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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 09:13
L’origine de la Saint-Valentin et quelques conseils aux musulmans

La plupart des historiens pensent que l'Histoire de la Saint-Valentin remonte à la période des romains. En l'hommage du dieu Lupercus (le dieu des troupeaux et des bergers), les gens procédaient, par tirage au sort, une sorte de loterie de l'amour. On mettait le nom des filles et le nom des garçons de façon à former des couples. Ces couples devaient sortir ensemble pour tout le reste de l'année. Ce rituel se nomme les Lupercales romaines ou la fête de la fertilité et soulignait le passage vers l'âge adulte. Les couples passaient ainsi un an ensemble jusqu'au prochain tirage l'année suivante !
 
Les prêtres de l'époque trouvaient ce rituel peu acceptable et décidèrent de remplacer ce dieu par un Saint qui devint martyr 200 ans plus tôt, soit Saint-Valentin. À l'époque, celui-ci avait décidé de défendre l'amour en mariant les couples malgré l'interdiction de l'Empereur Claude II. L'Empereur avait interdit le mariage puisque cela empêchait les hommes de s'enrôler dans l'armée. Lorsque l'Empereur découvrit les comportements de Valentin, il l'emprisonna le jour du 14 février 268. La légende raconte qu'avant d'être torturé et décapité un 14 février, il aurait offert à la fille de son gardien des feuilles rappelant la forme d'un coeur et signées « De ton Valentin ». Plus tard, afin d'honorer son sacrifice pour l'amour Valentin a été canonisé.
 
Durant le mois de février, les romains s'échangèrent des mots doux que l'on nomma plus tard des valentins. Et c'est pourquoi le 14 février, en sa mémoire, les amoureux s'échangent romance et Valentins. Aujourd'hui cette coutume est restée dans les mœurs.
 
Chers frères et soeurs,
 
L’islam valorise l’amour, l’affection, la bonne entente, le bon comportement et cela entre parents et enfants, entre frères et sœurs, entre maris et femmes …  En ce jour de 14 février, soi-disant « fête des amoureux », il nous semble important d'inviter le musulman à ne pas fêter, ou participer à des fêtes d'origine païenne et de nous intéresser à la relation qui lie époux et épouse.

« Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent »
(Sourate 30 - verset 21).

 
L’amour, le bonheur, l’affection, la tranquillité et la bonté constituent la base sur laquelle est fondée la vie commune, plus ces sentiments sont forts, plus la vie commune est heureuse.
 
Lors du pèlerinage d’Adieu, le Messager d’Allah (sur la paix et la bénédiction d’Allah) a dit :
 
« Ô hommes ! Vous avez des droits sur vos femmes et vos femmes ont des droits sur vous. Craignez ALLah dans votre comportement envers les femmes. » Il ajouta : « Je vous recommande d’être bons envers les femmes, le meilleur parmi vous est celui qui se conduit le mieux envers sa femme »
(Rapporté par les Imams Al-Bukhari et Muslim)
 
Chères soeurs, chers frères,  les musulmans et les musulmanes, tout au long de leur vie, doivent veiller à témoigner de l'affection envers son épouse, ou son époux. L’Islam nous demande de bien nous comporter envers cet être cher, de lui adresser la parole avec amour et bienveillance, et de prendre soin de lui chaque jour que ALLah fait.
 
Il est très regrettable que la communauté musulmane suive certaines fêtes ou coutumes, sans même en connaître l'origine. L’Islam est basé sur l'adoration pure, pure de toutes associations et de toute adoration qui n'est pas légiféré et agréée par Allah  et son Messager. A cet effet, nous vous invitons chères soeurs, chers frères de ne pas vous laisser tenter par la « Saint Valentin ».
Nous invitons également nos jeunes frères et soeurs, qui malheureusement entretiendraient une relation amoureuse hors mariage, de demander l’aide d’Allah pour les unir dans le licite, et s'éloigner de toutes choses interdites par ALLah et son Messager, et se repentir sincèrement de cet acte.
L’Islam vise à purifier nos coeurs, nous éloigner de toutes sources de mal, et nous accorder le bonheur ici-bas et dans l’au-delà.
 
Nous nous en remettons à Allah et nous l’invoquons de guider chacun d’entre nous vers le bien et de nous éloigner de tous les maux.

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Q :
Certains personnes fêtent le 14 février de chaque année chrétienne, le jour de la Saint-Valentin. Ils s’offrent des fleurs rouges, s’habillent de rouge, se félicitent à cette occasion ; certains pâtisseries préparent des bonbons de couleur rouge, sur lesquels ils dessinent des cœurs. D’autres magasins font des promotions sur les produits en rapport avec cette fête. Quel est votre avis sur 1°) le fait de fêter ce jour ? 2°) le fait d’acheter dans ces magasins ce jour en particulier ? 3°) le fait que les commerçants qui ne fêtent pas ce jour vendent certains cadeaux qui s’offrent en cette occasion ?


R : Les preuves claires du Coran et de la Sunna, et le consensus des Prédécesseurs de la communauté indiquent que les jours de fête en islam sont au nombre de deux : ‘Aïd ul-Fitr et ‘Aïd ul-Adhha. En dehors de ces deux fêtes, toute célébration que ce soit d’une personne, d’un groupe, d’un événement, ou pour toute signification, est une célébration innovée, qu’il est interdit aux musulmans de fêter, d’approuver ; il est interdit d’extérioriser de la joie à ces occasions, ou de coopérer de quelque manière que ce soit, car cela représente un dépassement des limites qu’Allah a fixés, et constitue une injustice envers soi-même.

Si on rajoute à cela le fait que ce soit une fête des mécréants, alors c’est ajouter un péché à un péché, car c’est chercher à les imiter, et les prendre pour alliés, et Allah le Très-Haut a interdit aux  croyants d’imiter les mécréants, et de les prendre pour alliés dans Son Livre ; on rapporte aussi du Prophète (صلى الله عليه و سلم), dans un hadith authentique, qu’il a dit :

 « Celui qui imite un peuple en fait partie. »

La Saint-Valentin fait partie de ce que nous avons évoqué, car c’est une fête païenne chrétienne, et il n’est pas permis au musulman qui croit en Allah et au Jour Dernier de la célébrer, de l’approuver ou de présenter ses vœux, mais plutôt il doit la délaisser, s’en écarter, en répondant aux ordres d’Allah et de Son Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, et en s’éloignant de ce qui cause la colère d’Allah et Son châtiment. Il est également interdit au musulman d’aider à célébrer cette fête, ou toute autre fête défendue, de quelque manière que ce soit : dans la nourriture, la boisson, la vente, l’achat ou la fabrication, les cadeaux, l’envoi de cartes de vœux, la publicité, ou tout autre chose, car tout cela constitue une entraide au péché et à la transgression, et à la désobéissance à Allah et au Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, alors qu’Allah dit : 

« Entraidez-vous au bon comportement et à la piété, et ne vous entraidez pas au péché et à la transgression. Et craignez Allah, Allah est certes dur en châtiment. »
La Table Servie, v. 2

Le musulman doit s’attacher fermement au Coran et à la Sunna dans toutes les situations, et encore plus dans les périodes de troubles (Fitan) et de débauche (Fassâd). Il doit aussi être attentif à ne pas tomber dans les égarements de ceux qui ont encouru la colère d’Allah (les juifs), des égarés (les chrétiens), et des débauchés qui n’accordent aucun respect à Allah, et ne prêtent aucune attention à l’islam. Le musulman doit chercher refuge auprès d’Allah le Très-Haut, en demandant qu’Il le guide et le maintienne dans la voie droite, car il n’y a point de Guide en dehors d’Allah, et Il est le Seul à pouvoir le maintenir sur la voie droite, gloire et pureté à Lui. Et c’est Allah Qui accorde la réussite, et que la prière et salut d’Allah soient sur le Prophète, sa famille et ses Compagnons…

Fatwa du Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de l’Iftâ 
n°21203, datée du 22/11/1420 H.
Traduit par fatawaislam
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 19:34
L'Imam Mohamed Ibn Sirin – rahimahou Allah _ a dit :
"Cette science est certes une religion, vérifiez donc chez qui vous prenez votre religion".
[l'introduction de sahih mouslim ]

L'Imam Ibn 3Awne _ rahimahou Allah _ a dit :
"Ne prenez la science que de celui qui a été reconnu pour être un étudiant (en science islamique authentique)" .
( réf : livre ; at_tamhid de ibn 3abdelbarr vol /1 et page/ 45)

L'Imam el Awzâ3y _rahimahou Allah _ a dit :
"Ô peuple musulman! craignez Allah et acceptez le conseil des conseilleurs, et sachez que cette science est une religion, vérifiez donc ce que vous faites et de qui vous la prenez (la science) et sur qui vous copiez et regardez bien qui est dans votre religion, vous serez en sécurité, car les gens de l'innovation sont tous des imposteurs, menteurs et des pécheurs, ils ne craignent pas (Allah) et ne respectent pas (leurs paroles) et ne se contrôlent pas non plus, soyez donc méfiants et éloignez-vous d'eux, rejetez (leurs informations), et sachez que vos savants prédécesseurs ainsi que les pieux parmi eux agissaient ainsi et qu'ils ordonnaient de le faire ainsi".
[réf : le livre; târikh damachq de Ibn 3Assâkir_rahimahou Allah_vol/6 page/362]

L'Imàm Cheikh el Fawzàn_Hafidhahou Allah_ a dit :
"la science possède ses portes, elle a également ses gens et elle a ceux qui l'enseignent. Il faut donc, mes frères, se joindre à un véritable enseignement que ce soit dans les mosquées, les écoles, les instituts, ou les facultés (islamiques). L'important est d'étudier la science religieuse chez les savants tant que ceux-ci sont encore disponibles et tant que cela est encore possible."
(réf :des conférences sur la 3aqida et la da3wa vol / 3 page / 433)


La mise en garde divise-t-elle ?

Mettre en garde contre l'authentique mise en garde

Le Cheikh Raslan qu'Allah Ta'ala le protège a dit :
" Tu trouves parmi les musulmans des personnes qui mettent en garde contre le fait de mettre en garde !
Ils mettent en garde contre ceux qui mettent en garde contre el-fitna (discorde), ou contre ces mises en garde....
C'est cela la vrai fitna, Et si cela n'est pas une fitna alors il n'y a pas de fitan (discordes) sous la religion d'Allah Ta'ala et cela va à l'encontre de notre religion............."


Ps : Celui qui met en garde contre la mise en garde Islamique, ouvre la porte à toutes les sortes d'égarement...

Comme celui qui dit que les chiites sont ses frères et ensuite, sa fille devient chiite et fait des mariages temporaires.... ce qui est totalement illicite....

Qu'Allah Ta'ala nous protège, amine...


Des causes qui font que les égarés le sont (égarés)

Il y a plusieurs causes qui font que les égarés le sont (par exemple) :

1 : Le fait que la personne voit dans la reconnaissance de la vérité la reconnaissance aussi, donc, qu'elle était égarée, et elle refuse cela.(de reconnaitre son égarement)

2 : Le fait que le chemin égaré que celui-ci a suivit lui rapporte reconnaissance, prestige, belle vie, etc...alors celui-ci refuse la vérité de peur de perdre tout cela.

3 : L'orgueil, celui-ci refuse de reconnaitre pour ne pas admettre qu'il est pas parfait..

4 : La jalousie d'autrui, et reste sur ces positions pour ne pas admettre qu'ils sont meilleurs de guidé.

etc...

Petit résumé...

Cheikh el-Utaymi el-Yamani , el-Qaid ila tashih el-A'qaid


Recherche effectuée par 'Ali Abou Leyna
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 18:50
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MISE EN GARDE CONTRE METMATI MAÂMAR







La prière innovée de Metmati Maâmar
Wikipédia et la prière de Tarawih
Metmati spécule sur un Hadith
L'étrange méthodologie Metmatienne
Metmati Maâmar et l’Imam Boukhari
La prière de Tarawih est meilleure à la Maison ou à la Mosquée
Le Calife Ali répond à Metmati le haineux
Metmati, le Tarawih, et le 4 ème Calife
Page 22 de la prière innovée de Metmati
Metmati Maâmar et l'Imam Malik
Metmati Maâmar : un appel à la mécréance
La page 22 de Metmati
Metmati Maâmar et la prétendue désobéissance d'Omar
Metmati Maâmar était-il chiite ?
Metmati Maâmar et l'abrogé abrogeant
L'alliance équipe Metmati chiites
Metmati Maâmar face à Ibn Abbas
الرد على الصلاة المبتدعة
Metmati Maâmar et le Hadith du Bassin
Metmati et le Hadith du Bassin
Metmati Maâmar face à Aîscha (qu’Allah Ta’ala l’agrée)
Si vous voyez Moua'wiyya sur ma chaire, tuez-le ?
Metmati s'attaque au Coran
Metmati va-t-il avoué ?
Metmati attaque encore le Tarawih
Metmati et le dictionnaire
L'Imam Malik est innocent de Metmati
Metmati : un Mujtahid ?
Metmati attaque Ibn Taymiyya
Metmati Maâmar : le vrai calomniateur
Les mensonges de Metmati maâmar
Lorsque le Prophète interdit


L'ensemble des vidéos concernant les réfutations à Metmati

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 17:56

Khûtba du Shaykh Salah Al Budair



Louange à Allah,

« Al-Maazif », c’est le pluriél de « Mazifa » qui signifie instrument de musique ( Fateh al- Bâri 10/55). C’est un instrument avec lequel on joue ( al-Majmou’ 11/577). Qurtubi (رحمه الله) rapporte de Al Jawhari (رحمه الله) que « al-Maazif » signifie la chanson. Il dit dans son livre As-Sihâh que ce sont des instruments de musique, tandis que d’autres affirment qu’ils en représentent les sons. Dans le livre de Dhimyati (رحمه الله), Al-Maazif veulent dire tambours et autres instrument de cette nature. ( Fateh al-Bârî10/55).



Les preuves de l’interdiction tirées du Coran et de la Sûnnah :


Allah - تعالى - dit « Et, parmi les hommes, il est (quelqu'un) qui, dénué de science, achète de plaisants discours pour égarer hors du chemin d' Allah et pour le prendre en raillerie. Ceux-là subiront un châtiment avilissant.. » ( Coran, 31 :6).

