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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 16:26

536327122_7a7a31b58f.jpgQuestion à cheykh Al-Uthaymin :


Qu'en est-il de la récitation de la sourate "Al Fatiha" lors du contrat de mariage lorsqu'on sait que les gens recourent souvent à sa récitation lorsqu'il s''agit de sceller une union au point de d'entendre dire "on a fait la fatiha" en voulant dire par la qu'ils sont mariés religieusement. Cela est-il légiféré ?

 


Réponse :


Une telle pratique n'est pas du tout légiférée. Au contraire, elle relève de l'innovation religieuse (bida'a) introduite dans l'Islam.  


D'ailleurs la récitation de la sourate "al Fatiha" tout comme les autres sourates du Coran ne doivent être lues que dans les circonstances qui leurs sont adéquates pour lesquelles elles ont été légiférées.  


Les réciter dans un autre contexte que celui que leur prévoit la religion en ayant comme objectif de se rapprocher d'Allâh serait concidéré comme une innovation.  


Et on a déjà vu beaucoup de gens réciter la fatiha dans n'importe qu'elle occasion au point d'entendre dire : "Réciter la 'Fatiha' sur le mort, sur telle ou telle chose" et j'en passe...  


Tout cela relève donc de ces pratiques innovées qu'on a introduites dans la religion eu demeurant blâmables.  

En tout cas, qu'il s'agisse de la sourate en question ou d'autres sourates du Coran, elles ne peuvent faire l'objet de récitation n'importe ou et n'importe quand à l'exception bien sur de ce qui est indiqué dans le Coran et dans la sunnah.  

 

Sinon c'est une innovation et son auteur doit être réprimandé.


Le guide du mariage (en questions-réponses) Par les plus grands savants Al Albani, Al Fawzan, Al Uthaymin, Ibn Baz, Muqbil, As-Sa'di.Collection Dar al Muslim. p.148

       

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Le mariage - Az-Zawâj

Les innovations religieuse - Al-Bida'a

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 23:59

SHeikh al-Islâm Taqî ad-Dîn Abî al-’Abbâs Ahmad Ibn ’Abdel-Halîm Ibn ’Abdel-Sallâm Ibn Taymiyyah al-Harânî



Question :

Qu’en est-il de la masturbation ?

Réponse :

 
Pour ce qui est de la masturbation, la base sur la question est l’interdiction selon l’avis majoritaire des savants. Et celui qui l’applique est blâmé. Mais ce n’est pas à l’exemple de la fornication. Wa Allahu A’Lâm.

Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 34/145



Question :

Est-ce que la masturbation est interdite ou pas ?

Réponse :

La masturbation faite avec la main est interdite selon l’avis majoritaire des savants. Et cela est le dire le plus authentique des deux paroles dans le dogme de Ahmad. De la même sorte, celui qui s’adonne à cette pratique sera blâmé. Et selon un autre dire, [la masturbation] est blâmable, mais pas interdite. Mais beaucoup parmi eux [les savants] ne la tolèrent pas de crainte de la dépendance et de rien d’autre. Un groupe des anciens et de ceux qui les ont suivis le permettent en cas de nécessité. A l’exemple de celui qui craint de tomber dans la fornication et qui n’a pas d’autre moyen que de s’adonner à la masturbation. Ou encore à l’exemple de celui qui s’il ne s’y donne pas craint de tomber malade. Et cela est le dire de Ahmad et d’autres que lui. Et sans la présence d’une nécessité, je ne connais pas un avis qui permette de s’y adonner. Wa Allahu A’Lâm.

Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 34/145-146


Question :

Voici le cas d’un homme que son corps excite. Il se masturbe alors avec sa main, et à certains moments, colle ses cuisses contre son sexe. Il sait que le moyen d’interrompre ceci [cette envie], est le fait de jeûner, mais cela lui est trop difficile.

Réponse :

Pour ce qui descend involontairement comme liquide, il n’a pas de péché pour cela. Mais il lui incombe tout de même de faire ses grandes ablutions à cause de l’éjaculation. Quant au faite d’éjaculer volontairement en se masturbant, cela est interdit selon l’avis majoritaire des savants, et c’est un des deux avis rapportés de Ahmad, bien plus, le plus évident des deux. Et dans un autre avis rapporté de lui, ceci est blâmable. Mais s’il se trouve dans la nécessité de le faire, comme par exemple le fait qu’il craigne de tomber dans la fornication s’il ne se masturbe pas ou de tomber malade, il y a sur cela deux dires bien connus de la part des savants. Un groupe parmi les anciens et contemporains l’ont permis dans cette situation, et d’autres l’ont interdit. Wa Allâhu A’Lam.

Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 34/146

 


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Statut juridique de la masturbation

Cheikh Ben Baz

   

 

Q : « Considère-t-on le fait qu’un homme célibataire se masturbe, c’est-à-dire qu’il provoque lui-même l’éjaculation de son sperme, comme comparable à la fornication ? Quel est l’avis juridique de l’islam sur ceci ?

 

 
R: La masturbation est désignée par plusieurs noms comme « l’habitude secrète » ou Jild cÂmîra. La plupart des savants la considèrent interdite. Cet avis est correct, car Allah le Très-Haut a mentionné les caractéristiquesdes croyants en disant :
 

« Et ceux qui préservent leur sexe [de tout rapport], si ce n’est qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer ; alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs. »

Les Croyants, v. 5-7.


Le transgresseur est la personne injuste qui ne respecte pas les limites d’Allah. Allah l’Exalté nous informe donc que celui qui cherche au-delà du rapport charnel avec son épouse ou l’esclave qu’il détient est un transgresseur. Il n’y a pas de doute que la masturbation rentre bien dans cette définition.
Les savants ont donc déduit de ce verset que la masturbation, qui consiste à sortir son sperme avec la main en cas de désir, est interdite. Cet acte n’est pas permis, et contient de nombreux méfaits évoqués par les médecins. Certains savants ont même rédigé des ouvrages entiers pour recenser tous les méfaits de cette masturbation.
 
Ton devoir à toi qui t’interroges sur cette affaire est de t’en éloigner vu ses préjudices évidents. En effet, elle est en contradiction avec le Livre d’Allah le Tout-Puissant, et se heurte à ce qu’Allah a permis à Ses serviteurs. Il faut donc l’éviter et s’en éloigner.
Celui qui voit son désir s’accroître et craint de commettre la fornication doit se hâter de se marier, et s’il ne peut pas alors qu’il jeûne. Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :


« Ô jeunes gens ! Celui parmi vous qui peut assumer les charges du mariage, qu’il se marie. Il pourra ainsi mieux baisser son regard et préserver sa chasteté. Sinon, qu’il jeûne car le jeûne sera pour lui une protection (de la tentation). »

Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du mariage (n°5065), et par Muslim dans le chapitre du mariage (n°1400).

 

Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, n’a donc pas dit : « Que celui qui ne peut pas se marier se masturbe ou qu’il s’aide de sa main pour éjaculer », mais il a dit :


« Sinon, qu’il jeûne car le jeûne sera une protection pour lui (de la tentation). »

Dans ce hadith, le Messager d’Allah, prière et salut d’Allah sur lui, a mentionné deux choses :
mini puces2La première : s’empresser de se marier pour celui qui le peut ;
mini puces2La deuxième : Recourir au jeûne pour celui qui ne le peut pas, car le jeûne affaiblit les voies de Satan.
 
Tu dois donc, serviteur d’Allah, observer la moralité religieuse et faire l’effort de préserver ta chasteté par le mariage, même si tu devais pour cela t’endetter ou faire un emprunt. Allah, qu’Il Soit Glorifié, t’aidera sûrement à rembourser, car le mariage est un acte pieux et celui qui désire se marier est digne d’être aidé. Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, n’a-t-il pas dit dans un hadith :
 

« Allah se doit d’aider trois personnes : celui qui désire se marier pour préserver sa chasteté, l’esclave qui veut s’affranchir et le combattant dans le sentier d’Allah. ».

Rapporté par At-Tirmidhî dans le chapitre du combat (n°1655), par An-Nassâ’î dans le chapitre du combat (n°6/16), et par Ibn Mâjah dans le chapitre de l’affranchissement des esclaves (n°2518).


 

Fatwa de Cheikh Ben Baz
Revue des Recherches Islamiques, volume 26, pages 129 et 130.
 

fatawaislam.com



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Cheikh Otheimine



Q : Quel est le statut de la masturbation en islam ?
 
R : La masturbation, qui consiste à s’aider de la main pour éjaculer, est interdite selon le Coran, la Sunna et le raisonnement juste.
 
Selon le Coran, Allah, Elevé Soit-Il, dit :
 
 

« Et qui préservent leur sexe [de tout rapport], si ce n’est qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer ; alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs. »

Les Croyants, v. 5-7.

Celui qui cherche donc à assouvir son désir en dehors de sa femme ou de son esclave, aura sûrement recherché au-delà de ce qui lui est permis, et sera considéré comme un transgresseur, comme le stipule le verset.
 

Selon la Sunna, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :
 

 « Ô jeunes gens ! Celui parmi vous qui peut assumer les charges du mariage, qu’il se marie. Il pourra ainsi mieux baisser son regard et préserver sa chasteté. Sinon, qu’il jeûne car le jeûne sera une protection pour lui (de la tentation). »

Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du mariage (n°5065), et par Muslim dans le chapitre du mariage (n°1400).

 
 
Il a donc ordonné à celui qui ne peut pas se marier de jeûner, et si la masturbation était permise, il l’aurait sûrement mentionnée comme remède. Comme le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, ne l’a pas fait malgré la facilité de sa pratique, nous concluons donc qu’elle n’est pas permise.
 
 Un raisonnement logique nous conduit également à conclure l’interdiction de cette pratique au vu de ses nombreux méfaits cités par les médecins. En effet, elle a des méfaits sur le corps, le désir sexuel, la raison et la conduite. Elle peut même empêcher celui qui la pratique de se marier réellement, car lorsqu’une personne parvient à assouvir son désir par ce moyen, elle ne cherchera plus à se marier.

 
 
Fatwa de Cheikh Otheimine
Questions importantes auxquelles a répondu cheikh Otheimine , page 9.

fatawaislam.com





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 La gravité de la fornication

Le mariage - Az-Zawâj

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 03:24


Coran > Sourate Al-Baqara> Verset 221
Et n' épousez pas les femmes associatrices tant qu' elles n' auront pas la foi, et certes, une esclave croyante vaut mieux qu' une associatrice même si elle vous enchante. Et ne donnez pas d' épouses aux associateurs tant qu' ils n' auront pas la foi, et certes, un esclave croyant vaut mieux qu' un associateur même s' il vous enchante. Car ceux-là (les associateurs) invitent au Feu; tandis qu' Allah invite, de par Sa Grâce, au Paradis et au pardon Et Il expose aux gens Ses enseignements afin qu' ils se souviennent!

Coran > Sourate Al-Baqara> Verset 222
Et ils t' interrogent sur la menstruation des femmes. - Dis: "C' est un mal. Éloignez- vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures. Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d' Allah car Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient".

Coran > Sourate Al-Baqara> Verset 223
Vos épouses sont pour vous un champ de labour; allez à votre champ comme (et quand) vous le voulez et œuvrez pour vous-mêmes à l' avance. Craignez Allah et sachez que vous Le rencontrerez. Et fais gracieuse annonce aux croyants!

Coran > Sourate Al-Baqara> Verset 228
Et les femmes divorcées doivent observer un délai d' attente de trois menstrues; et il ne leur est pas permis de taire ce qu' Allah a créé dans leurs ventres, si elles croient en Allah et au Jour dernier. Et leurs époux seront plus en droit de les reprendre pendant cette période, s' ils veulent la réconciliation. Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles. Et Allah est Puissant et Sage.

Coran > Sourate Al-Baqara> Verset 229
Le divorce est permis pour seulement deux fois. Alors, c' est soit la reprise conformément à la bienséance, ou la libération avec gentillesse. Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné, - à moins que tous deux ne craignent de ne point pouvoir se conformer aux ordres imposés par Allah. Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d' Allah, alors ils ne commettent aucun péché si la femme se rachète avec quelque bien. Voilà les ordres d' Allah. Ne les transgressez donc pas. Et ceux qui transgressent les ordres d' Allah ceux-là sont les injustes.

Coran > Sourate Al-Baqara> Verset 230
S' il divorce avec elle (la troisième fois) alors elle ne lui sera plus licite tant qu' elle n' aura pas épousé un autre. Et si ce (dernier) la répudie alors les deux ne commettent aucun péché en reprenant la vie commune, pourvu qu' ils pensent pouvoir tous deux se conformer aux ordres d' Allah. Voilà les ordres d' Allah, qu' Il expose aux gens qui comprennent.

Coran > Sourate Al-Baqara> Verset 231
Et quand vous divorcez d' avec vos épouses, et que leur délai expire, alors, reprenez- les conformément à la bienséance ou libérez- les conformément à la bienséance. Mais ne les retenez pas pour leur faire du tort: vous transgresseriez alors et quiconque agit ainsi se fait du tort à lui-même. Ne prenez pas en moquerie les versets d' Allah. Et rappelez- vous le bienfait d' Allah envers vous, ainsi que le Livre et la Sagesse qu' Il vous a fait descendre; par lesquels Il vous exhorte. Et craignez Allah, et sachez qu' Allah est Omniscient.

Coran > Sourate Al-Baqara> Verset 232
Et quand vous divorcez d' avec vos épouses, et que leur délai expire, alors ne les empêchez pas de renouer avec leurs époux, s' ils s' agréent l' un l' autre, et conformément à la bienséance. Voilà à quoi est exhorté celui d' entre vous qui croit en Allah et au Jour dernier. Ceci est plus décent et plus pur pour vous. Et Allah sait, alors que vous ne savez pas.

Coran > Sourate Al-Baqara> Verset 233
Et les mères, qui veulent donner un allaitement complet, allaiteront leurs bébés deux ans complets. Au père de l' enfant de les nourrir et vêtir de manière convenable. Nul ne doit supporter plus que ses moyens. La mère n' a pas à subir de dommage à cause de son enfant, ni le père, à cause de son enfant. Même obligation pour l' héritier. Et si, après s' être consultés, tous deux tombent d' accord pour décider le sevrage, nul grief à leur faire. Et si vous voulez mettre vos enfants en nourrice, nul grief à vous faire non plus, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue, conformément à l' usage. Et craignez Allah, et sachez qu' Allah observe ce que vous faites.

Coran > Sourate Al-Baqara> Verset 235
Et on ne vous reprochera pas de faire, aux femmes, allusion à une proposition de mariage, ou d' en garder secrète l' intention. Allah sait que vous allez songer à ces femmes. Mais ne leur promettez rien secrètement sauf à leur dire des paroles convenables. Et ne vous décidez au contrat de mariage qu' à l' expiration du délai prescrit. Et sachez qu' Allah sait ce qu' il y a dans vos âmes. Prenez donc garde à Lui, et sachez aussi qu' Allah est Pardonneur et Plein de mansuétude.

Coran > Sourate Al-Baqara> Verset 236
Vous ne faites point de péché en divorçant d' avec des épouses que vous n' avez pas touchées, et à qui vous n' avez pas fixé leur mahr. Donnez- leur toutefois - l' homme aisé selon sa capacité, l' indigent selon sa capacité - quelque bien convenable dont elles puissent jouir. C' est un devoir pour les bienfaisants..

Coran > Sourate Al-Baqara> Verset 237
Et si vous divorcez d' avec elles sans les avoir touchées, mais après fixation de leur mahr, versez- leur alors la moitié de ce que vous avez fixé, à moins qu' elles ne s' en désistent, ou que ne se désiste celui entre les mains de qui est la conclusion du mariage. Le désistement est plus proche de la piété. Et n' oubliez pas votre faveur mutuelle. Car Allah voit parfaitement ce que vous faites.

Coran > Sourate Al-Baqara> Verset 240
Ceux d' entre vous que la mort frappe et qui laissent des épouses, doivent laisser un testament en faveur de leurs épouses pourvoyant à un an d' entretien sans les expulser de chez elles. Si ce sont elles qui partent alors on ne vous reprochera pas ce qu' elles font de convenable pour elles-mêmes. Allah est Puissant et Sage.

Coran > Sourate 'Âl-`Imrân> Verset 14
On a enjolivé aux gens l' amour des choses qu' ils désirent: femmes, enfants, trésors thésaurisés d' or et d' argent, chevaux marqués, bétail et champs; tout cela est l' objet de jouissance pour la vie présente, alors que c' est près d' Allah qu' il y a bon retour.

Coran > Sourate An-Nisâ'> Verset 3
Et si vous craignez de n' être pas justes envers les orphelins,... Il est permis d' épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n' être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas faire d' injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille).

