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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 12:51

as salamû 'alaykûmwa rahmatûLLahi wa barakatûh!


bouton--57-Parole du grand savant : shaykh Salih al-Fawzan (hafidhahûLLah) :


« Les pieux prédécesseurs n'échangeaient pas de félicitations le vendredi.

Nous n'innovons pas une pratique qu'ils n'ont pas faite. »


Extrait de adjiwiba wa as'ila de la revue madjallat ad-dawa al-Islamiyya


n558100420 1312151 8928Comme vous l'avez constaté, il ne fais pas partie de la Sûnnah de se dire Jûmû'ah mûbarak, joumou3ah moubarikabon vendredi malgré que l'on s'aime en ALLAH Sûbhanahû wa Ta'ala entre mûslimîn et malgré également qu'on aime le Vendredi pour ses nombreux avantages ...


Qu'ALLAH nous préserve des innovations en matière de religion et qu'Il fasse de nous des gens s'accrochant fermement au Coran & à la Sûnnah authentique ...


barak ALLahû fikûm wa salamû 'alaykûm wa rahmatûLLahi wa barakatûh!


'Abd El-Hakim Abû 'Issa 'Abd El-Haqq

 


barretitre.jpg Le Vendredi - Al-Jûmû'ah

Les innovations religieuse - Al-Bida'ah

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 18:58

 bouton--13- 1 : Parler sur Allah Ta’ala sans science

 

Parmi les plus grandes causes, il y a celle-ci, qui est de parler sans science.

 

Allah Ta’ala dit : Dis : "Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l'agression sans droit et d'associer à ALLAH ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur ALLAH ce que vous ne savez pas". S7v33.

 

bouton--13- 2 : L’exagération et la démesure

 

C’est une cause connue et depuis longtemps :

 

Allah Ta’ala dit : Dis : "Ô gens du Livre, n'exagérez pas en votre religion, s'opposant à la vérité. Ne suivez pas les passions des gens qui se sont égarés avant cela, qui ont égaré beaucoup de monde et qui se sont égarés du chemin droit. S5V77.

 

bouton--13-  3 : L’ouverture aux pays mécréants et la traduction de leurs livres ainsi que leurs études

 

Parmi les causes de l’innovation, il y a cette ouverture et cet empressement à l’étude de leurs science.

 

Lorsque les Musulmans délaissent la compréhension, l’étude de l’Islam, ils se tournent vers d’autres -sciences - comme la philosophie.

 

L’études non conditionnée des livres philosophiques et autres, en provenance de l’Inde, de la Grèce, des Romains, a fait se propagé bien des égarements, des innovations.

 

bouton--13- 4 : Les ambiguïtés de l’interprétation, et la mauvaise contextualisation

 

bouton--13- 5 : L’envie du bas monde, la recherche de renommé

 

bouton--13- 6 : La disparition des Sounnah des Envoyés

 

Lorsqu’une Sounnah est cachée, inconnue, une innovation apparaît.

 

bouton--13-  7 : La tentation des Savants égareurs

 

Comme cela est connue, il apparaîtra des personnes qui sont ignorantes, et vers lesquels se tournent les gens, ils les interroges, et ils répondent, ils s’égarent donc ainsi que ceux qui les écoutent.

 

bouton--13- 8 : La multiplication de litiges, de polémiques, entre les sectes

 

La multiplication de questions sans intérêts entre ces sectes, de polémiques, est une grande cause, qui fait tombé dans l’innovation blâmable.

 

bouton--13- 9 : Pas de compréhension

 

En effet, ceux qui ne comprennent rien, poussent à l’innovation.

 

Résumé de : L’innovation de Jamal Abdel Rahmen / 29

 

 

 

Abou Leyna

 

 


barretitre.jpg Les innovations religieuse - Al-Bida'a

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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 18:36

Les innovations du jour de ‘Ashoura'


Le grand savant Ibn Taymiya fut interrogé sur certaines pratiques, qui ont lieu à l’occasion de ‘Achoura, comme (à titre d’exemples) : Se préparer le jour de ‘Achoura pour mettre du khôl autour des yeux et mettre du henné, préparer un mets spécial pour ce jour précis, prier d’une manière spécifique ce jour précis, se flageller jusqu’au sang, déchirer ses vêtements comme le font certains chiites ce jour et toute l’année !, visiter le cimetière spécialement en ce jour, l’achat d’instruments de musique et porter un accoutrement distinct, les dépenses pour les enfants, sacrifier une bête ce jour précis, allumer des cierges ou des feux d’artifice ce jour précis, etc. Qu’en dit l’Islam ? Est-ce des actes permis ou pas ?


Au nom d’Allah, l’Infiniment Miséricordieux, le Très miséricordieux

 
Sheïkh el Islam ibn Taïmiya fut interrogé sur certaines pratiques, qui ont lieu à l’occasion de ‘Achoura, comme (à titre d’exemples) :
 
1 - Se préparer le jour de ‘Achoura pour mettre du khôl autour des yeux et mettre du henné.
2 - Préparer un mets spécial pour ce jour précis.
3 - Prier d’une manière spécifique ce jour précis.
4 - Se flageller jusqu’au sang, déchirer ses vêtements comme le font certains chiites ce jour et toute l’année !
5 - Visiter le cimetière spécialement en ce jour.
6 - L’achat d’instruments de musique et porter un accoutrement distinct.
7 - Les dépenses pour les enfants.
8 - Sacrifier une bête ce jour précis.
9 - Allumer des cierges ou des feux d’artifice ce jour précis, etc.
 
Il a alors répondu (extraits de : Majmû’ el Fatâwa (25/299-317) :