L’érudit de la communauté, Ibn Abbas (رضي الله عنه) dit : que le mot « Lahw » signifie la chanson ; quant à Mujâhid (رضي الله عنه) dit que ce mot signifie tambour (Tafsir  d’Ibn Kathir 21/40).
Hassan al-Basrî (رحمه الله) lui, dit : "ce verset à été révélé à propos de la musique et des flûtes" (Tafsir  d’Ibn Kathir 3/451).

Saadî (رحمه الله) dit : "ce mot inclut toute parole illicite, futile, frivole et toutes les élucubrations incitant à la non croyance et au péché. Il englobe également les propos de ceux qui refusent la vérité par des arguments fallacieux, la calomnie, la diffamation, le mensonge, l’insulte, l’invective, la chanson, les flûtes de Satan et les autres futilités distractives qui n’ont aucune utilité en cette vie ici-bas ou dans l’au-delà." (Tafsir As-Saadî 6/150)

Ibn Qayyim (رحمه الله) dit : "la signification que les compagnons du Prophète ont donné à ce mot suffit largement, à savoir la chanson. Cela a été rapporté par Ibn Abbas et Ibn Masoud. Abu As Sahbâ dit : j’ai demandé à Ibn Masoud la signification du verset « Et, parmi les hommes, il est (quelqu'un) qui, dénué de science, achète de plaisants discours pour égarer hors du chemin d' Allah et pour le prendre en raillerie. Ceux-là subiront un châtiment avilissant. » ( Coran, 31 :6) ; il m’a répondu en le répétant trois fois : je jure sur Allah, l’unique divinité que ce mot signifie chanson."

On rapporte qu’Ibn Omar (رضي الله عنه) l’a également expliqué par chanson. Cette explication ne contredit pas celle soutenant que ce mot signifie les épopées des étrangers, de leurs rois et de ceux de Rome ou autres futilités que Nadhr ibn Hârith racontaient aux habitants de La Mecque pour les détourner du Coran. Tout ceci est considéré comme parole divertissante. C’est pourquoi, Ibn Abbas (رضي الله عنه) dit : "la parole futile et la chanson sont des paroles divertissantes. Il y’a parmi les compagnons du Prophète ceux qui l’ont expliqué par l’un de ces deux mots ou par l’autre et ceux qui l’ont expliqué par les deux. Mais la chanson est plus divertissante et plus nuisible que les épopées des rois, car elle provoque l’adultère et la débauche, associe Satan et aveugle l’esprit. En plus, elle est plus à même de détourner les gens du Coran que toute autre parole inutile du fait que l’être humain se sent très attiré et très intéressé par la chanson. Les versets coraniques ont blâmé le fait de tenir des paroles divertissantes au lieu de lire le Coran dans le seul but de détourner, inconsciemment, les gens de la voie d’Allah. Si on lui récite le Coran il tourne le dos, comme s’il ne l’entendait pas, comme s’il avait un poids dans ses oreilles. Mais pire encore, il se moque de lui lorsqu’il lui apprend quelque chose.

Tout ceci est l’œuvre des plus grands mécréants. Mais, s’il arrive que les chanteurs et ceux qui les écoutent en commettent, ils doivent s’attendre à recevoir leur part de ce blâm
e." Ighathatou Al-Lahfan1/258-259

Allah - تعالى - dit « Excite, par ta voix, ceux d' entre eux que tu pourras... » (Coran,17 : 64)

Moujahid (رحمه الله) dit que ce verset veut dire : provoque tous ceux qui peuvent l’être, en ajoutant : sa voix signifie la chanson et la parole inutile.

Ibn Qayyim (رحمه الله) dit : cette annexion est particulière, tout comme l’annexion des mots cavalerie et infanterie ; toute parole autre que celle dite dans le domaine de l’adoration d’Allah ou tout son provoqué par une clarinette, un flûte ou un tambour est considérée comme voix de Satan. Tous ceux qui marchent à pieds pour aller commettre un péché sont comptés parmi les fantassins (soldats) de Satan, tout comme ceux qui vont commettre un péché à bord d’une monture sont considérés comme faisant partie de son escadron monté. C’est là, la thèse des anciens, notamment Ibn Abi Hatim qui a rapporté de Ibn Abbas que les fantassins de Satan sont ceux qui marchent à pieds pour aller commettre un péché. Ignathatou Al-lahfan.

Allah - تعالى - le Très-Haut dit : « Quoi! vous étonnez- vous de ce discours (le Coran)? » (Coran, 53 : 59)

Akrama (رحمه الله) rapporte de Ibn Abbas (رضي الله عنه) que le mot « as-Samoud » signifie la chanson en langue Himyar. Il a dit également : "lorsqu’ils entendaient le Coran, ils chantaient. C’est la raison pour laquelle ce verset a été révélé."

Ibn Kathir (رحمه الله) dit que d’après Sufyan Ath-Thawri, d’après son père, qui le tenait d’Ibn Abbas : "ce mot signifie la chanson en langue yamâni." "C’est ce que Ikrama soutien également." Voir le tafsir Ibn Kathir.

Abi Amama (رضي الله عنه) rapporte que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : «  ne vendez pas les esclaves chanteuses, ne les achetez pas et ne cherchez pas à les connaître ; car leur traite ainsi que l’argent qui en découle sont illicites.
» C’est à ce propos que le verset suivant a été révélé « Et, parmi les hommes, il est (quelqu'un) qui, dénué de science, achète de plaisants discours pour égarer hors du chemin d' Allah et pour le prendre en raillerie. Ceux-là subiront un châtiment avilissant.» (Coran,31 :6)

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Le Messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) a dit : «  il y aura parmi ma communauté des gens qui considéreront comme licites la soie, l’alcool et les instruments de musique ». Ce hadith est rapporté et commenté par Boukhari et il porte le n°°5590 (communiqué par Tabarânî et Bayhaqî). Voir as-Silsila As-Sahiha de Al Albânî 91.

Ibn al-Qayyim (رحمه الله) dit : "ce hadith est un hadith authentique rapporté par Al-Boukhari dans son Sahih, pour servir d’argumentation et commenté de manière tranchée. Dans le chapitre intitulé «  ce qui a été dit concernant ceux qui s’autorisent l’alcool et le désignent sous un autre nom » il dit que ce hadith renferme des arguments qui militent en faveur de l’interdiction des instruments de musique. Il s’agit de l’expression «  ils considèrent licites » qui indique de manière explicite que ce qui a été cité après notamment les instruments de musique sont des interdits qu’ils essaient de rendre licites. Il a également mis côte à côte ces instruments de musique , l’adultère et à l’alcool ; et il n’aurait pas du le faire s’ils n’étaient pas interdits." ( voir as-Silsila Ass-Sahiha de Al-Bani 1/140-141, citation indirecte)

Cheikh al Islam (رحمه الله) dit : "ce Hadith prouve l’interdiction de tous les instruments de musique." ( al-Majmou’ 11/535).

Ibn al-Qayyim (رحمه الله) a dit : "Sur ce chapitre sont cités des hadith rapportés par l’intermédiaire de Sahl ibn Saad As-Saaidi, Imrane ibn Hussaîn, Abd Allah ibn Omar, Abd Allah ibn Abbas, Abou Hurayrata, Abou Umama al-Bahili, Aïcha la mère des croyants, Alî ibn Abi Taleb, Anas ibn Malick, Abd Rahmane ibn Sabit et Al –Ghazî ibn Rabi’a". Il a cité également ces instruments dans Ighathatou al-Lahfan pour prouver leur caractère illicite.

Nafi’ (رضي الله عنه) rapporte que : « lorsque Ibn Omar a entendu une flûte, il a bouché ses oreilles, changé de route puis dit : Nafi’ entends – tu quelque chose ? J’ai répondu : non ; il ajoute tout en débouchant ses oreilles : j’étais avec le Prophète (صلى الله عليه و سلم) qui, lorsqu’il avait entendu pareille chose, avait fait le même geste ».( extrait du Sahih Abou Dawoud). Cependant, Qazm pense que ce hadith ne constitue pas un argument en faveur de son interdiction. Car si c’était le cas le Prophète (صلى الله عليه و سلم) aurait ordonné à Ibn Omar de boucher lui aussi ses oreilles et que Ibn Omar lui aussi l’aurait ordonné à Nafi’. On lui a répondu : "il n’écoutait pas mais il entendait et il y a une grande différence entre celui qui écoute et qui entend." Cheikh Al -Islam (رحمه الله) dit : « d’après tous les imams, l’homme n’est pas blâmé pour ce qu’il entend sans le vouloir. l’homme se voit blâmé ou loué lorsqu’il écoute et non lorsqu’il entend. Celui qui écoute le Coran se voit récompensé, mais celui qui l’entend, sans le vouloir n’est pas récompensé. Car la grandeur d’un acte est mesurée par rapport à l’intention qui le sous-tend. C’est le cas également de la musique, si on l’entend sans le vouloir, on n’en est pas sanctionné.
» Extrait de al-Majmou’ 10/78.

Ibn Qouddama Al-Maqdasî
(رحمه الله) dit : « Celui qui écoute c’est celui qui cherche à entendre et ce n’était pas le cas d’Ibn Omar (رضي الله عنه) ; bien au contraire, il a entendu sans le vouloir. Et parce que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) avait besoin de savoir le moment où le bruit allait cesser pour pouvoir reprendre son chemin et  déboucher les oreilles qu’il lui a été permis d’écouter. En effet, il n’allait reprendre son chemin et déboucher  les oreilles qu’avec l’arrêt du bruit. Donc, c’est à cause de ce besoin que l’écoute a été permis. (Al-Moughnî 10/173). Peut être que l’écoute dont font part les deux imams est interdite et qu’il n’a été autorisée que par nécessité.
On verra cela avec Imam Malick (رحمه الله).
» Allah le sait mieux.
 


Les thèses des Imams de l’Islam :


Al-Qasim (رحمه الله)
dit : "la chanson fait partie des futilités" Al-Hassan (رحمه الله) lui, dit : "si le festin est accompagné de musique, on ne les invite pas." (voir Al-Djami’ de Qayrawânî, p 262-263.

Cheikh Al-Islam Ibn Taymiya (رحمه الله) dit : "la thèse des fondateurs des quatre écoles juridiques est que tous les instruments de musique sont interdits. Il a été dit dans le Sahih d’al Boukbari et ailleurs que le Prophète(صلى الله عليه و سلم) a prédit qu’il y aura parmi sa communauté des personnes qui considéreraient comme permis la soie, l’alcool et les instruments de musique , se rabaissant ainsi au niveau des cochons et des singes. Aucun parmi les disciples des imams n’a évoqué une quelconque dissension   entre eux à propos du caractère illicite de l’usage des instrument de musique." ( Extrait de al-Majmou’ 11/576).

Al-Albani (رحمه الله) dit : "les quatre écoles juridiques sont d’accord sur le caractère illicite de tous les instrument de musique." Extrait de As-Sahiah1/145.

Ibn Qayyim (رحمه الله) dit : "la position de Abou Hanifa par rapport à la question est l’une des plus dures. D’ailleurs ses disciples et compagnons ont interdit tous les instruments de musique y compris la flûte et le tambour et même la canne. Il ont dit que c’est un péché qui entraîne l’adultère et conduit à l’apostasie. Mieux, il disent qu’écouter de la musique c’est commettre un péché et s’en procurer du plaisir c’est faire preuve d’incrédulité vis à vis d’Allah. Ils ont étayé leur position par un hadith qui ne mérite pas d’être cité. Ils disent également qu’on doit s’efforcer pour ne pas l’entendre si l’on passe à côté."

Abou Youssouf
(رحمه الله) lui dit : « si vous êtes en face d’une maison où l’on entend de la musique, entrez-y, sans permission ; car interdire le mal et ordonner le bien est une obligation qui incombe à tout musulman. Et ne pas le faire équivaut à la violation d’une obligation. » Voir Ighathatou  al-Lahâfan 1/425.

À la question de savoir la position de l’Islam par rapport au fait que quelqu’un, en passant ou à partir d’un autre endroit, entend et goûte le son d’un tambour ou d’une flûte, l’imam Malick
(رحمه الله) avait répondu : « s’il l’apprécie il doit quitter l’endroit, sauf en cas de nécessité ou d’incapacité. S’il entend le son en passant il doit revenir en arrière ou presser le pas. » Voir Al Djâmi’ de Al-Qayrawânî, p 262. Il a dit également seuls les pervertis parmi nous s’y adonnent. Voir le Tafsîr d’at-Tabarî 14/55

Ibn Abd al-Barr
(رحمه الله) dit : "parmi les gains unanimement déclarés illicites il  y a l’usure, la passe des prostituées, l’argent illicite, le pot-de-vin et l’argent issu des lamentations funèbres, de la musique, de la divination, de la consultation du sort et du jeu illicite." Voir Al-Kâfî (l'un des livres de reference dans le madhhab hanbali).

Dans le but d’élucider la position de Imam Chafihî, Ibn al-Qayyim
(رحمه الله) a dit : «  ses compagnons qui sont au diapason de sa position l’ont déclaré illicite et ont démenti ceux qui lui attribuent une position défendant son caractère licite. » Voir Ighathatou al-Lahafan 1/425.

L’auteur de Kifayat al-Akhbâr d’obédience chafiite a considéré tous les instruments de musique tels que la flûte ou autre comme étant des choses répréhensibles et que chaque personne qui en est témoin doit les rejeter. Il ajoute : «  personne ne doit se soustraire de cette obligation de rejet même lorsque ces actes s’accomplissent en présence de mauvais savants, saboteurs de la Charia ou des sales fakirs, c’est-à-dire les soufis qui se nomment ainsi. Ces soufis là sont des égarés qui répondent à tout appel. Ils ne se laissent pas guider par la lumière de la science, ils se laissent emporter par n’importe quel vent.
» Voir Kifayat al-Akhbâr 2/128

Ibn al-Qayyim
(رحمه الله) dit : «  concernant la position de l’Imam Ahmad, son fils Abd Allah a dit : j’avais posé à mon père une question sur la chanson et il avait répondu : la chanson engendre l’hypocrisie, elle ne m’intéresse pas, avant de citer les propos de Malick : « seuls les pervertis parmi nous s’y adonnent ». Voir Ignathaou al-lqhâfan.

