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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 16:56



La question du vinaigre et de sa consommation est certes délicate, c’est pour cela que nous apportons un bref aperçu des avis des quatres écoles sur la question, avec le rappel de quelques principes sur ce qui peut être la cause de la divergence entre les savants…


 

L’Imâm Muslim rapporte dans son Sahîh que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Quel bon aliment que le vinaigre ». L’Imâm an-Nawawî (rahimahullâh) dit dans son commentaire - que ce hadîth indique le bienfait du vinaigre, et que l’appellation « al-Oudoum » dans le hadîth, indique l’importance de ce grand bienfait. Charh an-Nawawî ’ala Sahîh Muslim, 7/240

Il y a unanimité des jurisconsultes sur le fait que le vinaigre qui s’est modifié naturellement, c’est-à-dire sans intervention humaine, est licite. Qu’il ait été exposé au soleil directement ou sous son ombre, sans l’intention de le transformer pour le consommer - ceci est licite chez les Hanafites, les Chafiites et les Dhâhirites et toléré chez les Hanbalites. Selon les Malékites, l’avis est basé sur trois positions : la première qui le prohibe et l’interdit sur la base d’un hadîth rapporté par Mâlik, Ahmad, Muslim et an-Nassâ-î, la seconde le permet mais avec blâme, et la troisième mentionne la permission du vinaigre fait par autrui, mais sans intention de consommation du vin, car il n’est pas permis de transformer du vin au profit du vin. Les Chafiites et les Hanbalites ne permettent pas la transformation du vin afin d’en faire un remède. Al-Fiqh al-islâmî wa Adillatuh, 4/2629-2631 et Kitâb « Souboul as-Sallâm » de l’Imâm as-San’ânî, 1/153. Abû Hanîfa ainsi que ses compagnons disent qu’il n’y a pas de mal à transformer le vin. Al-Thawrî sur la question du vin, ne permet pas sa transformation pour la consommation. Kitâb « Moukhtasar Ikhtilâf al-‘Oulémâ » de l’Imâm Abû Bakr ar-Râzî, 4/359-362.

Les savants de Lajnah ad-Dâ-ima disent que tout ce qui n’est plus appelé vin après sa transformation, n’est plus interdit à la consommation et que les jurisconsultes sont unanimes sur le fait que ce qui est interdit est ce qui est encore nommé vin. Fiqh an-Nawâzil, 4/270. Les savants de Lajnah disent encore que l’absorption d’une grande quantité en est interdite, car il est assimilable au vin. Mais si l’absorption de la grande quantité n’entraîne pas l’ivresse, rien n’en empêche l’achat, la vente et la consommation. Fatâwa Al-Lajnah ad-Dâ-ima lil-Bouhouth al-‘Ilmiyyah wal-Iftâ, 13/52-53

L’Imâm ach-Chanqîtî (rahimahullâh) dit dans son commentaire du Qor’ân, que Abû Dardâ (radhiallâhu ‘anhu) voyait la permission dans la transformation du vin, mais que beaucoup de savants interdisent sa transformation. Lorsque celui-ci se transforme de part lui-même, sans intervention humaine, il y a consensus sur sa permission à la consommation. Ach-Chanqîtî cite Ibn Hajar qui rapporte dans « al-Fath » que Abû Dardâ (radhiallâhu ‘anhu) ainsi qu’un groupe parmi eux, consommaient de la sauce de vinaigre fabriqué sur la base du vin. Et al-Bukhârî a mentionné ce hadîth au chapitre de la purification des aliments de mer. Kitâb « Oudhwâ ul-Bayân fî idhâh il-Qor’ân bil-Qor’ân » de l’Imâm ach-Chanqîtî.




source : manhajulhaqq.com

 


Le vinaigre


Pour nous qui découvrons la science jour après jour, il est des questions de la vie courante qui peuvent prendre une ampleur démesurée. Parmi ces choses, le fait de consommer du vinaigre de vin (nous ne parlons pas du vinaigre de noix ou de citron que l’on peut trouver dans certaines régions). Il est incroyable de voir comment l’ignorance peut conduire à l’excès : d’un côté ceux qui regardent ceux ceux qui consomment du vinaigre comme des gens qui suivent leurs passions et refusent la vérité ; et de l’autre ceux qui ne veulent rien entendre, ne se donnant même pas la peine d’interroger les savants. Et entre les deux, il y a ceux qui cherchent (qu’Allah nous mette parmi eux), ceux qui craignent de se nourrir et de nourrir leurs familles de choses illicites et que cela empêchent leurs invocations d’être exaucées par Allah.

 

Pour toute chose, nous revenons aux savants : « Demandez aux gens de science si vous ne savez pas ». Et celui qui revient vers les savants verra qu’ils ont divergé sur cette question, chacun étant sur une preuve du Qur’an et de la Sunna. Cette divergence les a-t-elle amenés à s’insulter, à se séparer ? Jamais ! Les gens de la sunna respectent la divergence si elle est appuyée sur des preuves du Qur’an et de la sunna avec la compréhension de nos pieux prédécesseurs.

 

Ici, notre objectif est de proposer, aux frères et sœurs, un exemple représentatif de chaque avis. A vous ensuite de chercher, d’interroger plus et de craindre Allah dans ce qui vous semblera l’avis le plus fondé, après étude des preuves. Tout en gardant à l’esprit que celui qui est à côté de vous dans le rang a peut-être un avis différent sur la question, et que cet avis lui aussi est basé sur des preuves et des paroles dans savants de la sunna.

 

 

I) Ceux qui voient l’interdiction
 

Ils sont nombreux, parmi les salafs et les contemporains. Pour illustrer ce point de vue, vous avons choisi un extrait du merveilleux livre  At-Ta’liqat Ar-radhya ‘Ala Ar-Rawdhat An-Nadya  qui est un livre de remarques, de commentaires du Muhaddith Muhamad Nasir Din Al-Albani sur le livre Rawdhat An-Nadya d’un autre Muhaddith, Sidiq Hasan Khan (qu’Allah leur accorde à tous deux Sa miséricorde et qu’Il les élève en degré). Nous avons choisi ce livre car le shaikh cite clairement les preuves et reprend synthétiquement les avis de shaikh Al-islam ibn Taymia (pour plus de détails on peut revenir vers Majmu’ Al-Fatawa) et Ibn Al-Qayim.

 

 

Jugement sur la transformation du vin en vinaigre

 

Cela est interdit, la preuve est le hadith rapporté par Ahmad, Abu Dawud, At-Tirmidhi, d’après Anas ibn Malik qui rapporte qu’on a demandé au prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) si on pouvait transformer le vin en vinaigre, il répondit : « Non ».

 

Ahamd, Abu Dawud, At-Tirmidhi rapportent également que Abu Talha interrogea le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) à propos de deux orphelins qui avaient hérité (des barriques) de vin. Le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) lui dit : « jette-les ». Abu Talha dit : « Puis-je les transformer en vinaigre ? » le prophète répondit : « Non ».

 

Ibn al-Qayim a dit :

 

« Et sur ce sujet (il y a des récits) authentique de Abu Zubayr, Jabir, ‘Umar Ibn Al-Khattab, et nous ne connaissons aucune différence entre les compagnons, et les gens de Médine ne cessent d’interdire cela.

