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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 17:51


Shaykh ‘Abdullah Ibn Salih Al-Fawzan

 

 

Sufyan Ibn 'Abdillah (radhiallahu ‘anhu) a dit :
« ô messager d'Allah, dis-moi quelque chose sur l’islam, sur laquelle je n’interrogerai personne après toi. Il  dit :

« Dis : « Je crois en Allah » et ensuite reste ferme (sur cela).
»
Sahih Muslim (n°38)

 

Ce hadith est la preuve que le serviteur est obligé, après avoir cru en Allah, de persévérer et d’être ferme dans son obéissance à Lui, en accomplissant les actes obligatoires et en évitant les interdits. Ceci est réalisé en suivant le Chemin Droit, qui est la Religion ferme, sans s'en éloigner à droite ou à gauche.

 

Si un musulman a vécu pendant Ramadan et a passé ses jours dans le jeûne et ses nuits dans la prière et que pendant ce mois il s'est habitué à faire des actes de bien, il doit rester sur cette obéissance à Allah à tout moment (après cela). Ceci est le vrai état du serviteur ('abd), en effet, le Seigneur des mois est Unique et Il est Vigilant et Témoin de Ses serviteurs à tout moment.

 

En effet, le fait d'être ferme après Ramadan et de rectifier ses paroles et actes est parmi les plus grands signes que la personne a tiré avantage du mois de Ramadan et qu'elle a lutté dans l'obéissance. Ce sont les signes de l'acceptation et du succès.

 

En outre, les actes d'un serviteur ne s’arrêtent pas avec la fin d'un mois et le commencement d'un autre. Plutôt ils continuent et s'étendent jusqu’à ce que vienne la mort, car Allah dit :

 

« et adore ton Seigneur jusqu’à ce que te vienne la certitude (la mort). »
[sourate Al-Hijr : 99]

 

Si le jeûne de Ramadan prend fin, le jeûne volontaire est toujours prescrit pendant l'année entière et la louange est à Allah. Etre debout dans la prière la nuit pendant Ramadan prend fin, mais l'année entière est un temps pour accomplir la prière de nuit. Et si Zakatul-Fitr prend fin, il y a toujours la Zakat  obligatoire, de même que l’aumône volontaire qui dure l'année entière. De même pour la récitation du Qur'an et la réflexion sur sa signification et que tous les autres actes pieux qui sont aimés, ils peuvent être faits à tout moment. Parmi les nombreuses générosités qu'Allah a accordé à Ses serviteurs est qu'Il a placé pour eux de nombreux types différents d’actes d'adoration et Il a fourni beaucoup de moyens pour faire de bonnes actions. Donc, l'enthousiasme et l'ardeur du musulman doivent être constants et il doit rester au service de son Maître.

 

Il est malheureux de trouver certaines personnes accomplissant différents types d'actes pieux pendant Ramadan – préserver strictement leurs cinq prières quotidiennes dans le masjid, réciter abondamment le Qur'an et donner l’aumône. Mais quand Ramadan prend fin, ils deviennent paresseux dans leur adoration. Parfois, ils abandonnent même les obligations, et généralement la prière en congrégation et spécifiquement, la prière du Fajr!

 

Et ils commettent même des actes interdits comme de dormir aux temps des prières, se rendre aux lieux de sottise et de divertissement et se mélangeant dans les parcs, particulièrement le jour du 'Id! L'aide contre ces maux vient seulement par la Grâce d'Allah. Ainsi, ils démolissent ce qu'ils ont construit et ils détruisent ce qu'ils ont établi. C'est une indication de privation et un signe de perdition. Nous demandons à Allah Sa protection !

 

En effet, ces gens prennent le repentir et l’arrêt des mauvaises actions comme quelque chose de spécifique et limité (seulement) au mois de Ramadan. Donc ils arrêtent de faire ces (bons) actes quand le mois s'arrête. Ainsi, c’est comme s'ils avaient abandonné des péchés pour Ramadan et pas par crainte d'Allah! Combien est grand le mal de ces gens qui ne connaissent Allah que pendant Ramadan!

 

Vraiment, le succès qu'Allah accorde à Son serviteur réside dans le jeûne de Ramadan. Et Allah l’aide à faire ce qui est une grande bénédiction. Ainsi, cela appelle le serviteur à être reconnaissant envers son Seigneur. Et cette compréhension peut être trouvée dans la Parole d'Allah, après avoir achevé la faveur du mois de jeûne :

 

« Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants »
[sourate Al-Baqara : 185]

 

Donc celui qui est reconnaissant en l'ayant jeûné, restera sur cette condition et continuera à accomplir des actes pieux.

 

En effet, la vrai musulman est celui qui loue et remercie son Seigneur pour lui avoir accordé la capacité de jeûner et d’accomplir le qiyam (la prière de nuit). Sa condition après Ramadan est meilleure que celle avant Ramadan. Il est plus prêt à obéir, désirant faire de bonnes actions et s’empresse d’accomplir les actes obligatoires. Car il a tiré avantage de cette grande école (Ramadan). Celui qui craint que son jeûne ne soit pas accepté, en effet Allah accepte seulement de ceux qui ont la taqwa (crainte emprunte de piété et plus encore, obéissance à Allah et éloignement de Ses interdits).

 

Les pieux prédécesseurs luttaient pour compléter et perfectionner leurs actes, espérant ensuite, qu'ils seraient acceptés et craignant qu'ils soient rejetés. Des narrations de 'Ali (radiallahu ‘anhu) rapportent qu'il a dit : « Soyez plus concerné par l’acceptation de vos actes que par l'acte lui-même. N’avez-vous pas entendu Allah dire :

 

« Allah n’accepte que de ceux qui ont taqwa »
[sourate Al-Ma'ida : 27]
Lata'if-ul-Ma'arif (pg. 246)

 

'Aisha (رضي الله عنها) a dit : « J'ai interrogé le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) concernant le verset:

 

« Et ceux qui donnent ce qu'ils donnent (c'est-à-dire, l’aumône et d'autres bonnes actions), tandis que leurs cœurs tremblent par crainte. »

 

Sont-ils ceux qui boivent de l'alcool et volent ? »
Il (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Non, ô fille de As-Siddiq. Mais plutôt ils sont ceux qui jeûnent et prient et donnent l’aumône, craignent qu'ils ne soient pas acceptés d'eux. Ils sont ceux qui se précipitent pour faire de bonnes actions et ils sont les premiers pour les faire. »

 

Donc prenez garde, prenez garde- de retourner en arrière après avoir atteint la guidée, de s’égarer après la persévérance! Et demandez à Allah de vous donner l'endurance dans l’accomplissement des actes pieux et la constance dans l’accomplissement des bonnes actions. Et demandez à Allah qu'Il vous accorde une bonne fin, afin qu'Il accepte notre Ramadan.




Article tiré du site al-manhaj.com
Source : Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg. 155-157)
Traduit par les salafis de l’Est
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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 00:10


Ce qui est le meilleur pour les six jours de Chawwâl, c’est de les jeûner juste après le jour de « al-‘Aîd » [fête de fin Ramadhân] et qu’ils soient continus, comme cela a été souligné par les gens de science.

Et c’est cela qui est transmis dans la vérification du suivi mentionné dans le Hadîth : « puis le fait suivre. » Car faire de la sorte est comme s’empresser de vouloir faire le bien qui est incité par les textes [du Qor’ân et de la Sounnah], avec sollicitation et félicité pour celui qui agit ainsi. Et cela montre également l’énergie qui fait partie de la perfection de l’adorateur...


     

Le Jeûne des six jours de « Chawwâl » ainsi que sa récompense

   

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Quiconque jeûne le mois de Ramadhân, puis le fait suivre des six jours du mois de Chawwâl ; son jeûne est considéré comme étant un jeûne continu. » Rapporté par l’Imâm Muslim dans son Sahîh

Question :


Qu’en est-il de la récompense du jeûne des six jours de Chawwâl ? Et qu’en est-il si une personne ne jeûne pas ces jours, alors que le mois est passé ?


