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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 17:24





Remarque préliminaire :
Ceci est l'introduction rédigée par Cheikh El Fawzane (membre du conseil des Grands Savants d'Arabie Saoudite), pour l'ouvrage du Cheikh Rabi' Ibn Haadi El Madkhali (Ancien président du département de la Sunnah de l'Université Islamique de Médine), intitulé : "La méthodologie des prophète dans l'invitation (des gens) vers Allah".
 
NB : je remercie particulièrement le frère Abou Hammam pour l'effort qu'il a fourni dans la numérisation de cette introduction. Qu'Allah l'aide et le protège !
 

Louanges à Allah, Seigneur des mondes, qui nous a commandé de suivre Son Prophète et de prêcher conformément à Sa voie. Prière et paix sur notre Prophète Mohammed et sur sa Famille ainsi que ses Compagnons et ceux qui suivent son chemin de la meilleure manière jusqu’au jour de la rétribution.
L’appel à Allah est le chemin qu’ont suivi les prophètes, paix sur eux, et leurs successeurs, comme a dit Allah, Le Très Haut :

 « Dis: Ceci est ma voie, j'appelle ( les gens à la religion ) d’Allah avec clairvoyance , moi et ceux qui me suivent, et pureté à Allah ! Et je ne suis point du nombre des associateurs. »
[ Youssouf - V 108].


Nul doute! L’appel à Allah est l'objectif principal et fondamental de tous les envoyés et de ceux qui les suivent, et ceci afin d'amener les gens des ténèbres à la lumière, de la mécréance à la croyance, de l'association a l'unicité
L'unicité (Tawhid) est le noyau de l'Islam, elle se divise en trois parties: L'unicité d’Allah dans Ses actions (création, gérance etc.). L'unicité d’Allah dans l’adoration (Allah seul mérite d'être adoré). L'unicité d’Allah dans Ses Noms et Attributs. et de l'enfer au paradis. Cet appel de l'Islam repose sur des bases précises qui doivent être rigoureusement appliquées; Si l'une de ces bases venait à manquer, alors cette da’wa Da’wa : ce mot exprime l’action de prêcher la religion et d'appeler les gens à se conformer à ses lois. ne sera pas correcte et ne produira pas les fruits désirés, et ce, malgré les efforts déployés et le temps qu'on y a consacré. C'est une réalité que l'on peut observer dans de nombreux cas, où cette da’wa n’est pas conforme aux directives enseignées par le Coran et la Sunna.
Les piliers sur lesquels repose cette da’wa authentique, comme nous l'a indiqué le Coran et la Sunna, se résument ainsi:



1. LA SCIENCE
(requise pour prêcher l'Islam). ’Ilm: ce terme qui a pour signification la science en général, désigne ici la connaissance du Coran et de son interprétation, du hadith, du Fiqh et de ses bases , de la croyance etc...

Il va de soi que l'ignorant ne peut en aucun cas prêcher, car Allah a dit dans le verset cité ci dessus: « Dis : ceci est ma voie, j'appelle (les gens à la religion) d’Allah avec clairvoyance... ». Dans ce verset le mot "basîrah" traduit par "clairvoyance" désigne la science, la connaissance, le savoir. Ainsi, la possession de ce savoir est indispensable car celui qui prêche va être inévitablement amené à débattre avec des savants égarés qui vont tenter de le troubler par le moyen du faux ( arguments futiles ) et du doute, et ceci afin de repousser la vérité. Allah a cite dans son livre saint : « Et débat avec eux de la meilleure façon » [les abeilles - V 125] Le Prophète, que la paix et la bénédictions d'Allah soit sur lui, a dit à Mou’adh (qu'Allah soit satisfait de lui)
Hadith rapporté par Boukhari et Mouslim. Lorsque le Prophète ( pbsl ) envoya Mou'adh Ibn Djabal au Yémen pour prêcher l'Islam, il lui dicta quelques conseils (cf le hadith ) et ce en l’an 10 de l'hégire.: « Tu vas certes rencontrer un peuple qui appartient aux gens du livre Ce hadith est également une preuve de la nécessité de connaître la société dans laquelle on va prêcher. (…) » Ceci nous démontre que si le da’i ( celui qui fait da’wa ) ne possède pas suffisamment de connaissances pour faire face à chaque doute et réfuter toutes les oppositions, alors il sera battu à la première rencontre et sera stoppé au début de son chemin.



2. LE COMPORTEMENT ( pratiquer soi-même ce vers quoi on appelle ).


Le da’i doit être un exemple parfait, c'est à dire que ses paroles doivent être en accord avec ses actes. Dans le cas contraire, ses actes deviendront des preuves contre lui même. Allah commanda à son Prophète Chu'ayb, paix sur lui, de dire à son peuple: «(…) Je ne veux nullement faire ce que je vous interdis. Je ne veux que la reforme autant que je le puis (…) » [ S Houd V 88] Et Allah a dit à son envoyé Mohammed ( paix et bénédictions d’Allah sur lui) : « Dis: en vérité, ma prière et mon adoration, ma vie et ma mort appartiennent à Allah Seigneur des mondes. A Lui nul associé ! Et c'est cela qui m'a été prescrit et je suis le premier à me soumettre » [ S les bestiaux - V 162,163 ] « (…) Et qui profère plus belles paroles que celui qui appelle (les gens) vers Allah et fait bonne œuvre (…) » [ les versets détaillés V 33 ]



3. LA PURETE DE L'INTENTION ( Ikhlâss ).
Ikhlass : ce terme désigne la pureté et la sincérité de l’intention ( dans la volonté d'accomplissement d’un acte). L'essence de cette intention est la recherche de la satisfaction d'Allah, Seigneur des mondes, rien d'autres. L'ikhlass est l’une des conditions de l'acceptation de l’acte.

Cette mission doit être effectuée uniquement en vue de l'agrément d'Allah. L’ostentation, la recherche de la notoriété et le souhait de gravir les échelons de la classe sociale, de s'emparer du commandement et tout ce qui fait partie des convoitises de cette vie d'ici-bas ne peuvent et ne doivent être l'objectif du prêcheur. Car si une de ces ambitions venait à se concrétiser, alors cet appel serait accompli sans sincérité et deviendrait un moyen d’assouvissement de ses propres désirs. Allah, pureté à lui, nous a informe que ses prophètes disaient à leurs communautés : « Je ne vous demande pour cela aucune récompense »



4. LES ETAPES ( commencer par le plus important ).

Le da’i doit débuter par la réforme de la croyance et ceci en recommandant d’adorer Allah avec sincérité et en interdisant l'association ( Chirk ). Dans un second temps, il exhorte les gens à l'accomplissement de la prière, au versement de l'impôt rituel (zakât), au respect des obligations religieuses et à l'abandon des interdictions. Ce chemin n’est autre que celui emprunté par l'ensemble des prophètes comme Allah a dit: « Nous avons envoyé dans chaque communauté un messager, (pour leur dire) : Adorez Allah et écartez-vous du taghut
Taghut: désigne tout diable, idole et toutes fausses divinités. (…) » [S les abeilles - V 36] « Et Nous n'avons envoyé avant toi aucun messager à qui nous n'ayons révélé : "Point de divinité en dehors de Moi. Adorez-Moi donc" » [ Les prophètes - V 25].