 

Al-Hakim a dit : « j’ai entendu Abul Hassan ‘Ali Ibn ‘Isa Al-Hiri dire : j’ai entendu Muhammad ibn Ishaq dire : j’ai entendu Qutayba ibn Sa’id dire : je suis arrivé à Médine à l’époque de Malik et je suis allé voir Qâdh (ou un juge) et je lui ai dit : tu as du vinaigre d’alcool ? Il me dit : Gloire à Allah ! Alors que le prophète l’a interdit ? Qutayba dit : puis je suis revenu après la mort de Malik et je leur ai rappelé cela et personne ne me l’a reproché.

 

Et ce qui est rapporté de ‘Ali disant qu’il utilisait le vinaigre, et de ‘Aisha qui dit qu’il n’y a rien de mal en cela, il s’agit du vinaigre de vin qui s’est transformé seul, sans intervention extérieure. »

 

 

Et c’est cet avis qu’à choisi Le grand savant, shaikh Rabi’ ibn Hadi Al-Madkhali (qu’Allah le préserve) lorsqu’il a répondu à la question suivante :

 

Ecouter le shaikh
 

Quel est le jugement sur l’utilisation du vinaigre tiré du vin et de l’alcool ?

 

Réponse : Si le vin se transforme en vinaigre, seul, sans intervention humaine, cela est permis. Mais s’il est transformé (par quelqu’un) cela n’est pas permis ; car on a interrogé le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) sur le takhlil (la transformation du vin en vinaigre) et il l’a interdit, et ce vin était à des orphelins et (malgré la perte de biens que cela représentait pour eux) le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a refusé (qu’on le transforme en vinaigre). Si le vinaigre vient tout seul, que c’est Allah qui a transformé le vin en vinaigre (sans intervention humaine), cela est licite, mais si on le transforme cela n’est pas licite.

 

Question : Et si on ne sait pas comment est fabriqué le vinaigre ?

 

Réponse : Le vinaigre est transformé (par des gens) et non pas tout seul, et si les habitudes dans le pays est que l’on transforme le vin en vinaigre, le jugement se fait sur ce qui est le plus répandu. C’est cela le plus répandu et ils ne le laissent pas jusqu’à ce qu’il se transforme seul, le jugement dépend de ce qui est le plus courant. Vous savez que les gens utilisent des choses pour transformer le vin en vinaigre ? Vous le savez ? Répondez-moi !

 

 : Oui , mais on peut ne pas savoir.

 

Shaikh Rabi’ : Non ! Vous savez que leurs habitudes et de transformer le vin en vinaigre.

 

 : Oui, nous savons qu’ils transforment le vin.

 

Shaikh Rabi’ : S’ils le font, alors non (ce n’est pas licite)…

 

 

 

II) Ceux qui voient la permission
 

Là encore, beaucoup de savants ont vu la permission et un de ceux qui a le mieux résumé l’ensemble de la question (et des avis) est le grand savant, le juriste Muhamad Ibn Salih Al-‘Uthaymin (qu’Allah lui fasse une large miséricorde) dans une des perles que le shaikh a laissé à la communauté Sharh Al-Mumti’ ‘ala Zâd Al-Mustaqni’.

 

Ecouter le shaikh
 

 

L’auteur (Sharaf Din Al-Hajawi) dit : « Si (le vin) est transformé en vinaigre, il ne devient pas pur »,

 

Shaikh Al-‘Uthaymin : la preuve est le hadith de Anas ibn Malik qui rapporte qu’on a demandé au prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) si on pouvait transformer le vin en vinaigre, il répondit : « Non ». Cela montre qu’il n’est pas permis de transformer le vin en vinaigre, et si cela n’est pas permis mais que le vin est quand même transformé, il ne devient pas pur. Car c’est quelque chose sur laquelle il n’y a pas l’ordre d’Allah et de Son messager (salallahu ‘alayhi wa salam), c’est donc nul et rejeté, car le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) dit : « Celui qui accomplit un acte sur laquelle il n’y a pas notre ordre. (Son acte) est rejeté. ».

 

Comment est-ce que cela se fait : le vin (la vigne), lorsqu’il est transformé en vin, donne de la mousse, il bout (du verbe bouillir), comme s’il y avait un feu en dessous, non pas avec force, mais il frémit seulement, et (l’alcool) monte à la surface. Le takhlil (la transformation en vinaigre) consiste à verser dedans un produit : du vinaigre (déjà fait) ou autre chose, qui transforme l’alcool en vinaigre, le fait redescendre, et fait disparaître l’ivresse (l’alcool) qu’il contient. Voilà en quoi consiste le takhlil.

 

Premièrement, le takhlil est-il permis ? Et si nous disons que c’est interdit et que quelqu’un le fait, le vinaigre (obtenu) sera-t-il pur ?

 

D’après la parole de l’auteur : cela ne devient pas pur et le takhlil n’est pas permis. Et il n’y a aucune différence entre le vin du vinaigrier (le professionnel) et le vin d’un autre. Car certains parmi les savants ont fait une exception pour le vinaigrier, car celui-ci est rarement touché (en mal) par le vinaigre ou l’alcool, et si nous lui interdisons de faire du vinaigre, nous lui enlevons son gagne pain. Mais ce qui est authentique c’est qu’il n’y a pas de différence et le vin doit être renversé (jeté) et on ne doit pas en faire du vinaigre.

 

Mais si, malgré tout,  il est transformé en vinaigre, l’auteur voit qu’il ne devient pas pur, même si son caractère enivrant disparaît, car lorsque le vin est transformé en vinaigre il perd son caractère enivrant.

 

D’autres savants ont dit : si il est transformé en vinaigre : l’acte est illicite mais cela devient pur, car ce qui en faisait une impureté est le caractère enivrant qui a désormais disparu, et il (le vinaigre) est désormais  licite (halal).

 

D’autres parmi les savants ont dit : si il est transformé en vinaigre par ceux pour qui cela est permis, comme les juifs et les chrétiens, (le vinaigre) est licite et pur, et si il est transformé par celui qui n’ pas le droit de le faire (le musulman), (le vinaigre) est illicite (haram) et impur. Cet avis est plus proche (de la vérité) que le deuxième avis.

 

On a donc trois avis :


 

Premier avis : le takhlil est illicite pour le musulman, mais s’il le fait, cela devient-il pur ? Ce qui est connu du madhab (hanbali) est que cela ne devient pas pur, car le caractère enivrant a disparu par un acte illicite, cela n’a donc aucun effet, au contraire du vin qui se transforme seul (sans intervention humaine) en vinaigre qui devient pur et halal. Ce qui est transformé par un acte illicite n’est pas permis.

 

Deuxième avis : s’il est transformé en vinaigre et que le caractère enivrant disparaît, cela devient licite mais l’acte lui reste illicite, car le jugement reste lié à la cause, qu’elle ait disparu ou non.

 

Troisième avis : s’il est transformé par celui pour qui cela est permis, il devient licite, et si il est transformé par celui pour qui ce n’est pas permis, cela reste illicite et impur. Cet avis est le plus proche (de la vérité), ainsi le vinaigre qui vient des juifs et des chrétiens est licite et pur, car ils l’ont fait en croyant que cela était licite, c’est pourquoi on ne leur interdit pas de boire du vin. »

 

 

Traduit par les salafis de l’est
source : salafs.com

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 01:34

Fatwa Al ‘Aqida - L'invocation -



Sheikh Mûhammad Ibn Salih Al ‘Ûthaymîn (rahimahûllah) a été interrogé sur la personne qui dit « insha Allah » dans ses invocations.

