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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 23:30

Mohammed ibn Khalîfa e-Tamîmî.
Extraits du livre introduction du commentaire de Kitâb el ‘Arsh de l’Imâm e-Dhahabî


Traduit et adapté par
Karim Zentici

Relu par
Abu Hamza Al-Germâny


Le bureau de prêche de Rabwah (Ryadh)
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L’islam à la portée de tous !
1ère édition, 2008/1429
© Tous droits de reproduction réservés, sauf pour distribution gratuite sans rien modifier du texte.

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Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux


Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons !

Les Mou’tazilites sont les travestis des philosophes et les Ash’arites sont les travestis des Mou’tazilites. Yahya ibn ‘Ammâr disait : « Les Jahmites sont les mâles et les Ash’arites sont les femelles. » Majmû’ el Fatâwâ (6/359).


Introduction

Il est possible de classifier les «négateurs » (Mu’attila) dans le domaine des Noms et Attributs divins de la façon suivante :

D’un côté, nous avons les philosophes qui se divisent en deux catégories : les philosophes purs (à l’exemple de Fârâbî) et les philosophes Batinites (adeptes de l’ésotérisme) ; ces derniers se divisent en deux catégories : les Rafidhites ismaéliens (à l’exemple d’ibn Sînâ et des Ikhwâns e-Safâ), et les soufis panthéistes (Ittihadiya) à l’exemple d’ibn ‘Arabî et d’ibn Sib’în.
De l’autre côté, nous avons Ahl el Kalâm (les scolastiques, ou les théologiens dogmatiques) qui se divise en cinq catégories ; les Jahmites dont le fondateur est Jahm ibn Safwân, les Mu’tazilites dont le fondateur est Wâsil ibn ‘Ata, les kullâbites dont le fondateur est ‘Abd Allah ibn Kullâb, les Ash’arites chez lesquels il faut distinguer entre anciens et nouveaux Ash’arites et dont le fondateur est Abu el Hasan el Ash’arî, et les Mâturîdites dont le fondateur est Abû Mansûr el Mâturîdi .

Il est possible de les classer également en fonction de leur degré de négation où ils sont quatre catégories :

Ceux qui renient tous les Noms et tous les Attributs d’Allah (comme chacun à sa façon, ibn Sînâ, les Jahmites, les Qarrâmites, el Hallâj, et les panthéistes qui sont les « soufis maximalistes »).
Ceux qui reconnaissent les Noms mais qui renient tous les Attributs (les Mu’tazilites, les Rafidhites duodécimains qui sont les « Shiites maximalistes », les Shiites Zaïdistes, les Ibâdhites Kharijites).
Ceux qui reconnaissent tous les Noms et reconnaissent au niveau des Attributs, les « Attributs essentiels » du Seigneur (Sifât e-Dhâtiya) indépendamment de Ses « Actions volontaires » (Sifât Fi’liya Ikhtiyâriya) ; ce sont les Kullâbites, et les premiers Ash’arites.
Ceux qui reconnaissent tous les noms et seulement sept Attributs (la Vie, le Savoir, la Force, la Volonté, l’Ouïe, la Vue, et la Parole) ; ce sont les nouveaux Ash’arites et les Mâturidites.

Extraits de introduction de la recension de Kitâb el ‘Arsh (1/36-51) de l’Imâm e-Dhahabî (m. 746 h.) par le docteur Mohammed ibn Khalîfa e-Tamîmî.


Les Kullâbites

Les Kullâbites sont les adeptes d’Abû Mohammed ‘Abd Allah ibn Sa’îd ibn Kullâb el Qattân (m. 243 h.) Sheïkh el Islam ibn Taïmiya nous le présente en ces termes : « Avant Abû Mohammed ibn Kullâb, il y avait deux tendances : d'un côté, il y avait celle des traditionalistes qui reconnaissent les Attributs et les Actions dont le Seigneur se particularise, et qui proviennent de Son Pouvoir et de Sa Volonté. De l’autre côté, il y avait celle des Jahmites à l’image des Mu’tazilites et d’autres tendances qui reniaient tant les Attributs que les Actions d’Allah. Ibn Kullâb quant à lui, reconnaissait les Attributs essentiels du Seigneur, mais il ne concevait pas qu’Il puisse être l’Auteur d’Actions qui proviendrait de Sa Volonté et de Son Pouvoir. Abû el ‘Abbâs el Qalânisî lui concédait ce credo ainsi qu’Abû el Hasan el Ash’arî et bien d’autres.
Quant à el Hârith el Mahâsibî, il adhérait au credo d’ibn Kullâb, c’est pourquoi l’Imam Ahmed ordonna de le mettre en « quarantaine » (l’exclure). Ce même Ahmed mettait en garde contre ibn Kullâb et ses adeptes. Par la suite, el Hârith aurait renié ce credo. »


Cette tendance qui fut innovée par ibn Kullâb, fut connue par la suite sous le nom de Mutakkalima e-Sifâtiya (les théologiens qui reconnaissent les Attributs), étant donné que dans une certaine mesure, ibn Kullâb penche vers la tendance traditionaliste, bien que sa voie soit quelque peu entachée par l’innovation. S’il reconnaît en effet, que certains Attributs peuvent être liés à l’Essence divine, il ne reconnaît pas pour autant qu’il puisse provenir certains Actes volontaires de cette même Essence. Il s’employa ardemment à contrer les Jahmites, mais il avait recours dans ses débats à l’analogie ; ce qui l’obligea à leur concéder certains principes qu’ils avaient innovés, comme l’impossibilité qu’Allah puisse parler en utilisant des lettres, qu’Il puisse être l’auteur de certains Actes volontaires ou de la Parole qui proviendrait de Sa Volonté et de Son Pouvoir, etc.
Il devint par la suite, une référence incontournable chez tous ceux qui comme lui reconnaissaient les Attributs divins, et qui furent les adversaires acharnés des « négateurs ». Cependant, ils se sont imprégnés de certains principes erronés que leurs adversaires avaient établis. Cela les a amenés à avoir des conclusions qui furent tant contraires à la raison qu’à la Tradition prophétique. Ibn Kullâb a donc innové une nouvelle tendance qui sous certains aspects est conforme à celle des « anciens » mais également à celle des Mu’tazilites et des Jahmites. Il est donc le fondateur d’une troisième école, connue sous le nom de « Sifâtiya » ; ces derniers reconnaissent certes les Attributs divins, mais leur discours est imprégné de certains principes Jahmites.
Ainsi, el Qalânisî, el Mahâsibî, Abû Sulaïmân e-Dimashqî, Abû Hâtim el Bustî et tant d’autres, ont adhéré à cette tendance. Ces derniers sont les ancêtres d’el Ash’arî ou la « première génération » Ash’arîte. Ibn Kullâb est donc le premier Imam Ash’arîte ; il était cependant plus opposé aux Jahmites et plus proche des traditionalistes que son futur élève. Or, avec le temps, la tendance Kullâbite commençait à prendre ses distances avec celle des « anciens » ; ces héritiers Ash’arîtes en effet avaient de plus en plus d’affinité avec les Mu’tazilites. Nous avons vu qu’ibn kullâb était plus proche du chemin des anciens qu’Abû el Hasan el Ash’arî ; lui-même était plus conforme à la tendance « orthodoxe » qu’el Qâdhî Abû Bakr el Bâqillânî qui relativement était plus proche qu’Abû el Ma’âlî el Juwaïnî et de ses partisans. Cela explique la raison pour laquelle, on peut déceler dans le discours de savants comme e-Râzî et el Ghâzalî qui vinrent bien plus tard, certains emprunts à la philosophie, alors qu’Abû el Ma’âlî el Juwaïnî n’y avait pas recourt à son époque.
Par contre, tant e-Râzî, el Ghâzalî, qu’Abû el Ma’âlî el Juwaïnî, tous étaient plus imprégnés des idées Mu’tazilites que leurs prédécesseurs Abû el Hasan el Ash’arî ; lui-même était plus influencé par l’I’tizâl que son maître spirituel Abû Mohammed ibn Kullâb. Ce dernier a emprunté lui aussi certaines idées Mu’tazilites qui étaient étrangères aux traditionalistes et aux grandes références de la religion. Ainsi, une erreur peut sembler bénigne au départ et prendre des proportions terribles par la suite ; bienheureux celui qui restera attaché à la Sunna !  Les Kullâbites se sont éteints en tant que secte, mais leurs idées ont continué à être véhiculés par l’intermédiaire des Ash’arîtes.
Ainsi, les Kullabites sont apparus avant les Ash’arites et les Mâturîdites dans le temps ; ses débuts remontent au milieu du troisième siècle hégirien. Il faut la considérer comme la première secte du Kalâm après celle des Jahmites et des Mu’tazilites. Ibn Kullâb est mort en 243 de l’hégire ; les dernières sectes du Kalâm ont fait leur apparition au début du quatrième siècle ; leur fondateur est pour les Ash’arites, Abû el Hasan el Ash’arî (m. 324 h.), et pour les Mâturîdites Abû Mansûr el Mâturîdi (m. 333 h.) ; ces deux sectes existent encore jusqu’à nos jours.

Extraits de introduction de la recension de Kitâb el ‘Arsh (1/36-51) de l’Imâm e-Dhahabî (m. 746 h.) par le docteur Mohammed ibn Khalîfa e-Tamîmî.



Les Ash’arites

Abû el Hasan el Ash’arî est dans la continuité des Kullâbites. Il a vécu dans la période entre 260 et 324 de l’hégire, et adhéra au Mu’tazilisme durant quarante ans. Il fut élevé en effet dans la maison de son beau-père Abû ‘Alî el Jubbâî, le chef de file des Mu’tazilites à Bassora. Il renonça ensuite à cette secte pour se pencher vers la voie Kullâbite qui l’influença pour une longue période. Il fut probablement séduit par les écrits d’ibn Kullâb à l’encontre des adeptes de son ancienne tendance, et par ses réfutations acerbes qui démasquaient la nature de leur credo. Ibn Kullâb avait la plume hostile notamment contre les Jahmites et les Mu’tazilites. El Ash’arî ne s’est toutefois pas rendu compte qu’ibn Kullâb avait ses limites. Reconnaissant les « Attributs essentiels » (Sifât e-Dhâtiya) d’Allah, et adversaire acharné des Mu’tazilites, son maître spirituel n’en était pas moins influencé par ces derniers lorsqu’il s’agissait de renier les « Attributs volontaires » (Sifât Ikhtiyâriya) qui sont liés au Pouvoir et à la Volonté du Très-Haut. C’est pourquoi, ibn Kullâb ne concevait pas à la manière des Mu’tazilites, que le Seigneur puisse parler selon Sa Volonté et Son Pouvoir. Il reniait également d’autres « Attributs volontaires » comme la Satisfaction, la Colère, la Haine, le Courroux, etc.

Au cours de cette phase, el Ash’arî était très actif. Il écrivait, faisait des débats, et donnait des cours contre les Mu’tazilites, sous l’impulsion de la voie Kullâbite. Par la suite, il fit la rencontre de Zakariyâ ibn Yahya e-Sâjî qui lui donna un nouveau tournant dans sa vie. Ce dernier lui fit découvrir les principes que suivaient les traditionalistes. e-Sâjî était le grand Sheïkh et le grand Hâfizh (érudit) de Bassora, mais ses enseignements ne s’arrêtaient pas là. Au cours de son voyage à Bagdad, il se mit en contact avec les hanbalites de la ville qui lui ont permis de parfaire sa nouvelle initiation. La pensée d’el Ash’arî s’est arrêtée à cette troisième et dernière phase. Cependant, il avait une grande expérience du Kalâm et il accusait certaines lacunes dans le domaine de la Sunna. Cela a eu des conséquences sur sa pensée, car il resta imprégné de certains principes Mu’tazilites qui se voulaient contraires à la Tradition prophétique. Il pensait qu’il était possible d’utiliser ces principes pour défendre la Sunna. Ce mariage des idées fut tangible dans des questions telles que la vision du Seigneur le Jour de la Résurrection, Sa Parole, les « Attributs textuels » (e-Sifât el Khabariya), etc.