Louange à Allah, Seigneur de l’Univers ! Il n’existe aucun Hadith authentique sur le sujet qui proviendrait du Prophète (صلى الله عليه و سلم) ou de ses Compagnons (رضي الله عنهم). Aucune référence musulmane n’a recommandé de faire ce genre de pratiques ni parmi les Imams des quatre écoles ni personnes d’autres d’ailleurs. Aucun recueil de référence ne rapporte quoi que ce soit de ce genre ni de la part du Prophète
(صلى الله عليه و سلم) ni de la part de ses Compagnons ou de leurs Successeurs ; ces recueils ne renferment sur la question aucunes annales qu’elle soit faible ou authentique ni dans les Sahîh ni dans les Sunan ou encore dans les Musnad. Aucun Hadith de ce genre ne fut recensé à l’époque de l’âge d’or musulman.
Néanmoins, certaines personnes des générations plus récentes rapportent certains Hadiths de ce genre disant par exemple que « quiconque se passe du Kohol le jour de ‘Achoura sera préservé de la conjonctivite pendant toute l’année » ou « quiconque fait la grande ablution le jour de ‘Achoura ne tombera pas malade pendant toute l’année », etc. D’autres annales (toutes aussi fausses NDT) concernent les mérites de la « prière de ‘Achoura » ; ce serait également le jour où Adam fit son repentir, le jour où l’arche de Noé échoua sur la montagne d’el Jûdî, où Youssef retrouva son père, où Ibrahim fut sauvé du feu, où son fils fut remplacé par un bélier, etc.
Certains rapportent un propos prophétique purement inventé disant : « Allah fait des largesses durant le reste de l’année à quiconque fait des largesses à sa famille le jour de ‘Achoura. » cette version remontant au Prophète
(صلى الله عليه و سلم) est complètement fausse bien qu’elle soit plus connue sous les paroles de Sufiân ibn ‘Uaïyna qu’il rapporte d’Ibrahim ibn Mohammed ibn el Muntashir, qu’il rapporte lui-même de son père. Ce fameux Ibrahim compte parmi les habitants de Kûfa connus pour s’être divisés en deux groupes ; les Rafidhîtes qui se revendiquent être les partisans de ‘Ali alors qu’en réalité ils sont soit des hypocrites (Zindîq) athées soit des ignorants qui se sont laissés envahir par les passions. L’autre groupe ; les Nâsibites se mirent à détester le troisième Calife et ses adeptes suite aux événements qui eurent lieu à son époque.
Or, il est certifié dans Sahîh Muslim que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a déclaré : « Il y aura dans la tribu de Thaqîf un grand menteur et un tyran (mot-à-mot il convient de dire un exterminateur NDT) » Le grand menteur c’est el Mukhtâr ibn ‘Ubaïd e-Thaqafî qui s’est fait passer pour un partisan de ‘Ali avant de revendiquer qu’il recevait la Révélation de la part de Jibrîl. Le tyran s’incarne en la personne d’el Hajjâj ibn Yûssef e-Thaqafî qui en raison de son opposition à ‘Ali et à ses partisans comptait parmi les Nâsibites. Pour avoir revendiqué la prophétie, le premier de ces deux hommes, un Rafidhîte était plus éloigné des préceptes de la religion que l’autre qui incarnait la punition céleste à l’encontre de tout rebelle s’étant révolté contre les autorités en place. Il y avait à Kûfa des troubles entre ces deux groupes dont la mort d’el Husaïn (رضي الله عنه), le jour de ‘Achoura est l’un des épisodes. Allah lui a ainsi fait l’honneur du martyr comme il l’a fait à d’autres membres de sa famille à l’exemple de son père, de Ja’far, et de Hamza.
À travers cela, il a gagné en degré et en mérite en sachant que lui et son frère sont les maîtres de la jeunesse au Paradis. Les hauts échelons du Paradis ne s’acquièrent qu’à travers de dures épreuves. Les prétendus partisans d’el Husaïn l’ont vilement abandonné après lui avoir promis leur soutien alors que les vrais alliés d’el Husaïn à l’exemple d’ibn ‘Abbâs et d’ibn ‘Omar lui avaient conseillé de ne pas se rendre chez ces gens-là. Il y a eu ensuite ce qui devait arriver. Par la suite, ces mêmes prétendus partisans ont fait de ‘Achoura un jour de deuil au cours desquels ils exhibent des pratiques de l’ère païenne comme le fait de se griffer le visage, de se déchirer les vêtements, et de se faire les condoléances à la manière du paganisme. L’Islam nous ordonne pourtant de dire en cas de malheur : « Nous sommes à Allah et s’est vers Lui que nous retournons ! »
Dans ce registre, le Prophète
(صلى الله عليه و سلم) a affirmé : « Quiconque se griffe le visage, se déchire les vêtements et profèrent des invocations païennes ne fait pas partie des nôtres. » Il (صلى الله عليه و سلم) a préconisé par ailleurs : « Il n’y a pas un homme qui après avoir subi un malheur et qui, s’en étant rappelé après une certaine période, prononce : Nous sommes à Allah et c’est vers Lui que nous retournons, sans qu’Allah lui offre la même récompense que le jour où il l’a subi. »
C’est une faveur que le Seigneur fait grâce au croyant. C’est pourquoi il incombe de prononcer cette formule toutes les fois où la mort d’el Husaïn nous vient en mémoire afin de recevoir la même récompense que lui le jour où il a connu le martyr. Allah nous impose d’endurer et de patienter immédiatement après avoir subi un malheur ; il incombe d’autant plus de patienter après une longue période.
En faisant revivre cet événement à travers les pleurs, les poésies mélancoliques, et les annales historiques qu’ils enrobent de mensonges, ils ne font que rouvrir les plaies et cultiver la haine et le fanatisme entre les musulmans ; surtout s’ils en profitent pour injurier les prédécesseurs… à l’inverse et en réaction à ce mal, leurs adversaires Nâsibites ont rendu le mal par le mal, l’hérésie par l’hérésie, le mensonge par le mensonge, la corruption par la corruption. Ils ont ainsi inventé des textes disant que ‘Achoura est l’occasion d’exprimer la gaité et la joie à travers le Kohol, le « henné », les dépenses pour les enfants, les plats faits spécialement pour les grandes occasions et les fêtes, etc.
Ainsi, les uns prennent ‘Achoura pour un jour de deuil et les autres le prennent pour un jour de fête alors que les deux parties sont littéralement opposées à la Sunna ; bien que la première d’entre elles soit plus perfide et plus injuste, l’Islam nous commande malgré tout de rester justes.
Ni le Messager d’Allah
(صلى الله عليه و سلم) ni les Califes après lui n’ont légiféré quoi que ce soit de ce genre le jour de ‘Achoura ; ce n’est ni un jour de deuil ni un jour de fête.
Arrivé à Médine, le Messager d’Allah
(صلى الله عليه و سلم) trouva les juifs en train de jeûner le jour de ‘Achoura. Dès lors, il (صلى الله عليه و سلم) les interrogea en ces termes : « Quel est ce jour que vous consacrez au jeûne ?
-        C’est un jour illustre, ont-ils répondu, il correspond au jour où Allah sauva Mûsâ et son peuple des mains de Pharaon et de son armée qu’Il fit périr sous les eaux. Mûsâ lui consacra alors un jour de jeûne par reconnaissance envers Allah, c’est pourquoi nous jeûnons ce fameux jour.
-        Nous sommes plus dignes de Mûsâ que vous ! leur a-t-il répondu. »
Les Quraïshites encensaient également ce jour au temps du paganisme. Au début, il ordonna aux gens de jeûner un seul jour. Sa venue à Médine correspondait au mois de Rabî’ el Awwal. Il dut attendre l’année suivante pour jeûner ‘Achoura ; cette même année le jeûne du mois de Ramadhan fut prescrit. C’est ainsi que le jeûne de ‘Achoura fut abrogé.
Les savants ont toutefois divergé sur la question de savoir si dans un premier temps, le jeûne de ‘Achoura était obligatoire ou simplement recommandé. Il existe deux tendances connues sur la question dont la plus vraisemblable est celle qui lui donnait un aspect obligatoire. Par la suite, il fut simplement recommandé de jeûner pour celui qui voulait le faire.
Le Prophète
(صلى الله عليه و سلم) n’a pas ordonné à tout le monde de jeûner ce fameux jour, mais il s’est contenté de dire : « Aujourd’hui c’est ‘Achoura et moi je jeûne aujourd’hui, quiconque veut jeûner n’a qu’à le faire. » Il a également dit : « Jeûner le jour de ‘Achoura permet d’effacer une année de péchés tandis que jeûner le jour de ‘Arafa permet d’effacer deux années de péchés. »
À la fin de sa vie cependant, il a appris que les juifs consacraient un jour de fête à l’occasion de ‘Achoura, c’est pourquoi il affirma en vue de se distinguer des juifs : « Si je suis encore en vie l’an prochain, je jeûnerais également le neuf.» Il ne voulait pas donner l’impression qu’il lui consacrait également un jour de fête. Certains Compagnons et certains savants préféraient ne pas jeûner à cette occasion ; ils considéraient qu’il n’était pas spécialement recommandé d’y jeûner. Ils pensaient qu’il était plutôt déconseillé d’y consacrer un seul jour de jeûne. D’autres savants estiment à l’inverse qu’il est recommandé d’y jeûner.
En vérité, il est recommandé d’y jeûner à condition de jeûner auparavant le neuvième jour de Muharram étant donné que cela correspond au dernier ordre du Prophète
(صلى الله عليه و سلم) sur la question. Voici donc ce que veut la Tradition. Quant à consacrer certaines pratiques à l’occasion de ‘Achoura comme le fait de sacrifier une bête, de mettre du Kohol, du henné, des vêtements neufs, de donner de l’argent aux enfants, de faire les réserves de l’année, de se serrer exprès la main, de se visiter, de visiter les mosquées ou les mausolées, etc. cela relève de l’innovation condamnable que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) n’a jamais légiférée ni lui ni les Califes après lui. Aucune grande référence à l’instar de Mâlik, e-Thawrî, e-Laïth ibn Sa’d, Abû Hanîfa, el Awzâ’î, e-Shâfi’î, Ahmed ibn Hanbal, Ishaq ibn Râhaway, etc. ne l’a jamais recommandé. Certains savants parmi les dernières générations assument certes que certaines annales sur la question ont une origine. Mais en cela, ils ont tort comme le confirment les spécialistes en la matière…
 
Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed, ainsi que sur ses proches,
et tous ses Compagnons !

 
 
Article pour islamhouse
Traduit et adapté par : karim zentici
Revu par abu hamza al-germâny





Mise en Garde contre le Chiisme

 

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Les innovations religieuse - Al-Bida'a

Le jeûne - As-Siyâm

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 17:52
Fêter ou pas Noël, le jour de l’An ?...