Il a répondu : « Il ne faut pas que celui qui invoque Allah - Qu’il soit glorifié - dise « insha Allah » (si Allah le veut) dans ses invocations. Qu’il soit plutôt ferme et donne de l’importance à son vœu car rien ne peut contraindre Allah - qu’Il soit exalté et glorifié -. Allah - qu’Il soit glorifié - dit :



« Invoquez-moi, Je vous répondrai » [Sourate Ghafir - v60]


Allah a promis de répondre aux invocations. On n’a donc pas besoin dans ce cas de dire « inchallah ». Car Allah - qu’Il soit exalté et glorifié - s’Il accorde à Son serviteur son invocation, Il va soit répondre à son besoin, soit repousser de lui un mal, soit la lui préserver pour le Jour du Jugement.

Le prophète (salallahû 'alayhi wa salam) a dit :
 « L’un de vous ne doit pas invoquer Allah en disant : O Allah, si tu veux pardonne moi, et si tu veux accorde moi Ta miséricorde. Il doit plutôt être ferme dans sa demande et donner de l’importance à son vœu, car rien ne peut contraindre Allah »[Al Boukhari, n°6339, Mouslim n°2679]

Si quelqu’un pose la question : n’est-il pas rapporté d’après le prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - qu’il disait au malade : « (Qu’il n’y ait) pas de mal, que cela soit pour toi une purification (de tes péchés) si Allah le veut » (lâbass tahour insha Allah) ? [Al Boukhari, n°3616]

Nous disons : en effet, mais cela fait apparaître que ce propos ne fait pas partie du chapitre des invocations. Cela fait seulement partie du chapitre de l’information et de l’espérance.

Cela n’est pas une invocation. Car il fait partie du comportement lors des invocations d’être ferme dans sa demande.

Et Allah est plus savant. 

[Fin des paroles du Sheikh] 



D'après 'Abû Hurayra (radhi Allahû 'anhû), 
l'Envoyé d'Allah (salallahû 'alayhi wa salam) a dit: « Lorsque l'un de vous invoque Allah, qu'il ne dise pas: " Seigneur! Pardonne-moi si Tu veux", mais qu'il soit plutôt résolu dans son invocation, et qu’il fasse des grandes demandes (comme le fait d’entrer au paradis ou d’être pardonné), car rien n’est au-delà du pouvoir d’Allah ». ( Sahih de Mouslim)

Et dans un autre récit : 

D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), 
l'Envoyé d'Allah (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit: « Tout Serviteur sera exaucé à moins qu'il ne se montre pas impatient en disant: "J'ai invoqué, mais je n'ai pas été exaucé" ». (Sahih de Mouslim)


Fatawa Al ‘Aquida, p48-49 - Sheikh Muhammad Ibn Salih Al ‘Outhaymine (rahimahou Allah) 
Traduction rapprochée : Abû Bilal Al Djazairy et revue par Ibn Hamza Al Djazairy
Source : www.islamhouse.com 


Vidéo: Ne sont acceptées que les bonnes choses

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 15:54
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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 16:03


➥ La prière mortuaire pour les hommes et pour les femmes


Question : L’obligation de la prière pour les morts s’impose t-elle aux hommes particulièrement ou concerne t-elle tous les musulmans, [c’est-à-dire] les hommes et les femmes à la fois ?

Réponse : La prière pour le mort est une obligation communautaire, et si une partie parmi elle l’accomplit, les autres en sont dispensés. Si l’ensemble la délaisse sciemment, ils commettent un péché. Elle ne concerne pas les hommes particulièrement ; plutôt la prière du mort est légiférée pour les femmes et les hommes, mais le fondement [sur la question] est que les hommes en sont les principaux concernés. Aussi, les femmes ne doivent pas participer au convoi funèbre compte tenu de ce qui a été authentifié du dire de Umm ‘Atiyah : « Il nous était interdit de suivre les convois funèbres, sans toutefois que cette interdiction soit de rigueur. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim. Selon une version : « Le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) nous a interdit... »


Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 8/417-418



➥ Attitude de la femme lors du décès de son mari



Question: Quels sont les devoirs de l’épouse envers son mari défunt ?

Réponse: La femme qui perd son mari peut sortir de sa maison par nécessité. Elle doit éviter toute parure, les beaux vêtements, les bijoux, les parfums, l’encens, le maquillage… Il lui est permis de parler aux gens au téléphone, par exemple, de monter sur la terrasse regarder la lune, contrairement à ce que disent certaines personnes : selon eux, la femme en période de viduité ne doit pas regarder la lune, car la lune représente le visage d’un homme, et lorsqu’elle regarde la lune, cela équivaut au fait qu’un homme l’a regardé. Tout ceci fait partie des croyances populaires, et elle peut faire dans sa maison ce qu’elle veut, monter à l’étage ou descendre, comme il lui plaît.


Fatwa de cheikh Otheimine
Kitâb ud-Dacwa (5), (2/131).




➥ Le vêtement noir durant la période de viduité


Questions : Est-il permis de mettre un vêtement noir pour le deuil d’un défunt, surtout s’il s’agit de son mari ?

Réponse : Se vêtir de noir en cas de malheur est une habitude fausse et sans fondement, et il convient devant un malheur de faire ce qui est conforme à la Loi islamique. Il convient de dire : « Nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournons ; ô Allah, récompense-moi dans mon malheur et fais-le suivre par ce qui est meilleur pour moi. » Si la personne dit cela avec foi et en comptant sur Allah, qu’Il soit Glorifié, Allah la récompense et lui accorde mieux que ce qu’elle a perdu dans son malheur. Par contre, mettre un vêtement particulier comme le noir ou autre est un acte sans fondement, faux et blâmable. 


Fatwa de cheikh Otheimine
Fatâwâ al-Mar’a, page 75




➥ Mettre des versets du Coran ou autre sur la tombe d’un défunt



Question: Est-il permis de mettre un morceau de fer ou une pancarte sur la tombe d’un défunt sur laquelle on écrit des versets du Coran en plus du nom du défunt, la date de son décès etc.… ?

Réponse: Il est interdit d’écrire sur la tombe du défunt des versets du Coran ou quoique ce soit, que cela se fasse sur du fer, du bois ou autre selon le hadith de Jaber où il nous informe que le prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : « A interdit de maçonner la tombe, de s’asseoir et de construire dessus » hadith rapporté par Muslim. Et dans le hadith rapporté par El-Tirmidhi et El-Nassai avec une chaîne de transmission authentique. « Et que l’on écrive dessus (sur les tombes) »


Fatwa du cheikh Ben Baz tirée de son recueil de fatwas
Tome 4 page 337




➥ Les droits et restrictions du laveurs de morts



Question : Est-il permit aux laveurs des morts de divulguer les bons ou mauvais signes qu’ils décèlent sur les cadavres ?

Réponse : Il n’y a aucun mal à divulguer les bons signes. Quant aux mauvais, il faut s’abstenir de les évoquer puisqu’on tomberai dans la médisance. Mais, il n’y a aucun mal à dire que certains morts par exemple deviennent noirs ou autre… Cependant, l’interdit est de dire : « J’ai lavé un tel et décelé sur lui tel ou tel mauvais signe » car cela pourrait attrister sa famille et leur porter préjudice.


Le recueil des fatwas du cheikh Abd Al-Aziz Ben Baz
Tome 13 page 123




➥ Se frapper le visage lors d’un malheur



Question: Quel est le regard de la religion sur les femmes qui se frappent les joues lors d’événements malheureux comme un décès ? 