Selon e-Sujzî, il a en fait abandonné les éléments subsidiaires du Mu’tazilisme mais il en garda les principes tels que la preuve par l’accident, qui consiste en définitive à renier les Attributs divins. Ibn Taïmiya nous apprend à ce sujet : « Abû Mohammed ‘Abd Allah ibn Sa’îd ibn Kullâb el Basrî et Abû el Hasan el Ash’arî s’opposaient aux Mu’tazilites et rejoignaient les traditionalistes sur l’ensemble de leurs principes. Néanmoins, ils étaient peu versés dans la Sunna et ils concédaient en parallèle aux Mu’tazilites certains principes erronés. C’est pourquoi, il est possible de déceler dans leur discours certaines paroles Mu’tazilites qui vont à l’encontre de la Sunna, bien que dans l’ensemble ils n’adhéraient pas à cette tendance. » Ibn Taïmiya souligne dans un autre ouvrage : « les grands Imams traditionalistes reprochaient à ibn Kullâb et à el Ash’arî d’avoir gardé certains restes du Jahmisme et du Mu’tazilisme comme le fait d’approuver la méthode par l’accident et l’assemblage (ou la composition) des corps. Ils reniaient notamment qu’Allah puisse être l’auteur d’Actes volontaires qu’Il choisit de faire, etc. »

Les Ash’arites ont connus plusieurs étapes et plusieurs phases dans leur développement. Au début, ils ont cultivé la pensée du Kalâm (d’ibn Kullâb), ils ont ensuite fortement glissée vers l’I’tizâl, pour en fin de parcourt faire un mélange entre leur credo et la philosophie. Les néo-Ash’arites ont un penchant pour le Jahmisme voire pour la philosophie. En cela, ils se distinguent de la pensée de leur fondateur et des grandes références parmi ses partisans. Les anciens Ash’arites reconnaissaient dans l’ensemble les « Attributs textuelles », à l’instar d’Abû el Hasan el Ash’arî, Abû ‘Abd Allah ibn Mujâhid, Abû el Hasan el Bâhilî, el Qâdhî Abû Bakr el Bâqallânî, Abû Ishâq el Asfarâînî, Abû Bakr ibn Fawrk, Abû Mohammed ibn e-Lubân, Abû ‘Ali ibn Shâdhân, Abû el Qâsim el Qushaïrî, Abû Bakr el Baïhaqî, etc.

Par contre, les nouveaux partisans d’Abû el Hasan comme Abû el Ma’âlî el Juwaïnî, et tant d’autres, ils ne reconnaissent que les « Attributs rationnels ». Certains d’entre eux renient carrément les « Attributs textuels » bien que d’autres à l’exemple d’el Râzî et d’el Âmudî ne se prononcent pas à leur sujet. Ceux qui renient les « Attributs textuels » ont deux comportements à leur encontre ; les uns ont recourt au Ta-wîl (interprétation des Textes), les autres ont recourt au Tafwîdh (l’incompréhension des Textes en disant que Seul ALLah en pénètre le sens NDT.). Quant à el Ash’arî et ses premiers adeptes, ils établissaient que toute interprétation entraînant implicitement de renier les Attributs, était considéré comme fausse. Ils ne se contentaient pas de dire qu’ils n’avaient pas accès à la compréhension des Textes, ils allèrent jusqu’à condamner les interprétations des « négateurs ».

Cette confusion qui régna entre les anciens et les nouveaux Ash’arites entraîna comme nous l’avons évoqué précédemment, un penchant de plus en plus marqué vers l’I’tizâl qu’ils mélangèrent plus tard à la philosophie. Sheïkh el Islam ibn Taïmiya nous propose l’analyse suivante : « Certains Ash’arites ont emprunté le même chemin que les Mu’tazilites vis-à-vis des « Attributs textuels » ; la majorité d’entre eux ont eu la même attitude que leurs pères Mu’tazilites à l’encontre des textes provenant du Hadith. Concernant les Attributs issus du Coran, ils ont deux opinions à leur sujet : el Ash’arî, el Bâqallânî, et les anciens parmi eux les reconnaissent ; d’autres en reconnaissent certains, mais d’un autre côté, ils se comportent envers eux à la façon des Jahmites. El Ash’arî s’est abreuvé de la pensée de son beau-père el Jubbâî ; le grand Sheïkh des Mu’tazilites. L’inspiration de ce dernier dans le domaine du Kalâm est une vérité à laquelle souscrivent ses partisans et d’autres à l’unanimité. Plus tard, el Bâqallânî était plus à cheval vis-à-vis des Attributs issus du Coran tout comme ibn Fawrk dans une moindre mesure après lui ; ce dernier en effet reconnaissait seulement une partie des textes du Coran sur le sujet.
Quant à el Juwaïnî et tous ceux qui suivaient la même voie, ils ont penché vers la tendance Mu’tazilites. Abû el Ma’âlî en effet lisait beaucoup les écrits d’Abû Hâshim el Jubbâî, et il était peu versé par les annales scripturaires. Ces deux paramètres à la fois ont joué un grand rôle sur sa pensée. À l’époque d’Abû Bakr el Bâqallânî (m. 403 h.), ce dernier prit les commandes de cette tendance qu’il a améliorée ; il lui a établi les prémices rationnelles auxquelles les textes doivent se soumettre. Il fit de ses règles des principes dans la continuité des credo de la foi, dans le sens où il incombe à chacun d’y adhérer. Il a contribué dans une large mesure à rapprocher la tendance Ash’arite des enseignements du Kalâm et à la réglementer selon ses règles. Ces initiatives ont eu pour conséquence qu’il exista une ressemblance énorme entre l’Ash’arisme et le Mu’tazilisme. Si el Ash’arî donnait la priorité aux textes sur la raison, il n’en fut pas le cas pour el Bâqallânî, qui considérait que toutes les questions liées à la croyance devaient être soumises à la raison. Ainsi, el Bâqallânî est considéré comme le deuxième fondateur de l’Ash’arisme.


Il y a eu ensuite, Imam el Haramaïn el Juwaïnî (m. 478 h.) qui a utilisé les outils de la logique (grecque) pour soutenir cette croyance. Il s’est cependant opposé à el Bâqallânî sur de nombreuses règles qu’il avait établies. Bien qu’el Juwaïnî a plus profité de son bagage du Kalâm que des paroles d’el Bâqallânî, il n’en demeure pas moins qu’il a mélangé son Ash’arisme avec certains aspects du Mu’tazilisme, en s’inspirant des ouvrages du Mu’tazilites Abû Hâshim el Jubbâî. Il est ainsi sorti du giron du Qâdhî dans plusieurs questions, pour conforter son inspiration Mu’tazilite. Il ne s’inspire même pas des écrits d’Abû el Hasan el Ash’arî, il se contente de rapporter ses paroles par intermédiaire. À l’image d’el Ghazâlî (m. 505 h.), et d’ibn el Khatîb e-Râzî (m. 606), Les néo-Ash’arites se sont reposés sur la méthode d’el Juwaïnî. Cependant, ils ont ajouté à cette influence Mu’tazilite dont el Juwaïnî est l’instigateur, l’influence de la philosophie. Ainsi, l’Ash’arisme s’éloignait et s’égarait de plus en plus.

El Ghazâlî a puisé ses enseignements du Kalâm dans les écrits de son maître el Juwaïnî, el Irshâd, e-Shâmil, qui contiennent les enseignements d’el Baqallânî. Il s’est inspiré dans ses enseignements philosophiques des écrits d’ibn Sînâ. C’est pourquoi, il est dit que l’ouvrage e-Shifâ (le remède) d’ibn Sînâ l’a rendu malade. Abû Hâmid s’est inspiré également des lettres Ikhwâns e-Safâ et celles d’Abû Hayyân e-Tawhîdî et autre. Quant à Râzî, il a puisé ses enseignements du Kalâm dans les écrits d’Abû el Ma’âlî et de e-Shahrstânî. E-Shahrstânî s’inspire lui-même d’el Ansârî e-Nisâbûrî, qui s’inspire d’Abû el Ma’âlî. Il s’est fortement imprégné des enseignements Mu’tazilites par l’intermédiaire des œuvres d’Abû el Husaïn el Basrî (m. 436 h.). Dans le domaine de la philosophie, il s’est inspiré d’ibn Sînâ, de Shahrstânî, et bien d’autres. On retrouve leur Ash’arisme prépondérant, dans le fait qu’ils sont Murjites (laxistes) concernant le statut des personnes et Jabarites (déterministes) dans le domaine du Destin. Dans le domaine des Attributs, ils ne sont pas de purs Jahmites bien qu’ils soient imprégnés par cette tendance. Ils ne légitiment pas non plus de se rebeller contre les autorités en place en se conformant ainsi aux traditionalistes. Dans l’ensemble, parmi les adeptes du Kalâm, ils sont relativement les plus proches de l’orthodoxie musulmane. »

Extraits de l’introduction de la recension de Kitâb el ‘Arsh (1/52-57) de l’Imâm e-Dhahabî (m. 746 h.) par le docteur Mohammed ibn Khalîfa e-Tamîmî.


Les facteurs à l’origine de l’expansion de la tendance Ash’arite

Premièrement : la secte Ash’arite a pris ses racines à Bagdad qui fut la capitale fleurissante de l’Empire Abbasside ; elle attirait les regards des Tullâb el ‘Ilm (étudiants) de tous les coins de la terre. Séduits par cette tendance, une fois de retour aux pays, ses nouveaux adeptes portaient son message aux diverses provinces de l’Empire, en sachant que ses grandes références vivaient dans la capitale.

Deuxièmement : le bon voisinage qui régnait entre les Ash’arites et les hanbalites. Les Ash’arites ont profité de cette proximité avec les hanbalites pour répandre leurs idées. S’ils n’avaient pas fait preuve ainsi de complaisance, ils auraient connu le même sort que les Mu’taziltes qui reçurent une opposition acerbe de la part des hanbalites. Il y avait entre les Ash’arites et les hanbalites un climat de paix et de connivence. Abû el Hasan el Ash’arî lui-même se revendiquait de la tendance traditionaliste dont la référence principale à ses yeux était l’Imam Ahmed. Il était considéré dès lors comme un adepte du Kalâm traditionaliste. ةtant donné que les Ash’arites sont relativement conformes à la Sunna, ils furent considérés comme une branche du Hanbalisme, de la même façon que les adeptes du Kalâm hanbalites qui avaient pour référence certains outils de la « raison ».
Le divorce s’est fait avec l’affaire el Qushaïrî qui fut l’un des élèves d’ibn Fawrk, un Ash’arite du Khurâsân où les membres de la secte avaient sombré dans la « négation des Attributs ». Tout à commencer quand le Qâdhî Abû Ya’lâ écrivit son ouvrage Ibtâl e-Ta-wîlât où il s’en est pris à ibn Farwk, le Sheïkh d’el Qushaïrî, à une époque où le Khalifa de Bagdad étaient de son côté. Cependant, les choses ne sont pas restées ainsi. El Qushaïrî reçut plus tard l’appui des autorités Seldjoukides ; cette liberté d’action fut à l’origine d’une longue affaire.

Troisièmement : certains émirs et vizirs étaient affiliés à la tendance Ash’arite, dont les plus importants sont notamment :
    

1- le vizir Nizhâm el Mulk qui prit en mains les affaires des sultans Seldjoukides. Il devint en effet  vizir sous le règne d’Alp Arslan et Malik chah pendant une période de trente ans (soit de 455 h. /1063 à 485 h. /1092). Sous son règne, il fit ouvrir les écoles Nizhâmiya qui prirent son nom, dans plusieurs provinces comme à Bassora, Asfahân, Balkh, Harrât, Murû, el Mu-sal. Les plus grandes et la plus importante d’entre elles fut la Madrassa e-Nizhâmiya à Nisâbûr et à Bagdad. Nizhâm el Mulk avait de l’admiration pour les soufis et les Ash’arites. C’est pourquoi, il a joué un grand rôle dans la vulgarisation du dogme Ash’arite.

    2- le Mahdî ibn Tûmart (m. 524 h.) qui était à la tête de l’Empire des Muwahhidûn. Il s’appelait exactement Abû ‘Abd Allah Mohammed ibn ‘Abd Allah ibn Tûmart qui se donna le titre de Mahdî. Il réussit à se faire un pouvoir au Maghreb au début du cinquième siècle de l’hégire. Auparavant, il s’était rendu en Iraq pour enrichir quelque peu sa culture religieuse. Il avait un ascendant pour l’ascétisme et la piété. De retour au Maghreb, il conquit les cœurs de certains montagnards et ignorants très peu cultivés en Islam. Il leur donna quelques enseignements et il s’est même autorisé à leur montrer de faux miracles afin de les faire adhérer à sa conception de la religion. Il revendiqua notamment être le Mahdî annoncé par le Prophète (salaLLahû 'alayhi wa salam) et ses adeptes lui vouaient une énorme considération. En raison des principes Ash’arites et philosophiques qu’il avait inculqués à ses partisans, ses derniers se sont autorisés à verser le sang des musulmans en attentant à la vie de milliers d’habitants de la région qui étaient fidèles au traditionalisme. Ils furent accusés à tort d’être des Mushabbiha (Assimilateurs) et des Mujassima (anthropomorphistes). Ainsi, ibn Tûmart fut à l’origine de l’extension de la croyance Ash’arite en terre du Maghreb, qui baignait auparavant dans un climat Salafî.