Coran > Sourate An-Nisâ'> Verset 4
Et donnez aux épouses leur mahr, de bonne grâce. Si de bon gré, elles vous en abandonnent quelque chose, disposez- en alors à votre aise et de bon cœur.

Coran > Sourate An-Nisâ'> Verset 19
Ô les croyants! Il ne vous est pas licite d' hériter des femmes contre leur gré. Ne les empêchez pas de se remarier dans le but de leur ravir une partie de ce que vous aviez donné, à moins qu' elles ne viennent à commettre un péché prouvé. Et comportez- vous convenablement envers elles. Si vous avez de l' aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l' aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien.

Coran > Sourate An-Nisâ'> Verset 20
Si vous voulez substituer une épouse à une autre, et que vous ayez donné à l' une un qintâr, n' en reprenez rien. Quoi! Le reprendriez- vous par injustice et péché manifeste?

Coran > Sourate An-Nisâ'> Verset 21
Comment oseriez- vous le reprendre, après que l' union la plus intime vous ait associés l' un à l' autre et qu' elles aient obtenu de vous un engagement solennel?

Coran > Sourate An-Nisâ'> Verset 22
Et n' épousez pas les femmes que vos pères ont épousées, exception faite pour le passé. C' est une turpitude, une abomination, et quelle mauvaise conduite!

Coran > Sourate An-Nisâ'> Verset 23
Vous sont interdites vos mères, filles, sœurs, tantes paternelles et tantes maternelles filles d' un frère et filles d' une sœur, mères qui vous ont allaités, sœurs de lait, mères de vos femmes, belles-filles sous votre tutelle et issues des femmes avec qui vous avez consommé le mariage; si le mariage n' a pas été consommé, ceci n' est pas un péché de votre part; les femmes de vos fils nés de vos reins; de même que deux sœurs réunies - exception faite pour le passé. Car vraiment Allah est Pardonneur et Miséricordieux;

Coran > Sourate An-Nisâ'> Verset 24
Et, parmi les femmes, les dames (qui ont un mari), sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété. Prescription d' Allah sur vous! À part cela, il vous est permis de les rechercher, en vous servant de vos biens et en concluant mariage, non en débauchés. Puis, de même que vous jouissez d' elles, donnez- leur leur mahr, comme une chose due. Il n' y a aucun péché, contre vous à ce que vous concluez un accord quelconque entre vous après la fixation du mahr. Car Allah est, certes, Omniscient et Sage.

Coran > Sourate An-Nisâ'> Verset 25
Et quiconque parmi vous n' a pas les moyens pour épouser des femmes libres (non esclaves) croyantes, eh bien (il peut épouser) une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. Allah connaît mieux votre foi, car vous êtes les uns des autres (de la même religion). Et épousez- les avec l' autorisation de leurs maîtres (Walî) et donnez- leur un mahr convenable; (épousez- les) étant vertueuses et non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins. Si, une fois engagées dans le mariage, elles commettent l' adultère, elles reçoivent la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres (non esclaves) mariées. Ceci est autorisé à celui d' entre vous qui craint la débauche; mais ce serait mieux pour vous d' être endurant. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

Coran > Sourate An-Nisâ'> Verset 34
Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu' Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu' ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l' absence de leurs époux, avec la protection d' Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez- les, éloignez- vous d' elles dans leurs lits et frappez- les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand!

Coran > Sourate An-Nisâ'> Verset 35
Si vous craignez le désaccord entre les deux (époux), envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l' entente entre eux. Allah est certes, Omniscient et Parfaitement Connaisseur.

Coran > Sourate An-Nisâ'> Verset 127
Et ils te consultent à propos de ce qui a été décrété au sujet des femmes. Dis: "Allah vous donne Son décret là-dessus, en plus de ce qui vous est récité dans le Livre, au sujet des orphelines auxquelles vous ne donnez pas ce qui leur a été prescrit, et que vous désirez épouser, et au sujet des mineurs encore d' âge faible". Vous devez agir avec équité envers les orphelins. Et de tout ce que vous faites de bien, Allah en est, certes, Omniscient.

Coran > Sourate An-Nisâ'> Verset 128
Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence, alors ce n' est pas un péché, pour les deux s' ils se réconcilient, par un compromis quelconque, et la réconciliation est meilleure, puisque les âmes sont portées à la ladrerie. Mais si vous agissez en bien et vous êtes pieux... Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.

Coran > Sourate An-Nisâ'> Verset 129
Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux. Ne vous penchez pas tout à fait vers l' une d' elles, au point de laisser l' autre comme en suspens. Mais si vous vous réconciliez et vous êtes pieux... donc Allah est, certes, Pardonneur et Miséricordieux.

Coran > Sourate Al-Mâ'ida> Verset 5
"Vous sont permises, aujourd'hui, les bonnes nourritures. Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise. (Vous sont permises) les femmes vertueuses d' entre les croyantes, et les femmes vertueuses d' entre les gens qui ont reçu le Livre avant vous, si vous leur donnez leur mahr, avec contrat de mariage, non en débauchés ni en preneurs d' amantes. Et quiconque abjure la foi, alors vaine devient son action, et il sera dans l' au-delà, du nombre des perdants.

Coran > Sourate Al-'A`râf> Verset 199
Accepte ce qu' on t' offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne- toi des ignorants.

Coran > Sourate Yoûsouf> Verset 28
Puis, quand il (le mari) vit la tunique déchirée par derrière il dit: "C' est bien de votre ruse de femmes! Vos ruses sont vraiment énormes!

Coran > Sourate Yoûsouf> Verset 30
Et dans la ville, des femmes dirent: "la femme d' Al-`Azîz essaye de séduire son valet! Il l' a vraiment rendue folle d' amour. Nous la trouvons certes dans un égarement évident.

Coran > Sourate Yoûsouf> Verset 50
Et le roi dit: "Amenez- le moi". Puis, lorsque l' émissaire arriva auprès de lui, (Joseph) dit: "Retourne auprès de ton maître et demande- lui: "Quelle était la raison qui poussa les femmes à se couper les mains? Mon Seigneur connaît bien leur ruse".

Coran > Sourate Ar-Ra`d> Verset 38
Et Nous avons certes envoyé avant toi des messagers, et leur avons donné des épouses et des descendants. Et il n' appartient pas à un Messager d' apporter un miracle, si ce n' est qu' avec la permission d' Allah. Chaque échéance a son terme prescrit.

Coran > Sourate Al-Mou'minoûn> Verset 6
si ce n' est qu' avec leurs épouses ou les esclaves qu' ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer;

Coran > Sourate An-Noûr> Verset 3
Le fornicateur n' épousera qu' une fornicatrice ou une associatrice. Et la fornicatrice ne sera épousée que par un fornicateur ou un associateur; et cela a été interdit aux croyants.

Coran > Sourate An-Noûr> Verset 26
Les mauvaises (femmes) aux mauvais (hommes), et les mauvais (hommes) aux mauvaises (femmes). De même, les bonnes (femmes) aux bons (hommes), et les bons (hommes) aux bonnes (femmes). Ceux-là sont innocents de ce que les autres disent. Ils ont un pardon et une récompense généreuse.

Coran > Sourate An-Noûr> Verset 30
Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C' est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu' ils font.

Coran > Sourate An-Noûr> Verset 31
Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu' elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu' elles ne montrent leurs atours qu' à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu' elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu' elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l' on sache ce qu' elles cachent de leurs parures. Et repentez- vous tous devant Allah, Ô croyants, afin que vous récoltiez le succès.

Coran > Sourate An-Noûr> Verset 32
Mariez les célibataires d' entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes. S' ils sont besogneux, Allah les rendra riches par Sa grâce. Car (la grâce d') Allah est immense et Il est Omniscient.

Coran > Sourate Al-Fourqân> Verset 74
et qui disent: "Seigneur, donne- nous, en nos épouses et nos descendants, la joie des yeux, et fais de nous un guide pour les pieux".

Coran > Sourate Al-Qasas> Verset 27
Il dit: "Je voudrais te marier à l' une de mes deux filles que voici, à condition que tu travailles à mon service durant huit ans. Si tu achèves dix (années), ce sera de ton bon gré; je ne veux cependant rien t' imposer d' excessif. Tu me trouveras, si Allah le veut, du nombre des gens de bien".

Coran > Sourate Ar-Roûm> Verset 21
Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l' affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent.

Coran > Sourate Al-'Ahzâb> Verset 6
Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu' ils n' en ont sur eux-mêmes; et ses épouses sont leurs mères. Les liens de consanguinité ont (dans les successions) la priorité (sur les liens) unissant les croyants (de Médine) et les émigrés (de la Mecque) selon le livre d' Allah, à moins que vous ne fassiez un testament convenable en faveur de vos frères en religion. Et cela est inscrit dans le Livre.

Coran > Sourate Al-'Ahzâb> Verset 50
Ô Prophète! Nous t' avons rendu licites tes épouses à qui tu as donné leur mahr (dot), ce que tu as possédé légalement parmi les captives (ou esclaves) qu' Allah t' a destinées, les filles de ton oncle paternel, les filles de tes tantes paternelles, les filles de ton oncle maternel, et les filles de tes tantes maternelles, - celles qui avaient émigré en ta compagnie -, ainsi que toute femme croyante si elle fait don de sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à se marier avec elle: c' est là un privilège pour toi, à l' exclusion des autres croyants. Nous savons certes, ce que Nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et des esclaves qu' ils possèdent, afin qu' il n' y eût donc point de blâme contre toi. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

Coran > Sourate Al-'Ahzâb> Verset 51
Tu fais attendre qui tu veux d' entre elles, et tu héberges chez toi qui tu veux. Puis il ne t' est fait aucun grief si tu invites chez toi l' une de celles que tu avais écartées. Voilà ce qui est le plus propre à les réjouir, à leur éviter tout chagrin et à leur faire accepter de bon cœur ce que tu leur as donné à toutes. Allah sait, cependant, ce qui est en vos cœurs. Et Allah est Omniscient et Indulgent.

Coran > Sourate Al-'Ahzâb> Verset 52
Il ne t' est plus permis désormais de prendre (d' autres) femmes, ni de changer d' épouses, même si leur beauté te plaît; - à l' exception des esclaves que tu possèdes. Et Allah observe toute chose.

Coran > Sourate Al-'Ahzâb> Verset 53
Ô vous qui croyez! N' entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu' invitation ne vous soit faite à un repas, sans être là à attendre sa cuisson. Mais lorsqu' on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez- vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer. Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous (congédier), alors qu' Allah ne se gêne pas de la vérité. Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez- le leur derrière un rideau: c' est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs; vous ne devez pas faire de la peine au Messager d' Allah, ni jamais vous marier avec ses épouses après lui; ce serait, auprès d' Allah, un énorme péché.

Coran > Sourate Al-'Ahzâb> Verset 55
Nul grief sur elles au sujet de leurs pères, leurs fils, leurs frères, les fils de leurs frères, les fils de leurs sœurs, leurs femmes (de suite) et les esclaves qu' elles possèdent. Et craignez Allah. Car Allah est témoin de toute chose.

Coran > Sourate Az-Zoukhrouf> Verset 18
Quoi! Cet être (la fille) élevé au milieu des parures et qui, dans la dispute, est incapable de se défendre par une argumentation claire et convaincante?

Coran > Sourate Adh-Dhâriyât> Verset 29
Alors sa femme s' avança en criant, se frappa le visage et dit: "Une vieille femme stérile..."

Coran > Sourate Al-Moumtahana> Verset 10
Ô vous qui avez cru! Quand les croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez- les; Allah connaît mieux leur foi; si vous constatez qu' elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. Elles ne sont pas licites (en tant qu' épouses) pour eux, et eux non plus ne sont pas licites (en tant qu' époux) pour elles. Et rendez- leur ce qu' ils ont dépensé (comme mahr). Il ne vous sera fait aucun grief en vous mariant avec elles quand vous leur aurez donné leur mahr. Et ne gardez pas de liens conjugaux avec les mécréantes. Réclamez ce que vous avez dépensé et que (les mécréants) aussi réclament ce qu' ils ont dépensé. Tel est le jugement d' Allah par lequel Il juge entre vous, et Allah est Omniscient et Sage.

Coran > Sourate At-Talâq> Verset 2
Puis quand elles atteignent le terme prescrit, retenez- les de façon convenable, ou séparez- vous d' elles de façon convenable; et prenez deux hommes intègres parmi vous comme témoins. Et acquittez- vous du témoignage envers Allah. Voilà ce à quoi est exhorté celui qui croit en Allah et au Jour dernier. Et quiconque craint Allah, Il Lui donnera une issue favorable,

Coran > Sourate At-Talâq> Verset 6
Et faites que ces femmes habitent où vous habitez, et suivant vos moyens. Et ne cherchez pas à leur nuire en les contraignant à vivre à l' étroit. Et si elles sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu'à ce qu' elles aient accouché. Puis, si elles allaitent (l' enfant né) de vous, donnez- leur leurs salaires. Et concertez vous (à ce sujet) de façon convenable. Et si vous rencontrez des difficultés réciproques, alors, une autre allaitera pour lui.

Coran > Sourate At-Talâq> Verset 7
Que celui qui est aisé dépense de sa fortune; et que celui dont les biens sont restreints dépense selon ce qu' Allah lui a accordé. Allah n' impose à personne que selon ce qu' Il lui a donné, et Allah fera succéder l' aisance à la gêne.

Coran > Sourate At-Tahrîm> Verset 4
Si vous vous repentez à Allah c' est que vos cœurs ont fléchi. Mais si vous vous soutenez l' une l' autre contre le Prophète, alors ses alliés seront Allah, Gabriel et les vertueux d' entre les croyants, et les Anges sont par surcroît (son) soutien.

Coran > Sourate At-Tahrîm> Verset 5
S' Il vous répudie, il se peut que son Seigneur lui donne en échange des épouses meilleures que vous, musulmanes, croyantes, obéissantes, repentantes, adoratrices, jeûneuses, déjà mariées ou vierges.

Coran > Sourate Al-Ma`ârij> Verset 30
et n' ont de rapports qu' avec leurs épouses ou les esclaves qu' ils possèdent car dans ce cas, ils ne sont pas blâmables,




source : al-islam.com
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 19:53

L’exagération dans les dots
   

Q : Je pense, comme beaucoup de gens, que de nombreuses personnes exagèrent dans les dots, et demandent des sommes exorbitantes lorsqu’ils marient leurs filles. Ajouté à cela, ils posent d’autres conditions. Est-ce que ces sommes perçues sont licites ou illicites ?

R : La religion musulmane recommande que la dot soit modeste et symbolique. Il ne faut pas la prendre pour un motif de concurrence, et il convient d’appliquer les nombreux hadiths qui vont dans ce sens, de faciliter le mariage et de veiller à garantir la chasteté des jeunes hommes et des jeunes filles. Il n’est pas permis aux parents de demander de l’argent pour eux-mêmes parce qu’ils n’en ont pas le droit. Cet argent est intégralement le droit de la femme seule. En revanche, le père, particulièrement, peut poser des conditions qui ne nuisent pas à sa fille, et ne sont pas de nature à l’empêcher de se marier. Mais s’il ne le fait pas, c’est encore meilleur et préférable pour lui. 

Allah, qu’Il Soit Glorifié, a d’ailleurs dit : 
 


« Mariez les célibataires d’entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes. S’ils sont besogneux, Allah les rendra riches par Sa grâce. »
La Lumière, v. 32.

 
D’autre part, Uqba ibn cÂmir rapporte que le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit : 
 

« La meilleure dot est la plus modeste. »
Authentifié par Al-Hâkim dans ces termes (2/182). Abû Dâwûd rapporte dans le chapitre du mariage un hadith avec les termes : « Le meilleur mariage est celui qu’on a facilité le plus. » (n°2117). Muslim rapporte, par ailleurs, un hadith semblable à celui-ci dans son chapitre du mariage, sous le numéro 1425.

 
 Par ailleurs, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit à l’un de ses Compagnons lorsqu’il voulut le marier avec une femme qui s’est proposée en mariage à lui : 
 

« Cherche-lui ne serait-ce qu’une bague en fer. »
Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du mariage (n°5135).

 
 Mais lorsqu’il n’eut rien trouvé, le Prophète le maria à elle en échange de quoi il devrait lui apprendre certaines sourates du Coran que le prétendant a citées. Les dots des femmes du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, étaient de cinq cent dirhams, l’équivalent de cent trente riyals environ. Celles de ses filles étaient de quatre cent dirhams, environ cent riyals aujourd’hui. Allah, qu’Il soit exalté, dit :  
 

 « En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre]. »
Les Coalisés, v. 21.