Et lorsque le Prophète, paix et bénédictions d’Allah sur lui, envoya Mou'adh au Yémen, il lui dit : " Tu vas certes rencontrer un peuple qui appartient aux Gens du Livre. Commence donc par leur prêcher le témoignage de la foi: " il n’y a pas d'autre dieu qu’Allah et je suis l'envoyé d’Allah ". S'ils acceptent, alors enseigne leur qu'Allah a imposé cinq prières à accomplir de jour comme de nuit. S'ils acceptent, alors enseigne leur qu'Allah a légiféré le versement de l’impôt rituel (Zakat) qui doit être pris des gens riches pour être donné aux pauvres de leur communauté ". On remarque également que dans sa vie et son parcours, le Prophète, paix et bénédictions d’Allah sur lui, fut le meilleur exemple, et a accompli sa mission de la meilleure manière, en restant à la Mecque durant treize années pendant lesquelles il appela les gens à l'unicité d’Allah et à l'abandon de l'association avant de leur ordonner la prière, le versement de la Zakat, le jeûne et l'accomplissement du pèlerinage et surtout, avant de leur interdire l'usure (riba), la fornication ( zina ), le vol et le meurtre.



5. LA PATIENCE, L'ENDURANCE, ET LA PERSEVERANCE.
En langue arabe, ces trois termes sont exprimés par un seul mot: SABR.

Le da’i va être inévitablement confronté à des adversités, car il faut prendre conscience que ce n'est pas un chemin tranquille qu'il va emprunter, mais bien plutôt un chemin semé d'embûches, de dangers, de souffrances et d’incertitudes. Observons ainsi les meilleurs exemples, c'est-à-dire les Prophètes ( paix et bénédictions d'Allah sur eux ) : ils ont dû faire face au moqueries et aux préjudices de leurs peuples, comme il est relaté dans le Coran:

« On s'est moqué de messagers venus avant toi. Et ceux qui se sont moqués d'eux, se virent frapper de toutes parts par l'objet même de leurs moqueries » [ Les prophètes - V 41 ] « Certes, des messagers avant toi (Muhammad) ont été traités de menteurs; Ils endurèrent alors avec constance d'être traités de menteurs et d'être persécutés, jusqu'à ce que Notre secours leur vint (…) » [ Les bestiaux - V 34] Ceux qui suivent les prophètes, seront donc confrontés aux mêmes difficultés et épreuves. Ces difficultés seront proportionels aux efforts déployés dans la da’wa.
Et ceci conformément au hadith : " Mous'ab ibn Sa'd dit de son père qu’il demanda au Prophète ( pbsl ): quels sont les hommes les plus éprouvés? le Prophète ( pbsl ) , lui répondit : « Les plus éprouvés des gens sont les prophètes, puis ceux qui les suivent de la meilleure manière. L'homme est éprouvé suivant la qualité de sa pratique religieuse, si sa pratique est forte, alors il sera durement éprouvé; Si sa pratique est légère, alors il sera éprouvé en fonction de cette même pratique. Le serviteur d’Allah) ne cesse d'être éprouvé jusqu'à ce qu'on le laisse marcher sur la terre sans qu'il n’y rencontre un danger. » ( Voir la Silsila Sahihah ( cheikh Albani ) tome 1 hadith 144)



6. LA SAGESSE.
Hikma: ce terme traduit par sagesse, est l'action de placer chaque chose en son lieu adéquat. Par exemple savoir distinguer les situations qui nécessitent la douceur de celles qui nécessitent la dureté.

Afin de transmettre le message de la meilleure façon, le da’i devra avoir un caractère vertueux et faire preuve de sagesse. Allah, le Très Haut, commanda à Moussa et Haroun, que la paix et le salut soit sur eux, d’avoir ces mêmes qualités pour faire face au plus mécréant des hommes, à savoir : Pharaon, qui prétendit être le seigneur des hommes. Allah, pureté à Lui, dit :

 « Puis, dites-lui une parole douce, peut être se rappellera-t-il ou (Me) craindra-t-il » [Ta Ha - V 44 ] Puis Allah dit à Moussa, paix et salut sur lui: « Vas vers pharaon, vraiment, il s'est rebellé ! Puis dis-lui: " Voudrais tu te purifier ? Et que Je te dirige vers ton Seigneur afin que tu Le craignes ? » [ s 79 - V 17, 18,19] « C'est certes par quelque miséricorde de la part d’Allah que tu as été si doux envers eux. Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. » [La famille d'Imrane- V 159] « Par la sagesse et la bonne exhortation appelle ( les gens ) au sentier de ton Seigneur (…) » [ les abeilles - V125] « Et tu es certes d'une moralité éminente » [ La plume - V 41]




7. L'ESPERANCE ET LA CONFIANCE.

Le da’i ne doit pas désespérer du résultat de sa da’wa ou de la guidée de sa communauté, de la même façon qu'il ne doit pas désespérer de l'aide d'Allah, pureté à Lui, et ce, même s'il s'écoule un temps considérable sans qu'il n’y ait de résultat apparent. Encore une fois, le meilleur des exemples dans ce cas est celui des envoyés, paix et salut sur eux. Noé, paix sur lui, demeura 950 ans au milieu de son peuple pour leur prêcher l'unicité d’Allah, pureté à lui. Notre Prophète Mohammed, paix et bénédictions d'Allah sur lui, lorsque les préjudices des mécréants se multiplièrent, l'ange des montagnes vint à lui , pour lui demander la permission de les écraser en rabattant les flancs de la montagne sur eux, Mohammed, paix et bénédictions d'Allah sur lui, lui répondit : « Non, mieux vaut leur accorder un délai, peut être qu’Allah désignera parmi leur descendance des hommes qui l'adoreront sans rien lui associer ». Cette da’wa nécessite donc de posséder ces qualités que sont la confiance et l'espérance, dans le cas contraire, la déception et l'impatience seront la cause de l'abandon de cette da’wa.
Tous les points précédemment développés, qui définissent la méthode employée par les envoyés dans leur da’wa, devront obligatoirement constituer la base même de ce travail. Et si négligence il y a ( dans l'application de ces points ), alors l'échec sera le seul résultat de ces vains efforts.
La preuve la plus évidente à ce sujet est celle des différents groupes musulmans d’aujourd'hui qui ont établi leur méthodologie et leur programme d'une façon divergente de la méthodologie des prophètes. Ces groupes ont négligé l'importance de la croyance authentique, appellent à des points de "seconde importance" et ont commencé à prêcher la reforme de questions latérales: Parmi ces différents groupes, il y a ceux qui prêchent la reforme des lois (gouvernementales) et de la politique, et réclame l'application des peines du code pénal islamique, ainsi que l'observance de la chari’a ( la loi musulmane ) dans la société. Ceci, nul doute, est un pôle essentiel, seulement ce n’est pas le plus important: - Comment peut-on exiger l'application de la Shari’a sur le voleur et le fornicateur avant même de l'exiger sur l'associateur ( celui qui donne des associés à Allah, pureté à Lui ) ?