Ibn Qudama, le vérificateur de l’école hanbalite (رحمه الله) dit : «  il existe trois catégories d’instruments de musiques : une catégorie illicite constituée d’instruments à cordes, de toutes les sortes de flûtes, de luth, d’instruments à six cordes, de piano, de rebecs et autres. Quiconque les écoute à plein temps est considéré comme un apostat ». Voir al-Moughnî 10/173. Il a dit également : «  si quelqu’un est invité à un festin où il y a de l’alcool et de la musique et qu’il est sûr de pouvoir les empêcher, Il doit y aller et les empêcher, car en le faisant il s’acquitte de deux obligations ; mais s’il ne peut pas les interdire, il ne doit pas s’y rendre
». Voir Al-Kâfî 3/118.

Tabarî (رحمه الله) dit : «  les ulémas des différentes villes sont unanimes à abhorrer et à interdire la musique. Seuls Ibrahîm ibn Saad et Oubayd Allah Al-Anbarî s’étaient distingués du groupe. Pourtant, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : «  suivez la majorité » ; mais également « quiconque se distingue de la majorité mourra de la même manière qu’un païen ». Voir le Tafsir Al-Qurtubî 14/56.

Le mot abhorrer (abominer) était utilisé dans les siècles passés pour qualifier un interdit. Il a par la suite pris le sens de purification. Mais dans ce cas précis il indique une interdiction, en référence à son propos  «  à interdire la musique », car on n’interdit que ce qui est illicite. En plus, les deux hadiths qu’il a cités laissent apparaître une forte réprimande. C’est Qurtubî (رحمه الله) qui a rapporté cette tradition puis : « Abu Faradj et Qaffâl ont dit : Allah n’accepte pas l’acte de foi d’un chanteur ou d’un danseur ; j’ai répondu : si cela est avéré, on ne doit pas en prendre de récompense
».

Cheikh Al-Fawzan (حفظه الله) dit : «  ce que Ibrahîm ibn Saad et Oubayd Allah al-Anbarî ont considéré comme licite en matière de chanson ce n’est pas la chanson à la quelle on est habitué. Loin de ces deux hommes l’idée de  considérer comme licite cette sorte de chanson, très dévalorisante et déshonorante. » Voir Al Ihlam.

Ibn Taymiya
(رحمه الله) dit : «  la fabrication d’instruments de musique est interdite ». Voir Al Madjmou’ 22/140. Il a également dit : «  les instruments de musique tels que les instruments à six cordes doivent être détruits selon la majorité des docteurs en droit Islamique. C’est la position de l’imam Malick et est le plus célèbre des deux opinions attribuées à Ahmad ». Voir Al Madjmou’ 28/113. Il ajoute : «  sixième aspect : Ibn al-Moundhir a fait part de l’unanimité des savants sur l’interdiction de louer les services d’un chanteur ou d’une pleureuse en disant : tous les savants que nous connaissons sont unanimes sur la nécessité de faire échec à la pleureuse et à la chanteuse. Aussi bien Ash-Shaabi, An-Nakhî que Malick l’ont abhorré, tandis que Abou Thawr, Nouman –Abou Hanîfa (رحمه الله) -, Yaaqoub et Muhammad, disciple de Abu Hanîfa (رحمه الله) ont dit qu’il est interdit de faire appel aux services d’un chanteur ou d’une pleureuse. C’est également notre opinion ». Il a également dit : "la musique endorme l’âme ; et du point de vue de la furie qu’elle provoque chez l’homme, elle est plus nuisible que l’alcool". Madjmou’ Al-Fatâwâ 10/417.

Ibn Abou Chaybata (رحمه الله) raconte qu’un homme s’était plaint auprès de Chouraîh de quelqu’un qui avait cassé son instrument à six cordes ; mais Chouraîh n’avait pas demandé au fautif de rembourser au propriétaire le prix de l’instrument, car c’est quelque chose d’interdit et tout interdit n’a pas de valeur. Voir Al Mounsif 5/395.

Al-Baghawî (رحمه الله) a lui aussi donné une fatwa rendant illicite la vente de tous les instruments de musique tels que l’instrument à six corde, la flûte et autre et dit :  "si la forme disparaît les instruments de musique qui ont subi une refonte peuvent valablement être vendus, fussent-ils en argent, en fer, en bois ou autre". Voir Charh As-Sunna 8/28.



La vraie exception :


On excepte à ces instruments le tambour non entouré d’une chaînette de chevilles que l’on bat à l’occasion des fêtes et des cérémonies de mariage, comme en témoignent les écrits authentiques. Cheikh Al-Islam
(رحمه الله) dit : «  cependant, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) avait autorisé certains divertissement à l’occasion des cérémonies de mariage et autres et avait permis aux femmes de battre le tambour à l’occasion des cérémonies de mariage ou des festins. Pour ce qui est des hommes, de son vivant, personne d’entre eux n’a jamais joué avec un tambour ou donné des applaudissements. Il a été même dit dans le-Sahîh qu’il avait dit «  les applaudissement sont pour les femmes, mais les hommes doivent Louer Allah. Allah a maudit les femmes qui essayent de se ressembler aux hommes et les hommes qui essayent de se ressembler aux femmes ». du moment où la chanson et battement le tambour était l’œuvre des femmes, les anciens appelaient les hommes qui s’y adonnaient des efféminés.

C’est dans ce contexte qu’il faut replacer le hadith rapporté par Aïcha (رضي الله عنها). Elle rapporte que lorsque son père (رضي الله عنه), en lui rendant visite un jour de fête, l’avait trouvé en compagnie de deux petites filles qui chantaient à la manière des Ansar le jour de Bou’ath - tout individu doté de raison sait peut être ce que les gens disent en période de guerre , s’était exclamé : « une flûte de Satan chez l’Envoyé d’Allah (صلى الله عليه و سلم) » ! et l’Envoyé d’Allah qui leur avait tourné le dos en se mettant en face du mur de rétorquer : « laissez-les Abou Bakr, chaque peuple a sa propre fête et celle-ci est la nôtre, nous les musulmans
». C’est pourquoi certains ulémas soutiennent qu’Abu Bakr (رضي الله عنه) n’aurait pas engueulé ou blâmer qui que ce soit en présence de l’Envoyé d’Allah (صلى الله عليه و سلم). Mais s’il l’a fait c’est parce qu’il  pensait que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) n’était pas attentif à ce qui ce passait.

Il ressort de ce Hadith que le Prophète
(صلى الله عليه و سلم) et ses compagnons ne s’y étaient pas habitués, d’où son appellation flûte de Satan. Et en disant : « laissez-les Abou Bakr, chaque peuple a sa propre fête et celle-ci est la nôtre », le Prophète (صلى الله عليه و سلم), venait de confirmer cette appellation. Cela veut dire que l’autorisation était liée au fait que c’était un jour de fête et qu’en dehors des jours de fête ou de mariage tel qu’indiqué dans certains hadiths, l’interdiction est de mise. Cheikh al-Albanî (رحمه الله) l’a bien détaillé dans son  précieux ouvrage au chapitre de l’interdiction des instruments de musique.  Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a donc autorisé le recours aux chanteuses les jours de fête, pour que, comme il le dit dans un hadith, « les polythéistes sachent que notre religion est pleine de divertissements ». Le hadith des deux petites chanteuses ne renferme pas quelque chose qui puisse indiquer que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) les écoutait. Dans ce cadre, il faut signaler que l’interdiction ou l’autorisation est de mise selon que la personne écoute ou entende sans le vouloir. C’est le cas en ce qui concerne le regard, il est interdit lorsqu’il est jeté à dessein.

Il ressort également de ce hadith que la chanson est exclusivement réservée aux femmes. L’imam Abou Oubayda
(رحمه الله) a défini le mot « dàff » qui signifie tambour en arabe de la manière suivante : « c’est l’instrument que battent les femme. » Voir Gharîb al-hadith 3/64. Certaines d’entre elles doivent porter le voile.



La fausse exception :


Certains ont excepté à cette règle les tambours utilisés aux champs de bataille ; alors que certains en ont rajouté la fanfare des armées. Mais, cette vision de la question est totalement fausse. À cela il y a trois raisons :

La première est que cela signifierait la restriction et la spécification du champ d’application des haditns interdisant la chanson et la musique, sans raison ; si ce n’est qu’un avis personnel ou une approbation. Ce qui est totalement interdit.

La deuxième est que ce qui est demandé aux musulmans aux temps de guerre c’est de solliciter l’aide de leur Seigneur avec des cœurs débordant de foi. Allah - تعالى - dit : «Ils t' interrogent au sujet du butin. Dis: "Le butin est à Allah et à Son messager." Craignez Allah, maintenez la concorde entre vous et obéissez à Allah et à Son messager, si vous êtes croyants. » ( Coran, 8 : 1). En outre, le fait de recourir à la musique leur empêche d’accomplir ce geste et les détourne de leur Seigneur.

La troisième est que le fait de faire recours à la musique aux champs de bataille constitue une vieille habitude des mécréants. Et, il est interdit de s’assimiler à eux ou de faire comme eux, notamment lorsqu’il s’agit d’une chose totalement interdite par Allah, le Très-Haut, telle que la musique. Voir As-Sahîha 1/145.

 « Un peuple qui déroute du bon chemin est toujours pris sous l’emprise de la polémique ». Hadith authentique.

Certains se sont également basés sur le hadith du Prophète (صلى الله عليه و سلم) relatif au jeu des éthiopiens qui se pratiquaient dans sa mosquée pour rendre licite la chanson ! Boukhari a commenté ce hadith dans son Sahih, au chapitre intitulé « jeu à la baïllonnette et au bouclier le jour de fête »

Quant à An-Nawawî (رحمه الله), il dit : le hadith suscité autorise la pratique de jeu avec des armes et autres matériels de guerre dans la mosquée. Mouslim lui dit que tout ce qui peut aider à bien préparer la guerre sainte en fait partie. Voir Charh Mouslim

Cependant, comme le dit Al-Hâfiz ibn Hadjar (رحمه الله), "quiconque parle de quelque chose qui n’est pas de son spécialité commettra de telles bizarreries".

D’autres ont pris pour argument le hadith des deux petites chanteuses que nous avions évoqué plus haut. Mais, nous citons les propos très pertinents de Ibn Qayyim (رحمه الله) : "le plus étonnant c’est que vous vous basez sur les chants de deux petites gamines qui chantaient quelques uns des vers écrits par les arabes et relatifs à la description de la bravoure, des guerres, des bonnes mœurs et des qualités innées pour une dame encore mineure pour rendre licite le fait d’écouter la musique . Quel lien existe  il entre ceci et cela ? En plus, ce hadith est leur plus grand argument ; or Abou Bakr (رضي الله عنه) avait appelé cette flûte la flûte du Satan, sans que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) ne le démente. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) l’avait autorisé parce qu’il s’agissait de deux petites mineures qui ne pouvaient pas provoquer la débauche de par leur chants. Cela peut-il être considéré comme un argument apte à légitimer le fait d’écouter de la musique, avec toutes les implications que nous connaissons. Qu’Allah soit loué ; comment les esprits ont pu atteints ce niveau d’égarement et les compréhensions faussées". Voir Madaridj As-Salikîn 1/493.

Ibn Al-Djawzî (رحمه الله) dit : Aïcha (رضي الله عنها) était à ce moment très jeune. Mais lorsqu’elle est devenue adulte, elle n’a cessé de condamner la musique, selon les témoignages rapportés d’elle. Son cousin Al-Qâsim ibn Muhammad qui était son élève condamnait lui aussi la musique et interdisait son écoute. Voir Talbîs Iblîs 229

Hafiz ibn Hadjar (رحمه الله) quant à lui dit : « certains soufis se sont fondés sur le hadith de la porte ou des deux gamines pour autoriser la chanson ainsi que le fait de l’écouter avec ou sans instrument. Mais, cette thèse est totalement récusable si on se réfère aux propos de Aïcha
(رضي الله عنها) qui avait dit à la suite de ce hadith : « elles ne sont pas des chanteuses ». Elle a ainsi nié, sur le plan sémantique, ce qu’elle avait affirmé littéralement.

Mais on s’en tient à la lettre du hadith, à son contexte et à son texte, pour amoindrir les risque de dénaturalisation de la version originale. Allah le sait mieux.
Voir Fateh Al-Bârî 2/442-443.

Certains se sont évertués à attribuer la paternité de  l’autorisation d’écouter de la musique aux compagnons du Prophète (صلى الله عليه و سلم) et à leurs successeurs ceux qui sont venus directement après eux qui n’y voyaient pas d’inconvénients !!

Cependant, Al-Fawzân (حفظه الله) dit : «  nous leur demandons de montrer la chaîne authentique des garants de ce qu’ils ont attribué à ces compagnons et ceux qui sont venus directement après eux » avant d’ajouter : «  l’imam Mouslim dit dans l’introduction de son Sahih que Abd Allah ibn Al-Moubarak a dit : « la référence fait partie des exigences de la religion, parce que sans elle n’importe qui peut avancer n’importe quoi ».

D’autres ont affirmés que tous les hadiths qui interdisent la musique ont fait l’objet de contestation de la part des savants et spécialistes de hadith !!

Ibn Baz
(رحمه الله)  dit : "les hadiths rapportés à propos de l’interdiction de la musique n’ont pas été tous contestés comme le pensent certains. Il y en a certains qui se trouvent dans le Sahih de-Boukhri qui est la meilleure référence après le livre d’Allah, des hadiths jugés  beaux  et d’autres faibles ou douteux. Malgré leur abondance et la diversité de leurs sources, ils demeurent des arguments apparents et solides en faveur de l’interdiction de la chanson ainsi que les instruments de musique".

À l’exception de Abou Hamid Al- Ghazali
(رحمه الله) qui ne connaissait pas la science des hadiths et de Ibn Hazm qui avait dit que s’il en connaissait des hadiths authentiques il l’aurait dit, tous les autres imams sont d’accord sur l’authenticité des hadiths interdisant la chanson et les instruments de musique. Al-Albânî  (رحمه الله) a bien démontré les travers dans lesquels est tombé Ibn Hazm. Cependant nombreux sont, en cette période caractérisée par l’abondances des livres des savants tendant à corriger ces hadiths, ceux qui ont cru à leur authenticité avant de le nier par la suite. Ils sont pire qu’Ibn Hazm, ils n’ont pas les compétences requises et ne se sont pas référés aux savants.

D’autres ont dit que les ulémas ont interdit la musique du fait qu’elle s’accompagnait de l’alcool dans des veillées nocturnes illicites !

