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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 03:31


Comment l'être humain a-t-il été créé ?

Q : Peut-on comprendre que, comme l’âme est insufflé dans l’embryon après la période de quatre mois, cela signifie que le spermatozoïde qui féconde l’ovule et qui va constituer l’embryon ne possède pas d’âme ?

R : Le spermatozoïde et l’ovule possèdent tous deux une vie qui leur est propre, s’ils sont exempts de maladies. Ils ont été créés tous deux avec la permission d’Allah et prédestinés pour se féconder. S’il y a fécondation, il y aura la formation d’un embryon, si Allah veut, et celui-ci aura une vie de croissance et de transformation physique connue. Aussi, si l’âme est insufflée, le fœtus passera par une autre forme de vie avec la permission d’Allah le Parfaitement Connaisseur.
 
D’autre part, nous disons que malgré les grands efforts déployés par l’individu même s’il est un excellent médecin, il ne pourra jamais cerner de sa science les secrets du monde de la grossesse, ses causes et ses phases, mais il pourra en cerner quelques aspects moyennant des études, des expériences et des consultations faites dans ce but. Allah le Très-Haut a dit :
 
« Allah sait ce que porte chaque femme et combien la période de gestation dans la matrice est écourtée ou prolongée. Et toute chose a auprès de Lui sa mesure * Le Connaisseur de ce qui est caché et de ce qui est apparent, Le Grand, Le Sublime. »
Le Tonnerre, v. 8, 9.
 
et Il dit aussi :
 
« La connaissance de l’Heure est auprès d’Allah, et c’est Lui qui fait tomber la pluie salvatrice, et Il sait ce qu’il y a dans les matrices… »
Luqmân, v. 34.
 
et qu’Allah prie sur notre Prophète Muhammad et le salue.

 
Fatwa du Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de l’Iftâ,
Page 32.




Dire : « Allah est partout »

Q : J’ai écouté une émission de radio dans laquelle un jeune garçon demandait à son père : « Où est Allah ? » Et le père de répondre : « Allah se trouve partout ! » La question est : quelle est la position de l’islam concernant  cette réponse ?

R : La réponse donnée est totalement fausse ; c’est ce que disent les gens de l’innovation parmi les jahmites et les mu’tazilites et ceux qui les suivent. La juste voie dans cette question-ci est celle empruntée par les gens de la Sunna et du Consensus à savoir qu’Allah, gloire et pureté à Lui, est au-dessus des cieux, au-dessus de Son Trône, au-dessus de toutes Ses créatures et que Sa science se trouve partout comme l’ont bien montré et prouvé les nombreux versets coraniques, les hadiths prophétiques et le Consensus des Prédécesseurs (As-Salaf) de la communauté.
 
Allah Le Très-Haut dit :

« Certes, votre Seigneur est Allah, Qui a créé les cieux et la terre en six jours puis S’est établi (Istawâ) sur le trône »
Al-A’râf, v. 54.
 
Allah, gloire et pureté à Lui, a répété ceci dans six versets différents de Son Noble Coran.
 
La signification du mot « S’est établi » chez les gens de la Sunna renvoie à la notion de hauteur et d’élévation au-dessus du Trône, de la manière qu’il convient à la majesté d’Allah, gloire et pureté à Lui, et dont nul ne connaît le comment sauf Lui.
 
Le savant Mâlik ibn Anas a été questionné à ce sujet et il a dit : « L’établissement sur le trône est bien connu, le comment en est inconnu, y croire est un devoir et toute question à ce sujet est une innovation. » Mâlik, qu’Allah lui soit clément, voulait dire que poser des questions au sujet du comment est une innovation.
 
Les mêmes types de propos ont été rapportés du professeur de Mâlik, Rabî‘a ibn ‘Abdur-Rahmân et de la mère des croyants ‘Um Salama, qu’Allah l’agrée. C’est la position de tous les gens de la Sunna parmi les Compagnons, qu’Allah les agrée, et ceux qui sont venus après eux parmi les savants de cette communauté.
 
D’autre part, Allah, gloire et pureté à Lui, a fait mention dans d’autre versets qu’Il est au-dessus des cieux et qu’Il est élevé :

« Le jugement appartient à Allah le Très-Haut, le Très-Grand. »
Le Pardonneur, v. 12.

Et Allah dit :

« Vers Lui monte la bonne parole et Il élève haut la bonne action. »
Le Créateur, v. 10.

Le Glorieux dit aussi :

« … la garde (des cieux et de la terre) ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très-Haut, le Très-Grand. »
La Vache, v. 255.
 
Allah le Majestueux dit encore :

« Etes-vous à l’abri, que Celui qui est au ciel vous enfouisse sous terre et voici qu’elle tremble * Ou êtes-vous à l’abri que Celui qui est au ciel envoie contre vous un ouragan de pierres ? Vous saurez ainsi quel fut Mon avertissement. »
La Royauté, v. 16-17.
 
Dans plusieurs versets du Noble Livre d’Allah, il y a l’affirmation qu’Allah le Glorieux est au ciel et qu’Il est élevé. Ceci concorde parfaitement avec le sens des versets qui traitent de l’établissement d’Allah sur le trône (Al-Istiwâ).
 
Avec tout ce qui a été rapporté comme preuves, on saura clairement que la parole des gens de l’innovation qui disent qu’Allah est partout n’est que mensonge ; c’est la doctrine des halûlites égarés.
 
Au contraire, cette parole est une apostasie et un égarement, car c’est un reniement de ce qu’Allah, gloire et pureté à Lui, a dit et ce que son Messager, prière et salut d’Allah sur lui, a dit dans ce qui a été rapporté comme hadiths authentiques, mentionnant qu’Allah, gloire et pureté à Lui, est au ciel, comme par exemple :
« Vous ne placez pas votre confiance en moi alors que Celui Qui est au ciel a placé sa confiance en moi ? »
Al-Bukhârî, chapitre des expéditions (4351) et Muslim, chapitre de l’aumône légale (144-1064).
 
ainsi que le hadith racontant le voyage nocturne du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, et d’autres preuves également.

 
Fatwa de cheikh Ben Baz
Le magazine Ad-Da’wa n° 1288




Où est Allah ?

Q : L’éminent savant Otheimine a été questionné : il y a des gens qui, quand on leur demande où est Allah, disent qu’Allah est partout, ou bien qu’Allah est présent. Est-ce que cette réponse est juste ?

R : Cette réponse est complètement fausse. Si on vous demande où est Allah, vous devez dire alors qu’Allah est au ciel, comme la petite fille qui a répondu à la question du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui :
 
« Où est Allah ? »,
elle lui repondit alors : « Au ciel. »
 
En ce qui concerne la réponse « Il est présent », c’est détourner la question et ce n’est pas non plus une réponse correcte.

Pour celui qui dit qu’Allah est partout, en Son Essence, il est mécréant, car ceci est un reniement des preuves accablantes des textes, de la raison et du penchant naturel (Fitra) qui montrent dans leur ensemble qu’Allah le Très-Haut est au-dessus de toutes choses et qu’Il est au-dessus des cieux, établi sur Son Trône.
 

Fatwa de cheikh Otheimine tirée de son recueil de fatwas
Tome 1 page 132 et 133




La signification des deux attestations


Q : Cheikh Otheimine a été questionné à propos des deux attestations.

R : Les deux témoignages : le témoignage que nulle divinité sauf Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah sont les clefs de l’Islam. En effet, l’entrée dans l’Islam n’est possible que par le biais de ces deux attestations. Et c’est pour cette raison que le Prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) ordonna à Mou’âdh Ibn Jabal  (qu’Allah l’agrée) lorsqu’il l’envoya au Yémen, de commencer son appel par le témoignage que « nulle divinité sauf Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah ».