Donc, au plus les dépenses du mariage sont modestes et minimes, au plus il sera plus facile de garantir la chasteté des hommes et des femmes, et au plus la turpitude et les vices diminueront, et la communauté se multipliera. A l’opposé, au plus les dépenses sont importantes, et au plus les gens se concurrencent dans les demandes de dots, au plus le nombre de mariages diminuera, l’adultère se propagera, et les jeunes seront empêchés de se marier, sauf ceux parmi eux à qui Allah l’aura facilité.

Mon conseil à tous les musulmans de partout est de faciliter le mariage, d’apporter leur aide dans cette affaire, d’éviter d’exiger des dots élevées, d’éviter de trop dépenser dans les repas de mariages, et de se limiter à la cérémonie religieuse qui ne coûte pas trop cher aux deux époux. 
 
Qu’Allah améliore la situation de tous les musulmans, et qu’Il les aide à se conformer à la Sunna dans tous leurs actes.  

 
Fatwa de Cheikh Ben Baz
Kitâb ud-Dacwa, al-Fatâwa, pages 166 et 168.
fatawaislam.com




Louange à Allah

L’explication de la dot minimale est rapporté dans le hadith n° 1425 par Mouslim dans son Sahih d’après Sahl Ibn Abd Allah as-Sa’idi qui a dit « Une femme se présenta au Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) et lui dit : ô Messager d’Allah, je vous fais don de ma personne. Puis le Messager d’Allah la regarda de haut en bas puis baissa sa tête. Quand la femme s’aperçut qu’il n’avait rien décidé à son sujet, l’un des Compagnons se leva et dit : Messager d’Allah, si vous n’avez pas besoin d’elle, donnez-la à moi en mariage. Le Messager lui dit : est-ce que vous avez quelque chose à lui offrir ? - Non, dit-il - Allez chez votre famille pour voir si vous trouverez quelque chose. L’homme partit puis revint dire : non, au nom d’Allah, je n’ai rien trouvé. Le Messager d’Allah lui dit : cherche même une bague en fer pour le lui offrir. Puis il partit et revint dire : non, ô Messager d’Allah, je n’ai trouvé même pas une bague en fer. Mais je pourrais lui offrir la moitié de mon pagne. Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) lui dit : «  que ferait-elle de votre pagne ? Si elle le portait, il ne lui servirait à rien ». L’homme s’assit longuement puis se leva et le Messager le vit partir. Ensuite il le fit convoquer et lui dit : «  Avez-vous mémorisé une partie du Coran ? » - Il dit : j’ai mémorisé une telle et telle sourate - les savez-vous bien par coeur ? - Oui, - Allez, je vous la donne en mariage pourvu que vous lui appreniez ce que vous savez du Coran ».



Quant aux dots offertes aux Mères des croyants, Mouslim a rapporté dans son Sahih (1426) d’après Abi Salamata Ibn Abd Rahman qu’il a dit : j’ai demandé à Aïcha, l’épouse du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) combien le Messager d’Allah offrait à titre de dot ?
Elle dit : les dots qu’il a offertes à ses épouses s’élèvent à 12 onces et un nash. » Puis il dit :
- savez-vous ce qui est un nash ?
- Non
- C’est un once. Voilà cinq cents dirhams, la somme des dots versées par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) à ses femmes.


L’érudit Ibn Khaldoun a dit : «  Sachez qu’un consensus s’est dégagé depuis le début de l’Islam et l’époque des Compagnons et leurs successeurs sur le fait que 10 dirhams légaux pèsent 7 mithqal ( = 25 grammes environ) et que l’once représente 40 dirhams ou 7/10 de dinar. Ces équivalences sont arrêtés par consensus. » Muqaddima d’Ibn Khaldoun, p. 263.




- les propos du Très Haut : «Et donnez aux épouses leur nihla, de bonne grâce. Si de bon gré, elles vous en abandonnent quelque chose, disposez- en alors à votre aise et de bon cœur.  » (Coran, 4 : 4). Ibn Abbas dit que le terme ‘nihla’ utilisé dans ce verset signifie la dot. Parmi les commentaires suscités par ce verset, figure celui d’Ibn Kathir (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) qui dit: « L’homme doit obligatoirement verser la dot avec gaieté de coeur. Car Allah le Très Haut a dit : « Si vous voulez substituer une épouse à une autre, et que vous ayez donné à l' une un qintâr, n' en reprenez rien. Quoi! Le reprendriez- vous par injustice et péché manifeste? » (Coran, 4 : 20 - 21) Ibn Kathir (Puisse Allah lui accorder sa miséricorde) ajoute : «  Si le mari veut se séparer de sa femme et la remplacer par une autre, il ne doit pas récupérer la dot déjà versée à la première, fût-elle un quintal, c’est-à-dire un montant énorme. Car la dot compense la jouissance sexuelle. C’est pourquoi le Très Haut dit : « Si de bon gré, elles vous en abandonnent quelque chose, disposez- en alors à votre aise et de bon cœur » (Coran, 4 :4 ).

L’expression « mithaqan ghalizan »  (engagement solennel) renvoie au contrat .

Anas Ibn Malick (P.A.a) rapporte qu’Abd Rahman Ibn Awf s’était rendu auprès du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) porteur de traces jaunes et le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) l’interrogea la-dessus et il l’informa qu’il venait de se marier avec une femme issue des Ansar :
- Combien tu lui as donné (à titre de dot ?)
- le poids d’un noyau en or.
- célèbre l’acte, ne serait-ce qu’en tuant un mouton ». Conclut le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) (rapporté par Boukhari, 4756). La dot est un droit de la femme et il n’est pas permis ni à son père ni à un autre de s’en emparer, sauf avec son consentement. D’après Abou Salih, quand un homme avait marié sa  fille, il s’emparait de la dot. Ce qu’Allah leur a interdit en révélant : « Et donnez aux épouses leur nihla, de bonne grâce. Si de bon gré, elles vous en abandonnent quelque chose, disposez- en alors à votre aise et de bon cœur.  » (Coran, 4 : 4). Voir le Tafsir d’Ibn Kathir. Si l’épouse renonce à une partie de la dot au profit du mari, il lui est permis de le prendre conformément aux propos du Très Haut  ( Coran, 4 : 4). Allah le Très Haut le sait mieux.









Les frais d’acquisition de meubles pour le foyer conjugal doivent-ils être prélevés de la dot ?

Est-ce que le mari a le droit de verser la dot à son épouse et lui demander de l’utiliser pour meubler la maison ? Dans notre pays, la femme doit meubler la maison conjugale. A-t-elle l’obligation d’utiliser la dot à cet effet ?

Louange à Allah

La dot est un droit exclusivement réservé  à l’épouse ; elle en dispose à sa guise et elle n’a pas à meubler la maison conjugale parce qu’aucun texte tiré des sources de la loi islamique ne l’y oblige. De même rien n’indique que son père doit prendre en charge la fourniture de meubles. Par conséquent, personne ne peut obliger l’épouse à le faire. Mais si, de son propre gré, elle s’en occupe et fournit tout ce qui est nécessaire en matière de meubles et d’ustensiles domestiques, elle agit alors volontairement.

C’est le mari qui doit équiper la maison. C’est lui qui doit veiller à ce que la maison soit dotée de tout ce qui est indispensable en matière de literie, d’équipements ménagers, d’ustensiles domestiques et d’autres choses dont la maison a besoin, cela relevant des dépenses qu’il doit à l’épouse.

L’Encyclopédie juridique, tome 39 p. 206.




Il meurt après la conclusion du contrat. Est-ce que le reste de la dot constitue une dette pour lui ?

Il est mort après avoir conclu un contrat de mariage et versé à titre d’avance une partie de la dot à un moment où il avait des dettes plus importantes que la dot. Qu’est-ce que les héritiers doivent faire ?

Louange à Allah

Nous avons soumis la question à son éminence cheikh Muhammad ibn Salih al-Outhaymine (Puisse Allah le préserver). Voici sa réponse : «  Le reliquat de la dot est à inclure dans les autres dettes, et la partie déjà reçue par l’épouse lui reste acquise. Allah le sait mieux.

cheikh Muhammad ibn Salih al-Outhaymine





« Ô vous qui croyez! Quand vous vous mariez avec des croyantes et qu'ensuite vous divorcez d'avec elles avant de les avoir touchées, vous ne pouvez leur imposer un délai d'attente. » (Coran, 33 :49).

Dans al-Moughni, 7/397, Ibn Qudama dit : « Les ulémas sont tous d’avis que la femme répudiée avant la consommation du mariage obtient la séparation définitive d’avec son conjoint par une seule répudiation. Son mari ne peut pas renouer avec elle car la reprise (légale) se fait pendant l’observance d’un délai de viduité. Or il n’ y a pas de viduité à observer avant la consommation du mariage, compte tenu de la parole du Très Haut : « Ô vous qui croyez! Quand vous vous mariez avec des croyantes et qu'ensuite vous divorcez d'avec elles avant de les avoir touchées, vous ne pouvez leur imposer un délai d'attente.  » (Coran, 33 :49).
 

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 13:01


L’envoi au fiancé de la photo de la fiancée par internet

Nous avons posé à son éminence cheikh Muhammad ibn Salih al-Outhaymine (Puisse Allah le préserver)  cette question : est-il permis à une femme d’envoyer sa photo via internet à un fiancé lointain afin qu’il la voie et se décide de l’épouser ou pas ?

Louange à Allah

 Je ne le pense pas. D’abord parce que d’autres pourraient voir la photo. Ensuite parce que les photos ne reflètent pas toujours la réalité. Que de photos sont complètement différentes de l’apparence réelle de la personne photographiée! Enfin parce qu’il se peut que la photo reste chez le fiancé et qu’il renonce aux fiançailles et continue à s’amuser à la regarder chaque fois qu’il le veut. Allah le sait mieux.


Sheikh Muhammad ibn Salih al-Outhaymine




Comment juger l’attitude d’un père qui empêche sa fille de se marier avec la personne de son choix ?

Certains parents empêchent leurs filles d’épouser des prétendants qui leur sont égaux ? Comment juger cela ? Quelle est l’attitude à adopter par des filles ?


Louange à Allah

Cette question a été soumise à Cheikh Muhammad ibn Outhaymine (Puisse Allah leur accorder Sa miséricorde) et voici ce qu’il a dit : « C’est une grande question, un grave problème. Certains hommes – à Dieu ne plaise – trahissent Allah, manquent à leurs engagements et maltraitent leurs filles. Or le parent doit se comporter de façon à agréer Allah et Son messager. Allah le Très Haut a dit : «Mariez les célibataires d'entre vous…» (Coran, 24 :32 ). C’est-à-dire mariez les bonnes gens (sous votre autorité) et les esclaves mâles et femelles.

Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Quand un homme dont la moralité et la religiosité vous donnent satisfaction se présente à vous, donnez lui épouse. Sinon il y aura tentation et grande corruption sur terre ».

Certaines personnes – à Dieu ne plaise – gère leurs filles comme une marchandise qu’il propose en vente à celui qui leur plaît et refuse de proposer à celui qui ne leur plaît pas. Il leur arrive de les marier à des personnes dont ni la moralité ni la religiosité ne donnent satisfaction parce qu’ils pensent devoir agir ainsi. Ils arrivent encore à d’autres de refuser de marier leurs filles à un partenaire dont la religiosité et la moralité donnent satisfaction parce qu’ils ne pensent pas devoir agir dans ce sens.

Si seulement nous avions atteint un état d’évolution où la femme que son père empêche d’épouser un partenaire bon religieusement et moralement puisse s’adresser au cadi et lui faire dire à son père : « marie-la sinon je le ferai ou le ferai faire par un autre » ! En effet, quand le père empêche sa fille de se marier, celle-ci a le droit de porter plainte auprès du cadi. Si seulement nous étions arrivés à cet état d’évolution ! Hélas, la plupart des filles s’abstiennent par pudeur d’en arriver jusque là.

Cependant nous conseillons le père de craindre Allah, le Puissant et Majestueux et de ne pas empêcher sa fille de se marier. Car cela pourrait la pousser vers la dégradation. Que le père pense à son propre sort, s’il avait été empêché de se marier ! Sa fille, qu’il empêche de se marier, sera son adversaire au jour de la Résurrection : «le jour où l' homme s'enfuira de son frère, de sa mère, de son père, de sa compagne et de ses enfants, » (Coran, 80 :33-35 ). Les tuteurs, qu’il s’agisse du pères ou du frère, doivent craindre Allah, le Puissant et Majestueux, et cesser d’empêcher les femmes d’exercer leurs droits (en particulier) le droit de se marier avec un partenaire dont la moralité et la religiosité donne satisfaction.

Oui, si la femme portait son choix sur un partenaire qui ne donne satisfaction ni sur le plan moral ni sur le plan religieux, le père aurait le droit de s’y opposer. Il est cependant interdit – au nom d’Allah ! – qu’il entrave son mariage par pure passion après qu’elle a porté son choix sur un homme religieux et droit. C’est un péché et une trahison, et le père en subira toutes les conséquences.


Rencontre mensuelle avec Cheikh Muhammad ibn Salih al-Outhaymine




à voir également : Quelques règles concernant les fiançailles [Al-Khîtbah]

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 14:03


Le mariage avec l’intention de divorcer


Q : Une personne veut se rendre à l’étranger dans le cadre d’une mission officielle. Là-bas, il voudrait se marier pour une certaine période afin de préserver sa chasteté, et ensuite répudier cette femme sans l’informer de son intention de le faire. Quel est l’avis de l’islam sur cet acte ?

R : Le mariage avec l’intention de divorcer entre forcément dans l’un des deux cas suivants :

.         Soit lors de l’établissement de l’acte de mariage, le prétendant pose comme condition qu’il veut épouser cette femme pour un mois, un an ou jusqu’à la fin de ses études. Ceci est un mariage temporaire (Mut’a) et c’est interdit par l’islam.

.         Soit il a l’intention de faire un mariage temporaire (Mut’a) sans l’exprimer explicitement.

Dans ce cas, les juristes hanbalites considèrent que ce mariage est illicite, et que l’acte de mariage est nul. Ils pensent en effet que l’intention implicite est semblable à la condition formulée explicitement, car le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

« Certes, les actes ne valent que par les intentions, et chaque personne sera rétribuée selon son intention. »
Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du début de la révélation (n°1), et par Muslim dans le chapitre du gouvernement

D’ailleurs, si un homme épouse une femme qui a été  répudiée à trois reprises par son mari, juste dans l’intention de divorcer avec elle et de la rendre licite à son premier mari, alors ce mariage n’est pas valable, même s’il a lieu sans avoir formulé de condition explicite. L’intention est semblable à la condition expressément formulée. Si l’intention de rendre licite à son premier mari une femme répudiée à trois reprises par celui-ci annule l’acte de mariage, alors il en est de même pour l’intention de faire un mariage temporaire. Ceci est l’avis des hanbalites.

Le deuxième avis des savants concernant cette affaire est qu’il est permis à un homme d’épouser une femme dans l’intention de la répudier lorsqu’il quitte le pays, car celui-ci n’a pas exprimé son vœu comme condition lors de l’établissement de l’acte de mariage. Ce pourrait être par exemple le cas des étudiants qui vont à l’étranger pour poursuivre leurs études. La différence entre ce mariage et le mariage temporaire (Mut’a) est que dans le cas de ce dernier les époux doivent se séparer, que le mari le veuille ou non, lorsque le délai sur lequel les deux parties se sont mises d’accord arrive à échéance. Par contre, dans ce mariage avec l’intention de divorcer, il se peut que le mari aime cette femme et par conséquent reste avec elle. Cet avis est l’un des deux avis de cheikh ul-Islâm Ibn Taymiyya.
Je pense, quant à moi, que ce genre de mariage n’est pas un mariage temporaire (Mut’a) car il ne rentre pas dans la définition de celui-ci, mais je pense néanmoins qu’il est illicite, car l’homme trompe la femme et sa famille [en cachant son intention], or le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a interdit la tricherie et l’escroquerie. D’ailleurs, si l’épouse avait su que cet homme ne voulait se marier avec elle que pour cette période, elle ne l’aurait jamais accepté, et sa famille non plus.

Cet homme n’accepterait pas de marier sa fille avec un homme qui aurait l’intention de la répudier une fois qu’il a eu d’elle ce qu’il voulait, alors comment peut-il faire avec autrui ce qu’il ne veut pas qu’on fasse avec lui ? Ceci est contraire à la foi parfaite, car le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

« Aucun d’entre vous n’est [vraiment] croyant jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. »
Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre de la foi (n°13), et par Muslim dans le chapitre de la foi (n°45).