Ach-Chawkânî 
(رحمه الله) dit :  « on répond que ce qui est interdit n’est pas seulement ce mélange ; car si c’était le cas l’adultère évoqué dans beaucoup de hadiths ne serait pas interdit s’il n’est pas accompagné de musique et d’alcool. En effet, dans ce contexte, la cause est illicite comme l’est l’effet. On pourrait dire la même chose à propos du verset « et n' incitait pas à nourrir le pauvre. » (Coran, 69 :34). Est-ce qu’on peut dire que la non croyance en Allah n’est interdite que si on n’incite pas à nourrir le pauvre ?

Si l’on dit que l’interdiction des choses suscitées en référence à la cause est fondée sur d’autres arguments, on répondra que l’interdiction des instruments de musique est fondée, elle aussi, sur d’autres arguments, comme nous l’avons déjà vu. »
Voir Nayl al-Awtar 8/107

Certains soutiennent que « les paroles frivoles » dont a parlé Allah dans le Coran ne signifient pas la chanson ou la musique, mais nous avons déjà répondu à cela. Qurtubî
(رحمه الله) dit "cela- à savoir dire qu’il s’agit de la musique constitue l’explication la plus plausible qui ait été donnée concernant ce hadith. Ibn Masoud a même juré trois fois par Allah qu’il s’agissait de la chanson ou la musique", avant de citer ceux qui ont soutenu  cette thèse parmi les imams ainsi que d’autres arguments. Il a également dit : «  la première thèse est la plus solide de toutes celles qui ont été avancées à propos de cette question parce qu’étayé par un hadith hautement attribué et par les avis des compagnons du Prophète (bénédictions et salut soient sur lui) et ceux de leurs successeurs immédiats ». Voit le Tafsir d’Al-Qurtubî. Ibn Al-qayyim, après avoir cité cette interprétation, a dit : «  Hâkim Aobu Abd Allah dit dans le chapitre consacré à l’exégèse de son ouvrage intitulé  Al-Mustadrak : "que celui qui est en quête de ce savoir sache que l’explication ou l’exégèse d’un compagnon du Prophète (صلى الله عليه و سلم) qui a été témoin de la révélation est un hadith mousnad (ininterrompu) ; il a dit également dans un autre endroit de son livre : «  pour nous, elle a la valeur d’un hadith hautement attribué. » (au Prophète).

Ainsi, même si leur exégèse n’est pas dénuée de toute erreur, il n’en demeure pas moins qu’elle est plus acceptable que celles des savants qui sont venus après eux. Car, ils connaissent plus que tout autre membre de la communauté le sens et la signification du livre d’Allah. C’est à eux qu’il a été révélé et c’est à eux qu’il s’est adressé en premier lieu. Ils ont également appris l’exégèse du Coran auprès du Prophète (صلى الله عليه و سلم) à travers sa science et ses actes de tous les jours. En plus, ils sont, en réalité, les arabes les plus puristes. On ne peut en aucun cas faire abstraction de leur exégèse. Voir Ighathatou al-Lahfan.

D’autres ont dit que la chanson est un acte d’adoration si son but est de servir de fortifiant dans l’accomplissement des actes d’adoration d’Allah !!!

Ibn Al-Qayyim (رحمه الله) dit : "quelle surprise ! Quelle foi, lumière, discernement, guidance ou savoir acquiert-on a en écoutant des vers chantés avec mélodies et rythmes et  qui, pour la plupart, ont été dits à propos des choses condamnées et détestées par Allah et Son Envoyer mais également passibles de sanctions. Comment quelqu’un qui bénéficie d’une capacité de discernement aussi moindre soit-elle ou qui a un cœur plein de vie peut-il s’approcher d’Allah et consolider sa foi par simple prononciation de paroles détestables auprès d’Allah qui hait celui qui les prononce ainsi que celui qui en est satsfait". Voir Madâridj as-Salikîn 1/485

Cheikh Al-Islam dit à propos de celui qui a l’habitude d’écouter de la musique : «  c’est pourquoi on constate que celui qui a l’habitude de l’écouter et de le goûter ne s’émeut pas à l’écoute du Coran. Bien au contraire, il se procure plus de plaisir en écoutant ces vers qu’en écoutant du Coran. Pire encore, ils écoutent le Coran en parlant et en jouant, alors qu’ils baissent la voix, cessent tout bruit et se montrent attentifs lorsqu’ils entendent des chants ou des applaudissements
». Voir Madjmuo’ al-Ftâwâ 11/ 557 et suite

Il y a également ceux qui soutiennent que la musique et les instruments de musique purifient  le cœur et nourrissent les sentiments, mais cela est totalement faux. Car elle provoque les désirs et les passions. Et s’il était vrai qu’il a la vertu qu’on lui donne, le cœur des musiciens aurait dû être purifié et leurs mœurs améliorées. Mais la plupart d’entre eux nous sont connus pour leurs déviation et mauvaises mœurs.



Conclusion



          Il est peut être ressortit – pour les personnes honnêtes- de cet extrait que la thèse soutenant le caractère licite de la musique est une thèse inconsidérée et qu’il n’y a pas de divergences à propos de la question. Nous devons  donc, dans la mesure du possible, conseiller les bons actes et prohiber les mauvais. Ne vous laissez pas trompés par la célébrité d’un homme à une époque où les religieux sont devenus des étrangers. Ceux qui soutiennent aujourd’hui que la musique et les instruments de musique sont licites ne font qu’encourager les caprices et la passion des gens. C’est comme s’il ne faisait que valider par des fatwas la conduite des populations. Ces genres de personnes, si vous leur posez une question, ils consultent d'abord les différents avis des ulémas, choisissent le plus facile – ou ce qu’ils considèrent comme étant le plus facile, procèdent à la recherche de preuves ou plutôt d’arguments spécieux  qui sont soit sous perfusion soit trop faibles ! Combien de fois ces genres de personnes ont utilisé ces arguments spécieux pour donner au nom de l’Islam des fatwas auxquelles ce dernier est totalement étranger ?

Efforcez-vous mon frère pour apprendre votre religion à travers le livre de votre Seigneur et la Sunna de Son Prophète (صلى الله عليه و سلم) et ne dit pas : Tel a dit, car la vérité ne s’apprend pas auprès des hommes ; c’est en connaissant la vérité que vous pouvez par la suite reconnaître les vrais hommes.

Ce que nous venons de voir est peut être suffisant pour ceux qui ont dominé leur passion après s’être soumis à leur Seigneur. Il pourra peut être purifier le cœur des croyants, rassurer ceux qui sont en proie à des doutes et démasquer tous ceux qui s’opposent à la révélation et aiment la facilité. Ceux-là pensent souvent qu’ils ont  apporté des contributions que même les anciens n’ont pas apportées, disent sur Allah des choses qu’ils ne maîtrisent pas et tombent dans l’hérésie en voulant conseiller les gens à s’éloigner des actes de débauche - qu’Allah ne leur accorde pas Sa bénédiction – alors qu’il était plus avantageux pour eux de suivre la voie des croyants. Allah le sait mieux.

Que la paix et la bénédiction d’Allah soit sur son Messager qui a montré le chemin aux croyants, sur sa famille, sur ses compagnons et sur tous ceux qui les suivent sur le droit chemin jusqu’au jour du jugement dernier.

Résumé du Rissalat Adh-Dharb Bin-nawâ li man Abaha Al-ma’azif li Al-hawâ de Cheikh Saad Ad-Dîn ibn Mouhamad ibn Al-Kabî.

Mais pour plus d’information se référer à l’ouvrage du grand Cheikh Salih ibn Fawzan Al-Fawzan « Kitâb Al-Ihlam bi naqd Kitâb Al-halal wa Al-Haram
», celui de Cheikh al-Islam ibn Al-Qayyim « kitâb as-Sama’ » et celui de Cheikh Muhammad Nassir ad-Dîn Al-Albânî (رحمه الله) « Tahrîm Âlât at-tarab »





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La musique - At-Tarab wa-l-Mûsiqa

 

 

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 19:34

Est-il est permis de prendre le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam)  comme intermédiaire pour demander à Allah  ou se rapprocher de Lui (dans l'invocation) ?

 

LE TAWASSOUL

(Placer un intermédiaire entre nous et Allah)


 

Question: Est-il est permis de prendre le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) comme intermédiaire pour se rapprocher d'Allah (dans l'invocation) ?

 

Réponse : Le mot Tawassoul comporte un sens général qu'il convient de détailler.

 

Prendre comme intermédiaire le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) ou autre, si le but est que la personne aille lui demander, alors qu'il est vivant, qu'il invoque Allah, en lui disant par exemple : " Invoque Allah pour moi pour ceci ou cela …". Il n'y a pas de mal en cela. Les Compagnons y ont pris Al 'Abbas comme intermédiaire pour demander la pluie.


Omar qu'Allah l'agrée  a dit : " Allahoumma, nous prenions notre Prophète comme intermédiaire (pour qu'il t'invoque) et tu nous donna la pluie, maintenant nous prenons l'oncle de notre Prophète comme intermédiaire, donne nous la pluie."
Puis il demanda à Al 'Abbas d'invoquer Allah ", et il le fit.


Il n'y a aucun mal à prendre un intermédiaire de cette façon, qui est : Demander à une personne vivante d'invoquer Allah.

 

Mais en ce qui concerne le Tawassoul, qui est : Prendre les morts ou les personnes absentes comme intermédiaires et demander une chose à Allah en se servant d'eux (de leur rang), cela est une innovation et ce n'est pas permis.


Car Allah  nous a ordonné de l'invoquer sans placer d'intermédiaire entre nous et Lui pour l'invoquer. Il est uniquement permis de demander au vivant  qu'il invoque Allah conformément aux preuves existantes à ce sujet. Par contre, il n'a aucune preuve affirmant qu'il est permis de demander aux morts ainsi qu'aux personnes absentes.


Quiconque le fait, alors il commet une innovation inventée dans la religion, et si en plus de cela, il y ajoute un acte d'adoration quelconque pour se rapprocher de cette intermédiaire Wassitah, alors cela est du polythéisme majeur Chirk Akbar (qui fait sortir de la religion).


C'est ce que les polythéistes faisaient Allah dit d'eux :


" Et ils prennent en dehors d'Allah ce qui ne peut ni les nuire ni leur profiter et disent : " Ceux-ci sont nos intercesseurs auprès d'Allah "
(S. Younous v   18)


 

Ceux qui ont pris en dehors de Lui des alliés (disent) : "Nous ne les adorons que pour qu'ils nous rapprochent d'avantage d'Allah" (S. Az-zoumar – Les groupes v 3)

 

De ce fait, si pour lui prendre pour intermédiaire (Tawassoul), c'est demander d'une personne morte ou absente de lui combler son besoin, ou bien en se rapprochant de lui en accomplissant un acte d'adoration quelconque, comme l'immolation الذبح , le vœu النذر , ou autre; cela est du polythéisme majeure Chirk Akbar.

 

Mais s'il vise par le Tawassoul le fait qu'il dit : "Allahoumma ! Je te demande par le droit d'untel" ou : "Je me rapproche de toi  par le biais d'untel"  et autre que cela. Cela fait partie des innovations et inventions liées à l'invocation. Et Allah est Le plus Savant

 

Source : Cheikh Salih ben Fazane AlFawzane  Voir MAjmou' Alfatawa tome 1 page 29 – 30

 

Cheikh dit dans une autre fatwa concernant le fait de demander au Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) qu'il invoque Allah pour obtenir la guérison ou chercher son intercession auprès de Lui.

 

Cheikh a répondu : cette invocation relève du polythéisme majeur Chirk Akbar car c'est une invocation destinée au Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam). demander au Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) de faire disparaître un mal ou une maladie, cela ne peut être réaliser que par Allah.


Le fait qu'il demande à autre qu'Allah, est un acte de polythéisme majeur Chirk Akbar.
Il en est de même pour le fait de lui demander son intercession (sallallahu 'alayhi wa sallam), cela est également du polythéisme majeur Chirk Akbar.


Car les premiers polythéistes adoraient les saints et disaient : " Ceux-ci sont nos intercesseurs auprès d'Allah" Avec cela, Allah les a critiqué et interdit un tel acte :

" Et ils prennent en dehors d'Allah ce qui ne peut ni les nuire ni leur profiter et disent :"Ceux-ci sont nos intercesseurs auprès d'Allah " (S. Younous v 18) 



N'est-ce pas que la religion pure appartient à Allah. Ceux qui ont pris en dehors de Lui des alliés (disent) : "Nous ne les adorons que pour qu'ils nous rapprochent d'avantage d'Allah"  (S. Az-zoumar – Les groupes v 3…)





Source : Majmou' Al fatawa  de cheikh AlFawzan Tome 1 page 31
avertissement.over-blog


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Répliques aux diffamations des ahbaches (habaches APBIF-AICP secte égarée)

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 19:38


Les maux du nationalisme

Al-imam 'Abdul-'Aziz Ibn Baaz

 


Certes, l’islam a interdit les appels de l’époque de l'ignorance (jahiliya). Il y a beaucoup de preuves textuelles qui interdisent toutes les caractéristiques et les actes de ces temps d'ignorance, exceptées les (bonnes) pratiques, que l'islam a pardonnées. Et parmi ce sur quoi il y a aucun doute, est que l'appel au NATIONALISME est certes, un de ces appels de la Jahiliya. Ceci parce que le nationalisme est un appel à quelque chose d'autre que l'islam et un appui pour quelque chose d'autre que la vérité. Et combien de crimes, de maux et de guerres sévères, de tels appels de la Jahiliya, ont amené aux gens, causant un grand mal à leurs âmes, leur richesse et leurs biens. Les conséquences de tels appels étaient une cassure de leur unité (musulmane), une récolte d'hostilité et de haine l'un pour l'autre, dans leurs cœurs et une séparation entre eux en tribus et nations!