A)  La signification du témoignage  « nulle divinité sauf Allah ».

La signification de la première phrase : l’attestation que « nulle divinité sauf Allah » ( Lâ ilâha illa lâhou) est la reconnaissance de l’homme, par la parole et le cœur, que nul n’est adoré sauf Allah.
En arabe le mot « ilâha » a la signification d’adoré « ma’louh ». Et de ce mot on ressort « ta’alouh » qui signifie « adoration ».
Ainsi le sens de ce témoignage est : nul adoré sauf Allah Seul.
De plus, cette phrase se compose d’une négation (An-Nafîy) et d’une affirmation (Al-Ithbât) : la négation se trouve dans « nulle divinité » et l’affirmation dans « sauf Allah ».
Il y a, dans cette phrase, un sous-entendu implicite, qui est la reconnaissance par la langue après la croyance par le cœur que nul ne mérite (en vérité) d’être adoré en dehors d’Allah Seul. Ceci implique, non seulement, un culte pur voué à Allah uniquement, mais aussi, l’annulation de toute adoration vouée à autre que Lui.
Ainsi, par notre sous-entendu implicite qui est « ne mérite » s’éclaircit la réponse à l’ambiguïté prononcée par plusieurs personnes qui est : comment pouvez-vous dire « nulle divinité sauf Allah », alors qu’il existe d’autres divinités qui sont adorées en dehors d’Allah,  qu’Allah a nommé divinités ainsi que leurs adorateurs ? En effet, Allah (béni et exalté) a dit :

[…Leurs divinités, qu’ils invoquaient en dehors d’Allah, ne leur ont servi à rien, quand l’ordre (le châtiment) de ton Seigneur fut venu…]
Sourate ‘Hûd’ verset 101).

Et le Très-Haut a dit :

[N’assigne point à Allah d’autres divinités…]
(Sourate ‘Le voyage nocturne’ verset 22).

Et le Très-Haut a dit :

[Et n’invoque nulle autre divinité avec Allah…]
(Sourate Al-Qassas  verset 88).

Comment est-il possible d’affirmer « nulle divinité sauf Allah » tout en sachant que l'adoration est vouée pour autre qu’Allah ?

De plus, comment peut-on affirmer que l'adoration est vouée à autre qu’Allah alors que les Prophètes ont dit à leurs peuples :

[…Adorez Allah. Pour vous, pas de divinité à part Lui…]

(Sourate ‘Al-A’râf’ verset 59).

La réponse à cette ambiguïté apparaît lorsque nous sous-entendons « ne mérite en toute vérité d’être adoré » dans notre formulation « Nulle divinité sauf Allah ».

Nous répondons alors : Ces divinités, qui sont adorées en dehors d’Allah, sont de fausses divinités qui ne possèdent rien des droits divins, et la preuve à cela est la Parole d’Allah, le Vrai, -qu’Il soit glorifié :

[Il en est ainsi parce qu’Allah est Lui le Vrai, alors que tout ce qu’ils invoquent en dehors de Lui est le faux, et qu’Allah est le Haut, le Grand.]
(Sourate ‘Louqmân’  verset 30).

Et aussi Sa parole (qu’Il soit glorifié) :

[Avez-vous vu (les divinités), Lât et ‘Ouzzâ ainsi que Manât, Lât est une divinité qui fut adorée à Tâïf, une ville proche de la Mecque et ’Ouzzâ est une divinité qui fut adorée à Nakhla entre la Mecque et Tâîf et enfin, Manât est une divinité qui fut adorée à Sayfoul-Bahr, qui se situait au niveau de Médine sur la Mer Rouge. (NdT) cette troisième autre ? Sera-ce à vous le garçon et à Lui la fille ? Que voilà donc un partage injuste ! Ce ne sont que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres. Allah n’a fait descendre aucune preuve à leur sujet.]
(Sourate ‘L’étoile’ verset 19 à 23).

Et aussi Sa parole selon Youssouf :

[Vous n’adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres. Allah n’a fait descendre aucune preuve à leurs sujets…]
(Sourate Yousouf verset 40).

En conclusion, la signification de « Nulle divinité sauf Allah » est « nul ne mérite d’être adoré en vérité sauf Allah ».
Quant aux divinités autres que Lui parmi les messagers, les anges, les saints, les pierres, les arbres, le soleil ou la lune (etc.) ; leur caractère divin  prétendu par leurs adorateurs n’est que fausseté et en aucun cas une vérité. La seule divinité digne d’adoration est Allah, Gloire à Lui.

B) La signification du témoignage « Muhammad est le Messager d’Allah »

Ensuite, la signification du témoignage que Muhammad (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui)  est le Messager d’Allah (Muhammadou-rassoulou-llâh) est la reconnaissance par la parole et la croyance par le cœur que Muhammad Ibn Abdillâh El-Hâchimy El-Qorachy est le Messager d’Allah (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui)  pour l’ensemble de la création, qu’ils soient djinns ou humains.

Allah le Très-Haut a dit :

[Dis : « Ô hommes ! Je suis, pour vous tous, le Messager d’Allah, à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Pas de divinité à part Lui. Il donne la vie et Il donne la mort. Croyez donc en Allah, en Son Messager, le Prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés ».]
(Sourate Al-A’râf  verset 158).

Et le Très-haut a dit :

[Qu’on exalte la bénédiction de Celui qui  a fait descendre le livre de discernement sur Son serviteur, afin qu’il soit un avertisseur à l’univers.]
(Sourate ‘Le discernement’ verset 1).

Parmi les exigences de ce témoignage est de ne pas croire que le Messager d’Allah (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui)  a un droit à la Seigneurie (rouboubîya)
La rouboubîya : le pouvoir de créer, de pourvoir à la subsistance des créa- tures, de donner la vie et la mort, de destiner toutes choses…Tout cela doit être attribuer à Allah Seul, et il faut croire qu’Il n’a en cela aucun associé. (NdT), à l’organisation de l’univers ou un droit à l’adoration. Ce Messager (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui)  est, plutôt, un serviteur que l’on ne doit pas adorer et un Messager que l’on ne doit pas démentir. Aussi, parmi ces exigences, nous devons croire qu’il (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui)  ne possède pour lui-même ou pour autrui aucun bienfait, ni aucune nuisance à part ce qu’Allah aura voulu. Comme Allah dit :

[Dis-(leur) : « Je ne vous dis pas que je détiens les trésors d’Allah, ni que je connais l’Inconnaissable, et je ne vous dis pas que je suis un ange. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. »…]
(Sourate ‘Les bestiaux’ verset 50).

C’est, donc un serviteur, qu’Allah commande, qui suit uniquement, ce qui lui a été ordonné de faire.

Le Très-haut a également dit :

« Dis: "Je ne possède aucun moyen pour vous faire du mal, ni pour vous mettre sur le chemin droit".Dis: "Vraiment, personne ne saura me protéger contre Allah; et jamais je ne trouverai de refuge en dehors de Lui. »
(sourate ‘des djinns’ verset 21 et 22)

Le Très-Haut a aussi dit  :

[Dis : « Je ne détiens pour moi-même ni profit ni dommage, sauf ce qu’Allah veut. Et si je connaissais l’Inconnaissable, j’aurais eu des biens en abondance, et aucun mal  ne m’aurait touché. Je ne suis, pour les gens qui croient, qu’un avertisseur et un annonciateur ».]
(Sourate Al-A’râf verset 188).

Voici, donc, le sens du témoignage « nulle divinité excepté Allah, et Muhammad est le Messager d’Allah ».
Et par ce sens, tu sais que ni le prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) ou autre créature ne sont en droit d’être adorés car l’adoration n’est qu’à Allah seul :

« Dis: "En vérité, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers. À Lui nul associé! Et voilà ce qu'il m'a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre. »
(sourate ‘les bestiaux’ verset 162 et 163)

et que le droit du prophète (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) de lui donner comme place celle qu’Allah lui a donné, celle de serviteur et de messager d’Allah et que la prière et le salut d'Allah soient sur lui.