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

 
Concernant les fêtes telles que Noël, le jour de l’an et d’autres évènements liés aux différentes festivités religieuses comme païennes, les savants disent qu’il n’est pas permis d’y participer ou de les fêter – quand même la personne fait cela en le désapprouvant. Que ce soit dans le cadre du maintien des liens de parenté, ou encore dans le cadre professionnel etc. Certaines personnalités religieuses comme populaires ont pu soutenir la permission dans ce sens, à l’exemple du SHeikh al-Qardhâwî qui a dit : « …je ne vois pas de mal à ce qu’un musulman souhaite une bonne fête à un non musulman lorsque ces deux personnes sont parentes, voisines ou collègues : ce sont des cas où les relations humaines nécessitent cela…Leur souhaiter bonne fête ne revient pas à reconnaître vrai ce qu’ils font, ni à être d’accord avec leurs croyances ou leurs pratiques religieuses. Il ne s’agit que de paroles de courtoisie, relevant de bonnes relations humaines… »
Fatâwâ Mou’âssirah, 3/672-673 Ceci dit, l’unanimité des savants l’interdisent à la lumière des textes du Qor’ân et de la Sounnah.


Parmi ces preuves :

L’imâm Ibn al-Qayyîm (rahimahullâh) a expliqué – après avoir souligné le caractère blâmable du fait de féliciter les infidèles dans le cadre de l’un de leur mariage, ou une naissance, ou leur souhaiter prospérité, bonne santé et autre – que l’imâm Ahmad sur cela, a dans l’une de ses variantes, permis ces pratiques et dans une autre parole, il l’a interdit. Ibn al-Qayyîm (rahimahullâh) dit : « Quant aux félicitations lors des cultes propres aux infidèles, elles sont unanimement interdites. Il s’agit, par exemple, de les féliciter pour leurs fêtes et pour leur jeûne en disant « bonne fête » ou « joyeuse fête » ou d’autres expressions semblables. Si l’auteur de telles expressions ne tombe pas lui-même dans l’infidélité, il commet un acte interdit au même titre que la présentation de félicitations à quelqu’un qui se prosterne devant une croix. C’est même plus grave auprès d’Allâh et plus détestable que de féliciter quelqu’un pour avoir bu de l’alcool ou tué une personne ou commis des rapports sexuels illicites, et autres. Pourtant, nombreux sont ceux qui agissent de la sorte envers la religion et qui se comportent de cette façon tout en étant inconscient de la gravité de leurs actes. Quiconque félicite une personne auteur d’un acte de désobéissance ou d’une innovation ou d’une mécréance, s’expose à la colère d’Allâh »
Kitâb « Ahkâm Ahl udh-Dhimma » de Ibn al-Qayyîm, p. 153-154.

Dans le même sens - SHeikh Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh) - dit que l’interdiction de féliciter les infidèles pour leurs fêtes revêt la gravité dont parle Ibn al-Qayyîm parce qu’elle implique la reconnaissance de leurs pratiques impies et leur agrément, même si le musulman impliqué ne confirme pas l’infidélité. Toujours est-il qu’il est interdit au musulman de reconnaître les pratiques impies et de féliciter leurs auteurs, car Allâh – Ta’âla - ne les agréé pas. A ce sujet, Il dit :

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« ..Si vous ne croyez pas, Allâh se passe largement de vous. De Ses serviteurs cependant, Il n’agrée pas la mécréance. Et si vous êtes reconnaissants, Il l’agrée pour vous »

Coran, 39/7

Et dit

« ....Aujourd’hui, les mécréants désespèrent (de vous détourner) de votre religion : ne les craignez donc pas et craignez- Moi. Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islâm comme religion pour vous. »
Coran, 5/3

Il est donc interdit de les féliciter à l’occasion de leurs fêtes, que ce soit dans le cadre du travail ou pas.

SHeikh (Ibn ‘Uthaymîn) dit encore que s’ils nous félicitent à l’occasion de leurs fêtes, nous ne leur répondons pas, car leurs fêtes ne nous concernent pas et ne sont pas agrées par Allâh – Ta’âla. Elles constituent des innovations dans leur religion. A supposer qu’elles renferment un fondement légal, elles ont été abrogées par l’Islâm apporté par Muhammad à toutes les créatures et à propos duquel Allâh – Ta’âla - dit :

« Et quiconque désire une religion autre que l’Islâm, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà parmi les perdants. »
Coran, 3/85

Il est donc interdit au musulman de répondre à leur invitation à cette occasion, cela impliquant une participation plus grave que la simple présentation de félicitations - nous dit SHeikh. De plus, il est également interdit aux musulmans d’imiter les infidèles en célébrant leurs fêtes, en échangeant des cadeaux, en distribuant des bonbons ou des repas ou en abandonnant le travail et d’autres actes semblables. Cela sur la base des propos du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam ) qui dit : « Quiconque cherche à ressembler à des gens leur est comparable » SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) dit dans son livre intitulé « Iqtidhâ as-Sirât al-Moustaqîm Moukhalafat asshâb al-Djahîm » : « Les imiter dans certaines de leurs fêtes les rend contents de leurs pratiques vaines. Cette imitation peut même leur donner l’idée d’essayer d’attirer les faibles, quand une occasion propice se présente à eux . »

Quiconque se comporte de la sorte commet un pêché ; qu’il le fasse par politesse ou par amitié ou pour d’autres raisons, car dans tous les cas, il s’agit de concession en matière de religion qui constitue un appui moral aux infidèles susceptibles de les rendre fiers de leur religion.
Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 3/44-46 – Voir aussi Kitâb « Moudhâhirou al-Tachabah bil-Koufâr » de Achraf Ibn ‘Abdel-Hamîd, p. 425-427

Dans son livre encore « Iqtidhâ as-Sirât al-Moustaqîm Moukhalafat asshâb al-Djahîm » SHeikh Al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) est longuement revenu sur la question des fêtes et rencontres nouvellement inventées et qui n’ont aucun fondement en l’Islâm tout en les condamnant. Il soutient que la plupart des gens ne réalisent pas encore l’ampleur des torts que ces fêtes hérétiques font subir à la religion, notamment lorsqu’il s’agit de pratiques cultuelles instituées. Même les plus intelligents n’en saisissent qu’une infime partie.


source : manhajulhaqq.com


Autre article : Féliciter les non musulmans à l’occasion de leurs fêtes

Dans la rubrique :
Les innovations religieuse - Al-Bida'a
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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 01:47


Une voie innovée s'est répandue dans les rangs de Ahl As Sounna :

- Al Mouwâzanat (la balance juste).

Son principe : si tu critiques un innovateur pour son innovation dans le but de mettre en garde les gens il te faut absolument citer ses points positifs afin de ne pas être injuste envers lui.
 
Ce principe est très dangereux car il n'a été mis en place que dans le but de défendre les innovateurs.

Comment ?

Par ses conséquences désastreuses : citer leurs « bons côtés » est une invitation à leurs innovations, amène à pencher vers eux, amène à oublier leurs innovations etc...
 
Al hamdou lillâh, les savants ont réfuté ce principe.

Nous allons commencer par lire les réfutations des savants à cette innovation.

Ensuite nous découvrirons ses effets néfastes.

Enfin nous verrons la réponse de cheikh Rabi' à une des ambiguïtés amenés par les partisans de ce principe.

 

Réfutations des savants à cette innovation

   ♢ Cheikh 'Abdoulaziz Ibn Bâz


Question : « Concernant la méthodologie de Ahl As Sounna dans la critique de Ahl Al Bida' et de leurs livres : est-il une obligation de citer leurs bons côtés et leurs mauvais côtés ou faut-il ne citer que leurs mauvais côtés ?

Réponse : « Les savants critiquent et exposent les points négatifs et les erreurs afin de mettre en garde les gens.

Quant à ce qui est bon (les points positifs), c'est une chose connue et acceptée.

Le but recherché est de mettre en garde contre leurs fautes, les fautes des jahmia, des mou'tazilas etc...

S'il y a besoin d'exposer ce qu'ils ont comme vérité, on l'expose.

Si quelqu'un demande : « qu'ont-ils comme vérité ? Dans quels points sont-ils en concordance avec Ahl Al Sounna ? et si la personne interrogée connaît la réponse, il expose.