Ibn Taimiya (rahimahullah) a dit : « tout ce qui est étranger à l'appel de l'islam et au Qur'an, comme l'origine, la terre, la nationalité, les écoles de pensée et les méthodologies, font partie des appels des jours de l'ignorance (jahiliya). Une fois, les Muhajirin et les Ansar ont débattu, au point qu'un des Muhajirin a dit :'ô Muhajirin! ' (c’est à dire, venez m'aider) Et un des Ansar a dit : ' ô Ansar! ' En entendant cela, le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : ' est-ce avec les appels de la Jahiliya que vous vous écriez, alors que je suis toujours parmi vous ?! » [Rapporté par Al-Bukhari (8/137)] Et il s’est fâché." [Majmu'-ul-Fatawa (3/456)]


Parmi les preuves textuelles concernant cette question, est la parole d’Allah, le Très-Haut : « Quand ceux qui ont mécru eurent mis dans leurs cœurs la fureur, [la] fureur de l’ignorance... Puis Allah fit descendre Sa quiétude sur Son Messager ainsi que sur les croyants. » [Sourate Al-Fath (48) : 26]


Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Quiconque abandonne l'obéissance et se  sépare de la Jama'a  et meurt ensuite, il meurt d’une mort des Jours de l'ignorance (Jahiliya). Quiconque se bat sous la bannière de l'aveugle, se fâchant pour la partialité ('asabiya), appelant vers cela, ou le soutien de cela et meurt ensuite, il meurt d’une mort des Jours de l'ignorance (Jahiliya). » [Rapporté par Muslim dans son Sahih (6/21), d'après Abu Hurairah]


Dans le Sahih Muslim (8/120) le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Certes, Allah m'a révélé que vous devez être humble. Et que personne ne doit agir fièrement et d'une manière oppressive sur un autre, ni se vanter par rapport à un autre. »


Ainsi, il n'y a aucun doute qu’appeler au nationalisme appelle à la partialité ('asabiya)! Et c'est un appel à se fâcher pour ce groupe de partisan et à se battre pour lui. Aussi, il n'y a aucun doute qu’appeler vers le nationalisme est un appel vers la transgression, la fierté et l'arrogance. Puisque le nationalisme n'est pas un mode de vie qui a été divinement révélé, qui éloignerait ses adhérents de la vantardise et de l'oppression. Au contraire, c'est une idéologie des Jours (pré-islamique) de l’ignorance, qui mène ses adhérents à se vanter de leur groupe et au fanatisme, même s'ils sont les oppresseurs et les autres les opprimés!! Ainsi ô noble lecteur, considère bien cela et la vérité t’apparaîtra clairement!

 


Une autre preuve liée à cela, est ce qui a été rapporté par At-Tirmidhi, le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « faites cesser les gens de se vanter de leurs ancêtres décédés - qui sont simplement le combustible du Feu de l'enfer - ou ils deviendront sûrement plus insignifiants à Allah que le scarabée qui frotte des excréments sur son nez. Allah vous a retiré l'esprit partisan des Jours de l'ignorance et la vantardise au sujet des ancêtres. En effet, une personne est soit un croyant pieux, soit un pécheur misérable. Tous les hommes sont les enfants d'Adam et Adam a été créé de terre. » [Hassan – rapporté par Abu Dawud (n°5116) et At-Tirmidhi (n°4233) d'après Abu Huraira et authentifié par Ibn Taimiya dans Al-lqtida (p.35)]


Et le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « en effet il n'y a aucune excellence qu'un Arabe possède sur un non-Arabe, ni non-Arabe sur un Arabe. Il (n'y a non plus d'excellence) d'un blanc sur un homme noir, ou d’un homme noir sur un blanc, sauf par la TAQWA (l'obéissance pieuse à Allah). » [Sahih – rapporté par Ahmad (5/411) et authentifié par Ibn Taimiya dans Al-lqtida (p.69)]


Ceci conformément à la parole d’Allah la Très-Haut : « Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et parfaitement Connaisseur. » [Sourate Al-Hujurat (49) : 13]


Ainsi Allah, l’Unique, préservé de tous les défauts, a précisé dans ce noble verset qu’on a fait des gens des nations et des tribus pour qu'ils puissent se connaître l’un l’autre, pas pour qu'ils puissent se vanter et être fiers l'un par rapport l'autre! Et Allah, le Très-Haut, considère le plus noble d’entre eux comme étant celui qui a le plus de piété et de taqwa. De la même façon le hadith mentionné avant contient la même signification et cela guide au fait qu'il fait partie des coutumes des Jours de l'ignorance (Jahiliya) de se vanter fièrement et d’avoir une FAUSSE FIERTÉ pour ses pères et ancêtres. C'est à quoi les appels de l'ignorance mènent, tandis que l'islam est en opposition avec tout cela. Plutôt l’islam appelle à être modeste, humble, juste et à aimer pour Allah. Il indique aussi que les vrais musulmans sincères sont seulement une des branches des enfants d'Adam et que les musulmans sont un corps uni et une structure uni; Chaque partie soutenant l'autre et chaque partie sentant la douleur dont les autres parties souffrent. Comme cela est rapporté dans le hadith authentique où le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam)  dit : « un croyant pour un autre croyant ressemble à une construction solide, une partie soutient l'autre. » - et ensuite il a entrelacé ses doigts pour montrer cela. [Al-Bukhari (no 481) et Muslim (no 2585) hadith d'après Abu Huraira]


Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) aussi a dit : "l'exemple des croyants dans leur amour mutuel et leur pitié l'un pour l'autre ressemble à l'exemple d'un corps, si une partie du corps sent la douleur, tout le corps souffre de l'insomnie et de la fièvre." [Al-Bukhari (n°6011) et Muslim (n°2586) hadith de Nu'man Ibn Bashir]


Ö les gens!! Je vous appelle au nom d'Allah. Votre nationalisme vous amène-t-il à ces manières nobles de pitié et de bonté pour les musulmans - Arabes et non-Arabes - et à avoir de la sympathie mutuelle et des rapports avec eux et à sentir la douleur quand ils expérimentent la douleur ? NON, par Allah!! Plutôt il vous amène à avoir de la dévotion pour ceux qui ont de mauvaises manières et il vous amène à décupler l'animosité et la haine pour ceux qui rejettent cette croyance fausse du nationalisme. Prends donc garde, ô musulman qui désire la sécurité et le salut et considère la réalité de cette question d’une juste considération, sans esprit partisan et désirs!! Seulement alors tu verras la réalité comme elle est vraiment. Qu’Allah nous guide, vous et moi, à la sécurité et au salut.


Et il est rapporté par l’imam Al-Bukhari dans son Sahih (8/137), qu'un jeune homme des Muhajirin et un jeune homme des Ansar se sont, une fois, disputé, donc le Muhajir a dit : 'ô Muhajirin! ' (c’est à dire, venez m'aider) Et un des Ansar a dit : ' ô Ansar! ' En entendant cela, le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : ' est-ce avec les appels de la Jahiliya que vous vous écriez, alors que je suis toujours parmi vous ?! '


Les termes Muhajiin et Ansar sont des attributs qu'Allah, l'Unique préservé de tous les défauts, aime. Et Il a très fortement loué ces deux groupes, dans Sa parole : « Les tout premiers [croyants] parmi les émigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Allah les agrée, et ils l’agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront éternellement. Voilà l’énorme succès !. » [Sourate At-Tawba (9) : 100]


Cependant, dans le susdit incident, cette attribution aux Muhajirin et chercher leur aide et l'attribution aux Ansar et chercher leur aide,  a été considéré comme étant parmi les APPELS DE L'IGNORANCE (Jahiliya)! Ainsi qu’en est-il de ceux qui adhèrent au nationalisme et y cherchent un appui et se fâchent pour cela ? ?!! Ne convient-il pas plus de considérer cela comme un des appels de l'ignorance ?! C'est une question au sujet de laquelle il n’y a aucun doute et certes, c'est une des plus claires de toutes les questions.


Et il a été établi dans le hadith authentique d'Al-Harith Al-Ash'ari, que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « je vous ordonne cinq choses qu'Allah m'a ordonné : (s’accrocher à) la Jama'a, écouter, obéir, al-hijra (l’émigration) et le Jihad dans le sentier d'Allah, le Puissant et Majestueux. Ainsi quiconque se sépare de la Jama'a d’un empan, il jette le joug de l'islam de son cou, à moins qu'il ne se repente. Et quiconque appelle avec l'appel des Jours de l'ignorance (Jahiliya), alors il fait partie du tas du FEU DE L'ENFER! » On a dit : « même s'il  jeûne et prie ? » Donc il (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « même s'il jeûne et prie. Ainsi appelez-vous (l'un l'autre) avec l'appel d'Allah qu'Allah a donné : ' Musulmans, 'Croyants, ' Serviteurs d'Allah. » [Sahih – Rapporté par At-Tirmidhi (n°2863), At-Tilyalasi (n°1161) et d'autres. Shaikh Al-Albani l’a authentifié dans sa vérification d'Ibn Abi 'Asim As-Sunna (n°1036)]


Ce hadith est absolument clair en ce qui concerne le rabaissement de l'appel au nationalisme. Ceux qui appellent vers cela méritent d'être parmi le tas amassé du Feu de l'enfer, même s'ils jeûnent et prient et prétendent qu’ils sont musulmans!! Regardez donc quelle menace dure et avertissement sévère est donné ici! Cela avertit tout musulman contre les appels des Jours de l'ignorance et de s’y embarquer, même si de tels appels sont ornés de faux discours et de mots charmeurs. Plutôt le NATIONALISME est une tromperie et une forme de suivi aveugle qui mène son adhérent au PLUS MAUVAISES et aux plus DÉTESTABLES conséquences! Et nous demandons à Allah de nous en préserver!


 

 

Article tiré du site al-manhaj.com

Source : Son Livre Naqd Al-Qawmiyat-ul-'Arabiya (pp.39-44) [Critique du Nationalisme arabe]

Traducteur : Abu Rumaysa

Traduit en français par les salafis de l’Est




source : salafs.com
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 19:24


Ce sujet du grand savant – SHeikh Sa’d Ibn Hamid Ibn ‘Atîq (rahimahullâh) – est des plus actuels qu’il soit, car le désaccord entre les musulmans et la division dans leurs rangs, est une chose des plus manifestes aujourd’hui, laissant voir ainsi la faiblesse et la désunion des musulmans à leurs ennemis…

 

SHeikh Sa’d Ibn Hamid Ibn ‘Atîq (rahimahullâh) a expliqué que parmi les causes les plus importantes responsables de la division et du désaccord, ainsi que du renoncement de ce qui provient de la voie de la vérité et de l’union, est la réalité de beaucoup de personnes qui se donnent le droit de donner des avis sur la religion d’Allâh sans science, plongeant dans les questions de science sans expérimentation et compréhension. Et certes, Allâh – Ta’âla – a prohibé le dire sur Lui sans science, que ce soit dans Ses Noms, Ses Attributs, Sa Législation et Ses Règles.

Cela est une chose qui est proche du polythéisme, et c’est la plus grave des interdictions, comme Allâh – Ta’âla – le dit :

« Dis : "Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l’agression sans droit et d’associer à Allâh ce dont Il n’a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allâh ce que vous ne savez pas". »

Coran, 7/33


Et Il – Ta’âla – dit :

« Et ne dites pas, conformément aux mensonges proférés par vos langues : "Ceci est licite, et cela est illicite", pour forger le mensonge contre Allâh. Certes, ceux qui forgent le mensonge contre Allah ne réussiront pas. »

Coran, 16/116


Et :

« Qui est donc plus injuste que celui qui invente un mensonge contre Allâh pour égarer les gens sans se baser sur aucun savoir ? Allâh ne guide pas les gens injustes. »

Coran, 6/144


Et cela a été attesté par ce que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) nous a informé de ce qu’il en sera à la fin des temps, que la science disparaîtra en faisant partir leurs savants, l’ignorance sera manifeste, et les gens prendront des ignorants pour avoir des avis (religieux) qui donneront des avis égarés. Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit, d’après un hadîth de ‘Abdullâh Ibn ‘Amr (radhiallâhu ‘anhumâ) : « Certes Allâh ne fera pas disparaître la science en l’ôtant aux hommes qui la possèdent, mais il la retirera en faisant disparaître les savants : lorsqu’il n’y aura plus un seul savant, les gens prendront pour guide des ignorants qu’ils interrogeront et qui leur donneront des fatwas sans aucune autorité. Ces ignorants sont des égarés propageant l’égarement. » Et Allâh – Ta’âla – a dit sur cette catégorie de personne :

« Qu’ils portent donc, au Jour de la Résurrection, tous les fardeaux de leurs propres œuvres ainsi qu’une partie de fardeaux de ceux qu’ils égarent, sans le savoir ; combien est mauvais [le fardeau] qu’ils portent ! »

Coran, 16/25


Et dans un autre hadîth, le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Celui qui instaure dans l’Islâm une bonne tradition en aura la récompense ainsi que la récompense de tous ceux qui l’accompliront subséquemment, sans que cela ne diminue en rien leurs récompenses. Et celui qui instaure dans l’Islâm une mauvaise tradition, il endurera le fardeau (péché) ainsi que le fardeau de tous ceux qui l’effectueront après lui, sans que cela ne diminue en rien leurs fardeaux. »

Ce qui est bien connu par nécessité dans la religion islamique, et qu’il n’y pas de religion sans groupe (des musulmans). Et il n’y a pas de groupe si ce n’est avec l’imâm (le guide). Et il n’y a pas d’imâm (de guide) si ce n’est avec l’écoute et l’obéissance. Et sortir de l’obéissance de ceux qui détiennent l’autorité des musulmans, fait partie des plus grandes causes de perversité dans les pays et entre les serviteurs (d’Allâh), ainsi que du renoncement de ce qui provient du chemin de la guidé et de la bonne orientation.
 


Source : Ad-Dourar as-Saniyyah fîl-Adjwabat in-Nadjiyyah, 9/141-143
Copié de manhajulhaqq.com

 

 


barretitre.jpg La division - Al-Firqa

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 20:50



Conseils à mes frères du groupe Tabligh - Télécharger [101,50 mn]

Par Youssef Abu Anas Étudiant, imam et prédicateur en région parisienne. Qu'Allah assiste le frère et le préserve.







Beaucoup de jeunes et moins jeunes appartiennent à la mouvance islamique nommée Jama’at Tabligh, il est nécessaire que nos frères de cette mouvance se posent les questions essentielles pour que leurs fondements religieux soient bien bâtis : Suis-je réellement le chemin de mon prophète en me basant sur le Coran et la sounna authentique selon la compréhension des pieux prédécesseurs ? Pourquoi tant de hiérarchies régissent-elles mon groupe ? Les savants de l’Islam, anciens et contemporains, pratiquent-ils ce que je pratique ? Enseignent-ils ce qu’on m’enseigne ? Imposent-ils ce qu’on m’impose ? Parce que les savants sont les héritiers des prophètes et les détenteurs de ce dépôt immense qu’est la science, il nous faut revenir à eux pour juger de nos différends et afin qu’ils nous éclaircissent la voie à suivre dans la compréhension des deux sources que sont le Livre d’Allah et la sunna purifiée.
Voici une série de questions qui furent posées au cheikh Ibn Outhaymine autour de certaines pratiques de jama’at tabligh, il nous a semblé bon de les réunir et de les traduire afin de les mettre à la disposition de nos frères francophones et surtout de nos frères qui se proclament partisans de ce groupe. Nous y avons rajouté une série de conseils de notre frère Youssef Abou Anas qui nous explique les origines de cette mouvance et ses pratiques.

