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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 15:08


Le chemin instauré concernant l’attitude à avoir vis-à-vis du détenteur de l’autorité

Résumé du livre : La conduite avec les gouverneurs selon la lumière des textes du Coran et de la Sunnah, de Cheikh Abdul-Salam ibn Bardjass Abdûl-Karim.

Remarque : ce livre a été recommandé par Mohammed Saleh al-Uthaymin.

Louanges à Allah, et que la prière et le Salut soit sur le Prophète.

Voici un bref aperçu fondé sur les textes Islamiques et confirmé par les pieux prédécesseurs, qui explique ce qu’il faut que le musulman sache concernant les règles de conduite, d’agissement vis-à-vis des détenteurs musulmans de l’autorité, et cela pour toutes les époques, et pays.
L’écoute et l’obéissance aux détenteurs de l’autorité sont une des bases de la croyance des gens de la Sunnah et du groupe.
Et si ce que comporte les textes concernant l’agissement qu’il faut adopté vis-à-vis des détenteurs de l’autorité est abandonné, alors le bien que cela apporte pour la religion et le pays se transformera vite en désastre.
Et ainsi se répandra la confusion dans le pays, et notre religion, notre vie sera atteinte par cela.
L’on sait par nécessité religieuse : « Qu’il n’y a pas de religion sans groupe, qu’il n’y a pas de groupe sans Imam, et qu’il n’y a pas d’Imam sans écoute et obéissance. »

Hassan Al-Basri a dit : « Par Allah, la religion ne peut être droite sans eux (les gouverneurs), même s’ils oppriment et sont injustes.
Certes par Allah, Allah réforme plus par eux que ce qu’ils déforment, et l’obéissance aux gouverneurs est une joie, le contraire une mécréance. »


Certes les pieux prédécesseurs ont donnés à ce sujet beaucoup d’importance, surtout lors de l’apparition des troubles.
Et l’on sait ce qu’apporte comme calamité, l’insouciance, l’ignorance de ce sujet, pour les gens et les nations.
Bien sûr, cette préoccupation par opposition à insouciance et ignorance, comporte plusieurs points comme par exemple :


La mise en garde contre la rébellion contre le gouverneur

Voici un des plus beaux exemples que l’on peut citer concernant ce sujet, et qui en plus de cela met en évidence l’importance que donnaient nos pieux prédécesseurs au fait de ne pas sortir contre le gouverneur.
Et qui de surcroît explique le comportement des gens de la Sunnah sur ce sujet,c’est l’histoire de l’Imam Ahmad Ibn Hanbal.
Les gens de sciences de Bagdad se sont réunis dans l’état de Wathiq auprès de Abdallah (Ahmed Ibn Hanbal).
Puis ils dirent : « Certes, la situation s’est aggravée et répandue, (concernant l’innovation et la mécréance de dire que le Coran est une créature), et nous n’acceptons pas comment gèrent cela les autorités. »
Abdullah (Ahmed Ibn Hanbal) les regarda et dit : « Vous devez détester cela dans vos cœurs, vous ne devez pas désobéir, ni détruire le peu de stabilité qu’il y a chez les musulmans, vous ne devez pas faire couler votre sang et celui des musulmans avec vous.
Regardez plutôt ce qu’engendrerait cela, et patientez jusqu’au rétablissement du bien.
Cela ne signifie pas qu’une fois le calme revenu, alors il faudra se rebeller, non, la vérité est que la rébellion est contraire aux enseignements que nous avons hérité des pieux prédécesseurs. »



Avoir à l’esprit l’excuse vis-à-vis de lui (le gouverneur).

L’Imam A-Tartouchi (Siradj al-Moulouk 43) a dit : « Les savants disaient : « Si les affaires du gouverneur vous parviennent droites, alors louangez Allah encore plus, et remerciez le, et s’il vous parvient de lui ce que vous désapprouvez, alors, tournez vous vers eux avec à l’esprit vos défauts, et aussi avec à l’esprit ce que vous méritez d’après vos péchés, et appliquez l’excuse vis-à-vis de lui, car il a beaucoup d’affaires, venant de toutes les parties du royaume, il doit gérer les ruses des ennemis, il a à répondre aux exigences des divers responsables du royaume … »


Le fait d’invoquer pour eux en leurs faveurs.

Nous verrons cela après si Allah le veut.

La science est élevée, consolidée par cette règle du suivi des pieux prédécesseurs.
C’est une attitude à avoir toutes les fois ou la communauté musulmane en a besoin.
Cette attitude fait opposition à la discorde, c’est aussi une fermeture à toutes rébellions contre le détenteur de l’autorité, qui n’engendrerait que la discorde, et les calamités dans nos vies et dans notre religion.
Cette règle a pris forme par les écrits des Imams du Nejd, qu’Allah leur fasse miséricorde à tous, du fait que beaucoup de croyances déviées se sont infiltrées parmi les musulmans sur le sujet en question.
Ils ont donc insisté sur le sujet, à cause des ambiguïtés qui se propagent, et aucun d’entre eux ne partage cette idée désastreuse (qui est de sortir contre le gouverneur).