Mais le but majeur et le plus important est d'exposer leurs erreurs afin que le questionneur prenne garde à eux et qu'il ne penche pas vers eux. »



Question : « Il y a des gens qui imposent Al Mouwâzanat : si tu critique un innovateur afin de mettre en garde contre lui, il t'est obligatoire de citer ses bonnes actions afin de ne pas être injuste contre lui. »

Réponse : « Non, ceci n'est pas nécessaire. Si tu lis les livres de Ahl As Sounna tu trouveras que le but est de mettre en garde. Non pas de dénombrer leurs bonnes actions. Concernant celui qui a mécru, ses bonnes actions n'ont 'aucune valeur, celui que l'innovation a rendu mécréant. Ses bonnes actions sont vaines. Quant à celui que l'innovation n'a pas rendu mécréant, il est en danger.

Voir introduction du livre de cheikh Rabi' qu'Allâh le préserve
http://www.rabee.net/show_des.aspx?pid=1&id=15&gid=



  
Cheikh Al 'Outhaymine


On questionna cheikh au sujet de la parole de l'innovateur 'Adnân 'ar'our : « C'est de l'équité et de la justice lors du conseil et de la mise en garde contre les innovations et ses partisans de citer les bonnes actions de ces derniers à coté de leurs mauvaises actions »

Réponse de cheikh : « non, ceci est une erreur.
»
On lui demanda alors : « quand tu cites les bons côtés de Ahl As Sounna c'est de l'équité et de la justice de citer également leurs mauvais côtés »
Réponse de cheikh : « Dans une situation de réplique, il ne convient pas de citer les bons côtés de la personne critiquée, sinon ma réplique serait faible. »


Question : « même quand ça concerne Ahl As Sounna ? »

Réponse : « Que ça concerne ahl As Sounna ou non.
Comment puis-je répliquer à cette personne et me mettre à le louer ?
Ce n'est pas raisonnable ! »



Voir daf'ou baghyi 'Adnan 'ala 'oulama as Sounna wal Imân
http://www.rabee.net/show_des.aspx?pid=1&id=8&gid



  
Cheikh Sâlih Al Louhaydân


Question : « Fait-il partie du manhâj de Ahl As Sounna Wal Jamâ'a dans la mise en garde contre Ahl Al Bida' le fait de citer les bonnes actions des innovateurs, de les vanter et de les élever sous le prétexte de l'équité et de la justice? »

Réponse : « Qouraysh dans la Jâhilya et les imâms du polythéisme n'avaient-ils pas de bonnes actions à leurs actifs ? Le Coran a-t-il cité une seule de leurs bonnes actions ? La Sounna a-t-elle cité une seule de leurs vertus ? Ils honoraient l'hôte, ils se préoccupaient du voisin, et malgré cela les vertus de ceux qui ont désobéi à Allâh n'ont pas été citées. Il ne s'agit pas ici de dénombrer les bonnes et les mauvaises actions, il ne s'agit que de mettre en garde contre un danger.
Regardez les paroles des imâms tels Ahmad ibn Hanbal, Yahya ibn Ma'iin, etc.. lorsqu'ils qualifiaient quelqu'un de « kadhab » ( grand menteur) , disaient-ils de lui « cependant il a un comportement honorable, il est généreux, il fait beaucoup de prières dans la nuit » ? Non !
Ce principe vient de gens qui ignorent les règles du Jarh wa ta'diil, qui ignorent les causes qui amènent à l'obtention du profit et celles qui amènent à éloigner les gens de ce qui peut le faire perdre.

 
Source : k7 salâmatoul manhaj daliil al falâh

 

Les effets les plus néfastes de cette innovation (par cheikh Rabi' Al Madkhali)
 
 
  
Elle amène à dire que les salafs étaient des ignorants

Si ce principe avait une telle valeur on aurait vu les salafs se précipiter à l'appliquer.


  
Elle amène à dire que les salafs étaient injustes
 
Leurs livres débordent de critiques pures, dépourvues de mouwâzanat.

Qu'allons- nous dire d'eux, de leurs paroles et de livres ?

De deux choses l'une :
 
Ou bien nous disons que leurs critiques exemptes de la citation des bonnes actions sont basées sur la vérité, la justice, le bon conseil, la science, la crainte d'Allâh, etc...et dans ce cas là, cette innovation est réduite à néant, ne tient plus debout.
 
Ou bien nous disons que leurs critiques exemptes de la citation des bonnes actions sont basées sur l'injustice, que leurs méthodologie repose sur la tromperie, l'ignorance, le manque de crainte d'Allâh etc..., et dans ce cas là nous disons d'eux qu'ils étaient les plus injustes des créatures.
 
Non, ils n'étaient pas ainsi, et Allâh refuse cela ainsi que les croyants.

 
  
Elle amène à magnifier Ahl Al Bida'
 

Cette innovation n'a été mise en place que dans ce but.
 
Il n'y a aucun doute que celui qui observe le travail des salafs en adoptant cette innovation comme principe et l'utilise pour juger les gens, tout cela avec application, il sera obligatoirement amené à rabaisser les salafs et leurs manhaj, à les dénigrer eux, leurs jugements et leurs livres.

 
Voir : http://www.rabee.net/show_des.aspx?pid=1&id=12&gid

 

Une ambiguïté et sa réfutation


Les partisans du principe d'Al Mouawâzanat avancent des ambiguïtés afin de défendre cette innovation, toutes plus faibles que la toile de l'araignée.
 
Nous allons en voir une ainsi que sa réfutation par cheikh Rabi' al Madkhali.


Les partisans d'Al Mouwâzanat disent :

Allâh dit dans le Coran :

« Et parmi les gens du Livre, il y en a qui, si tu lui confies un qintâr, te le rend Mais il y en a aussi qui, si tu lui confies un dinar, ne te le rendra que si tu l'y contrains sans relâche. Tout cela parce qu'ils disent: "Ces (arabes) qui n'ont pas de livre n'ont aucun chemin pour nous contraindre." Ils profèrent des mensonges contre Allah alors qu'ils savent. »

Ils disent :

« Allâh a blâmé les juifs d'une manière générale, mais il a en même temps montré que certains d'entre eux prenait soin de rendre le dépôt et de ne pas le trahir »


Réfutation de cheikh Rabi' :


   Premièrement : personne n'a dit à ma connaissance, ni parmi les compagnons ( en sachant qu'il y a parmi eux le très grand savant ibn 'Abbas) ni parmi les interprètes que ce verset était une preuve légitimant l'équilibre entre les bons et les mauvais côtés ou quoi que ce soit allant dans ce sens. Et il ne faut pas se soustraire à la compréhension des salafs.

   Deuxièmement : ce qu'ont compris les savants du tafsir au sujet de ce verset est uniquement la mise en garde, ou bien d'une manière générale ou bien d'une manière précise.

D'une manière générale comme l'a compris Al Qourtoubi qui dit :

« Allâh a informé qu'il existe parmi les Gens du Livre des personnes traîtres et d'autres honnêtes. Etant donné que les croyants ne distinguent pas cela, il faut tous les éviter. Allâh a insisté sur les Gens du Livre, même si ces deux catégories existent chez les croyants, du fait que la traîtrise chez eux est majoritaire. »
 
D'une manière précise, comme on peut le comprendre de la parole d'Ibn Kathir sur ce verset.
Il m'apparaît que le commentaire de Al Qourtoubi est plus proche de la vérité.



   Troisièmement : il y a dans le Coran et la Sounna beaucoup de textes qui blâment les juifs et les chrétiens sans aucune mouwâzanat. Par exemple la parole d'Allâh au sujet de Banou Isrâ-il :

« Et ne mêlez pas le faux à la vérité. Ne cachez pas sciemment la vérité »

« Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes de le faire, alors que vous récitez le Livre ? Etes-vous donc dépourvus de raison? »

« Et (rappelez-vous) lorsque Moïse dit à son peuple: "Ô mon peuple, certes vous vous êtes fait du tort à vous-mêmes en prenant le Veau pour idole. Revenez donc à votre Créateur; puis, tuez donc les coupables vous-mêmes: ce serait mieux pour vous, auprès de votre Créateur!"... C'est ainsi qu'Il agréa votre repentir; car c'est Lui, certes, le Repentant et le Miséricordieux! »

Où se trouve l'équilibre entre les points positifs et les points négatifs ?

