temps précieux dans des choses qui leur sont nuisibles. Ramadhân n’a donc pas de vertu particulière pour ces gens.

Ô Serviteurs d’Allah ! Le Prophète صلى الله عليه وسلم avait l’habitude de faire en ce mois plus d’efforts qu’il n’en faisait les autres mois. Et même s’il était assidu dans l’adoration en tous temps, il s’adonnait durant ce mois à beaucoup de responsabilités qui étaient en réalité des actes d’adoration, mais il laissait les actes préférables pour d’autres plus préférables. Les Salafs ont suivi cet exemple, et ce mois était l’occasion d’ambitions plus hautes, ils s’adonnaient aux bonnes œuvres, passaient leur nuit en Tahajjud et leur journée à jeûner, à faire du dhikr, et à réciter le Quran. Ils fréquentaient les mosquées pour faire ces actes. Nous devons donc comparer notre situation à la leur et voir quelle est la limite de nos capacités en ce mois.

Et nous devons savoir que tout comme les bonnes actions sont multipliées durant ce mois, alors, les mauvaises œuvres sont d’autant plus graves et leur châtiment plus dur. Nous devons donc craindre Allah (subhanahu wa ta’ala) et magnifier la sacralité de ce mois.

وَمَن يُعَظِّمْ حُرُمَاتِ اللَّهِ فَهُوَ خَيْرٌ لَّهُ عِندَ رَبِّهِ

 

Voilà (ce qui doit être observé) et quiconque prend en haute considération les limites sacrées d’Allah cela lui sera meilleur auprès de son Seigneur.
Sourate Al-Hajj,verset 30


Qu’Allah nous accorde la possibilité d’avoir des bonnes paroles et actions.

Que la paix et les bénédictions soient sur notre Prophète Muhammad, sa famille et ses Compagnons.

Post-Scriptum :
Source : Ittihaaf Ahlil-Imaan bi Duroos Shahri Ramadaan de Shaikh Salih al-Fawzân
Traduit à partir de Al-Ibaanah.com et du texte en arabe sur www.alfuzan.net

Copié de Sunna.com

 

 


barretitre.jpg Le jeûne - As-Siyâm

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 00:55


Shaykh Salih al-Fawzan


Toutes les louanges sont à Allah pour Ses Faveurs et Sa bonté. Il nous a favorisés en nous permettant d’atteindre le mois de Ramadhân et nous a renforcés par les bonnes œuvres qui nous rapprochent de Lui. Que la paix et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, sur sa famille et ses Compagnons, et ceux qui ont suivi sa guidée et se sont accrochés à sa Sunnah jusqu’au Jour Dernier…

Ensuite, sachez qu’il y a un comportement à adopter pour le jeûne afin qu’il soit accompli de la manière prescrite et que l’on en tire des bienfaits, que l’on atteigne l’objectif de Ramadhân et que l’on ne le trouve pas éreintant et sans bénéfice. Comme l’a dit le Prophète صلى الله عليه وسلم : « Il se peut qu’un jeûneur ne tire aucun profit de son jeûne si ce n’est la faim et la soif. » Le jeûne ne consiste pas uniquement à arrêter de boire et manger, mais c’est aussi délaisser ce qui ne convient pas comme paroles et actes prohibées ou détestables.

Un des Salafs a dit : « Le plus facile dans le jeûne est d’arrêter de boire et de manger. » Cela, car le rapprochement avec Allah ne peut être complet en délaissant des désirs autorisés, qu’avec l’abandon de ce qu’a interdit Allah en toutes circonstances. Même s’il est obligatoire au musulman de délaisser les interdits en tous temps, cela est d’autant plus obligatoire en période de jeûne. Donc celui qui accomplit un interdit en dehors des périodes de jeûne, il est pécheur et mérite le châtiment, mais si cela se passe durant le jeûne, en plus d’être pécheur et de mériter le châtiment, cela affecte son jeûne en le diminuant ou l’annulant.

Le véritable jeûneur est celui dont l’ estomac jeûne [en étant privé] de boire et de manger, dont les membres jeûnent [en les empêchant] de pécher, dont la langue jeûne [en la retenant] de prononcer des paroles mauvaises et vaines, dont les oreilles jeûnent [en les empêchant] d’écouter des chansons, des instruments de musique, des paroles médisantes et calomnieuses, et dont les yeux jeûnent [en les privant] de regarder ce qui est interdit.


Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Celui qui ne délaisse pas le mensonge et sa mise en pratique, Allah n’a pas besoin qu’il se prive de manger et de boire. » [Al-Bukhari]

Il est obligatoire au jeûneur de s’abstenir de médire, calomnier et d’insulter les autres, selon ce qu’ont rapporté les deux Shaikh (Al-Bukhari et Muslim) de Abu Hurayrah (رضي الله عنه) qui rapporte du Prophète صلى الله عليه وسلم : « Que celui qui a l’intention de jeûner un jour, ne dise pas d’obscénités et ne soit pas ignorant. Si quelqu’un l’injurie ou l’attaque, qu’il répète : "Je suis en jeûne". »

Et dans les deux Sahih, Abu Hurayrah rapporte un hadith marfu’ (qui remonte jusqu’au Prophète صلى الله عليه وسلم ): « Le jeûne est un bouclier, que celui qui a l’intention de jeûner un jour, ne dise pas de grossièretés et ne soit pas ignorant. Si quelqu’un l’insulte, qu’il dise ‘Je suis en jeûne’. »

Le terme ‘Al-Junnah’ (bouclier) est ce qui protège et empêche l’arme de l’ennemi de atteindre celui qui le porte et le blesser.