Fatwa du cheikh  ibn ‘Otheimine tirée de son livre « Les piliers de l’islam »
Question 17 p 47




La répartition du Tawhid

Q : Cheikh Mouqbil fut questionné sur la répartition du Tawhid en trois parties :
L’unicité d’Allah dans sa seigneurie
L’unicité d’Allah dans l’adoration
L’unicité d’Allah dans ses noms et attributs
A quelle époque est apparut cette répartition ?
Quelle en a été la cause ?
Et est-t-il authentique que Cheikh Ibn Taymiyya et son éleve Ibn El-Qayyim furent les premiers à répartir le Tawhid de cette manière ?

R : Louange à Allah, Seigneur de l’Univers, et que la prière d’Allah soit sur notre prophète Mohammed, sa famille, et tous ses compagnons.
J’atteste qu’il n’y a point de divinité digne d'être adorée excepté Allah, seul sans rien lui associer. J’atteste que Mohammed est son serviteur et messager.
Cette répartition est prise du Livre d’Allah et de la sunna de son messager (prière et paix d'Allah sur lui). Le Très-Haut a dit :

« Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. »
Sourate 'Les femmes' verset 36.

Ceci est l'unicité dans l'adoration.

Et Il a dit :

« Si tu leur demandes: "Qui a créé les cieux et la terre?", ils diront, certes: "Allah!" Dis: "Louange à Allah!". Mais la plupart d’entre eux ne savent pas. »
Sourate 'Luqman' verset 25.

Et ceci est l'unicité dans la seigneurie.
 
Le Très-Haut a dit :

«  C’est Lui le Dominateur Suprême au-dessus de Ses serviteurs, et Il est le Sage, le Parfaitement informé. ».
Sourate 'El-An’am' verset 18.

Et enfin ceci est l'unicité dans ses noms et ses attributs.

L'Imam El Boukhari (Qu'Allah lui fasse miséricorde), à la fin de son livre l'Authentique, dans le chapitre de l'unicité, a regroupé l'unicité d'Allah dans ses noms et ses attributs, l'unicité dans sa seigneurie et l'unicité dans son adoration et ceci est bien connu, et quiconque souhaite y retourner, qu'il y retourne, et Allah est celui à qui nous demandons le secours.

Donc il n'est pas exact de dire que les premières personnes à avoir reparti l'unicité d'Allah sont Cheikh Ibnou Taymiya et son élève Ibn El Qayyim, car certains savants les ont déjà précédé dans cela, parmi eux Ibn Bata, Ibn Manda et d'autres, et nous conseillons la lecture du livre de Cheikh Abdel Razak ibn Abdel Al-Mouhsin El 'Abad (Qu'Allah les protége) intitulé "La juste parole dans la réplique à ceux qui désapprouvent la répartition de l'unicité".

Enfin la vérité doit être prise de qui vient avec, et nos savants prennent la vérité de qui est venue avec, ils ont voyagé même du Yémen jusqu'en Egypte, et de La Mecque jusqu'à Bagdad, et de Naiyssabour jusqu'au Yémen. Ils ont voyagé et profité des uns et des autres. Contrairement aux savants de notre siècle, excepté celui à qui Allah a fait miséricorde.


Fatwa du cheikh Moqbil tirée de son recueil de fatawas
Tome 1, page 15




source : fatawaislam.com
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 18:05



Chapître 12

 
Le vœu (Nadhr) pour autre qu’ALLAH fait partie du polythéisme.


ALLAH ‎- تعالى - dit :


(Traduction rapprochée et approximative du sens des Versets)
{ Ils accomplissent leurs vœux … }
L'homme, v. 7.

{ Quelles que soient les dépenses que vous avez faites,

ou le vœu que vous avez voué, ALLAH le sait.}
La Vache (Al-Baqara), v.270.


 

Dans le recueil de Hadîth authentiques, Âicha - رضي الله تعالى عنها - rapporte que le Prophète - صلى الله عليه وسلم - a dit :  « Quiconque fait le vœu d’obéir à ALLAH, qu’il Lui obéisse. Et quiconque fait le vœu de Lui désobéir, qu’il ne le fasse pas. » Rapporté par Al-Bukhârî (11/504), dans le livre des serments et des voeux




 

Thèmes du chapitre à retenir. 

 

1. L’obligation de respecter les vœux.

2. Sachant que cet acte est une adoration d’ALLAH, la vouer à autre que Lui est une forme de polythéisme.

3. Il n’est pas permis de respecter un vœu de désobéissance à ALLAH - تعالى -.




Source : Le livre de l'Unicité [Kitâbu t-Tawhîd] 

Par l'Imâm Mûhammâd ibn 'Abd Al-Wahhâb ‎(رحمه الله)

Adapté pour www.islam-al-haqq.com

 



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ani07 Le livre de l'Unicité [Kitâbu t-Tawhîd]

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 21:04




Chapître 11


Ne pas sacrifier au nom d'ALLAH

là où on sacrifie au nom d'un autre que Lui.


ALLAH ‎- تعالى - dit :


(Traduction rapprochée et approximative du sens du Verset)
{ Ne tiens jamais dans (cette mosquée) … }
Le Repentir, v.108.  


Thâbit ibn Adh-Dhahhâk - رضي الله عنه - a dit : « Un homme avait fait le serment pieux de sacrifier une chamelle à un endroit nommé Buwânah. Il questionna le Prophète - صلى الله عليه وسلم - qui lui dit : « S’y trouvait-il une idole adorée dans la période antéislamique ? ». On lui répondit : « Non. » Le Prophète - صلى الله عليه وسلم - continua : « Y célébrait-on une fête (’Îd) polythéiste ? ». La réponse fut la même. Le Prophète - صلى الله عليه وسلم - dit alors : « Respecte ton serment, car on ne doit pas respecter un serment pour désobéir à ALLAH, ou concernant des biens que l’on ne possède pas ». » [Rapporté par Abû Dâwud
((3313) dans le livre du serment et des voeux) avec une chaîne de rapporteurs remplissant les conditions d’authenticité d’Al-Bukhârî et Muslim].



Thèmes du chapitre à retenir.

 

1. L’explication de la parole divine (Traduction rapprochée et approximative du sens du Verset) : { Ne tiens jamais dans (cette mosquée) … }

2. Le péché peut avoir un effet sur un lieu. Il en est de même pour l’acte de piété.

3. Rapporter la question difficile à une autre évidente afin de dissiper l’incompréhension.

4. Le Muftî [c’est-à-dire celui à qui ont a posé une question] peut demander plus d’éclaircissements si le besoin s’en fait sentir.

5. Il n'y a pas de mal à formuler un serment à resecter en un lieu particulier, si rien ne s'y oppose

6. L’interdiction de ce type de serment s’il s’agit d’un lieu où se trouve des idoles de la jâhilyyah même si cette idole ne s’y trouve plus.

7. Ce type de serment est interdit s’il s’agit d’un lieu où l’on célébrait une fête polythéiste, même si cette fête n’a plus lieu aujourd’hui.

8. Il n’est pas permis de respecter un serment concernant un lieu [du type précité], car c’est un serment de désobéissance.

9. La mise en garde contre la ressemblance aux polythéistes dans leurs festivités, même si ce n’est pas intentionnel.

10. On ne respecte pas un serment si c’est pour désobéir à Allah.

11. On ne respecte pas un serment concernant des biens que l’on ne possède pas. 


Source : Le livre de l'Unicité [Kitâbu t-Tawhîd] 

Par l'Imâm Mûhammâd ibn 'Abd Al-Wahhâb ‎(رحمه الله)

Adapté pour www.islam-al-haqq.com

 



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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 01:28





Chapître 10


Concernant le sacrifice par égorgement pour autre qu'ALLAH.