Ce principe va permettre aux juifs et autre mécréants de dénigrer Allâh, Son Messager, Son Livre, la Sounna de Son Messager, et les savants des musulmans dans tous ce qu'ils ont écrit concernant la critique des sectes, dans les domaines du jarh wa ta'dil. Et il y a une preuve en cela du caractère erronée de cette étrange méthodologie.

Citons d'autres exemples dans la Sounna :


Le Messager  dit :

« Que la malédiction d'Allâh soit sur les juifs et les chrétiens : ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme des Massajid ».
( Sahih Al Boukhâri, hadith 3454)

Ibn 'Abbâss a dit : j'ai entendu dire 'Omar Ibn Al Khattâb dire : Qu'Allâh combatte telle personne ! Ne savait-il pas que le prophète  a dit : « Qu'Allâh maudisse les juifs ! les graissent leur étaient interdites et ils les ont enjolivé (maquillé) et vendu. » (Sahih Al Boukhâri, hadith 3460)

Dans Sahih Mouslim : on informa 'Omar que Samoura vendit de l'alcool. 'Omar dit alors : « Qu'Allâh combatte Samoura ! ne savait-il pas que... » (Jusqu'à la fin du hadith)
 
Où se trouve l'équilibre entre les points positifs et les points négatifs dans la parole du Messager  et celle de 'Omar ?

   Quatrièmement : ce verset est une preuve contre ce à quoi appellent les partisans d'Al Mouwâzanat.
 En effet Il mentionne des personnes parmi les Gens du Livre qualifiés de « traîtres » et d'autres qualifiés d' « honnêtes ».
Si le but de ce verset était d'appliquer Al Mouwazanat, il aurait cité les bons côtés de la catégorie des traîtres et les mauvais côtés de la catégorie des honnêtes, ... ?
Où est donc ce soit disant équilibre entre les points positifs de ceux qui sont qualifiés de traîtres et les points négatifs de ceux qualifiés d'honnêtes ?
 L'orientation que vous donnez à ce verset vers Al Mouwâzanat implique donc nécessairement qu'il nous est légiféré d'écrire et de parler des points positifs des mécréants et de se taire sur leurs points négatifs, ceci car les points négatifs de cette catégorie de juifs (les traîtres) n'ont pas été citées. Ceci est l'égarement même.
 Al Mouwâzanat n'est ni obligée ni nécessaire, car Allâh veut mettre en garde les croyants contre le mal et la traîtrise de ces juifs.
Ceci est un but immense par lequel d'énormes profits se réalisent et d'énormes dégâts sont repoussés.
C'est une affaire que les raisons saines ainsi que les rites /lois islamiques immenses respectent, et ce principe de la Mouwâzanat ne réalise pas ce but.
 Ce principe nous impose donc de ne parler des mécréants qu'en citant leurs bons côtés.

La parole d'Allâh :
 
« Que périssent les deux mains d'Abû-Lahab et que lui-même périsse. Sa fortune ne lui sert à rien, ni ce qu'il a acquis. Il sera brûlé dans un Feu plein de flammes, de même sa femme, la porteuse de bois, à son cou, une corde de fibres.»
 
aurait donc été injuste envers Abou Lahab et sa femme vu qu'elle n'aurait pas appliqué ce principe.
Il en est de même de Pharaon, Haman et tous les mécréants qu'Allâh a cités dans son livre.


Voir : http://www.rabee.net/show_des.aspx?pid=1&id=15&gid
Fin, Wal hamdou lillâh
traduit par Ayoub Abou Youssouf

 

Shaikh Salih al-Fawzaan à propos de la bid'ah de la Muwaazanah (« équilibrage »)


Introduction

La Louange est à Allah.
Nous Le louons et implorons Son aide ainsi que Son pardon.
Nous nous réfugions auprès de Lui contre le mal de nos propres âmes et contre nos mauvaises actions.
Nul ne saurait égarer celui qu'Allah guide ou guider celui qu'Il a égaré.
J'atteste qu'aucune divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allah, L'Unique et sans associé, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Messager .


 
On demanda à Shaikh Salih al-Fawzaan :

"Sommes nous tenus de mentionner les qualités de celui contre qui nous mettons en garde ?"


Le Shaikh répondit :


"Non, ne mentionnez pas leurs qualités. Mentionnez seulement l’erreur dans laquelle ils sont tombés. Vous n’êtes pas chargés de leur procurer une tazkiyah (recommandation). Ce que vous êtes chargés de faire, c’est d’expliquer l’erreur dans laquelle ils sont afin qu’ils puissent s’en repentir, et afin que d’autres puissent s’en écarter.”.
Source : Kitaab ul-Ajwibah al-Mufeedah fee al-Jadeedah As’ilatil-Manaahij (p. 13-14).


On demanda également à Shaikh Salih al-Fawzaan :


Selon une idée répandue chez les jeunes aujourd’hui, il serait obligatoire de contrebalancer qualités et défauts lorsque l’on critique une personne. Ils disent ainsi : « Lorsque l’on critique telle ou telle personne à cause d’une innovation et que l’on expose ses fautes, il est nécessaire de mentionner également ses qualités (ce à des fins de justice et d’équité) ».
Est-ce donc le manhaj (méthodologie) ?
Cette façon de critiquer est-elle correcte ?
Est-il nécessaire pour moi de citer les qualités quand je critique ?


Shaikh al-Fawzaan Salih : Quand celui que l’on critique est d’Ahl us-Sunnah wal-Jamaa’ah et que ses erreurs ne sont pas relatives à la 3aqiida, alors oui... Ses bons cotés et ses qualités sont mentionnées. Ses fautes et ses erreurs sont moindres comparées à l’aide qu’il apporte à la Sunnah.

Mais quand celui qui est critiqué fait partie des gens de l’égarement, des Gens de la déviation et des gens aux principes destructeurs et altérés, alors il ne nous est pas permis de mentionner leurs bons cotés - quand il y a des bons cotés - parce que les mentionner induit les gens dans l’erreur et les amène à se faire une bonne opinion de ce fourvoyé, de cet innovateur et de ce déviant ou de cette personne à l’esprit partisan (hizbiyy).

Il risque d’accepter les idées de ce fourvoyé ou de cet innovateur ou de cette personne à l’esprit partisan. Et Allah jalla wa ’alaa en vilipendant les mécréants, les criminels et les hypocrites, n’a mentionné aucune de leurs qualités.

De même les gens de science parmi les salaf ont réfuté les idées des Jahmiyyah et Mu’tazilah et des gens de l’errance (égarement) sans jamais mentionner leurs bons cotés. C’est parce que leurs bonnes actions sont supplantées par leur égarement, leur mécréance, leur déviation et leur hypocrisie.

Il ne sied donc pas de dénoncer un égaré qui fourvoie les gens, un innovateur, un déviant et ensuite de mentionner ses qualités et dire que c’est un homme de bien, qu’il a tel ou telle qualité mais qu’il a commis une erreur.
Qu’en est-il, alors, d’un innovateur égaré qui dit ouvertement des paroles de Koufr (mécréance) et d’apostasie, qui rapporte des paroles de la plupart des sectes, tels les Rafidha (chiites), Ash’ariyyah, Mu’tazilah, Khawariij, Jahmiyyah etc..., qui jète l’anathème (takfiir) sur certains compagnons du messager d’Allah, sala Allah 3alayhi wa salam, qui se moque de l’un des messagers et diabolise Uthmaan, radhi Allah 3anhou, et appelle à un Jihad destructeur contre les musulmans et propage une ignorance importante ainsi qu’un égarement évident au sujet de l’islam - qu’en est-il quand il est élevé au rang de “Imam de la guidée” dans les écrits des néo-Qutubis tel Salman Al-3awdah, le premier à avoir revivifié cette bid’ah, après que les fondations de celle-ci furent établies par Hassan Al-Banna il y à quelques dizaines d’années de cela ?!!.