Le jeûne protège donc la personne de tomber dans les péchés dont la récompense est le châtiment dans ce monde et l’au-delà. Le terme « rafath » englobe les paroles grossières et mauvaises. L’imam Ahmad et d’autres rapportent un hadith remontant au Prophète صلى الله عليه وسلم : « Le jeûne est un bouclier tant qu’il n’est pas percé. » On lui demanda : « Comment peut-il être percé ? » Il répondit : « Par le mensonge et la médisance. »

C’est une preuve que la médisance fissure le jeûne, ou qu’elle l’affecte. Et si le bouclier est percé, il n’est plus d’aucune utilité pour celui qui l’utilise. De même que le jeûne lorsqu’il est fissuré, il n’y a plus de bénéfice pour celui qui l’accomplit.

La médisance : comme l’a expliqué le Prophète صلى الله عليه وسلم, c’est dire de ton frère ce qu’il n’aime pas. Il a été rapporté dans le Musnad Ahmad, que la médisance annule le jeûne : « Deux femmes jeûnaient au temps du Prophète صلى الله عليه وسلم et elles ont failli mourir de soif. Ceci fut rapporté au Prophète صلى الله عليه وسلم, mais il refusa [de leur permettre de rompre le jeûne]. Puis on lui mentionna ces deux femmes de nouveau, et il les fit appeler et leur ordonna de vomir, c’est-à-dire de vider leur estomac. Elles ont vomi et ont rempli un bol de pus, de sang purulent et des morceaux de chair. Alors le Prophète صلى الله عليه وسلم dit : « Ces deux femmes se sont privées de ce qu’Allah leur a autorisé, mais elles ont annulé leur jeûne en faisant ce qu’Allah a rendu illicite pour elles. L’une d’entre elles s’est assise avec l’autre et elles se sont mises à manger de la chair des gens. »

Ce qui s’est passé avec ces deux femmes en présence du Prophète صلى الله عليه وسلم lorsqu’elles ont vomi ces choses affreuses et détestables, cela fait partie des miracles qui se sont produits dans la main du Prophète صلى الله عليه وسلم pour montrer aux gens les effets néfastes de la médisance. Et Allah a dit :

وَلا يَغْتَب بَّعْضُكُم بَعْضًا أَيُحِبُّ أَحَدُكُمْ أَن يَأْكُلَ لَحْمَ أَخِيهِ مَيْتًا‏

« et ne médisez pas les uns des autres. L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? »
Sourate Al-Hujurat ; verset 12


Ce hadith montre donc que la médisance annule le jeûne, mais c’est une annulation au sens figuré, c’est-à-dire que cela annule la récompense du jeûne.

Que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur notre Prophète Muhammad, sa famille et ses Compagnons.


Post-Scriptum :
Ittihaaf Ahlil-Imaan bi Duroos Shahri Ramadaan de Shaikh Salih al-Fawzân

Traduit à partir de Al-Ibaanah.com et du texte en arabe sur www.alfuzan.net

copié de : sunna.com


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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 15:41


"Jeûnez dès que vous le voyez ; rompez le jeûne dès que vous le voyez. S'il y a des brumes, accomplissez le nombre de Cha'ban, qui est de trente (jours)." (Al-Boukhali)


« (Ces jours sont) le mois de Ramadân au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. (Coran, 2 : 185).

Le Prophète (salaLLahû 'alayhi wa salam) a dit:
"C'est un mois dont son début est une miséricorde, son milieu une absolution et son dernier une préservation du Feu."
(Bayhaqi)

Mûbarak 'alaykûm ash-Shahr
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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 20:02


La femme enceinte doit elle jeûner ?


Ma femme est enceinte dans son 7e mois. Doit-elle jeûner ? Si le jeûne ne lui incombe pas, que devrait-elle faire ?


Louanges à Allah

L’opinion la mieux soutenue veut que la femme enceinte et celle qui allaite soient assimilées au malade donc autorisées à ne pas jeûner le Ramadan. Et elles n’auront qu’à effecteur un jeûne de rattrapage; qu’elles se soient abstenues du jeûne par crainte pour leur propre santé ou pour celle de leurs enfants. À ce propos, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : «Certes, Allah a dispensé du jeûne la femme enceinte et celle qui allaite» » (rapporté par at-Tirmidhi (715) et par Ibn Madia (1667) et déclaré authentique par al-Albani dans Sahihi at-Tirmidhi (575) Voir l’opuscule Saboon masala fi as-siyâm.

Si la femme enceinte craint les effets du jeûne sur sa santé ou sur celle de son enfant, elle fait comme le malade et s’abstient de jeûner, quitte à effectuer plus tard un jeûne de rattrapage en vertu de la parole du Très Haut : «(Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu' il jeûne un nombre égal d' autres jours» (Coran, 2 : 185).

Quand elle ne craint rien ni pour elle-même ni pour son enfant, elle doit observer le jeûne en application de la parole du Très Haut : «quiconque d' entre vous est présent en ce mois, qu' il jeûne!» (Coran, 2 : 185).

La femme enceinte a le plus souvent du mal à jeûner. Ceci est surtout vrai pour les tous derniers mois de la grossesse, période pendant lequel le jeûne peut avoir une incidence négative sur la grossesse. Aussi faut-il qu’elle consulte un gynécologue sûr et s’en référer à son avis.

Voir Ach-charh al-mumti, 6/359/ Allah le sait mieux.



Quelle est la meilleure attitude de la femme enceinte par rapport au jeûne ?


Louanges à Allah La femme enceinte est tenue d’observer le jeûne comme les autres. Si toutefois elle craint pour sa propre santé ou pour celle de son fœtus, on lui permet de ne pas jeûner. Selon Ibn Abbas (P.A.a) la parole du Très Haut : «Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu' (avec grande difficulté), il y a une compensation: nourrir un pauvre.» était une dispense accordée aux vieillards capables d’observer le jeûne pour leur permettre de ne pas le faire et de se contenter de nourrir un pauvre pour chaque jour. Cette dispense profite aussi à la femme enceinte et à celle qui allaite si elles craignent que le jeûne ait des effets néfastes sur leurs enfants » (rapporté par Abou Dawoud (2317) et déclaré authentique par al-Albani dans Irwa al-Ghalil, 4/18, 25.          