Comment peut-on revendiquer l'application de la Shari’a sur deux personnes qui se disputent à cause d'un litige portant sur des moutons, avant de revendiquer l'application de la Shari’a sur les adorateurs d’idoles et des tombes, et ceux qui nient les Noms et les Attributs d'Allah ou qui déforment leurs sens et significations ? Est ce que ces derniers ne commettent-ils pas un crime plus grave que ceux qui boivent de l'alcool ou qui volent ? Ce sont certes des infractions dans le droit des humains, mais le Chirk et le fait de nier les attributs d'Allah sont des infractions (blasphèmes) dans le droit du créateur, Pureté à Lui. Et chaque musulman se doit de connaître cette règle fondamentale : « Le droit du Créateur est en priorité sur les droits des créatures »

Sheikh-ul-Islam Ibn Taymiyya, dans son livre intitulé "Al Istiqâmah" 
Tome 1, page 466 dit : « La présence de ces péchés avec l'exactitude et la validité du Tawhid est mieux que la détérioration du Tawhid avec l'absence de ces péchés ».
La confirmation de cette règle est prouvée par ce verset : "Certes Allah ne pardonne pas qu'on lui donne des associés. En dehors de cela, Il pardonne à qui Il veut " [ S les femmes - V 116].
Et parmi les autres groupes musulmans, en voici qui se réclament de la da’wa, mais qui, malheureusement, suit une voie qui diffère également de celle des envoyés. En fait, ils ne considèrent pas la croyance ( 'aqida ) comme étant le point le plus important et s'intéressent essentiellement aux différentes formes d'adorations basées sur des méthodes inspirées du soufisme. Ils consacrent également leurs efforts à des sorties et visites, et ceci dans le but d’attirer le maximum de gens sans se préoccuper de leurs croyances.
Toutes ces voies sont des innovations. elles prennent comme point de départ des préoccupations, des sujets que les messagers laissaient pour la fin. Pour bien comprendre les fautes de ces groupes, nous pouvons prendre l'exemple d’un docteur qui veut guérir le corps d’un malade dont la tête a été coupée !!! Cela reflète parfaitement la situation actuelle, car la croyance est à la religion ce que la tête est au corps. Par conséquent, ce qui est demandé à ces différents groupes est de corriger leur compréhension en revenant au Coran et à la Sunna avec la compréhension de nos pieux ancêtres ( Salaf-us-Salih )
Salaf-us-Salih, qui est traduit par pieux prédécesseurs ou ancêtres, sont les hommes désignés par le Prophète, paix et bénédictions sur lui, comme étant les meilleurs hommes de notre communauté : « Les meilleurs hommes sont ceux de mon siècle, puis ceux du siècle suivant, puis ceux du siècle suivant » (Voir Sahih Boukhari, chapitre " tafsir du verset : « vous êtes la meilleure communauté (…) » [v 3, s 110]", Al- Hakim dans "Al Mustadrak"(tome 4, p 74), Tafsir Ibn Kathir (tome 1, p 392). afin de connaître la voie des envoyés dans ce travail qu'est la da'wa.
Et c'est ainsi qu'Allah, pureté à Lui, nous a informé que le commandement et l'autorité ( qui est le pivot et l'axe de la da’wa du premier groupe que nous avons cité précédemment ) ne peuvent se concrétiser que par la purification de la croyance et ceci en adorant Allah seul, sans rien lui associer. Allah, Le Très Haut, dit :

« Allah a promis à ceux d'entre vous qui ont cru et fait les bonnes œuvres qu'Il leurs donnera la succession sur terre comme Il l'a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnera force et suprématie à leur religion qu'Il a agréée pour eux. Il changera leur ancienne peur en sécurité. Ils M'adorent et ne M'associent rien et celui qui mécroit par la suite ce sont ceux-là les pervers » [ La lumière - V 55]
Ainsi, les gens qui veulent établir un Etat Islamique avant de purifier la terre des croyances idolâtres, et avant de faire disparaître toute forme de dévotion aux morts et d’adoration des tombes - ce qui ne diffère pas de l'adoration de Al Laat, Al Uzza et Manaat ( idoles citées dans le Coran, sourate l'étoile verset 19 et 20 ) - veulent accomplir une chose impossible. Cet état de fait est parfaitement bien symbolisé par les vers suivant : Et celui qui veut acquérir la grandeur sans effort a perdu son temps dans la recherche de l'impossible.
Certes, l'application de la Shari’a, l'application du code pénal, la mise en place d’un Etat Islamique, le fait de faire respecter les interdictions religieuses, le fait de faire respecter les obligations religieuses... Tous ces points sont inclus dans les droits de l'Unicité d'Allah (Tawhid), le complètent et en sont son résultat. Par déduction, comment peut-on délaissé l'essence du Tawhid et s'occuper et se concentrer sur ce qui en est le fruit et la conséquence ? !
Ce que je remarque dans ce qui est la cause de la déviation de ces différents groupes de la voie des prophètes, est leur ignorance de cette même voie. Il est donc évident que l'ignorant ne peut en aucun cas être da’i, comme nous l'avons vu précédemment, la condition la plus importante pour prêcher dans cette voie, est la science et ceci conformément au verset déjà cité :

" Dis ceci est ma voie, j'appelle ( les gens à la religion ) d’Allah avec clairvoyance (..) ". Donc la qualité essentielle que doit posséder le da’i est la science. On voit également que ces groupes sont rattachés à une da’wa qui se différencie l'une de l'autre, chacun s'étant fixé un plan bien précis. Et tous ceci a pour résultat inévitable la transgression de la voie du prophète ( paix et bénédictions d’Allah sur lui ). Cette voie est unique, elle ne contient aucune division et aucune divergence comme Allah la dit dans le verset précèdent: « Dis : ceci est ma voie(…) » Donc, ceux qui suivent cette voie unique, ne peuvent être en désaccord, car ne sont en désaccord que ceux qui ne la suivent pas, Allah, Le Très Haut dit : « Et voilà mon chemin dans toute sa rectitude, suivez le donc, et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de sa voie » [ Les bestiaux - V 153]. Et il est évident que ces divisions sont dangereuses pour l'Islam car elle lui donne une mauvaise image qui peut repousser celui qui désire se convertir. Il doit être rendu clair que ceci n’a rien avoir avec l'Islam, Allah, Le Très Haut, dit : " Ceux qui dissocient leur religion et se divisent en sectes, de ceux-là tu n'es responsable en rien " [ Les bestiaux - V 159 ]
L'Islam incite à l'union entre les musulmans sur la vérité, Allah dit : « Et cramponnez-vous ensemble au câble d’Allah et ne soyez pas divisé » [S 3 - V 103] Lorsqu'il s'est avéré inévitable de mettre en évidence cette vérité, un groupe de savants a entrepris, avec ardeur et endurance, d’avertir ces groupes de leurs erreurs et de leurs déviations de la voie des prophètes, et ceci afin qu'il revienne sur la vérité ( la vérité étant l'objectif du croyant sincère).Nous connaissons, parmi les savants qui ont décidé d’effectuer cette tâche essentielle, en conformité avec la parole du Prophète, paix et bénédictions sur lui, " la religion est bon conseil ", le Sheikh Rabi' ibn Hadi, qui a expliqué et détail la voie des Prophètes dans la da’wa comme elle est apparue dans le Coran et la Sunna. Il a également analysé les méthodologies des différents groupes, en démontrant, par des arguments irréfutables, leurs divergences et leur éloignement du chemin des Prophètes.