Réponse: Se frapper les joues, déchirer ses vêtements et pleurer excessivement (an-Niyâha) lors d’un décès est interdit, conformément au hadith du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui : « Ne fait pas partie (de nous) celui ou celle qui se frappe les joues, déchire ses vêtements et s’appelle par les noms de la Jâhiliyya. » [Bukhari, Muslim] Ceci est confirmé par le hadith du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui : « Je suis innocent de celles qui élèvent les voix, celles qui arrachent leurs cheveux et déchirent leurs vêtements lors d’un décès. » [Bukhari, Muslim],
et le hadith prophétique : « Quatre actes font partie de la Jâhiliyya (période pré-islamique) et resteront toujours dans ma communauté : se vanter de ses origines, attaquer la réputation des ancêtres, demander la pluie aux astres et pleurer excessivement (an-Niyâha) les morts. » [Muslim]. Il a dit aussi : « La pleureuse (an-Nâ’iha), si elle ne se repent pas avant la mort, viendra le Jour de la Résurrection vêtue d’un vêtement de goudron (Qatirân) et d’un gilet de gale. » [Muslim] 

Lors d’un décès, il faut patienter, espérer la rétribution d’Allah, éviter tous les actes répréhensibles et se repentir de ceux commis auparavant, conformément à la parole d’Allah Exalté :

« Et fais la bonne annonce aux endurants qui disent, quand un malheur les atteint: « Certes, nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons. »[Sourate La vache v155-156] Et Allah leur a promis beaucoup de bien. Il dit : « Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde ; et ceux-là sont les biens guidés. » 
[Sourate La vache v157] 


Fatwa de cheikh Ben Baz.
Fatâwâ al-Mar’a, page 40-41




➥ Les condoléances



Question : Durant les condoléances, les gens se rassemblent à l’extérieur de la maison du défunt, où sont accrochées des guirlandes. La famille du défunt s’aligne et ceux qui veulent présenter leurs condoléances passent un par un, en posant la main sur la poitrine d’un des membres en disant : « Qu’Allah augmente ta récompense. »Ce rassemblement et ces actes sont-ils conformes à la Sunna ? Si non, quelle est la pratique authentique pour les condoléances ? Eclaircissez-nous, qu’Allah vous récompense. 

Réponse : Cette façon de faire n’est pas conforme à la Sunna et est dépourvue, à notre connaissance, de fondement dans la Loi islamique. Plutôt, les condoléances dans la Sunna n’ont pas de protocole précis, et ne comporte pas de rassemblement comme cité ci-dessus. Le musulman présente ses condoléances à son frère chez lui, dehors, dans la mosquée ou au cimetière, après que l’âme aie quitté le défunt, avant ou après la prière. Il peut aussi lui serrer la main et lui dire des invocations appropriées comme : « Qu’Allah augmente ta récompense, t’aide à supporter avec patience, et efface ton malheur. » Si le défunt est musulman, on prie Allah pour qu’Il lui pardonne et lui fasse miséricorde. De même, les femmes entre elles, l’homme avec la femme et vice versa, sans qu’il y ait de tête à tête et sans lui serrer la main, si la femme fait partie de celles qu’il peut épouser. Qu’Allah aide les musulmans à comprendre leur religion, à s’y attacher, c’est Lui le Meilleur Auquel on peut demander.


Fatwa de cheikh Ben Baz
Majmuc Fatâwâ wa Maqâlât Mutanawicat, tome 5, p. 345




➥ Faire appel au service d’un lecteur du Coran pour le mort



Question: Quel est le regard de la religion sur le fait de payer une personne pour lire du Coran sur l’âme d’un mort ?

Réponse: Ceci est une innovation et ni le lecteur, ni le mort n’auront une récompense, car le lecteur l’a fait pour l’argent et tout acte fait pour la vie d’ici-bas ne rapproche pas son auteur d’Allah et ne sera pas récompensé par Lui. Par conséquent, cet acte est une œuvre vaine et un gaspillage de l’argent des héritiers. Il faut prendre garde à cela, car c’est une innovation et un acte répréhensible.


Fatwa de cheikh Otheimine.
Al-Majmû uth-Thamîn, tome 1




➥ Le fait de pleurer sur le mort



Question: Au Soudan, il existe beaucoup d’actes répréhensibles et d’innovations. Par exemple, dans les funérailles, on trouve des femmes pleureuses autour du mort. Quel est le regard de la religion sur cet acte ? 

Réponse: Selon mes connaissances, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a maudit la pleureuse (an-Nâ’iha). C’est une femme qui pleure le mort à la manière du roucoulement du pigeon et le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, l’a maudite car cela augmente la gravité du malheur et le regret, ce qui peut inciter les femmes, sous l’influence de Satan, à se révolter contre le destin d’Allah (al-Qadr).
Ces réunions après la mort au cours desquels on pleure et on se griffe le visage sont interdites et sont des réunions où se commettent de grands péchés.
Il incombe au musulman d’accepter la décision d’Allah. Quand une personne perd un proche, qu’elle dise :

« Certes, nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournons. Ô Seigneur ! Accorde-moi une rétribution dans mon malheur et fais-la suivre d’une chose bien meilleure. »

Si la personne dit cela avec une bonne intention, en croyant à la véracité du Messager d’Allah, prière et salut d’Allah sur lui, Allah le Très-Haut et Exalté lui accordera une rétribution et fera suivre ce malheur d’une chose bien meilleure. C’est ce qui s’est produit avec la Mère des Croyants, Um Salama, qu’Allah l’agrée, quand elle a perdu son mari. Croyant à la parole du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui : « Allah, accorde-moi une rétribution dans mon malheur et fais-la suivre d’une chose bien meilleure » [Muslim];

effectivement, après sa période de viduité, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, qui était mieux qu’Abû Salama - cela ne fait aucun doute, l’a demandée en mariage et la rétribution dépend d’Allah Exalté et Très-Haut. Par conséquent, devant le malheur, l’homme doit faire preuve de patience, de persévérance et espérer la rétribution d’Allah le Très-Haut. Par contre, ces réunions où l’on se griffe et on pleure sont interdites et les musulmans doivent les désapprouver et les éviter.


Fatwa de cheikh Otheimine
Nûr cala al-Darb, page 64-65




➥ Est-il permis de faire vœux de condoléances aux proches d’une mauvaise personne



Question: Il arrive parfois qu’une personne décède, d'un suicide, ou après avoir consommer une importante quantité d'alcool, ou à la suite d’une agression mortelle a fin de se débarrasser de ses actes néfastes … Est-il permis d’aller consoler la mère du défunt ou l’un de ses proches ? Je suis très hésitant, ne sachant pas s’il faut y aller ou pas … ?

Réponse: Il n’y a aucun mal à leur présenter ses condoléances. Bien au contraire, ceci est souhaitable, même si le défunt a désobéi à Allah en commettant le suicide ou un autre acte (fatal). Il est aussi recommandé de présenter ses condoléances à la famille d’une personne exécutée selon la loi du talion, ou dans le cadre de l’application d’une peine normale telle que celle de l’adultère. Ceci est aussi valable pour la personne décédée suite à un abus d’alcool. Il n’y a aucun mal à présenter ses condoléances à leur famille et à demander à Allah de le pardonner et d'accorder sa miséricorde à lui et aux personnes décédé de la même manière.
Ces morts doivent être lavés (normalement) et doivent bénéficier de la prière du défunt. Celle-ci ne doit pas être dirigée par un haut dignitaire musulman tel que le sultan ou le juge ou d’autres (personnalités de haut rang) mais, cela doit être confié à des personnes (ordinaires). Cette rétribution a pour but de dissuader (les autres) du mauvais comportement du défunt.
Quant à la victime d’une agression, elle est tuée injustement. Pour cela, on accomplit la prière du défunt et invoque Allah pour lui, à condition qu’il soit musulman. Celui qui est tué dans le cadre de l’application de la loi du talion bénéficie aussi de cette prière, nous devons aussi invoquer Allah pour lui et présenter nos condoléances à sa famille, à condition toujours qu’il soit musulman et n’ait pas commis l’apostat.
Allah est le garant de l’assistance.