    3- Salâh e-Dîn el Ayyûbî. Saladin était de confession Ash’arite. Dans son enfance, il apprit par cœur une ‘Aqîda (profession de foi) sur le modèle Ash’arite que lui avait rédigé Qutb e-Dîn Abû el Ma’âlî Mas’ûd ibn Mohammed ibn Mas’ûd e-Nisâbûrî, qui fut l’une des grandes références Ash’arites. Comme tous les autres enfants, Salâh e-Dîn avait mémorisé cette ‘Aqîda en bas âge, qu’il avait transmise à ses enfants. Lorsqu’il prit les rênes du pouvoir, il fit imposer cette croyance à tous. Cette situation dura tout au long de la dynastie Ayyubides, et elle se prolongea ensuite au temps des mamelouks turcs. Ce facteur a énormément contribué à répandre l’Ash’arisme dans le monde musulman. L’Égypte qui fut le siège du pouvoir Ayyubide, représentait le phare de la civilisation islamique à cette époque. L’Université el Azhar a énormément contribué à populariser le dogme Ash’arite que Salâh e-Dîn avait importé en Égypte, après avoir mis un terme à la dynastie des fatimides ismaéliens. Depuis cette époque, el Azhar enseigne la ‘Aqîda Ash’arite jusqu’à nos jours.


La déviance des Ash’arites

Les Ash’arites dévient de la croyance traditionaliste sur de nombreux points dont notamment, à titre d’exemple :

Leur seule référence dans le domaine du divin (de l’Unicité) et de la prophétie, c’est la raison. Ils classent le domaine de la croyance en trois chapitres : le divin, la prophétie, et les paroles scripturaires. Ils entendent par  paroles scripturaires, toutes les questions en relation avec l’eschatologie musulmane telle que la Résurrection, le grand Rassemblement des hommes, l’Enfer, le Paradis, etc. ils nomment ce chapitre ainsi, car c’est le seul domaine où ils s’inspirent des textes sacrés. Pour ce qui concerne le divin, et la prophétie, ils s’en remettent uniquement à la raison.
Ils assument que la foi consiste uniquement à approuver la religion avec le cœur. En cela, ils ne considèrent pas que les actes fassent partie de la foi (à l’instar des Murjites ; les Murjites sont plusieurs tendances, mais les Jahmites et les Ash’arites ont l’une des plus mauvaises conceptions de la foi, étant donné notamment qu’ils ne considèrent même pas la parole comme faisant partie intégrante de la foi NDT.).
En se basant sur leur définition de la foi, ils ne considèrent pas que l’Unicité de la divinité (Tawhîd el Ulûhiya) compte parmi les branches de l’Unicité. L’Unicité selon eux, consiste à dire qu’Allah est Unique dans Son Essence sans ne faire aucun partage, Unique dans Ses Actions sans avoir aucun associé, et Unique dans Ses Attributs sans avoir aucun égal. Cette définition ne fait nullement mention de l’Unicité de la divinité. C’est pourquoi, il est possible de constater que les sociétés où l’Ash’arisme est répandu, ne porte pas l’accent sur ce point important ; celles-ci sont contaminées par l’Association et l’Innovation étant donné que les gens n’apprennent pas qu’Allah est Unique dans Son Adoration sans n’avoir aucun associé.
En se basant également sur leur définition de la foi, ils ne considèrent pas que l’attachement à la Tradition du Prophète (salaLLahû 'alayhi wa salam) entre dans sa définition. Selon eux, la foi au Prophète se limite à approuver ses enseignements. C’est pourquoi, les sociétés Ash’arites sont contaminées par l’Innovation.
Ils se distinguent des traditionalistes dans le domaine des Noms et des Attributs.
Ils se distinguent des Traditionalistes dans le domaine du destin ; domaine dans lequel ils rejoignent les Jabrites (déterministes).
Ils se distinguent des traditionalistes sur la question de la vision d’Allah le Jour de la Résurrection. Ils soutiennent en effet qu’Il pourra être vu sans qu’Il ne soit dans un endroit quelconque.
Ils se distinguent des traditionalistes sur la question de la Parole d’Allah ; ils ne reconnaissent pas la Parole incréée d’Allah comme il convient puisqu’ils considèrent qu’elle correspond à une « parole intérieure », etc.

Extraits de : introduction de la recension de Kitâb el ‘Arsh (1/57-62) de l’Imâm e-Dhahabî (m. 746 h.) par le docteur Mohammed ibn Khalîfa e-Tamîmî.


Le Mâturîdisme

La secte Mâturîdite est considérée comme la sœur de sang de la secte Ash’arite tant ces deux dernières se ressemblent et s’entendent à tel point qu’elles donnent l’impression d’être une seule et même secte. Il est ainsi difficile de les différencier. D’ailleurs, les adeptes de ses tendances assument d’une seule voix qu’Abû el Hasan el Ash’arî et Abû Mansûr el Mâturîdî sont les deux Imams d’Ahl e-Sunna. La raison principale de cette entente est liée à leur concordance au niveau des idées en sachant qu’ils divergent sur un nombre restreint de questions ; concordance d’autant plus tangible avec les néo-Ash’aristes.

Néanmoins, pour comprendre ce phénomène, il faut prendre en considération d’autres raisons non moins importantes. La plus importante d’entre elles revient probablement au fait qu’elles prirent naissance à la même époque et de surcroît dans des zones géographiques distinctes, ce qui d’emblée fut une barrière contre toute rivalité. Le Mâturîdisme s’est propagé pour sa part, dans un milieu Hanafî dont les adeptes vivaient à l’est et au nord du monde musulman. Il est rare de trouver un Hanafî adepte de la ‘Aqîda Ash’arite, comme ce fut le cas d’Abû Ja’far e-Samnânî.

Quant à l’Ash’arisme, il a pris pied dans un univers Shâfi’ites et Mâlikites qui se trouvent actuellement au Moyen-Orient, au Maghreb, dans le sud et le sud-est du monde musulman. La majeure partie des Shâfi’ites et des Mâlikites sont Ash’arites, bien que pour nuancer, il faille distinguer entre le commun des gens et la classe la plus cultivée. Abû Mansûr Mohammed ibn Mohammed ibn Mahmûd ibn Mohammed el Mâturîdî (m. 333 h.) est le fondateur du Mâturîdisme.  Ce dernier fut compté parmi les légistes Hanafî, il était à l’aise dans le domaine de la polémique et du discours, mais il était moins versé dans celui de la Tradition et des annales. Il a suivi la méthode du Kalâm pour établir les questions du dogme à la manière dans une large mesure des néo-Ash’aristes. Il est possible de le classer parmi les adeptes du Kalâm qui reconnaissent les Attributs divins (e-Sifâtiya), tout comme ibn Kullâb et Abû el Hasan el Ash’arî. El Mâturîdî a repris les idées d’ibn Kullâb dans de nombreuses questions liées aux Sifât (Attributs).

Il est notoire que les Hanafîs et les gens de l’Est en général furent parmi les premiers à subir l’influence du Kalâm. Il faut savoir que Jahm ibn Safwân venait de ces régions. L’Imam Ahmed fait remarquer à son sujet que : « Des hommes parmi les adeptes d’Abû Hanifa et de ‘Amr ibn ‘Ubaïd à Bassora l’ont suivi… » Par ailleurs, Bishr ibn Ghiyâth el Mirrîsî (m. 228 h.) et le Qâdhî Ahmed ibn Abî Duâd (m. 240 h.) et bien d’autres étaient Hanafîs. Il n’est donc pas étonnant qu’el Mâturîdî de l’école Hanafî soit un fervent défenseur du Kalâm et l’un des acteurs ayant posé ses fondements au point d’en devenir l’une de ses plus grandes références, et le fondateur d’une école qui lui dédia son nom par la suite.

El Mâturîdî ne s’éloigne pas de la pensée qu’Abû el Hasan el Ash’arî a connue dans la deuxième phase de son cheminement. Il était un opposant acerbe aux Mu’tazilites ; leurs deux écoles respectives sont les héritières proclamées de l’école Kullâbite considérée comme une troisième voie à mi-chemin entre celle des traditionalistes et celle des Jahmites. La bataille était rude entre d’un côté les défenseurs des Textes et de l’autre côté les rationalistes. Ibn Kullâb s’est donné la vocation de conjuguer entre les références religieuses et le Kalâm comme nous l’avons déjà souligné. Durant ses beaux jours, la pensée Kullâbite avait des adeptes en Iraq, à Raï, dans le Khurasân, derrière le grand fleuve (en Asie Central) où les sectes abondaient. Contrairement à l’Ash’arisme, le Mâturîdisme n’a pas connu d’évolution et a relativement gardé tout au long des siècles les mêmes idées.

Extraits de l’introduction de la recension de Kitâb el ‘Arsh Confessions


Certaines grandes références Ash’arites ont fait l’aveu à la fin de leur vie, que les sciences du Kalâm étaient plus maléfiques qu’autre chose et qu’elles les avaient fait tourner en rond tout au long de leur parcours, pour les faire sombrer au bout du compte dans le doute et le désarroi. Il leur aurait été si simple cependant de suivre la lumière de la Révélation, qui ne s’oppose nullement à la raison, lorsque celle-ci est saine. En sachant, qu’il vaut mieux tirer leçon des autres que de devenir une leçon pour les autres, voyons quelle expérience nous offre, toutes ces têtes pensantes en commençant par leur chef de file :

• Abû el Hasan el Ash’arî (m. 324 h.) déclare en introduction à son dernier livre qui prend ainsi la forme d’un testament : « L’opinion à laquelle nous adhérons et la religion à laquelle nous croyons, est celle qui consiste à s’accrocher au Livre de Notre Seigneur Tout-puissant, à la Tradition de notre Prophète (salaLLahû 'alayhi wa salam), et aux annales rapportées des Compagnons, de leurs Successeurs (Tâbi’în), et des grandes références traditionalistes. Nous nous retranchons derrière ces enseignements. L’opinion d’Abû ‘Abd Allah Ahmed ibn Hanbal –qu’Allah illumine son visage, l’élève en degré, et le comble de la meilleure récompense – est la nôtre, et celle de ses adversaires est contre la nôtre. Il est le noble Imam, le chef parfait, par lequel Allah dévoila la vérité, dissipa les ténèbres, montra la voie, et brisa l’innovation des hérétiques, l’égarement des égarés, et le doute des sceptiques. Qu’Allah comble de Sa Miséricorde cet Imam devancier, illustre, encensé, et magnifié, et tous les Imams des musulmans… »


• Abû el Ma’âli el Juhaïnî (m. 478 h.), l’un des plus grands experts du Kalâm, s’est exclamé un jour devant ses disciples : « Mes amis ! Ne vous intéressez pas au Kalâm, si j’avais su un jour qu’il allait me faire devenir ce que je suis devenu aujourd’hui, je n’y aurais jamais touché. » Il a dit également : « Si je pouvais revenir en arrière, je ne toucherais jamais au Kalâm. » Avant de mourir, il recommanda à ses enfants réunis autour de lui : « Est-ce que vous connaissez quelqu’un de plus éclairé que moi dans les sciences du Kalâm ?
Non ! Répondirent-ils.
Pouvez-vous donc douter de mes paroles ?
Non !
Je veux vous faire une recommandation, l’acceptez-vous ?
Oui !
Accrochez-vous aux enseignements des traditionalistes, car j’ai vu que la vérité était de leur côté. »     


Juste avant de rendre l’âme, il fit l’aveu : « J’ai lu cinquante mille fois cinquante mille ouvrages. J’y ai laissé les adeptes de l’Islam et leur religion ainsi que leur savoir littéraliste (ou exotérique). Je me suis embarqué dans un océan immense et je me suis rempli du savoir interdit par les musulmans. Mon but, c’était la recherche de la vérité alors que j’avais peur tout au long de mon parcours de suivre les autres aveuglément. Aujourd’hui, je reviens à la vérité. Accrochez-vous donc à la religion des grands-mères ! Au moment de quitter ce monde, voici mes dernières paroles : il n’y a de dieu digne d’être adoré en dehors d’Allah ! Malheur à el Juwaïnî ! »

• Abû Hâmid el Ghazâlî (m. 505 h.) serait mort avec Sahîh el Bukhârî sur les bras. Il fut pourtant au cours de sa vie, passionné par le Kalâm et la philosophie, il est même considéré comme le premier à avoir introduit la logique grecque dans la matière d’Usûl el Fiqh. Mais cette passion démesurée l’a fait sombrer dans le désarroi et le scepticisme, c’est pourquoi à la fin de sa vie, il se pencha sur l’étude du Hadith à travers le recueil d’el Bukhârî et de Muslim. Il est passé auparavant par plusieurs phases dont notamment le soufisme ; il a même écrit deux réfutations contre le Kalâm et la philosophie qui porte pour titre : Tahâfut el Falâsifa et Iljâm el ‘Awâm.