Concernant cela, Cheikh Abdelatif Ibn Abdul-Rahman Ibn Hassan Ali Cheikh dit :

« Ils ne savent pas ces gens de discorde que la plupart des détenteurs musulmans de l’autorité depuis l’époque de Yazid Ibn Moua’wiyya excepté O’mar Ibn AbdelAziz et qui Allah a voulut, qu’il y a toujours eu des événements durs, de leur part (les gens de discorde : Kharijites) mais que malgré cela, les guides des musulmans n’ont pas désobéis au détenteur de l’autorité même un peut, par obéissance aux lois d’Allah.
Donnons l’exemple de Al-Houdjadj Ibn A-Thaqafi qui a répandu l’injustice, le tourment.
Il a fait couler abondamment le sang, il a fait énormément d‘interdits, il a tué des références de la communauté comme : Saïd Ibn Djâbir, Hasir Ibn Zoubeir.
Il a même tué Ibn Zoubeir, alors que celui-ci lui a donné son obéissance, et celle des gens de la Mecque, de Médine, du Yémen, et de la plupart de l’Irak.
Al-Houdjadj était un responsable sous Marwan, qui fût remplacer par A’bdûl-Malik.
Quand à Marwan, il prit le pouvoir par la force, mais malgré cela aucun des gens de science ne se rebella contre lui.
Ibn Omar et d’autres compagnons du Prophète qui étaient vivants du temps de
Al-Houdjadj, n’ont pas appelés à la rébellion, et ils n’ont pas refusés de lui obéir.
Ainsi que les Tabi’in du temps de Al-Hadjadj, comme Ibn Al-Mousayb,
Hassan Al-Basri, Ibn Sirin, Ibrahim A-Taymi, et d’autres.
Cette pratique entre les guides de la communauté et les gouverneurs a toujours était ainsi, ils ordonnaient d’obéir à Allah, son Prophète, et appelés à la guerre sainte, et cela avec tous les détenteurs de l’autorité, qu’ils soient justes ou injustes, comme cela est connu dans les livres concernant les bases de la religion et de la croyance.
Comme par exemple les Abbassides, comme détenteurs de l’autorité, ils prirent possession de l’autorité par la force, sans l’aide des gens de science, ils massacrèrent beaucoup de personnes parmi les Omeyyades.
Ils ont tués notamment l’Emir de l’Irak : Ibn Oubayra, aussi Marwan, et une fois un d’entre les Abbassides tua 80 des Omeyyades, fit asseoir les montures sur leurs cadavres, fit apporter à manger.
Mais malgré cela, les guides de la communauté ne se sont points rebellés comme Al-Awzai’, l’Imam Malek, A-Zahri, A-Lith ibn Sa’d, Ata ibn abi Ribah, cela est connu.
Ainsi, parmi les gens de science, les guides encore une fois comme l’Imam Ahmed Ibn Hanbal, Mohammed Ibn Ismail, Mohammed ibn Idris, Ahmed ibn Noh, etc..
Tous ont connus de la part des gouverneurs de grandes innovations, et beaucoup de mauvaises choses, comme les tueries, notamment le meurtre de Ahmed Ibn Nasr, pourtant aucun d’eux n’a retiré sa main de l’autorité du gouverneur, ou penser sortir contre lui.


Médites donc ces propos magnifiques, avec un regard de droiture, tu verras la torche des pieux prédécesseurs qui t’éclairera la voix, basée sur le Coran et la Sunnah.


Il y a beaucoup de livres sur le sujet, et de paroles de savants.

Et il n’y a pas de doute sur le fait qu’à notre époque, trop ignorent le sujet, en même temps que l’idéologie de la rébellion elle, est trop répandue, d’où l’importance de connaître cette règle des gens de la Sunnah.
Les gens de sciences doivent donc ainsi que ceux qui demandent la science respectés ce contrat avec Allah, et enseignés cette règle, cette base aux autres, avec sincérité.
L’ignorant ne voit dans cette règle qu’un profit pour le gouverneur, quelle ignorance que cette pensée, non le profit est pour le gouverné aussi.
Certains disent que le moment de parler de cela n’est pas venu, Pureté à Allah, c’est quand son temps donc ?
Quand il y aura du sang qui coule et l’anarchie, etc.…
C’est un sujet important qu’il faut traiter maintenant car les fausses croyances se répandent !
De fausses croyances apposées à celle des gens de la Sunnah.
Quand à ceux qui disent que l’obéissance aux détenteurs de l’autorité est soit sous l’effet de la peur ou de l’ignorance, qu’ils craignent Allah ces gens qui sortent de telles ambiguïtés pour le profit de leurs sectes, groupes.
Celui qui désire la réussite doit méditer les textes, et ne pas mettre ses passions à la place de l’autorité, des textes.
Il ne sera vraiment croyant que quand sa passion sera pour ce avec quoi est venu le
Prophète.


Car la plupart des discordes sur le sujet viennent des passions, et le fait de mettre en avant le cerveau sur les héritages Islamiques.

Voilà ce que dit l’imam Al-Barbahari (Charh kitab Sunnah) :

« Celui qui détient l’autorité, il est le prince des croyants, il n’appartient à personne de dormir une nuit, sans qu’il n’est un émir, bien ou mauvais soit-il, ainsi a parler Ibn Hanbal. »

Ce hadith du Prophète rapporté par Mouslim met en évidence cela :

« Celui qui s’écarte de la désobéissance (de l’autorité), rencontrera Allah sans preuve, et qui meurt sans acte d’allégeance, mourra d’une mort ignorante »

Ce hadith du Prophète est de Mouslim aussi :

« Il y aura après moi des imams, qui ne guiderons pas d’après ma guidé, ils n’établiront pas d’après ma Sunnah, il y aura parmi eux des hommes aux cœurs de démons dans un corps d’homme »
Houdayfa demanda :
« Que dois je faire si je rejoins cette époque ? »
Le Prophète répondit : « Tu écoutes et obéis à l’émir, même s’il frappe ton dos, prend ton argent, écoutes et obéis. »

Quand à celui qui a accédé au pouvoir par la force, il est alors l’émir à qui nous devons obéir et à qui nous devons donner allégeance, et il est interdit de contester cela et de lui désobéir.