ALLAH ‎- تعالى - dit :


(Traduction rapprochée et approximative du sens des Versets) 
{ Dis : « En vérité, ma prière, mes actes de sacrifices,ma vie et ma mort

appartiennent à ALLAH, Seigneur de l’Univers. A Lui nul associé !... » }
Les Bestiaux, v.162.


{ Accomplis la prière pour ton Seigneur et sacrifie … }
L'Abondance (Al-Kawthar), v.2.


‘Alî - رضي الله عنه - a dit : « Le Prophète - صلى الله عليه وسلم - m’a informé de quatre paroles : « Qu’ALLAH maudisse celui qui égorge une bête pour autre que Lui, qu’ALLAH maudisse celui qui maudit ses parents, qu’ALLAH maudisse celui qui intercède en faveur d’un criminel, qu’ALLAH maudisse celui qui change les délimitations de la terre ». » Rapporté par Muslim (1978), (43, 44 et 45) dans le livre des sacrifices.

D’après Târiq ibn Shihâb, le Prophète - صلى الله عليه وسلم - a dit : « Un homme est entré au Paradis à cause d'une mouche, et un autre est entré en Enfer pour la même raison ». Les Compagnons demandèrent : « Comment est-ce possible, Ô Prophète d’ALLAH ? » Il répondit : « Deux hommes cheminant rencontrèrent sur leur route un peuple qui avait une idole, ce peuple ne permettait à personne de continuer son chemin sans offrir de sacrifice à l’idole. Ils dirent à un des deux hommes : « Sacrifie quelque chose ». Il répondit : « Je ne possède rien que je puisse sacrifier ». Ils lui dirent : « Sacrifie ne serait-ce qu’une mouche. » Il exécuta et on lui laissa le passage. Il entra alors en Enfer. Ils dirent à son compagnon « Sacrifie quelque chose ». Il répondit « Jamais je ne sacrifierai une chose pour autre qu’ALLAH ». D’un coup d’épée, il fut tué et entra au Paradis ». » Rapporté par Ahmad dans son livre Az-Zuhd.


Thèmes du chapitre à retenir.


1. L’explication du verset (Traduction rapprochée et approximative du sens du Verset) : { Dis en vérité, ma prière, mes actes de sacrifices… }

2. L’explication du verset (Traduction rapprochée et approximative du sens du Verset) : { Accomplis la prière pour ton Seigneur et sacrifie. }

3. [Le Prophète - صلى الله عليه وسلم -] a commencé par maudire quiconque égorge une bête pour autre qu’ALLAH

4. [Le Prophète - صلى الله عليه وسلم -] a maudit quiconque maudit ses parents ; ceci inclut le fait de maudire les parents de quelqu’un qui – par voie de conséquence - maudira les tiens.

5. [Le Prophète - صلى الله عليه وسلم -] a maudit quiconque intercède en faveur d’un criminel, qui est toute personne ayant commis un acte méritant une peine divine (Hadd), puis qui se réfugie chez qui pourra l’en protéger.

6. [Le Prophète - صلى الله عليه وسلم -] a maudis quiconque change les limites de la terre qui correspondent à la délimitation de ton terrain et de celui de ton voisin, et que tu changes en les avançant ou les reculant.

7. La différence qui existe entre la malédiction d’une personne en particulier, et la malédiction des pécheurs en général.

8. Cette histoire est d’une importance capitale, à savoir l’histoire de la mouche.

9. Un des deux hommes est entré au Paradis en raison de la mouche [qu’il a sacrifié pour l’idole] sans intention [de sacrifice] mais plutôt pour échapper à leur méfait.

10. Connaître la gravité du shirk dans le cœur des croyants, et comment cet homme a préféré supporter la mort, sans répondre à leur demande, bien qu’ils ne lui aient demandé qu’un acte apparent.

11. L’homme qui est entré en Enfer était musulman, car s’il avait été mécréant, [le Prophète] n’aurait pas dit : « Un homme est entré en Enfer à cause d’une mouche. »

12. Ce Hadîth vient appuyer le Hadîth Sahîh : « Le Paradis est plus proche de vous que le lacet de vos chaussures. Il en est de même pour l’Enfer. »

13. Savoir que l’acte du cœur est la chose la plus importante, même pour les adorateurs d’idoles.

 

 

Source : Le livre de l'Unicité [Kitâbu t-Tawhîd] 

Par l'Imâm Mûhammâd ibn 'Abd Al-Wahhâb ‎(رحمه الله)

Adapté pour www.islam-al-haqq.com

 



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ani07 Le livre de l'Unicité [Kitâbu t-Tawhîd]

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 03:47




Chapître 9


Rechercher la bénédiction des arbres, des pierres et autres.



ALLAH ‎- تعالى - dit :


(Traduction rapprochée et approximative du sens du Verset) 
« Avec-vous vu [les divinités] Lât et ‘Uzzâ ? »
L'Etoile, v. 19


Abû Wâqid Al-Laythî ‎(رضي الله عنه) a dit : « Alors que nous venions récemment de nous convertir à l’Islâm, nous sortîmes en expédition avec le Prophète - صلى الله عليه وسلم - pour la bataille de Hunayn. Les polythéistes avaient l’habitude de se recueillir au pied d’un jujubier aux branches duquel ils suspendaient (yanûtûna) leurs armes. Ils surnommaient cet arbre : Dhât Anwât. Apercevant un jujubier, nous dîmes au Prophète - صلى الله عليه وسلم - : « Ô Prophète d’ALLAH ! Désigne-nous un arbre Dhât Anwât semblable au leur ». Le Prophète - صلى الله عليه وسلم - s’exclama : « ALLahû Akbar ! L’histoire se répète ! Par Celui qui détient mon âme entre Ses mains, vous venez de tenir les mêmes propos que ceux qu’ont tenus les enfants d’Israel à Mûssâ (Traduction rapprochée et approximative du sens du Verset) « Désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux. » Il dit : « Vous êtes certes des gens ignorants ».Al-'Arâf, v.138. Vous suivrez les voies de ceux qui vous ont précédés ». » [Rapporté par At-Tirmidhî (2181) dans le livre des épreuves qui l’a authentifié.]

   

Thèmes du chapitre à retenir.  

 

1. L’explication du verset de la sourate L’étoile.

2. Connaître le type de demande qu’ils ont émis.

3. Les Compagnons ne sont pas passé à l’acte.

4. Leur intention était de se rapprocher d’ALLAH par cette action car ils croyaient qu’ALLAH l’appréciait.

5. S’ils ignoraient l’implication de cet acte, les autres seraient plus exposés à l’ignorance.

6. Ils ont à leur crédit plus de mérite en bonnes œuvres et en promesses de miséricorde qu’autrui.

7. Le Prophète ‎(ﷺ) n’accepta pas leurs excuses mais il leur répondit par : « ALLahû Akbar, l’histoire se répète, vous suivez certes, les traditions de ceux qui vous ont précédés ». Soulignant ainsi la gravité de leur requête.

8. La grande question et la morale de ce Hadîth est la comparaison faite entre leur demande et celle des Israélites qui ont demandé à Mûssâ de leur désigner une divinité.

9. Le rejet de cette requête entre dans le cadre de la profession de foi « La ilaha illa Allah » en dépit de la subtilité de ce sens qui a échappé à ceux-là.

10. Le Prophète ‎(ﷺ) a juré en donnant la Fatwa.

11. Cela implique deux niveaux de Shirk : majeur et mineur car ils n’ont pas apostasiés par leur requête.

12. Leurs propos : « Nous venions de nous convertir à l’Islam », indiquent que les autres n’ignoraient pas cette question.