Nous vous disons : le fait de vanter ses mérites a plus de poids que le fait de dénoncer son égarement car les gens s’attacheront à cette louange. Donc lorsque vous vous faîtes les avocats de cet innovateur qui égare les gens et que vous vantez ses mérites, vous induisez alors les gens en erreur et cela ouvre la porte à l’acceptation des idées de ceux qui fourvoient les gens. »  Et c’est dans cet état et sous ces conditions que se trouvent les néo-Qutubis et la secte de Abdur-Rahmaan Abdul-Khaaliq qui ont ouvert la porte de la tribulation, en y entrant au nom de Ahl us-Sunnah, qui ont fait la louange des innovateurs et des groupes de l’innovation en ayant montré de l’amour et de la fidélité pour leurs personnes.

Il continua jusqu’à ce qu’il dise :

Quant aux sources de ce doute au sujet du fait de contrebalancer les défauts par les qualités lorsque l’on critique, un jeune s’est exprimé et a écrit un livre dans ce sens.
D’autres ont ensuite accueilli tout cela avec joie. Je suis tombé sur ce livre dans lequel l’auteur argumente en faveur du fait de contrebalancer et j’ai également lu le travail de cheikh Rabee’ bin Haadee al Madkhalee et il a réfuté de façon complète les thèses de ce livre dont l’auteur justifie l’usage du « contre-balancement », dévoilant ce que ce mot recouvre d’erreurs et de contre vérités, et expliquant la méthode employée par les salaf dans leurs réfutations : Ils critiquaient ceux qui fourvoyaient les gens, sans vanter, par ailleurs, leurs mérites, car cela aurait été contradictoire.
Oui, et ces livres sont bien ceux que les extrémistes Murji’ah de notre époque, comme Cheikh Rabee3 les a lui-même nommés, essayèrent de discréditer, d’attaquer et de ridiculiser, dévoilant au grand jour leur ignorance évidente de cette affaire. Et leurs collègues en occident, ceux qui sont empoisonnés par la doctrine néo-Qutubi, ont aussi rejoint les travaux de ceux qui ont inventé cette bid’ah de la “Muwaazanah”, et ils ont également suivi leurs mentors et leaders dans la volonté de jeter le dédain sur Cheikh Rabee3 en l’accusant et en l’attaquant à tort.


Source : Kitaab ul-Ajwibah al-Mufeedah fee al-Jadeedah As’ilatil-Manaahij




Tiré de salafipublications.com
Traduit par Abou Ali, Abou Abdillah & sunna.com, qu'Allah les Récompenses
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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 20:19


Question :


Laquelle de ces deux personnes sera la plus châtiée : le désobéissant (à Allah) ou l’innovateur ?


Réponse :

L’innovateur ; car l’innovation, d’une part, est plus grave que l’acte de désobéissance et, d’autre part, préférée à ce dernier auprès de « chaytane ». Ceux qui commettent des péchés se repentent, quant aux innovateurs, ils sont peu nombreux à se repentir car ils pensent être sur la vérité en opposition au désobéissant qui sait pertinemment qu’il est pécheur et qu’il commet un acte de désobéissance. Quant à l’innovateur, il considère qu’il est obéissant et qu’il pratique un acte d’adoration, c’est pour cette raison que l’innovation est plus grave que l’acte de désobéissance, nous demandons à Allah qu’Il nous en préserve. C’est dans cette optique que nos pieux prédécesseurs (As-salaf) mettaient en garde contre le fait de côtoyer les innovateurs, dont les dangers sont considérables, car ils ont une influence sur ceux qui les côtoient.
Il ne fait aucun doute que l’innovation est plus grave que l’acte de désobéissance et les conséquences du danger de l’innovateur sur les gens sont plus désastreuses que celles du désobéissant. A cet effet, as-salaf disaient : « un petit effort en conformité avec la sunna est meilleur qu’un effort important dans l’innovation. »

Source : Al ajwibatou al moufîdatou ’an as-ilati al manâhiji al jadidati. Question 5.
Auteur : Cheikh Fawzan, hafidhahou Allah
Traduction : Abou Abdillah.




source :  sunna.com
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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 04:24
SHeikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve)

 

Allâh – Djalla wa ‘Ala – dit :

« "Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc ; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie." »
Coran, 6/153


Ce verset indique le fait de suivre la voie, qui est la voie de l’Islâm et de la Sounnah, une obligation ordonnée par Allâh – Djalla wa ‘Ala – à cet égard. Et le fait de suivre une autre voie que celle-ci, parmi [les voies] des passions, des innovations et des ambigüités est interdit. Allâh dit : « et ne suivez pas les sentiers. »
Coran, 6/153 Cela est une prohibition. Et la prohibition ici est une interdiction […] D’après ‘Aisha (radhiallâhu ‘anha), le Prophète a dit : « Celui qui apporte dans notre religion-ci une innovation qui est étrangère, on doit rejeter tout ce qu’il dit. » Dans une autre version de Muslim : « Celui qui fait une chose en désaccord avec notre religion, on doit rejeter tout ce qu’il fait. »

Ce hadîth est unanimement reconnu [par al-Bukhârî et Muslim] comme authentique. Ils sont unanimes sur son authenticité dans la première version : « Celui qui apporte dans notre religion-ci une innovation qui est étrangère, on doit rejeter tout ce qu’il dit. » et dans la deuxième version : « Celui qui fait une chose en désaccord avec notre religion, on doit rejeter tout ce qu’il fait. » Certes, rapporté par Muslim dans son Sahîh, et annoté par al-Bukhârî aussi dans son Sahîh.

Ces deux hadîth dans leurs deux versions constituent une preuve, un fondement énorme parmi les fondements dans le fait de rejeter les innovations et les choses nouvelles [ou étrangères] dans toutes ses formes. Et ces deux versions sont fondamentalement importantes, et toutes deux sont une preuve sur ce chapitre.

Dans la première version : « Celui qui apporte dans notre religion-ci une innovation qui est étrangère, on doit rejeter tout ce qu’il dit. » Cela s’adresse à celui qui innove, et invente des choses nouvelles [ou étrangères], et s’il ne fait pas cela, celui qui apporte une chose nouvelle, cela lui sera rejeté et cela ne sera pas accepté de lui, et il sera dans l’au-delà du nombre des perdants.

Dans la deuxième version : « Celui qui fait une chose en désaccord avec notre religion… » cela s’adresse à celui qui accomplit les innovations, même s’il n’apporte pas de choses nouvelles. Ces deux versions indiquent d’une part ce qui s’applique sur celui qui apporte une chose nouvelle, et d’autre part sur celui qui applique la chose nouvelle sans qu’il ne l’ait apporté.

Ce hadîth est la balance des actes apparents, comme le hadîth de ‘Oumar (radhiallâhu ‘anhu) : « Les actions ne valent que par leurs intentions, et chacun sera rétribué selon son intention. » est la balance des actes intérieurs. Celui qui purifie son intention intérieurement, ses actions seront droites et conformes à la Sounnah, et de la sorte, il accepte ainsi la religion. Si l’une de ces deux conditions devait à manquer, ses actions ne seront pas acceptées. Si la personne n’est pas sincère dans ses actes [quand même ils sont conformes], ses actions ne sont pas acceptées, et si ses actes ne sont pas conformes et justes extérieurement [quand même ils sont sincères], certes cela ne sera pas accepté de sa part.

Après cette explication, notons que les choses nouvelles sont de deux sortes :

 Les choses nouvelles liées à ce bas monde.

 Les choses nouvelles liées à la religion.

Et ce hadîth fait référence aux choses nouvelles [ou étrangères] dans la religion. Car il dit (sallallahu ‘alayhi wa sallam) : « Celui qui apporte dans notre religion-ci une innovation qui est étrangère » Et la parole « dans notre religion-ci » veut dire la religion.