Ce livre se présente donc, louanges à Allah, comme étant parfait dans la signification, complet pour celui qui aspire à la vérité, et est une preuve contre celui qui s'entête et s'enorgueillit. Nous demandons à Allah qu'Il nous renforce avec Sa science, et qu'Il nous élève par elle.
Paix et bénédictions sur notre Prophète Mohammed et sur sa famille et ses compagnons.

 

 

 

 

 

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ani07   Shaykh Salîh Al-Fawzân

ani07 La Science - Al-'Ilm

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 21:41



Djihadi (partisan du Djihad) :

Nous n'avons aucun doute que vous êtes un des premiers savants dans ce siècle à appeler au retour à la compréhension des Salafs. Il n'y a aucun doute que la question du djihad est un sujet de désaccord parmi ceux qui suivent le manhadj des Salaf Salih. Sur le sujet du djihad, nous appelons les gens à combattre au djihad sous 2 conditions :
- la première est qu'il doit être accomplit avec une intention pure pour l'amour d'Allah.
- la seconde est qu'il doit être accomplit sous la bannière de l'Islam.
Cependant, nous entendons de la jeunesse musulmane fervente d'autres conditions qu'ils rapportent de vous que nous n'avons jamais entendu dans les ahadith (pluriel de hadith), de telles conditions sont la connaissance islamique (ou éducation et purification : Tasfiyah wa Tarbiya) et avoir un khilafa ou un état islamique.
Ces conditions, nous les entendons beaucoup parmi les frères qui suivent le Manhaj as-Salafi et je suis parmi ceux qui suivent le Manhadj insha Allah.
Ma question est : est-ce que ces conditions ont une référence dans la Sounnah ? Ou bien sont-elles seulement un ijtihad en tenant compte de la situation et/ou les conditions actuelles ? Et avant cela, appelez -vous vraiment à ces conditions ?

Cheikh Al-Albani :
Tout d'abord, nous avons accepté de discuter sur ce sujet avec vous pour découvrir le vrai caractère de votre Da'wa.

Djihadi :
Je vous en ai parlé.

Al-Albani :
Alors explique votre Da'wa. Tes questions sont prématurées, maintenant, je veux comprendre quel est le but de votre Da'wa.

Djihadi :
Ma Da'wa est claire : accomplir le djihad selon les conditions que j'ai cité.
L'intention, car le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :
« Celui qui combat pour que la parole d'Allah soit la plus haute est fi Sabil Allah. »
Sous la bannière de l'Islam, car le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :
« Celui qui combat pour le compte de 'asabiyah soutenant un groupe ou combattant un autre et meurt, sa mort sera une mort de l'époque du paganisme (Djahiliyah). »

Al-Albani :
D'accord. Avons-nous besoin d'un Amir pour faire le djihad ?

Djihadi :
Non.

Al-Albani :
Donc, nous faisons le djihad dans une grande pagaille désorganisée ?

Djihadi :
Non...mais

Al-Albani :
Aussi, votre première condition qui est l'intention pure. Cette condition concerne toutes les adorations donc, nous avons fini avec celle là. Votre seconde, sous la bannière islamique, est-ce que tu images un djihad sans Amir ? Comment pouvons-nous avoir une bannière islamique sans Amir pour cette bannière ?

Djihadi :
Nous pouvons faire le djihad de cette manière, comme si un musulman va chez un chef ennemi Kafir et le tue.

Al-Albani :
Mais nous parlions du djihad d'un groupe. Le djihad sous une bannière islamique est-il le djihad d'une personne ou la djihad d'un groupe ?
Aussi, un groupe de musulmans qui part pour le djihad, n'ont-ils pas besoin d'un Amir pour les mener ?


Djihadi :
Si, si bien sûr. Un groupe de musulmans qui voyage ou part pour le djihad a besoin d'un Amir. Et si un groupe de musulman de plus de 3 part pour le djihad, ils ont un besoin d'un Amir.

Al-Albani :
Alors pourquoi n'avez-vous pas mentionné ceci comme une condition ?

Djihadi :
Bien, bien, faisons-en une troisième condition.

Al-Albani :
D'accord. Pour le djihad Fard 'ayn, avons-nous besoin d'une djamaa ou peut-il être fait individuellement ?

Djihadi :
Soit l'un ou l'autre cas.

Al-Albani :
Ce n'est pas une réponse.

Djihadi :
Pourquoi cela ne l'est pas ?

Al-Albani :
Nous disons que le djihad est de deux types :
- Fard Kifayah, que seul un groupe de musulmans peut accomplir, et si un groupe l'accomplit, le reste des musulmans n'aura pas de compte à rendre dessus. Ce type de djihad individuel peut se faire tout seul.
-Fard'ayn que tous les musulmans doivent faire dans un lieu spécifique. Pour accomplir ce type de djihad, n'avons-nous pas besoin d'un Amir pour mener les musulmans ?

Djihadi :
Oui, nous avons besoin d'un Amir pour ce groupe, qu'il combatte ou qu'il ne combatte pas.

Al-Albani :
Bien, bien. Nous revenons au fait de dire Amir pour vouloir dire un Khalifa des musulmans.

Djihadi :
Non, pas un Khalifa.

Al-Albani :
Pourquoi ? Est-ce dangereux de dire Khalifa ?

Djihadi :
Oui bien sûr, car cela veut dire que nous voulons récolter le fruit avant que nous plantions les arbres.

Al-Albani :
C'est ce que je vous vois faire. Vous dites que vous voulez un Amir pour l'ensemble du groupe de musulmans pour mener le djihad et en même temps, vous ne voulez pas qu'il soit le khalifa ! Est-ce que c'est ce que vous voulez ?

Djihadi :
Bien, oui.

Al-Albani :
D'accord, alors où est cet Amir ? Et qui est cet Amir ? Et peut-on avoir plus d'un Amir ? Nous sommes maintenant sur la condition sur laquelle nous étions d'accord avant, qui est que nous avons besoin d'un Amir, et tu prétends que nous avons besoin d'un Amir pour mener ce djihad de groupe sans qu'il ne soit le Khalifa. Qu'avons nous d'abord, l'Amir ou le djihad ?
C'est comme demander si on prie avant al-Adhan ou après, lequel vient d'abord ?

[Après avoir polémiqué pendant un moment autour du sujet]

Djihadi :
D'accord, nous avons besoin d'un Amir pour le djihad Fard' ayn avant de commencer le djihad.

Cheikh Al-Albani :

Excellent. Alors, appelons-nous d'abord à avoir un Amir, ou appelons-nous au djihad d'abord.

Djihadi :
Hé bien, tous les deux en même temps.

Cheikh Al-Albani :
La hawla wa la qouwaata illa billah. Nous venons juste de convenir que nous avions besoin d'un Amir pour le djihad 'ayn avant que nous commencions le djihad. La question suivante est : appelons-nous d'abord à un Amir ou appelons-nous d'abord ou djihad ? Ce groupe, toute sorte de groupe a besoin d'un Amir. Pour appeler à ce type de djihad, nous avons besoin d'un Amir d'abord, l'Amir appellera les Moudjahidine et enverra certains ici et certains là-bas.