Il faut savoir que la non observance du jeûne par la femme enceinte est tantôt permise, tantôt obligatoire, tantôt interdite; elle est permise quand le jeûne ne lui porte pas préjudice, mais lui reste pénible. Et elle est obligatoire quand le jeûne peut lui porter préjudice ou le porter à son fœtus. Et elle est interdite quand le jeûne ne lui est pas pénible.  

Cheikh Ibn Outhaymine (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit : « la femme enceinte se trouve dans l’un des deux cas : ou bien elle est forte et peut endurer le jeûne sans peine et sans aucun effet nocif sur son fœtus. Une telle femme doit observer le jeûne parce qu’elle n’a aucune excuse à ne pas le faire. Ou bien elle ne peut pas supporter le jeûne en raison d’une grossesse avancée ou d’une débilité physique ou d’autres choses. Dans ce cas, elle s’abstient de jeûner obligatoirement si le préjudice concerne son enfant ». Fatawa cheikh Ibn Outhaymine, 1/487.          

Cheikh Ibn Baz (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit : « La femme enceinte et celle qui allaite sont assimilées au malade ; si le jeûne leur est pénible, il leur est permis de ne pas l’observer. Mais dans ce cas, elles devront effectuer un jeûne de rattrapage, quand elles le pourront, comme le malade. Certains ulémas soutiennent qu’il leur suffit de nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné. Cet avis est faible et laisse à désirer. Ce qui est juste, c’est qu’elles devront effectuer un jeûne de rattrapage à l’instar du malade en vertu de la parole d’Allah le Puissant et Majestueux : « Quiconque d' entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d' autres jours.» (Coran, 2 : 184). Cela s’atteste encore dans le hadith d’Anas Ibn Malick al-Kaabi selon lequel le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Certes, Allah a dispensé le voyageur, la femme enceinte et celle qui allaite de la moitié de la prière et du jeûne » (rapporté par les Cinq). Extrait de Tuhfat al-ikhwan bi adjwibatin muhimmatin ta ta’allaqu bi arkane al-islam, p. 171. Allah le sait mieux.


La femme enceinte et celle qui allaite n’observaient pas le jeûne, mais elles doivent effectuer un jeûne de rattrapage et ne peuvent pas se contenter de nourrir un pauvre


J’ai lu qu’il était permis à la femme enceinte et à celle qui allaite de ne pas observer le jeûne et de se contenter de nourrir (un pauvre) sans effectuer un jeûne de rattrapage. On utilise pour étayer cet avis un hadith rapporté d’Ibn Omar allant dans ce sens… Est-il exact ? Donnez-nous une réponse argumentée. Puisse Allah vous bénir…

Louanges à Allah Il y a une divergence de vues au sein des ulémas à propos du jugement à porter à la femme enceinte et à celle qui allaite si elles n’observent pas le jeûne. Ils ont émis plusieurs avis :

Le premier est qu’elles ne doivent effectuer qu’un jeûne de rattrapage. C’est l’avis de l’imam Abou Hanifa (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde). C’est aussi l’avis d’Ali Ibn Abi Talib (P.A.a).

Le deuxième avis est que si elles craignent pour elles-mêmes, elles n’auront qu’à effectuer un jeûne de rattrapage. Si elles craignent pour leurs enfants, elles doivent effectuer un jeûne de rattrapage et nourrir un pauvre pour chaque jour. C’est l’avis des imams Ahmad et Chafii. Al-Djassas l’a également rapporté d’Ibn Omar (P.A.a).

Le troisième avis est qu’elles peuvent se contenter de nourrir un pauvre (pour chaque jour non jeûné). Et elles n’ont pas à effectuer un jeûne de rattrapage. C’est l’avis d’Abd Allah ibn Abbas (P.A.a). Ibn Qudama (P.A.a) l’a rapporté dans al-Moughni (3/73) d’Ibn Omar (P.A.a). Abou Dawoud (2318) a rapporté d’Ibn Abbas que l’expression «Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu' (avec grande difficulté), il y a une compensation: nourrir un pauvre. » (Coran, 2 : 184) était une dispense accordée au vieillard et à la vieillarde encore capables d’observer le jeûne; on leur permettrait de ne pas le faire et de nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné. La dispense profite aussi à la femme enceinte et à celle qui allaite si elles éprouvent des craintes. Selon Abou Dawoud cela signifie que si elles craignent pour leurs enfants, elles s’abstiennent de jeûner et nourrissent un pauvre (pour chaque jour non jeûné ». An-Nawawi dit que la chaîne de transmission de ce hadith est bonne. Et Al-Bazzaz l’a cité et ajouté à la fin : « Ibn Abbas disait à une femme enceinte : tu es assimilable à celui qui ne peut pas l’observer, tu peux te contenter de nourrir un pauvre. Et tu n’as pas à effectuer un jeûne de rattrapage ». la chaîne de transmission  du hadith a été authentifié par ad-Daraqutni selon l’affirmation d’al-Hafiz dans at-Talkhis.          