13. La légitimité du Takbîr (dire : ALLahû Akbar) en cas d’étonnement en opposition à ceux qui soutiennent le contraire.

14. Rejet des prétextes pouvant déboucher sur un interdit.

15. Défense d’imiter les gens de la période antéislamique.

16. Elan de colère parmi les enseignants (du savoir religieux).

17. La règle générale annoncée par le Messager d’ALLAH ‎(ﷺ) : « Ce sont les lois divines (Innahâ as-Sûnân) ».

18. C’est un signe de prophétie car cela s’est réalisé comme prévu.

19. Tout blâme adressé par ALLAH aux juifs et aux chrétiens dans le Qûr’ân nous concernant (nous, Musulmans).

20. Pour eux (les juifs et les chrétiens), les rituels de la foi se basent sur le commandement. D’où le rappel concernant les questions qui seront posées au mort dans la tombe La question : « Qui est ton Seigneur ? » est évidente mais : « Qui est ton Prophète ? » dépend de la révélation divine. Quant à la question : « Quelle est ta religion ? », elle découle de leurs propos (Désigne-nous une divinité) etc.

21. La tradition (as-sûnnah) des gens du Livre (divin) est blâmable au même titre que la tradition
(as-sûnnah) des mécréants.

22. Celui qui abandonne le mensonge auquel il s’est habitué risque de ne pas s’en débarrasser complètement au plus vite comme le confirment les propos : « Nous venions de nous convertir ».



Source : Le livre de l'Unicité [Kitâbu t-Tawhîd] 

Par l'Imâm Mûhammâd ibn 'Abd Al-Wahhâb ‎(رحمه الله)

Adapté pour www.islam-al-haqq.com

 



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ani07 Shaykh Mûhammâd ibn ‘Abd El-Wahhâb

ani07 Le livre de l'Unicité [Kitâbu t-Tawhîd]

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 04:13

Questions 55 et 56 : De combien sont les catégories d`indication des noms parfaits ?

Le cheikh
Hafidh ibnû Ahmed Al-hakimi répond en citant trois catégories qui sont les suivantes :

1- Les noms indiquent l’entité d’Allah par correspondance (مطابقةً) (Moutaabaqatane) (on a vu dans les cours précédents qu’Allah possède une entité (une essence), des noms, des attributs et des actes et tout cela constitue la foi en Allah).

2- Les noms indiquent des attributs extraits, dérivés de ces mêmes noms par inclusion (تضمناً) (Tadammounane).

3- Les noms indiquent des attributs qui ne sont pas extraits de ces mêmes noms par implication (التزاماً) (Iltizaamane). Ces noms sont donc déduits de manière indirecte de ces derniers.

Exemple d’application de ces catégories à deux noms : الرحمن الرحيم (A-Rahmaane, A-Rahime), Le Tout Miséricordieux Le Très Miséricordieux.

1- Ces deux noms indiquent l’entité d’Allah par correspondance, contrairement à ce que croyaient les polythéistes : lorsque le prophète صلى الله عليه وسلم invoquait Allah par ce nom "a-rahamane", ils pensaient qu’il invoquait une autre divinité en dehors d’Allah.
Ce que l’on profite également à la lumière de cette règle, c’est que lorsqu’Allah dit dans son livre :

الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى

"Le Tout Miséricordieux S’est établi ‹Istawa› sur le Trône
Sourate Taha – verset 5

Ce verset a pour sens qu’Allah s’est élevé et établi sur son trône conformément au sens littéral du verbe "istawa" et qu’il s’est élevé et établi par son être, son entité car le nom ici "a-rahmane" indique donc l’entité d’Allah donc cela revient à dire qu’Allah, lui-même, de par son être s’est élevé et établi sur son trône.

2- Ces deux noms incluent un attribut qui est "الرحمة" "a-rahmah" la miséricorde, donc ici on voit bien apparaître l’inclusion.

3- Ces deux noms vont impliqués d’autres attributs de manière implicite, car Allah s’il est le tout miséricordieux il est par implication vivant, donc on extrait ici du nom Le Tout Miséricordieux la vie (الحياة) (al-hayah) par implication, de même on extrait de la même façon la puissance (القدرة) (al-qoudrah). Donc par conséquent Allah ne peut être "Le Tout Miséricordieux" que s’il possède vie et puissance, et cela est impératif.
Et ainsi on peut déduire de ce nom et d’autres noms des attributs qui sont inhérents les uns aux autres.

Autre exemple : Le savant (العليم) "al-’alim" :

1- Il indique l’entité d’Allah par correspondance
2- Il inclut l’attribut de la science.
3- Il implique l’attribut de la vie, de la puissance, de la vue, de l’ouie et autres, car Allah ne peut être savant s’il n’est pas vivant, s’il n’a pas de puissance, s’il ne voit pas, s’il n’entend pas.

► La différence entre ces deux noms : "a-rahmaane" et "a-rahime" :

L’attribut qui est inclus dans ces deux noms est la miséricorde. Mais il faut savoir que dans le détail la miséricorde de "a-rahaame" est différente de la miséricorde de "a-rahime" et ceci de deux aspects :

1- pour ce qui est du nom "a-rahmane" sa miséricorde englobe tous les êtres, qu’ils soient mécréants ou croyants, elle est donc générale, ne vois-tu pas qu’Allah, dans cette vie d’ici-bas, pourvoit les mécréants de nourritures, d’enfants et de toutes sortes de bien, ceci est de par la miséricorde de "a-rahmane".
Par contre la miséricorde de "a-rahime" est uniquement pour les croyants et dans l’au-delà, lors du jour des comptes. Allah dit dans son livre :

وَكَانَ بِالْمُؤْمِنِينَ رَحِيماً

"Et Il est envers les croyants très miséricordieux (rahimane) "
Sourate les coalisés – verset 43

2- Le nom "a-rahmane" inclut l’attribut de la miséricorde, cet attribut est propre à l’être divin (a-sifatou a-dhatiyah) par contre l’attribut de "a-rahime" est propre à l’acte divin. Nous allons voir dans ce qui suit la différence entre ces deux catégories d’attributs et nous reviendrons plus en détail sur cette différence in sha Allah.

Ensuite le cheikh va donner une précision qui est la suivante :
Ces trois catégories d’indication sont propres aux noms d’Allah uniquement, car dans le cas de l’homme, on s’aperçoit de manière claire qu’il peut être nommé par "le sage" alors qu’en réalité c’est un ignorant, ou par "le puissant" alors que c’est un faible, ou par le "vertueux" alors que c’est un pervers et ainsi de suite.


Questions 57 : De combien sont les catégories d`indication des noms parfaits du point de vue de l`inclusion ?