Al-Djihadi :

Bien, qu'en est-il si un groupe de musulmans lit dans le Coran ce qui a attrait au djihad et veut faire le djihad, donc ils se rassemblent pour le djihad et puis nomment un Amir sur eux.

Cheikh Al-Albani :
Ya Akhi, ce que tu es en train de décrire, est un cas de djihad Fard al-Kifayah. Pour le Fard al-Kifayah, c'est bon pour un petit groupe de se rassembler et d'aller faire le djihad. Pour le Fard al-'ayn, nous avons besoin de l'ensemble du groupe des musulmans. Comment pouvons-nous avoir l'ensemble du groupe de musulmans si nous n'avons pas un commandement unifié pour ce type de djihad ? Ce genre d'Amir, je n'ai vu aucun des Moudjahidine qui y appellent. Pourquoi n'appelez-vous pas à cet Amir ?

Djihadi :
D'accord. Alors laissez nous appeler à cet Amir.

Al-Albani :
Bien. Alors quelles sont les caractéristiques de cet Amir à ton avis ?

Djihadi :
[Cite quelques caractéristiques]

Cheikh Al-Albani :
Et vois-tu un Amir avec ces qualités ?

Djihadi :
Oui, beaucoup.

Cheikh Al-Albani :

Où ?

Djihadi :
Partout.

Cheikh Al-Albani :

Nous avons dit que nous avons besoin d'un Amir pour l'ensemble du groupe, c'est-à-dire pour tous les musulmans. Comment pouvons-nous avoir plus d'un Amir pour tous les musulmans ?

Djihadi :
...[polémiquant autour du sujet]

Cheikh Al-Albani :
Sais-tu ce que dit le hadith de Houdhayfa Ibn Yaman -Qu'Allah l'agrée- "fa in lam yakuun laho djamaa wa la iman" à ce sujet ? Mène-t-il à la conclusion que ce djihad nécessite un Khalifa, ou à autre chose ?
[hadith rapporté dans Al-Boukhari, Kitab al-manaqib, hadith n° 3338. Le hadith dit :
« Les gens questionnaient le Messager d'Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- à propos du bien, alors que moi je le questionnais à propos du mal, par crainte qu'il ne m'atteigne. J'ai demandé : « Ô Messager d'Allah ! Nous étions dans une époque de paganisme (al djâhiliya), puis Allah nous a fait don de ce bien (l'Islam). Y aura-t-il après ce bien un [autre] mal ? » Il me répondit : « Oui. » Je lui demanda : « Est-ce qu'après cet autre mal, le bien reviendra ? » Il dit : « Oui, mais il y aura en ce bien des impuretés... » Je lui demanda : « Qu'est ce que ces impuretés ? » Il dit : « Des gens qui ne guideront pas dans la voie dans laquelle j'ai guidé. Tu y reconnaîtras des choses [conformes à la loi d'Allah] et tu en ignoreras d'autres. » Je lui demanda : « Et après ce bien, y aura-t-il un mal ? » Il dit : « Oui, il y aura des prêcheurs qui appeleront vers les portes de l'enfer. Celui qui leur répondra, ils le précipiteront en enfer. » Je lui demanda : « Ô Messager d'Allah ! Décris-les nous ! » Il dit : « Ils sont de notre souche, ils parlent notre langue ! » Je lui demanda : « Que devrais-je faire si j'assiste à cela ? Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- dit : « Reste avec le groupe des musulmans et leur dirigeant. » Je lui demanda : « Et s'ils n'ont pas de dirigeant (Imam) ? » Il dit : « S'ils n'ont pas de dirigeant, éloigne-toi de tous ces groupes, même s'il te faut mordre à la racine d'un arbre jusqu'à ce que la mort te saisisse. »


Djihadi :
Quel est le rapport entre ce hadith et notre discussion ?

Cheikh Al-Albani :
Houdhayfah -Qu'Allah l'agrée- n'a-t-il pas interrogé le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- sur ce qu'il faut faire quand il y a des prêcheurs aux portes de l'enfer ? Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a répondu qu'il doit rester avec l'imam de la djamaa, s'il n'y a pas d'imam, alors il doit s'écarter de toutes les djamaa. Est-ce que ces conditions s'appliquent aujourd'hui ? N'avons-nous pas des gens prétendant être musulmans alors qu'ils sont des prêcheurs au feu de l'Enfer ? Le Khilafa n'est-il pas absent ?

Djihadi :
Je préfère discuter sur d'autres hadiths comme :
« Un groupe (Ta-ifat) de ma communauté (Oumma) sera toujours assisté par la victoire, sans se soucier de ceux qui lui nuisent jusqu'à la dernière heure  »

Cheikh Al-Albani :

Qu'est-ce cela à avoir avec notre discussion ? Nous ne sommes pas en désaccord au sujet d'appeler au djihad. Nous sommes d'accord sur le fait que le djihad est une obligation aujourd'hui. Ce sur quoi nous sommes en désaccord est de savoir si nous avons besoin d'avoir un Khalifa d'abord ou non. Ce que tu as cité n'ajoute rien à la discussion. Nous sommes tous les deux d'accord sur le fait que le djihad est une obligation. Est-ce que tu comprends ? Ce sur quoi nous sommes en désaccord est de savoir si on a besoin d'un Khalifa pour commencer ce djihad.

Djihadi :
D'accord.

Cheikh Al-Albani :
Note bien que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  a conseillé Houdhayfa -Qu'Allah l'agrée- de s'accrocher à l'imam des musulmans et à leur groupe principal. Tu as que toutes les conditions dans ce hadith sont vraies aujourd'hui.

Djihadi :
C'est vrai.

Cheikh Al-Albani :
Et le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit que si les musulmans n'ont pas d'imam ou de djamaa, il fallait laisser tous les groupes. Ainsi, que faites-vous maintenant ?

Djihadi :

Bien, nous essayons de rechercher le groupe des musulmans et de lui trouver un imam.

Cheikh Al-Albani :
C'est ce à quoi nous appelons ! Le djihad est obligatoire, mais pour le moment, ce n'est pas le temps pour cela. Nous avons besoin d'abord de l'imam et c'est ce que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- t'a ordonné de suivre, ainsi que de t'y (à l'imam) accrocher avec son groupe.

Djihadi :

Comment savons-nous que nous ne pouvons pas faire le djihad jusqu'à ce que nous ayons ce Khalifa qui est en effet nécessaire ?

Cheikh Al-Albani :
Le hadith dit que si les musulmans n'ont pas de chef unique, alors il faut laisser tous les groupes. Et nous avons déjà dit que le djihad Fard 'ayn doit être accompli avec la djamaa menée par un chef pour tous les musulmans, un Amir. Si les musulmans n'ont pas de leader, ils doivent rester loin de tous les groupes. Comment peuvent-ils accomplir le djihad de groupe s'ils doivent rester en même temps loin de tous les groupes ? Tu contredis ce sur quoi tu es d'accord. Islamiquement, nous avons seulement une bannière, un groupe et un chef. Nous avons besoin de ce groupe unique pour commencer le djihad Fard 'ayn.

Djihadi :
...