Réponse :


Le Jeûne des six jours de Chawwâl n’est pas un jeûne obligatoire, selon les dires du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) : « Quiconque jeûne le mois de Ramadhân, puis le fait suivre des six jours du mois de Chawwâl ; son jeûne est considéré comme étant un jeûne continu. » Rapporté par l’imâm Muslim dans son Sahîh. Le hadîth cité [plus haut] prouve qu’il n’y a pas de mal à ce que le jeûne soit accompli de manière continue ou de manière discontinue. Seulement, il est recommandé de les jeûner rapidement, selon les paroles d’Allâh - Subhânahu : 

 

« [...] Et je me suis hâté vers Toi, Seigneur, afin que Tu sois satisfait »

Coran, 20/84

 
Et il y a des preuves Coraniques et des traditions prophétiques qui prouvent les bienfaits dans la concurrence, et l’empressement à bien faire. Il n’est pas obligatoire d’accomplir le jeûne des six jours du mois de Chawwâl de manière continue, seulement cela est meilleur, selon les dires du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) : « L’œuvre la plus aimée par Allâh, c’est celle pratiquée avec régularité, minime soit-elle. » Et il n’est pas prescrit de compenser les six jours de mois de Chawwâl, une fois ce mois passé la Sounnah n’a plus lieu d’être, que la raison pour laquelle [cette Sounnah] n’a pas été accomplie soit valable ou pas.

 
Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn BâZ, 15/388-389

   

Question :


Le jeûne des six jours doit-il se faire immédiatement après la fête de « ’Aîd al-Fitr » du mois de Ramadhân, ou est-il permis de les jeûner plusieurs jours après, tant qu’on les fait dans le mois de Chawwâl ?


Réponse :


Il n’est pas demandé de jeûner immédiatement après la fête « ’Aîd al-Fitr » car il permis de commencer un ou plusieurs jours après la fête. On peut aussi jeûner des jours de manière continue ou discontinue dans le mois de « Chawwâl » dans la mesure de ses possibilités. Et l’action dans cela est facilitée, car il n’est pas obligatoire, mais plutôt une Sounnah.

 

Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 10/391

   

Question :


Que voyez-vous dans le jeûne des six jours après le Ramadhân, durant le mois de Chawwâl, car il est souligné de l’imâm Mâlik, que l’imâm Mâlik Ibn Anas a dit sur les six jours de Chawwâl, que celui-ci n’a jamais vu une personne des gens de science et des jurisconsultes les jeûner ? et que ces jours n’ont pas été recommandés par les anciens, et que les gens de science y trouvaient un blâme [quant au fait de les jeûner], de peur que cela soit une innovation, et qu’ils soient liés au Ramadhân alors qu’ils n’en font pas partie. Et ceci est la parole [tirée] de « al-Mouwatta » au n°228 vol-1 ?


Réponse :


Il a été rapporté de façon sûre d’Abû Ayûb (radhiallâhu ’anhu) que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Quiconque jeûne le mois de Ramadhân, puis le fait suivre des six jours du mois de Chawwâl ; son jeûne est considéré comme étant un jeûne continu. » Rapporté par Ahmad, Muslim, Abû Dâwoud, et at-Tirmidhî.


Ce hadîth est authentique et prouve que le jeûne des six jours de Chawwâl est une Sounnah ; celle-ci a été de plus, pratiquée par les Imâms ach-Châfi’î et Ahmad et un ensemble des Imâms parmi les savants. Il n’est pas véridique de comparer ce hadîth avec la pensée faite de certains savants qui trouvaient blâmable le fait de jeûner [ces six jours], de peur que l’ignorant ne les considèrent comme faisant partie du mois de Ramadhân, ou de peur qu’il pense que cela soit obligatoire [de jeûner les six jours], ou parce qu’il ne leur pas été recommandé par un des prédécesseurs parmi les gens de science. Certes cela n’est que supposition. Cela [ce jeûne] ne contredit pas la Sounnah authentique, et celui qui sait est une preuve contre celui qui ne sait pas.

 
Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 10/389-390


   

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Ce qui est le meilleur à faire pour le jeûne des six jours du mois de Chawwâl

   

Question :


Qu’est-ce qui est le meilleur à faire pour le jeûne des six jours du mois de Chawwâl ?


Réponse :


Ce qui est le meilleur pour les six jours de Chawwâl, c’est de les jeûner juste après le jour de « al-‘Aîd » [fête de fin Ramadhân] et qu’ils soient continus, comme cela a été souligné par les gens de science. Et c’est cela qui est transmis dans la vérification du suivi mentionné dans le Hadîth : « puis le fait suivre. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim Car faire de la sorte est comme s’empresser de vouloir faire le bien qui est incité par les textes [du Qor’ân et de la Sounnah], avec sollicitation et félicité pour celui qui agit ainsi. Et cela montre également l’énergie qui fait partie de la perfection de l’adorateur.


Certes, il ne faut pas que la personne laisse passer ces occasions qui permettent de faire le bien, car la personne ne sait pas ce qu’il en est de sa situation au dernier moment [de sa vie] et en fin de compte. La personne doit se comporter de cette façon - je veux dire s’empresser d’agir et de saisir l’occasion dans toutes ses affaires pour adopter la bonne conduite lorsque s’éclaircit pour elle ce qui semble le plus juste à faire.

 
Madjmu ’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîn, 20/20-21 

 

 

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Jeûner les 6 jours de Chawwâl avant d’avoir compenser les jours de Ramadhân ?

   

Question :

 
Lorsque qu’une femme doit [rattraper] des jours de Ramadhân, est-ce qu’il lui est permis de donner priorité au jeûne des six jours de Chawwâl sur ce qu’elle doit, ou doit-elle accorder priorité aux jours dus sur le jeûne des six jours de Chawwâl ?

 
Réponse :

 
Quand une femme doit encore [rattraper] des jours de Ramadhân, alors elle ne doit pas jeûner les six jours de Chawwâl si ce n’est après rendu ce qu’elle doit [comme jour de jeûne], car le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Quiconque jeûne le mois de Ramadhân, puis le fait suivre des six jours du mois de Chawwâl... » 
Rapporté par al-Bukhârî. Celui qui a encore des jours à compenser du mois de Ramadhân n’a pas jeûné le Ramadhân [en entier], ainsi la personne n’atteindra pas la récompense du jeûne des six jours de Chawwâl si ce n’est après qu’elle ait fini de compenser les jours qu’elle doit.

 
Et si les jours manqués de jeûne englobent l’ensemble [du mois] de Chawwâl, comme par exemple une femme qui a accouché et a eu ses saignements, et qui n’a donc pas pu jeûner un jour de Ramadhân : ainsi elle entame la compensation de son jeûne pendant le mois de Chawwâl, et elle ne le finit pas avant l’entrée du mois de Dhul al-Qa’dah, elle doit alors jeûner les six jours, et elle aura la récompense de celle qui a jeûné au mois de Chawwâl, parce qu’elle l’a retardé pour une raison valable, ainsi elle aura la récompense.

 

Madjmu’ Fatâwa Ibn ‘Uthaymîn, 20/19 

   

Question :

 
Est-ce que le jeûne des six jours de Chawwâl après le Ramadhân pour celui qui n’a pas complété son Ramadhân est permis. Sachant que la personne n’a pas jeûné 10 jours de Ramadhân pour une raison valable, aura t’elle la récompense de celui qui a complété son jeûne de Ramadhân, puis fait suivre les six jours de Chawwâl ? Sera t’elle comme une personne qui a jeûné tout le temps ? Puisse Allâh vous récompenser par le bien.

 
Réponse :

 
Il appartient Seul à Allâh de déterminer la récompense des œuvres accomplies par Ses adorateurs. Cela est un domaine réservé à Allâh - Djalla Wa ‘Alâ. Allâh ne prive point la récompense de Son serviteur qui s’évertue à faire de bonnes oeuvres. Comme Allâh - Ta’âla - dit : 

 

« Nous ne laissons pas perdre la récompense de celui qui fait le bien. »

Coran, 18/30

 
Il est du devoir de celui qui a un jeûne à rattraper de l’effectuer d’abord avant de s’engager dans le jeûne des six jours de Chawwâl, car la personne ne peut faire succéder le jeûne des six jours à celui du Ramadhân que si elle a complété le Ramadhân.