Dans ahkam al-qur’an, al-Djassas a rapporté une divergence de vues au sein des compagnons sur cette question en ces termes : « les ancêtres pieux ont émis trois avis sur la question : Selon Ali, la femme enceinte et celle qui allaite n’ont pas à procéder à une expiation si elles n’observent pas le jeûne. Pour Ibn Abbas, elles doivent procéder à une expiation sans effectuer un jeûne de rattrapage. Quant à Ibn Omar, il pense qu’elles doivent faire les deux. Ceux qui estiment qu’elles peuvent se contenter d’un jeûne de rattrapage s’appuient sur plusieurs arguments :

1/ Le hadith rapporté par an-Nassaï (2274) d’après Anas selon lequel le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « certes  Allah a dispensé le voyageur, la femme enceinte et celle qui allaite de la moitié de la prière et du jeûne » (déclaré authentique par al-Albani dans Sahihi an-Nassaï ). Dans ce hadith, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) assimile la femme enceinte et celle qui allaite au voyageur. Or celui-ci est autorisé à s’abstenir du jeûne du Ramadan pour le rattraper plus tard. Aussi, devrait-il en être de même pour la femme enceinte et celle qui allaite. Voir Ahkam al-Quran d' al-Djassas.

2/ L'assimilation de la femme enceinte et celle qui allaite au malade qui est autorisé à ne pas observer le jeûne du Ramadan mais qui devra effectuer un jeûne de rattrapage. Voir al-Mouhgni (3/37) et al-Madjmou’ (6/273), un groupe d’ulémas a choisi cet avis.          

Dans Madjmou al-Fatawa (15/225), cheikh Ibn Baz dit : « La femme enceinte et celle qui allaite sont assimilées au malade ; si le jeûne leur est pénible, elles peuvent s’en abstenir, quitte à l’observer plus tard, quand elles en seront capables, comme le ferait le malade. Certains ulémas soutiennent qu’elles leur suffisent de nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné. Cet avis est faible et laisse à désirer. Ce qui est juste, c’est qu’elles doivent effectuer un jeûne de rattrapage à l’instar du voyageur et du malade en vertu de la parole du Très Haut : « Quiconque d' entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d' autres jours.» (Coran, 2 : 184).          

Le même Cheikh dit dans Madjmou' al-Fatawa, 15/227 : « Ce qui est juste c’est que la femme enceinte et celle qui allaite doivent effectuer un jeûne de rattrapage. Car l’avis (contraire) fondée sur ce qui a été rapporté d’après Ibn Abbas et Ibn Omar selon lequel elles peuvent se contenter de nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné est un avis faible qui laisse à désirer pour son non-conformité avec les arguments religieux. En effet, Allah le Transcendant dit : «Quiconque d' entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d' autres jours » (Coran, 2 : 184). La femme enceinte et celle qui allaite sont assimilées au malade et non au vieillard incapable. De ce fait, elles effectuent un jeûne de rattrapage quand elles peuvent le faire, fût-ce tardivement.      
   

Une des fatwa de la Commission Permanente (10/220) se présente en ces termes : « Si la femme enceinte craint pour elle-même ou pour son enfant des effets du jeûne de Ramadan, elle peut s’abstenir de jeûner, quitte à effectuer un jeûne de rattrapage plus tard à l’instar du malade incapable de jeûner ou craignant que le jeûne lui porte préjudice. À ce propos, le Très Haut dit : « Quiconque d' entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d' autres jours» (Coran, 2 : 184). Il en est de même de la femme qui allaite. Car, si elle craint que le cumul du jeûne avec l’allaitement lui porte préjudice ou craint de porter atteinte à son enfant si elle jeûne et ne l’allaite pas , elle s’abstient du jeûne dans les deux cas, quitte à effectuer un jeûne de rattrapage. L’une des fatwa de la Commission Permanente (10/226) dit : « Quant à la femme enceinte, elle doit observer le jeûne pendant sa grossesse à moins qu’elle ne craigne que le jeûne ne lui porte préjudice ou ne le porte à son enfant. Dans ce cas, elle est autorisée  ne pas observer le jeûne. Mais elle devra le rattraper quand elle aura recouvré sa propreté rituelle après les couches. .. Le fait de nourrir un pauvre ne le dispensera pas du jeûne de rattrapage. En revanche, ce jeûne absolument nécessaire, peut la dispenser d’avoir à nourrir un pauvre.. »          

Dans ach-charh al-mumti’ (6/220), cheikh Ibn Outhaymine dit après avoir évoqué la divergence de vues opposant les ulémas sur la question et choisi qu'elles n'ont qu'à  effectuer un jeûne de rattrapage : « cet avis est, selon moi, le mieux que d’assimiler les deux femmes en question au malade. Or celui-ci se contente d’effectuer un jeûne de rattrapage ». Allah Très Haut le sait mieux.


Le jeûne de la femme enceinte qui en subit un préjudice

Est-ce que la femme enceinte doit observer le jeûne du Ramadan et celui du jour d’Achoura ?
J’ai conseillé ma femme de ne pas jeûner le Ramadan et elle s’en est abstenue parce qu’elle était enceinte, affaiblie et anémique pendant sa grossesse. Elle a eu une fausse couche à la fin du Ramadan, à sa  12e semaine (3e mois). Qu’en est-il des jours qu’elle a manqués de jeûner ? Doit-elle les rattraper avant le Ramadan suivant ? Peut-elle observer le jeûne comme d’habitude quand elle est enceinte ? Etant donné qu’elle persiste à jeûner pendant sa grossesse, il serait pertinent, si possible, d’apporter un avis médical selon lequel le jeûne ne porte pas atteinte au foetus.


Louange à Allah

Cette question comporte trois éléments :

Dabord, le jugement de la non observance du jeûne par la femme enceinte. Ensuite les conséquences d’une fausse couche survenu en Ramadan et enfin le jugement du rattrapage post Ramadan.