L’imam Ahmed Ibn Hanbal a dit : « Quand à celui qui prend le pouvoir par la force, qui devient ainsi détenteur de l’autorité, responsable des croyants, il est illicite, interdit pour qui croit en Allah et au jour dernier de passer une nuit sans qu’il le considère comme son Imam qu’il soit bon ou mauvais ». Al-Ahkam A-Sultaniya 23

Ainsi Ibn Hadjar a écrit ceci  dans Fath Al-Bari: « Les savants sont unanimes sur le fait qu’il faut obéir à l’autorité qui a accédé au pouvoir par un putsch, et suivre cette autorité au Jehad, et l’obéissance à cette autorité est mieux que sa désobéissance.
Car cela épargnera des vies, et un apaisement de la masse »


Mohammed Ibn Abdû-Wahab a dit : “La communauté est unanime que celui qui prend le pouvoir par un putsch devient alors l’émir dans toutes les affaires. »


Concernant les droits de l’autorité sur les gens.

L’imam Badrou Dibn Djamaa’ a dit (tahrir al-ahkam fi tadbir ahli l-islam 61-71) :

L’autorité a sur les gens 10 droits :

1 : Le dévouement en ce qui concerne ton obéissance envers lui, d’une façon apparente et cachée, pour tout ce qu’il ordonne et interdit tant que ce n’est pas dans la désobéissance envers Allah.

2 : Le dévouement en ce qui concerne le fait de le conseiller secrètement ou non.
Le Prophète a dit : « La religion, c’est le conseil… »

3 : Les secourir en apparence ou secrètement, avec dévouement car cela secoure les musulmans, et la religion d’Allah, ainsi est écrasé les gens de la malveillance.

4 : Qu’il connaisse justement les droits qu’il a sur lui, l’importance de cela, qu’il applique cela avec respect.
C’est pour cela que les grands savants honoraient ces devoirs très importants, ils répondaient présents à leurs appels, avec piété, crainte de Dieu, et cela sans convoitise ou ambition de ce qu’ils ont.
Le contraire de cela n’étant pas la Sunnah !

5 : Le faire rappeler lorsqu’il oubli, et lui indiquer lorsqu’il se trompe.
Avec compassion pour lui, pour protéger sa religion et sa personne, car Allah lui a donné des erreurs.

6 : Le mettre en garde contre un ennemi désirant contre lui un mal, ou un Kharijite menaçant.
Et ce qui ressemble à cela sous des formes différentes, cela est un devoir.

7 : L’informer de la conduite de ses « serviteurs », face à ses réclamations, demandes,

8 : L’aider concernant les fardeaux de la communauté, selon les possibilités,

9 : Eloigner les cœurs haineux envers lui de lui, et unir l’amour autour de lui.
Pour ce qu’il y a pour profit pour la communauté dans cela.

10 : Le défendre avec la parole, les actions, son argent, sa personne, sa famille en apparence et en secret.

Si ces 10 conditions sont protégées, et qu’elles sont appliquées comme il se doit, alors les cœurs seront pures, sincères, et la parole sera secouru.



Comment s’extériorise le rejet de ce qui vient du gouverneur ?

Ordonner le bien et interdire le mal est une base des bases de la religion.
Par cet acte le bien apparaît et se propage, de même le mal disparaît et ne se propage plus.
Les pieux prédécesseurs avaient concernant les détenteurs de l’autorité un comportement de juste milieu, entre les Kharijites qui dès qu’ils voient chez leurs gouverneurs quelque chose de détestable appellent à la rébellion, et les Chiites qui ont donnés à leurs gouverneurs des attributs du sacré, jusqu’à les associer à l’infaillibilité.

Ces deux groupes sont loin de la vérité, et ils sont en total désaccord avec la Sunnah authentique et le Coran, qu’Allah les guide.
Les gens de la Sunnah rejettent ce qui est détestable, mais, avec des règles qui elles sont établies par les textes tirés du Coran et de la Sunnah authentique.

Et donc, parmi ces règles, il y a le fait de conseiller le gouverneur en tête à tête, par rapport à ce qui émane de lui comme choses détestables.
Et donc, jamais sur les trônes, devant les gens, vu ce que cela engendre comme maux et discordes.

Ibn Baz a dit : « Il ne fait pas partit de la voie des pieux prédécesseurs, de répandre les défauts des détenteurs de l’autorité, ou de faire cela sur les trônes.
Car cet acte mène à l’anarchie, et au refus des gens d’écouter et d’obéir au gouverneur dans le bien.
Ainsi que cet acte mène aux discutions qui n’apportent aucun bien.
Les pieux prédécesseurs, quand à eux, s’il devaient conseillés le détenteur de l’autorité, alors, c’était en privé, et non publiquement.
Ils lui envoyaient par exemple une lettre, ou pouvaient contacter des savants ayants des contacts avec le pouvoir, afin d’orienter le gouvernement vers le bien.


L’IMAM Chawkani a dit : « Il est demandé à celui qui constate des erreurs chez le gouverneur de le conseillé, il ne doit pas le faire publiquement, au grand jour, comme cela est rapporté dans la Sunnah.
Je le prends par la main, je reste seul avec lui, je le conseille, et ne le dénonce pas.
Il est interdit de sortir contre lui, tant qu’il prie, et qu’il n’est pas prouvé clairement qu’il est mécréant. »


Dans le Bukhari, il est rapporté ceci : Quelqu’un est venu voir Oussama Ibn Zayd pour lui dire : pourquoi ne vas-tu pas voir Uthman lui parler ?
Il répondit : « Croyez vous que je vais lui parler devant vous pour que vous entendiez ?
Par Allah, je lui ai parlé, et en tête à tête pour ne pas être le premier à ouvrir une porte
(La porte de parler sur le gouverneur publiquement).

Comme le dit Al-Albany : Parler du gouverneur, contre eux, devant les gens, fais craindre les résultats de cela.
Les savants sont d’accord sur cela, et cet acte (de parler publiquement) a mené au meurtre de Uthman.