• Abû el Fath, Mohammed ibn ‘Abd el Karîm e-Shihristânî (m. 548 ou 549 h.) est l’auteur de ces paroles : « Accrochez-vous à la religion des grands-mères, car c’est le meilleur cadeau que vous pouvez avoir. » Il reconnut même dans deux vers devenus célèbres, qu’en fin de parcours, la philosophie et le Kalâm conduisaient au scepticisme.

• Fakhr e-Dîn e-Râzî (m. 606 h.) dénonça le Kalâm de sa plume à la fin de sa vie, en disant notamment : « j’ai contemplé les différentes méthodes du Kalâm et celles de la philosophie, mais je n’ai pas vu qu’elles guérissaient les cœurs malades ni qu’elles étanchaient la soif. Je me suis alors rendu compte que le chemin le plus proche était celui du Coran… Or, celui qui prendra le chemin par lequel je suis passé, pourra savoir ce que je sais aujourd’hui. » Il a déclaré également : « Celui qui s’en tient à la voie des grands-mères, sera le grand gagnant. »


• Mohammed el Khûnjî (m. 646 h.), était l’un des Imams du Mantiq (la logique grecque) à son époque. Pourtant, avant de mourir, il a eu les paroles suivantes : « Je meurs alors que je ne sais rien si ce n’est que le « possible » dépend de l’ « impossible »… si l’on sait que la dépendance est une qualité négative, hé bien je meurs en ne sachant rien. »

• ‘Abd el Hamîd ibn ‘Îsâ el Khasrû Shâhî (m. 652 h.) fut l’un des plus fervents disciples de Fakhr e-Dîn e-Râzî, mais il sombra dans le doute et le désarroi comme peuvent en témoigner ses paroles de détresse qui s’adressent à un autre savant notable : « Quelle est ta croyance ?
Celle des musulmans !
Tu es à l’aise en me disant cela ? Tu en es convaincu ?
Bien sûr !
Hé bien ! Remercie Allah pour ce bienfait immense, car moi par Allah ! je ne sais pas quelle est ma croyance ! je ne sais pas quelle est ma croyance ! je ne sais pas quelle est ma croyance ! » Il s’est ensuite mis à pleurer à tel point que sa barbe en fut mouillée.



Conclusion

Force est de constater que la tendance traditionaliste, connue notamment sur le nom de Hanbalisme, ou plus récemment « wahhabisme », ou « salafisme » est très mal perçu par les diverses tendances musulmanes dont les Ash’arites font partie, avant de l’être par les orientalistes et les chrétiens en général. Si les grandes références de l’Ash’arisme, qui est pourtant la secte ayant le plus de proximité avec Ahl e-Sunna, s’en font une représentation erronée, il faut alors s’imaginer la situation chez les autres sectes. Sheïkh el Islam ibn Taïmiya fait ce constat malheureux à travers les lignes suivantes :

« Bon nombre d’hérésiographes parmi les dernières générations recensent les diverses opinions qu’ils connaissent sur une question qui constitue pourtant l’un des fondements les plus illustres de la religion comme celui de la Parole d’Allah. Cependant, ils ne connaissent pas celle des anciens et des grandes références de la communauté qui renferment les bonnes tendances sur chaque point de la religion. Ainsi, ils n’en connaissent ni l’opinion ni les éventuels auteurs de ces opinions à l’instar d’el Shihristânî, l’auteur d’el Milal wa e-Nihal, dans lequel il recense les différentes pensées à travers les grandes civilisations, mais il ne dit pas un mot sur la tendance traditionaliste qu’il ne connaît même pas. Concernant la Parole d’Allah, de grands auteurs tels qu’el Qâdhî Abû Bakr, Abû el Ma’âlî, el Qâdhî Abû Ya’lâ, ibn e-Zâghûnî, Abû el Husaïn el Basrî, et Mohammed ibn el Haïsam omettent de citer la tendance certifiée chez les anciens et les grandes références à l’image d’Ahmed, lorsque ces derniers recensent toutes les tendances sur la question et que leur choix tombe sur l’une d’entre elles. »


Il a souligné ailleurs : « Quant aux enseignements du Messager, des Compagnons, de leurs Successeurs, et des grandes références des musulmans, ils n’en ont aucune connaissance. Ils ne font que citer un certain nombre d’opinions parmi lesquelles ils en choisissent une. Ils réfutent ensuite les autres tendances qui sont en fait toutes aussi fausses les unes que les autres, ce qui laisse l’observateur perplexe. La chose qui pourrait éventuellement le contenter, c’est de savoir qu’en se réfutant les unes les autres, toutes ses opinions s’écroulent d’elles-mêmes, comme il est possible de le constater dans la plupart des ouvrages philosophiques ou du Kalâm, que ce soit chez les premiers ou chez les nouveaux penseurs, à l’image de Râzî et d’el Âmûdî. » Cela concerne autant les adeptes du Kalâm, du Raï (l’opinion), que les soufis et les ascètes. Des têtes pensantes comme Abû el Ma’âlî, Abû Hâmid el Ghazâlî, ibn el Khatîb, etc. n’avaient aucune connaissance dans les sciences du Hadith, ils atteignaient à peine le niveau d’un débutant avant de pouvoir mesurer les grands spécialistes en la matière. Ils ne faisaient même pas la différence entre un Hadith authentique et un Hadith complètement inventé comme en témoignent la plupart de leurs ouvrages où l’on y trouve des choses incroyables !


Table des matières

2008/1429
    

 Majmû’ el Fatâwâ d’ibn Taïmiya (5/555).
 Da-r Ta’ârudh el ‘Aql wa e-Naql (2/1).
 Née dans la culture grecque, et reprise dans une large mesure par les chrétiens, cette discipline qui consiste à connaître Dieu par la raison est condamnable, car la Révélation est le seul support pour avoir accès à ce domaine. La raison lorsqu’elle est saine ne peut que confirmer les enseignements que dévoile la révélation.
 Majmû’ el Fatâwâ d’ibn Taïmiya (12/366).
 Idem. (12/376).
 Idem. (12/366).
 Manhâj e-Sunna (2/327).
 Majmû’ el Fatâwâ (12/202-203).

 Ce terme a délibérément été choisi par le traducteur, car il faut le prendre dans son sens étymologique. Il provient en effet du grec ortho signifiant droit et doxa signifiant opinion, chemin ; en cela, il a le même sens que Sirat el Mustaqîm wa Allah A’lam !   
 Idem. (12/203).
 Baghiya el Murtâd (p. 351).
 Voir el istiqâma (1/105).
 Voir : Majmû’ el Fatâwâ d’ibn Taïmiya (5/386) et Tadhkira el Huffâzh de l’Imam e-Dhahabî (2/907).
 À la base, le Hanbalisme est une école de Fiqh au même titre que le Hanafisme, le Shâfi’sme, et le Mâlikisme. Les fondateurs de ses quatre écoles suivent le même credo. Après l’inquisition (Mihna) que les Khalifes abbassides ont fait subir aux traditionalistes, l’Imam Ahmed est devenu l’un des symboles du traditionalisme. De plus, à travers le temps, les partisans du Hanbalisme sont restés les plus fidèles à l’orthodoxie musulmane. C’est pourquoi, avec le temps, le Hanbalisme fut associé au traditionalisme. (Voir : L’introduction à la profession de foi d’ibn Batta d’Henri Laoust). (N. du T.)   

 Les « Attributs textuels » correspondent pour les adeptes du Kalâm aux attributs dont la connaissance est exclusivement puisée dans les Textes, contrairement aux Attributs dits rationnels dans le sens où la raison les conçoit tout à fait. (N. du T.)
 Voir : e-Rad ‘ala man Ankara el Harf wa e-Sawt (p. 168) et Mawqif ibn Taïmiya min el Ashâ’ira (1/367).
 El Istiqâma (1/212).
 Da-r Ta’ârudh el ‘Aql wa e-Naql (7/97).
 Idem.
 Majmû’ el Fatâwâ (4/147-148).
 Manhâj e-Sunna (2/223-224).
 Manhâj e-Sunna (2/223-224).
 El Muqaddima d’ibn Khaldûn (p. 465).
 Voir : Muqaddima e-Tamhîd d’el Baqallânî (p. 15), recension par el Khudhaïrî et Abû Raïda.
 Voir : Nash-a el Ashâ’ira wa Tatawwaruha (p. 320).
 Voir : Baghiya el Murtâd (348-351).
 Il ne faut pas confondre avec el Hasan el Basrî, l’un des Successeurs des Compagnons (Tâbi’în), qui compte parmi les traditionalistes (N. du T.).
 Voir : Baghiya el Murtâd (348).

 Majmû’ el Fatâwâ (7/55).
 Voir : Mawqif Sheïk el Islam ibn Taïmiya min el Ashâ’ira (2/499).
 Majmû’ el Fatâwâ (6/52-53).
 Majmû’ el Fatâwâ (6/52-54).
 L’une des raisons qui ont contribué à l’essor de l’Ash’arisme que le D. e-Tamîmî a omis de citer est à partir du cinquième siècle de l’hégire l’introduction du Soufisme dans les rangs de ses adeptes par l’intermédiaire de deux hommes qui furent Abû el Qâsim el Qushaïrî et Abû Hâmid el Ghâzâlî. Voir l’introduction à e-Risâla el Wâdhiha fî e-Rad ‘alâ el Ashâ’ira (1/38) d’ibn el Hanbalî, recension du Docteur ‘Alî e-Shibl.   
 Voir : Mawqif Sheïk el Islam ibn Taïmiya min el Ashâ’ira (2/500).
 Voir : Majmû’ el Fatâwâ (11/475).
 El Kutat d’el Maqrizî (2/358).
 Voir sa biographie dans : el Mâturîdiya (1/209) du docteur Shams e-Dîn el Afghân.
 Voir : Majmû’ el Fatâwâ (7/433), Kitâb el Îmân (p. 414), Manhâj e-Sunna (2/362).
 E-Rad ‘alâ el Jahmiya (103-105).

 Extraits pour cette partie de l’introduction de la recension de Kitâb el ‘Arsh (1/62-64) de l’Imâm e-Dhahabî (m. 746 h.) par le docteur Mohammed ibn Khalîfa e-Tamîmî.
 Le Kalâm consiste à chercher à percer les mystères qui sont liés au divin uniquement par la raison et au détriment de la Révélation. En cela, il a énormément d’affinité avec la théologie chrétienne, car tous deux s’inspirent du raisonnement philosophique grec.
  El Ibâna fî Usûl e-Diyâna. Sheïk Hammâd el Ansârî est l’auteur d’une recherche où il démontre que non seulement Abû el Hasan est bel et bien l’auteur d’el Ibâna mais qu’il fut l’un des derniers si ce n’est le dernier de ses ouvrages. [Voir : Rasâil el ‘Aqîda de Hammâd el Ansârî (p.61-108)]
 Voir : el Munazhzham (9/19), Talbîs Iblîs (p. 98).
 Siar A’lâm e-Nubala (18/473).
 Talbîs Iblîs (p. 98).
 El Munazhzham (9/19), Talbîs Iblîs (p. 98).
 Voir : l’introduction de : Qâ’ida fî e-Rad ‘alâ el Ghazâlî fî e-Tawakkul d’ibn Taïmiya (p. 101), recension du Docteur ‘Alî Shibl.

 Voir sa biographie dans Siar A’lâm e-Nubala (20/286).
 Voir : Nihâya el Aqdâm (p. 3-4).
 Voir : Siar A’lâm e-Nubala (21/501).
 El Bidâya wa e-Nihâya (13/55).
 Voir : e-Rad ‘alâ el Muntiqiyûn de Sheïkh el Islam ibn Taïmiya (p. 114).
 e-Rad ‘alâ el Mantiqiyin (p. 327).
 Dar e-Ta’ârudh (2/307).
 Idem. (9/67-68).
 El Furqân baïna el Haqq wa el Bâtil dans Majmû’ el Fatâwâ (13/25).
 Majmû’ el Fatâwâ (13/25). El Ghazâlî lui-même disait que son bagage était léger dans les sciences du Hadith. voir : Majmû’ el Fatâwâ (35/176).




source : islamhouse
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 01:24
303 - L'interdiction de s'adresser aux astrologues, aux mages et à tous ceux qui prétendent lire l'avenir dans le sable, les cailloux, les grains d'orge



1668. 'Aïcha (que Allah l'agrée) rapporte : "Des gens interrogèrent le Messager d'Allah (paix et bénédiction d'Allah sur lui) sur les devins. Il dit : "Ce ne sont rien".
Ils dirent : "Ô Messager d'Allah! Ils nous annoncent parfois des choses qui se vérifient par la suite".
Le Messager d'Allah (paix et bénédiction dAllah sur lui) dit : "Il s'agit là d'une parole de vérité que le génie saisit au vol et verse dans l'oreille de son protégé. Ainsi ils mêlent un mot de vérité à cent mensonges"
 (Al-Boukhâri, Mouslim)



Dans une autre version d'Al-Boukhâri : 'Aïcha (que Allah l'agrée) rapporte qu'elle a entendu dire le Messager d'Allah (paix et bénédiction d'Allah sur lui) : "Les anges descendent au milieu du nuage. Ils annoncent un événement arrêté dans le ciel. Le Diable se met alors aux écoutes et entend ce que disent les anges. Il en inspire les devins qui y mêlent cent mensonges de leur propre invention".