J’ai appris par ailleurs, que certaines personnes utilisent l’avis permettant ce genre de mariage comme prétexte pour faire une chose qui n’est permise par personne, à savoir qu’ils ne vont dans les pays étrangers que pour se marier. Ils voyagent dans un pays, se marient avec une femme avec l’intention de faire un mariage temporaire, puis reviennent dans leur pays. Ceci est un grand interdit. Il vaut mieux fermer la porte à ce genre d’agissements en raison de ce qu’ils contiennent comme tricherie, tromperie ou abus. Il peut aussi conduire à d’immenses méfaits comme celui auquel nous avons fait allusion dans ce paragraphe, car les gens sont ignorants, et nombreux sont ceux qui n’hésitent pas à transgresser les limites d’Allah pour assouvir leurs passions.


·        Fatwa de Cheikh Otheimine
·        Fatwas concernant les femmes, pages 48 et 49.




Si les parents refusent d’un commun accord une prétendante

Q : Je suis un jeune homme qui désire se marier. J’ai demandé sa main à une fille qui n’est pas de notre famille.
Quand j’en ai informé mon père et ma mère, ils ont refusé catégoriquement ce mariage, bien que je voulais absolument me marier avec cette fille. Dès lors, ma mère m’a déclaré : « Si tu te maries avec elle, je ne te pardonnerais jamais ni sur terre, ni dans l’autre monde, et ne viens plus jamais nous voir ! » Tous mes frères ainsi que mon père ont eu la même réaction ; je ne sais absolument pas pourquoi ils ont refusé ce mariage. Je ne vois aucune raison du côté de la fille m’obligeant à y renoncer, d’autant plus que j’y tiens absolument.
Par conséquent, suis-je en tord, si je persiste dans mes démarches de mariage, cela est-il considéré comme un acte de désobéissance aux parents et comme un manque de respect ? Que dois-je faire ? Dois-je continuer mes démarches ou carrément tout arrêter ?


R : Si tous les membres de ta famille sont d’un commun accord pour refuser ce mariage avec cette fille, en sachant que tu ne peux trouver meilleurs conseillers, et qu’ils éprouvent le plus de bienveillance à ton égard, tu dois te soumettre à leur volonté. S’ils n’étaient pas convaincus qu’une chose n’allait pas, ils ne t’auraient jamais empêché de te marier. Surtout de la part des parents dont la bienveillance connue envers leurs enfants ne peut échapper à personne. Surtout si l’on sait également qu’ils t’ont conseillé et mis en garde contre ce mariage en particulier. Des femmes, il y en a d’autres ! Si tu délaisses quelque chose pour Allah, Il te donnera en échange une chose bien meilleure. Par conséquent, suis les conseils de ta famille et soumets-toi à leur exigence. 

Allah a révélé : 

« Pourtant il se peut que vous détestiez une chose et qu'elle vous soit un bien comme il se peut que vous aimiez une chose et qu'elle vous soit un mal ; Allah sait ce que vous ne savez pas ».
(Sourate El-Baquara verset 216)

Fatwa de cheik Fawzen tirée de son recueil de fatwas
Tome 3 fatwa n°355




Est-il permis de forcer sa fille au mariage avec un homme sans son consentement ?

Q : Est-il permis de forcer la fille à se marier avec un homme qu’elle refuse d’épouser ?

R : Son père ne doit pas la forcer à se marier ni d’ailleurs sa mère, même dans la situation où ils sont satisfaits du prétendant.

Fatwa du cheikh ‘Abd e-Rahmân e-Sa’di




La permission au père de parler avec ses enfants sur le choix de l’époux
     
Q : Est-il permis au père de famille de parler ouvertement avec son fils ou sa fille dans le choix de l’époux ou de l’épouse ?

R : Oui, il est permis au père de parler avec son fils dans le choix de l’épouse et avec sa fille dans le choix de l’époux. Et qu’ils se consultent mutuellement car, il y a dans la consultation un intérêt.

Et c’est d'Allah que vient le succès, que la prière d’Allah soit sur notre prophète Mohamed, sa famille et ses compagnons ainsi que le salut

Fatwa du comité permanent :
Membres : Abdallah ibn qouh´oud , Abdallah ibn ghadayen
Vice-président : Abdrazeq hafifi
Président : Abdelaziz ibn Abdallah Ben Baz
Page 60, tome 18, fatwa numéro : 9174




source : fatawaislam.com
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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 12:36



Les conversations téléphoniques avec le fiancé

Q : Les conversations téléphoniques entre les fiancés, sont-elles permises ou pas ?

R : Il n’y a pas de mal à ce que la femme parle au téléphone avec l’homme qui la demande en mariage après l’avoir accepté, s’il s’agit de conversations pour finaliser l’entente entre les deux. Cependant, ces conversations doivent se limiter à ce qui est nécessaire, sans contenir de choses pouvant conduire à la tentation ; si elles ont lieu par l’intermédiaire du tuteur de la femme, c’est encore mieux et plus éloigné de toute suspicion. Par contre, les conversations téléphoniques qui ont lieu aujourd’hui entre les hommes et les femmes, et entre les filles et les garçons, sans pour autant qu’il y ait de projet de mariage entre eux, mais seulement pour faire connaissance comme ils le prétendent, celles-ci sont interdites et répréhensibles, car elles sont une cause de tentation et peuvent conduire à commettre l’adultère.

Allah, qu’Il soit élevé, dit :

« Ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade [l’hypocrite] ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. »
Les Coalisés, v. 32
 
La femme ne doit s’adresser aux hommes qu’en cas de besoin, en tenant un langage décent qui ne contient aucune suspicion et n’implique pas de tentation.

Les savants ont déclaré par ailleurs que la femme qui est en état de sacralisation doit répéter les formules de Talbiya
Le fait de répéter la formule : « Labbayka Allahumma Labbayk… » sans élever la voix. Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, dit dans un hadith :

« Si une chose survient dans la prière, que les hommes disent « Subhânallah » et que les femmes frappent des mains. »
Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre des actes dans la prière (1218), et par Muslim dans le chapitre de la prière (421).

Tous ces textes sont une preuve que la femme ne doit faire entendre sa voix aux hommes que dans le cas où elle a besoin de s’adresser à eux, tout en observant la pudeur et la retenue. Et Allah est le Plus Savant.


·        Fatwa de Cheikh Al-Fawzân
·        Al-Muntaqâ, volume 2 pages 163 et 164.




La correspondance entre les filles et les garçons
 
  
        
Q : Quel est l’avis de l’islam sur la correspondance entre les garçons et les jeunes filles, sachant qu’elle est loin de tout sujet d’amour, de passion et de perversité ?

R : Il n’est permis à aucun homme de correspondre avec une femme qui ne fait partie de ses Mahârim, en raison de toute la tentation qui peut avoir lieu. Le correspondant pourrait penser qu’il n’y a pas de tentation, mais Satan ne cessera de l’inciter tant et si bien qu’il finira par les séduire l’un par l’autre. D’ailleurs, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, nous a ordonnés de nous éloigner de l’Antéchrist lorsque nous l’entendrons arriver. Il nous a informés que l’homme qui ira le voir en tant que croyant ne cessera d’être tenté par l’Antéchrist jusqu’à ce qu’il devienne mécréant.
Rapporté par Abû Dâwûd dans les épopées (n° 4319), et par Ahmad ( 4/431,441).



La correspondance entre les jeunes hommes et les jeunes femmes est une grande tentation et un danger immense même si la personne qui pose la question précise qu’elle ne contient pas de paroles sur l’amour et la passion. Par contre, il n’y a aucun mal dans la correspondance des hommes entre eux, ou des femmes entre elles, sauf si elle contient des choses interdites.


Fatwa de cheikh Otheimine,
Fatâwâ al-Mar’a (Fatwas concernant les femmes), p.44



La correspondance pour s’aimer

Q : Est-il interdit qu’un homme corresponde avec une femme qui ne fait pas partie de ses Mahârim et qu’ils finissent par s’aimer ?

R : Ceci n’est pas permis car cela éveille en eux le désir et pousse leurs instincts à rechercher la rencontre et le contact direct. D’ailleurs, souvent cette correspondance et ces mots d’amour engendrent la tentation et instaurent dans le cœur l’attachement à l’adultère, ce qui peut conduire à l’acte ou en être la cause. Nous conseillons donc celui qui cherche son propre bien et à se protéger, d’éviter la correspondance et les conversations téléphoniques et ce qui s’en suit, afin de préserver sa religion et son honneur. Et c’est Allah Qui accorde le succès.

Fatwa de cheikh Ibn Jibrîn
Fatâwâ al-Mar’a ( Fatwas concernant les femmes), page 58.




Les relations avant le mariage

Q : Quel est l’avis de la religion sur les relations avant le mariage ?

R : Si « avant le mariage » signifie avant la consommation du mariage et après l’établissement de l’acte de mariage, alors il n’y a pas de mal en ces relations, car l’homme et la femme deviennent des époux une fois qu’ils ont établi l’acte de mariage, même s’ils n’ont pas encore célébré de cérémonie. En revanche, si « avant le mariage » signifie avant l’établissement de l’acte, que ce soit avant ou après les fiançailles, alors toute relation est interdite et non permise. Il n’est pas permis à un homme de jouir d’une femme qui lui est étrangère, que ce soit par la parole, le regard ou l’isolement. En effet, dans un hadith authentique le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui dit :

« Qu’un homme ne s’isole avec une femme qu’en présence de l’un de ses Mahârim, et qu’une femme ne voyage qu’en compagnie de l’un de ses Mahârim. »
Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du combat (n°3006), et par Muslim dans le chapitre du pèlerinage (n°1341).

En conclusion, si les rencontres se font après l’acte de mariage, alors il n’y a pas de mal. Par contre, elles sont interdites avant l’acte, même si elles ont lieu après la demande en mariage et l’acceptation, car la fille demeure une étrangère pour l’homme tant qu’il n’a pas fait l’acte de mariage.


Fatwa de cheikh Otheimine,
Fatâwâ al-Mar’a (Fatwas concernant les femmes), page 51




Le port de la bague

Q : Quel est l’avis juridique de l’islam sur le fait de porter une bague au doigt de la main droite, pour un homme fiancé, et de la main gauche, pour un homme marié, sachant que celle-ci n’est pas en or ?

R : Je ne connais aucune preuve pour cet acte dans l’islam. Il vaut mieux l’éviter, que la bague soit en argent ou en une autre matière. Cependant, si la bague est en or, alors elle est illicite pour l’homme car le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a interdit à l’homme de porter des bagues en or.
Voir le hadith rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre de la permission (n°6235), et par Muslim dans le chapitre du vêtement (n°2066) selon Al-Barâ’.

·        Fatwa de Cheikh Ben Baz
·        Fatawas Islâmiyya, vol. 2, page 370





Voir la femme qu’on demande en mariage
Q : Votre éminence, parmi les causes du divorce, il y a le fait que le mari n’ait jamais vu sa femme avant la nuit des noces, or la religion musulmane le permet. Quel est l’avis de votre éminence sur ce sujet ?

R : Il n’y a pas de doute que le fait de ne pas voir sa femme avant la consommation du mariage peut être l’une des causes du divorce, si le mari la trouve différente de ce qu’on lui a décrit auparavant. C’est pour cette raison qu’Allah a prescrit à l’époux de voir sa femme avant le mariage quand ceci est possible. D’ailleurs, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

« Quand l’un de vous demande une femme en mariage, s’il peut voir en elle ce qui peut l’inciter à l’épouser alors qu’il le fasse. Ceci est plus propice à faire naître l’affection entre eux deux. »
Rapporté par Ahmad (3/334,360), par Abû Dâwûd dans le chapitre du mariage (n°2082), et par Al-Hâkim (2/165) avec une bonne chaîne de rapporteurs.

Ce hadith rapporté par l’intermédiaire de Jâbir a été authentifié par Al-Hâkim. Par ailleurs, Ahmad, At-Tirmidhî, An-Nassâ’î et Ibn Mâjah rapportent que lorsqu’Al-Mughayra ibn Shucba, qu’Allah l’agrée, a demandé la main d’une femme, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, lui a dit :

« Vas la voir. Ceci est plus propice à faire naître l’affection entre vous deux. »
Rapporté par At-Tirmidhî dans le chapitre du mariage (n°1087), par An-Nassâ’î dans le chapitre du mariage (n°6/69), par Ibn Mâjah dans le chapitre du mariage (n°866), et par Ahmad (4/244,246).

De même, Muslim a rapporté dans son recueil de hadiths authentiques selon Abû Hurayra, qu’Allah l’agrée, qu’un homme a informé le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, qu’il avait demandé la main d’une femme. Celui-ci lui a demandé :

« L’as-tu vue ? »
Rapporté par Muslim dans le chapitre du mariage (n°1424).

Ces hadiths et ceux qui vont dans le même sens prouvent qu’il est permis de voir la femme que l’on demande en mariage avant d’établir l’acte. Cela en effet garantit mieux la réussite du mariage et sa bonne fin. Ceci fait sans doute partie des qualités de cette Loi qui a apporté tout ce qui assure le bien-être des personnes et le bonheur de la société, dans ce bas-monde et dans l’au-delà.

Qu’Il Soit Glorifié Celui Qui a légiféré cette loi, l’a rendue parfaite, et l’a rendue comme l’arche de Noé : celui qui restera dessus sera sauvé, et celui qui la quittera ira à sa perte.


·        Fatwa de Cheikh Ben Baz
·        Magazine ad-Dacwa, numéro du 4/4/1410 h
.




Le mariage d’une personne non pratiquante avec une pratiquante


Q : Je travaille en tant que préposé aux mariages et j’ai entendu de la part de ceux qui s’attribuent un savoir (religieux) que le contrat de mariage qui unit un couple dont l’un ne prie pas est nul et qu’il est interdit de l’établir. Est-ce exact ? Que devrais-je faire si l’on me demande d’établir un tel contrat ? Dois-je leur demander si ils prient ou non? Répondez-nous. Puisse Allah vous récompenser.

R : Si vous savez que l’un des membres du couple ne prie pas, ne l’unissez pas à l’autre par le mariage car l’abandon de la prière est un acte de mécréance compte tenu des propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui)

« Ne sépare l’homme de la mécréance et du polythéisme que l’abandon de la prière »
(cité par Mouslim dans son Sahih)

 et des propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : 

« La prière est à la base du contrat qui nous lie à eux »
(cité par l’imam Ahmad et les auteurs des Quatre Sunan et rapporté grâce à une chaîne solide). 

Nous demandons à Allah d’améliorer les conditions des musulmans et de bien guider les égarés qui se trouvent parmi eux. Il est l'audiant et très proche.

Le recueil des fatwas du cheikh Abd Al-Aziz Ben Baz 
Tome 8 page 396




Les rapports entre les fiancés, avant de contracter le mariage religieux

Q : Est-il permis à une femme de marcher avec un homme alors qu’ils sont fiancés et pas encore mariés ? 

R : Il est interdit à une femme de sortir avec son fiancé sans son mahrim (personne lui étant totalement interdite au mariage) avant de contracter le mariage religieux, car ceci conduit à la tentation et à ce dont on ne peut louer le résultat.

Et c’est d'Allah que vient le succès, que la prière d’Allah et son salut soit sur notre prophète Mohamed, sa famille et ses compagnons.


Fatwa du comité permanent

Membre : AbdAllah ibn ghadayen
Vice-président : Abdrazeq hafifi
Président : Abdelaziz ibn AbdAllah Ben Baz
Page 74, tome 18, fatwa numéro : 12 767




Mentir à la fiancée par peur qu’elle renonce au mariage

Q : Est-il permis de mentir à la fiancée, par exemple dans l’activité professionnelle ? Sachant qu’il craint qu’elle n’accepte pas, alors que c’est une jeune fille croyante et Allah est le plus savant. 

R : Il est interdit de mentir à la femme fiancée dans l’activité professionnelle, car c’est une sorte de tromperie. Et s’il lui a déjà menti, il doit se repentir à Allah (le Tout Puisant) et implorer son pardon pour son mensonge et il lui incombe aussi de présenter des excuses à la femme.

Et c’est d'Allah que vient le succès, que la prière d’Allah soit sur notre prophète Mohamed, sa famille et ses compagnons ainsi que le salut


Fatwa du comité permanent :
Membres : Abdallah ibn qouh´oud , Abdallah ibn ghadayen
Vice-président : Abdrazeq hafifi
Président : Abdelaziz ibn Abdallah Ben Baz
Page 60, tome 18, fatwa numéro : 8256



Se renseigner sur le prétendant avant de se marier

Q : Comment je peux être sûre que l’homme qui s’est présenté pour me demander en mariage est attaché à appliquer la loi d’Allah en sa personne et dans ses agissements ? Puisqu’il y’en a beaucoup qui prétendent avoir cet attachement. 