Youssef Abou Anas



Conseils précieux à nos frères tabligh (jama’at tabligh)

Par son éminence
Cheikh Al-Outhaymine

Compilé et Traduit par
Abû Zaynab al djazairi
Revu par
Abu Hamza Al-Germâny
Publié par
Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)


Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Introduction du traducteur

Louange à Allah, Le Puissant, à Lui appartient la création et le commandement, Il sait ce que chaque âme accomplit ; il fait ce qu’il veut et Il est le Sage ; à Allah appartient la preuve évidente, s’Il avait voulu, il vous aurait tous guidés vers le droit chemin.

Je loue mon Seigneur, le remercie, je me repens à Lui et Lui demande pardon ; et je témoigne qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, l’Unique sans associés, le témoignage de la vérité et de la certitude ; et je témoigne que notre prophète et notre maître Mohammed est son serviteur et son messager le véridique et le loyal, Seigneur ! Prie sur ton serviteur et ton messager Mohammed, et salue-le et bénis-le ainsi que sa famille et ses compagnons jusqu’au jour du jugement dernier.

Parce que les savants sont les héritiers des prophètes, et les détenteurs de ce dépôt immense qu’est la science, il nous faut revenir à eux pour juger de nos différends et afin qu’ils nous éclaircissent la voie à suivre dans la compréhension des deux sources que sont le Livre d’Allah et la sunna purifiée.

Avec la disparition ces dernières années de plusieurs éminents savants, on ne peut que se rappeler la parole de notre prophète (que la prière et la paix soient sur lui) :

« Allah ne prend pas la science en l’arrachant aux gens, mais Il la reprend en reprenant l’âme des savants jusqu’à n’en laisser aucun. Dès lors, les gens mettent à leur tête des ignorants qui lorsqu’ils sont interrogés sur certains points, donnent leur avis en se basant sur aucune science : Ils s’égarent ainsi et égarent les autres » Rapporté par Al-Bukhari et Muslim selon ‘Abdullah ibn ‘amr ibn al ‘as  

Parmi ces imams de la sunna qui ont marqué notre époque, était son éminence l’érudit Mohammed Ibn Salih Ibn Outhaymine (qu’Allah lui fasse miséricorde) qui fut, par sa science dans de très nombreux domaines tels que la croyance et le fiqh, une des principales références pour les gens de la sunna en général et plus particulièrement pour les étudiants en théologie.

Voici une série de question qui furent posées au cheikh Ibn Outhaymine autour de certaines pratiques de jama’at tabligh, il nous a semblé bon de les réunir et de les traduire afin de les mettre à la disposition de nos frères francophones, et ceci pour plusieurs raisons :

   Éclaircir la position du cheikh (qu’Allah lui fasse miséricorde) et de lever quelques ambiguïtés quant à son adhésion totale à toutes les pratiques des membres du groupe tabligh, comme on l’a injustement propagé.

Mettre en garde contre certaines croyances et pratiques n’ayant aucune origine, ni dans le Livre d’Allah et la sunna authentique, ni dans les pratiques de nos pieux prédécesseurs.

Mettre en application la parole de notre prophète : « La religion, c’est le bon conseil » Rapporté par Mouslim selon Tamim ibn awç ad-dari

Appliquer la règle connue chez les savants du hadith : le jarh (la critique) prévaut sur le ta’dil (l’attestation d’honorabilité). Ainsi que la parole du compagnon Houdayfa ibnoul yemen : « Les gens questionnaient le prophète au sujet du bien, et moi je le questionnais au sujet du  mal, de peur que celui-ci ne m’atteigne » Rapporté par Al-Boukhari.

Ces questions et réponses sont tirées et traduites de trois différents ouvrages du cheikh (voir les copies de références de ces ouvrages) :
« sahwatoul islâmiya  dawâbite wa tawjîhâte » : aux éditions dar el qasim,  Riyadh
« charhou kachfou choubouhate » aux éditions dar el athariya,  Riyadh
« charhou riyadou sâlihîne »

Je demande à Allah le Tout Puissant d’accepter ce modeste travail, et qu’Il nous mette parmi ceux dont Il a loué les actions dans Sa Parole lorsqu’Il dit :

« Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la salat, acquittent la Zakat et obéissent à Allah et à son Messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est puissant et Sage »
Sourate At-Tawba verset 71 

Abû Zaynab al djazairi
Le 15 rabi’ awwal 1423 (2002)
Questions et Réponses tirées de l’ouvrage :
« sahwatoul islâmiya »


La pratique de la jawla n’a aucune origine

Question 96 page 274 :
Quel est le jugement concernant la pratique des jawlas maqamiya et intiqaliya, sachant que certains prétendent que cela a été pratiqué par le messager d’Allah et ses compagnons ?

Réponse : Quant à affirmer que ceci a été pratiqué par le prophète et ses compagnons, je ne connais aucune preuve, donc ceux qui prétendent cela doivent apporter des preuves afin de nous y guider, et nous les accepterons et les appliquerons incha Allah.
 

Les invocations en groupe n’ont aucune origine

Question 102 page 282 :
Quel est le jugement quant au fait d’invoquer Allah en groupe après le bayâne (discours des membres du tabligh) ou encore avant de sortir de la mosquée pour la jawla ?

Réponse : L’invocation en groupe, que ce soit après le bayâne, ou avant de sortir de la mosquée pour le prêche n’a aucune origine, ceci est une forme d’innovation. C’est pour cela qu’il faut diriger ceux qui pratiquent cela et leur prouver que cette pratique n’a aucune origine dans la législation, et afin que leurs actes soient en conformité avec la religion d’Allah.


La personne doit prêcher les gens qui lui sont proches

Question 58 page 211 :
Quel est le jugement quant à l’appel vers Allah des populations se trouvant à l’étranger, qu’elles soient d’origine arabe ou autre, car beaucoup de prêcheurs se consacrent à cela et insistent fortement ?

Réponse : A mon avis, la personne doit prêcher les gens proches de lui, car Allah a indiqué en premier lieu à son Messager Muhammad :

« Et avertis les gens qui te sont le plus proches » sourate les poètes v : 214

En effet, s’il y a la possibilité dans son pays de prêcher et d’éduquer les gens, alors on ne doit pas se rendre dans un autre pays, même si celui-ci est un pays voisin. Lorsque son pays connaît une constance dans la pratique d’une manière souhaitée, on peut se rendre au second pays puis au troisième. Ceci, car Allah a dit à son messager :

 « Et avertis les gens qui te sont le plus proche » et
Il a dit à l’ensemble des croyants :

 « Ô vous les croyants ! Combattez d'abord les mécréants avoisinants; et qu’ils trouvent de la dureté en vous. Et sachez qu’Allah est avec les pieux. »
Sourate at-tawba v : 123

Quant au fait de se rendre en Amérique, en Russie ou ailleurs pour le prêche, ceci ne fait pas partie de la sagesse. La sagesse consiste à rectifier les gens de son pays avant tout et de sa famille avant toute chose, puis les gens les moins éloignés, et ainsi de suite, ceci en conformité avec ce qu’Allah le Loué a indiqué à son prophète.


Limiter les sorties à des durées précises n’a aucune origine dans la sunna


Question 95 page 273 :
Quel est le jugement quant aux sorties de 3 jours, 40 jours, 4 mois avec le groupe tabligh ?

Réponse : Limiter les sorties pour le prêche vers Allah et pour visiter ses frères, 40 jours ou une semaine, un mois, ou une autre durée n’a aucune origine dans la sunna, à ma connaissance. Mais quant à ceux qui prennent ce temps par souci de se mettre des limites et par souci d’organisation tout en sachant que la période n’est pas le but voulu, mais seulement un moyen, il n’y a en cela aucun mal tant que ceci n’est pas considéré ou pris comme une adoration.


Comment le prêche peut-il être fait sans science ?

Question 106 page 284 :
Ce qui est connu de cette jama’a, c’est avant tout son désintéressement envers la science, ainsi que son rejet face à ceux qui étudient. D’après leurs paroles, les compagnons ne recherchaient pas tous la science, et certains parmi eux étaient savants, mais la plupart d’entre eux se préoccupaient plutôt du prêche sur le sentier d’Allah. 

Réponse : Ceci fait partie de l’ignorance, et du manque d’importance donné à la science et je ne sais vraiment pas comment peut se faire leur da’wa sans science. Car la da’wa n’est valable qu’avec la science selon la parole d’Allah :

« Dis : voici ma voie, j’appelle les gens (à la religion) d’Allah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente »
sourate yussuf v.108 


Il est impossible que la personne soit un prêcheur tant qu’elle n’est pas savante sur le sujet vers lequel elle appelle, et il est donc obligatoire à ceux qui appellent vers Allah d’apprendre avant tout puis d’appeler les gens.


Il est possible de se rendre au hajj et de prêcher en même temps

Question 104 page 283 :
Concernant le fait de donner la préséance à la sortie (khourouj fi sabili lâh) sur le hajj : il a été demandé à une personne, ne veux-tu pas d’abord accomplir le hajj ? ; il répondit non, car j’ai d’abord fait l’intention de sortir. Quel est votre avis à ce sujet ?

Réponse : Le fait de repousser le pèlerinage tout en ayant les moyens de l’accomplir a été un sujet de divergence entre les savants, certains ont affirmé que l’on pouvait repousser le pèlerinage, même si l’on a les moyens de l’effectuer dans l’immédiat. Cependant, cet avis n’est pas authentique, car il n’est pas permis à la personne de repousser le hajj afin de sortir pour le prêche, mais le fait d’effectuer le hajj permet en même temps d’y faire da’wa vers Allah, puisque la possibilité de faire le prêche pendant le hajj est plus aisée et propice. La personne douée de raison peut se rendre au hajj et y prêcher vers Allah.


L’i’tikaf une fois par semaine est une innovation

Question 103 page 282 :
Quel est le jugement concernant l’i’tikaf (retraite spirituelle) hebdomadaire, tous les jeudis dans les marakiz (centre tabligh) sachant qu’ils utilisent le hadith suivant comme preuve : « celui qui pratique l’i’tikaf une nuit dans une des maisons d’Allah, Allah mettra entre lui et le feu trois fossés. Entre deux fossés, il y a la distance contenue entre les cieux et la terre. »

Réponse : L‘i’tikaf tous les jeudis, lors de la nuit du vendredi, est sans nul doute une innovation, car il n’est pas rapporté du prophète qu’il réservait le jour du jeudi pour l’i’tikaf, mais il a effectué l’i’tikaf pendant le mois du ramadan, au début, puis au milieu puis à la fin de ce mois ceci à la recherche de la nuit du destin.
Puis quand le prophète fut informé que cette nuit se trouvait dans les dix dernières nuits de Ramadan, il pratiqua l’i’tikaf jusqu’à sa mort pendant les dix dernières nuits. Il n’a jamais pratiqué l’i’tikaf hors du mois de Ramadan, sauf une année où il ne le pratiqua pas au début de Ramadan et  l’effectua pendant le mois de chawal. Il autorisa ‘Umar ibnul Khatab à accomplir le vœu qu’il avait effectué : celui de faire l’i’tikaf à la mosquée sacrée de La Mecque. Quant au hadith cité plus haut, il n’est pas authentique.
(Rapporté par At-Tabari et Al-Bayhaqi : classé faible).


Le cheikh (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit page 271 :

Il y a un point les concernant qu’il faut soulever : certains d’entre eux pensent que les récompenses citées autour du jihad sur la voie d’Allah les concernent, et ceci n’est pas le cas. Les versets et les hadiths liés au sentier d’Allah concernent le jihad contre les mécréants, et non la sortie pour le prêche vers Allah : même si le prêche est considéré comme étant sur la voie d’Allah dans un sens large. La voie d’Allah comprend deux sens, un général et un plus précis, et les sources (du Coran et de la sunna) évoquent la récompense du martyr, du combat et de la dépense pour le jihad, qui est le jihad des ennemis par le combat.


Le cheikh a dit pages 272, 273 :

Mais ce groupe d’après ce que je vois a besoin de science, car il m’a été rapporté que nombre de leurs adeptes négligent l’étude de la religion, et ils ne s’y consacrent pas. Ils disent que se consacrer à la science est le travail des savants, et ceci est une erreur, et c’est ce que je leur reproche.

Aussi il m’est parvenu que les dirigeants de ce groupe en dehors de notre pays (l’Arabie Saoudite) ont une croyance égarée, et si cela s’avère être vrai, alors il est obligatoire de mettre en garde contre eux, et de limiter le prêche à l’intérieur de notre pays d’une manière instituée (en conformité avec la loi), car dans notre pays il y a des savants. Où a été envoyé l’islam ? N’est-ce pas dans notre pays ? Et la foi reviendra à Médine et c’est pour cela que le prophète a dit : « sortez les juifs et les chrétiens de la péninsule arabique » et dans une autre version « sortez les polythéistes de la péninsule arabique. »

Rapporté dans la première version par ibn hajar dans Talkiçul khabir (4/139)  Al-Boukhari ainsi que Mouslim dans la version « sortez les polythéistes de la péninsule arabique » : et dans une version de Mouslim « sortez les juifs et les chrétiens de la péninsule arabique jusqu'à ce qu’il n’y reste que des musulmans » Pourquoi ceci est-il propre à la péninsule arabique ? Parce que cette région a une position importante, et pour que ne s’y mélangent pas plusieurs religions, l’islam et la mécréance.



L’explication du groupe tabligh de « lâ ilâha illa lâh » est-elle authentique ?

Question 101 pages 279, 280,281 :
La plupart des partisans de ce groupe (tabligh) expliquent la parole « il n’y a de divinité en toute vérité qu’Allah » par : « sortir du cœur les fausses certitudes dans les choses, et rentrer la vraie certitude en Allah, que c’est Allah qui créer, pourvoit à la subsistance, gère toute chose… » Est-ce que cette explication est juste ? Si elle ne l’est pas, quelle est la vraie explication ?