C’est à dire que le cheikh à travers cette question va rentrer dans les détails de la deuxième catégorie d’indication des noms parfaits, c’est donc une subdivision de la deuxième catégorie qui est celle de l’inclusion (on extrait du nom son attribut qui lui est inclus). Cette subdivision se traduit par quatre catégories ou sous-catégories :

1- Le nom propre d’Allah : Allah (الله) – Ce nom inclut toutes les autres significations des noms parfaits, donc ce nom est le nom regroupant tous les attributs parfaits, la preuve de cela est que tous les noms cités dans le coran en même temps que le nom d’Allah viennent à chaque fois à la suite de ce dernier, il devance donc tout autre nom.
Les exemples dans le coran sont très nombreux, à titre d`exemple :

هُوَ اللَّهُ الَّذِي لا إِلَهَ إِلاَّ هُوَ عَالِمُ الْغَيْبِ وَالشَّهَادَةِ هُوَ الرَّحْمَنُ الرَّحِيمُ (22) هُوَ اللَّهُ الَّذِي لا إِلَهَ إِلاَّ هُوَ الْمَلِكُ الْقُدُّوسُ السَّلامُ الْمُؤْمِنُ الْمُهَيْمِنُ الْعَزِيزُ الْجَبَّارُ الْمُتَكَبِّرُ سُبْحَانَ اللَّهِ عَمَّا يُشْرِكُونَ (23) هُوَ اللَّهُ الْخَالِقُ الْبَارِئُ الْمُصَوِّرُ

"22. C’est Lui Allah. Nulle divinité autre que Lui, le Connaisseur de l’Invisible tout comme du visible. C’est Lui, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 23. C’est Lui, Allah. Nulle divinité que Lui ; Le Souverain, le Pur, L’Apaisant, Le Rassurant, le Prédominant, Le Tout Puissant, Le Contraignant, L’Orgueilleux. Gloire à Allah ! Il transcende ce qu’ils Lui associent. 24. C’est Lui Allah, le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, le Formateur"
Sourate l’exode – verset 22 à 24

Ici, tous les noms cités viennent à la suite du nom "Allah" ce qui prouve que leur sens est compris dans le nom propre d’Allah.
L’avis le plus authentique est celui désignant le nom d’Allah comme étant dérivé du terme "الإله " qui veut dire divinité puis après avoir été défini par la particule correspondante "ال" (al), al-ilah est devenu alors Allah (al[-i]lah = allah).

2-
Les noms qui incluent un attribut propre à l’être divin "الصفة الذاتية" (a-sifatou a-thaatiya), la définition est la suivante :
 " Ce sont les attributs dont Allah n’a cessé d’être et ne cesse d’être caractérisé comme l’audition et la vue"
Définition de cheikh Mohammed Al-’Otheimine dans son livre "charh loum’ati al-’itiqade" (page 25).

Exemples :

السميع (a-sami’) : celui qui entend, ce nom inclut l’attribut de l’audition ou l’ouie, cette audition est absolue et parfaite, Allah entend les voix hautes et basses, toutes à la fois. Cette attribut est directement lié à l’entité divine car cet attribut Allah en est qualifié de manière continuelle et éternelle et nullement lié à sa volonté.

البصير (al-bassir) : celui qui voit, Le Voyant, ce nom inclut l’attribut de la vue, Allah voit tout, ce qui est minuscule comme ce qui est grandiose, rien n’échappe à sa vue, sa vue est absolue et parfaite contrairement à celle de ses créatures. C’est également un attribut propre à l’être divin.

العليم (al-’alim) : Le Savant, le verset suivant traduit l’attribut absolu et parfait qu’est la science :

لا يَعْزُبُ عَنْهُ مِثْقَالُ ذَرَّةٍ فِي السَّمَوَاتِ وَلا فِي الأَرْضِ وَلا أَصْغَرُ مِنْ ذَلِكَ وَلا أَكْبَرُ

"Rien ne Lui échappe fût-il du poids d’un atome dans les cieux, comme sur la terre"
Sourate Saba – verset 3

القدير (al-Qadir) : Le Tout Capable, Allah a une capacité parfaite et absolue, cet attribut compris dans ce nom par inclusion n’est pas lié à la volonté d’Allah, Allah est capable de toute chose, de tout ce que l’on peut s’imaginer et de ce qui sort de notre imagination, Il est capable absolument de tout, pas de limite à sa capacité. Allah est donc qualifié par cet attribut de manière continuelle, Pureté à Lui.

Remarque :
La différence fondamentale entre ces deux catégories d’attributs, c’est la volonté divine, l’une y est subordonnée, dépendantes (attribut propre à l’acte divin), l’autre indépendante d’elle (attribut propre à l’acte divin).

3- Les noms qui incluent un attribut propre à l’acte divin "الصفة الفعلية" (a-sifatou al-fi`liyah), la définition est la suivante :
"Ce sont les attributs qui se rattachent à la volonté divine, s’il veut il les accomplit, et s’il veut il ne les accomplit pas comme l’élévation sur le trône, la venue (d’Allah le jour du jugement)".
Définition de cheikh Mohammed Al-’Otheimine dans son livre "charh loum’ati al-’itiqade" (page 25).

Exemples :

الخالق (Al-khaliq) : le créateur, l’attribut extrait par inclusion de ce nom est la création, Allah crée quand il veut, cet attribut est donc subordonné à sa volonté, donc il est propre à l’acte divin, et sans doute, la création représente un des actes d`Allah.

الرازق (a-Raziq) :
celui qui pourvoit, il donne la subsistance à ses créatures : croyantes et mécréantes, humaines, animales et végétales. Cette subsistance est octroyée selon sa volonté, c’est un acte divin, donc sa catégorie est celle des attributs propres à l’acte divin.

4- Les noms qui comprennent son éloignement, son exemption et son élévation de toutes imperfections, défauts et faiblesses.

Exemples : Le cheikh en cite deux qui sont les suivants :

القدوس (al-Qouddous), Le Très sanctifié : ce nom parfait que l’on peut également traduire par Le Pur, vient du terme al-qoudss (القدس) qui a pour signification au niveau de la langue a-taharah (الطهارة), la pureté.
Donc Allah, Le Très Haut, est pur de toutes imperfections et défauts.

السلام (a-salam) , le pacifique, l’apaisant c’est ainsi que ce nom est habituellement traduit en langue française, son sens est :
Celui qui est sain de toutes imperfections dans son entité, dans ses attributs et dans ces noms.
L’imam, l’exégète du coran Al-Qourtoubi, nous informe dans son tafsir
Al-djami’ li-ahkam al-qour ane (tome 18/ page 46) aux éditions ihya a-tourath al-`arabi, de la parole de Ibn al-’Arabi al-maliki, qu’Allah leur fasse miséricorde :
"Les savants, qu’Allah leur fasse miséricorde, sont d’accord pour dire que le sens de notre parole en rapport à Allah "a-salam" est relatif au salut dont le sous-entendu est : "thou a-salam" (ذو السلام) (celui qui possède le salut), ensuite ils ont divergé quant au sens de ce qui est relatif à Allah (c’est à dire le sens du terme : "le salut" qui provient d’Allah, Le Très Haut) en trois avis :

1- Celui qui est sain de toutes imperfections et de toutes faiblesses.
2- Celui qui annonce la paix (a-salem), c’est à dire qui annonce la paix à ses créatures dans le paradis :

سَلامٌ قَوْلاً مِنْ رَبٍّ رَحِيمٍ

"Paix : Parole d’un Seigneur très Miséricordieux"
Sourate Yassin - verset 58

3- Celui qui a épargné ses créatures de son injustice.
C’est à dire qu’Allah, s’il voulait, il sera capable de faire injustice à ses créatures, mais comme il est juste, Pureté à lui, il ne commet d’injustice fut-ce le poids d’un atome à l’une de ses créatures.

Je (al-Qourtoubi) dis : "ceci est la parole de al-Khattaabi, et donc cet avis et celui d’avant l’attribut (a-salam : la paix) est propre à l’acte (divin). Et d’après l’avis disant qu’il est sain de toutes imperfections et de toutes faiblesses (le premier avis), l’attribut (a-salam : la paix) est propre à l’entité divine".
En regroupant ces différents avis qui ne sont aucunement contradictoires entre eux, nous pouvons affirmer que cet attribut (a-salam) est à la fois propre à l’entité divine et propre à l’acte divin à la fois, et on va voir a la suite des cours, que certains attributs ont la caractéristique d’appartenir aux deux catégories en même temps à l’exemple de la parole (al-kalam).