S’agissant de la femme enceinte, il lui est permis de ne pas observer le jeûne si elle a des craintes serieuses sur sa propre santé ou sur celle de son enfant. Elle doit même s’en abstenir si elle craint d’y laisser sa vie ou de subir un grave préjudice. Elle devra procéder à un rattrapage non assorti d’expiation selon l’avis unanime des ulémas fondé sur les propos du Très Haut : « Ne vous tuez pas », «Ne vous précipitez pas vers la perdition ». Les jurisconsultes sont tous d’avis qu’aucune expiation n’est prévue dans ce cas parce qu’elle est assimilable au malade qui craint sur sa santé.

Si elle ne craint que sur son foetus, certains ulémas disent aussi qu’il lui est permis de ne pas oçbserver le jeûne. Dans ce cas, elle devra procéder au rattrapage et à l’expiation. Celle-ci consiste à nourrir un pauvre pour chaque jour rattrapé.Cet avis est fondé sur ce qui a été rapporté d’Ibn Abbas à propos de l’explication de la parole du Très Haut : « Ceux qui le (jeûne) peuvent doivent procéder à une expiation consistant à donner à manger à un pauvre », à savoir qu’il (Ibn Abbas) a dit : « C’était une dispense accordée au vieillard et à la femme âgée,   capables tous les deux d’observer le jeûne ; elle leur permettait de ne pas jeûner quitte à nourrir un pauvre à la place de tout jour non jeûné. La femme enceinte et celle qui allaite pouvaient aussi, en cas de crainte sur leur enfant, ajoute Abou Dawoud, ne pas observer le jeûne ». (Cité par Abou Dawoud, 1947 et déclaré authentique par al-Albani dans al-Irwa, 4/18,25). Voir l’Encyclopédie juridique, 16/272.

Ceci permet de voir clairement que si le jeûne porte atteinte sérieusement à la femme ou à son foetus, elle doit s’en abstenir du jeûne. Mais le médecin qui se prononce sur ce cas doit être un spécialiste sûr.

Ceci concerne la non observance du jeûne de Ramadan. S’agissant de celui d’Ashowra, il n’est pas obligatoire selon un avis consensuel. Il est plutôt recommandé. La femme ne doit pas s’engager dans un jeûne facultatif sans la permission de son mari présent. Si celui-ci s’y oppose, elle doit lui obéir surtout quand il s’agit de préserver l’intérêt du foetus.

Concernant la fausse couche, si, comme vous le dites, elle a déjà fait un avortement au troisième mois de sa grossesse, le sang qui s’écoule d’elle n’est pas celui des couches mais celui des règles. Car elle n’a fait qu’expulser un corps qui ne revêt pas une forme humaine claire. C’est pourquoi elle peut prier et jeûner, même si le sang continuati de s’écouler. Cependant, elle doit faire des ablutions pour chaque prière et rattraper les jours non jeûnés et les prières non effectuées » Voir les Fatwa de la Commission Permanente, 10/218.

S’agissant du rattrapage des jours perdus, toute personne ayant à rattraper des jours du Ramadan doit le faire avant le Ramadan suivant. Il peut retarder le rattrapage du jeûne jusqu’à l’arrivé de Chaabane. Si le Ramadan suivant arrive sans qu’on ait procédé au rattrapage, en l’absence d’une excuse, on a commis un péché.

On devra alors, en plus du rattrapage, nourrir un pauvre pour chaque jour rattrapé.C’est l’avis donné par un groupe des compagnons du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). La nourriture à offrir consiste en un kilo et demi par jour prélevé des denrées locales et offertes à un ou plusieurs  pauvres. Si le retard du jeûne de rattrapage est dû à une excuse comme la maladie ou le voyage, l’on ne procède qu’un rattrapage et on n’a pas à donner de la nourriture, compte tenu de la parole du Très Haut : « Celui qui est malade ou en voyage (a à jeûner) un nombre de jours (de substitution). Allah est le garant de l’assistance.

Fatwa de Cheikh Ibn Baz, 15/340
 

 

 


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Le jeûne - As-Siyâm

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 16:03



Question : Existe-t-il des avis des imams portant sur les médicaments autorisés qui n’annulent pas le jeûne ? Il s’agit précisément de :
1. Les capsules et les sirops
2. La pompe pour l’asthme et les voies respiratoires
3. Les suppositoires
4. Les injections
Il est extrêmement important de s’interroger sur l’usage des pompes pour soigner les crises d’asthme dont souffrent près de 20 % des enfants... J’espère un éclaircissement touchant tous les aspects de ces questions. Puisse Allah vous récompenser par le bien.




Réponse

Louange à Allah

Voici l’énumération d’un certain nombre de choses utilisées dans le domaine médical assortie de l’explication de ce qui peut provoquer la rupture du jeûne et ce qui ne le provoque pas. Il s’agit là d’un résumé de recherches juridiques présentées à l’Académie Islamique de Jurisprudence lors de certaines de ses sessions, et au sujet desquelles elle avait retenu ce qui suit :

Premièrement, les choses suivantes ne sont pas considérées comme des facteurs de rupture du jeûne :

1. Les collyres, les gouttes destinées à l’oreille, le bain de l’oreille, les gouttes nasales et la pompe pour dégager les voies nasales, à condition de ne rien avaler.

2. Les comprimés à placer sous la langue pour soigner l’angine de poitrine et d’autres (affections) à condition de ne rien avaler.

3. Les suppositoires introduits dans l’anus, les sondes vaginales ou le doigt en vue d’un examen médical

4. Introduction d’une endoscope, d’un dispositif intra utérin  ou d’autres instruments dans l’utérus.

5. Ce qui est introduit dans l’organe génital masculin ou féminin tel qu’une fibre très fine, une sonde ou une matière impulsée au laser ou un médicament ou une solution destinée au nettoyage de la vessie.

6. Le limage, l’extraction d’une dent, le nettoyage des dents, l’usage de cure-dents ou de brosse à dent, à condition de ne rien avaler.