Le recueil des fatwas du cheikh Abd Al-Aziz Ben Baz
Tome 13 page 374




➥ La récitation de la sourate Al-Fâtiha sur les tombes



Question: Quel est le regard de la religion sur la visite des tombes et la récitation de la sourate Al-Fâtiha, particulièrement sur les tombes des Walî - comme on les appelle dans certains pays arabes frontaliers - bien que ceux qui le font disent : « Je ne veux pas commettre un acte de polythéisme, mais si je ne visite pas ce Walî, il vient dans mes rêves et me demande pourquoi je ne l’ai pas visité. » Quel est le regard de la religion sur cette attitude ? Qu’Allah vous récompense.

Réponse: Il est permis aux hommes musulmans de visiter les tombes comme Allah l’a légiféré par l’intermédiaire de Son Prophète, prière et salut d’Allah sur lui : « Visitez les tombes, cela vous rappellera l’au-delà. » [Muslim] Dans le Sahîh de Muslim, selon Burayda ibn Al-Hasîb, qu’Allah l’agrée, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, enseignait à ses Compagnons, lors de la visite des tombes, de dire :
« Que le salut soit sur vous, ô gens de ces demeures, parmi les croyants et les musulmans, et nous allons, si Allah le veut, vous rejoindre. Nous demandons à Allah le salut pour nous et pour vous. Qu’Allah accorde Sa grâce à ceux qui sont morts avant nous et à ceux qui vont les suivre. »

Dans un autre hadith authentique, selon A’icha, qu’Allah l’agrée, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, disait lors de la visite des tombes :
« Que le salut soit sur vous, ô gens de ces demeures, parmi les croyants et les musulmans, et nous allons, si Allah le veut, vous rejoindre. Nous demandons à Allah le salut pour nous et pour vous. Qu’Allah accorde Sa grâce à ceux qui sont morts avant nous et à ceux qui vont les suivre ; qu’Allah pardonne aux morts de Baqîca al-Gharqad. » [Muslim]

Lors de la visite, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, ne récitait ni la sourate Al-Fâtiha, ni d’autres versets du Coran, et c’est plutôt une innovation et le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui a dit :
« Quiconque invente dans notre religion ce qui lui est étranger, cela lui est rejeté. » [Al Boukhari]
Dans la version de Muslim : « Quiconque pratique une œuvre n’appartenant pas à notre religion, cela lui est rejeté. »

Dans Sahîh Muslim, selon Jâbir ibn Abdillah Al-Ansârî, qu’Allah l’agrée, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, disait dans le prône de la prière du vendredi : « Certes la meilleure parole est le Livre d’Allah, la meilleure pratique est celle de Muhammad, prière et salut d’Allah sur lui, et les pires des choses sont les inventions et chaque innovation est un égarement. » An-Nassâ’î ajoute, dans sa version : « Et chaque égarement mène en Enfer. »

Il incombe donc au musulman de s’en tenir à la sainte Loi, et de se prémunir des innovations au sujet de la visite des tombes et dans d’autres domaines. La visite des tombes des musulmans, qu’ils soient appelés Walî ou non, est autorisée, puisque tout croyant et croyante sont des Walî, comme Allah, qu’Il soit Glorifié, le dit :
« En vérité, les bien-aimés d’Allah seront à l’abri de toute crainte, et ils ne seront point affligés, * Ceux qui croient et qui craignent [Allah]. » [Sourate Jonas]

Et le Très-Haut dit : « Quoi qu’ils n’en soient pas les gardiens, car ses gardiens ne sont que les pieux. Mais la plupart d’entre eux ne le savent pas. » [Sourate le Butin] Mais il n’est pas permis aux visiteurs et ni même à ceux qui ne les visitent pas, d’invoquer les morts, de leur demander assistance, faire des vœux pour eux, faire des sacrifices à côté des tombes ou à n’importe quel endroit spécifique à ces pratiques polythéistes, afin que les morts intercèdent, guérissent leurs malades, les fassent triompher sur l’ennemi ou tout autre service, car tout cela fait partie de l’adoration et l’adoration doit être vouée exclusivement à Allah. En effet, Allah dit dans le Coran : « Il ne leur a été commandé, cependant, que d’adorer Allah, Lui vouant un culte exclusif. » [Sourate la Preuve] Et Il dit, qu’Il soit exalté : « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » [Sourate qui éparpillent] Le Très-Haut dit aussi : « Les mosquées sont consacrées à Allah : n’invoquez donc personne avec Allah. » [Sourate les Djinns]

Il dit encore, qu’Il soit exalté : « Et ton Seigneur a décrété : « N’adorez que Lui ».» [Sourate le Voyage Nocturne] Il dit, qu’Il soit exalté : « Invoquez Allah donc, en Lui vouant un culte exclusif, quelque répulsion qu’en aient les mécréants. » [Sourate le Pardonneur] Il dit, qu’Il soit exalté : « Dis : « En vérité, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers. A Lui nul associé ! Et voilà ce qu’il m’a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre. » [Sourate les Bestiaux]
Et beaucoup de versets convergent dans ce sens.

Dans la Sunna authentique, le Messager d’Allah, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :
« Le droit d’Allah sur Ses serviteurs est qu’ils L’adorent sans rien Lui associer. » [Al Bukhari et Muslim]
Cela englobe toutes les adorations comme la prière, le jeûne, l’inclinaison, la prosternation, le pèlerinage, les invocations, le sacrifice, les vœux et autre, comme il a été spécifié dans les versets précédents. Dans le Sahîh Muslim, selon cAlî, qu’Allah l’agrée, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit : « Allah a maudit celui qui égorge pour autre qu’Allah. » [Muslim]

Dans le Sahîh Muslim également, selon Umar ibn Al-Khattâb, qu’Allah l’agrée, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit : « Ne me prodiguez pas excessivement des éloges, comme les Nazaréens l’ont fait pour (Jésus) le fils de Marie, je ne suis qu’un serviteur. Alors appelez-moi : le serviteur d’Allah et Son Messager. »

Les hadiths qui exhortent à adorer Allah Seul et interdisent le polythéisme et les moyens qui y mènent, sont nombreux. Cependant, la visite des tombes pour les femmes sont interdites, car le Messager, prière et salut d’Allah sur lui, a maudit les visiteuse des tombes. La sagesse dans cette interdiction, et Allah est Plus Savant, réside peut-être dans le fait que leur visite peut causer une séduction pour elles et pour les hommes. En effet, la visite des tombes au début de l’islam était interdite pour prévenir le polythéisme, mais quand l’islam s’est propagé et les principes de l’unicité se sont affermis, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a permis la visite des tombes à tous et à toutes. Puis, il l’a interdite aux femmes pour prévenir la séduction.