Patienter concernant les injustices du gouverneur

Ibn Taymiyya a dit : « La patience concernant les injustices du gouverneur est une base des bases des gens de la Sunnah et du groupe. »
Le Prophète a dit : « Celui qui voit concernant son émir quelque chose qu’il déteste alors qu’il patiente, et s’il se sépare du groupe d’un empan, et qu’il meurt, alors sa mort est une mort ignorante. » rapporté par Al-Bukhari.

Al Hassan a dit lorsqu’il a vu quelqu’un prier contre Al-Houddajj : « Ne fais pas cela, qu’Allah te fasse miséricorde, vous venez de vous (Al-Hadjadj vient de vous et vous de lui, le même peuple). Si Al-Hadjadj venait à mourir ou à être remplacé, alors j’ai peur que vous, vous soyez remplacés par des singes et des porcs. »


L’interdiction d’insulter les gouverneurs

Les insulter, être occuper à cela, évoquer leurs erreurs est une grande erreur, et c’est une horrible injustice.
Certes les textes interdisent cela, et cet acte est le noyau du fait de sortir contre les gouverneurs, qui est une base du désordre et de la discorde concernant la religion et la vie.

Dans le Thirmidi on rapporte ceci : Abou Bilel faisait le prône du vendredi quand il a commencé à parler sur les gouverneurs par : « regardez les, ils s’habillent des habits de l’hypocrisie » alors Abou Bakra a dit « Tais toi, j’ai entendu dire le Prophète dire :
« Celui qui humilie (insulte) un gouverneur d’Allah sur terre sera humilié par Allah »
Al Albani a dit que ce hadith est Bon.

Le Prophète a dit : « N’insultez pas vos gouverneurs, ne trichez pas contre eux, ne les détestez pas, craignez Allah et soyez patients, l’affaire est proche. »

Al-Bayhaqui a rapporté que Abou Darda a dit : « Certes la première hypocrisie d’un homme, vient du fait qu’il spécule sur son émir. »


Qui a commencé à spéculer sur les gouverneurs musulmans ?

C’est Abdullah Ibn Saba’ qui a innové cela, menant au meurtre de Uthman.


La punition de celui qui décourage vis-à-vis du gouverneur ou qui parle sur lui

Ibn Farhoun a dit : « Celui qui parle sur un gouverneur des gouverneurs musulmans, mérite un dur châtiment, il faut l’emprisonner un mois.
Quand à celui qui recommence alors il mérite un dur châtiment selon le jugement de l’imam »


Sur le fait de prier pour le gouverneur

Le fait que le pouvoir soit en bon état est demandé pour chaque musulman, cela engendre le bien chez les gens et dans le pays.
Les savants se sont donc appuyés sur cette réalité pour établir cette règle qui est d’invoquer pour eux.
Ce dépôt, cette consigne d’invoquer en leurs faveurs est évident, d’après ces sources :

Le première : le comportement des pieux prédécesseurs vis-à-vis de cela.

La seconde : Les écrits des savants spécialement sur ce sujet.

La troisième : Certains savants ont établis cela comme un signe que la personne est Sunnite Salafie, et par opposition celui qui invoque contre eux alors, c’est un innovateur égaré.
L’Imam Al-Barbahâri a dit : « Si tu vois un homme invoquer contre l’autorité, saches que c’est une personne de passion, et si tu vois un homme invoquer pour lui en bien, alors saches que c’est une personne de la Sunnah, si Allah le veut. »

Al-Fadil Ibn A’yyad a dit : « Si j’avais une invocation exaucée, elle serait pour le gouverneur » Pourquoi cela Abou Ali lui demanda-t-on ? « Quand serait-elle pour moi alors que c’est insuffisant, et quand chez l’imam, alors que c’est général, si l’imam est bien, alors le bien se répandra chez les gens et dans tout le pays. »
Alors Ibn Al-Mubarak embrassa son front et dit : « O enseignant du bien, qui fait mieux que toi ? » authentique.

L’Imam Ahmed a dit : « Quand à moi j’invoque pour lui, jour et nuit pour qu’il soit droit, pour qu’il réussisse, et pour qu’il soit renforcé, et je vois cela (invoquer pour lui) pour moi obligatoire »





Les savants du Palais




source : labonnereference.over-blog.fr
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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 15:52
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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 20:10


ALLah - تعالى - a dit :


1. {ALLah ordonne la justice et la bienfaisance} [16:90].

2. {Soyez équitables car ALLah aime les gens équitables} [49:9].


Quant aux Hadiths :


659. Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit: «Sept personnes seront ombragées par
ALLah dans Son ombre le jour où il n'y aura d'ombre que la Sienne :
1) Un chef équitable.
2) Un jeune homme qui a grandi dans l'adoration d'
ALLah.
3) Un homme au cœur accroché aux lieux de prière.
4) Deux hommes qui se sont aimés en
ALLah. Ils se sont rencontrés à cause de Lui et se sont séparés à cause de Lui.
5) Un homme qu'une femme de haute position sociale et belle a appelé à elle et qui lui dit: «Je crains
ALLah».
6) Un homme qui donna une aumône si descrètement que sa main gauche ne sut pas ce qu'a donné sa main droite.
7) Un homme seul dont les yeux débordèrent de larmes à l'évocation d'
ALLah» [URA].


660. Selon 'Abdullah Ibn 'Amr Ibn Al 'As (رضي الله عنه), le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) a dit: «Les gens équitables seront auprès d'
ALLah sur des chaires de lumière: ce sont ceux qui se montrent justes dans leur jugement, justes avec les leurs et justes avec leurs administrés».


661. 'Awf Ibn Malek (رضي الله عنه) rapporte: J'ai entendu le Messager d'ALLah
(صلى الله عليه و سلم) dire: «Vos meilleurs guides (gouverneurs) sont ceux que vous aimez et qui vous aiment, ceux que vous bénissez et qui vous bénissent. Vos plus mauvais guides sont, ceux que vous détestez et qui vous détestent, ceux que vous maudissez et qui vous maudissent». 'Awf dit: Nous dîmes: «O Messager d'ALLah! Devons-nous nous rebeller contre eux?» Il dit: «Non, tant qu'ils assurent parmi vous l'office de la prière. Non, tant qu'ils assurent parmi vous l'office de la prière» [Mouslim].