1669. Safîya Bint 'Oubayd dit que certaines épouses du Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) ont rapporté ces paroles du Prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) : "Celui qui s'adresse à un mage pour l'interroger sur quelque chose et croit à ce qu'il lui dit, sa prière lui est rejetée au visage durant quarante jours". (Mouslim)


1670. Qabisa Ibn Al-Moukhàriq (que Allah l'agrée) a dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah (paix et bénédiction d'Allah sur lui) dire : "L'interprétation des signes, l'augure et le présage sont des actes de sorcellerie d'idolâtres". (Abou Dâwoûd)


1671. Selon Ibn 'Abbâs (que Allah agrée le père et le fils), le Messager d'Allah (paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : "Celui qui a tiré quelque connaissance de l'astrologie a emprunté l'une des voies de la sorcellerie. Plus il pratique l'astrologie et plus il s'apparente aux sorciers". (Abou Dâwoûd)


1672. Mou'âwiya Ibn Al-Hakam (que Allah l'agrée) a dit : "J'ai dit : "Ô Messager d'Allah! Je sors à peine de l'obscurantisme préislamique et Allah le Très-Haut nous a apporté l'Islam. Or il y a parmi nous des hommes qui s'adressent aux devins".
Il lui dit : "Ne fais pas comme eux".
Je dis : "Il y a parmi nous des gens qui croient à l'augure".
Il dit : "C'est une simple sensation qu'ils éprouvent en eux-mêmes. Que cela ne les détourne pas de ce qu'ils avaient décidé de faire".
Je dis : "Il y a parmi nous des hommes qui font des traits (sur le sable)".
Il dit : "Il y avait un Prophète qui le faisait. Celui dont le trait est juste (par la révélation) a bien fait".
 (Mouslim)


1673. Selon Abou Mas'ùd Al-Badri (que Allah l'agrée), le Messager d'Allah (paix et bénédiction d'Allah sur lui) a interdit le prix de vente du chien, la dot (le salaire) de la prostituée et le salaire du devin. (Al-Boukhâri, Mouslim)




source : Le Jardin Des Vertueux

L’astrologie


Shaykh 'Abdul' Aziz ibn Baz (rahimahûllah)



L'astrologie, les horoscopes, la superstition et dire la bonne aventure sont toutes des actions de la Jahiliya (temps de l'ignorance) dont l’islam a montré qu’ils étaient un mensonge et expliqué qu'ils étaient un shirk, parce qu'ils impliquent la dépendance à autre qu'Allah et la croyance que le bien et le mal viennent d'autres que Lui et la croyance dans la parole des diseuses de bonne aventure et des devins qui prétendent faussement avoir la connaissance de l’invisible, pour tromper les gens et changer leurs croyances.



La preuve (dalil) pour cela est le hadith rapporté par Abû Dawud dans ses Sunan avec un isnad sahih d'après Ibn 'Abbas (radiallahu 'anhu), que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit :
 « Quiconque apprend quelque chose de l'astrologie a appris une branche de la sorcellerie (sihr)… »



Et Al-Bazzar a rapporté avec un isnad jayid d’après 'Imran ibn Husayn que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « Ne fait pas partie de nous celui qui pratique l'augure ou le fait faire pour lui, celui qui dit la bonne aventure ou se la fait dire, ou celui qui pratique la sorcellerie ou la fait faire pour lui. »



Quiconque prétend connaître quelque question de l'invisible est un diseur de bonne aventure ou agit comme un diseur de bonne aventure en un sens, parce qu'Allah est le Seul qui a la connaissance de l'invisible. Allah dit :



« Dis : “Nul de ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne connaît l’Inconnaissable, à part Allah”. » [sourate An-Naml :65]



Mon conseil à tous ceux qui ont un rapport avec ces choses est de se repentir à Allah et demander Son pardon, dépendre seulement d'Allah et mettre leur confiance en Lui dans toutes leurs affaires, et ne pratiquer que les moyens prescrits ou permis dans la Shari'a.



Ils doivent renoncer à ces choses de la Jahiliya, s’en tenir loin et éviter de questionner les gens qui les pratiquent ou croire en ce qu'ils disent, par obéissance à Allah et Son messager (salallahu 'alayhi wa sallam) et pour protéger son engagement en islam et leur 'aqida (la croyance religieuse).





Source : Majmu' Fatawa Shaykh Ibn Baz (2/123)
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 01:14
http://www.sounnah.free.fr Mise En Garde contre L’Ignorance

Extrait de « Silsilat Al Ahâdiths Adha’îfat » Tome - Hadith 57 - 

« La divergence de ma communauté est une miséricorde »


La divergence n'est pas une miséricorde 
- Cheikh Mouhammad Naçir Din al Albani - (Qu'Allah lui fasse miséricorde)

57 - « La divergence de ma communauté est une miséricorde »


Ce n’est pas un hadith. Il n’a pas d’origine. Les spécialistes de la science du hadith ont fait des efforts pour lui trouver une chaîne de transmission mais en vain.

Assouyoutî
[1] a dit dans « al Jâmi’ou saghîr » : « Il se peut qu’il se trouve dans un des livres des savants mais qu’il ne nous soit pas parvenu. »

Pour moi cela est très loin d’être possible car cela voudrait dire qu’il y aurait des hadiths que la communauté aurait perdus, or cela, aucun musulman ne peut le concevoir.

Al-Mounâwî rapporte de As-Sabkî
[2] : « Ce hadith n’est pas connu chez les spécialistes du hadith et je ne lui ai trouvé aucune chaîne de rapporteurs, qu’elle soit faible, authentique ou bien fabriquée. »

Le Cheikh zakariya al ansârî a confirmé la chose dans son commentaire de « Tafsîr al-Baydâwî » (2/92).

En plus, la signification de ce hadith a été réprouvée par les grands savants, ibn Hazm[3] a dit dans « al Ihkâm fî ousouli l-ahkâm » (5/64) après qu’il ait montré que ce n’était pas un hadith :

« Ceci est la plus mauvaise parole qui soit, car si la divergence était une miséricorde, alors l’union serait un châtiment et cela aucun musulman ne peut dire une chose pareille, en effet il n’y a que deux possibilités, l’union ou bien la divergence, la miséricorde ou bien le châtiment. »

Et il a dit à un autre endroit : « C’est un Faux hadith, un hadith mensonger. » comme cela sera exposé dans le hadith 61.

Une des conséquences néfastes de cette parole est que les musulmans ont agréé la divergence prononcée qui existe actuellement entre les quatre madâhibs, et ils n’essayent jamais de présenter ces divergences devant le Coran et la Sounnah authentique comme le leur a demandé leurs imâms qu’Allah les agrée. Au contraire ils considèrent ces quatre madhâhibs comme autant de législation
[4](chari’a) ! Ils prononcent cette parole tout en sachant les divergences profondes etcontradictoires qui existent entre ces madâhibs et ils savent que ces divergences ne peuvent être résolues qu’en éliminant celles qui contredisent les preuves et en acceptant celles qui sont conformes aux preuves, mais ils ne le font pas ! Et à cause de cela ils ont attribué à la législation (chari’a) des contradictions ! Or cela à lui seul prouve que cette théorie ne vient pas d’Allah ‘azza wa jall. Si seulement ils avaient pris en considération la parole d’Allah au sujet du Coran :


وَلَوْ كَانَ مِنْ عِندِ غَيْرِ اللّهِ لَوَجَدُواْ فِيهِ اخْتِلاَفًا كَثِيراً


« S’il venait d’un autre qu’Allah ils y auraient certes trouvé beaucoup de contradictions.»
 [S4V82].

Le verset est clair sur le fait que la contradiction ne provient pas d’Allah, donc comment peut on la considérer comme une législation qui doit être suivie et comme une miséricorde descendue ?!

A cause de ce hadith et d’autres comme lui, les musulmans n’ont cessé, après les imâms et jusqu’à nos jours, d’être en divergence sur les sujets touchant à la croyance et aux actes.

S’ils avaient considéré la divergence comme un mal, comme l’a dit ibn mas’oud et d’autre, qu’Allah les agréé, ainsi que l’a stipulé le verset coranique et les nombreux Ahâdiths (= pluriel de hadith) du prophète , ils se seraient empressés d’aller vers l’union et se seraient mis d’accord sur la plupart de ces questions pour lesquelles Allah nous a donné les preuves qui permettent de distinguer le vrai du faux, puis pour le reste ils s’excuseront les uns les autres sur ce sur quoi ils sont en désaccord. Mais comment voulez-vous qu’ils le fassent sachant que pour eux, la divergence est une miséricorde et que les madhâhibs avec leurs divergences sont autant de législations (charâ-i’) ?!

Si tu veux voir les conséquences de cette divergence ainsi que leur entêtement dessus, il te suffit de regarder dans les mosquées : tu y vois quatre endroits dans lesquels quatre imâms différents prient ! Pour chaque imâm il y a un groupe de personnes qui attendent de faire la prière derrière lui, comme si chaque groupe faisait parti d’une religion différente !

Et comment cela pourrait en être autrement puisque leur savant dit : « leurs madhâhibs sont autant de législation (charâ-i’) ! ». Ils agissent ainsi tout en connaissant la parole du prophète : 
« lorsque l’Iqâma de la prière est faite il n’y a pas de prières en dehors de la prière obligatoire»[5].

Ils se permettent de contredire ce hadith pour préserver le madhab, comme si le madhab avait plus de valeur chez eux que le hadith du prophète .

Conclusion : la divergence est réprouvée par la législation, il est obligatoire de l’éliminer autant que peut se faire, car c’est une des causes de l’affaiblissement de la communauté, comme l’a dit Allah ta’âla :


وَلاَ تَنَازَعُواْ فَتَفْشَلُواْ وَتَذْهَبَ رِيحُكُمْ


« ne vous disputez pas sinon vous faiblirez et perdrez votre force »
 [S8V46].

Par contre agréer la divergence puis la nommer « miséricorde » contredit le verset qui est clair quand à sa condamnation. Et seul ce hadith inventé proclame que la divergence est une miséricorde.

De là il se peut que l’on se pose la question suivante : Les compagnons ont pourtant divergé, ce sont les meilleurs des hommes, est ce que la condamnation évoquée plus haut les concerne aussi ?

Ibn Hazm qu’Allah lui fasse miséricorde a répondu à cette question (5/67-68) en disant : « Non, cette condamnation ne les concerne pas car chacun d’entre eux a cherché la vérité de sorte que ceux qui se sont trompés parmi eux ont reçu une récompense pour leur bonne intention qui consistait à rechercher le bien et ils ne seront pas blâmés pour leur erreur car ils ne l’ont pas faite intentionnellement etn’ont pas été négligeants dans leur recherche. Tandis que ceux d’entre eux qui ont eu raison ont été récompensés par deux récompenses et ainsi de suite pour tout musulman jusqu’au jour du jugement dans ce qui lui a échappé de la religion.

La condamnation et le châtiment évoqué concerne celui qui ne s’accroche pas à la corde d’Allah, c’est-à-dire le coran et à la parole du prophète , après que lui soit parvenu le texte, que la preuve se soit manifestée à son encontre et qu’il ait intentionnellement copié untel ou untel en contredisant le texte et en appelant au fanatisme, désirant par cela le groupe et en cherchant dans le coran et la sounnah ce qui est conforme à ses propres principes et en rejetant les textes qui les contredisent pour s’accrocher à son ignorance, ce sont eux les gens qui divergent et qui seront condamnés.

Il y a une autre catégorie de personnes dont le manque de crainte et l’infime couche de religion qu’ils possèdent les ont conduits à rechercher les permissions de chaque savant[6] et à les imiter sans rechercher ce qu’en disent les textes provenant d’Allah et de son prophète. »


A la fin de sa parole il vise le « Talfîq » qui est connu chez les savants du fiqh et qui consiste à prendre la parole d’un savant sans demander la preuve mais simplement pour suivre ses envies. Ils ont divergé pour savoir si cela été interdit ou pas, et la vérité et que cela est interdit pour plusieurs raisons que nous ne détaillerons pas ici.

Ceux qui ont dit que cela été permis se sont appuyés sur ce hadith, de même ceux qui ont dit : « celui qui imite un imâm rencontreras Allah sans un blâme ».