R : Il incombe au tuteur de la femme de vérifier et de poser des questions sur la personne demandant en mariage sa pupille. S’il le satisfait dans sa religion et dans son comportement qu’il le marie, sinon non. Et les moyens de connaître le prétendant sont nombreux et variés. Parmi eux ; le questionnement de ses proches et de ses collègues de travail, et de regarder sa situation sans précipitation.

Et c’est d'Allah que vient le succès, que la prière d’Allah soit sur notre prophète Mohamed, sa famille et ses compagnons ainsi que le salut


Fatwa du comité permanent :
Membres : Bakr Abou Zaid, Abdallah ibn ghadayen et Salih El-Fawzen
Vice-président : Abdel-Aziz Ali Cheikh
Président : Abdelaziz ibn Abdallah Ben Baz
Page 64, tome 18, fatwa numéro : 18 452




Poser des questions à une femme que l’on désire épouser


Q : Est-il permis à l’homme de poser des questions à la femme qu’il veut épouser ? Et quelles sont les conditions du questionnement ? 

R : Ceci lui est permis mais sans tête-à-tête avec elle, et à condition qu’il veuille vraiment se marier avec elle.

Et c’est d'Allah que vient le succès, que la prière d’Allah soit sur notre prophète Mohamed, sa famille et ses compagnons ainsi que le salut


Fatwa du comité permanent (assemblée siégeant à Riyad) :
Membres : Abdallah ibn qouh´oud , Abdallah ibn ghadayen
Vice-président : Abdrazeq hafifi
Président : Abdelaziz ibn Abdallah Ben Baz
Page 51, tome 18, fatwa numéro : 6471




A quel moment faire la prière de la consultation ?

Q : Quand un homme vient me demander en mariage et que je connais certaines informations sur lui, est-ce que je consulte Allah (par la prière de consultation) avant de voir le prétendant ou la consultation doit se faire après l’avoir vu et qu’il m’ait vue? Et est-ce que les signes de l’accord d’Allah pour son serviteur après la consultation sont perceptibles dans le sommeil en rêve ou par quel moyen ? Qu’Allah vous récompense. 

R : Il t’est permis de faire la prière de la consultation avant d’avoir vu le prétendant et après. Les signes de la consultation sont par la conclusion ou le délaissement de l’affaire. Ce serait que la personne sente dans son cœur, acceptation et harmonie pour l’affaire consultée, ce qui dévoilerait qu’elle est bénéfique.

Mais si la personne sent dans son cœur, blocage et refoulement pour cette affaire, c’est un signe qu’il y a du mal dans l’affaire, la personne l’abandonnera pour autre.

Et c’est d'Allah que vient le succès, que la prière et la salut  d’Allah soient sur notre prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons .




Fatwa du comité permanent :
Membres : Abdallah ibn Ghadayen
Vice-président : Abdrazeq 'Afifi
Président : Abdelaziz ibn Abdallah Ben Baz
Tome 18,   page 57, fatwa numéro : 13 610.




Deux prétendants pour une seule fille

Q : Ici, en France nous n’avons pas de mufti (personne ayant la capacité de faire de fatwa) c’est pour cela que nous nous adressons à vous dans cette lettre pour l’affaire qui suit : Deux frères (dans l’islam) ont demandé la même femme. Le premier l’a demandé depuis trois ans et s’est complètement mis d’accord avec les parents de la femme. L’année dernière, dans les derniers instants, le frère du père (oncle de la fille) demanda celle-ci pour son fils. C’est là que la mésentente commença. Est-ce le premier qui a raison ou le second, sachant que le second provoqua la discorde et transgressa. La famille aujourd’hui est dans une division et une discorde, qui des deux a raison ? Qu’Allah vous récompense. 

R : C’est le premier qui a le droit de se marier avec cette femme. Et il est certes interdit au second de demander en même temps que son frère, s’il sait que celui-ci l’a devancé, et qu’on lui a accordé. Il y a dans le recueil authentique de el Boukhari, et dans les sounans de Nasai et dans El Mousnad de El Immam Ahmad d’après Abdallah Ibn Omar (qu’Allah soit satisfait d’eux) que le messager d’Allah a dit

«l’homme ne peut demander une femme en mariage, déjà fiancée à son co-religionnaire, jusqu’à que celui-ci la délaisse ou le lui permet. »

Et c’est d'Allah que vient le succès, que la prière d’Allah soit sur notre prophète Mohamed, sa famille et ses compagnons ainsi que le salut.


Fatwa du comité permanent :
Membres : Abdallah ibn qouh´oud , Abdallah ibn ghadayen
Vice-président : Abdrazeq hafifi
Président : Abdelaziz ibn Abdallah Ben Baz
Page 56, tome 18, fatwa numéro : 8042




source : fatawaislam.com
à voir également : [Al-Khitbâh] Demande en mariage (fiançaille)
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Published by Al-Haqq - dans Mariage
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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 01:59
Un terme très en vogue depuis quelques temps : on en cherche, on en fait, on en organise… Mais on peut s’étonner d’une chose : ce mot n’apparaît pas dans les livres et les propos des savants. Après avoir interrogé des hommes de science à ce sujet, il apparaît que c’est un terme « nouveau » et qui recouvre souvent des conceptions fausses et des erreurs.

On parle de Mouqabalah ou encore Ta’ârouf, mais qu’est-ce que cela désigne ? Dans la langue arabe, ces deux termes désignent l’entretien, le faire de se présenter et faire connaissance. Dans l’application « religieuse » qu’on en fait, c’est quasiment une longue suite d’erreurs et de mauvaise compréhension de la voie légale à suivre lorsqu’on cherche à se marier.


Première grande erreur : ceux qui disent vouloir se marier ne baissent pas le regard en donnant comme argument qu’ils cherchent à voir celle qui va leur plaire.

On a interrogé shaykh Muhammad Ibn Ibrâhîm Âl As-Shaykh à propos du fait de regarder volontairement ou non des femmes qui ne se voilent pas comme il convient (Mutabarrijât).
Il répondit : « Il est interdit de regarder volontairement, en raison de la Parole d’Allah : « Dis aux croyants de baisser leur regard et de préserver leur chasteté. Cela est plus pur pour eux. Allah connaît parfaitement ce qu’ils font. » [An-Nûr : 30] Allah a fait des yeux le miroir du cœur, ainsi si le regard est baissé, le cœur baissera également son désir et sa volonté, et au contraire si il libère son regard, le cœur libèrera ses désirs. Al-Fadl Ibn ‘Abbâs rapporte qu’il partageait la monture du Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) le jour du sacrifice entre Muzdalifah et Minâ lorsqu’une litière portée à dos de chameau sur laquelle était des femmes passa. Al-Fadl se mit alors à les regarder et le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) tourna la tête de Al-Fadl de l’autre côté. » (Al-Bukhârî et Muslim) Ibn Al-Qayyim dit dans Rawdah Al-Muhibbîn : « C’est là une interdiction de regarder les femmes étrangères, une interdiction par le geste. » Et s’il lui avait été permis de regarder, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) l’aurait laissé faire. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Chaque enfant d’Adam (homme et femme) a une part de fornication dans laquelle il doit nécessairement tomber : les yeux dont le péché est le regard (vers ce qui est interdit), les oreilles dont le péché est l’écoute, la langue dont le péché est la parole, la main dont le péché est de toucher, le pied dont le péché est de marcher, le cœur qui est tenté par les passions et espère, et tout cela est confirmé ou infirmé par le sexe (c'est-à-dire le passage à l’acte ou non). » (Al-Bukhârî) Il a donc commencé par la fornication de l’œil car elle est la base de la fornication de la main, du pied, du cœur et du sexe. A travers la fornication de la langue par la parole, il a également indiqué la fornication de la bouche par le baiser, et il a fait du sexe un moyen de confirmation de tout cela par le passage à l’acte ou non. Il dit : « Et ce hadith est parmi les preuves les plus claires que l’œil désobéit par le regard, et que cela est une forme de fornication, et c’est une réponse à ceux qui permettent de regarder librement tout ce que l’on veut. » (…) [Al-Iftâ, volume 64, le 4/1/1380]

Il est donc totalement faux de prétendre que l’on peut regarder les femmes (et inversement les hommes) parce qu’on désire se marier et la règle de base est celle citée dans le verset : « Dis aux croyants de baisser leur regard et de préserver leur chasteté. Cela est plus pur pour eux. Allah connaît parfaitement ce qu’ils font. Dis également aux croyantes de baisser leur regard, de préserver leur chasteté. » [An-Nûr : 30-31] Les croyants doivent donc baisser le regard devant les femmes étrangères et les croyantes doivent elles aussi baisser le regard devant les hommes étrangers, car le regard est une flèche empoisonnée du Diable.

Le seul moment où il est permis à l’homme de regarder une femme, et inversement à la femme de regarder un homme, est lors de la Khitbah (la demande en mariage), afin de se marier. Et il y a de nombreux hadiths à ce sujet :

Jâbir Ibn ‘Abdillah rapporte que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Lorsque l’un d’entre vous veut demander une femme en mariage et qu’il peut voir d’elle ce qui l’encouragera à l’épouser, qu’il le fasse. » Jâbir dit : « Je voulais demander en mariage une jeune fille, je me cachais donc jusqu’à voir ce qui m’a encouragé à la demander en mariage et à l’épouser. » (Ahmad, Abû Dâwûd) On peut lire dans ‘Awn Al-Ma’bûd (l’explication des Sunan Abû Dâwûd) : « An-Nawawî a dit : ce hadith montre l’encouragement à regarder celle que l’on veut épouser, c’est là l’avis de notre école (shaféite) ainsi que l’avis de Mâlik, Abû Hanifah, des savants de Kûfah, de Ahmad et de la majorité des savants.(…) Nos compagnons (de l’école shaféite) ont dit : il est préférable qu’il la regarde avant de venir la demander en mariage, ainsi si elle ne lui plait pas, il la laissera sans lui causer aucun tort, ce qui n’est pas le cas s’il le fait après l’avoir demandé en mariage. »

Abû Hurayrah rapporte : « J’étais aux côtés du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) lorsqu’un homme vint et l’informa qu’il avait épousé une femme des Ansârs. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) lui dit : « L’as-tu regardée ? » Il répondit non, il lui dit : « Vas et regarde-la, car les Ansars ont quelque chose dans le regard. » (Muslim) An-Nawawî a rapporté des propos similaires au hadith précédent puis dit : « Nos compagnons ont dit : et s’il ne peut pas la voir, qu’il envoie une femme en qui il a confiance pour qu’elle l’informe à son sujet, et cela doit se faire avant la demande en mariage, comme nous l’avons indiqué. » Dans ces deux hadiths, An-Nawawî a rapporté la divergence des savants concernant ce qu’il est permis de voir de la femme à ce moment en montrant que l’avis le plus correct est qu’il s’agit du visage et des mains.

Sahl Ibn Sa’d rapporte qu’une femme se présenta au Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et dit : « Ô Messager d’Allah ! Je suis venu m’offrir à toi. » Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) leva les yeux vers elle, la regarda de haut en bas puis baissa la tête. » Al-Bukhârî donna pour titre au chapitre contenant ce hadith : « Regarder la femme avant de l’épouser. »

Tout cela montre la permission de regarder une femme lorsqu’on veut la demander en mariage, afin de voir chez elle ce qui va encourager au mariage. De même pour les femmes qui peuvent regarder leur prétendant. Mais cela ne peut se faire qu’à deux conditions :

La première : La volonté ferme d’épouser cette femme, et de ne la regarder que pour cela, et de même pour elle. Ainsi, si le prétendant sait que la famille de la femme refusera le mariage ou qu’elle ne lui convient pas, tous deux doivent baisser le regard. Ibn Al-Qattân a dit : « Si le prétendant sait qu’elle ne l’épousera pas, ou que son tuteur ne lui donnera pas son accord, il ne lui est pas permis de la regarder. Ceci même s’il est déjà venu la demander en mariage (à son tuteur) car le regard n’est autorisé que s’il est un moyen d’amener à la conclusion du mariage. Et s’il sait pertinemment qu’on ne le permettra pas, le regard reste sur la règle de base (qui est l’interdiction). » (An-Nadhar fî Ahkâm An-Nadhar, p.391).

La deuxième : Dès lors qu’il voit ce qui l’encourage à l’épouser, il doit cesser de la regarder, car elle est toujours pour lui une femme étrangère (jusqu’à la conclusion de l’acte de mariage ‘Aqd Az-Zawaj) et que le regard n’est permis que pour amener au mariage. Ainsi, lorsqu’il est fermement décidé à l’épouser, le regard reprend son jugement de base (qui est l’interdiction), jusqu’à ce qu’il l’épouse et conclut l’acte de mariage. De même pour elle, si elle voit ce qui lui plait, elle doit par la suite baisser le regard. Shaykh Al-‘Uthaymîn dit : « La vérité sur cette question est qu’il est préférable (et non obligatoire) de regarder celle qu’on va demander en mariage, sauf si on sait comment elle est, dans ce cas ce n’est pas nécessaire… » (Sharh Al-Mumti’ 5/125)

Alors, nombreux sont ceux qui se disent : mais alors comment faire ? Wallahi il ne sert à rien de se mettre à la sortie des écoles, des mosquées ou ailleurs pour guetter toutes les sœurs. Au contraire, c’est un comportement de pervers qui ne fera qu’augmenter cette maladie qui s’est installée dans le cœur. Allah ne dit-il pas : « Celui qui place sa confiance en Allah, Il lui suffit » ? Demander avant toute chose autour de soi, se renseigner et ensuite lorsqu’on sait qu’il y a une sœur avec laquelle il y a de fortes probabilités qu’on puisse se marier et pas de difficultés insurmontables, alors dans ce cas, on peut chercher à la voir elle et seulement elle, discrètement. Rien n’a changé depuis l’époque du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), et la voie à suivre est exposée dans ce hadith :

Al-Mughîrah Ibn Shu’bah rapporte : « J’ai été voir le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et je lui ai parlé d’une jeune fille que je voulais demander en mariage. Il me dit : « Vas la regarder car cela est plus à même de vous lier tous les deux. » J’ai donc été voir une femme des Ansars et je l’ai demandée en mariage à ses parents en leur rapportant les propos du Messager d’Allah, et ce fut comme s’ils désapprouvaient cette chose. La jeune fille entendit cela alors qu’elle était dans une pièce isolée et dit : si le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) t’a ordonné de regarder, alors regarde, sinon je t’implore par Allah [de ne pas le faire], comme si cela était une chose gravissime, puis elle tira le voile [qui cachait la pièce]. Je l’ai regardée puis je l’ai épousée, et aucune femme par la suite n’a atteint son rang [dans mon cœur] alors que j’ai épousé environ soixante-dix femmes. » (At-Tirmidhî, An-Nasâ'î…)

Al-Mughîrah n’a donc pas regardé toutes les femmes de Médine, il savait qu’une jeune fille habitait à tel endroit et qu’il pouvait l’épouser. Il n’a pas demandé à un frère de demander à sa femme ou à sa sœur s’il pourrait entrer en contact avec elle et faire connaissance avant de venir la demander en mariage ! Il n’a pas organisé de rencontre chez un frère et sa femme afin qu’il n’y ait pas mixité (comme ils prétendent) pour discuter et voir s’ils se plaisent, etc, etc… L’imagination et les ruses de Satan sont sans limite.