 

Fatâwa Al-Lajnah ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-‘Ilmiyyah Wal-Iftâ, 10/392-393  
 

 

Copié de manhajulhaqq.com

 


       

barretitre.jpg Le jeûne - As-Siyâm

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 20:46
Shaykh 'Abdullah Ibn Salih Al-Fawzan



Abû Huraira a rapporté que le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit :

« Quiconque accomplit la prière de nuit la nuit d'Al-Qadr avec Iman (la croyance ferme) et en cherchant la récompense aura tous ses péchés passés pardonnés. »
Al-Bukhari (4/2550 et Muslim (759)


Ce hadith est la preuve de la vertu de la nuit d’Al-Qadr et d’y accomplir le qiyam. Et cela indique que c'est une grande nuit, qu'Allah a honoré et a rendu meilleure que mille mois en ce qui concerne sa bénédiction et les bénédictions des actes pieux qui y sont exécutés. Ainsi elle est meilleure que l'adoration de mille mois et c'est équivalent à quatre-vingt-trois ans et quatre mois. C’est pourquoi, quiconque accomplit le qiyam (la prière de nuit) avec la vraie foi et en cherchant la récompense, sera pardonné de ses péchés passés. Il y a certains versets concernant cette vertu :

« Nous l’avons fait descendre en une nuit bénie, Nous sommes en vérité Celui qui avertit, durant laquelle est décidé tout ordre sage »
[sourate Ad-Dukhan : 3-4]

Donc, c'est "une nuit bénie", cela signifie qu’elle possède beaucoup de bien et de bénédiction en raison de son mérite et la grande récompense qui attend celui qui y fait des bonnes actions. Parmi ses bénédictions, est qu'Allah y a révélé le Qur'an. Allah dit :

« Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr. Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr ? La nuit d’Al-Qadr est meilleure que mille mois. Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit,par permission de leur Seigneur pour tout ordre. Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube. »
[sourate Al-Qadr : 1-5]


Ibn Kathir a dit concernant la Parole d'Allah : « descendent les Anges ainsi que l’Esprit » : « Cela signifie que la descente des anges augmente pendant cette nuit en raison de la quantité énorme de ses bénédictions. Et les anges descendent avec la descente de bénédiction et miséricorde, de même qu'ils descendent quand le Qur'an est récité et entourent les assises dans lesquelles Allah est évoqué et étendent leurs ailes sur le vrai chercheur de science, montrant du respect pour lui. » 
Tafsir Ibn Kathir : (8/465)


Cette nuit arrive seulement pendant Ramadan, puisqu'Allah y a révélé le Qur'an. Il nous informe que sa révélation est arrivée pendant le mois de Ramadan dans Sa Parole : « Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr »


Et Sa Parole : « (Ces jours sont) le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été révélé» [sourate Al-Baqara : 185]


Cela signifie que la révélation d'Allah à Son prophète Muhammad a commencé (pendant ce mois).

La Parole d'Allah : "Laylatul-Qadr" est une indication de l'honneur et de la position de cette nuit, comme il est dit : « Telle personne a un grand Qadr ». La conjonction "de la nuit" à Al-Qadr est la jonction d'une particularité descriptive, ainsi cela signifie "une nuit honorable". Le mot "Al-Qadr" peut aussi faire référence à l’ordonnancement et à la disposition des affaires. Ainsi, sa jonction au mot "la nuit" dénoterait un lieu ou un temps. Donc cela signifierait « la nuit dans laquelle tout ce qui arrivera l’année suivante est décrété. ». Comme dans la Parole d'Allah :



« durant laquelle est décidé tout ordre sage »
[sourate Ad-Dukhan : 4]


Qatada a dit à ce sujet : « En cela (la nuit d’Al-Qadr) est là décrété toute chose de l'année (prochaine) »
Rapporté par At-Tabari dans son Tafsir (25/65) et par Al-Baihaqi dans son livre Fada'il-ul-Awqat (pg. 216). Sa chaîne de narration est sahih. et Ibn Al-Qayim dit que c'est l'avis correct. Voir Shifa'-ul-'Alil d'Ibn Qayim (p. 42)


Ce qui semble le plus correct est qu'il n'y a rien qui limite la possibilité de ces deux compréhensions et Allah est plus savant.


Sa parole: « avec Iman » signifie avec la conviction ferme dans ce qu'Allah a préparé pour ceux qui sont debout dans la prière pendant cette nuit magnifique. Et « cherchant la récompense » signifie chercher la récompense et l'accomplissement de la récompense.


Ainsi, c'est une grande nuit, qu'Allah a choisi pour commencer la révélation du Qur'an. Donc le musulman doit reconnaître sa grande valeur, en la préservant et en la passant dans l'adoration, en ayant une ferme conviction et en recherchant la récompense d'Allah, afin qu'Allah puisse pardonner tous ses péchés précédents. C'est pourquoi le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) nous a avertis contre le fait de ne pas tenir compte cette nuit et d’être négligent dans le fait de la passer dans l'adoration, car le musulman serait privé de son bien.


Abu Huraira a rapporté que le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Ramadan vous est venu - un mois béni. Allah vous a rendu obligatoire son jeûne. Pendant ce mois, les portes de ciel sont ouvertes, les portes du Feu de l'enfer sont fermées et les mauvais djinns sont enchaînés. À Allah appartient une nuit (de ce mois), qui est meilleure que mille mois. Quiconque est privé de son bien, a été privé (de tout le bien). »
Ce hadith est rapporté par Ahmad et An-Nasa'i. Voir la vérification d'Ahmad Sakir du Musnad (n°7148) et Sahih At-Targhib wat-Tarhib de shaykh Al-Albani (1490) de même que Tamam-ul-Manna (395)


Le musulman doit invoquer beaucoup pendants les nuits dans lesquelles la nuit d'Al-Qadr est cherchée. Et il doit invoquer avec ce que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a enseigné à 'Aisha (radiallahu ‘anha), quand elle lui a demandé : « Et si je sais sur quelle nuit la nuit d'Al-Qadr arrive, que dois-je dire ? » Donc il a dit : « Dis : ô Allah, en effet Tu es le Tout-Pardonneur. Tu aimes le pardon, alors pardonne-moi. »
Rapporté par At-Tirmidhi et Ibn Maja avec une chaîne authentique. [Note du traducteur: la supplication translittérée de l'arabe est: « Allahumma Innaka 'Afuwwun Tuhibbul-'Afwa Fa'affu 'anni »]


Ibn Kathir a dit : « Il est recommandé d’invoquer beaucoup à tout moment et plus que cela pendant le mois de Ramadan, les dix derniers jours et les jours impairs. Et on recommande fortement d'augmenter l'invocation avec cette supplication : « ô Allah, en effet Tu es le Tout-Pardonneur. Tu aimes le pardon, alors pardonne-moi. »
Tafsir Ibn Kathir : 8/472


 

Article tiré du site al-manhaj.com

Source: Ahadith As-Siyam (pg. 141-143)
Traduit par : Abu maryama




À voir également :

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 02:12



La nuit du destin ou du mérite ou de la valeur (Audio - Télécharger)
par Youssef Abou Anas
Étudiant, imam et prédicateur en région parisienne. Qu'Allah assiste le frère et le préserve.




Les vertus de la nuit du destin [Laylatul-Qadr]
Shaykh 'Abdullah Ibn Salih Al-Fawzan




214 - Le grand mérite de celui qui veille à prier toute la nuit du «qadr» (la valeur) et l'indication de sa date la plus probable


 
ALLah
- تعالى - a dit:
1. Chapitre 97 - verset 1: «Nous l'avons fait descendre (le Coran) dans la nuit de la valeur».
2. Chapitre 44 - verset 3: «Nous l'avons fait descendre par une nuit bénie».