Tout cela fait partis des récit faibles, méfis-toi en si tu veut la réussite :


« Le jour où les biens et les enfants ne seront d’aucune utilité sauf celui qui viendra devant Allah avec un cœur sain » [S26V88-89]



[1] 849H - 911H (abde-r-Rahman ibn abi bakr assouyouti) [T]
[2] (771H - 817H) élève du Hâfidh A-Dhahabî [T]
[3] (384H - 456H) [T]
[4] Comme l’a dit Al-Mounâwî (abdel raouf mort en 1021H) dans son livre « Faydh Al Qadîr » (tome 1 page 209)
[5] rapporté par mouslim
[6] Soulaymân attamîmî (de la 3ème génération, moufti de sont temps) a dit : « Si tu prend la permission de chaque savants, tu as alors réunis en toi le mal tout entier. » [T]
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 01:09



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L’Imam As Shafi’i
 (rahimahûllah) a dit à leur propos : « Je n’ai pas vue parmi les hérétiques un peuple plus célèbre pour leur mensonge que les Rafidites Chiites » 
(voir Manhaj As Sounnah An Nabawiyyah 1/39 – Ibn Taymiyyah).

A une autre occasion, il a dit : « Prenez la science de toute personne que vous rencontrez à l’exception des Rafidites Chiites parce qu’ils inventent des Hadiths et les adoptent en tant qu’élément de leur religion » 
(Voir Ibid page 38).









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De même l’Imam Malik (rahimahûllah) qui fut questionné à leur sujet répondit : « Ne leur parle pas et ne rapporte rien d’eux, car ils sont sans aucun doute des menteurs » 
(voir Manhaj As Sounnah An Nabawiyyah 1/37 – Ibn Taymiyyah).












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Ceci au point qu’il a souvent été rapporté de l’Imam Abu Hanifah (rahimahûllah) qu’il allait jusqu’à dire à propos des Chiites Rawafidhs : « Celui qui doute de leur mécréance s’est lui-même rendu coupable d’une incrédulité ».

Aussi, durant une leçon qu’il donna, on mentionna à l’Imam Malik que les Chiites Rawafidhs maudissaient les Compagnons. En réponse à cela il cita le verset Coranique : « Muhammad est le Messager d'Allah, et ceux qui sont avec lui, sont durs envers les mécréants et compatissants entre eux. » puis il dit : « celui qui se met en colère lorsque les compagnons sont mentionné est une personne au sujet de qui ce verset parle (càd est un mécréant avec qui il faut être dur) » 
(voir Tafsir Al Qurtubi sur Sourate Al Fath)








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L'Imam Al Khallal
 (rahimahûllah) a rapporté dans son livre As-Sounna (2/557-558) selon Abi Bakr Al Marroudiy (rahimahûllah) qui a dit : « j'ai questionné l'Imam Abou 'Abdillah ( Ahmed Ibn Hanbal) (rahimahûllah) sur celui qui insulte Abou bakr et 'Omar et 'Aicha. Il m'a répondu : je ne le vois pas sur l'Islam. »

On a rapporté de 'Abd Allah Ibnoul Moubarak (rahimahûllah) qu’il a dit : « La religion est prise des gens du hadith (Ahl El Hadith), quand à la théologie scolastique et les exemptions astucieuses on les prend des verdicts religieux émanant d’Ahl Al Ray et des Mensonges Rawafidhs » 
(Al Muntaqaa min Minhaj al-I`tidale page 480 - Adh-Dhahabi)








Le grand savant Abu Zur`ah Ar-Raazee (rahimahûllah) est connue pour avoir dit : « Si vous voyez quelqu’un dénigrer un quelconque des compagnons du Prophète ('Aleyhi Salat Wa Salam) sachez que c’est un mécréant. Ceci car le Prophète ('Aleyhi Salat Wa Salam) était véridique et que tout ce qu’il a apporté était la vérité et que tout ne nous a été transmit que par les Compagnons. Ce que ces renégats souhaitent faire c’est jeter le doute sur le sérieux de nos narrateurs afin d’infirmer le Qor'an et la Sunnah. Ainsi mécréants sont la plupart de ces diffamateurs ».

Al Qadi Abu Ya’la (rahimahûllah) aurait lui rapporté : « La position des juristes au sujet d’une personne qui maudit les compagnons, croyant qu’un tel acte est permis, est qu’il a commis l’incrédulité (Al Kufr). S’il les maudit mais ne croit pas que le fait de les maudire soit permis, alors il est coupable d’immoralité et non d’incrédulité ». 
(As-Sawaarim al-Masloul, page 569 – Ibn Taymiyyah)

L’Imam Abu Ja’afar At Tahawih (rahimahûllah) a dit : « Nous aimons les compagnons du Messager d’Allah ('Aleyhi Salat Wa Salam) sans exagéré dans notre amour vis-à-vis de l’un d’eux et sans se désavouer de l’un d’eux. Nous détestons ceux qui les détestent ou parlent en les dénigrants et nous ne disons que du bien sur eux. Les aimer est un acte de culte et une expression de la foi et de la droiture tandis quie les détester est un acte de koufr, d’hypocrisie et de transgression » 
(Sharh Aqidah Tahawiyah page 528)

Ibn Hazm Al Andalousi (rahimahûllah) a durant le règne des musulmans en Espagne eut un débat avec quelques prêtres catholiques espagnol au sujet de leurs textes religieux. Il leur a démontré l’évidence de la déformation de certains textes bibliques et donc la perte des manuscrits originaux. Ils lui répondirent par des revendications tordus de Chiites Rawafidhs avant qu’Ibnou Hazm ne leur rétorque que « Les Shi’ites (Rawafidhs) ne peuvent être employé comme argument contre le Qor'an ou contre les Musulmans puisqu’ils ne sont eux même pas Musulmans ». 
(Al-Fisal fi al-Milal wa an-Nihal, 2/78 and 4/182 - Ibn Hazm)



Allahû Ta'ala dit:
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مُّحَمَّدٌ رَّسُولُ اللَّهِ وَالَّذِينَ مَعَهُ أَشِدَّاء عَلَى الْكُفَّارِ رُحَمَاء بَيْنَهُمْ تَرَاهُمْ رُكَّعًا سُجَّدًا يَبْتَغُونَ فَضْلًا مِّنَ اللَّهِ وَرِضْوَانًا سِيمَاهُمْ فِي وُجُوهِهِم مِّنْ أَثَرِ السُّجُودِ ذَلِكَ مَثَلُهُمْ فِي التَّوْرَاةِ وَمَثَلُهُمْ فِي الْإِنجِيلِ كَزَرْعٍ أَخْرَجَ شَطْأَهُ فَآزَرَهُ فَاسْتَغْلَظَ فَاسْتَوَى عَلَى سُوقِهِ يُعْجِبُ الزُّرَّاعَ لِيَغِيظَ بِهِمُ الْكُفَّارَ وَعَدَ اللَّهُ الَّذِينَ آمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ مِنْهُم مَّغْفِرَةً وَأَجْرًا عَظِيمًا

''Muhammad le Messager d'Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d'Allah grâce et agrément. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Telle est leur image dans la Thora. Et l'image que l'on donne d'eux dans l'Evangile est celle d'une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s'épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l'émerveillement des semeurs. (Allah) par eux (les croyants) remplit de dépit les mécréants. Allah promet à ceux d'entre eux qui croient et font de bonnes ½uvres, un pardon et une énorme récompense.''
[Sourate 48 verset 29 ( Al Fath - La Victoire Eclatante)]



Le chiisme est une des pires sectes égarées que l’Islam ait jamais connue. Ce qui suit n’a pas pour but d’être exhaustif. Ce n’est que l’exposé de quelques éléments de leurs croyances hérétiques et obscures. Pour plus d’impact, seules les croyances tirées de leurs propres ouvrages seront citées.


La référence chiite est l’ouvrage Al-Kafi


alkafi.jpgAl-Kafi est le livre Chiite le plus sûr, comme l’affirment les savants Chiites. Son auteur est Thiqat Al-Islam Mouhammad Ibn Yacoub Al-Kuleini (m 328 H). C’est une collection de Hadiths attribués au Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et aux Imams Infaillibles, selon la doctrine Chiite. Ce livre est aux Chiites ce que Sahih Al-Boukhari est aux Sunnites.

Al-Khomeini, pour souligner l’importance de cet ouvrage, a dit dans un de ses discours :
« Pensez-vous qu’il soit suffisant pour notre vie religieuse d’avoir ses lois résumées dans Al-Kafi, puis placées sur une étagère ? »

At-Tabrassi a dit :
« Al-Kafi est, parmi les 4 livres Chiites, comme le soleil parmi les étoiles, et celui qui regarde sincèrement ce livre n’a pas besoin de vérifier la position des hommes dans la chaîne (de transmission) des Hadiths de ce livre. »
(Moustradak Al-wasa’il, Volume 3 p 532)


Exemples du contenu de ce livre :


« Les Imams ont la science de tout ce qui a été révélé aux anges et aux prophètes »
(Vol.1, p.255)

« Les Imams savent quand ils vont mourir, et ils ne meurent que par leur choix »
(Vol.1, p.258)

« Les Imams ont la science du passé et du futur, et rien ne leur est caché »
(Vol.1, p.260)


Remarque :

Pas de doutes que ces mots sont de la mécréance et du polythéisme, car seul Allah connaît l’invisible, le futur et le passé. Allah -le Très-Haut- a dit :

[إِنَّ اللَّهَ عِندَهُ عِلْمُ السَّاعَةِ وَيُنَزِّلُ الْغَيْثَ وَيَعْلَمُ مَا فِي الْأَرْحَامِ وَمَا تَدْرِي نَفْسٌ مَّاذَا تَكْسِبُ غَداً وَمَا تَدْرِي نَفْسٌ بِأَيِّ أَرْضٍ تَمُوتُ إِنَّ اللَّهَ عَلِيمٌ خَبِيرٌ

-traduction relative et approchée-

« Vraiment, Allah détient seul la science de l’heure, Il fait descendre la pluie et Ilconnaît ce qui est dans les matrices. Personne ne sait ce qu’il acquerra demain et personne ne connaît la terre où il mourra »
(Sourate 31 verset 34)

Toujours dans leur Ouvrage Al-Kafi :

« L’obéissance à Ali est la véritable humilité et sa désobéissance est de la mécréance.»
(Vol. 10, p54)

« Quiconque installe un autre Imam en dehors de Ali et retarde (ainsi) son califat est un polythéiste. »
(Vol. 10, p55)


Remarque :

Ces mots déclarent que tous les sunnites (Ahl Sounna wal Djama’a) sont mécréants et polythéistes, car les Ahl Sounna wal Djama’a croient au califat de Ali après ceux de Abou Bakr, Omar et Othmane, -qu’Allah les agrée-.

Ils prétendent l'existence d'un faux verset « Et nous avons fait de Ali ton beau-fils » dans la sourate Al-Inshirah (p289).

Basant celà sur un soi disant Athar d'Abu Bassir qui rapporte qu'il aurait demandé à l’Imam Dja’far :
« O Abou ’Abdillah, qu’est-ce que le Mous’af de Fatima ? » Il me répondit : « C’est un Coran trois fois plus grand que la copie que vous avez du Coran. Et par Allah, il ne contient pas une simple lettre de votre Coran. »
(Al-Kafi Vol 1 p 457)







D’autres ouvrages chiites :


Je préviens dès lors le lecteur des propos odieux qui vont suivre et qui pourraient heurter la sensiblité de certains propos qui pourtant se trouvent dans leurs ouvrages !

« Il a été rapporté que Abou Abdallah a dit : « Pas un enfant ne naît sans qu’un diable ne soit présent. Si Allah sait qu’il sera des nôtres (chiite), Il le protègera de Satan. S’il n’est pas des nôtres, le diable enfoncera son doigt dans son anus et il deviendra pervers. Si c’est une femelle, il enfoncera son doigt dans son vagin et elle se prostituera. »
(Tafssir Al-Ayachi p218 , Bihar Al-Anwar vol 2 p 1319, Tafssir Al-Burhan vol 2 p 300)

« Al-Houssayn Ibn Ali Ibn Yaktin rapporte : « J’ai demandé à Hassan Ibn Ali à propos d’un homme qui pratique la sodomie avec sa femme, et Al-Hassan a dit que cela a été rendu licite par le verset du livre d’Allah, lorsque le Prophète Lot a dit :

هَـؤُلاء بَنَاتِي هُنَّ أَطْهَرُ لَكُمْ

-traduction relative et approchée-

« Voici mes filles, elles sont plus pures pour vous » 
(Sourate 11 verset 78)

et il savait qu’ils (son peuple) ne recherchaient pas le vagin, mais l’anus. »
(Tafssir Al-Ayachi p157, Bihar Al-Anwar vol 2 p 230, Tafssir Al-Burhan vol 21 p 98)

« Il a été rapporté d’après Dja’far Ibn Mouhammad les paroles suivantes : « Le Prophète Mouhammad -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- avait l’habitude de placer sa face sur la poitrine de (sa fille) Fatima avant d’aller dormir. »
(Bihar Al-Anwar vol 43 p 78)

Voici l'extrait tiré du livre « Bihar Al-Anwar » dans lequel les chiites disent que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-mettait sa face sur la poitrine de sa fille :

« Ali Ibn Abi Talib rapporte qu’un jour, il dormit avec le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et sa femme ’Aicha dans le même lit, et sous la même couverture, et que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- s’est leva pour faire la prière la nuit et les laissa dans le même lit et sous la même couverture. »
(Bihar Al-Anwar vol 40 p 2)

Remarque :

Allahou Akbar ! ! Même la famille du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- n’est pas épargnée de leurs mensonges et poisons. Ces propos forgés et attribués à des Imams pieux sont une honte, que toute âme humaine se doit de rejeter et réfuter.