662. 'Yad Ibn Himar (رضي الله عنه) rapporte: J'ai entendu le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم) dire: «Les gens du Paradis sont trois :
1. Un détenteur d'autorité juste et que
ALLah a mis sur la bonne voie.

2. Un homme clément et au cœur sensible vis-à-vis de tout proche et de tout Musulman.

3. Un homme chaste et scrupuleux, redoublant de chasteté et de scrupule et ayant une famille à sa charge»
[Mouslim].




Source : Riyad as-Salihin
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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 08:31
Ils croient que le serment d’allégeance légiféré ne doit être fait qu’à l’imam des musulmans par les dirigeants représentants l’ensemble des gens

Ceci en raison de la Parole d’Allah : « Ô vous les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. » (An-Nisâ’, v.59)

Anas Ibn Mâlik rapporte que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Écoutez et obéissez. Chaque fois qu’un prophète périssait un autre lui succédait, mais il n’y a pas de prophète après moi. Il y aura des califes et ils seront nombreux. » Les Compagnons dirent : « Et que nous ordonnes-tu ? » Il dit : « Prêtez serment d’allégeance au premier d’entre eux et accordez-leur leur droit, car Allah les interrogera sur la charge qu’Il leur a confiée. » [Al-Bukhârî (3455) et Muslim (4879)]

‘Adî Ibn Hâtim rapporte : « Nous dîmes : ô Messager d’Allah ! Nous ne t’interrogeons pas sur l’obéissance à celui qui craint Allah, mais celui qui commet d’autres actes – et il mentionna des choses mauvaises. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) dit : « Craignez Allah, écoutez et obéissez. » [Dhilâl Al-Jannah Fi Takhrîj As-Sunnah (2/254)]

‘Umar Ibn Al-Khattâb rapporte que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Que celui qui veut être au centre du Paradis s’attache au groupe des musulmans, car Satan est avec celui qui est seul et il est plus éloigné de deux. » [As-Sahîhah (430)]

‘Abd Allah Ibn ‘Umar rapporte que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Le musulman doit écouter et obéir en ce qu’il aime et déteste, et ce tant qu’on ne lui ordonne pas une désobéissance [à Allah]. Et si on lui ordonne une désobéissance, il n’y a alors ni écoute ni obéissance. » [Al-Bukhârî (2796)]


Shaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah a dit : « L’imamat n’est réalisée que par le pouvoir et l’autorité. Ainsi, si on prête serment d’allégeance à un homme qui en retirera pouvoir et autorité, il deviendra imam, c’est pourquoi les imams parmi les pieux prédécesseurs ont dit : « Celui qui obtient pouvoir et autorité réalise par cela le but de la gouvernance, et il est parmi les gouverneurs auxquels Allah a ordonné d’obéir, tant qu’ils n’ordonnent pas une désobéissance à Allah. » L’imamat se caractérise donc par la royauté et l’autorité. La royauté n’est pas réalisée par l’accord d’une seule personne, ni même de deux ou quatre, sauf si leur accord implique l’accord d’autres, de sorte qu’il devienne leur roi de cette manière. De même pour toute chose qui demande de l’entraide, elle n’est effective que par la présence de ceux qui peuvent y aider. » [Minhâj As-Sunnah An-Nabawiyyah (1/527)]


Shaykh Al-Fawzân a dit :
Cette règle de l’écoute et l’obéissance aux gouverneurs est un des fondements de la croyance de Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ’ah qu’ils indiquent dans les livres traitant des croyances, et ce contrairement aux Khawârij, Mu’tazilah et adeptes de l’innovation. Les adeptes de la Sunna et du groupe des musulmans adorent Allah en écoutant et obéissant aux gouverneurs musulmans, sans cesser d’obéir même si le gouverneur est injuste, oppresseur ou pécheur, tant que cela n’atteint pas la mécréance. Ceci, car il y a dans l’écoute, l’obéissance et la patience sur leur injustice des bienfaits, une union, réunification, sécurité et stabilité supérieurs au fait de se révolter contre eux. La révolte contre les gouverneurs entraîne de grands maux, d’immenses méfaits, comme cela est arrivé à l’époque de ‘Uthmân, le Calife bien guidé, le troisième des Califes bien guidés, lorsque le groupe rebelle l’a combattu et que cela entraîna des troubles que les musulmans subissent encore. Les savants parmi les Compagnons le leur ont interdit, ils leur ont exposé les preuves, les ont conseillés, mais cela s’est tout de même réalisé afin que ce soit une leçon pour les musulmans. Aucun groupe ne s’est soulevé contre son imam ou son émir sans que cela n’entraîne des troubles et maux que seul Allah connaît.

Ainsi, il est obligatoire de peser les bienfaits et méfaits, et si les méfaits sont plus nombreux que les bienfaits, il n’est pas permis de provoquer des méfaits, mais il faut patienter et obéir aux gouverneurs, même s’ils sont injustes et oppresseurs. Nul doute que l’injustice et l’oppression sont un méfait et que la désobéissance est un méfait, mais la révolte contre eux entraîne un plus grand méfait, et tant que le méfait est plus grand, il faut supporter le moindre des deux maux pour repousser le plus grand. Ceci, concernant les imams injustes et pervers, alors que dire des imams de l’équité et de la vérité tels que ‘Uthmân, le troisième des Califes bien guidés, et d’autres gouverneurs pieux dont la rectitude est plus grande que les erreurs. De plus, l’erreur, la désobéissance, le péché et le mal des gouverneurs ne touchent qu’eux, mais lorsqu’on délaisse l’obéissance, le mal touche les gouvernés et la Communauté, et de nombreuses tueries, massacres et injustices surviennent. C’est pourquoi Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ’ah se tiennent à cet éminent fondement, accomplissent la prière derrière eux, même s’ils sont pervers, bien qu’ils disent que la prière derrière un pervers n’est pas valide. C’est-à-dire un pervers parmi la masse des gens, quant aux gouverneurs, la prière est valide derrière eux, afin de réaliser l’union, et tous les bienfaits que cela entraîne. Quant aux éléments qui permettent de réaliser l’imamat, ils sont au nombre de trois, et un seul ne suffit pas :