A titre de complément, nous citons le hadith suivant, qui est rapporté par al-Bazzar (hadith 1999)et a-Tabarani (hadith 10392) avec une chaîne de transmission authentique (sahih)
Voir a-silsilatou a-sahihah (4/578 – hadith 1894) et également al-djami’ a-sahih (hadith 3697) de cheikh al-Albani, qu’Allah lui fasse miséricorde. dans son livre intitulé al-mou`djam al-kabir : d’après Abdallah Ibn Massou’d, le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : "a-Salam est un des noms d’Allah, il l’a placé sur la terre, alors passez vous le salam, le musulman lorsqu’il passe devant des gens puis leur passe le salam (il leur souhaite la paix" et qu’ils lui répondent, il a le mérite d’un degré sur eux et s’ils ne lui rendent pas le salam alors le lui rendra celui qui est meilleur qu’eux C’est à dire les anges. ".


Fin du troisième cours
Voir cour précèdent

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Post-Scriptum :
Source :
"أعلام السنة المنشورة لاعتقاد الطائفة المنصورة"
Auteur :
الشيخ العلامة حافظ بن احمد الحكمي رحمه الله
Traduction :
Cours dispensés par le frère Abdelmalik Abou Adam Al-fransi




Source : Sunna.com
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 02:47

Les principales sectes qui se sont égarées par rapport aux Noms et Attributs d’Allah :

Al-Jahmiya (الجهمية) : le nom est pris de celui qui a formé cette secte : Al-Jahmou ibnou Safouwane. Leur égarement par rapport aux noms et attributs d’Allah : ils disent qu’Allah n’a aucun nom et aucun attribut. C’est à dire qu’ils tombent dans une négation totale. Ils croient qu’Allah est une simple entité dénuée de tout nom et de tout attribut, c’est la secte la plus égarée concernant ce sujet. La plupart des savants de parmi les prédécesseurs les ont jugés comme étant des mécréants car ils démentent ce qui est explicite dans le coran et la sunna.

Al-Mou’tazila (المعتزلة) : c’est une secte dont les fondateurs sont ‘Amr ibn ‘oubayd et waasil ibn ‘ata, Ils disent qu’Allah possède des noms mais que ces noms-là sont de simples noms qui ne comprennent pas d’attributs, des noms qui n’ont aucun sens et qui ne donnent pas le sens des attributs ce qui revient à attester des noms désignant uniquement l’entité d’Allah.
Ex  : ils disent, à titre d’exemple, qu’ Allah est voyant sans possèder la vue, qu’il est l’entendant sans possèder l’attribut de l’ouie, de l’audition.

Al-Acha`ira (الأشاعرة) : secte fondée par Abou Al-Hassan Al Ach`, sachant qu`il est revenu sur la voie droite avant sa mort et a donc adopté la voie des salafs, mais ses adeptes quant à eux, ont continué sur cette croyance qui consiste à dire qu’ Allah a des attributs mais que ce ses attributs sont impérativement sujet à une interprétation, interprétation qui consiste à parler sur Allah sans science, comme le fait de dire que la main d’Allah est en fait sa puissance ou son bienfait.
Par contre ils, de par leur logique, attestent qu’Allah possède sept attributs et que ses attributs n’ont pas lieu à une interprétation : la vie (الحياة), la parole
(الكلام), Comme on le verra dans les cours suivant, in sha Allah, ils attestent cette attribut d`une manière qui est différente de celle des salafs. l’ouie (السمع), la vue (البصر), la décision (الإرادة), la volonté (المشيئة) et la science (العلم).

Ensuite, le cheikh, qu`Allah lui fasse miséricorde, nous pose une question fondamentale en ce qui concerne les noms et attributs, et qui est la suivante :


52. Quelle est la preuve du Livre et de la Sounna qui prouve qu’Allah possède des noms et attributs parfaits ?

Le cheikh cite le verset suivant qui est des plus explicites :

وَلِلَّهِ الأَسْمَاءُ الْحُسْنَى فَادْعُوهُ بِهَا وَذَرُوا الَّذِينَ يُلْحِدُونَ فِي أَسْمَائِهِ سَيُجْزَوْنَ مَا كَانُوا يَعْمَلُونَ

"C’est à Allah qu’appartiennent les noms les plus beaux. Invoquez- Le par ces noms et laissez ceux qui profanent Ses noms : ils seront rétribués pour ce qu’ils ont fait"
Sourate Les limbes- verset 180

Ceci est une preuve évidente et claire qu`Allah possède des noms parfaits.

Ensuite le cheikh cite deux hadiths de la Sounna :

Le premier rapporté par Al-Bukhary, d`un hadith de Abou Houraira, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

« Allah possède quatre vingt dix-neuf noms, cent moins un, celui qui les apprend [صلى الله عليه وسلم a une signification bien plus (...)
Le terme employé par le prophète صلى الله عليه وسلم a une signification bien plus vaste que cette traduction "apprend ou connait", on va le voir en détails dans un prochain cours ou le cheikh détaille la signification du terme prophétique qui est un verbe "Ahsaha".] entrera au paradis ».

Le prophète nous apprend donc qu`Allah possède quatre vingt dix-neuf noms.

Par rapport à ce hadith une question va se poser : est ce que les noms d’Allah sont limités à un nombre particulier ou non ? Nous allons répondre par le fait qu’ils ne sont pas limités à un nombre particulier c’est à dire qu’ils ne sont pas limités à quatre vingt dix-neuf comme on pourrait le comprendre du hadith.

Comment comprendre la phrase "Allah possède quatre vingt dix-neuf noms" ?

On va la comprendre de la manière suivante : celui qui connaît un nombre de quatre vingt dix-neuf noms entrera au paradis.

L`argumentation de cette compréhension :

1- "celui qui les apprend entrera au paradis" est une proposition complémentaire à celle qui l`a précédée, elle n`est pas indépendante.
L’exemple que l’on peut donner et qui est identique à ce type de construction grammaticale : "je possède cent euros, je les ai préparés pour faire une aumône" Cela n’exclut pas que tu possèdes d’autres euros. Ces cent euros, tu les as préparés pour une chose bien précise, donc de même pour ce qui est du hadith et des noms d’Allah.

2- Aucun hadith authentique indique qu`Allah possède quatre vingt dix-neuf noms uniquement.
Pour ce qui est du hadith connu rapporté par Tirmidhi dans ses sunnans ou il est cité quatre vingt dix-neuf noms d’Allah, ces noms qui sont cités un par un sont en fait l’annexion, l’insertion d’un des rapporteurs du hadith dans le contenu du hadith, c’est donc un effort d’interprétation de ce rapporteur et non une parole prophétique.

3- Le hadith de Ibn Mass`oud et qui est le deuxième hadith que nous cite le Cheikh : "Je te demande mon seigneur par tous les noms avec lesquels tu t’es nommé, ou que tu as descendu avec ton livre, ou que tu as enseigné à l’une de tes créatures, ou ceux que tu as gardé secrètement auprès de toi, de placer le sublime coran le printemps de mon cœur..." 
Rapporté par Ahmed dans son mousnad, Ibn Hiban, Al-Hakim et abou Ya`la et authentifié par l’imam Albani dans la silsila a-sahiha (hadith 199). Voir la citadelle du musulman : p102. est une preuve qu’Allah ne possède pas uniquement quatre vingt dix-neuf car dans cette parole : "ou ceux que tu as gardé secrètement auprès de toi" on trouve la preuve explicite qu’Allah possède des noms que seul Lui connaît.