Les Chiites et la Taqya :



La Taqya chez les Chiites est le fait de dissimuler sa vraie foi et ses vraies croyance aux autres. En fait cela correspond tout simplement au mensonge qui fait partie des grands péchés…

Les Chiites attribuent ces paroles à l’Imam Dja’far As-Sadiq :

« Neuf dixièmes de la religion sont de la Taqya(dissimulation), c’est pourquoi celui qui ne dissimule pas n’a pas de religion. »
(Al-Kafi : vol 9 p.110)

« Mélanger vous avec eux (sunnites) de l’extérieur, et opposer vous à eux intérieurement. »
(Al-Kafi : vol 9 p116)

Ils prétendent et font croire aux Musulmans ignorants qu’ils sont la 5ème école de jurisprudence, qu’ils ont cessé d’insulter les Compagnons, que rien ne les séparent des sunnites si ce n’est quelques détails, alors qu’en fait ce sont de perfides menteurs qui trompent les musulmans naïfs, mais ne peuvent rien contre ceux qui s’accrochent au Coran et la Sounna selon la compréhension des Salafs, car Allah a désigné dans cette communauté des Savants qui n’ont cessé et ne cesseront de réfuter ses sectes égarées.


Les Chiites et le Mariage Temporaire ou Mout’a :


Chez les chiites, la Mout’a signifie le mariage temporaire. Cela est permis chez eux. En fait c’est plus proche de la prostitution que du mariage ! (un mariage temporaire peut durer 5 minutes ! ! !)

Al Qummi et Al-Kashani ont rapporté de l’Imam Dja’far As-Sadiq :

« La mout’a est ma religion et la religion de mes ascendants. Celui qui la pratique, pratique notre religion, et celui qui la renie, renie notre religion et croit en une autre religion. »
(« Tafssir Minhadj Ous-Sadiqin » tome 2 p 495 et « Man la yahdourouhou Al-Faqih » tome 3 p 366)

Ils ont prétendu que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« Celui qui pratique la Mout’a ne serait-ce qu’une seule fois, n’aura plus à craindre la colère d’Allah. »
(« Tafssir Minhadj Ous-Sadiqin » tome 2 p 493)

« Celui qui quitte ce monde sans avoir pratiqué la Mout’a, viendra le jour dernier avec le sexe mutilé (l’organe coupé). »
(« Tafssir Minhadj Ous-Sadiqin » tome 2 p 495)

« Celui qui pratique la Mout’a ne serait-ce qu’une seule fois, n’aura plus à craindre la colère du Tout Puissant. Celui qui pratique la Mout’a deux fois sera ressuscité avec les bons, et celui qui pratique la Mout’a trois fois me concurrencera au Paradis. »
(« Man la yahdourouhou Al-Faqih » tome 3 p 366)

Quel concept alléchant pour une personne dont la foi ne lui permet pas de se préserver de l’adultère et de la débauche. Le chiisme lui permet d’assouvir tous ses désirs ! ! !

QU’ALLAH NOUS PROTEGE DE L'EGAREMENT !! AMINE


La croyance Chiite concernant le Coran



Allah -le Très-Haut- a dit dans le Coran :

إِنَّا نَحْنُ نَزَّلْنَا الذِّكْرَ وَإِنَّا لَهُ لَحَافِظُونَ

-traduction relative et approchée-

« En vérité, c’est Nous qui avons fait descendre le Rappel (Coran) et c’est Nous qui en sommes garants. »
(Sourate 15 verset 9)

Djabir rapporte qu’il a entendu l’Imam Baqir dire :

« Personne n’a affirmé avoir compilé le Coran sans être un menteur. La seule personne qui l’ait compilé, et mémorisé selon sa révélation est Ali Ibn Abi Talib et les Imams qui l’ont succédé. »
(Oussoul Al-Kafi : 1 : 228)

Un homme dit :

« Quelqu’un récitait le Coran en la compagnie de l’Imam Dja’far. J’entendis certains versets dans la récitation non conformes à la récitation des gens. L’Imam Dja’far dit à la personne récitant : « Ne récite pas comme cela. Récite le comme les gens le récite jusqu’à ce que le Mahdi arrive. Quand il arrivera, il récitera le Coran selon sa révélation originale et le Coran compilé par Ali sera ainsi mis en avant. »
(Oussoul Al-Kafi : 2 : 622)

Remarque :

On pourrait se demander pourquoi l’Imam 'Ali -qu’Allah l’agrée- ne l’a pas rendu publique alors qu’il était Calife ? Encore un mensonge pitoyable à l’encontre de l’Imam 'Ali -qu’Allah l’agrée-, seuls les injustes et les idiots peuvent accepter.

Allah -le Très-Haut- a dit :

إنَّ اللّهَ اصْطَفَى آدَمَ وَنُوحاً وَآلَ إِبْرَاهِيمَ وَآلَ عِمْرَانَ عَلَى الْعَالَمِينَ

-traduction relative et approchée-

« Certainement Allah a choisit Adam, Nouh, la famille de Ibrahim et celle de Imran au dessus des mondes. »
(Sourate 3 verset 33)

Al-Qummi, un commentateur Chiite du Coran, a dit :

« L’Imam a dit : « Les mots » La famille de Mouhammad » ont été révélé avec la famille de Imran. Ils (les Compagnons) ont enlevé les mots « La famille de Mouhammad » du texte original. »
(Commentaire de Al-Qummi : p.308)

Allah -le Très-Haut- a dit :

وَلَقَدْ عَهِدْنَا إِلَى آدَمَ مِن قَبْلُ فَنَسِيَ وَلَمْ نَجِدْ لَهُ عَزْماً

-traduction relative et approchée-

« Nous avions donné à Adam un ordre auparavant, mais il a oublié… »
(Sourate 20 verset 115)

L’Imam Dja’far explique (selon les Chiites) qu’Allah -le Très-Haut- a révélé ce verset avec les mots suivants :

« Nous avions donné à Adam un ordre auparavant au sujet de Mouhammad, Ali, Fatima, Hassan, Houssayn et les Imams de leur descendance, mais il a oublié ». Par Allah, ce sont les mots révélés à Mouhammad. »
(Oussoul Al-Kafi : 1 : 416)


Allah -le Très-Haut- a dit dans la Sourate Mouhammad :

ذَلِكَ بِأَنَّهُمْ كَرِهُوا مَا أَنزَلَ اللَّهُ فَأَحْبَطَ أَعْمَالَهُمْ

-traduction relative et approchée-

« Car ils ont détesté ce qu’Allah a révélé, donc Allah en retour à annuler leurs oeuvres.»
(Sourate 47 verset 9)

Al-Qummi rapporte que l’Imam Mouhammad Baqir a dit que Djibril a transmis le verset :

« Car ils ont détesté ce qu’Allah a révélé à propos de Ali », mais les apostats (c’est-àdire les Compagnons) ont enlevé le nom de Ali (du Coran).
(Traduction de Maqboul : 1011)

Abou Mansour Ahmad Tibrisi, savant Chiite du 8ème siècle (H) a écrit :

« Enumérer les distorsions et les omissions de cette sorte serait très laborieux et mettrait à mal ce que la Taqya (mentir pour se protéger) m’exige de ne pas révéler. »
(« Al-Ihtijaj » : 1 : 254)

Un des savants chiites les plus respectés de Najaf, Mirza Hussayn Ibn Mouhammad Taqi An-Nawari At-Tabarsi a écrit en 1292 (H) le livre « Faslul khitab fi Ithbati Tahrifi Kitabi Rabbil Arbab » (la parole décisive sur la preuve de l’altération du Livre du Seigneur des Seigneurs). Dans ce livre, il a rassemblé une centaine d’écrits de savants Chiites de différentes périodes, affirmant que le Coran a été altéré, aussi bien par des changements que des omissions….


Voici un extrait de ce livre, pour vous prouver qu'il existe vraiment et que ce n'est pas un mensonge :

Parmi les preuves amenées par At-Tabarsi pour montrer que le Coran a été altéré, voici une citation de ce que les Chiites considèrent comme une partie manquante au Coran, appelée par eux « Souratoul Wilaya » (La Sourate de l’allégeance). Elle mentionne la souveraineté à Ali. Voici l'extrait du livre dans lequel est évoquée cette prétendue sourate :

Voici la traduction de la « sourate » que les Chiites accusent les Sunnites d’avoir omis, avec d’autres sourates, de l’original du Saint Coran :

« O Croyants, croyez au Prophète et au Wali, que nous vous avons envoyer pour vous guider sur le droit chemin. Un prophète et un wali, l’un de l’autre, et Je suis le Tout Sachant, Le Sage. Vraiment ceux qui remplissent leur pactes envers Allah auront des jardins de plaisir. Quand à ceux qui rejettent nos preuves lorsqu’elles leurs sont lues. Vraiment, ils auront une place terrible en Enfer et ils seront interpellés le Jour du Jugement : « Où sont les méchants qui ont nié les Messagers ? » Il les a seulement créé en toute vérité et Allah les rendra victorieux dans un futur
proche.Glorifie les louanges de ton Seigneur, et Ali est parmi les témoins. »

Et voici un autre extrait de ce livre dans lequel l'auteur dit que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a oublié ou a eu peur de transmettre ce qu'Allah lui a ordonné de transmettre à propos de 'Ali -qu’Allah l’agrée-, par peur des hypocrites. Et les chiites visent en parlant d'hypocrites les compagnons du Prophète :


La croyance Chiite concernant le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-


Allah -le Très-Haut- a dit :

إِنَّ اللَّهَ لاَ يَسْتَحْيِي أَن يَضْرِبَ مَثَلاً مَّا بَعُوضَةً فَمَا فَوْقَهَا

-traduction relative et approchée-

« Certes Allah ne se gêne point de citer en exemple une chose quelconque :un moustique ou quoi que ce soit au-dessus. »
(Sourate 2 verset 26)

Le savant Chiite Ali Ibn Ibrahim explique que par le mot « moustique », Allah fait référence à Amir Al-Mouminin (Ali) et par les mots « quoi que ce soit au-dessus », il désigne le Prophète Mouhammad -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-.
(Al-Qummi : 19)


Remarque :

Quelle honte de comparer Ali (-qu’Allah l’agrée- à un moustique) et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- à quelque chose d’un peu supérieur… quel manque de respect !

Mais cela est digne des groupes et sectes égarées qui sont prêts à toutes les interpolations et interprétations pour justifier leurs croyances erronées, serait-ce auprix de bafouer l’honneur du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et de Ali -qu’Allah l’agrée-.

Leur cheikh Toosi et Nou’mani rapportent tous deux du 8ème Imam, Rida, que le signe de l’apparence de l’Imam Mahdi sera qu’il apparaîtra nu en plein jour. Un annonceur annoncera que Amir Al Mouminin vient d’apparaître.

Moulla Baqir Majlissi dit que le premier disciple qui va prêter le serment d’allégeance au Mahdi nu sera le Prophète Mouhammad -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- lui-même.
(Haqqul Yaqin : 2 : 337)


Remarque :

La supériorité de El-Mahdi par rapport au Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- vient d’être établie ici : quelle hérésie !

Moulla Fathallah Kashani a écrit à propos du Mout’a ( mariage temporaire en vigueur chez les Chiites) :

« Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit : « Quiconque fait le Mout’a une fois aura le statut de Houssayn, celui qui le fait deux fois aura celui de Hassan, celui qui le fait trois fois aura celui de Ali, et celui qui le fait quatre fois aura mon statut. »
(Tafssir Minhaj Ous-Sadiqin)

L’Imam Khomeini a écrit dans son livre « AL-Hukumatul Islamiya » (p.52) :

« C’est un principe nécessaire de notre croyance, que nos Imams ont des rangs supérieurs aux anges les plus proches et aux Messagers désignés. »

Il a aussi dit dans « Ittihad wa-Yak-Jihati » p.15 :

« Tout Prophète est venu établir la justice sur terre, son but (Mouhammad -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-) était aussi d’établir la justice, mais il n’a pas réussi. Sa position
est la même que celle des Prophètes qui sont venus pour réformer la société humaine et établir la justice, mais qui ont échoué durant leur vie. »


Remarque :

Nous voyons dans ces deux déclarations de l’Imam Khomeyni, la supériorité des Imams par rapport au Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- selon les Chiites.