Premièrement, le serment d’allégeance des dirigeants (Ahl Al-Hil wa-l-‘Aqd) :

Le serment d’allégeance doit être pris des dirigeants et non de tout un chacun, suffisent les dirigeants, les savants, les leaders d’opinion, les chefs de la Communauté. Si les dirigeants prêtent serment d’allégeance, cela entraîne le serment d’allégeance de tous les musulmans, car les musulmans sont un seul corps, une seule Communauté, garant les uns des autres, unis avec leurs semblables. Quant à ce que pensent certains ignorants disant que le serment d’allégeance doit être pris de tout un chacun, cela est contraire à la voie de Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ’ah, et cela est faux, car il n’appartient pas à tout le monde de s’en préoccuper, cela ne concerne que les dirigeants, ils représentent la Communauté sur ce sujet.

Ce premier point, la prise du serment d’allégeance, s’est réalisé à l’époque de Abû Bakr le Véridique, car son califat s’est fait par serment d’allégeance et choix, et certains savants disent : son califat s’est fait par ordre et indication du Prophète (صلى الله عليه و سلم) qui lui a confié la prière lorsqu’il est tombé malade. Ils ont dit que le fait qu’il lui ait confié le commandement de la prière était un signe qu’il lui confiait le commandement des musulmans. Ainsi lorsqu’on lui dit de nommer ‘Umar plutôt que Abû Bakr qui pleurait et était trop sensible lorsqu’il priait, il se mit en colère et répéta l’ordre de commander à Abû Bakr de diriger la prière, et il persista sur cela. Ainsi, lorsque les Compagnons l’ont choisi, ils dirent : « Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) t’a agréé pour notre religion, comment ne t’accepterions-nous pas pour notre vie d’ici bas ? » Ceux qui ont adopté cet avis ont également argumenté par ce qui est authentifié dans le Sahîh Al-Bukhârî mentionnant qu’une femme vint au Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam), elle lui exposa une question et il lui commanda une chose. Elle lui dit ensuite : « Ô Messager d’Allah ! Et si je [viens et] ne te trouve pas ? » Il répondit : « Si tu ne me trouves pas, alors vas voir Abû Bakr. » [Al-Bukhârî (6927)] Ils ont dit que cela indiquait le califat de Abû Bakr après lui. Il est aussi le meilleur de tous les Compagnons, celui qui a accompagné le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) depuis le début de sa prophétie jusqu’à sa mort, en le secourant, le soutenant, et en luttant. Il dépensa ses biens sur le sentier d’Allah, pour la propagation de l’islam, pour soutenir le Messager (salallahu ‘alayhi wasalam), et pour d’autres choses, ainsi il est celui qui méritait le plus le Califat.



Deuxièmement : le commandement par désignation.

C’est-à-dire que si le gouverneur désigne son successeur, l’imamat lui revient par désignation de son prédécesseur, à la manière de la désignation de ‘Umar par Abû Bakr. Lorsque la mort vint à Abû Bakr, il désigna ‘Umar Ibn Al-Khattâb qui est le meilleur des Compagnons après Abû Bakr, l’allégeance lui fut donc obligatoire par cette désignation.
Si un homme s’impose aux gens par l’épée au point qu’ils se soumettent à lui, il est obligatoire de lui obéir afin de se protéger contre les troubles et le mal. Par exemple, la prise de pouvoir de ‘Abd Al-Malik Ibn Marwân qui s’est imposé aux gens par l’épée, et ainsi les musulmans lui ont obéi et se sont soumis à lui, et ainsi il prit le pouvoir par sa domination.


Ce sont donc les trois manière d’imposer le pouvoir : le serment d’allégeance et le choix, la désignation ou la domination.

Il est obligatoire de lui obéir, même s’il fait preuve d’injustice et d’oppression, et montre des péchés qui n’arrivent pas au degré de la mécréance. Mais s’il ordonne une désobéissance, on ne doit pas lui obéir dans la désobéissance [à Allah], mais en toute autre chose. Cela ne signifie pas que s’il ordonne une désobéissance, il ne faut plus du tout lui obéir, non, mais il ne faut pas lui obéir dans la désobéissance, mais en toute autre chose dans le bien. L’allégeance ne cesse pas, et le sens de la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) : « Pas d’obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur. » ou « L’obéissance ne se fait que dans le bien. » n’est pas que si le gouverneur ordonne une désobéissance, alors l’allégeance cesse. Non, on ne doit pas lui obéir dans cette désobéissance, et sur ce point spécifique, mais on lui obéit pour toute autre chose.

C’est là un résumé de ce qui est obligatoire à ce sujet et sa juste compréhension, et c’est un point très important faisant partie des fondements de Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ’ah, car cela provoque de grands effets et dissipe de nombreuses ambiguïtés. C’est à l’unanimité des savants la voie de Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ’ah, et personne parmi Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ’ah ne l’a contredit, au contraire ils le recommandent, y encouragent, et seuls les adeptes de l’innovation s’y opposent, comme Al-Khawârij qui se sont révoltés contre le Commandeur des Croyants ‘Alî Ibn Abî Talib, Al-Mu’tazilah qui comptent parmi leurs fondements le commandement du bien et l’interdiction du mal, mais non de la manière légiférée par Allah. Leur seul but est la révolte contre les imams, et ils ont nommé le soulèvement contre les gouverneurs « commandement du bien et interdiction du mal », alors qu’en fait c’est le mal, qu’Allah nous en protège, car cela est contraire au Coran, la Sunna et l’unanimité [des savants] musulmans. Et en vérité c’est là qu’est le mal.