Et pour ce qui des choses nouvelles [ou étrangères] liées à ce bas monde, elles ne sont pas interdites. Car certes les Compagnons (radhiallâhu ‘anhum) ont élargi différentes affaires mondaines en conformité avec ce qui était considéré comme d’intérêt [pour la communauté] […] Ainsi, les choses nouvelles [ou étrangères] dans la religion sont totalement rejetées, et pas une personne ne doit apporter une chose nouvelle dans la religion, et que cela soit dans le domaine de la science, ou dans le domaine dogmatique, ou encore dans le domaine de la pratique. Delà, ce hadîth indique clairement la nullité des choses nouvelles dans tous les domaines dogmatiques, et la nullité de toute action nouvelle et étrangère qui aurait pour but le rapprochement d’Allâh.
Charh kitâb « Fadhl ul-Islâm » du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, p.68-70




Traduit par Ismaïl
Source : manhajulhaqq.com
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 23:21



Ibn ’Abbâs [m.68H] a dit :
« Certes, les choses les plus détestées auprès d’Allah sont les innovations » [1]
Ibn ’Umar [m.84H] a dit :
« Toute innovation est égarement, même si les gens la voient comme quelque chose de bien ». [2]


Sufyân ath-Thawrî [m.161H] a dit :
« L’innovation est plus aimée d’Iblis que le péché, car on se repent du péché, mais on ne se repent pas de l’innovation ». [3]


L’Imâm Ach-Châfi’î [m.204H] a dit :
« Qu’une personne rencontre Allâh avec tous les péchés sauf le Chirk [association] est meilleur pour elle que de le rencontrer avec une seule des croyances innovées ». [4]


Al-Layth Ibn Sa’ad [m.175 H] a dit :
« Même si je voyais un des gens de la passion [c-a-d de l’innovation] marcher sur l’eau je n’accepterais pas de lui. »


Alors l’Imâm Ach-Châfi’î dit :
« Il [Al-Layth] n’a pas été assez loin. Si je le voyais marcher dans l’air, je n’accepterais pas de lui ». [5]


Yunûs Ibn ’Oubays a dit à son fils :
« Je t’interdis la fornication (az-Zinah), de voler et de boire le vin. Cependant, que tu rencontres Allâh avec l’un de ces péchés est meilleur pour moi plutôt que tu Le rencontres avec la façon de penser de Amr et les compagnons de Amr [c-a-d les Mou’tazila] ». [6]


Sa’îd Ibn Djoubayr a dit :
« Que mon fils soit le compagnon d’un vaurien pécheur et rusé qui est sunnites est plus appréciable pour moi plutôt qu’il soit le compagnon d’un innovateur dévot et pieux ». [7]


L’Imâm Al-Barbahârî a dit :
« Cependant, si tu vois un individu dont les façons et la manière de penser sont détestables, qu’il est méchant, pécheur et oppresseur, tout en étant un des gens de la Sounnah, fais de toi son compagnon et assieds-toi avec lui, car ses péchés ne t’atteindront pas. Si tu vois un homme qui lutte ardemment et longuement dans l’adoration, est abstinent, continuel dans l’adoration, excepté qu’il est un des gens de la passion, ne t’assieds pas avec lui, n’écoute pas ses paroles et ne marche pas à ses côtés, car tu n’es pas à l’abri du fait de devenir éventuellement satisfait de sa manière d’être, puis de l’accompagner dans la destruction. » [8]


L’Imâm Ahmad [Ibn Hanbal] a dit :
« Les tombes des gens de la Sounnah parmi ceux d’entre eux qui ont commis les grands péchés sont comme des jardins. Et les tombes des gens de la Bid’ah parmi ceux d’entre eux qui sont les pieux abstinents sont caverneuses et creuses. Les pécheurs parmi les Ahl us-Sounnah wal-Djamâ’a sont les alliés d’Allâh, et les pieux abstinents parmi les Ahl ul-Bid’a sont les ennemis d’Allâh. » [9]


L’Imâm al-Marwadhî [d.238H] - rahimahullâh - a dit :
« J’ai dit à Abî Abdullâh, c-a-d notre Imâm (Ahmad Ibn Hanbal), « qu’en est-il si tu vois un homme préoccupé par le jeûne et la prière, mais silencieux lorsqu’il en vient de parler sur les gens de l’innovation ? » Alors son visage changea, et il dit : « S’il jeûne et prie et se dissocie des gens, n’est-ce pas uniquement pour son propre bénéfice ? » Je répondis : « oui ». Il dit : « ainsi, s’il fait ceci (parler sur les gens de l’innovation), alors c’est pour le bénéfice des autres, parler est bien plus excellent ».
Muhammad Ibn Boundar al-Djardjanî a dit à l’Imâm Ahmad :
« Certes, il m’est difficile de dire : ’celui-ci est comme ceci et celui-là est comme cela", alors Ahmad lui dit : « si je restais silencieux et tu restais silencieux , alors quand l’homme ignorant viendra-t-il à connaître le Sahîh (authentique) du Saqîm (faible) ? ».


L’Imâm ach-Châtibî a dit :
« Et ’Umar Ibn Salamah al-Hamdanî a dit : « Nous étions assis dans le cercle de Ibn Mass’oûd dans la mosquée, qui était faite d’un sol plat, couvert de sable. ’Oubayd-Allâh Ibn ’Umar Ibn al-Khattâb, qui venait juste de revenir d’une expédition, lui dit :
« Qu’est-ce que la « voie droite O Abdurrahmân ? »
Il répondit :
« Par le Seigneur de la Ka’bah, c’est ce sur quoi ton père était fermement établit, jusqu’à ce qu’il entre au Paradis. »
Puis il jura fermement de cela trois fois. Ensuite, il traça une ligne sur le sol, et traça des lignes de chacun de ses côtés, et dit :
« Votre Prophète (sallallahu alayhi wa sallam) vous a laissé sur ce bout ci, et l’autre bout est au Paradis. Alors quiconque reste fermement sur elle entrera au Paradis, et quiconque prend l’une de ces [autres] voies sera détruit. »



Notes

[1] Rapporté par Al-Bayhaqî dans As-Sounnan al-koubra
[2] Rapporté par Abû Chaymah, n°39
[3] Rapporté par Al-Lâlika’î, n°238
[4] Rapporté par Al-Bayhaqî dans al-I’tiqâd, p.158
[5] Rapporté par As-Suyûtî dans « Al-Amr bil-ittiba’ wa an-nahi ’an il-ibtida’ »
[6] Al-Ibânah, 2/466
[7] al-Ibânah n°89
[8] Charh as-Sounnah, n°149
[9] Tabaqat ul-Hanabilah, 1/184


Allah est le Seul garant du succès. Paix et Salut sur notre Prophète Mûhammad, ses proches et tous ses compagnons et Louange à Allah, Seigneur des mondes.
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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 04:18
Par Abou Abdillah,

De l’utilisation de la musique et du chant comme outils de propagation de la parole d’Allah.
Le sheikh Al Islâm Ibn Taymiyya (qu’Allah lui fasse miséricorde) fut interrogé au sujet d’un groupe de gens qui se réunissaient afin de commettre des péchés majeurs (meurtres, banditisme de grands chemins, vols, consommation de boissons alcoolisées et autres).
Un sheikh connu pour sa pratique du bien et sa conformité à la Sunna voulut alors les en empêcher. Il ne trouva pour cela d’autre moyen que de les rassembler afin de leur faire écouter des chants basés sur de la poésie licite et accompagnés d’un tambourin sans cloches et sans flûte.
Après avoir fait cela, certains des membres de ce groupes se repentirent ; ceux qui ne priaient pas, volaient et ne versaient pas leur zakât se mirent alors à s’abstenir des choses équivoques, à s’acquitter de leurs obligations [religieuses] et à s’éloigner des interdits. Est-il dès lors permis à ce sheikh de recourir à l’écoute [de ces chants] ainsi décrits compte tenu des intérêts qui en découlent et sachant qu’il ne lui est pas possible de les inviter [au repentir] autrement ?


Voici la réponse du sheikh :

« La louange est à Allah, Seigneur et Maître des mondes. Allah a certes dépêché Muhammad, صلى الله عليه وسلم, avec la guidée et la religion de vérité. [...]
Religion qu’Il a parachevée pour lui ainsi que pour sa communauté. [...]
Il a par ailleurs ordonné aux gens de peser les questions religieuses sur lesquelles ils divergent à l’aune de ce avec quoi Il l’a, صلى الله عليه وسلم, envoyé. [...] Quiconque s’agrippe au Coran et à la Sunna fait donc partie des alliés d’Allah et des pieux, des armées et du parti victorieux d’Allah.

Les anciens comme Mâlik et d’autres avaient coutume de dire : « La Sunna est à l’image de l’arche de Noé. Quiconque y prend place obtient le salut et quiconque manque à son appel se noie. »
[...]
Sachant cela, il est connu que ce par quoi Allah guide, oriente et pardonne aux êtres égarés et pécheurs réside nécessairement dans le Coran et la Sunna avec lesquels Il a envoyé Son Messager. [...]