La facilité et la bénédiction résident uniquement dans l’obéissance à Allah, ainsi celui qui sait qu’il y a une sœur qui cherche à se marier et qui peut correspondre à ce qu’il recherche, qu’il n’y a pas d’obstacle apparent à l’acceptation du mariage par le tuteur ou la sœur, alors s’il peut l’observer discrètement pour être sûr qu’elle lui plaise qu’il le fasse. Ensuite (ou même s’il n’a pas pu), qu’il se rende chez le tuteur de cette sœur (donc s’il est vivant et musulman, son père et personne d’autre) pour se présenter et faire sa demande en mariage. Shaykh Al-‘Uthaymîn dit : « S’il peut la voir en se mettant d’accord avec son tuteur en disant qu’il viendra et la regardera, qu’il le fasse, sinon il peut l’épier à un endroit où il sait qu’elle passe et la regarder… [Mais il ne doit le faire que s’il sait qu’il y a de forte probabilité qu’on accepte sa demande en mariage] Comment peut-il en être quasiment persuadé ? Allah a créé à différents rangs [dans la société] : « « C’est Nous qui avons réparti entre eux leur subsistance dans la vie présente et qui les avons élevés en degrés les uns sur les autres, afin que les uns prennent les autres à leur service. » (Az-Zukhruf : 32) Ainsi si l’homme est pauvre et qu’il regarde la fille du ministre, le plus probable est qu’on n’accepte pas sa demande, ou si l’homme est vieux et sourd et qu’il regarde une belle jeune fille, le plus probable est qu’on n’accepte pas sa demande. » (Sharh Al-Mumti’ 5/126-127)


Deuxième grande erreur : Cette Mouqabalah se déroule la plupart du temps sans que le tuteur de la femme ne le sache ou avant qu’il ne donne son accord pour le mariage, ce qui est une erreur comme nous l’avons vu. Les gens ont pris énormément de liberté sur cette question et se permettent d’aller voir des femmes avec « l’accord » d’un frère de cette femme ou d’une autre personne de sa famille. Ceci, alors que la règle et les propos des savants à ce sujet sont clairs : si le père de cette femme est vivant et musulman, il est le premier tuteur et on ne peut se passer de son accord à toutes les étapes de la demande, sauf s’il délègue volontairement cela. Si les membres de la famille de la femme remplissent tous les conditions, le tutorat s’applique dans cet ordre : le père, puis le grand-père, puis le fils de la femme (si elle en a déjà un), puis ses frères, puis les proches en fonction de leur degré de proximité, puis si aucun n’est apte à le faire c’est le gouverneur qui s’en charge.

On a demandé à shaykh Fawzân : est-il permis à la jeune fille de se marier sans l’accord de son père ?
Il répondit : Il n’est pas permis à la femme de se marier sans l’accord de son père, car il est son tuteur, et qu’il est plus perspicace qu’elle sur ces questions. Mais il n’est pas non plus permis au père d’empêcher sa fille de se marier avec un homme pieux qui lui convienne. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Si vient à vous celui dont vous agréez la religion et le comportement, mariez-le, sinon il y a aura de grandes tentations sur terre et une grande perversion. »… » (Al-Muntaqâ 2/218-219)

On ne peut délaisser l’accord du père à toutes les étapes de la demande et on ne peut se mettre d’accord sur un mariage avant qu’il ne l’ait autorisé. Combien de fois avons-nous vu des gens se voir sans en informer le père de la sœur qui finalement refuse ce prétendant. Le regret et la frustration qui en découlent ne sont pas à imputer à ce père qui a été trompé, mais à la désobéissance à Allah qui n’amène que remords et regrets.

Certains avancent le faux argument du manque de piété ou de l’ignorance du père, alors que cela n’est pas une raison suffisante pour lui retirer son rôle de tuteur.

On a demandé à shaykh Sa’dî : quel est le jugement sur le fait de poser comme condition pour le contrat de mariage que le tuteur soit connu pour sa piété et l’absence de défauts apparents (al-‘adâlah) ?
Il répondit : cette condition est rejetée par les Textes et la pratique des pieux prédécesseurs. » (Al-Fatâwâ As-Sa’diyyah, 491-492)

Shaykh Al-‘Uthaymin dit à ce sujet dans Sharh Al-Mumti’ que s’il fallait appliquer les règles de al-‘adâlah, on ne marierait plus personne, car rares sont ceux qui parviennent à ce niveau de piété de nos jours. Il peut y avoir des cas particuliers où le tuteur perd ce statut, même s’il s’agit du père, mais il s’agit de cas bien spécifiques qui demandent d’être exposés à un homme de science.


Troisième grande erreur : le cas des sœurs converties ou de celles qui n’ont pas de tuteur. Malheureusement, elles sont peut être celles à qui cela arrive le plus, ceci en raison de la situation particulière qu’elles vivent : aucun tuteur dans un pays non musulman. Dans un pays musulman, la règle est claire : « Le gouverneur est le tuteur de celui qui n’en a pas », il se charge donc de marier celles qui ne trouvent pas de tuteur. Shaykh Al-‘Uthaymîn explique que l’on désigne par « gouverneur » la plus haute autorité dans le pays, puis ceux qui le représentent, et à notre époque cela est confié au Ministère de la Justice et aux officiers publics chargés des mariages. (Sharh Al-Mumti’ 5/149). Dans un pays musulman cela est donc très simple : la femme qui n’a pas de tuteur saisit le juge de la ville qui se charge d’appliquer la Législation d’Allah sur ce point, et de protéger les intérêts de la femme et lui accorder ses droits.

Mais qu’en est-il dans un pays non musulman ? L’avis le plus répandu chez les francophones est celui donné par shaykh ‘Ubayd Al-Jâbirî qui dit que la femme qui ne trouve aucun tuteur doit prendre comme tuteur un homme de confiance qui se chargera de la marier de manière légale. C'est-à-dire que si un homme pieux et de bon comportement cherche à épouser cette femme, il doit se rendre chez cet homme de confiance qui procèdera au mariage. Et shaykh ‘Ubayd ne dit rien de plus et est innocent de toutes les perversités que l’on peut commettre en s’appuyant faussement sur ses propos. Il ne dit pas que la sœur peut correspondre (voire rencontrer) librement son « tuteur » pour discuter avec lui de ses choix, qu’ils peuvent organiser des « mouqabalah » avec des prétendants et bien d’autres choses encore, wallah-ul-musta’an.

Ceci dit, il faut savoir que l’avis de shaykh ‘Ubayd n’est pas le seul avis parmi les hommes de science, et bon nombre d’entre eux (comme shaykh Abd Al-Mâlik Ramadani) renvoient aux autorités religieuses de la ville où réside cette sœur pour se charger du mariage. Ceci car le « tuteur » doit veiller à marier cette femme dans les règles mais aussi à ce qu’on lui accorde ses droits. Cette question entre sous une autre beaucoup plus vaste qui est de savoir s’il existe ou non en France des autorités religieuses compétentes et qui soient la référence inévitable des musulmans sur cette question. Notre but ici n’est pas d’exposer cette question pointue, mais au moins de faire prendre conscience à tout un chacun que la plupart des compagnons ne se prononçaient pas sur les questions de mariage et de divorce tant elles sont pointues et importantes. Cela est-il si difficile, si on entre dans un cas particulier, de téléphoner à un homme de science pour qu’il nous éclaire sur notre cas bien précis. Il est possible que la sœur est en fait un tuteur légal sans le savoir ou que l’imam de la mosquée de sa ville puisse la marier, ou d’autres possibilités encore. Il est seulement nécessaire de bien exposer sa situation avec autant de sincérité et de franchise que possible, et de se souvenir qu’un cas spécifique demande une réponse spécifique.


Quatrième grande erreur : l’exagération lors de ces Mouqabalah (voire aussi lors des Khitbah légales) en ce sens qu’il va s’agir d’une vraie rencontre et discussion entre les deux prétendants au mariage. Ceci, alors qu’aucun Texte ne le permet, bien au contraire !

Une fois de plus, on s’appuie faussement sur une parole d’un savant et en l’occurrence shaykh Al-Fawzân auquel on a demandé s’il était permis au prétendant (Khatîb) de parler au téléphone à la femme qu’il demande en mariage ?
Il répondit en disant : « Il n’y a pas de mal à ce que le prétendant parle avec elle au téléphone, si cela est fait après qu’il ait reçu l’accord du père pour le mariage (Istijâbah) et que l’on parle pour se mettre d’accord sur certains points, en fonction de la nécessité et qu’il n’y a aucune tentation en cela. Et si cela se fait par l’intermédiaire de son tuteur, cela est meilleur et plus éloigné de toute suspicion. Quant aux conversations qui ont lieu entre les hommes et les femmes, et les jeunes hommes et jeunes filles, alors qu’il n’y a pas eu de demande en mariage [auprès du tuteur, Khitbah), mais uniquement destinées à faire connaissance (Ta’âruf) comme ils disent, cela est un mal, une chose illicite et un appel à la tentation et à tomber dans la turpitude. Allah dit : « Ne soyez donc pas complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le coeur est malade ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. » (Al-Ahzâb : 32) La femme ne parle à un homme étranger que s’il y a nécessité, en tenant des propos décents qui ne comportent aucune tentation et aucune suspicion. Et les savants ont indiqué que la femme ne devait pas élever la voix. Comme il apparaît dans le hadith : « Si une chose se passe dans la prière, que les hommes disent « Subhanallah » et que les femmes tapent des mains. » Ce qui montre que la femme ne doit pas faire entendre sa voix aux hommes sauf dans les situations où cela est nécessaire dans lesquelles elle doit parler avec pudeur et décence. Et Allah est plus savant. » (Al-Muntaqâ : 3/163-164)

En quoi cela est-il une permission de pratiquer ces Mouqabalah ? De discuter sur Internet ? De se rencontrer avant la demande en mariage ? De parler longuement et sans raison valable après celle-ci ??? Shaykh Fawzan dit bien que cette discussion ne peut avoir lieu qu’après la demande en mariage auprès du tuteur (Khitbah) et l’accord de principe pour le mariage du tuteur (Istijâbah). Uniquement si cela est nécessaire pour clarifier certains points, et que malgré tout il vaut mieux passer par le tuteur pour cela sans s’adresser directement à la femme !

Pour montrer à quel point les gens sont loin de la vérité et des Textes, nous traduisons ici les propos de shaykh Al-‘Uthaymin qui dit après avoir montré que le prétendant peut voir le visage et les mains de la femme en présence de son tuteur, et même un peu plus s’il la guette discrètement (selon les conditions énoncées auparavant) : « Peut-il lui parler ? La réponse est non car cela provoque plus encore le désir et qu’il peut tirer une jouissance en entendant sa voix, c’est pourquoi le Prophète dit : « qu’il regarde ce qui va l’encourager à l’épouser. » et il n’a pas dit : « qu’il écoute ce qui va l’encourager à l’épouser »… (Sharh Al-Mumti’ 5/126) Il est donc bon de savoir que certains savants sont d’avis qu’il n’est pas permis de parler à la femme qu’on demande en mariage tant que le contrat de mariage (‘aqd az-zawâj) n’est pas conclu.

De même, il est faux de justifier ces conversations secrètes (et interdites puisque le tuteur n’en connaît pas la teneur) en disant qu’elles servent :

Premièrement à voir si on est compatible. C’est un argument fallacieux que la raison saine rejette puisque personne ne se présentera sous son mauvais jour ou en disant qu’il (ou elle) est violent, pervers et menteur. On peut d’ailleurs constater que malgré cette pratique répandue, les divorces ne sont que plus nombreux, wallah-ul-musta’ân.

Deuxièmement : à fixer des conditions. Mais les conditions du mariage doivent au contraire être connues du tuteur et des témoins, sinon comment témoigner plus tard qu’une condition n’a pas été remplie et que l’on demande pour cela l’annulation de ce mariage ?

Nous aimerions conclure ici (mais les erreurs commises sont elles plus nombreuses encore) par les propos de shaykh Al-Albânî sur cette question en raison de leur grand profit et du conseil sincère qu’ils peuvent représenter pour tous nos frères et sœurs :

Shaykh : Oui.
Questionneur : As-Salâm ‘Alaykum
Shaykh : Wa ‘alaykum As-Salâm Wa rahmatullah
Questionneur : Excusez-moi, shaykh Al-Albânî est-il présent ?
Shaykh : Il est avec toi.
Questionneur : Si vous le permettez, j’aurais quelques questions.
Shaykh : Vas-y.
Questionneur : Puis-je parler au téléphone avec la femme que je demande en mariage (Khitbah) ?
Shaykh : Tu as conclu l’acte de mariage (‘aqd) ou pas encore ?
Questionneur : Pas encore.
Shaykh : Cela n’est pas permis.
Questionneur : Cela n’est pas permis ?
Shaykh : Cela n’est pas permis.
Questionneur : Même si c’est pour la conseiller ?
Shaykh : Cela n’est pas permis.
Questionneur : D’accord, mais m’est-il permis de lui rendre visite et de m’asseoir avec elle en présence d’un Mahram ? (Ndt : mais toujours après la Khitbah bien sûr, c’est à dire la demande en mariage auprès du père ou tuteur légal)
Shaykh : Oui, en présence d’un Mahram, si elle se présente à toi vêtue d’un jilbab (Ndt : long vêtement que l’on porte pour sortir) et d’un voile comme lorsqu’elle sort dans la rue, sinon non.
Questionneur : Et peut-elle montrer son visage ?
Shaykh : Oui, si c’est seulement le visage.
Questionneur : Seulement le visage ?
Shaykh : Oui, et elle ne doit pas porter de robe brodée ou courte, ou d’autres choses de ce genre.
Questionneur : D’accord, et concernant notre assise, quels sont les propos qu’il nous est permis de tenir ?
Shaykh : Tu ne peux lui parler que de la manière dont tu parles aux autres femmes (étrangères).
Questionneur : D’accord, et si elle me demande une photo, puis-je lui en présenter une ou non ?
Shaykh : Et si toi tu lui demandes une photo.
Questionneur : Oui ?
Shaykh : Si tu lui demandes une photo.
Questionneur : Et bien ?
Shaykh : Cela est-il permis ?
Questionneur : Non.
Shaykh : Donc ma réponse est non.
Questionneur : Votre réponse est non ?
Shaykh : Effectivement, ma réponse est non ?
Questionneur : Et pourquoi donc ?
Shaykh : Pour quelle raison ? Pour la même raison qui te conduit à dire que tu n’as pas le droit de lui demander une photo.
Questionneur : D’accord.
Shaykh : Tu as compris ?
Questionneur : Oui, j’ai compris.
Shaykh : Si tu as compris, alors attache-toi-y.
Questionneur : Très bien. Shaykh, parfois on peut être contraint de l’appeler par téléphone, cela est-il permis ?
Shaykh : Je ne pense pas qu’il y ait de nécessité à cela.
Questionneur : Par exemple, je peux l’appeler pour lui dire que je lui rendrais visite à telle heure, cela est-il permis ?
Shaykh : Pourquoi veux-tu lui rendre visite ? Quelle est la différence entre elle et une autre femme (étrangère) ?
Questionneur : C'est-à-dire qu’il n’est pas permis de lui rendre visite ?
Shaykh : Ô mon frère ! Quelle est la différence entre elle et une autre femme (étrangère) ? Si tu la demandes en mariage, demande-la en mariage à son tuteur.
Questionneur : Mais son tuteur sera présent.
Shaykh : Si tu la demandes en mariage, demande-la en mariage à son tuteur. Et si par la suite tu as son accord pour le mariage et pour lui rendre visite en présence de son tuteur afin que tu la voies et qu’elle te voie, (cela est permis). Mais que tu lui rendes simplement visite, alors non.
Questionneur : C'est-à-dire que même après la demande en mariage (Khitbah), il n’est pas permis de lui rendre visite ?
Shaykh : Après la demande en mariage ?

Questionneur : Oui.
Shaykh : Ô mon frère, elle reste une étrangère pour toi tant que tu n’as pas conclu le contrat de mariage (‘aqd az-zawâj).
Questionneur : Merci. Qu’Allah vous récompense par un bien, ô shaykh !
Shaykh : Toi de même.
Questionneur : Qu’Allah vous anoblisse.
Shaykh : Qu’Allah te préserve.. As-Salâm ‘alaika
Questionneur : As-Salâm ‘Alaykum
Shaykh : Wa ‘alaykum As-Salâm Wa rahmatullah


En résumé, les termes Muqabalah et Ta’âruf désignent soient des actes illicites, soit des erreurs au sein d’un acte légiféré Al-Khitbah : la demande en mariage auprès du tuteur légal. Les savants parlent de Khitbah qui consistent à demander en mariage auprès de son tuteur légal une femme à propos de laquelle on sait qu’elle ne refuse pas le mariage et dont on pense que notre proposition sera acceptée. On peut dès lors essayer de la voir discrètement ou si cela n’est pas possible, envoyer une femme de confiance. Si on est alors pleinement décidé, on se rend chez son tuteur légal pour la demande en mariage, ce que l’on nomme Al-Khitbah. Si le tuteur donne son accord (Al-istijâbah), on peut demander à voir la sœur afin qu’on puisse la voir visage découvert et qu’elle puisse elle aussi voir son prétendant. Pendant la période entre Al-Istijâbah et la conclusion du contrat de mariage (‘aqd az-zawâj), les deux prétendants au mariage restent étrangers l’un pour l’autre. Certains savants sont d’avis que pendant cette période, il est permis qu’ils se parlent en présence d’un Mahram (bien entendu pubère, doué de raison, et qui ne soit pas un dépravé permettant à cette femme de tomber dans l’illicite), si cela est nécessaire, afin de mettre au point certaines choses ou fixer certaines conditions. Et ce n’est qu’à partir de la conclusion de l’acte de mariage qu’ils sont mari et femme et sont libres de se voir et se parler.