L’auteur dit :

Qu’Allah soit bon envers vous. L’allégeance peut-elle avoir lieu autrement que de ces trois manières, car vous n’ignorez pas que les différents groupes contraignent leurs adeptes à leur faire allégeance.


Shaykh Fawzân répondit :

Non, ceci est faux et n’a aucun fondement et aucune preuve en islam, si ce n’est que les voyageurs doivent désigner un émir, mais celui-ci n’est pas un gouverneur et ne possède aucune allégeance. Il doit uniquement organiser le voyage : les arrêts, le cheminement, mais il n’applique pas les peines, et cela ne lui est pas permis, il n’applique pas le talion, et il n’a pas les compétences du gouverneur. Il n’est chargé que de ce qui concerne le voyage, pour une durée déterminée, et il est toujours sous l’autorité du gouverneur même en voyage. Ce n’est donc pas une preuve pour eux, et plus encore c’est une innovation.

De même, parmi les fondements de Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ’ah, si on admet que quelqu’un dispute le pouvoir au gouverneur, Ahl As-Sunnah wa-l-Jamâ’ah obligent les musulmans à combattre celui qui veut lui disputer le pouvoir et à se joindre à lui pour combattre celui qui veut lui retirer le pouvoir légiféré. Si quelqu’un dispute le pouvoir, il faut le tuer pour repousser son mal des musulmans, en raison de la parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) : « Quiconque vient à vous alors que vous êtes tous unis autour d’un homme et veut vous désunir ou diviser votre groupe, alors tuez-le. » [Muslim (4904)] Ceci pour repousser son mal, en raison de la Parole d’Allah : « Et si deux groupes de croyants se combattent, réconciliez-les. Si l’un d’eux se rebelle contre l’autre, combattez le groupe qui se rebelle, jusqu’à ce qu’il se conforme à l’ordre d’Allah. » (Al-Hujurât, v.9)

Ils leur imposent de se joindre au gouverneur ou au groupe loyal pour combattre ce rebelle, afin de repousser son mal. C’est ce que dit Shaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah dans Minhâj As-Sunnah sur ce fondement éminent, et ce qui a été mentionné disant que celui à qui on a prêté serment d’allégeance par un des trois moyens mentionnés, il est obligatoire de lui obéir et de rester avec lui, même s’il fait preuve d’injustice, oppression et perversité, car le fait de patienter amène de grands bienfaits parmi lesquels : l’union, le rassemblement, le rejet des troubles. Alors que la révolte contre lui entraîne de grands méfaits parmi lesquels le fait de verser le sang, la désunion, la domination des ennemis, comme cela apparaît dans l’histoire avec les troubles qui se sont produits à l’époque de ‘Uthmân, le litige de Yazîd avec les habitants de Médine et les évènements de Harrah qui touchèrent les habitants de Médine qui avaient dénoncé le pacte d’allégeance à Yazîd, alors que Ibn ‘Umar le leur interdisait en leur rappelant les paroles du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam). Mais ils ont persisté et furent touchés par un immense fléau, et Médine et les interdits furent bafoués ! Un grand mal toucha les musulmans en raison de leur révolte contre Yazîd et leur rupture du pacte d’allégeance. C’est sans nul doute une erreur qui entraîna un grand mal qui est toujours mentionné, les évènements de Harrah et les maux qu’ils entraînèrent. Tout ceci en raison de la dénonciation du pacte d’allégeance, et s’ils avaient accepté la recommandation ou le conseil de ‘Abd Allah Ibn ‘Umar, le Compagnon du Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam), avaient maintenu le pacte d’allégeance et patienté sur les actes de Yazîd, ils n’auraient pas été touchés par ce qui les a atteints. Et il y a bien d’autres évènements dans l’Histoire, y compris à notre époque, pas un peuple ne s’est soulevé contre ses gouverneurs sans qu’un plus grand mal ne les atteigne. Que s’est-il passé en Égypte ? En Irak ? En Libye ? Quel que soit le lieu, nous n’avons pas vu un peuple se soulever contre le gouverneur, même s’il est pervers ou impudent, sans que ne surviennent des maux et fléaux plus importants que s’ils avaient patienté sur ce gouverneur jusqu’à ce que vienne la délivrance.

Allah est avec les patients, les gens doivent donc patienter jusqu’à ce que vienne la délivrance. La vie est ainsi faite, parfois ainsi et parfois autrement, difficile et facile, difficulté et aisance, mais il faut de la patience, ne pas s’empresser, même avec les gouverneurs qui ne sont pas un haut degré dans la foi et l’islam. Lorsque leur peuple s’est révolté contre eux, des maux et troubles terribles qu’ils ne cessent d’endurer les ont frappés. Ce sont des évènements dont il faut tirer des leçons et des exhortations. Donc, parmi les droits du gouverneur musulman, même s’il est négligent sur certaines choses ou certains péchés, est qu’il ne soit pas délaissé mais conseillé. On doit lui exposer la voie droite, s’il l’accepte, louange à Allah, et s’il ne l’accepte pas, il ne nous est pas permis de dénoncer le pacte d’allégeance, de répandre les troubles, et de diviser les musulmans, car c’est là un mal plus grand, et que le fait de supporter le moindre de deux maux pour repousser le plus grand est une règle dans la Législation.


L’auteur dit :

Qu’Allah soit bon envers vous. S’il n’applique pas la Loi d’Allah et qu’il nous apparaît sans le moindre doute qu’il est mécréant, mais que le plus probable est que de grands méfaits frappent les musulmans, peut-on se révolter contre lui ?