Quant aux Hadiths:
1189. Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم) a dit: «Celui qui a veillé à prier la nuit «de la valeur» par foi et par unique désir de la récompense d'
ALLah, ALLah lui pardonne tous ses péchés passés». (ura)
 
1190. Selon Ibn 'Omar (رضي الله عنه), certains Compagnons du Prophète (صلى الله عليه و سلم) virent en rêve la nuit «de la valeur» dans les sept dernières nuits (de Ramadan). Le Messager d'
ALLah (صلى الله عليه و سلم) leur dit: «Je vois que vos rêves se sont tous limités aux sept dernières nuits de Ramadan. Que celui qui cherche à la vivre l'attende dans l'une des sept dernières nuits de Ramadan». (ura)
 
1191. 'Àisha (رضي الله عنها) a dit: «Le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم) faisait une retraite contemplative (Itikef) dans les dix dernières nuits de Ramadan». (ura)
 
1192. Selon elle encore, le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم) a dit: «Attendez la nuit «de la valeur» dans les nuits impaires des dix derniers jours de Ramadan». (Rapporté par Al Boukhâri)
 
1193. Elle a encore dit: «Quand arrivaient les dix derniers jours de Ramadan, le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم) en veillait toutes les nuits (à prier). Il réveillait ses femmes, redoublait de zèle religieux et retroussait ses manches (serrait la ceinture de son pagne)».
 
1194. Toujours selon elle: «Le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم) montrait pendant le mois de Ramadan plus de zèle religieux que dans les autres mois et, pendant les dix derniers jours de Ramadan, plus que dans les autres jours». (Rapporté par Moslem)
 
1195. Elle a dit encore: «O Messager de Dieu! S'il m'arrivait de savoir quelle nuit est celle «de la valeur», dis-moi ce que je devrais y dire». Il lui dit: «Dis: «Seigneur
ALLah! Tu es pardonneur et Tu aimes le pardon. Aussi pardonne- moi!».(Rapporté par Attirmidhi)




Source : Les Jardins des Vertueux
de l'Imam An-Nawawi




Le statut de la retraite pieuse pendant le Ramadhân


Question :
Quel est l’avis concernant « al-I’tikâf » pendant le mois de Ramadhân ?

Réponse :
Al-I’tikâf - [retraite pieuse] faite pendant le mois de Ramadhân est une Sounnah que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a pratiquée de son vivant. Ses épouses également ont fait des retraites pieuses après sa mort. Les gens de science, selon un consensus des savants, disent que c’est une Sounnah, seulement il convient que la retraite pieuse soit conforme à celle prescrite, c’est-à-dire que la personne l’accomplisse dans une mosquée pour obéir à Allâh - Subhânahu wa Ta’âla. Il doit s’éloigner des activités et des préoccupations de ce bas-monde [ad-douniyâh] pour pratiquer des actes d’obéissance tels que la prière [Salât], la lecture du Qor’ân et les rappels d’invocations [dhikr] ainsi que d’autres choses.

Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) pratiquait la retraite pieuse attendant la nuit du mérite.

Il convient de s’éloigner des préoccupations de ce bas-monde, on ne fait donc pendant la retraite pieuse, ni vente ni achat, on ne sort pas de la mosquée, on ne suit pas de cortège funèbre, on ne visite pas le malade. Quant à ce que font certaines personnes, qui se retirent [dans une mosquée] puis des invités viennent les visiter au milieu de la nuit, et tout cela interrompu de discussion sans aucun intérêt, cela est en contradiction avec le but recherché de la retraite pieuse.

Maintenant, il n’y a pas de mal à ce que l’on soit visité par quelqu’un de la famille et que l’on parle, parce qu’il a certes été rapporté que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a reçu sa femme Safîyyah (radhiallâhu ’anha) alors qu’il était en retraite pieuse, et qu’ils discutèrent ensemble. L’essentiel, c’est que la personne fasse de sa retraite pieuse un moyen qui le rapproche d’Allâh - ’Azza wa Djal.

Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 20/158




Quel est le statut de la retraite pieuse (i’tikaaf)?

Louanges à Allah

Premièrement,
la retraite pieuse dans une mosquée est instituée par le Livre, la Sunna et le consensus. Quant au Livre, le Très Haut y dit :
« Purifiez Ma Maison pour ceux qui tournent autour, y font retraite pieuse, s' y inclinent et s' y prosternent.» (Coran, 2 : 125) et : « Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes en retraite rituelle dans les mosquées.» (Coran, 2 : 187). Quant à la Sunna, de nombreux hadiths abondent dans ce sens. Il en est le hadith d’Aîcha (P.A.A) selon lequel le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) avait l’habitude d’effectuer cette retraite au cours des dix derniers jours du Ramadan. Après sa mort, ses femmes ont perpétué cette pratique. (rapporté par al-Boukhari, 2026 et par Mouslim, 1172). Quant au consensus, de nombreux ulémas ont rapporté qu’un consensus s’était dégagé au sein des ulémas sur l’institution de la retraite en question. Parmi ces ulémas figurent an-Nawawi, Ibn Qudama, Cheikh Al-Islam Ibn Taymiyya et d’autres. (voir al-Madjmou’ 6/404) ; al-Moughni, 4/456 et Charh al-Umda, 2/711.

Dans Madjmou’ al Fatawa 15/437, cheikh Ibn Baz dit : « Il est hors de doute que la retraite pieuse effectuée dans une mosquée est un moyen de se rapprocher d’Allah, en particulier pendant le mois de Ramadan. Mais cette pratique peur se faire aussi bien pendant ce mois qu'en d'autres temps.
»

Deuxièmement, le statut de la retraite

En principe, elle est une sunna et non une obligation, à moins qu’elle fasse l’objet d’un vœu, compte tenu de la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : « Quiconque forme un vœu dans le sens de l’obéissance  doit veiller à son exécution. Et quiconque forme un vœu dans le sens de la désobéissance  doit éviter de l’exécuter » (rapporté par al-Boukhari, 6696). C’est aussi parce que Omar a dit : « ô Messager d’Allah ! Avant l’Islam, j’avais formé le vœu d’effectuer une retraite nocturne dans la mosquée sacrée ». Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lui dit : « Exécute ton vœu » (6697).

Dans son ouvrage intitulé al-idjma, p. 53, Ibn al-Moundhir dit : « Ils (les ulémas) ont admis consensuellement que la retraite pieuse est une Sunna et n’est donc pas une obligation prescrite aux gens, à moins que quelqu’un se l’impose en formant le vœu de le faire ». Voir l’ouvrage intitulé : Fiqh al-itikaaf par Dr Khalid al-Mouchayqi, p. 31.




La retraite pieuse dite « itikaf » ne peut être faite qu’à la mosquée

La femme peut-elle effectuer ladite retraite chez elle ?

Louange à Allah
Les ulémas soutiennent unanimement que cette retraite ne peut être effectuée valablement qu’à la mosquée. Et ils se fondent sur la parole du Très Haut : «Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes en retraite rituelle dans les mosquées» (Coran, 2 : 187). Il limite ainsi la retraite aux mosquées. Voir al-Moughni, 4/461.

La femme est à cet égard assimilée à l’homme selon l’avis de la majorité des ulémas. Par conséquent, elle ne peut effectuer cette retraite qu’à la mosquée compte tenu du verset ci-dessus cité et du fait que les épouses du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) avaient demandé son autorisation pour se retirer à la mosquée et l’avaient obtenue. C’est pourquoi elles continuaient à effectuer leur retraite pieuse dans la mosquée après le décès du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Si la femme pouvait faire cette retraite dans sa maison, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) l’aurait recommandé puisqu’il est préférable pour la femme de prier chez elle au lieu d’aller à la mosquée.