Réponse : Cette explication n’est pas juste, car expliquer l’attestation de foi par cette définition, ne définit que le Tawhîd de la seigneurie seulement. Et ce qui est connu, c’est que le Tawhîd de la seigneurie seul ne permet pas à la personne de rentrer dans l’islam, car s’il permettait de rentrer dans l’islam et donc de rendre les biens de la personne sacrés ainsi que sa personne, alors les polythéistes vers qui le prophète a été envoyé auraient été musulmans, car ils croyaient d’une foi complète et ont accepté qu’Allah était le seul créateur, Lui seul gère toute chose dans Sa création. Mais le prophète a autorisé de les combattre, de prendre leurs biens, ainsi que leurs femmes et leurs enfants, et d’hériter de leurs terres.

Quant à la signification authentique de la parole d’unicité, elle est :

Il n’y a pas d’adoré en toute vérité sauf Allah et toutes les adorations en dehors de celle d’Allah sont des adorations nulles comme a dit Allah :

« Il en est ainsi parce qu’Allah est la Vérité, et que tout ce qu’ils invoquent en dehors de Lui est faux et qu’Allah, c’est lui le Haut le Grand »
sourate Luqman v.30.


Et les musulmans n’ont compris de cette parole immense que cette signification, mais les polythéistes eux-mêmes ont compris cette parole immense de la vraie manière, et c’est pour cela qu’Allah a dit à leur sujet :

« Quand on leur disait (aux polythéistes) point de divinité à part Allah ; ils se gonflaient d’orgueil, et disaient : Allons-nous abandonner nos divinités pour un poète fou ? »
sourate les rangés v35.36


Ceci prouve que les polythéistes avaient mieux compris la parole d’unicité lâ ilâha illalâh que ceux qui l’expliquent de la manière citée au début, que c’est Allah qui crée et pourvoit à la subsistance.

Ceci est un point très important, et la personne doit se repentir envers Allah de cette explication fausse de la parole d’unicité, et revenir vers la vraie explication autour de laquelle les musulmans sont en accord. Quant à ceux qui ne comprennent de la parole d’unicité que cette explication, ils rejoignent dans leurs compréhensions les polythéistes parmi ceux qui ont combattu le prophète ; la signification de cette parole immense est  « il n’y a d’adoré en toute vérité qu’Allah ». La personne qui m’a questionné doit revenir à la vérité. Le Tawhîd de la seigneurie est une chose et le Tawhîd de la divinité en est une autre, et l’un ne se complète pas sans l’autre.


Le Tawhîd de la seigneurie est prouvé par la parole d’Allah :

« Ton Seigneur, c’est Lui vraiment le Grand Créateur, l’Omniscient »
 sourate al-hijr v86

« Louange à Allah Seigneur de l’univers »
Al-fatiha v.2


Quant au Tawhîd de la divinité, il est prouvé par la parole d’Allah :

« Allah atteste, ainsi que les anges et les doués de science, qu’il n’y a point de divinité à part lui, le Mainteneur de la justice. Point de divinité à part Lui, le Puissant, le Sage ! »
Ali ‘imran v.18


Qu’il se repente donc envers Allah, et qu’il sache que seul Allah mérite l’adoration sans associé. Nous demandons à Allah de nous guider tous ainsi que nos frères, vers la voie droite, le chemin de ceux qu’Allah a comblé de Ses bienfaits parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs et les pieux.     


L’adoration est un ordre arrêté

Question 98 page 276 :
Je suis sorti (avec le groupe de tabligh), et dans le programme il y a un moment où nous nous divisions en petit groupe afin de réciter les dix dernières sourates du Coran, ainsi que le tachahoud. Quel est le jugement concernant cet acte qui est en majorité pratiqué comme un acte pour se rapprocher d’Allah (adoration).

Réponse : L’adoration est un ordre arrêté (on ne peut ni y ajouter ni en diminuer quelque chose), il est donc interdit à la personne d’instituer autre chose que ce qu’Allah et son prophète ont institué, car Allah a reproché à ceux qui ont suivi autre chose que ce que Lui et son messager ont institué, Il dit :

« Ou bien auraient-ils des associés (avec Allah) qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? Or, si l’arrêt décisif n’avait pas été prononcé, Il aurait tranché entre eux »
Ash-shura v.21

L’adoration est arrêtée quant à sa pratique, sa quantité, sa forme, sa période, son lieu. Il faut donc que l’adoration suive la loi, quant à ce qui a été rapporté par la personne qui m’a questionné, ce programme dans la récitation, s’il a été rapporté de notre prophète alors nous l’accepterons. Autrement, il y a dans ce que le prophète nous a apporté ce dont nous avons besoin. Je ne connais rien, venant du prophète, de semblable dans le dhikr et la lecture du Coran, je conseille donc aux frères qui pratiquent cela, de l’abandonner pour un acte que le prophète a réellement pratiqué, car cela est mieux pour eux.


Les six qualités auxquelles appellent jama’at tabligh illustrent des manquements probants

Question : 100 pages 278,279
L’appel du groupe tabligh, tourne autour de ce qu’ils appellent les six qualités qu’avaient les compagnons. Est-ce que ces qualités ont une origine dans le Coran et la sunna ? Et quel est votre avis sur ces qualités ?

Réponse : Les qualités auxquelles appellent nos frères du groupe tabligh, sans aucun doute, sont de bonnes qualités, mais ce ne sont pas les qualités qui regroupent les caractéristiques des prêcheurs vers Allah, ainsi que ceux qui sont appelés vers cette voie. Ils ont abandonné des qualités plus importantes et plus immenses que ce à quoi ils appellent, et ceci (les 6 qualités) ne reste qu’un effort de déduction de leur part, et c’est pour cela que nous avons écrit à certaines personnes que cette manière de prêcher illustre un manque, et qu’il fait partit de leur obligation de construire leur da’wa autour de ce que nous a apporté le prophète comme religion. Ceci, d’après le hadith de Umar ibnul khattab qui a dit : « Un jour que nous étions assis auprès de l’envoyé d’Allah voici qu’apparut un homme aux habits d’une vive blancheur, et aux cheveux d’une noirceur intense, sans marques de voyage visibles sur lui, personne parmi nous ne le connaissait. Il vint s’asseoir en face du prophète plaça ses genoux contre les siens et posa les paumes de ses deux mains sur ses cuisses, il lui dit : ô Muhammad informe-moi au sujet de l’islam. L’envoyé d’Allah lui répondit : l’islam est que tu témoignes qu’il n’est pas de divinité si ce n’est Allah et que Muhammad est l’Envoyé d’Allah ; que tu accomplisses la salat ; verse la Zakat ; jeunes le mois de Ramadan et effectues le pèlerinage vers la Maison Sacrée si tu en as la possibilité. Tu dis vrai ! dit l’homme.

Nous fûmes pris d’étonnement de le voir interrogeant le Prophète et l’approuver.

Et l’homme de reprendre :
Informe-moi au sujet de la foi. C’est répliqua le prophète de croire en Allah, en ses anges, en ses livres, en ses messagers, au Jour Dernier et de croire dans le destin imparti pour le Bien et le Mal,

Tu dis vrai, répéta l’homme qui reprit en disant : informe-moi au sujet de la perfection ; c’est répondit le prophète que tu adores Allah comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes, Lui te voit…. Jusqu'à la fin du hadith ou le Messager d’Allah dit : ceci est Jibril, qui est venu vous enseigner votre religion. » Rapporté par Mouslim n°8.

Si nos frères du groupe tabligh construisez leur da’wa autour de ces règles que le prophète a nommées religion cela serait mieux et plus juste.



Le vrai sens de la certitude « Al-Yaqîne »

Le cheikh (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit dans son commentaire du livre kachfou choubouhâte page 43.

Il y a des gens qui expliquent la parole lâ ilâha illallâh par « sortir du cœur la certitude dans les choses, et rentrer la vraie certitude en Allah » cette explication est fausse, aussi nos pieux prédécesseurs ne la connaissaient pas, et la signification de lâ ilâha illallâh ne veut pas dire avoir la certitude en Allah, et sortir la certitude en d’autres choses, car ceci est impossible, puisque la certitude en d’autres choses est confirmée, Allah a dit :

« Vous verrez, certes, la fournaise puis, vous la verrez certes, avec l’œil de la certitude »
sourate At-Takathur  v.6.7

Quant au fait d’avoir la certitude dans les éléments visibles cela n’annule pas le Tawhîd.


Le khourouj est-il raisonnable ?

Le cheikh (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit dans son commentaire de l’ouvrage Riyadou sâlihine tome 5 pages 116,117.

En ce qui concerne l’explication du hadith relaté par sa’d ibnu abi waqaç ou le prophète à dit : « la personne qui dépense pour entretenir la veuve et le pauvre est comme celui qui combat sur la voie d’Allah : je crois qu’il a dit : il est tel le prieur qui ne cesse de prier et tel le jeûneur qui ne rompt pas son jeûne. » Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim

Dans ce hadith, il y a la preuve de l’ignorance de ceux qui s’en vont à droite et à gauche et abandonnent leurs familles dans leurs maisons ainsi que leurs femmes, et ils ne laissent personne pour s’occuper d’eux alors qu’ils ont besoin d’une personne qui dépensera pour eux, et les surveillera, ainsi que d’autres besoins. Tu les vois se déplacer dans les villes ou dans les régions ou probablement le besoin ne se fait pas sentir, mais ce n’est qu’une chose qu’ils apportent d’eux-mêmes, en croyant que cela est mieux que de rester auprès de leurs familles, et que de s’occuper de leurs enfants, garçons et filles, ainsi que de leurs épouses et tous ceux qui sont sous leur garde : ils sortent et prétendent qu’ils guident les gens, alors qu’eux-mêmes abandonnent leurs familles qui sont prioritaires sur tous les autres pour ce qui est du bon conseil, Allah dit :

« Et avertis les gens qui te sont le plus proche »
sourate Les poètes v. 214


Commence par tes proches avant toute autre personne, quant à ceux qui partent pour le prêche vers Allah un jour ou deux, ou autre puis reviennent vers leurs proches le plus tôt possible cela ne les affectera pas, mais nous parlons des gens qui partent quatre ou cinq mois ou un an, laissant leurs familles. Sans aucun doute les actes de ces gens-là viennent prouver leur manque de connaissance dans la religion d’Allah alors que le prophète a dit : « celui à qui Allah veut du bien, il lui fait comprendre la religion » rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

Celui qui comprend la religion est celui qui connaît les choses et les prend en considération, et c’est celui qui entrent dans les demeures par les bonnes portes, afin d’y appliquer ce qui lui est prescrit.


Conclusion

Nous invitons tous nos frères du tabligh (qu’Allah les préserve et les mène au succès) à se cramponner au Coran et la sunna selon la compréhension de nos pieux ancêtres. Les plus pieux de cette communauté ont invité à l’islam de la meilleure façon, le récit de leurs vies est préservé dans les livres et nos mémoires. Aucun n’a prêché à la manière des tabligh.
Le fait d’être sincère et d’aimer le bien pour les autres ne suffit pas pour que l’œuvre soit agréée de notre Seigneur, il faut que cette dernière soit conforme à la voie de notre prophète et ceux qui l’ont suivi. Aimer la daawa est une qualité magnifique, c’est pour cela que nous invitons chacun de nos frères du tabligh à bien considérer les beaux conseils du savant Al-Othaymine et d’y arrêter son regard et son cœur. 
Parce que notre devoir de fraternité nous enjoint au conseil, ce conseil vous est offert chers frères et sœurs, ouvrez-lui vos poitrines et sachez qu’Allah aime ses serviteurs repentants.


source : islamhouse






Fatawa des Savants de la Sounnah
 concernant les égarements des  Tablighs


Dernière fatwa de Cheikh ibn baz (Qu'Allah lui fasse Miséricorde) quant à la mise en garde de la  Jama'a des Tablighs

Au nom d'Allah, Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux.

Cheikh ibn Baz -Qu'Allah lui fasse miséricorde - fut interrogé sur la Jama’a des Tablighs comme suit:  
« Nous entendons parler, cheikh, de la Jama’a des Tablighs et de la Da’wa dont ils se chargent, alors me conseillez- vous d’adhérer à cette Jama’a ?
J’aimerais que vous m’exhortiez et me conseilliez et qu’Allah vous accorde une grande récompense. »

Le cheikh répondit:   
« Tout individu qui appelle à Allah est « Mouballigh »[1], « Transmettez de moi ne serait-ce qu’un verset »[2] mais la Jama’a des Tablighs qui est connue, d’origine indienne est pleine de fables, d’innovations et de formes de polythéisme, alors il n’est pas permis de sortir avec eux, sauf pour une personne qui aurait de la science et qui sortirait avec eux dans le but de les réprimander et de les instruire. Mais si l’individu[3] sort dans l’unique but de les suivre, alors non!
Car ils regorgent de légendes et d’erreurs, et un manque de science.
Par contre s’il y a un groupe qui prêche, autre que ces derniers, formée de gens ayant la connaissance et la science, alors que l’individu sorte avec eux pour la Da’wa à Allah. Ou bien si l’individu possède des connaissances et de la science, qu’il sorte avec eux pour les éclairer, les réprimander, les exhorter vers le bien, les instruire afin qu’ils délaissent leur Minhaj faux et qu’ils reviennent à la voie de Ahl as- Sounnah wal Jama’a »
[4]  

fin de citation

[[  Alors que la Jama’a des Tablighs et ceux qui s’y rattachent tirent profit de cette Fatwa basée sur leur vraie apparence, leur dogme, leur Minhaj, les écrits de leurs guides qu’ils suivent aveuglément !!  ]]

[1] Littéralement: transmetteur - la traductrice.
[2] « Transmettez de moi ne serait-ce qu’un verset » : ceci est un Hadith du Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) le correcteur.
[3] C’est à dire la personne qui a de la science - le correcteur.
[4] [Tirée d’une K7 ayant pour titre: « La Fatwa de cheikh ‘Abdoul ‘Aziz ibn Baz au sujet des Tablighs » et cette Fatwa fut donnée à Ta-if, deux ans environs avant la mort du cheikh. Et celle-ci rend caduque les ruses de la Jama’a des Tablighs qui utilisent des paroles anciennes du cheikh, en effet ces paroles furent prononcées avant que le cheikh ne connaisse leur vrai apparence et leur Minhaj]  





Fatwa importante émise par le cheikh des Mouhaddithines à notre époque, Mouhammad Naciroud-dine al-Albany ( Qu'Allah lui fasse miséricorde)

« Que pensez-vous de la Jama’a des Tablighs, est-il permis au Talib al ‘Ilm ou autre de sortir avec eux en ayant pour intention d’appeler à Allah ? »

Réponse: « La Jama’a des Tablighs ne se base pas sur Le Livre d’Allah, la Sounnah de Son Messager, et  le cheminement des Salafs Salihs. Et puisqu’il en est ainsi il n’est pas permis de sortir avec eux, car cela s’oppose à notre manière (Minhaj) pour transmettre le Minhaj des Salafs Salihs.
En effet, pour faire la Da’wa à Allah, c’est le savant qui doit sortir , quant à ceux qui sortent avec eux il leur incombe de rester dans leur pays et d’apprendre la science dans leurs mosquées jusqu’à ce que parmi eux se forment des savants qui  prendront leur rôle dans la Da’wa à Allah.
Donc  le Talib al ‘Ilm doit appeler ces gens, dans leur pays à apprendre le Coran et la Sounnah et à y appeler les gens.
De plus la Jama’a des Tablighs ne se préoccupe pas de l’appel au Coran et à la Sounnah comme principe général, mais ils considèrent cette Da’wa comme étant cause de division et c’est pourquoi cette Jama’a se rapproche étroitement de la Jama’a des frères musulmans (Ikhwane al Mouslimine).
Ils disent que leur Da’wa est basée sur le Coran et la Sounnah, mais ce ne sont que des revendications, ils n’ont en fait aucune ‘Aquida qui les réunit, l’un est Matouridi, l’autre Ach’ari, l’autre soufi, et l’autre n’ayant pas de voie particulière...
Et ce, car leur Da’wa  a pour principe de tout ramasser puis d’instruire, seulement ces gens n’ont aucune connaissance, il s’est écoulé plus d’un demi-siècle, sans qu’aucun savant ne naisse en leur sein.
Alors que nous, nous disons : « Instruis, puis réunis », afin que le regroupement soit fondé sur des bases ne comportant aucun désaccord!