7. Le rinçage de la bouche, le gargarisme, l’usage d’un pulvérisateur pour soigner une affection buccale localisée, à condition de ne rien avaler.

8. Les piqûres curatives ou musculaires ou intramusculaires à l’exception des liquides et des injections nutritives.

9. L’oxygène

10. Les gaz anesthésiants à moins que des solutions liquides nutritives ne soient utilisées.

11. Les substances absorbées par le corps telles que les crèmes, les pommades et les autocollants imbus de matières chimiques curatives appliquées à la peau.

12. Introduction d’une fibre fine dans les veines pour la radiographie ou le traitement des vaisseaux sanguins ou d’autres organes

13. Introduction d’une sonde à travers le mur du ventre pour examiner les entrailles ou y effectuer une opération chirurgicale.

14. Effectuer des prélèvements sur le foie ou d’autres organes,à condition que cette intervention ne soit pas assortie de l’injection de solutions.

15. L’usage de la sonde optique non accompagné de l’introduction de solutions ou d’autres matières

16. L’introduction d’un instrument ou d’une matière curative dans le cerveau ou la moelle épinière

17. Le vomissement involontaire non le cas contraire.

Deuxièmement, il convient que le médecin musulman conseille au malade d’attendre la rupture du jeûne pour effectuer ceux parmi les interventions susmentionnées dont le report ne lui porte aucun préjudice (afin de ne pas invalider son jeûne)



L’Académie Islamique de Jurisprudence, p. 213.

 

 


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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 03:11

1) L'intention


Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Celui qui n'a pas nourri depuis la nuit l'intention de jeûner, n'a pas de jeûne". (At-Tirmidhi, An-Nasâi n°2334 et déclaré authentique par Al-Albâni)

L'intention se fait avant le début de la journée pour le jeûne obligatoire

Ibn Taymiya (رحمه الله) a dit : "A bien eu l'intention de jeûner celui auquel il est venu à l'esprit la veille l'idée de le faire". ("Ikhtiyarâ.t", p. 191)

Ibn 'Othaymîn (رحمه الله) a dit : "Certains savants soutiennent que l'intention du début suffit dans tout un ensemble d'actes dont la succession est une condition de validité. L'intention initiale s'applique aussi longtemps que la succession des actes ne sera rompue pour une excuse. Dans ce cas, il faut renouer l'intention. Cela étant, si l'on formule au premier jour du Ramadân l'intention de jeûner tout le mois, à moins qu'il arrive une excuse qui interompt la succession du jeûne, cela devrait suffire. C'est comme si l'on voyage en ramadan. Car, dans ce cas, on doit, au retour, renouveller l'intention de jeûner. Ceci est plus exact puisque si vous interrogiez tous les musulmans, chacun d'eux vous dirait : "Moi, j'ai formulé dès le début l'intention de jeûner tout le mois." Si l'intention ne se concrétise pas rééllement, elle est jugée l'être. En effet, le statut originel est la non rupture. C'est pourquoi nous avons dit : Si la succession est interrompue pour une raison valable et que l'on veut reprendre le jeûne, il faut renouveller l'intention. Voilà l'avis qui rassure". (Ach-Charh Al-Mumti' 6/369-370)




Mais s'il est surérogatoire, l'intention est acceptée même après l'aube, même après le lever du soleil, à condition de n'avoir rien mangé, rien bu


Aïcha (رضي الله عنها) a dit : "Le Prophète entra un jour chez moi et dit : "Avez-vous de quoi manger" ?
Non lui dis-je.
"Alors, je jeûne", dit le Prophète". (Mouslim)



2) L'abstinence de manger, boire, ou d'avoir des rapports sexuels dans la période allant de l'aube jusqu'au coucher du soleil

ALLah - تعالى  a dit : {mangez et buvez jusqu'à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l'aube du fil noir de la nuit. Puis accomplissez le jeûne jusqu'à la nuit.} (2/187)




Source : Islamopédie
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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 16:39



1) Prendre un repas avant l'aube (السحور)


Selon Anas
(رضي الله عنه), le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Prenez le dernier repas de la nuit car il y a dans ce repas une bénédiction". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon 'Amr Ibn Al-'As
(رضي الله عنه), le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Ce qui différencie notre jeûne de celui des gens du Livre (Juifs et Chrétiens) c'est le dernier repas de la nuit". (Mouslim)

Le prophète
(صلى الله عليه و سلم) a dit : "Le Sahour est tout entier bénédiction; ne le délaissez pas. Prenez en ne serait-ce qu'une gorgée d'eau car ALLah envoie Sa miséricorde et les anges demandent le pardon pour celui qui fait ce repas". (Ahmad)

1-1) Son meilleurs temps

Ibn 'Omar
(رضي الله عنه) a dit : "Le Messager d'ALLah avait deux Muezzins, Bilàl et Ibn Oum Maktùm". Le Messsager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Bilàl appelle à la prière pendant la nuit. Mangez et buvez jusqu'à l'appel d'Ibn Ommi Maktûm".
Le narrateur ajoute : "C'était juste le moment compris entre la descente de l'un (du haut du minaret) et la montée de l'autre". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Le Prophète
(صلى الله عليه و سلم) a dit : "Mon peuple se portera bien tant qu 'il hâtera la rupture du jeûne et retardera le repas de fin de nuit". (Ahmad)

Zayd Ibn Thàbit
(رضي الله عنه) rapporte : "Nous prîmes notre dernier repas de la nuit avec le Messager d'ALLah puis nous nous levâmes pour la prière (de l'aube)".
On lui dit : "Combien de temps y avait-il entre eux?"
Il dit : "Le temps de réciter cinquante versets".
(Al-Boukhâri, Mouslim, At-Tirmidhi, An-Nasâi et ibn Maja)

1-2) Son temps s'arrête à la certitude de l'apparition de l'aube

Une personne vint dire à Ibn 'Abbas : "Je mange. Mais quand je doute de l'heure, je m'abstiens".
"Mais non",
lui dit Ibn 'Abbas, "mange tant que tu doutes, jusqu'à ce que tu ne doutes plus !"