Cheikh Al-Albani :
Maintenant, ce que je veux faire, c'est te prouver que cet Amir du djihad Fard 'ayn doit être un Khalifa, pas seulement un Amir. Le dallil est encore le hadith de Houdhayfa -Qu'Allah l'agrée-. Parfois, comme tu le sais, la preuve est claire et d'autre fois pas vraiment (qat'i al-dilalah, ou thahiri al-dilalah).
Prenons l'exemple d'un Cheikh conseillant son étudiant sur les directives du hadith. L'étudiant demande à son Cheikh que faire pour éviter le mal. Le Cheikh lui dit de s'accrocher à l'imam des Musulmans. L'étudiant répond que les musulmans n'ont pas de Khalifa. Le Cheikh lui conseille donc de rester loin de tous les groupes. Cet étudiant est obéissant à son Cheikh et ce Cheikh suit son Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-. Qu'est-ce que cet étudiant ferait ? Il irait vivre sa vie dans une vallée s'occupant de ses moutons ou quelque chose de ce genre, adorant Allah. Où est le djihad ? Si c'était une obligation pour ce musulman de combattre, alors le Cheikh lui aurait dit de se battre, et non pas de rester loin de tous les groupes. Y a-t-il un djihad ici ? Aussi longtemps qu'il n'y a pas d'imam, alors il n'y pas de djihad. Cette preuve est Qat'i al-Dilalah. Djihad doit être sous le commandement d'un imam, ou Khalifa. Mais laisse moi te parler à propos de quelque chose qui pose des problèmes à plusieurs étudiants en science religieuse. C'est qu'il y a plusieurs groupes qui combattent comme les afghans ou ceux en Syrie il y a 10 ans ou plus. Ces gens, s'ils veulent combattre, ils doivent être sous le commandement d'un Amir. Cela ne veut pas dire que les Syriens combattent en Afghanistan et les Afghans en Syrie, non. Cela veut dire que ces deux groupes de combat doivent être sous le commandement d'un imam et un Khalifa. S'il n'y a pas imam unique et une seule djamaa (pas dans le sens de deux groupes combattant, mais dans le sens d'un groupe avec un commandement unifié, mais qui peut être composé de plus d'un groupe de combattant qui combat chacun dans une partie du monde Islamique), les deux groupes opèreraient tout seul.
Pour faire ce djihad Fard 'ayn, l'obligation des musulmans est l'unité, l'unité nécessite un Khalifa. Pour établir cette chose, nous devons commencer par l'éducation et la purification (Tasfiyah wa Tarbiyah). Nous ne pouvons pas commencer le djihad tout de suite.
Tu dis qu'il y a beaucoup de groupes pour le djihad, pourtant tous ces groupes sont en désaccord et comme Allah dit dans le Coran :
وَلاَ تَنَازَعُواْ فَتَفْشَلُواْ وَتَذْهَبَ رِيحُكُمْ
-traduction relative et approchée-
« ...et ne vous disputez pas, sinon vous fléchirez et perdrez vos forces.. »
Nous sommes aujourd'hui beaucoup comme le cours d'une rivière. Ce que tu veux faire, c'est donner une légitimité à ces groupes ghutta' (littéralement, cela signifie l'écume,  mais le sens ici, c'est qu'il y a de nombreux groupes, mais dans lesquels il n'y a aucun bénéfice).

Djihadi :

D'accord. Alors comment cette éducation et purification (Tasbiyah et Tarbiyah) mène au Khalifa ?

Cheikh Al-Albani :
L'histoire se répète elle-même. Tout le monde prétend que le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- est leur modèle. Notre Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-, a passé la première moitié de son message à faire Da'wa. Et il a commencé avec cela, pas avec le djihad. Le Prophète -Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a d'abord éduqué ses compagnons sur une éducation Islamique comme le fait de dire la parole de vérité et de ne pas en avoir peur. Il leur a également enseigné les enseignements Islamiques. Nous savons que notre Islam aujourd'hui n'est pas comme il était quand Allah a révélé :
الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ
-traduction relative et approchée-
« Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion... »
Beaucoup de choses ont été en effet ajoutées à l'Islam, es-tu d'accord ?

Djihadi :
Oui, je suis entièrement d'accord. Mais il y a beaucoup de preuves dans le Coran qui montrent que le djihad est une obligation importante.

Cheikh Al-Albani :
Je ne nie pas cela. Mais, ya akhi, la question est « Par où commençons-nous ? » Ma da'wa est : pour accomplir ce djihad, nous avons besoin d'un Amir. Pour avoir cet Amir, nous devons travailler sur la Tasfiyah et la Tarbiyah. Réfléchis à cela en toi-même, en considérant le hadith de Houdhayfa, de quoi avons-nous d'abord besoin : du djihad ou de l'Amir ?

Djihadi :

Est-ce que quelqu'un auparavant a appelé à la Tasbiyah et à la Tarbiyah avant le djihad ?

Cheikh Al-Albani :

Qu'Allah te fasse miséricorde. Dis-moi quand est-ce que les musulmans n'ont pas eu un Khilafa unifié ?

Djihadi :

Qu'en est-il de la période de Ali -Qu'Allah l'agrée- et Mou'awiyah -Qu'Allah l'agrée- ?

Cheikh Al-Albani :
Tu veux dire que tu as un doute que Ali -Qu'Allah l'agrée- a raison et que Mou'awiyah -Qu'Allah l'agrée- avait tort ?

Djihadi :
Non... Mais...

Cheikh Al-Albani :
Pas de « Mais ». Combien de Khoulafa y avaient-ils ?
[après un moment de discussion]

Djihadi :
D'accord, d'accord, un.

Un auditeur :
Pour être franc mon Cheikh, cette discussion n'aboutie à rien : si quelqu'un n'a pas une intention et une pensée pure, il ne comprendra jamais.

Cheikh Al-Albani :

C'est en effet un bon conseil. Nous vivons dans une époque où un des comportements fatals s'est répandu, qui est que chacun aime sa propre opinion. Aujourd'hui, chaque personne qui lit un peu de Coran ou apprend un peu de Ahkam (règles) et Ahadith, pense qu'il est quelque chose dans la science, bien qu'il ne puisse lire les ahadith sans erreurs, et ensuite il veut discuter tout ce qu'il voit...