Concernant les tombes des mécréants, il n’y a pas de mal à les visiter, pour le rappel et les enseignements. Mais il ne faut pas invoquer Allah et implorer Son pardon pour eux, conformément au hadith dans Sahîh Muslim, dans lequel le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a demandé la permission à son Seigneur pour qu’Il pardonne à sa mère, ce qui a été refusé. Puis, Il a demandé à Allah la permission de visiter sa tombe, ce qui a été accepté. En effet, elle est morte en suivant la religion de son peuple (c’est-à-dire, dans la mécréance).

Je demande à Allah d’aider les musulmans hommes et femmes à comprendre leur religion, à l’appliquer dans les actes, les paroles et la croyance et de les protéger contre tout ce qui contredit la Sainte Loi. Il est le Seul Qui a le pouvoir de le faire. Et les prières et le salut d’Allah sont sur notre Prophète Muhammad, sa famille et ses Compagnons.



Fatwa de cheikh Ben Baz.
Revue des Recherches Islamiques, n° 42, page 132-134 




➥ La visite des cimetières par les femmes



Question: Est-ce que la visite des cimetières est permise pour les femmes ?
(Ce sujet est sujet à divergence entre les savants. Voir Ahkâm ul-Janâ’iz de cheikh Al-Albânî.)


Réponse: Dans un hadith authentique, le Messager d’Allah, prière et salut d’Allah sur lui, a maudit les visiteuses des tombes. Ce sont les hadiths rapportés par Ibn cAbbâs, Abû Hurayra et Hassân ibn Thâbit al-Ansârî, qu’Allah les agrée. Les savants en ont déduit que la visite pour les femmes est interdite, car le fait de maudire implique l’interdiction, et même plus qu’interdit, car cet acte fait partie des péchés majeurs. En effet, selon les savants, toute désobéissance faisant l’objet d’une menace ou d’un bannissement est compté parmi les péchés majeurs. Par conséquent, la visite des tombes pour les femmes n’est pas seulement déconseillée, mais interdite. La cause, et Allah est Plus Savant, est qu’elles sont, en général, peu patientes, ce qui peut entraîner de leur part des désobéissances, et de plus, elles sont une source de séduction. Par conséquent, leur visite aux tombes et leur participation aux convois funèbres peuvent séduire les hommes et elles peuvent être séduites par les hommes. Mais la Loi islamique universelle est venue pour couper court aux moyens qui incitent à la corruption et à la séduction. Ceci est la miséricorde d’Allah pour Ses serviteurs, qu’Il soit Exalté. Dans un autre hadith, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit : « Je n’ai pas laissé une source de séduction pire que les femmes. »[1] 

Donc, il faut couper court à tous les moyens incitant à ce moyen de séduction. Parmi ces moyens, la Loi islamique a interdit aux femmes de sortir sans vêtement conforme aux textes, et les a obligées à obéir à leur mari, de même, elle a interdit le tête-à-tête entre femme et homme avec lequel elle peut se marier, ainsi que le fait de voyager sans Mahram. Tout ceci a été instauré pour prévenir la séduction. L’avis de certains jurisconsultes selon lequel les femmes peuvent visiter la tombe du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, et de ses Compagnons est un avis dépourvu de preuves, car l’interdiction porte sur toutes les tombes en général. Par contre, la visite des tombes est recommandée aux hommes, mais sans qu’elle soit le but de leur voyage, conformément au hadith du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui : « Visitez les tombes, car elles vous rappellent l’au-delà. »[2] 

Mais il n’est pas permis de voyager dans le seul but de visiter les tombes. Par contre, il est permis de voyager dans le but de visiter les trois mosquées. En effet, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :
« Il n’est pas permis de voyager dans le but de visiter les mosquées, excepté les trois : la mosquée al-Haram (la Mecque), ma mosquée (Médine) et la mosquée al-Aqsâ (Jérusalem). »[3] 

Une fois que le musulman a visité la mosquée du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, il la fait suivre de la visite des tombes du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, de ses Compagnons, des martyrs du cimetière al-Baqî’ et la mosquée Qubâ, sans avoir à effectuer un voyage. Par contre, s’il réside à Médine, il lui est permis de visiter la tombe du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, de ses Compagnons, du cimetière al-Baqî’ et la mosquée Qubâ. Mais, effectuer un voyage dans le seul but de visiter ces lieux n’est pas permis, selon l’avis le plus sûr des savants, conformément au hadith : « Il n’est pas permis de voyager dans le but de visiter les mosquées, excepté les trois : la mosquée al-Haram (la Mecque), ma mosquée (Médine) et la mosquée al-Aqsâ (Jérusalem). » 

Par contre, s’il décide de visiter la mosquée du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, la visite de sa tombe et des autres peuvent être inclues dans ce voyage. Quand il arrive à la mosquée, il prie le nombre de Rakcât qu’il peut, rend visite à la tombe du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, et à celles de ses deux Compagnons (Abû Bakr et ‘Umar, qu’Allah les agrée) ; il récite la prière sur le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, il fait des invocations pour le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, puis salue et fait des invocations pour Abû Bakr, qu’Allah l’agrée, puis pour cUmar, qu’Allah l’agrée, ceci conformément à la Sunna. 

De même, quand il visite les autres villes, comme Damas, Le Caire, Riyadh ou autre, il est recommandé d’aller visiter les tombes, puisque c’est une source d’exhortation, de rappel et de bienfaisance envers les morts, en faisant des invocations et en implorant la miséricorde d’Allah sur eux, s’ils sont musulmans. En effet, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :
 « Visitez les tombes, car elles vous rappellent l’au-delà. »[4] 

Il enseignait à ses Compagnons, lors de la visite des tombes, de dire : « Que le salut soit sur vous, ô gens de ces demeures, parmi les croyants et les musulmans, et nous allons, si Allah le veut, vous rejoindre. Nous demandons à Allah le salut pour nous et pour vous. Qu’Allah accorde Sa grâce à ceux qui sont morts avant nous et à ceux qui vont les suivre. »[5]

Ceci est la Sunna (c’est-à-dire que l’objet de son voyage ne doit pas être la visite des tombes). De même, il ne doit pas invoquer les morts mais il doit invoquer Allah, car ceci est un acte de polythéisme et d’adoration voué à autre qu’Allah, et Allah l’a interdit à Ses serviteurs : « Les mosquées sont consacrées à Allah : n’invoquez donc personne avec Allah. »[6] 

Il a dit aussi, qu’Il soit Exalté : « Tel est Allah, votre Seigneur : à Lui appartient la royauté, tandis que ceux que vous invoquez, en dehors de Lui, ne sont même pas maîtres de la pellicule d’un noyau de datte. Si vous les invoquez, ils n’entendent pas votre invocation ; et même s’ils entendaient, ils ne sauraient vous répondre. Et le jour du Jugement ils vont nier votre association. Nul ne peut te donner des nouvelles comme Celui qui est parfaitement informé. »[7] Allah montre qu’invoquer les morts est un acte de polythéisme et d’adoration d’autre chose en dehors de Lui. Dans le même sens, on lit la parole d’Allah : « Et quiconque invoque avec Allah une autre divinité, sans avoir la preuve évidente [de son existence], aura à en rendre compte à son Seigneur. En vérité, les mécréants, ne réussiront pas. »[8] 