Ceci est le conseil sincère que nous pouvions adresser à nos frères et sœurs. Wallahu ‘alam.

Traduit et publié par les salafis de l’Est.




source : salafs.com
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Published by Al-Haqq - dans Mariage
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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 00:57
Une fois de plus, une question qui semble bizarre tant cela est entré dans les mœurs. Plus encore, la plupart des gens considèrent que cela fait partie de la religion et qu’il est nécessaire « d’être marié » par un imam ou un frère. Les gens nomment cela Al-Halâl (qui est malheureusement trop souvent suivi par le Harâm dans les festivités) Bien souvent, même si les deux époux sont attachés à leur religion, on fait venir l’imam local et là on tombe trop souvent dans le folklore : entre les formules incantatoires, les formulations étranges, la lecture de sourate Al-Fatihah, etc. Dans le meilleur des cas, on fait venir un imam instruit, ou un frère connaissant un minimum les règles du mariage, mais on tombe nécessairement dans une chose qui n’est rapporté dans aucun Texte.
On ne trouve aucun hadith faisant mention de la présence du prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) pour marier quelqu’un, ou du fait que les compagnons « se mariaient » les uns les autres ? Ceci parce qu’en islam, le mariage est constitué de plusieurs étapes : Al-Khitbah dont nous avons rappelé les règles dans l’article « Mouqabalah ? », suivie contrat de mariage (‘Aqd An-Nikâh) qui nous intéresse ici, puis du repas de noce (Walîmah) dont nous avons parlé dans l’article « La sunna dans le mariage ».

En islam, on parle donc de contrat de mariage, d’un accord entre deux parties : le tuteur et la femme d’un côté et le prétendant de l’autre. Les savants ont bien montré, comme nous le verrons, que c’est un contrat comme les autres et que rien ne le différencie d’un tout autre contrat. Donc puisque c’est un contrat comme les autres, de deux choses l’une : soit il faut appeler un imam pour chaque contrat, soit la présence de l’imam (ou d’un frère) est accessoire, sauf si on ignore tout des règles du mariage.

Si l’imam (ou le frère) est invité au repas de mariage par respect à son égard, qu’il puisse adresser un court rappel à l’assistance et « vérifier » que les règles du mariage ont été respectées, c’est là une chose pratiquée par les gens de bien. Mais en aucun cas l’imam ne marie, puisque dans les faits, les gens sont déjà mariés, et c’est ce que nous explique shaykh Al-Albânî :


Question : Ce frère interroge en disant que les conditions de validité du contrat de mariage sont : l’agrément du tuteur ou l’accord du tuteur, accompagné de témoins, et d’autres choses encore. Mais dans les coutumes aujourd’hui, il est nécessaire d’avoir un contrat écrit afin que le contrat de mariage soit effectif. Et il est réellement arrivé qu’un homme se présente pour demander une femme en mariage (Khitbah), sa famille était d’accord, il y avait des témoins, et tout ce qui s’en suit. Mais après quelques jours, ils se sont excusés et ont marié la femme à un autre homme. Cet accord, avec la prononciation du contrat (de mariage) et la présence des témoins, est-il un mariage légiféré (religieux) ? Et qu’en est-il de l’autre mariage qui a suivi ?

Réponse : « Avant de répondre, j’attire l’attention de celui qui interroge sur le fait qu’à deux reprises dans sa question, il a répété « wa mâ shâbaha dhâlik » (que nous avons traduit par : d’autres choses encore, et ce qui s’en suit), et ce sont deux ajouts qui ne doivent pas apparaître dans sa question. Et afin que l’on comprenne ce reproche, je voudrais qu’on répète la question, car elle est erronée.

Question : La question est que les conditions de validité du mariage sont : l’accord du tuteur et la présence de deux témoins, et la coutume aujourd’hui fait que les gens rendent obligatoire l’acte écrit…

Réponse :
Non, ce n’est pas ça, tu as fait une…composition… alors écoutons l’enregistrement, car il a été dit dans la question que les conditions de validité du mariage sont : l’accord du tuteur et la présence de deux témoins et d’autres choses encore… (on fait écouter la question comme elle a été posée la première fois) Ma remarque vise à pointer la nécessaire précision dans la question, en vue de la réponse qui en découle. Je voulais montrer qu’il n’y a dans la législation que l’agrément du tuteur, ou (il y a une coupure dans l’enregistrement mais le shaykh commençait à dire : ou comme l’a dit le frère l’accord du tuteur, et la présence de deux témoins), et il n’y a rien d’autre en dehors de cela. Ainsi, si un jeune homme établit un contrat de mariage avec l’agrément ou l’accord du tuteur, et en présence de deux témoins dignes de confiance, c’est un mariage légiféré (religieux). Quant au fait de le faire inscrire au tribunal comme cela est de coutume, nous n’y voyons aucune objection, car ceci est fait dans la recherche du bien (sans être contraire à la religion) et la volonté de préserver les droits (de chacun) en raison de la corruption de certaines personnes et de leur rejet des droits religieux. Cette inscription au tribunal n’est en rien différente de l’inscription d’un contrat de vente d’une maison au service des transactions. Toute vente entre les musulmans, même si elle n’est pas enregistrée comme c’est de coutume au service des transactions concernant par exemple une terre ou une construction, est une vente légiférée (religieusement) et il n’est permis à aucune des deux parties de dénoncer cet accord, et celui qui le fait s’oppose à la Législation d’Allah. Il en est de même pour le contrat de mariage. Il est dit dans la question qu’untel a établi un contrat de mariage avec l’accord du tuteur et la présence de témoins, mais ensuite cet accord n’a pas été enregistré au tribunal, mais considérant ce contrat comme nul, ils ont marié la femme à un autre homme. Donc, ce deuxième acte de mariage est nul, même s’il est composé d’un contrat religieux et administratif. C’est un acte de mariage nul car il a été fait avec une femme qui était déjà mariée par un acte religieux. Et il n’est pas possible de mettre la coutume au niveau de la Législation d’Allah. Aujourd’hui la coutume est qu’il est obligatoire d’enregistrer l’acte de mariage au tribunal, mais cela ne veut pas dire que le contrat de mariage religieux est nul et ne s’applique pas jusqu’à devenir un acte de mariage administratif. Ainsi, nous tombons dans un problème rapporté depuis longtemps par les légistes et qui existe encore dans de nombreux pays, et qui est que (pour eux) le contrat de mariage entre les époux est un contrat administratif et non religieux, et ce surtout dans les pays de mécréance. Nous disons, en nous attachant au jugement de la Législation d’Allah, comme l’a dit le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) : « Pas de mariage sans l’accord du tuteur et la présence de deux témoins » Ainsi, il est possible qu’un homme établisse un contrat religieux qui ne soit pas accepté dans les législations appliquées de nos jours, pour une raison ou un autre, ainsi s’il demande l’accord, il sera débouté. Par contre, même le tribunal, dans de nombreux évènements contraires à sa législation, lorsqu’on lui transmet qu’untel a établi un contrat de mariage avec unetelle, le tribunal les contraint à enregistrer cet acte, alors qu’à la base il est contraire à son organisation. Cela montre, et la louange est à Allah, qu’ils admettent toujours que la base est l’acte religieux, et que l’enregistrement au tribunal n’est qu’une sécurité. Voilà ma réponse à la question.

Question : Concernant l’annonce du mariage (I’lân), est-ce une condition de validité du contrat de mariage ?

Réponse :
Qu’Allah te pardonne ! Nous n’avons parlé de l’erreur de notre compagnon que pour que tu ne tombes pas dans cette erreur. »


Donc annoncer le mariage n’est pas une condition de validité du mariage comme cela apparaît dans la question suivante :

Question : « Le mariage secret est-il permis religieusement ou non ? Si quelqu’un se marie en secret sans annoncer le mariage, le contrat de mariage est-il valide ?

Réponse : Les conditions du mariage sont de deux types : des conditions de validité, et des conditions de perfection de l’acte. Les conditions de validité sont connues et elles sont présentes dans la parole du Prophète (salallu ‘alayhi wasalam) (il y a une coupure, mais le shaykh cite le hadith) : « Pas de mariage sans l’accord du tuteur et la présence de deux témoins dignes de confiance. » Si un homme épouse une femme avec l’accord du tuteur et la présence de deux témoins dignes de confiance, musulmans naturellement, le mariage est valide, même s’il n’annonce pas le mariage. Mais l’annonce est une condition de perfection. Est-ce clair ? Je le pense.

Question :
Quelle est la preuve pour dire que l’annonce n’est qu’une condition de perfection ?

Réponse :
L’absence de preuve disant qu’elle est une condition de validité. »


Il est bon de savoir que les savants ont divergé sur l’authenticité du hadith sur lequel s’appuie shaykh Al-Albânî : « Pas de mariage sans l’accord du tuteur et la présence de deux témoins dignes de confiance. » Le shaykh l’a authentifié dans Irwâ Al-Ghalîl (1840), mais une grande partie des savants sont d’avis qu’il n’est pas authentique. Ainsi Shaykh Al-Islâm ibn Taymiyyah dit : « Aucun hadith du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) concernant la présence de témoins pour le contrat de mariage n’est authentique. » (Al-Fatâwâ, 33/158) Donc, si on considère qu’aucun hadith n’est authentique à ce sujet, on ne peut pas dire que c’est une condition de validité. A l’inverse, il ne faut pas tomber dans le mariage secret, sans témoins et sans annonce à propos duquel Ibn cAbbâs dit : « Ce sont les prostitués qui se marient sans le montrer. » (At-Tirmidhî 1104). Ainsi Shaykh Al-Islâm ibn Taymiyyah dit : « Quant au mariage secret sur lequel on s’entend pour le cacher et ne prendre aucun témoin, ce mariage est invalide pour l’ensemble des savants, et c’est une forme de fornication. » Ainsi, son avis est qu’il faut soit prendre des témoins, soit annoncer le mariage pour ne pas être en opposition avec l’ordre du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) qui dit : « Annoncez le mariage », et il dit également : « La différence entre le mariage licite et le mariage illicite est qu’on va frapper du tambour. » (At-Tirmidhî 1188).

Notons bien que shaykh Al-Albânî n’a pas autorisé le mariage secret, et qu’il a posé comme condition la présence de témoins, puisque pour lui le hadith est authentique et s’applique.

Question : « Vous avez dit que la présence de deux témoins était une condition de validité du mariage, mais si un homme fait un contrat de mariage sans témoins car pour lui le hadith est faible, mais que par la suite il se rend compte que le hadith est authentique, doit-il renouveler le contrat de mariage ?

Réponse : Non, il est dans le même cas que les mécréants qui embrassent l’islam (en couple et qui ne renouvellent pas leur contrat de mariage), le contrat reste valide. Par contre, s’il fait un nouveau contrat de mariage, en épousant une autre femme, il ne sera valide qu’avec deux témoins dignes de confiance. »


La question principale que nous voulions aborder ici est de pointer un fait qui est que bien souvent les gens sont mariés mais ne le savent pas, car ils attendent « d’être mariés » par l’imam. Il faut donc faire très attention à ce que l’on fait, autant du point de vue du prétendant que du tuteur. Les choses doivent être claires, et c’est très loin d’être un jeu, c’est pourquoi le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) met en garde sur cela lorsqu’il dit : « En trois choses, que l’on plaisante ou qu’on soit sérieux, cela s’applique : le divorce, le mariage, et la reprise de la vie commune après un divorce. » (Al-Irwâ’ 1826).

Le mariage est une chose très simple qui ne requiert aucune formule particulière puisque c’est un accord comme les autres.

Question : « Concernant le contrat de mariage en une autre langue que l’arabe. Si les deux époux concluent un acte de mariage mais ne parlent pas l’arabe.

Réponse : Cela est très simple, car le contrat de mariage est comme tout autre contrat entre deux personnes. Ainsi, de la même manière que deux personnes peuvent conclure un contrat de vente ou d’achat, les deux époux peuvent conclure un mariage, quelle que soit la langue. Aucun terme et aucune formule obligatoire n’est rapporté dans la sunna. C'est-à-dire que ce n’est pas une condition, mais tu n’ignores pas qu’il fait partie de la sunna de débuter la demande en mariage par l’introduction avec laquelle le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) commençait ses sermons et qu’il enseignait à ses Compagnons : « La louange est à Allah. Nous le louons, cherchons Son aide et Son pardon… » Si on débute la demande en mariage et la conclusion du contrat de mariage par cette introduction prophétique en arabe, on a appliqué la Sunna de Muhammad (salallahu ‘alayhi wasalam), et ensuite il n’y a aucun mal à faire le reste dans une langue autre que l’arabe. Il nous faut faire la différence entre ce qui est Sunna (dans le sens de surérogatoire) comme « l’introduction de la nécessité », et ce qui est une condition de validité comme Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation) afin d’écarter toute confusion, et qui peuvent être faite en toute langue. »


Dans l’extrait suivant, shaykh Al-Albânî est invité à ce que les gens nommeraient Al-Halâl, un frère a marié sa fille et il a invité le shaykh à venir. Shaykh Al-Albânî a adressé quelques paroles au début de l’assise en rappelant quelques traits du mariage puis on lui a posé quelques questions concernant le contrat de mariage, le fait de l’écrire et l’enregistrer au tribunal. Mais à aucun moment il n’y a eu Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation). Puis un membre de l’assistance adresse la question suivante :

Question : « Parfois nous sommes invités et nous rendons à ce genre d’assise, et après avoir débuté par le sermon d’introduction, et adressé un rappel concernant le mariage et conseillé aux jeunes de se marier, le tuteur de l’homme, son oncle ou son père, dit : « je demande votre fille pour mon fils », et le tuteur de la fille dit : « j’accepte. » Après avoir dit cela, nous disons que cela est un contrat de mariage religieux, mais le tuteur dit : « Non, je veux un contrat de mariage religieux, là ce n’est qu’une demande en mariage. Le contrat de mariage consiste à ce que je dise : « je te donne ma fille », que le prétendant dise : « j’accepte », et que la fille soit d’accord. C’est cela un contrat de mariage religieux, mais pour l’instant ce n’est qu’une demande. » Donc, afin que nous soyons sûrs, nous appuyions sur une preuve évidente et que les gens ne tombent pas dans l’illicite, avons-nous accompli ici un contrat de mariage religieux ?

Réponse : J’ai répondu à cela dans ce que j’ai exposé précédemment, et j’ai dit précédemment que la situation est souvent plus parlante que les mots, comme c’est le cas maintenant : on connaît le prétendant, la jeune fille et son tuteur, et toutes les parties sont d’accord, donc ce contrat de mariage prend donc effet et il n’y a aucun doute en cela. Mais parfois, si la situation n’est pas claire, la formulation de ce qui se passe est nécessaire. C’est une question de divergence entre les savants concernant les contrats dans leur ensemble, et donc du contrat de mariage. La prononciation de Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation) est-elle obligatoire ? Il y a deux avis chez les savants, pour les shaféites la prononciation de Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation) est nécessaire pour que le contrat soit valide, pas seulement le contrat de mariage, mais également le contrat de vente. Tout contrat doit contenir la prononciation de Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation). Pour les hanafites, le simple échange (l’accord de principe) (Mucâtâ, par exemple pour le commerce, je donne au commerçant le prix de la marchandise et la prends, sans même rien dire) suffit, et c’est là la vérité sur laquelle il n’y a aucun doute, car nous ne connaissons rien de la Sunna rapportée dans les livres authentiques et les récits des pieux prédécesseurs que ces derniers prononçaient dans tous leurs contrats ce que l’on nomme Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation), surtout dans le commerce. Donc dire que la prononciation de Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation) est obligatoire fait tomber les gens dans une difficulté dont ils n’ont pas besoin et « [Allah] n’a mis aucune difficulté pour vous dans la religion ». Deuxièmement, dire que la prononciation de Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation) est obligatoire fait que de nombreuses transactions aujourd’hui ne sont pas valides, donc nulles. Par exemple, de nos jours parmi les pratiques répandues est de monter dans le bus et de mettre la somme correspondant au trajet dans la boîte prévue à cet effet. Pour ceux qui sont d’avis que la prononciation de Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation) est obligatoire, cette pratique n’est pas valide. Et si nous étendons le cercle à ce que nous pouvons entendre dans d’autres pays, le passager donne la somme au portier et monte sans même lui adresser la parole, et cela ne comprend ni Al-Ijâb (la demande) ni Al-Qabûl (l’acceptation), et cela n’est pas une vente légale religieusement (pour eux). Ainsi, si nous savons que l’obligation de la prononciation de Al-Ijâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation) n’est pas rapportée dans la Législation, et que cela entraîne des difficultés dans les transactions entre les gens, nous comprenons que cette question admet plus que la nécessaire prononciation de Al-Ijâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation). Mais j’ai rappelé que dans certaines situations, si cela n’est pas clair, comme nous l’avons dit « la situation est parfois plus parlante que les mots », il n’y aucun mal à exprimer clairement ce qui se passe. Mais si on prétend que cela n’est valide qu’avec cela, alors on peut se demander ce que désigne le terme contrat (‘aqd). Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit : « Pas de mariage sans l’accord du tuteur et la présence de deux témoins dignes de confiance. » Donc si le tuteur accepte cette demande en mariage (Khitbah) et que deux personnes sont témoins de la situation, alors que dire s’il y a autant de témoins que dans ce regroupement aujourd’hui, le contrat de mariage prend effet, que Al-Îjâb (la demande) et Al-Qabûl (l’acceptation) aient été prononcées par la langue ou non, sous ces termes : j’accepte, j’agrée, ou d’autres choses encore ; ou que cela n’ait pas été prononcé. L’accord de principe (Al-Mucâtâ) comme il est mentionné chez les hanafites suffit en cela. Voici ce en quoi nous croyons. » Ensuite le père de la mariée prononça l’invocation adressé au nouveau marié.