2) Hâter la rupture du jêune dès le coucher du soleil


Selon Sahl Ibn Sa'd
(رضي الله عنه), le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم) a dit : "La foi des gens ne cessera pas de se bien porter tant qu'ils hâteront la rupture de leur jeûne". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon 'Omar Ibn Al Khattàb
(رضي الله عنه), le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Quand la nuit arrive de ce côté-là, quand le jour s'en va de ce côté-là et quand le soleil disparaît derrière l'horizon, le jeûneur est alors en état de rupture de jeûne". (Al-Boukhâri, Mouslim)

'Abdullàh Ibn Abi Awfa
(رضي الله عنه) a dit : "Nous marchâmes avec le Messager d'ALLah alors qu'il jeûnait. Dès que le soleil disparut derrière l'horizon, il dit à l'un des gens : "Descends, Untel! et mélange-nous le sawiq (farine de blé ou d'orge grillé) avec de l'eau".
Il dit : "Ô Messager d'
ALLah! Si tu attendais encore la tombée de la nuit?"
Il dit : "Descends et mélange-nous le sawiq avec de l'eau".
L'autre dit : "Il fait pourtant encore jour".
Il dit : "Descends et mélange-nous le sawiq avec de l'eau". Il descendit enfin et leur mélangea le sawiq avec de l'eau. Le Messager d'
ALLah (صلى الله عليه و سلم) en but et dit : "Quand vous voyez la nuit arriver de ce côté-ci, le jeûneur est en état de rupture de jeûne (il désigna de sa main l'Orient)". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Abou 'Atiya 
(رحمه الله) a dit : "Nous entrâmes, Masrùq et moi, chez 'Aïcha . Masrùq lui dit : "Il y a deux hommes parmi les compagnons de Mohammad qui sont toujours empressés à accomplir toute action de bien. L'un d'eux se hâte de faire la prière du coucher du soleil et de rompre le jeûne et l'autre les retarde".
Elle dit : "Lequel des deux se hâte-t-il à faire la prière du Maghreb et à rompre le jeûne?".
Il dit : "'Abdullàh (Ibn Mas'ùd)".
Elle dit : "C'est justement ainsi que faisait le Messager d'
ALLah"". (Mouslim)

Selon Hourayra (رضي الله عنه), le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم) a dit : "ALLah glorifié et honoré a dit : "Parmi Mes esclaves c'est celui qui hâte le plus la rupture du jeûne que J'aime le plus"". (At-Tirmidhi)


3) Rompre le jeûne par des dattes, sinon de l'eau


Selon Salmàn Ibn 'Amer
(رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Quand l'un de vous rompt son jeûne qu'il le fasse en mangeant des dattes. S'il n'en trouve pas, qu'il boive de l'eau car c'est un moyen de purification". (Abou Dâwoud et At-Tirmidhi)

Anas
(رضي الله عنه) a dit : "Le Messager d'ALLah rompait son jeûne en mangeant quelques dattes mûres avant de faire la prière. S'il n'en trouvait pas, il se contentait de quelques petites dattes, sinon il buvait quelques gorgées d'eau". (Abou Dawùd et At-Tirmidhi)


4) Invoquer Dieu (le Très-Haut) en rompant son jeûne


Le prophète
(صلى الله عليه و سلم) dit : "N'est pas repoussée la demande faite par le jeûneur au moment de la rupture de son jeûne". (Ibn Mâja)

4-1) Invocations pour la rupture du jeûne


Le prophète
(صلى الله عليه و سلم) faisait l'invocation suivante : "Au nom d'ALLah! Ô ALLah! J'ai jeûné pour Toi et j'ai rompu avec ce que Tu m'as donné!". (Abou Dâwoud)

Ibn 'Omar
(رضي الله عنه) disait : "Par Ta miséricorde qui s'étend à toute chose, je T'implore de pardonner mes fautes". (Ibn Mâja)


5) S'éloigner des péchés avec plus d'ardeur qu'habituellement


Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) nous a dit : "Quiconque d'entre vous jeûne, ne doit pas se laisser tenter par un quelconque pêché". (Al-Boukhari, al-Fath n°1904)

Selon Abou Hourayra
(رضي الله عنه), le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Quand l'un de vous est dans son jour déjeune, qu'il s'abstienne de dire des grossièretés et d'élever la voix. Si quelqu'un l'injurie ou le provoque au combat, qu'il dise : "Je suis en état de jeûne" ". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon Abou Hourayra encore
(رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Celui qui ne s'abstient pas de mentir et d'agir en pur mensonge. ALLah n'a que faire de son renoncement à son manger et à son boire". (Al Boukhàri)


6) Se brosser les dents



7) Augmenter de générosité


Le Prophète
(صلى الله عليه و سلم) a dit : "Qui donne à manger ou à boire à quelqu'un qui jeûne, d'un bien licitement acquis, les anges ne cessent de prier pour lui durant Ramadan. L'archange Gabriel prie pour lui la nuit du Destin". (Al-Boukhari)

Selon Anas
(رضي الله عنه), le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم) a dit : "La meilleure aumône est celle donnée pendant le Ramadan". (At-Tirmidhi)

Le Messager d'
ALLah (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Quiconque nourrit une personne qui jeûne aura une récompense égale à celle de la personne qui jeûne, sans diminuer quoi que ce soit de sa récompense". (Ahmad, An-Nasâi, authentifié par Al-Albâni)

Selon Salmân Al-Fârisi
(رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Quiconque nourrit un jeûneur verra ses péchés pardonnés et sera préservé de l'Enfer. Il recevra la même récompense que le jeûneur, sans diminuer (de sa récompense)".
(Les compagnons) dirent alors : "Ô Messager d'
ALLah, nous ne trouvons pas tous de quoi nourrir un jeûneur".
Le Prophète
(صلى الله عليه و سلم) dit : "ALLah donnera cette récompense à quiconque nourrit un jeûneur, (ne serait-ce que d') une petite gorgée de lait, une datte ou une gorgée d'eau. Et Dieu fera boire de mon bassin celui qui étanche la soif d'un jeûneur; après cela, il ne ressentira plus jamais la soif, jusqu'à ce qu'il entre au Paradis (on ne ressent plus aucune soif)".