Certains ulémas soutiennent que la femme peut bien effectuer ladite retraite dans un lieu aménagé à l’intérieur de sa maison. Cette idée est rejetée par la majorité des ulémas qui disent qu’une telle « mosquée » ne l’est qu’au sens figuré et les dispositions qui régissent la mosquée ne lui sont pas applicables. C’est pourquoi une personne ayant contracté une souillure majeure ou ayant ses règles peut y entrer. Voir al-Moughni, 4/464.

Dans al-Madjmou (6/505) al-Nawawi dit : « l’homme et la femme ne peuvent mener « l’itikaf » valablement que dans une mosquée. Celle-ci ne pouvait pas être un lieu de prière aménagé chez soi. C’est-à-dire un abri réservé à la prière ».

Cheikh Ibn Outhaymine (Puisse Allah le Très Haut lui accorder Sa miséricorde) répondant à une question dans ce sens, dit dans Madjmou al-Fatawa, 20/264 : « La femme ne peut faire sa retraite pieuse que dans une mosquée, sauf dans le cas d’une excuse légale ».

Dans al-Mawsoua al-fiqhiyya, 5/212 : « Il y a une divergence de vues à propos de l’endroit où la femme doit effectuer son « itikaf ». La majorité des ulémas soutiennent que, comme l’homme, la femme ne peut faire cette retraite qu’à la mosquée. Ce qui veut dire que la retraite qu’elle effectue chez elle dans cette intention n’est pas valable. Cette opinion est fondée sur un hadith rapporté d’après Ibn Abbas (P.A.a) qui, interrogé à propos d’une femme qui avait formé le vœu d’effectuer sa retraite pieuse chez elle, a dit : « c’est une innovation. Et les œuvres les plus détestables à Allah sont les innovations (en religion) ». La retraite pieuse n’est valable que dans une mosquée normale. Ce qui n’est pas le cas des espaces de prières puisqu’ils peuvent être affectés à un autre usage et une personne ayant contracté une souillure majeure peut s’y coucher. D’ailleurs, si cela était permis, les mères des croyants (P.A.a) l’auraient fait, ne serait-ce qu’une seule fois pour en indiquer l’autorisation ».



La retraite pieuse de la femme ainsi que le lieu où elle doit faire cela


Question :
Est-ce que la retraite pieuse de la femme est identique à celle de l’homme O SHeikh ?

Réponse :

Oui, pour la femme, la retraite pieuse est légiférée comme pour celle de l’homme. Ceci dit, la condition qui est liée à cela est l’absence de perversité ou de tentation. Car s’il y a une quelconque perversité ou tentation, elle ne doit pas faire de retraite pieuse. Si elle fait la retraite pieuse, et que cela a pour conséquence qu’elle laisse ses enfants chez elle, ou qu’elle délaisse les droits de son mari [sur elle], alors elle ne doit pas faire de retraite pieuse.
Fatâwa « Noûr ‘ala ad-Darb » - http://www.ibnothaimeen.com


Question :
Lorsque la femme souhaite faire la retraite pieuse, où doit-elle faire cela ?

Réponse :
Lorsque la femme souhaite faire la retraite pieuse, elle devrait faire cela dans une mosquée, à condition qu’il n’y ait pas d’interdiction légiférée [telle que la mixité et autres] qui l’en empêcherait. Et s’il y a une quelconque interdiction légiférée en cela, alors elle ne devrait pas faire la retraire pieuse.
Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 20/163
Source : manhajulhaqq.com


Question :
La femme peut-elle effectuer une retraite pieuse à la mosquée au cours des dix dernières nuits du Ramadan ?

Réponse :
Louange à Allah, Oui, la femme peut faire de l’iitikaf à la mosquée au cours des dix dernières nuits du Ramadan. Bien plus, l’iitikaf est une sunna (pratique prophétique) aussi bien pour l’homme que pour la femme. Les mères des croyants (P.A.a) effectuaient cette retraite pieuse en compagnie du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et elles l’ont pratiquée après sa mort. D’après Aïcha (P.A.a), l’épouse du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui), celui-ci effectuait l’iitikaf au cours des dix dernières nuits du Ramadan jusqu’à sa mort, et ses épouses en faisaient de même après sa mort. (rapporté par al-Boukhari, 2026 et par Mouslim, 1172).
L’auteur du Awn al-maaboud dit : « cela prouve que l’iitikaf concerne aussi bien les hommes que les femmes ». Et cheikh Ibn Baz  a dit : « l’iitikaf est une sunna aussi bien pour les hommes que pour les femmes parce qu’il a été rapporté de façon sûre que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) effectuait l’iitikaf en Ramadan et sa dernière retraite a eu lieu dans les dix dernières nuits du Ramadan. Certaines de ses épouses le rejoignaient. Après sa mort, elles ont continué à se retirer seules. La pratique a pour cadre les mosquées qui accueillent un grand nombre de prieurs.
Allah le sait mieux.
Extrait du site internet consacré au Cheikh Ibn Baz. 


Question :
Je me suis récemment convertie à l’Islam et je voudrais avoir une explication à propos de la retraite pieuse à effectuer par la femme dans une mosquée qui dispose d’une partie spécialement aménagée pour les femmes. Si cela est permis, combien de jours la femme doit-elle rester en retraite, trois, sept ou dix jours ?

Réponse :
Louange à Allah, Louange à Allah qui vous a guidée vers l’Islam et nous demandons au Très Haut de raffermir votre foi et de bien vous guider.
Oui, il est permis à la femme d’effectuer ladite retraite à la mosquée. Mieux, c’est une sunna aussi bien pour les hommes que pour les femmes.
Il est préférable que la retraite soit observée durant tous les dix derniers jours puisque c’est la pratique du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Al-Boukhari (2026) et Mouslim (1172) ont rapporté d’après Aïcha, l’épouse du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) que celui-ci se retirait durant les dix derniers jours du Ramadan et il maintient cette pratique jusqu’à sa mort. Ensuite ses épouses l’avaient observée.
Si le musulman ne peut observer la retraite durant les dix derniers jours, qu’il se contente de ce qu’il peut, fût-ce deux jours ou trois ou plus ou moins, même une seule nuit.
Cheikh Ibn Baz (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : « L’itikaaf (retraite pieuse) consiste à séjourner dans une mosquée en signe d’obéissance à Allah le Très Haut. Peu importe que la durée (du séjour) soit longue ou courte puisque rien n’a été rapporté – à notre connaissance – qui limite le séjour à un jour ou deux ou plus ».

Fatawa de Cheikh Ibn Baz, 15/441.
  

 


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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 05:20
Depuis 14 mois je souffre d’un diabète du 2e degré. C’est le diabète dit non insulino-dépendant. Je ne suis aucun traitement, mais je m’impose un régime alimentaire préventif soutenu par un peu d’exercices sportifs afin de maintenir le taux du sucre dans des limites convenables.
Au mois de Ramadan dernier, j’ai jeûné quelques jours mais je n’ai pas pu achever le jeûne à cause de la baisse du taux de sucre chez moi. Maintenant, je me sens beaucoup mieux. Allah soit loué. Cependant, j’éprouve des maux de tête en cas de jeûne. Dois-je continuer de jeûner sans tenir compte de ma maladie ? Puis-je tester le taux de sucre dans mon sang quand j’observe le jeûne (car l’on a besoin de prélever du sang du doigt) ?



Louange à Allah

Le malade est autorisé à ne pas observer le jeûne du mois de Ramadan si le jeûne lui est pénible ou lui porte préjudice et s’il a besoin de se soigner pendant la journée avec la prise de diverses sortes de comprimés et de sirops ou d’autres médicaments. A ce propos, le Très Haut dit : «Quiconque d' entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d' autres jours. » (Coran, 2 :184 ) et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Certes, Allah aime à ce que l’on emploie Ses dispenses comme Il désapprouve qu’on Lui désobéit ». Une autre version dit : «  Comme Il aime qu’on exécute Ses prescriptions obligatoires ».