Le mariage est donc un accord très simple passé entre deux parties : la femme et son tuteur d’un côté, et le prétendant de l’autre. Si tous sont d’accord pour le mariage, il n’y a pas de formulation particulière, mais si la situation l’exige on peut formuler clairement ce qui se déroule afin qu’il n’y ait aucune ambiguïtés. Et nul doute que le plus sûr est de faire témoigner au moins deux personnes et d’annoncer le mariage afin de sortir de la divergence entre les savants et de préserver sa religion et son honneur.


Nous avons vu plus tôt qu’il n’y a aucun mal à faire un mariage civil, tant que cela reste conforme à la Loi d’Allah. Mais certaines personnes exagèrent et prétendent que le mariage civil est obligatoire (quel que soit le pays où l’on réside) et que sans ça le mariage n’est pas valide. C’est là une parole qui ne repose sur aucune preuve tirée du Coran ou de la Sunna. Et on sait aussi désormais quoi penser de ces imams qui disent « nous ne vous marierons pas tant que vous n’irez pas à la mairie. » En islam, l’imam ne marie pas, ne bénit pas… Et c’est auprès d’Allah que nous cherchons secours.  


Question : « Il y a des frères en Allemagne que vous connaissez peut être qui disent que celui qui conclut un acte de mariage religieux sans le faire certifier à la mairie en Allemagne, son mariage n’est pas valide.

Réponse : Qu’Allah nous protège ! Cette attestation de la mairie allemande est-elle plus valable que l’attestation du tribunal (dans un pays musulman) ?

Question : Eux disent qu’il n’y a pas de tribunal musulman, et que pour faire respecter les droits matériels.

Réponse : Quand bien même…Ne fuis pas la réponse à la question… Quelle est la réponse ?... Ne fuis pas une deuxième fois, réponds à la question ! Ceci afin que tu apprennes comment t’adresser aux gens et les convaincre, ceux qui parlent sans science et sur lesquels s’applique la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) : « Allah ne reprend pas la science en l’arrachant du cœur des savants, mais Il fait disparaître la science en faisant disparaître les savants, jusqu’à ce qu’il ne reste plus aucun savant et que les gens prennent des ignorants à leur tête. Ils seront interrogés et répondront sans science, s’égarant et égarant les gens. » Ainsi, si tu veux les convaincre, ou au moins leur présenter les preuves, tu dois répondre à ma question : Cette attestation de la mairie allemande est-elle plus valable que l’attestation du tribunal dans tout pays musulman ? Nul doute que la réponse sera que l’attestation du Tribunal musulman est plus valable. N’est-ce pas ? Donc si on conclut un acte religieux en Allemagne sans le faire enregistrer à la mairie, comment peut-on dire que cet acte est invalide ? Et si cela se passait dans un pays musulman, que l’on concluait l’acte religieux sans le faire enregistrer au tribunal, ce contrat de mariage serait valide. Mais revenons à la réponse que tu as commencé à donner et qui est connue. Pourquoi enregistrons-nous aujourd’hui les actes religieux au tribunal ? Afin de préserver les droits, car malheureusement les musulmans n’accordent plus entre eux l’importance qu’ils donnaient par le passé à la religion, lorsque les formules : « Je te marie untelle », « je te donne pour épouse untelle », même si elles n’étaient pas inscrites sur un bout de papier, elles étaient inscrites dans les cœurs. Donc la raison qu’ils avancent : faire enregistrer l’acte religieux à la mairie allemande dans le but de préserver les droits, est également appliquée ici (dans les pays musulmans) afin de préserver les droits. Mais cela ne signifie pas que si le contrat n’est pas enregistrer ici ou là-bas, le contrat de mariage sera invalide. Voilà ce que j’ai voulu montrer.

Question : Ils prétendent que dans la plupart des pays arabes de nos jours, les savants disent que tout acte qui n’est pas enregistré officiellement n’est pas valide.

Réponse : Personne ne dit cela, et aucun musulman ne peut dire cela, et même si on admet que quelqu’un l’ait dit, nous lui disons, à travers les termes du Coran : « Apportez vos preuves si vous êtes véridiques » Cela est connu mon frère, tu devrais connaître la réponse.

Question : Je savais, mais j’interrogeais pour être sûr, qu’Allah vous récompense par un bien.

Réponse : Et qu’Allah te récompense également par un bien. »


Les frères et sœurs auront compris de ce qui précède que la récitation de sourate Al-Fatihah ou de tout autre verset ou sourate spécifique à l’occasion du contrat de mariage est une innovation. Shaykh Al-Albânî précise en d’autres endroits que la Sunna indiquée par le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) concernant le mariage est de frapper du Duff (tambour) pour les femmes et les chants permis, et non la lecture du Coran qui a d’autres temps. Si on joue du Duff et qu’on chante, il n’est pas permis de réciter le Coran afin qu’il n’y ait pas de mélange entre les deux, et s’il n’y a pas Duff et de chants, et qu’il y a dans l’assistance une personne qui excelle dans la récitation et la maîtrise des règles de lecture, il n’y a pas de mal à en réciter un passage (voir Fatâwâ Juddâ, n°10).

Wallahu ‘alam

Traduit et publié par les Salafis de l’Est




source : salafs.com
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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 23:59


Abdallah Al-Qar’awy


 
Louange à Allah qui détient les plus beaux noms et les plus beaux attributs. Je lui fais louange (qu’Il soit exalté), c’est lui qui de l’eau a créé l’espèce humaine qu’Il a uni par les liens de la parenté et de l’alliance.
 
J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah l’Unique, sans associé, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager, je demande à Allah que sa prière et sa bénédiction soient sur lui et sur ses compagnons.
 
Ô vous les musulmans ! Le mariage est un contrat qui repose sur des piliers et des conditions. Après cela, le mari peut jouir légalement de son épouse. L’avis de l’Islam concernant le mariage est qu’il est légiféré par la parole d’Allah le Très-Haut :
 
« Mariez les célibataires d’entre vous et les gens de bien parmi vos esclaves, hommes et femmes. »
(La lumière, v.32).
 
La signification du verset – et Allah est plus savant – mariez, ô vous les croyants, les hommes et les femmes libres, et les vertueux parmi vos esclaves.
 
Ô serviteurs d’Allah ! Celui qui n’a pas la capacité de se marier, alors son père ou sa famille proche sont obligés de le marier s’ils en ont la capacité.
 
Chers musulmans, le mariage est obligatoire pour celui qui peut pourvoir à ses dépenses, et pour celui qui a peur de sombrer dans l’interdit. Le mariage demeure conseillé pour celui qui peut pourvoir à ses dépenses sans pour autant craindre de sombrer dans la débauche (la fornication). La preuve de cela réside dans la parole du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - : « Ô vous les jeunes ! Celui d’entre vous qui peut assumer une famille, qu’il se marie donc, car le mariage est plus propice à baisser son regard et à préserver sa vertu. Par contre, celui qui n’en a pas la capacité, qu’il jeûne donc, car c’est pour lui une protection. »
 

Chers jeunes, le mariage détient des bénéfices religieux et matériels :
 
1.    Le premier bénéfice : le mariage préserve la religion du fléau de la tentation. Ainsi, le musulman baisse son regard et préserve sa vertu, d’après la parole du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - : « car le mariage est plus propice à baisser son regard et à préserver sa vertu. »
 
2.  Le deuxième bénéfice : le mariage est la cause qui permet d’avoir des enfants. Ceci est une obéissance et un moyen de se rapprocher d’Allah. C’est aussi le moyen d’accroître le nombre de ceux qui croient en Allah. La preuve de cela réside dans la parole rapportée par Abu Dawud et Nassâï d’après Ma’quil Ibnu yassâr qui a dit : « Un jour, un homme est venu voir le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - et lui dit : Une femme belle et de bonne famille m’a plu, seulement, elle est stérile ; puis-je me marier avec elle ? Le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue- lui répondit : « non ». Ensuite, ce même homme interrogea une deuxième fois le Prophète– qu’Allah prie sur lui et le salue-, mais il  lui répondit par la négative, puis il revint une troisième fois, alors le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue- lui répondit : « épousez la femme affectueuse et féconde, car par votre grand nombre je surpasserais les autres communautés. »
 
3.    Le troisième bénéfice : par le mariage, se concrétise le désir ardent d’avoir un enfant vertueux qui invoque Allah pour nous durant notre vie et après notre mort. La preuve réside dans la parole du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - : « Lorsque la personne meurt, toutes ses actions s’interrompent sauf dans trois situations : une aumône courante et bienfaisante, une science utile ou un enfant vertueux qui invoque Allah pour lui. »
 
4.    Le quatrième bénéfice : le mariage est la plus grande jouissance de cette vie à moins que la personne consacre son temps dans la science, l’enseignement, et l’application de cela. La preuve réside dans la parole du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - : « La vie présente n’est que jouissance, et sa meilleure jouissance est la femme vertueuse. » (Rapporté par Muslim). Ibnu Mâjah rapporte que le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – a dit : « À part la crainte d’Allah, le croyant n’aura jamais autant bénéficié (de cette vie que) ce dont il bénéficie de la femme vertueuse. En effet, lorsqu’il lui ordonne de faire quelque chose, elle lui obéit, et lorsqu’il la regarde, elle le rend heureux, et s’il la conjure, elle se dévoue dans le bien, et lorsqu’il s’absente, elle lui reste fidèle et protège ses biens. » (Rapporté par Ahmad et d’autres).
 
5.    Le cinquième bénéfice : le mariage est une cause d’enrichissement, et de la dissipation de la pauvreté et du besoin. Le chef des croyants, ‘Umar Ibnul-Khattâb a dit : « Je m’étonne de celui qui souhaite l’enrichissement en le recherchant en dehors du mariage, alors qu’Allah dit : « S’ils sont dans le besoin, Allah les rendra riches par Sa grâce. » (La lumière, v.32). Abu Bakr qu’Allah l’agrée a dit : « Obéissez à Allah dans ce qu’il vous a ordonné comme le mariage ; et Allah réalisera pour vous ce qu’il vous a promis comme richesse. » Le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue - a dit : « Trois personnes seront soutenues nécessairement par Allah – et il cita parmi eux – La personne qui se marie voulant par là protéger sa vertu. » Ces preuves jettent le discrédit sur ce qu’avancent les tuteurs qui refusent de marier le pauvre pour sa pauvreté, de peur que le mariage n’augmente encore plus sa misère. Cette vision matérielle des choses est également démentie par la réalité. Combien de pauvres se sont retrouvés après leur mariage dans une abondance de bienfaits et dans une complète satisfaction ! Muslim et Ahmad rapportent – la version suivante est celle d’Ahmad – d’après Anas qui dit : « Le prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - proposa une femme Ansarite en mariage à Julaïlîb, et demanda sa main à son père qui répondit : « Je dois d’abord consulter sa mère. » Le prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - dit : « bien entendu. » Il partit donc, rejoindre sa femme puis lui raconta ce qui s’était passé, alors elle dit : « Non ! Par Allah ! ». D’après Abu Ya’lâ : elle dit : « Non ! Je jure par la vie d’Allah, ne la marie surtout pas. Le prophète n’a-t-il trouvé que Julaïlîb !? Alors que nous nous sommes opposés à la demande d’untel et d’untel ! Leur jeune fille, dissimulée derrière le rideau, écoutait. Ensuite, l’homme voulut partir informer le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - de ce qui s’était produit, c’est alors que leur jeune fille rétorqua : « Voulez-vous, donc, rejeter l’ordre du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - ! S’il a agréé cet homme pour vous, alors mariez-le ! » Leur fille, à cet instant, avait mis au clair le sens caché de cette affaire que ses parents n’avaient pas compris. Son père dit : « Tu as dit vrai », il partit, donc, rejoindre le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - et lui dit : « Si tu agrées cet homme, alors nous l’agréons. Le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - dit : « Je l’ai agréé », ensuite il l’a maria. Plus tard, les gens de Médine furent attaqués et Julaïlîb enfourcha sa monture (pour défendre les habitants de Médine). Les musulmans le trouvèrent mort, alors qu’autour de lui, gisaient des mécréants qu’il avait tués. »
 

On trouve dans la version de Muslim : « Ils le trouvèrent gisant entouré de sept personnes qu’il a tuées, puis il fut tué par la suite. Le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - vint, et se tint debout près de lui, puis il dit : « Il en tua sept, ensuite ils l’ont tué, il fait partie de moi et moi je fais partie de lui, il fait partie de moi et moi je fais partie de lui. » Ensuite, le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue- le prit dans ses bras, et ne fut transporté que sur les deux bras du Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue. On creusa sa tombe et on l’y déposa sans le laver. » Anas dit par la suite : « j’ai remarqué que sa femme possédait une des demeures les plus aisées de Médine. »
Isahâq Ibn Abdallah Ibn Abi Talha rapporta à Thâbit : « Sais-tu ce qu’a invoqué le prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - pour elle (la femme de Julaïlîb) ? Il invoqua cela pour elle : « Ô Seigneur ! Répands sur elle tout le bien et ne rends pas sa vie pénible. » Le rapporteur dit : « Il n’y avait pas parmi les Ansarites (les habitants de Médine) une veuve plus aisée qu’elle.
 
6.    Le sixième bénéfice : le fait qu’il est une tradition des prophètes. D’après Al-Hassan qui rapporte d’après Saad Ibn Hichâm qui a dit à Aïcha : « j’aimerais te questionner au sujet du statut de vivre continuellement dans la chasteté. » Elle répondit : « Ne le fais pas. N’as-tu point entendu Allah dire : « Et Nous avons certes envoyé avant toi des messagers, et leur avons donné des épouses et des descendants. » (Le tonnerre, v.38). Donc, rester chaste toute sa vie n’a pas lieu d’être. »
 Al-Bukhâry rapporte d’après Sa’id Ibn Jubaïr qui a dit : Ibn Abâss a dit : « Es-tu marié ? J’ai répondu : « non ». Il dit : « Marie-toi, car le meilleur de cette communauté était celui qui avait le plus de femmes. » c.-à-d. le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue.
 
Craignez Allah, ô serviteur d’Allah ! Soyez des gens sensés qui lorsqu’ils écoutent une parole suivent ce qu’elle contient de meilleur. Soyez parmi ceux dont Allah a fait l’éloge dans Son livre précis, lorsqu’Il dit : « Ceux qui prêtent l’oreille à la parole, puis suivent ce qu’elle contient de meilleur. Ce sont ceux-là qu’Allah a guidés et ce sont eux les doués d’intelligence. » (Les groupes, v.18).
 
Je demande à Allah qu’Il nous accorde un savoir utile, des œuvres agréées, et une bonne subsistance, Il est, certes, celui qui entend et exauce les invocations. Qu’Allah bénisse notre lecture du Coran, et nous lui demandons que ses versets et son sage rappel nous soient bénéfiques. J’ai prononcé ce discours et je demande à Allah qu’Il me pardonne tous mes péchés ainsi que les vôtres et ceux de tous les musulmans. Demandez-lui pardon et repentez-vous, Il est Celui qui pardonne et qui est le Miséricordieux.
 
Traduit de l’arabe par Abu Hamza Al-Germâny.




source : islamhouse.com
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