Allah qualifie cette invocation de mécréance ; c’est pourquoi le musulman doit y prendre garde. De même, il incombe aux savants d’expliquer aux gens ces notions, afin de les mettre à l’abri du polythéisme, car beaucoup de gens, quand ils passent devant une tombe vénérée, implorent du mort le secours, lui demande la guérison, la victoire, et ceci constitue un acte de grand polythéisme, qu’Allah nous en préserve. En effet, c’est à Allah que l’on demande tout cela, et non aux morts ou autres créatures. Par contre, on peut demander aux vivants ce qui leur est possible de faire, à condition qu’il soit présent et entende la requête ou la lise, comme par exemple, demander de l’aide aux gens pour construire une maison, car il existe entre eux une relation d’amitié ou d’entraide. Cela est permis, comme Allah, qu’Il soit élevé, le rapporte dans le récit de Mûssâ : « L’homme de son parti l’appela au secours contre son ennemi. »[9] 

Par contre, si tu demandes à un mort, un absent ou à un objet comme les idoles, de guérir un malade, de l’assister pour combattre les ennemis ou tout autre service, cela fait partie du polythéisme majeur. De même, demander à un être vivant présent un service qui n’est que du pouvoir d’Allah, Exalté, fait partie du polythéisme. Invoquer un absent signifie que l’on croit qu’il connaît l’invisible ou entend l’invocation, même s’il est loin. Cette croyance est évidemment fausse et entraîne la mécréance de celui qui y croit. Allah le Très-Haut dit : « Dis : « Nul de ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne connaît l’Inconnaissable, à part Allah ». »[10] 

Lorsque l’on croit que cette personne que l’on invoque possède des pouvoirs qui lui permettent de gérer l’univers, c’est-à-dire qu’il accorde la subsistance à qui il veut et en prive qui il veut, à l’instar de certains ignorants qui nomment certaines personnes Walî (bien-aimé, proche d’Allah), on a commis un acte de polythéisme dans la Seigneurie (Rububiyya) d’Allah, et c’est pire encore que le polythéisme des adorateurs des idoles. 

Par conséquent, la visite des morts qui est permise est une visite de bienfaisance, une occasion pour invoquer la miséricorde pour eux, un rappel pour soi et une préparation pour l’au-delà : tu te rappelles que tu vas mourir comme eux, ce qui t’incite à te préparer pour l’au-delà, à invoquer Allah pour tes frères musulmans morts, à implorer pour eux la miséricorde et le pardon. C’est cela la sagesse que l’on tire de la visite des tombes autorisée. 
Et Allah est Celui Qui accorde la réussite. 



Fatwa de cheikh Ben Baz.
Majmuc Fatâwâ wa Maqâlât Mutanawicat, tome 5, page 332-335



[1] Al-Bukhârî dans le chapitre du mariage (5096), Muslim dans le chapitre du rappel (2740).
[2] Muslim dans son Sahîh dans le chapitre des funérailles (108-976).
[3] Al-Bukhârî dans le chapitre du mérite de la prière (1197), Muslim dans le chapitre du pèlerinage (827).
[4] Muslim dans le chapitre des funérailles (108-976).
[5] Muslim dans le chapitre des funérailles (974-975).
[6] Les Djinns, v. 18.
[7] Le Créateur, v. 13-14.
[8] Les Croyants, v. 117.
[9] Le Récit, v. 15.
[10] Les Fourmis, v. 65.



➥ La construction sur les tombes



Question: Quel est le regard de la religion sur les constructions sur les tombes ? 

Réponse: Construire sur une tombe est interdit. En effet, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, l’a interdit, car cela incite à vénérer les morts, d’une part et c’est un moyen incitant à adorer ces tombes et à associer des divinités à Allah, d’autre part. C’est le cas de la plupart des endroits où l’on a construit sur les tombes. Les gens associent donc ces morts à Allah, ils les invoquent, alors que l’invocation des morts et la demande de leur secours est un polythéisme majeur et une apostasie. Et c’est à Allah que nous demandons l’aide.


Fatwa de cheikh Otheimine
Fatâwâ al-Aqîda, page 26.




➥ La visite des tombes et l’invocation des morts en ces lieux



Question: Nous souhaitons de votre éminence un conseil pour ceux qui visitent les tombes, invoquent les morts, font des vœux et leur demandent le secours et l’assistance, prétendant que ce sont des Walî (bien-aimés d’Allah). 

Réponse: Notre conseil pour ces personnes et celles qui agissent de cette manière, est de revenir à leur raison et de prendre le temps de méditer. En effet, en ce qui concerne ces prétendues tombes qui abritent des Walî, il faut : S’assurer que ce sont réellement des tombes, car il est arrivé que l’on dise que c’est la tombe d’untel, alors que c’est faux ; Si ce sont de vraies tombes, s’assurer que celui qui y est enterré était bien un Walî d’Allah, car on ne sait pas si celui qui est enterré était un Walî d’Allah ou un Walî de Satan ;

S’il s’avère que c’est un « bien-aimé d’Allah », on ne doit pas visiter la tombe pour récolter sa bénédiction, l’invoquer, lui demander secours ou assistance, mais la visite doit être l’occasion de se rappeler la mort et de faire des invocations en sa faveur, comme on le ferait pour n’importe quelle autre personne. Cependant, si cette visite implique ou on craint à cette occasion un débordement (Fitna) ou que certains commettent des excès dans la vénération de ces tombes, alors il faut les éviter, afin de ne pas commettre l’interdit ou y inciter. Par conséquent, toi, ô musulman, juge avec ta raison, car ces trois points que nous avons évoqués auparavant doivent être réunis :
L’existence effective de la tombe.
L’affirmation qu’il s’agit bien d’un Walî.

Les visiter afin d’invoquer Allah en leur faveur, car ils en ont besoin, et quelque soit leur rang, ils ne peuvent faire ni bien, ni mal, et j’insiste sur le fait que cette visite est permise tant qu’elle n’entraîne pas un interdit.
Par contre, ceux qui les visitent pour faire des vœux, faire des sacrifices et demander leur secours, commettent un acte de polythéisme majeur (Shirk Akbar), les faisant sortir de l’islam et les condamnant éternellement à l’Enfer (s’il ne se repent pas avant de mourir).



Fatwa de cheikh Otheimine
Fatâwâ al-Aqîda, page 30, 31.




➥ L’écriture sur les tombes



Question: Est-il permis de poser un panneau sur une tombe et d’y écrire des versets coraniques, en plus du nom du défunt et de la date de son décès ?

Réponse: Il n’est pas permis d’écrire sur la tombe d’un défunt des versets coraniques ou autres, que ce soit sur un panneau en fer, en bois ou autre, conformément à ce qu’a rapporté Jâbir, qu’Allah l’agrée, dans Sahîh Muslim : « Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a interdit de plâtrer les tombes, de s’asseoir ou de construire dessus. » At-Tirmidhî et An-Nassâ’î ont rajouté avec une chaîne de rapporteurs authentique : « Et d’écrire dessus. »


Fatwa de cheikh Ben Baz.
Majmu Fatâwâ wa Maqâlât Mutanawicat, tome 4, page 338




➥ La construction sur les tombes



Question: J’ai remarqué chez nous, sur certaines tombes, une pierre tombale sur laquelle est écrite le nom du défunt, la date de son décès et des phrases comme : « Qu’Allah fasse miséricorde à untel, fils d’untel ». Quel est le regard de la religion sur cette pratique ? 

Réponse: Il est formellement interdit de construire sur les tombes, de même que d’écrire dessus, conformément à l’interdiction du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, dans Sahîh Muslim, selon Jâbir, qu’Allah l’agrée : « Le Messager, prière et salut d’Allah sur lui, a interdit de plâtrer les tombes, de s’asseoir ou de construire dessus. » [Muslim] En effet, cela fait partie des exagérations et l’écriture peut avoir des conséquences néfastes dans l’exagération et les interdictions.