Le prélèvement du sang des veines pour des analyses ou d’autres utilisations n’entraîne pas la rupture du jeûne selon l’avis juste. Mais si la quantité de sang doit être importante, il vaut mieux effectuer le prélèvement dans la nuit. Si on est obligé de le faire le jour, il est plus prudent de jeûner une journée de remplacement parce que la prise de sang s’assimile dans ce cas à la saignée (curative). »

Avis de Cheikh Ibn Baz (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde), extrait de Fatawa islamiyya, tome 2, p. 139.

Le malade peut se retrouver dans plusieurs cas :

Le premier est celui dans lequel le jeûne n’a aucune incidence sur sa santé. C’est le cas de la rhume, d’une légère migraine, d’un mal de dent ou d’autres affections similaires. Dans ces cas, il ne lui est pas permis de rompre le jeûne. Cependant, certains ulémas soutiennent qu’il est permis de ne pas jeûner compte tenu du verset : « (Ces jours sont) le mois de Ramadân au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc, quiconque d' entre vous est présent en ce mois, qu' il jeûne! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu' il jeûne un nombre égal d' autres jours. - Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le no
mbre et que vous proclamiez la grandeur d' Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants! » (Coran, 2 : 185). Mais nous disons que cette disposition est liée à une cause, à savoir que l’inobservance du jeûne lui est plus facile. Dans ce cas, nous aussi nous disons qu’il vaut mieux pour lui de ne pas jeûner. Si toutefois le jeûne n’a aucune incidence négative sur sa santé, il ne lui est pas permis de ne pas l’observer, car c’est un devoir pour lui de le faire.

Le deuxième cas est celui d’un malade qui a du mal à jeûner même si le jeûne ne lui porte aucun préjudice. Il est réprouvé pour celui-là de jeûner et on lui recommande de ne pas l’observer.

Le troisième cas est celui d’un malade qui a de la peine à jeûner et auquel le jeûne porte un préjudice réel. C’est le cas d’une personne qui souffre d’une atteinte des reins ou d’un diabète ou d’autres affections similaires et à laquelle le jeûne fait mal. Dans ce cas, le jeûne lui est interdit.

Ceci nous permet de connaître l’erreur commise par certains qui s’efforcent de jeûner (malgré un handicap) notamment les malades qui le trouvent pénible et auxquels ils portent préjudice et qui, malgré tout cela, refusent de cesser le jeûne. Nous disons à ceux-là qu’ils ont tort, dans la mesure où ils déclinent l’honneur qu’Allah le Puissant et Majestueux leur a réservé, la dispense qu’il leur a accordée, et font du tort à eux-mêmes. Or Allah, le Puissant et Majestueux a dit : « Ne vous tuez pas ». (Coran, 4 : 29).



As-Sharh al-mumti’ par Cheikh Ibn Outhaymine, tome 6, p. 352-354.
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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 03:12
J’ai subi deux opérations au cours du mois de Ramadan. Et, à chaque opération, je me suis laissé anesthésier à l’aide d’une injection intramusculaire. Cela a-t-il invalidé mon jeûne ?


Louanges à Allah

          L’injection curative n’invalide pas le jeûne ; qu’elle soit appliquée aux muscles ou aux veines , à condition que la matière injectée ne se substitue pas à la nourriture. Car, quand elle a cette fonction, elle est assimilable à la prise de la nourriture interdite au jeûneur.

          On lit dans une fatwa de la Commission Permanente, 10/252 : «Il est permis au jeûneur de se faire soigner à l’aide d’injections intramusculaires ou intraveineuses pendant la journée du Ramadan. Mais il ne lui est pas permis de prendre une injection transmettant un aliment au cours de la journée du Ramadan, cela étant assimilable à la prise d’une nourriture. La prise d’une telle injection est considérée comme une rupture déguisée du jeûne. S’il est possible d’appliquer les injections curatives dans la nuit, cela vaut mieux »

          Cheikh Ibn Outhaymine (puisse Allah lui accorder sa miséricorde) a été interrogé à propos des effets de l’anesthésie sur le corps pour savoir s’ils rompent le jeûne ? On lui a demandé encore ce qu’il en est du saignement qui résulte de l’extraction d’une dent..

Il a répondu en disant : « rien de cela n’invalide le jeûne. Mais il faut éviter d’avaler le sang qui coule après l’extraction de la dent » Fatwa Ramadan, P. 525.

          Il n’y a aucune différence entre l’anesthésie locale et l’anesthésie généralisée. Car beaucoup de jurisconsultes ont précisé que celui qui perd conscience puis redevient conscient à un instant de la journée a correctement jeûné, s’il en avait nourri l’intention depuis la veille.

          Dans son ouvrage al-Umm, l’imam Chafii (8/153) a dit : «Si quelqu’un perd conscience pendant une journée ou deux du mois de Ramadan et s'il n’a pas mangé ni bu après l’entrée du temps de jeûne, il aura à effectuer un jeûne de rattrapage. S’il a repris conscience pendant une partie de la journée, il a jeûné ce jours là.

Dans al-Monghni (4/343), Ibn Qudama dit : «celui qui a perdu conscience pendant toute une journée et n’a repris conscience à aucun moment, n’a pas jeûné selon l’avis de notre imam (Ahmad Ibn Hanbal) et Chafii.

          S’il reprend conscience à un moment quelconque du jour, au début du jour et ou à sa fin, son jeûne est correct.

Allah le sait mieux.


Islam Q&A
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 04:24
Grâce à Allah, je me suis repenti, il y a un an. Mais c’est seulement aujourd’hui que j’ai appris que la masturbation est incompatible avec le jeûne. Mon ignorance m’avait poussé à commettre ce péché pendant l’avant dernier Ramadan… Je ne sais pas ce qu’il faut faire puisque j’ignore le nombre des jours au cours des quels j’ai commis ce péché. J’espère que vous m’éclairez sur ce qu’il faudra faire…


Louanges à Allah

  Premièrement, louanges à Allah qui, par Sa grâce, vous a inspiré le repentir. Nous Lui demandons de l’agréer de votre part, de pardonner votre péché et de bien vous orienter.

  Deuxièmement, il y a une divergence de vues au sein des ulémas à propos de quelqu’un qui viole le jeûne par ignorance pour savoir si le jeûne en question devient caduc ou pas. Deux avis existent sur la question. Le premier veut que le jeûne soit caduc. C’est l’avis de Chafii et Ahmad. Cependant le premier précise que si l’intéressé est un néophyte ou un bédouin ayant grandi loin des ulémas, son jeûne ne serait pas caduc.

  Dans al-Madjmou' (6/352) an-Nawani dit : « Si le jeûneur mange ou boit ou accomplit un acte sexuel tout en ignorant que cela lui est interdit, son jeûne n’en demeure pas moins intact, s’il est un néophyte ou un bédouin ayant grandi dans un milieu où de telles connaissances ne sont pas disponibles. En outre, il n’aurait commis aucun péché parce qu’assimilé à l’oublieux que les textes déclarent irresponsable. Si l’intéressé est quelqu’un qui fréquente les musulmans de manière à ne pas être sensé ignorer de telles choses, son jeûne devient caduc parce qu’il est négligeant. Voir al-Moughni, 4/368 ; al-Kafi, 2/244.

          Cet avis a été choisi par les ulémas de la Commission Permanente. En effet, interrogée sur le cas de quelqu’un qui, par ignorance, a eu recours à la masturbation en plein jour de Ramadan et ne sait pas le nombre des jours au cours desquels il a pratiqué cet acte… Elle a répondu en ces termes : « Il doit effectuer un jeûne de rattrapage pour remplacer les jours pendant lesquels il a pratiqué la masturbation. Et il doit faire un effort pour connaître les jours concernés »

Fatawa de la Commission Permanente, 10/258.

Le deuxième avis veut que le jeûne de l’intéressé ne soit pas caduc comme celui de l’oublieux (celui qui viole le jeûne par oubli).

Cet avis a été choisi par cheikh al-islam Ibn Taymiyya et Ibn al-Qayyim.