JE DEMANDE A ALLAH -le Très-Haut- DE NOUS PROTEGER DE L’HERESIE ET DE L’EGAREMENT.


Croyance Chiites concernant les Compagnons


Allah -le Très-Haut- a dit dans le Coran :

مُّحَمَّدٌ رَّسُولُ اللَّهِ وَالَّذِينَ مَعَهُ أَشِدَّاء عَلَى الْكُفَّارِ رُحَمَاء بَيْنَهُمْ تَرَاهُمْ رُكَّعاً سُجَّداً يَبْتَغُونَ فَضْلاً مِّنَ اللَّهِ وَرِضْوَاناً سِيمَاهُمْ فِي وُجُوهِهِم مِّنْ أَثَرِ السُّجُودِ ذَلِكَ مَثَلُهُمْ فِي التَّوْرَاةِ وَمَثَلُهُمْ فِي الْإِنجِيلِ كَزَرْعٍ أَخْرَجَ شَطْأَهُ فَآزَرَهُ فَاسْتَغْلَظَ فَاسْتَوَى عَلَى سُوقِهِ يُعْجِبُ الزُّرَّاعَ لِيَغِيظَ بِهِمُ الْكُفَّارَ وَعَدَ اللَّهُ الَّذِينَ آمَنُوا وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ مِنْهُم مَّغْفِرَةً وَأَجْراً عَظِيماً

-traduction relative et approchée-

« Mouhammad est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d’Allah grâce et agrément. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Telle est leur image dans la Thora. Et l’image que l’on donne d’eux dans l’Evangile est celle d’une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s’épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l’émerveillement des semeurs. (Allah) par eux (les croyants) remplit de dépit les mécréants. Allah promet à ceux d’entre eux qui croient et font les bonnes oeuvres, un pardon et une énorme récompense. »
(Sourate 48 verset 29)

Allah -le Très-Haut- a dit aussi en parlant des Compagnons :

لَقَدْ رَضِيَ اللَّهُ عَنِ الْمُؤْمِنِينَ إِذْ يُبَايِعُونَكَ تَحْتَ الشَّجَرَةِ فَعَلِمَ مَا فِي قُلُوبِهِمْ فَأَنزَلَ السَّكِينَةَ عَلَيْهِمْ وَأَثَابَهُمْ فَتْحاً قَرِيباً

-traduction relative et approchée-

« Allah a très certainement agréé les croyants quand ils t’ont prêté le serment d’allégeance sous l’arbre. Il a su ce qu’il y avait dans leurs coeurs, et a fait descendre sur eux la quiétude, et Il les a récompensés par une victoire proche »
(Sourate 48 verset 18)

Kulayni cite l’Imam Baqir :

« Les gens sont devenus apostats après la mort du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- sauf 3 personnes : Al-Mikdad Ibn Al-Aswad, Abou Dhar Al-Ghifari et Salman Al-Farissi. » Et il continue : « Abou Bakr et ’Omar ne se sont pas repentis avant de mourir. En fait, ils n’ont même pas mentionné ce qu’ils ont fait à Ali. Qu’Allah et les anges et l’humanité les maudissent. »
(Fourou’ul Kafi : Kitabul Raouda : 115)


Moulla Baqir a écrit :

« Nous croyons qu’il faut se dissocier des 4 idoles suivantes : Abou Bakr, ’Omar, Othman et Mou’awiya, et de 4 femmes : ’Aisha, Hafsa, Hind et Oummoul Haka, avec tous leurs associés et fidèles. Ce sont les pires êtres parmi la création d’Allah, et il n’est pas possible de croire en Allah, son Messager et les Imams sans se dissocier de leurs ennemis. »
(Haqoul Yaqin : 2 : 519)

Moulla Baqir Majlisi écrit :

« Pharaon et Haman dans le Coran désignent Abou Bakr et ’Omar. »
(Haqoul Yaqin : 342)

Allah -le Très-Haut- a dit :

إِنَّ اللّهَ يَأْمُرُ بِالْعَدْلِ وَالإِحْسَانِ وَإِيتَاء ذِي الْقُرْبَى وَيَنْهَى عَنِ الْفَحْشَاء وَالْمُنكَرِ وَالْبَغْيِ يَعِظُكُمْ لَعَلَّكُمْ تَذَكَّرُونَ

-traduction relative et approchée-

« Il interdit l’immoralité (Alfahcha), l’acte répréhensible (Al Mounkar) et la rébellion (Albaghy). »
(Sourate 16 verset 90)
« L’immoralité désigne la première personne (Abou Bakr), l’acte répréhensible fait référence au second (’Omar) et la rébellion au troisième (’Othman). »
(Commentaire en marge de la traduction de Maqboul de Tafisir Al-Qummi : 522)


Remarque :

Leurs insultes n’ont pas épargné les meilleurs êtres après les Prophètes : Abou Bakr,’Omar, ’Othman, et les autres Compagnons, qu’Allah a agréés dans le Coran comme vu plus haut.

Les Chiites ne se gênent pas pour interpréter certains passages du Coran en fonction de leur croyance, au point où l’on voit apparaître des interprétations saugrenues, qui ne sont basées sur aucune preuve si ce n’est leurs passions et leur haine envers ceux qui nous ont transmis le message du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-.






La Croyance Chiite concernant les Ahl Sounna Wal Djama’a (sunnites)



Kulayni rapporte un hadith de l’Imam Baqir :

« Toute personne en dehors des Chiites est illégitime (enfants de zina). »
(Fourou’ul Kafi : Kitabul Raouda : 135)

Et voici l'extrait tiré du livre « Kitabul Raouda » dans lequel se trouve cette parole de Kulayni :

Moulla Baqir a écrit :

« Lorsque l’Imam Mahdi apparaîtra, il commencera par exécuter les savants sunnites avant de s’attaquer aux mécréants. »
(Haqoul Yaqin : 2 : 527)

Moulla Baqir cite l’Imam Zaynul ’Abidin :

« Une personne questionna l’Imam à propos de Abou Bakr et ’Omar. L’Imam répondit :
« J’ai été informé qu’ils étaient tous deux mécréants et toute personne qui s’allient à eux (en pensant qu’ils sont bons) est aussi mécréante. »

(Haqoul Yaqin : 2 : 522)

Les Chiites considèrent les Sahabas comme des menteurs et apostats. Il y a même une dou’a appelée «Dou’a Sanamey Qouraych» (les 2 idoles de Qouraych).

C’est une invocation faussement attribuée à Ibn ’Abbas. Abou Bakr et ’Omar y sont maudits et traités d’idoles de Qouraych, le Chirk leur est attribué, de même qu’à leurs filles ’Aisha et Hafsa, femmes du Prophètes -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-.

Cette Prière a été publiée avec une fatwa de 6 savants Chiites majeurs, dont Al- Khomeini, encourageant les Chiites à la réciter dans chaque prière.


Conclusion :


Toute personne saine d’esprit voit bien que les commentaires chiites du Coran sont inconcevables, illogiques et sans fondements, et ce afin de justifier l’injustifiable. Que dire des insultes contre le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-, ses Femmes, ses Compagnons, à grand renfort de propos forgés, attribués aux Imams pieux.

Les perses ont utilisé l’image de piété et de noblesse de la famille du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-, comme les chrétiens ont utilisé l’image de piété du Prophète ’Ayssa -Bénédiction d'Allah sur lui-, pour s’emparer du Califat, n’ayant aucune légitimité.

Les perses ont donc inventé une religion qui se rapproche de l’islam , en faisant appel au sentiment d’amour naturel des musulmans pour la famille du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-.

Ils profitent de l’injustice faite à la famille du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-, de la même façon que les chrétiens profitent de l’image d’injustice faite au prophète ’Ayssa -Bénédiction d'Allah sur lui-. Ils pleurent et font pleurer les âmes sensibles sur le sacrifice du Christ, sacrifice inexistant, pour leur faire croire en une absurdité totale telle que la trinité. De même, les chiites utilisent le sacrifice de Houssayn et la période de troubles ayant succédé la mort de ’Othman -qu’Allah l’agrée pour rassembler les ignorants et leur faire croire en de totales incohérences.

De plus, à leur égarement s’ajoute la haine des Compagnons. A l’instar des juifs qui n’ont pas accepté la vérité car le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- était arabe et non juif, les perses n’ont jamais accepté le Califat dirigé par des arabes. Leur haine de ’Omar et Abou Bakr, -qu’Allah les agrée-, s’explique par le fait que la conquête de la Perse s’est faite sous leur Califat.

Pour justifier ce qui s’oppose au Coran, à la Sounna et au comportement d’amour des Compagnons entre eux, les Chiites ont inventé un statut d’infaillibilité à leurs Imams.

Tous leurs hadiths sont forgés, avec des chaînes de transmission incomplètes, où il manque des narrateurs, et où on voit des narrateurs qui ne sont même pas cités par leurs noms mais désignés par « une personne » ou « un homme ».

Qui est cet homme ?

Comment vérifier la parole de l’Imam si la personne est inconnue ?

Leurs textes contiennent une multitude de contradictions, mais ils les justifient en disant que l’Imam a pratiqué la taqya lorsqu’il parle en bien des Compagnons, lorsque Ali fait l’éloge de Abou Bakr et ’Omar dans « Nahdj Al-Balagha ».

Ali n’a jamais parlé de changement dans le Coran, son fils Hassan a renoncé au Califat afin de réconcilier les musulmans.

Comment les Chiites justifient-ils donc son acte, étant donné que, selon eux, Al-Hassan, comme tout Imam, est infaillible.

Ils ont forgés des récits historiques, se moquant des gens avec leurs interprétations fantaisistes et forcées du Livre d’Allah. Allah loue les Compagnons dans le Coran. Il affirme qu’Il est le seul à connaître l’avenir, qu’Il protège le Coran, qu’Il a laissé un message clair et sans ambiguïté à l’humanité, un Livre sans distorsions, ni erreurs.

Comment expliquent-ils ces paroles d’Allah ?

Allah aurait-il envoyé le dernier et meilleur des Prophètes avec un livre altéré et entouré des pires créatures que la Terre ait jamais portées ? Comment réfléchissent-ils ?

Nous terminerons ce bref exposé par une parole sage de Abdallah Ibn Al-Moubarak au sujet des chiites :

« Si tu poses la question suivante aux Juifs : « Quels sont les meilleurs êtres de la Création après Moïse ? » Ils te répondront : « Les Compagnons de Moïse ! » Si tu poses la question suivante aux Chrétiens : « Quels sont les meilleures créatures d’Allah après Jésus ? » Ils te répondront : « Les Apôtres de Jésus ! » Et si tu poses la question aux chiites : « Quelles sont les pires créatures que la Terre ait jamais portées ? » Ils te répondront : « les Compagnons de Mouhammad -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- ! »

Il convient donc aux musulmans de ne pas être dupes de la manigance actuelle des Chiites consistant à vouloir rapproché Sunnisme et Chiisme en mettant les divergences de côté. Le musulman n’a pas le droit d’avoir une quelconque sympathie envers ces innovateurs et se doit de les combattre de toutes ses forces afin de préserver la pureté de l’Islam, du Coran, de la Sounna, l’honneur de la Famille du Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- et de ses Compagnons.

D’ailleurs, les Savants de la Sounna parmi les Salafs ont toujours été d’une intransigeance totale à l’égard de ce genre de secte, car leur accorder une quelconque sympathie sous l’excuse de ne pas vouloir diviser la communauté musulmane qui l’est déjà assez n’est qu’une tromperie de shaytan afin de pouvoir s’insérer dans la croyance pure des Ahl Sounnah al Djama’ah (Sunnites).
Ainsi se termine ce bref exposé.

QUE LA PAIX ET LA BENEDICTION D’ALLAH SOIENT SUR LE PROPHETE MOUHAMMAD, SA FAMILLE ET SES COMPAGNONS, ET LA LOUANGE EST A ALLAH, SEIGNEUR DES MONDES. AMINE.

Extraits des livres recherchés par Abou Nawoufal Al Maghrebi du Site Al-Fourqane Qu'Allah les Récompenses

Contribution le : 19/12/2006 20:54
Source : alminhadj.fr




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Published by 會 Al-Haqq 會 - dans Mise en garde
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