Djihadi :
[essaie d'interrompre]

Cheikh Al-Albani :

Le temps de la discussion est fini. Je vais prendre le conseil du frère. Mon conseil aux étudiants en religion est de ne pas commencer à prêcher les gens à quelque chose qui pourrait les mener à un grand égarement (Dalal).
Il devrait vérifier avec les gens de science avant d'arriver à des conclusions. C'est un des désastres de la jeunesse musulmane aujourd'hui : d'adopter rapidement des opinions sans regarder dans les opinions des Salafs et Khalaf concernant ces sujets. Je conseille aux musulmans de rechercher ceci, spécialement dans les sujets concernant le groupe comme le djihad. Le djihad est, sans aucun doute, la fierté de l'Islam et une des bases de l'Islam. Et les versets et les ahadith concernant cela sont connus par tous insha Allah.
Mais ce djihad a ses conditions et introductions. Parmi ses conditions de base, il y a le fait que le groupe qui l'accomplit doit être d'accord pour retourner au Coran et à la Sounnah dans ses règles (Ahkam). Ceci, en vérité, nécessite beaucoup de temps d'éducation, de purification de la part des savants et prêcheurs. Comme le Prophète-Prières et bénédiction d'Allah sur lui- a éduqué ses compagnons.
Nous notons que les Moudjahidiyn appellent tous les musulmans quelqu'il soit à les rejoindre au combat, et quand ils vont combattre, ils trouvent des désaccords parmi eux dans les sujets de foi et des fondements de l'Islam. Comment ces gens peuvent-ils être prêt à aller au djihad alors qu'ils doivent encore comprendre ce qui leur est obligatoire dans la 'Aquida ?! Ceci, mon frère, nous amène à comprendre que le djihad n'est pas à discuter, mais nous devons discuter de ses introductions. La première introduction est, comme nous l'avons attesté avant, le Khalifa. Car si les Amirs existent aujourd'hui et l'obligation dont j'ai parlé (compréhension commune de l'Islam) n'existe pas entre eux, alors ils se retourneront les uns envers les autres et se combattront. Ils doivent tous être sur un Manhadj et une compréhension. Je conseille donc chaque musulman de travailler avec le hadith de Ibn al-yaman (Houdhayfa) -Qu'Allah l'agrée-, de s'écarter de tous les groupes et de rester tout seul. Et cela ne veut pas dire de vivre isoler, non, cela veut dire ne pas rejoindre l'un ou l'autre groupe. Tu peux faire toi-même, et tous les musulmans, du bien avec ta connaissance. Ceci est un rappel et le rappel profite aux croyants.





source : salafipublications
traduction : fourqane.com
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 18:09


 L'explication de ce [Athar] :

" Jamais ne réussira un peuple qui ne connaît [Allah] que pendant le ramadan ! "
Sheikh 'Abdoul Aziz Ibn 'Abdallah Ibn Baz - rahimahoum Allah.


السؤال :

هل هذا حديث (لا يفلح قوم لا يعرفون الله إلا في رمضان)

هذا من قول بعض السلف، فقد سئل بعض السلف عن قوم يتعبدون ويجتهدون في رمضان فإذا خرج رمضان تركوا، فقال بئس القوم لا يعرفون رمضان… لا يعرفون الله إلا في رمضان

 

Ceci fait parti [en réalité] des paroles rapportées de nos prédécesseurs [Athar]. En effet, certains d’entres eux furent questionné au sujet des gens qui adorent [Allah] et qui montrent plus de dévotion pendant le mois de ramadan puis aussitôt le mois passé, ils délaissent tout. Ils en dirent alors « Quel mauvais peuple, ils ne connaissent Allah que pendant le ramadan ! »

En effet, [cette parole] est juste envers eux s’ils délaissent par la suite leurs obligations, mais si au contraire, ils manquent un peu de dévotion alors non, cela ne l’est pas. Cette parole vise ceux qui délaissent leurs obligations après le mois, à l’exemple de ceux qui accomplissent la prière pendant le ramadan et la délaisse en dehors de ce mois…alors il est tout à fait juste de dire d’eux qu’ils sont un " mauvais peuple " car ils sont renié leur Foi par cet acte. Délaisser la prière est un acte de mécréance !

Par contre, s’ils manquent un peu de ferveur et délaissent certaines adorations [additionnelles] qu’il est préférable d’effectuer durant ce mois, alors ceci ne relève pas d’une grande importance. Car il est bien connu que pendant le ramadan, les gens multiplient les actes de dévotion en accomplissant diverses adorations [additionnelles]…faire des dons [Sadaqat] et autres bonnes actions similaires…

Si quelqu’un laisse paraître de la paresse pendant le ramadan quand à l’accomplissement de certaines adorations [additionnelles], alors il n’est pas concerné par cette parole :
" mauvais peuple ".

 

[Fin de la réponse du Sheikh]

 

 Source : www.binbaz.org.sa
 
Article issu d’un enregistrement audio – « Nour ‘ala ad-darb ».
Traduction rapprochée : Ibn Hamza Al Djazairy

 

Cet article provient du site Al Ghourabaa :
http://alghourabaa.free.fr
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 02:49

Q : L’Internet est un outil parmi tant d’autres. Peut-on l’utiliser au service de la Da’wa ? Pourquoi voit-on certaines personnes de science refuser de l’utiliser ? Nous souhaiterions être éclairés sur ce point, qu’Allah vous récompense.

 

 


R : La Da’wa est une obligation que doit accomplir au moins un groupe de la communauté musulmane. Elle concerne la propagation du savoir islamique, la mise en évidence des bienfaits de l’islam et l’explication des rites religieux. Elle concerne aussi les détails de ce qui est licite et illicite, l’incitation aux bonnes œuvres, ainsi que le rappel des textes se rapportant aux rites et les différentes catégories dans lesquels ils tombent. Elle appelle à l’accompli­ssement des bonnes œuvres, et rappelle aux gens les récompenses promises par Allah, ainsi que les menaces qu’Il a faites aux transgresseurs des lois. Elle instruit les musulmans et leur permet de connaître les lois de leur religion. Elle inculque aux ignorants la science qu’ils ignorent, et leur enseigne leurs obligations envers Allah, ainsi que celles qu’ils ont les uns envers les autres. Ceci les incite à se repentir de leurs exactions, à délaisser les péchés et leurs infractions aux obligations religieuses, et aussi à s’éloigner des innovations religieuses (Bida’).

En outre, la Da’wa apprend à ceux qui ne connaissent pas l’islam ses vertus, et corrige les conceptions erronées qu’ont certaines personnes, ce qui les amène à embrasser l’islam par conviction et de plein gré.

Tout moyen pouvant être utilisé comme véhicule de la Da’wa doit être utilisé par les musulmans. Les moyens utilisés jadis se résumaient aux prêches, à la correspondance, aux discussions, aux rencontres entre les prédicateurs et la foule, aux sermons et aux autres moyens classiques. Tout ceci était utilisé en application de l’ordre d’Allah dicté par le verset suivant :

 

« Par la sagesse et la bonne exhortation, appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. » Les Abeilles, v. 125.


Quant à notre époque, il convient, à mon avis, d’utiliser tout moyen existant au service de la Da’wa, tels que la radio, la télévision, les publications scientifiques, les articles islamiques publiés dans les revues et les journaux sains et, enfin, l’Internet qui est apparu récemment et dont l’utilisation s’est propagée à travers le monde.

A mon avis, les personnes de science et les prédicateurs doivent exploiter ce moyen pour diffuser les articles et les communiqués intéressants, ainsi que les conseils judicieux pour qu’en profitent ceux qui cherchent à réaliser le bien et à acquérir la science religieuse pour la mettre en application.