          Dans al-Fatawa al-kubraa, 2/19, cheikh al-islam Ibn Taymiyya a dit : « Si le jeûneur interrompt son jeûne par un acte dont il ignore l’interdiction, doit-il reprendre le jeûne ? » Il existe deux avis sur la question au sein de l’école d’Ahmad. Le plus évident est qu’il ne doit pas effectuer un jeûne de rattrapage. Car n’est concerné par le message religieux que celui qui l’a reçu, conformément à la parole du Très Haut : « Dis: "Qu' y a- t- il de plus grand en fait de témoignage?" Dis: "Allah est témoin entre moi et vous; et ce Coran m' a été révélé pour que je vous avertisse, par sa voie, vous et tous ceux qu' il atteindra.» (Coran, 6 :19) et : « Et Nous n' avons jamais puni (un peuple) avant de (lui) avoir envoyé un Messager. » (Coran, 17 :15) et : « en tant que messagers, annonciateurs et avertisseurs, afin qu' après la venue des messagers il n' y eût pour les gens point d' argument devant Allah. Allah est Puissant et Sage.» (Coran, 4 :165). Cette idée revient fréquemment dans des endroits du Coran où Allah explique qu’Il ne châtie personne avant de lui faire parvenir le message du Prophète. Si quelqu’un sait que Muhammad est le messager d’Allah et croit en lui, mais ignore une bonne partie de son message, Allah ne le châtiera pas pour n’avoir pas appliqué la partie qu’il n’aurait pas reçue. Si Allah ne châtiera pas celui qui n’aurait cru qu’une partie du message, l’autre partie ne lui étant pas parvenue, Il ne le châtierait pas non plus pour la non observance de certaines conditions liées à la foi qui ne lui auraient pas été transmises. C’est aussi la pratique du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lu ) bien connue dans de pareils cas. En effet, il a été rapporté dans les Recueils authentiques de hadith que des gens avaient mal compris la parole du Très Haut : « Cohabitez donc avec elles, maintenant, et cherchez ce qu' Allah a prescrit en votre faveur; mangez et buvez jusqu'à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l' aube du fil noir de la nuit. Puis accomplissez le jeûne jusqu'à la nuit.» (Coran, 6 : 187) et cru qu’il s’agissait d’une corde blanche et d’une corde noire. De ce fait, l’un d’entre attachait un fil à son pied et continuait de manger dans la nuit jusqu’au moment il était en mesure de distinguer nettement la couleur du fil. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lu ) leur a expliqué qu’il s’agissait de la séparation entre l’obscurité de la nuit et la clarté du jour. Mais il ne leur a pas donné l’ordre de reprendre leur jeûne.

          Dans ilaam al-muwaqqiin (4/66) Ibn al-Qayyim dit : « Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lu) a dispensé du rattrapage du jeûne ceux qui avaient mangé et bu sur la base d’une interprétation erronée des fils blanc et noirs en les assimilant aux fils bien connus et avaient continué de manger jusqu’à ce que la couleur des fils devienne nette, donc après l’entrée du jour… Mais le Prophète (bénédiction et salut soient sur lu ) leur a pardonné et ne leur a pas donné l’ordre de reprendre le jeûne pour les jours concernés parce qu’ils s’étaient fondés sur une interprétation du Coran.

          Cheikh Ibn Outhaymine (puisse Allah Très Haut lui accorder sa miséricorde) a été interrogé à propos du cas d’un jeune qui, par ignorance et par excitation, a pratiqué la masturbation en Ramadan pour savoir ce qu’il en était…Il a répondu ainsi : « Il n’encourt rien puisque  nous avons déjà indiqué que la rupture du jeûne ne se fait qu’à la réunion de trois conditions : conscience, souvenir et volonté ». Se référer à la question n° 28023.

   Mais je dirais en plus que l’on doit se passer de la masturbation parce qu’elle est interdite aux termes de la parole du très Haut : « et qui préservent leurs sexes, (de tout rapport), si ce n' est qu' avec leurs épouses ou les esclaves qu' ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer; alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs…» (coran, 23 : 7-5) et en vertu de cette parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lu ) : « Ô jeunes ! Que se marie celui d’entre vous qui en a les moyens. Que celui qui n’en a pas les moyens pratique le jeûne, car il le soulage » (rapporté par al-Boukhari, 5065 et par Mouslim, 1400).

          Si la masturbation était autorisée, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lu ) l’aurait recommandée. Car elle est facile et apte à procurer du plaisir, contrairement au jeûne qui, lui, est pénible. Le fait de recommander celui-ci à la place de celle-là prouve que la masturbation est prohibée. Voir Madjmou fatawa Ibn Outhaymine, 19/981.

          Par précaution, il vaut mieux que vous repreniez les jours concernés. Faites un effort pour recenser un nombre de jours suffisant.

          Dans Madjmou' al-Fatawa, 15/304, cheikh Ibn Baz dit : « Si un homme responsable du jeûne, donc sain et résident, accomplit l’acte sexuel par ignorance, son cas fait l’objet d’une divergence de vues au sein des ulémas. Certains d’entre eux jugent qu’il doit effectuer une expiation pour avoir, par négligence, omis d’interroger les ulémas afin d’acquérir des connaissances religieuses. D’autres ulémas soutiennent qu’il n’a aucune expiation à faire, étant ignorant. Cela nous permet de savoir qu’il vaut mieux effectuer l’expiation à cause de votre négligence et la non interrogation des ulémas pour connaître ce qui vous est interdit avant de commettre votre acte. » Aussi lui donne-t-il l’ordre d’effectuer une expiation par précaution. La nécessité de l’expiation découle de l’acte sexuel. Car aucune autre violation du jeûne ne nécessite une expiation, comme nous l’avons déjà dit dans le cadre de notre réponse à la question n° 28023.


Islam Q&A
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 03:44
Q : Le fait de préparer toutes sortes de plats à profusion pour la rupture du jeûne cela influence-t-il au niveau de la récompense du jeûneur ? 

R : Cela n'influence en rien au niveau de la récompense. Il en est de même pour les péchés commis après la rupture du jeûne, ils n'ont aucune relation avec la valeur du jeûne. Néanmoins, cela rentre dans un autre domaine en rapport avec le verset suivant :

« Et mangez et buvez; et ne commettez pas d'excès, car Il (Allah) n'aime pas ceux qui commettent des excès »
(Sourate Al-Arraf verset 31).

La modération c'est la moitié de l'existence. Si quelqu'un venait à avoir de la nourriture en surplus, il n'a qu'à la partager et l'offrir en aumône, cela vaut beaucoup mieux.


Fatwa du cheikh Otheimine
Tirée du recueil « fatawa islamia » Tome 2 page 232




Source :
fatawaislam.com
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 03:32
Q : Certains savants critiquent ceux qui jeûnent sans prier : qu’a la prière à voir avec le jeûne ? Je veux jeûner pour entrer au Paradis par la porte (Rayyân) des personnes qui jeûnaient fréquemment. D’autre part, on sait que le fait de jeûner le mois du Ramadan efface les pêchés commis depuis le Ramadan précédent... Veuillez m’éclaircir les choses, puisse Allah vous accorder le succès.
 

R : Ceux qui ont critiqué le fait que tu jeûnes sans prier ont raison, car la prière est le pilier principal de l’islam (après l’attestation de foi) sans lequel l’islam d’une personne n’est pas valable. Celui qui l’abandonne devient mécréant et sort de l’islam. Allah n’accepte ni le jeûne des mécréants, ni leurs aumônes, ni leurs pèlerinages, ni quoi que ce soit de leurs bonnes œuvres. Allah a dit :
 
« Ce qui empêche leurs dons d’être agréés, c’est le fait qu’ils n’ont pas cru en Allah et Son messager, qu’ils ne se rendent à la prière que paresseusement, et qu’ils ne dépensent (dans les bonnes œuvres) qu’à contrecœur. »
Le Désaveu , v. 54.

Donc, le fait de jeûner sans prier entraîne la nullité de ton jeûne : il ne sera pas accepté par Allah, et le fait de jeûner alors ne saurait te rapprocher de Lui.  