Ibn 'Abbàs
(رضي الله عنه) rapporte : "Le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم) était l'homme le plus généreux. C'était au mois de Ramadan, quand il rencontrait Jibrîl (عليه السلم), qu'il était le plus généreux. Or Jibrîl le rencontrait à chaque nuit de Ramadan où ils étudiaient ensemble le Coran. Quand Jibrîl rencontrait le Messager d'ALLah (salaLLahû 'alayhi wa salam), ce dernier était certainement plus généreux à dispenser le bien que le vent qui souffle sans arrêt". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Beaucoup parmi les Salafs avaient l'habitude de laisser une partie de leur nourriture de rupture du jeûne à d'autres. Parmi eux, 'Abdullah Ibn 'Omar
(رضي الله عنه), Dâwoud At-Tâ'i, Malik Ibn Dînâr et Ahmad Ibn Hanbal. Ibn 'Omar ne rompait son jeûne qu'avec les orphelins et les pauvres. Aussi, parmi les Salaf, certains offraient à manger à leurs frères musulmans tandis qu'ils continuaient eux-mêmes à jeûner. Ils les servaient et faisaient attention à ce qu'il ne leur manque rien. Parmi eux, il y a Al-Hassan Al-Basri et 'Abdullah Ibn Al-Moubarak.

Abu as-Sawar Al-'Adawi a dit : Quelques hommes de la tribu Banû Adiy avaient l'habitude de prier à la mosquée. Ils ne rompaient jamais le jeûne seuls. S'ils trouvaient quelqu'un avec qui partager le repas de rupture, ils mangeaient avec eux, sinon, ils le prenaient à la mosquée pour que d'autres mangent avec eux et qu'ils mangent avec d'autres.


8) Réviser le Coran


Ibn 'Abbàs
(رضي الله عنه) rapporte : "Le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم) était l'homme le plus généreux. C'était au mois de Ramadan, quand il rencontrait Jibrîl (sur lui la paix), qu'il était le plus généreux. Or Jibrîl le rencontrait à chaque nuit de Ramadan où ils étudiaient ensemble le Coran". (Al-Boukhâri, Mouslim)

'Othmân Ibn 'Affân
(رضي الله عنه) avait l'habitude d'achever la récitation du Coran chaque jour. Certains Salafs terminaient la récitation du Coran dans leur prière toutes les trois nuits. D'autres l'achevaient toutes les sept nuits, tandis que d'autres encore le terminaient toutes les dix nuits. Ils récitaient le Coran dans leurs prières et à d'autres moments. Pendant le mois de Ramadan, Ach-Châfi'i s'efforçait d'achever la récitation du Coran soixante fois, en dehors des heures de prière. Al-Aswad avait l'habitude d'achever la récitation du Coran toutes les deux nuits. Qatâda achevait la lecture du Coran en sept nuits en temps normal, et pendant le Ramadan, toutes les trois nuits; mais dans les dix derniers jours de Ramadan, il l'achevait chaque nuit. Quand venait le Ramadan, Az-Zuhri délaissait l'étude du Hadith et les cercles d'études avec les savants, et il se concentrait sur la lecture du Coran à partir du livre (c'est-à-dire, pas de mémoire). Aussi, quand venait le Ramadan, Sufyan Ath-Thawrî délaissait tous les actes d'adoration et ne se concentrait que sur la lecture du Coran.

Ibn Rajab dit qu'on rapporte que le Prophète
(صلى الله عليه و سلم) a interdit de terminer la lecture du Coran en moins de trois jours pour ceux qui le récitent continuellement. Quant aux temps bénis comme le Ramadan, particulièrement pendant les nuits l'on espère rencontrer la nuit d'Al-Qadr ou dans les lieux saints comme Makkah pour ceux qui n'y résident pas, il est recommandé de multiplier la récitation du Coran pour profiter des bénédictions du temps et du lieu. C'est l'avis d'Ahmad, Ishâq et d'autres parmi les nobles savants. Comme nous l'avons indiqué ci-dessus, les actions d'autres savants soutiennent aussi cet avis.


9) Faire un petit pèlerinage (عمرة)


Le Prophète
(صلى الله عليه و سلم) a dit : "Un petit pèlerinage (عمرة) accompli pendant le mois de Ramadan équivaut à un grand pèlerinage (حج) [avec moi]". (Al-Boukhari et Mouslim)


10) Veiller la nuit en prière


Le Messager d'
ALLah (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Celui qui veille le mois de Ramadan avec une foi sincère et dans l'espoir d'obtenir la récompense d'ALLah aura ses péchés passés pardonnés". (Al-Boukhâri, Mouslim)


11) Faire une retraite spirituelle


Le Prophète
(صلى الله عليه و سلم) a dit : "La mosquée est le refuge de tout homme pieux. ALLah a promis à celui qui y fait sa retraite de lui accorder sérénité et miséricorde, de le faire traverser le Pont (jeté sur l'Enfer) pour le faire parvenir à Sa Grâce, au Paradis". (At-Tirmidhi)




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