En somme la Da’wa des Tablighs est un soufisme moderne, elle appelle au bon comportement, quant à l’amélioration du dogme de la communauté, elle ne l’effleure pas, car, selon eux, ça diviserait.

De plus des courriers entre le frère Sa’d al Houçayyne et le président de la Jama’a des Tabligh en Inde ou au Pakistan, furent écrits, et ces correspondances prouvent qu’ils (les Tablighs) revendiquent le Tawassoul, le fait de demander secours, et d’autres choses du même genre, tout comme ils demandent à leurs partisans de porter pacte d’allégeance à quatre voies, parmi celles-ci: « at-Tariqa an-Nakchabandiya », et donc tout Tablighi se doit de porter pacte d’allégeance à ces principes.

Et l’on pourrait s’interroger de la sorte: 
Par leur intermédiaire beaucoup de gens sont revenus à Allah et même certains se sont convertis, cela  ne suffit-il pas à accréditer le fait de sortir avec eux et de prêcher avec eux ?

Nous répondrons comme suit: 
Ces paroles-là nous les connaissons, et les entendons souvent, nous les connaissons des Soufis, à titre d’exemple un cheikh peut avoir une ‘Aquida corrompue, ne rien connaître de la Sounnah, manger à tort l’argent des gens et paradoxalement être la cause pour beaucoup de pervers, de revenir à Allah !!…

Effectivement toute Jama’a qui appelle vers un bien a forcément des partisans, mais nous, nous regardons de manière générale à quoi ils appellent ?!… 
Appellent-ils à suivre Le Livre d’Allah, les Hadiths de Son Messager (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) et la ‘Aquida des Salafs Salihs, et à ne pas suivre les Madh-hab aveuglément ?

Appellent-ils à suivre la Sounnah où qu’elle puisse se trouver et de quiconque elle puisse provenir …?!…

Par conséquent, la Jama’a des Tablighs n’a pas un Minhaj basé sur la science, mais leur Minhaj dépend du lieu où ils se trouvent, ils prennent une couleur différente. »
[1]

[1] Cf. « Al Fatawa al Imaratiya » de cheikh al Albany p. 73; p.38






Série de fatawa des savants N°1 cheikh Salih ibn Fawzan al Fawzan (Qu'Allah le préserve)

Au nom d'Allah, Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux.

Cheikh Salih ibn Fawzan al Fawzan, Membre de l’assemblée des grands savants -Qu’Allah le protège- fut interrogé de la sorte :  

Q : « Que pensez- vous de ceux qui sortent du royaume pour faire la Da’wa alors qu’ils n’ont jamais étudié la science, de plus ils incitent les autres à faire de même, en répétant des principes (slogans) étranges. Ils prétendent que ceux qui sortent dans le sentier d’Allah  pour la Da’wa, Allah les illuminera et ils prétendent que la science n’est pas une condition indispensable, et vous savez que celui qui sort du Royaume (de l’Arabie Saoudite), sera confronté à des doctrines, des religions et des questions. Ne pensez-vous donc pas, cheikh, que celui qui sort dans le Sentier d’Allah se doit d’être armé pour affronter les gens et d’autant plus qu’en Asie de l’Est, ils combattent le revificateur de la Da’wa le cheikh Mouhammad ibn ‘AbdilWahhab.  
J’aimerais de votre part une réponse exhaustive dont tout le monde pourrait profiter. » 

R : « Le fait de sortir dans le sentier d’Allah ce n’est pas le Khourouj auquel eux, font allusion. Sortir dans le sentier d’Allah c’est la Sortie pour la conquête, quant à ce qu’ils nomment Khourouj et bien ceci est une innovation, qui n’a pas d’origine chez les Salafs.

Ainsi, le fait de sortir pour appeler à Allah n’est pas conditionné par des jours déterminés; mais l’individu appelle plutôt à Allah en fonction de ses capacités sans pour autant s’imposer un groupe particulier ou un nombre de 40 jours, ou plus, ou moins!

De même, parmi les critères que le prêcheur devra remplir, il y a : la science.
Il n’est pas permis à l’individu d’appeler à Allah alors qu’il est ignorant Allah dit:


Traduction relative et rapprochée: (Dis : Voici mon chemin j’appelle à Allah avec clairvoyance)[1]

C’est-à-dire avec science, car le prêcheur doit connaître ce à quoi il appelle, s’il s’agit de l’obligation, de la recommandation, de l’illicite, du détestable, et il doit savoir ce qu’est le polythéisme (Chirk), le péché, la mécréance, la perversité, la désobéissance, et il doit connaître les étapes de la réprobation et la manière de la faire.

Donc le Khourouj qui détourne de la quête de la science est nul car la quête de la science est une obligation et ceci ne peut se réaliser que par l’apprentissage et non par l’illumination, ceci étant purement superstition de la part des soufis égarés.

En effet, oeuvrer sans science est égarement, et espérer obtenir la science sans l’apprendre est une fausse illusion. »
[2]

[1] Sourate Youssouf  Verset.108
[2] Extrait du livre « 3 conférences autour de la science et de la Da’wa » du cheikh Salih ibn Fawzan al Fawzan





source : al.baida.online.fr




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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 02:43

par Abou Anas Bilal

As-Salâmu ‘alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh.


Bismillâhi r-Rahmâni r-Rahîm.


Louange à Allah, Seigneur de l’univers, que le Salut et les Prières d’Allah soient sur le maître des Messagers. Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Muhammad, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons. Je publie cet article car depuis plusieurs mois je lis par-ci par là des choses venant du site Salafya.overblog.com, non pas parce que c’est un site fiable mais simplement pour pourvoir les réfuter et mettre en garde contre ce blog d’égarés qui cherche a tromper les musulmans.

Ce blog a été crée par des Ash`arî, ahbaches avec des tendances dans le soufisme même s’ils cherchent à le nier. En effet il suffit de regarder les sites qu’ils recommandent et vers lequels ils font des liens. Je ne vais pas m’éttendre à réfuter tous leurs mensonges a propos du minhadj salafi et des savants contemporains et anciens. De même que leurs takfir et insultes de ces même grands savants surtout, Shaykhu-l-Islam Abu-l-Abbas Ibn Taymiyyah, Shaykh Muhammad Ibn Abdu-l-Wahhab, Shaykh Nasiru-d-Dîn Al-Albani, Shaykh Abdu-l-Azziz Ibn Bâz, Shaykh Salîh Al-Uthaymîn, Shaykh Muqbil Ibn Hâdî Al-Wâdi’î et Shaykh Salih Al-Fawzân (Qu’Allah préserve ceux qui sont vivants et fasse Miséricorde à ceux qui sont morts).

Cet article à pour but de mettre en garde contre ce blog qui répand son venin sans se rendre compte que la chair des savants est encore plus empoisonnée. Je ne vous encourage pas a visiter ce site mais plutôt à le déconseiller et  mettre en garde contre lui auprès des frères et sœurs qui le visitent et à ceux qui on la foi instable et qui peuvent facilement tomber dans les ambiguïtés. Car ils utilisent des ruses dans lesquels beaucoup peuvent tomber en faisant sortir les propos de certains savants de leur contextes ou en citant des paroles qu’ils associent à ces même savants alors que justement ces même savants ne faisaient que les citer dans leurs livres.

C’est un blog qui se réclame du suivi du Qur’an et de la Sunnah Authentique mais qui enfaite suis toutes sortes de Bid’ahs. Le site emploi avec excès le mot « Wahhabi»  sans pourtant savoir ce que cela signifie et explique une fausse histoire à ce propos. Attribuant au Shaykh Muhammad Ibn Abdu-l-Wahhab la fondation du Minhaj salafi alors que ce dernier n’est rien d’autres que une distinction des musulmans et veulent justement se distinguer des sectes égarées et montrer leur attachement au Qur’an et à la Sunnah Authentique selon la compréhension des Salafs Salihs. De même que ce blog s’acharne comme tous les sites d’égarés d’ailleurs à prétendre qu’ils existent des bonnes innovations en Islam alors que le Messager d’Allah (Sallallahou 3alayhi wa salam) a été clair là dessus à mainte reprise sans que l’on puisse douter de celà.

Je met en garde contre tous les sites vers lesquels ce blog fait des liens. En effet de nombreux blogs son crées avec des noms très trompeurs comme salafya, darwasalafya, ibn taymiya, ben baz, etc… pour tromper les frères et soeurs méfiants. Depuis quand on utilise le mensonge et là tromperie pour guider les gens vers la vérité bien au contraire ces méthodes là sont celles employées par les innovateurs, les égarés et les hypocrites qui suivent leurs passions avant les preuves. Même si cet article vise dabord le blog Salafya.overblog.com et bien je met aussi en garde contre le site d’égarés du nom d’aslama.com (Acha’3ri, soufis, ahbaches et beaucoup de sectes égarées y ont leur nid)

« Quatre défauts, celui qui les possède tous est un pur hypocrite, et celui qui en possède une a en lui une caractéristique de l’hypocrisie jusqu’à ce qu’il délaisse ce défaut : Quand on lui fait confiance il trahit. Quand il parle il ment. Quand il prend un engagement il ne le respecte pas. Quand il est en litige il piétine toute justice et toute morale. » (Al-Bukhari)

« … Faites attention au mensonge, car le mensonge mène à l’immoralité, et l’immoralité mène à l’Enfer. Et une personne continuera à mentir, et s’efforcera à mentir jusqu’à qu’il soit noté auprès d’Allah comme étant un grand menteur ». (Al-Bukhari & Muslim)

« Ne voulez-vous pas que je vous informe à propos des grands péchés ? »  Après en avoir mentionnés quelques-uns il dit :  « Et le mensonge, et le mensonge, et le faux témoignage. » (Al-Bukhari & Muslim)

Je viens également de me rendre compte que la plupart des commentaires qu’ils mettent sont également publiés par eux même, ils se font donc à eux même des éloges et quand un frère et une sœur leurs demande de craindre Allah dans un commentaire avec un mauvais comportement certes, ils l’affiche pour dire que tous les salafis sont comme ça. Par contre quand on amène les preuves de leurs mensonges et leurs tromperies et bien les commentaires passent automatiquement à la trappe.  Il est donc inutile de débattre avec eux et certainement la manière la plus efficace de les combattre est de mettre en garde massivement contre eux en clarifiant leurs mensonges et en montrant la bonne voie pour ceux qui en ont la possibilité.

Certes Allah Soubhana wa ta’ala à dit dans son Livre :

« Bien au contraire, Nous lançons contre le faux la vérité qui le subjugue, et le voilà qui disparaît ». [Sourate 21 / V18 ].


Qu’Allah ta’ala nous rende la Vérité clair et que le Mensonge disparaisse comme disparait la nuit quand le jour arrive. Qu’Il nous préserve de cette fitna et qu’Ils nous guide tous vers le droit chemin.

Je demande a tous mes frères et soeurs qui veulent préserver leur foi de ne pas visiter les sites non digne de confiance et qui montrer des déviations. On les détectes très vite en principe, il y a toujours pleins de Anashids, l’éloge de la secte qu’est le soufisme, l’insulte excessive des savants de l’Arabie Saoudite et du Yémen de même que de leurs gouverneurs. Et des forums ou tous le monde peut raconter ce qu’il veut a propos de l’Islam et donner l’avis qu’il veut sur nimporte quel sujet.
Wallahou A’lam.

Le Succès ne vient que par Allah ta’ala c’est Lui le Secoureur et le Pourvoyeur, Celui qui accorde sa subsistance à toute chose.  Je demande à Allah de m’accorder la sincérité dans mes intentions, mes paroles et mes actes afin que je sois du nombres des  gagnants Yawmu-l-Qiyyamah. Louange à Allah, Seigneur de l’univers, que le Salut et les Prières d’Allah soient sur son Messager Muhammad, ainsi que sur ses proches, ses Compagnons et tous ceux qui les suivront jusqu’au Jour de la Résurection.




Copié de as-salafs.com


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Répliques aux diffamations des ahbaches (habaches APBIF-AICP secte égarée)

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 15:42
« il y aura parmi ma communauté des gens qui considéreront comme licites la soie, l’alcool et les instruments de musique ». Ce hadith est rapporté et commenté par Boukhari et il porte le n°°5590 (communiqué par Tabarânî et Bayhaqî). Voir as-Silsila As-Sahiha de Al Albânî 91.


C'etait un ancien chanteur tres connu en orient et qui a delaisser ce metier haram, rempli de vice pour ALLah Le Tout Puissant !
Car ALLah et son Messager as salat wa salam nous ont formellement interdit la musique comme exemple dans cette article:
La position de la musique en Islam

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