Quant au fait que le jeûne du Ramadan efface les pêchés commis depuis le Ramadan passé, c’est vrai mais pas de la façon que tu l’as comprise. Tu devrais prendre en compte le hadith selon lequel le Prophète, prière et salut sur lui, a dit : 

« D’une prière à l’autre, de la prière du vendredi à l’autre, du jeûne du Ramadan au prochain jeûne du Ramadan, les péchés sont effacés, sauf les grands péchés (al-Kabâ’ir). »
Rapporté par Muslim dans le chapitre de la purification (n°233).

Le Prophète, prière et salut sur lui, a donc cité comme condition pour que soient effacés les péchés d’un Ramadan à l’autre, le fait d’éviter les grands péchés. Or, abandonner la prière, ô toi qui jeûne sans prier, tu n’as pas évité les grands péchés : car quel péché y a-t-il de plus grave que l’abandon de la prière ? Mais plus que cela : l’abandon de la prière est un acte de mécréance, donc, comment ton jeûne pourrait-il effacer tes péchés ? De plus, ton jeûne n’est pas accepté.

 Tu dois, mon frère, te repentir et pratiquer la prière qu’Allah t’a ordonné d’accomplir, et après cela, pratiquer le jeûne, selon la recommandation du Prophète, prière et salut sur lui, à Mu’âdh, qu’Allah l’agrée, lorsqu’il l’a envoyé au Yémen :

 « Que la première chose à laquelle tu les invites soit le témoignage qu’aucune divinité ne mérite d’être adorée en dehors d’Allah, et que Muhammad est l’Envoyé d’Allah. S’ils répondent à ton appel, informe-les alors qu’Allah leur a imposé cinq prières de jour et de nuit […]. »
Rapporté et authentifié par At-Tirmidhî dans le chapitre de la Zakât (n°625).

 Il a donc cité en premier lieu, le témoignage de foi, puis la prière et ensuite l’aumône légale (Zakât).



 

·         Fatwa de Cheikh Otheimine
·         Fatâwâ as-Siyâm page 69. 




Source :
fatawaislam.com
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 03:07
Quelles sont les excuses qui permettent de ne pas jeûner le Ramadan ?


Louange à Allah

Pour faciliter le jeûne à Ses serviteurs, Allah ne l’a prescrit qu’à ceux qui peuvent le supporter. Il autorise la non observance du jeûne à ceux qui ne peuvent pas s’y soumettre pour une excuse légale. Les excuses légales qui permettent de ne pas jeûner se présentent comme suit :


Premièrement, la maladie. Par ce terme, on désigne tout ce qui affecte la santé de l’homme.

Ibn Quadama a dit : «les ulémas soutiennent à l’unaminité qu’il est permis au malade en général de ne pas observer le jeûne compte tenu de la parole du Très Haut « Quiconque d' entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d' autres jours.» (Coran, 2 : 184)

D’après Salamata ibn al-Akwa’ (
Que ALLah l'agréé) quand fut révélé ce verset (Coran, 2 : 184) Celui qui voulait ne pas jeûner s’ en abstenait et se contentait du rachat (nourrir un pauvre). Et puis le verset suivant fut révélé, c’est-à-dire la parole du Très Haut : « Donc, quiconque d' entre vous est présent en ce mois, qu' il jeûne!» (Coran, 2 : 185 ) Ce verset a abrogé la première disposition. Le malade qui craint l’agravation de sa maladie en cas de jeûne ou le retard de son rétablissement ou le pourissement d’un organe, peut ne pas observer le jeûne. Il lui est même recommandé de ne pas jeûner. Et sa persistance à jeûner est réprouvée puisqu’elle peut conduire à sa perdition. C’est pourquoi il faut s’en préserver.

En plus, la gravité de la maladie autorise le malade à rompre le jeûne. Quant au sain, la crainte de difficultés ou de la fatigue ne justifie pas sa rupture du jeûne, quand cela devient réél.


Deuxièmement, le voyage.

Le voyage qui autorise la rupture du jeûne doit remplir ce qui suit :

a / Il doit s’agir d’un long voyage justifiant le raccourcissement de la prière..

b / ne pas se résdoudre à se fixer long temps pendant (une étape) du voyage.

c  / que le voyage n’implique pas un acte de désobéissance. Il doit être entrepris pour un objectif valable selon la majorité des ulémas. Cela est dû au fait que la non observance du jeûne est une dispense et un allègement que ne mérite pas un voyageur dont le déplacement constitue un acte de désobéissance. C’est , par exemple, le cas de celui qui voyage pour couper une route.

Expiration de la dispense liée au voyage :

La dispense du jeûne liée au voyage prend fin dans deux cas  :

Le premier est le retour du voyageur dans sa patrie et son arrivée à son lieu de résidence. Le deuxième est quand le voyageur a l’intention de se fixer durablement ou pour un  certain temps, et quand l’endroit choisi est apte. Car il est alors considéré comme un résident. Dans ce cas, il complète les prières et observe le jeûne du Ramadan à cause de la fin du statut de voyageur.


La troisième excuse est la grossesse et l’allaitement.

Les juriconsltes sont d’accord que la femme enceinte et celle qui allaite peuvent ne pas observer le jeûne du Ramadan si elle craignent sur leur propre santé ou sur celle de leur enfant ou craignent l’agravation d’une maladie ou un préjudice ou la mort. Ceci s’atteste dans ce verset : « Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu' il jeûne un nombre égal d' autres jours.» (Coran, 2 : 184 ) Il ne s’agit pas ici de n’importe quelle maladie car celle qui ne diminue pas le malade ne l’autorise pas à ne pas jeûner. La mention du terme « maladie » renvoie à toute affection incompatible avec le jeûne. C’est ce que l’on entend par maladie et c’est ce qui se vérifie ici. Voilà pourquoi la femme enceinte et celle qui allaite bénéficient de la dispense du jeûne. Un des arguments de la dispense qui leur est accordée réside dans le hadith d’Anas ibn Malick al-Daabi (Que ALLah l'agréé) selon lequel le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Allah a certes dispensé le voyageur du jeûne et de la moitié de la prière et dispensé la femme enceinte et celle qui allaite du jeûne » Une autre version emploie le terme hubla (enceinte) et celle qui allaite.


La quatrième excuse est la grande vieillesse (haram)

La grande vieillesse intéresse ceux qui suivent : le vieillard finissant, celui qui est au bout de ses forces ou est sur le point de finir ces jours et qui se rapproche chaque jour de la mort. Il en est de même du malade jugé incurable. Cela s’applique encore à la très vieille dame. La légalité de leur non observance du jeûne est fondée sur la parole du Très Haut : “ Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu' il jeûne un nombre égal d' autres jours.» (Coran, 2 : 184) Ibn Abbas (
Que ALLah l'agréé) a dit : « Ce verset n’est pas abrogé ; il s’applique au vieillard et à la vieille dame incapables de jeuner. Les deux nourrissent un pauvre pour chaque jour non jeûné.»


La cinquième excuse est l’insupportabilité de la faim et de la soif.

Quand la faim et la soif deviennent d’une intensité insupportable, l’on est autorisé à rompre le jeûne et à manger dans la limite de la nécessité, mais l’on doit par la suite s’abstenir des facteurs de la rupteure du jeûne pour le reste de la journée et procéder plus tard à un jeûne de rattrapage. A l’insupportabilité de la faim et de la soif a été assimilé la peur d’être affaibli au moment d’une rencontre probable ou certaine avec l’ennemi en cas de siège.

Si le combattant a la certitude ou la quasi certitude qu’il va rencontrer un ennemi qui se trouve en face de lui, et craint d’être trop affaibli par le jeûne pour pouvoir se battre, il peut rompre son jeûne  avant le combat, même s’il n’est pas en voyage.


La sixième excuse est la contrainte.

Par ce vocable, on entend le fait d’amener quelqu’un par la  menance à faire ce qu’il ne veut pas faire ou à abandonner ce qu’il désire faire.


L’Encyclopédie juridique, tome 28, p. 73.




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