Shaykh Fawzân dit :

Non. Si le gouverneur est mécréant, et qu’ils n’ont pas de quoi établir à sa place celui qui corrigera les choses, ils doivent patienter, et ils sont dans ce cas excusés. Allah dit : « Craignez Allah autant que vous le pouvez » (At-Taghâbûn, v.16) Ils doivent patienter, même si le gouverneur est mécréant et qu’ils ne peuvent le déchoir ou corriger les choses s’ils le renversent, il ne leur est pas permis de s’y hasarder, même avec les gouverneurs mécréants, s’ils n’ont pas les moyens d’établir quelqu’un d’autre et de corriger les choses. Allah dit : « Ne vous jetez pas de vous-mêmes dans la destruction » (Al-Baqarah, v.195)

C’est un pur mal sans aucun profit, ces combats, cette destruction et ce terrorisme qui se produisent ne sont pas acceptés par l’islam, même s’ils pensent combattre un gouverneur mécréant, mais qu’ils ne peuvent assurer aux musulmans un pouvoir fort en lieu et place de celui-ci. Tant qu’ils n’en sont pas capables, ils doivent patienter. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et ses Compagnons, avant l’émigration, alors que le pouvoir était aux mains des mécréants, le Prophète ne leur a pas ordonné de combattre les mécréants à la Mecque, de les affronter, de leur faire subir des destructions, car des méfaits plus grands que les bienfaits escomptés peuvent se produire, et ce même si un bienfait en découle, tant qu’on admet que le méfait est plus grand. On a interdit le combat au Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) à la Mecque, et on l’interdit également aux Compagnons. Allah leur ordonna la patience, l’attente, et de s’abstenir de combattre : « Abstenez-vous de combattre, accomplissez la prière et acquittez la Zakât » (An-Nisâ’, v.77)

Il ne leur a permis le djihad qu’après l’émigration, après qu’ils aient eu des alliés, un pays et un État. C’est seulement alors qu’on leur ordonna le djihad, mais lorsqu’ils étaient à la Mecque et qu’on leur interdisait le combat, on ordonna uniquement au Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) d’appeler à Allah et non de combattre. Cela montre que si les musulmans sont faibles, même s’ils sont sous une autorité mécréante, ils doivent patienter jusqu’à ce qu’Allah leur apporte la délivrance.





Source : Al-Isbâh.
Traduit et publié par
salafs.com
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 02:28


par Abou Abdillah,

Un nombre considérable d’imams, qu’Allah nous guide et les guide, sont en totale contradiction avec la sounnah lorsqu’il s’agit de traiter du sujet du conseil aux gouverneurs. L’un d’eux les dénigre ouvertement sur le minbar le jour de la prière du vendredi, l’autre joue avec la corde sensible des pulsions (hamas) de nos frères et soeurs pour ancrer dans leurs coeurs la haine de nos gouverneurs, qu’ils sachent que ceci est contraire à la sounnah de notre prophète, ’alayhi salat wa salam, ainsi que celle de ses compagnons, radhi Allahou ’anhoum, qu’ils craignent Allah dans leurs paroles. Voici, une question qui a été posée à Cheikh Ibn Baz, raHimahoullah, à ce sujet et lisons ce que fut sa réponse :


Question :

Est-ce que dénigrer les gouverneurs du haut des chaires (manâbir) fait partie de la voie laissée par les pieux prédécesseurs (As-salaf) ? Et comment ces derniers conseillaient les gouverneurs ?


Réponse :

Evoquer au grand jour les défauts des gouverneurs du haut des chaires ne fait pas partie de la voie de nos pieux prédécesseurs en ce sens que ce comportement mène à l’anarchie, à la désobéissance aux gouverneurs dans ce qui est convenable et à une situation qui n’est d’aucune utilité. S’isoler avec les gouverneurs dans le but de les conseiller en tête-à-tête, les conseiller par l’écriture et se servir des savants pour qu’ils entrent en contact avec eux dans le but de les guider vers le bien, telle était la voie qu’empruntaient nos pieux prédécesseurs. Désapprouver un acte blâmable se fait sans en évoquer son auteur car il suffit de désapprouver et de mettre en garde contre l’acte blâmable sans pour autant dénoncer la personne responsable de cet acte, fut-ce un gouverneur ou non.

Certaines personnes à l’époque de ’Uthmân, qu’Allah soit satisfait de lui, au moment de la période de désordre (al fitnah), dirent à Usâma bni zayd, qu’Allah l’agrée : " Ne désapprouves-tu pas ’Uthmân ?!" Il répondit : " vais-je me comporter de cette façon auprès des gens ?! Je lui ferai part de ma désapprobation en tête-à-tête car je ne veux pas être responsable de l’ouverture d’une porte qui mène au mal auprès d’eux " (Muslim : 2989). Lorsque cette porte fut ouverte à l’époque de ’Uthmân et que les gens commencèrent à le désapprouver en public, il s’est alors passé l’inévitable, à savoir la "fitnah", la tuerie et le désordre, dont nous en subissons toujours les conséquences aujourd’hui. Une "fitnah" d’une telle intensité qu’elle mit en opposition ’Ali et Mu’âwiyah . C’est à cause de celle-ci que ’Uthmân et ’Ali, qu’Allah les agrée, furent tués, ainsi qu’un nombre important de compagnons, qu’Allah les agrée, et d’autres, tout cela en raison de la désapprobation au grand jour et l’évocation des défauts en public jusqu’à ce que les gens détestèrent leurs gouverneurs au point de les tuer et nous demandons à Allah le bien-être.



Source : "Al fatâwa al muhima fi tabsîr al umah", Chapître : Takfîr Al Hukâm, page 17.
Auteur : Sheikh Ibn Baz
Traducteur : Abou Abdillah.




source : sunna.com

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