Par contre, il faut remettre la terre que l’on a enlevée pour creuser la tombe, par dessus ; ainsi, la tombe dépassera le niveau de la terre d’une longueur égale à l’écartement entre le pouce et l’index, afin que la tombe soit visible. Ceci est la Sunna pratiquée par le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, ainsi que par ses Compagnons, qu’Allah les agrée, concernant les tombes. De même, il n’est pas permis de la considérer comme une mosquée, de la couvrir de tissu ou de construire une coupole au-dessus, conformément au hadith du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui :
 « Allah a maudit les juifs et les chrétiens car ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme des lieux de prière (Masâjid). » [Al Boukhari, Muslim]

Dans le hadith tiré de Sahîh Muslim, selon Jundub ibn cAbdillah Al-Bajalî : « J’ai entendu le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, avant qu’il ne meure de cinq (jours ?) dire :
« Certes, Allah m’a élu comme ami intime, comme Ibrâhîm. Et si j’avais à choisir un ami intime dans ma communauté, j’aurais choisi Abû Bakr. Certes, ceux qui étaient avant vous considéraient les tombes de leurs prophètes et des gens pieux parmi eux comme lieux de prière. Alors ne prenez pas les tombes comme mosquées, car je vous l’interdit. »
 [Muslim]

Les hadiths dans ce sens sont nombreux. Nous demandons à Allah d’aider les musulmans à s’attacher constamment à la Sunna de leur Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, et d’éviter ce qui la contredit. Il est certes Audient et Proche. Que la paix et la miséricorde et la bénédiction d’Allah soient sur vous.


Fatwa de cheikh Ben Baz
Majmû Fatâwâ wa Maqâlât Mutanawica, tome 4, page 329




➥ Ce qui est permis dans un cimetière



Question: Lors de la visite d'un cimetière, est-il permis au visiteur d'aller jusqu'à la tombe qu'il souhaite visiter ?

Réponse: « Il suffit de s’arrêter aux premières tombes. Cependant, si il désire aller jusqu’à la tombe souhaité et la salué, il n’y a aucun mal à le faire ».


Le recueil des fatwas du cheikh Abd Al-Aziz Ben Baz
Tome 13 page 335




➥ L’avis concernant la fait de réciter « al-Fâtihah » dans la prière mortuaire ?



Question: Quel est l’avis concernant le fait de réciter « al-Fâtihah » pendant la prière mortuaire ?

Réponse: C’est obligatoire comme le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) l’a dit : « Priez comme vous m’avez vu prier ». [Al Bukhari]. Et il (sallallahu ’alayhi wa sallam) dit :« Il n’y a aucune prière pour celui qui ne récite pas l’ouverture du Livre. »Reconnus unanimement authentique.


Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, 13/143




➥ L’écriture d’un testament et son style



Question: Est-ce que l’écriture d’un testament est obligatoire ? Des témoins sont-ils nécessaires ? Je ne connais pas le style dans lequel on l’écrit, et je souhaite de votre part une orientation. 

Réponse: Le testament doit être écrit de la façon suivante : « Je suis untel fils d’untel, ou fille d’untel, j’informe que j’atteste qu’il n’y a point de divinité en dehors d’Allah, Seul, sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Messager, qu’Eissâ (Jésus) est le serviteur d’Allah et Son Messager et Sa parole transmise à Maryam (Marie), que le Paradis existe, que l’Enfer existe, que l’Heure arrivera sans nul doute, et qu’Allah ressuscitera les morts. Je recommande à ma famille et à mes proches de craindre Allah, d’avoir un bon comportement les uns envers les autres, d’obéir à Allah et Son Messager, de se recommander mutuellement la vérité et la patience. Je leur recommande à l’instar d’Ibrâhîm (Abraham) et Yacqûb (Jacob), quand ils s’adressèrent à leurs fils : « Ô mes fils, certes Allah vous a choisi la religion : ne mourrez point, donc, autrement qu’en Soumis ! (à Allah). » [la vache verset 132] 

Puis, il rappelle ce qu’il donne de son argent (à une tierce personne n’ayant pas droit à la succession), ne dépassant pas un tiers de sa fortune, clarifie ses dépenses légitimes, et nomme la personne qui se chargera de tout.
En effet, le testament n’est pas obligatoire, mais il est recommandé, conformément à ce qui a été rapporté dans les Sahîh d’al-Bukhârî et de Muslim, selon Ibn Umar, qu’Allah les agrée, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

« Un musulman qui possède une chose dont on peut disposer après sa mort, n’a pas le droit de rester deux nuits sans que son testament ne soit écrit devant lui. » [Al Boukhari, Muslim] 

Par contre, s’il a des dettes ou des droits sans preuve écrite, il doit les signaler afin que les droits des gens ne soient pas lésés. De même, il est préférable d’avoir deux témoins et de faire certifier son testament par une personne de science ; il ne doit pas se contenter de l’écrire, pour éviter toute falsification. Et c’est Allah Qui accorde le succès. 


Fatwa de cheikh Ben Baz.
Revue des Recherches Islamiques, n° 33, page 111.




➥ Le droit du mort



Question: Certains disent qu’il faut se rappeler du mort avant de se rappeler du vivant, comme par exemple un enfant qui devrait se rappeler sans cesse son père mort, partout, toujours être en deuil, pleurer et être touché en pensant à lui. D’autres disent que cela atteint le mort dans sa tombe et le fait souffrir, et que, par conséquent, il ne faut pas penser au mort en versant des pleurs, avec tristesse, mais il faut se contenter des invocations et d’implorer le pardon et la miséricorde. Quelle est la véracité de ces propos, qu’Allah vous récompense, et quel est le droit du mort sur le vivant, qu’Allah vous récompense ?

Réponse: Dans le Sahîh Al-Bukhârî, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit que le mort subit un châtiment à cause des pleurs de sa famille sur lui. Al-Bukhârî a expliqué ce hadith en disant que cela se passe lorsque le mort recommande à sa famille de faire cela, à l’instar des gens de la Jâhiliyya (période pré-islamique). Une explication aussi est que cela arrive si sa famille, habituellement, pleurait (an-Niyâha), se griffait le visage, et que le défunt ne les ait pas préalablement mis en garde contre ces agissements. Le dernier avis est que ce châtiment n’est pas celui de l’Enfer, mais que le mort ressent un mal et une tristesse par rapport aux actes de ses proches qu’il ne convient pas qu’ils fassent.

Par contre, le simple rappel, la tristesse et le fait de se rappeler du mort ne sont pas des choses interdites, car cela est plus fort que l’homme, qui ne peut éviter de se parler à lui-même, d’avoir des pensées pour le défunt, d’être triste et de souffrir du fait de sa perte. Et si une personne se rappelle un mort, devient triste, fait des invocations pour qu’Allah lui donne la patience et fait suivre son malheur par quelque chose de mieux, Allah lui accorde une récompense.


Fatwa de cheikh Ibn Jibrîn
Al-Lu’lu’ ul-Makîn, , pages 63, 64.




➥ Saluer un mort dans un cimetière



Question: Suffit-il de saluer une seule fois l’ensemble des morts dès que l’on arrive à la première tombe (du cimetière) ?

Réponse: Cela suffit, et c’est ainsi que s’effectue la visite, Même si les tombes sont éloignées et qu’il visite le cimetière de tout les coté, il n’y a pas de mal.


Le recueil des fatwas du cheikh Abd Al-Aziz Ben Baz
Tome 13 page 335
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