L’Internet s’est largement répandu et d’une façon évidente dans tous les pays. Il ne doit pas être laissé aux chrétiens, juifs, associateurs, innovateurs, pervers et autres déviés : ceux-ci l’utiliseraient alors à propager leurs idées et leurs faux arguments, et à appeler autrui à suivre leur voie et leurs égarements, en trompant ainsi ceux qui les liraient et leur donneraient le bénéfice du doute. Ils risqueraient de penser qu’ils ne veulent que leur bien et que leurs intentions sont bonnes, et d’être séduits par leurs appels à l’apostasie ou aux innovations, ou encore aux péchés et aux séductions. Par contre, si ce moyen est exploité par les gens qui s’attachent à la science authentique, et qui défendent, avec foi, l’unicité d’Allah, la tâche des apôtres de la perversion s’en trouvera compliquée. Leurs articles [des gens de science] profiteront à ceux qui recherchent la vérité et qui veulent accomplir les bonnes œuvres et acquérir le juste savoir. Allah est le Plus Savant.

 


  • Fatwa émise et signée par cheikh ‘Abdullah ibn ‘Abdir-Rahmân Ibn Jibrîn, qu’Allah le protège, 

  • datée du 24/07/1420 H.

 

source : Fatawaislam

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 17:02
Question : Lorsqu’une personne désire appeler une autre personne vers l’islam, par quoi doit-elle commencer et que doit-elle lui dire ?


Réponse : Je suppose que celui qui pose la question veut appeler vers ALLah, et il faut savoir que la Da’wa à ALLah doit se faire avec sagesse et bonne exhortation, avec douceur de caractère et sans violence, ni reproche, ni remontrance. On doit commencer par le plus important, puis par ce qui suit, à l’exemple du Prophète - prière et salut d’ALLah - lorsqu’il a envoyé ses messagers aux quatre coins de l’horizon ; il leur a ordonné de commencer par le plus important, et il a dit à Mu’âdh (رضي الله عنه) lorsqu’il l’a envoyé au Yémen :








« La première chose vers laquelle tu les appelleras sera l’attestation que le Seul à mériter l’adoration est ALLah (lâ ilâha ila LLâh) et que Muhammad est l’Envoyé d’ALLah ; et s’ils ont accepté cela, informe-les qu’ALLah leur a imposé cinq prières de jour et de nuit ; et s’ils acceptent cela, informe-les qu’ALLah leur a imposé une aumône dans leurs biens qui est prise des riches et donnée aux pauvres. »

Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre de l’aumône (1458) et Muslim dans le chapitre de la foi (19).









On commence par le plus important et on prend le temps nécessaire, on choisit le moment opportun et l’endroit adéquat pour donner sa Da’wa. Il serait opportun qu’il invite la personne chez lui et parle avec lui, et il est peut-être plus opportun qu’il aille jusqu’à sa maison pour lui faire la Da’wa. Puis, il serait bien qu’il choisisse certains moments plutôt que d’autres, et quoiqu’il en soit, le musulman doué de raison et de sagesse sait de quelle manière il doit s’y prendre pour appeler les gens vers la vérité.


Fatwa de Shaykh 'Ûthaymîn (رحمه الله) tirée de Kitâb ud-Da’wa (5) (2 , 154, 155).

source: fatawaislam
                  
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 03:12
L'importance du rappel

ALLahû Ta'ala a dit :
{Par le Temps ! L'homme est certes, en perdition, sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes oeuvres, s'enjoignent mutuellement la vérité et s'enjoignent mutuellement l'endurance.}
(103)

ALLahû Ta'ala a dit également:
{Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes oeuvres et de la piété}
(5/2)


La manière de se rappeler mutuellement
& Le devoir de prêcher la bonne parole sans en abuser

Chapitre 16 - verset 125: ALLah le Très-Haut a dit:
«Appelle à la voie de ton Seigneur par la sagesse et la bonne parole et discute avec eux de la façon la plus douée».

 

Pour ce qui est des Hadiths:
Espacer ses rappels de peur de lasser son auditoire

Wâil, le frère de Ibn Salama, rapporte : "Ibn Mas'oûd (رضي الله عنه) nous faisait un sermon de rappel une fois par semaine. Quelqu'un lui dit : "Ô Abou 'Abdurrahman! J'aurais voulu que ton prêche fût quotidien".
Il lui dit : "Seule m'empêche de le faire ma crainte de votre lassitude. Je préfère espacer mes sermons comme le faisait avec nous le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم) de peur de vous ennuyer"".
(Al-Boukhâri, Mouslim)

'Ammàr Ibn Yasâr (رضي الله عنه) rapporte: «J'ai entendu dire le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم): «Quand l'homme prolonge sa prière et abrège son sermon, c'est là un signe de sa science. Prolongez donc la prière et abrégez le sermon». (Rapporté par Mouslim)

Mou'âwiya Assoulami (رضي الله عنه) rapporte: «Alors que je priais avec le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم), voilà que l'un des orants étemua. Je lui dis (selon la règle de la politesse): «Que ALLah soit clément avec toi». Les gens me jetèrent des regards de réprobation. Je dis: «Malheur à moi! Qu'avez-vous à me regarder ainsi?» Ils se mirent à taper des mains sur leurs cuisses (pour me faire taire). Quand je compris qu'ils voulaient me faire taire, je me tus». Quand le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم)- puisse-je lui servir de rançon ainsi que mon père et ma mère - acheva sa prière, je n'ai jamais vu avant lui, ni après lui, un instructeur meilleur que lui. Il dit tout simplement: «Durant la prière il n'est pas permis de prononcer une seule parole de ce que les gens se disent entre eux. La prière, en effet, n'est faite que pour purifier et glorifier ALLah et pour réciter le Coran». Je dis: «O Messager d'ALLah! Je sors à peine de mon paganisme et voilà que ALLah nous a apporté l'Islam. Il y a encore parmi nous des gens qui consultent les devins». Il dit: «Ne les consulte plus». Je dis: «II y a parmi nous des gens qui croient encore au mauvais augure». Il dit: «C'est une simple sensation qu'ils éprouvent en eux-mêmes. Que cela ne les empêche pas de faire ce qu'ils avaient l'intention de faire». (Rapporté par Mouslim)

'Irbàd Ibn Sariya (رضي الله عنه) rapporte: «Le Messager d'ALLah (صلى الله عليه و سلم) nous a fait une fois un sermon qui remplit nos cœurs de crainte et fit couler les larmes de nos yeux».
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 15:27
بســــــــــــــــــــــــــم الله الرحمـــــــــــــــــــن الرحيـــــــــــــــــــــــم

Allahû Ta'ala a dit à son Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) : 

فَلَعَلَّكَ بَاخِعٌ نَّفْسَكَ عَلَى آثَارِهِمْ إِن لَّمْ يُؤْمِنُوا بِهَذَا الْحَدِيثِ أَسَفًا

Traduction relative et approchée :{Tu vas peut-être te consumer de chagrin parce qu'ils ne croient pas en ce discours!} Sourate 18 : La caverne - سورة الكهف verset 6

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) accompagné d'Aboû Bakr et 'Omar (radhi Allahû 'anhûm) rendait souvent visite à Baraka et lui demandait : « Ya Oummi ! (Ô Mère !) Est-ce que tu vas bien ? » et elle lui répondait : « Je vais bien, Ô Messager d'Allah aussi longtemps que l’Islam se porte bien ! »

Mâlik ibn Dînâr (rahimahûllah) a dit : "Par Allah ! Si je trouvais de l'aide parmi les hommes, je les éparpillerais sur terre en leur disant de dire aux gens : l'Enfer ! l'Enfer !" (Az-Zouhd p.387)
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