Ce point étant éclairé, nous dirons à la personne qui nous a interrogé : Le sheikh en question s’est fixé comme objectif [d’amener] ces auteurs de péchés majeurs en réunion et cela ne lui a été possible que par la méthodologie innovée qu’il a mentionnée.
Ceci prouve donc son ignorance quant aux méthodologies légales par le biais desquelles les pécheurs se repentent. Le Prophète, صلى الله عليه وسلم, les compagnons et les Tâbi‘ûns adressaient en effet leur prédication à des gens -alliant à la fois mécréance, perversion et péchés- pires que [ceux qui ont été décrits ici]. Ils eurent pour cela recours aux méthodologies légalement reconnues et par lesquelles Allah les dispensa de celles relevant de l’innovation. »



Source : Al ajwibatou al moufîdatou ’an as-ilati al manâhiji al jadidati, note de la question 17. (Majmu’ Al-Fatawa 11/337-345) : (Résumé de la réponse)
Auteur : Sheikh Fawzan, hafidhahou Allah
Traduction : L’équipe Sounna.com
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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 15:23
Existe-t-il en Islam de bonnes innovations ?

 

Beaucoup de nos frères et sœurs pensent qu’il existe de bonnes innovations en Islam, est-ce que ceci est fondé ? D’où leur est venue cette croyance ? Voyons ce que répond Cheikh Fawzan, qu’Allah le préserve, à ce sujet et Allah est le plus savant :


Question :

94 _ ما حكم تقسيم البدعة إلى بدعة حسنة وبدعة سيئة ‏؟‏ وهل يصِحُّ لمن رأى هذا التقسيم أن يحتجَّ بقول الرسول‏ :‏ ‏(‏مَن سنَّ سُنَّةً حسنةً في الإسلام‏.‏‏.‏‏.‏‏)‏ الحديث، وبقول عمرَ‏ :‏ ‏(‏نعمتِ البدعةُ هذه‏.‏‏.‏‏.‏‏)‏‏؟‏ نرجو في ذلك الإفادة، جزاكم الله خيرًا‏.

Quel est le statut de celui qui considère qu’il existe des bonnes et des mauvaises innovations ? Et celui qui prétend que cette distinction est valable, peut-il s’argumenter de la parole du messager, sala Allah ’alayhi wa salam : "celui qui instaure une bonne tradition en Islam..." et de la parole de ’Omar, qu’Allah l’agrée : "que cet acte est une bonne innovation !... ? Nous souhaiterions un éclaircissement, qu’Allah vous récompense par le bien.


Réponse :

ليس مع من قسَّم البدعة إلى بدعةٍ حسنة وبدعةٍ سيئةٍ دليلٌ؛ لأن البدع كلَّها سيئةٌ؛ لقوله صلى الله عليه وسلم‏ :‏ ‏(‏كل بدعة ضلالة، وكل ضلالة في النار‏)‏ ‏[‏رواه النسائي في ‏"‏سننه‏"‏ ‏(‏3/188-189‏)‏ من حديث جابر بن عبد الله بنحوه، ورواه الإمام مسلم في ‏"‏صحيحه‏"‏ ‏(‏2/592‏)‏ بدون ذكر‏ :‏ ‏"‏وكل ضلالة في النار‏"‏ من حديث جابر بن عبد الله‏.‏ (1)]‏‏

Celui qui se permet de distinguer entre bonne et mauvaise innovation ne se base sur aucune preuve en ce sens que toutes les innovations sont mauvaises comme il a été rapporté par le messager, sala Allah ’alayhi wa salam : "Toute innovation est un égarement et tout égarement est voué au feu" (rapporté par An-nassaï dans son "sunan" (189-3/188) et par l’imam Muslim dans son "sahih" (2/592) mais sans la partie : "et tout égarement est voué au feu").

 

وأما قوله صلى الله عليه وسلم‏ :‏ ‏(‏مَن سنَّ في الإسلام سُنَّةً حسنةً‏)‏ ‏[‏رواه الإمام مسلم في ‏"‏صحيحه‏"‏ ‏(‏2/704-705‏)‏ من حديث جرير بن عبد الله‏.‏‏]‏؛ فالمرادُ به‏ :‏ من أحيا سنَّةً؛ لأنه صلى الله عليه وسلم قال ذلك بمناسبة ما فعلَهُ أحد الصَّحابة من مجيئه بالصَّدقة في أزمةٍ من الأزمات، حتى اقتدى به الناس وتتابعوا في تقديم الصَّدقات‏.

Quant à la parole du messager, sala Allah ’alayhi wa salam, "celui qui instaure en Islam une bonne tradition" (rapporté par l’imam Muslim dans son "sahih" (705-2/704) signife en fait :"celui qui a revivifié une sunna" car le messager, sala Allah ’alayhi wa salam, à dit cette parole lorsqu’un compagnon apporta une aumône pendant une période de crise, de telle sorte qu’il fut pris en exemple par les autres compagnons qui, à leur tour, apportèrent des aumônes.



وأما قول عمر رضي الله عنه‏ :‏ ‏"‏نعمتِ البدعةُ هذه‏"‏ (2)؛ فالمراد بذلك البدعة اللغويَّة لا البدعة الشرعيَّةُ؛ لأنَّ عمر قال ذلك بمناسبة جمعه الناس على إمام واحد في صلاة التَّراويح، وصلاة التَّراويح جماعة قد شرعها الرسول صلى الله عليه وسلم؛ حيث صلاها بأصحابه ليالي، ثم تخلَّفَ عنهم خشية أن تُفرضَ عليهم (3)، وبقي الناس يصلُّونها فرادى وجماعات متفرِّقة، فجمعهم عمر على إمام واحد كما كان على عهد النبي صلى الله عليه وسلم في تلك الليالي التي صلاها بهم، فأحيى عمر تلك السُّنَّة، فيكون قد أعاد شيئًا قد انقطع، فيُعتبَرُ فعله هذا بدعة لغويَّة لا شرعيَّةً؛ لأنَّ البدعة الشرعية محرَّمة، لا يمكن لعمر ولا لغيره أن يفعلها، وهم يعلمون تحذير النبي صلى الله عليه وسلم من البدع (4).

Quant à la parole de ’Omar, qu’Allah l’agrée : "que cet acte est une bonne innovation", il s’agit en fait de l’innovation dans son sens linguistique et non dans son sens religieux. ’Omar, qu’Allah soit satisfait de lui, dit cette parole après avoir réuni les compagnons derrière un seul imam pendant la prière de "tarawih", prière en groupe qui avait été légiférée par le messager, sala Allah ’alayhi wa salam. Il, sala Allah ’alayhi wa salam, l’avait effectuée avec ses compagnons quelques nuits puis s’arrêta de crainte qu’elle ne soit considérée comme une obligation. Les gens continuèrent à la prier ("tarawih"), pour certaines, seules, pour d’autres, en plusieurs groupes réparties dans la mosquée, c’est alors que ’Omar, qu’Allah l’agrée décida de les réunir derrière un seul imam comme c’était le cas à l’époque du prophète, sala Allah ’alayhi wa salam, lors de ces nuits pendant lesquelles il, sala Allah ’alayhi wa salam, fut imam pour les compagnons lors de la prière de "tarawih". ’Omar, qu’Allah l’agrée, a en fait revivifié cette sunna, il a redémarré une action qui s’était arrêtée. Cette innovation est à considérer, donc, dans son sens linguistique et non dans son sens religieux, en ce sens que l’innovation en religion est strictement interdite et il ne sied, ni à ’Omar, qu’Allah l’agrée, ni à d’autres de la faire d’autant plus qu’ils étaient au courant de la mise en garde du prophète, sala Allah ’alayhi wa salam, contre les innovations.

Pour en savoir concernant qiyyam ramadhan

http://www.al.baida.online.fr/qiyyam_ramadhantraditionoubonneinnovation.htm#_ftn1

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Source : Al-muntaqa min fatâwa, Tome 1, question 94.
convertistoislam.over-blog.com

Auteur : As-sheikh Al-Fawzan.

Traduction : Abou Abdillah.
http://www.sounna.com/article.php3?id_article=96
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