Le cheikh va ensuite nous donner des exemples de noms parfaits à travers le coran et la sunna :


53. Quels sont les exemples des noms parfaits qui sont dans La Coran ?

On va donc en citer quelques uns :

إِنَّ اللَّهَ كَانَ عَلِيّاً كَبِيراً

« Allah est Certes haut et grand »

إِنَّ اللَّهَ كَانَ لَطِيفاً خَبِيراً

« Allah est certes Doux et Parfaitement Connaisseur »

إِنَّ اللَّهَ كَانَ عَلِيماً حَكِيماً

« Allah est certes puissant et sage »

Remarque que l’on peut faire à tous les versets, le sens du ou des noms d’Allah est toujours en accord avec le sens de la phrase qui précède ce ou ces mêmes noms. A titre d`exemple, lorsqu`Allah nous affirme qu’il est riche et indulgent, le début du verset est le suivant :

قَوْلٌ مَعْرُوفٌ وَمَغْفِرَةٌ خَيْرٌ مِنْ صَدَقَةٍ يَتْبَعُهَا أَذًى وَاللَّهُ غَنِيٌّ حَلِيمٌ

"Une parole agréable et un pardon valent mieux qu’une aumône suivie d’un tort. Allah est riche et Il est indulgent"
Sourate la vache - verset 263

Dans la plupart des versets du Coran, on va s’apercevoir de ce même accord de manière évidente, et les versets qui peuvent nous sembler ne pas contenir cet accord alors cela revient à notre compréhension limitée et Allah a dans cela une sagesse absolue.

Parmi les versets qui contiennent le plus de noms d’Allah : la sourate de l’exode, les versets 22, 23 et 24 :

هُوَ اللَّهُ الَّذِي لا إِلَهَ إِلاَّ هُوَ عَالِمُ الْغَيْبِ وَالشَّهَادَةِ هُوَ الرَّحْمَنُ الرَّحِيمُ (22) هُوَ اللَّهُ الَّذِي لا إِلَهَ إِلاَّ هُوَ الْمَلِكُ الْقُدُّوسُ السَّلامُ الْمُؤْمِنُ الْمُهَيْمِنُ الْعَزِيزُ الْجَبَّارُ الْمُتَكَبِّرُ سُبْحَانَ اللَّهِ عَمَّا يُشْرِكُونَ (23) هُوَ اللَّهُ الْخَالِقُ الْبَارِئُ الْمُصَوِّرُ لَهُ الأَسْمَاءُ الْحُسْنَى يُسَبِّحُ لَهُ مَا فِي السَّمَوَاتِ وَالأَرْضِ وَهُوَ الْعَزِيزُ الْحَكِيمُ

« C’est Lui Allah. Nulle divinité autre que Lui, le Connaisseur de l’Invisible tout comme du visible. C’est Lui, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 23. C’est Lui, Allah. Nulle divinité que Lui ; Le Souverain, le Pur, L’Apaisant, Le Rassurant, le Prédominant, Le Tout Puissant, Le Contraignant, L’Orgueilleux. Gloire à Allah ! Il transcende ce qu’ils Lui associent. 24. C’est Lui Allah, le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, le Formateur. A Lui les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie. Et c’est Lui le Puissant, le Sage »

Ceci est un verset que le musulman doit apprendre par cœur ! Car ce verset va lui permettre de connaître beaucoup de noms d’Allah.

Nous allons faire une précision sur certains Noms dont certains d`eux se trouvent dans le verset précédent :

Le cheikh Hafith dans son livre Ma`arijal-qaboul nous explique la différence entre les noms suivants :

الخالق - Al-Khaaliq : celui qui détermine une chose et qui la change d’un état à un autre tout en la gérant et en la faisant évoluer. Ceci est la signification précise que l’on traduit par créateur. Le verset suivant nous prouve cette signification :

يَخْلُقُكُمْ فِي بُطُونِ أُمَّهَاتِكُمْ خَلْقاً مِنْ بَعْدِ خَلْقٍ فِي ظُلُمَاتٍ ثَلاثٍ

« Il vous crée dans les ventres de vos mères, création après création, dans trois ténèbres »
Sourate Les groupes - verset 6

البارئ - Al-Baariou : celui qui fait naître les êtres du néant à l’existence, qui les fait passer du monde du néant au monde de l’existence, c’est donc créer et élaborer ce qui a été déterminé, planifié auparavant.

Exemple  : un architecte lorsqu’il va mettre au point une maison va faire un plan, ce qu’il a définit il va le mettre plus tard à exécution et Allah est plus haut de toute comparaison.

المصّور - Al-Moussawir  : celui qui donne forme aux créatures en leur donnant des caractéristiques qui leur seront propres comme dans le verset :

هُوَ الَّذِي يُصَوِّرُكُمْ فِي الأَرْحَامِ كَيْفَ يَشَاءُ

"C’est Lui qui vous donne forme dans les matrices, comme Il veut"
Sourate La famille d`Imrane - verset 6

البديع Al-Badii’ou : créer une chose qui n’a pas de semblable antérieur comme dans le verset :

بَدِيعُ السَّمَوَاتِ وَالأَرْضِ

"Créateur de cieux et de la terre"
Sourate Les bestiaux - verset 101

Chaque nom a donc une signification bien précise et différente des autres noms.

Le cheikh va, à travers sa question suivante, nous donner des exemples de noms parfaits tirés de la sunna du prophète صلى الله عليه وسلم :

Nous prenons un des hadiths que cite le cheikh Hafith et qui est un hadith qui est rapporté par Mouslim et Tirmidhi et Ahmed et qui est élevé (marfou`) au prophète صلى الله عليه وسلم :

" اللَّهُمَّ رَبَّ السَّمَوَاتِ وَرَبَّ الْأَرَضِينَ وَرَبَّنَا وَرَبَّ كُلِّ شَيْءٍ وَفَالِقَ الْحَبِّ وَالنَّوَى وَمُنْزِلَ التَّوْرَاةِ وَالْإِنْجِيلِ وَالْقُرْآنِ أَعُوذُ بِكَ مِنْ شَرِّ كُلِّ ذِي شَرٍّ أَنْتَ آخِذٌ بِنَاصِيَتِهِ أَنْتَ الأوَّلُ فَلَيْسَ قَبْلَكَ شَيْءٌ وَأَنْتَ الأخِرُ فَلَيْسَ بَعْدَكَ شَيْءٌ وَالظَّاهِرُ فَلَيْسَ فَوْقَكَ شَيْءٌ وَالْبَاطِنُ فَلَيْسَ دُونَكَ شَيْءٌ " (اللفظ لمسلم)

"Ô mon seigneur, le seigneur des cieux et des terres, notre seigneur et celui de toutes choses, celui qui fend la graine et le noyau, celui qui a descendu la thora, l’évangile et le coran je te demande protection du mal de tout ceux qui le possède, tu es celui qui le saisit par son toupet, tu es le premier (Al-Awale) et il n`y a pas avant toi quelque chose, tu es le dernier (Al-Aakhir) il n`y a pas après toi quelque chose, tu es l`apparent (A-Thahir) il n`y a pas au dessus de toi quelque chose et tu es le caché (Al-Batine), il n`y a pas en dehors de toi quelque chose" 
ceci est la version de Tirmidhi

Explication des quatre derniers noms cités dans ce hadith :

Le premier (الأوَّلُ) : rien n’a existé avant Allah, Allah est donc, de manière absolue, le premier en ce qui concerne la notion temporelle, ce qui est logique car Allah n’a pas été créé contrairement à tout ce qui existe en dehors de Lui.

Le dernier (الأخِرُ) : rien n’existera après Allah, il est donc, de manière absolue, le dernier en ce qui concerne la notion temporelle, et pour ce qui est de l’éternité du paradis et de ses gens et de l’enfer et de ses gens, cette éternité est relative à la volonté d’Allah alors que l’éternité d’Allah est absolue et n’est pas restreinte à une autre volonté.

L’apparent (الظَّاهِرُ) : le sens de ce nom comprend l’élévation d’Allah, c’est a dire qu’Allah est au-dessus de ses créatures, établi sur son trône et que rien en dehors de lui ne se trouve au-dessus de lui, il est au-dessus et séparé de ses créatures.

Le caché (الْبَاطِنُ) : Allah est plus proche de toute créature, et rien ne peut être plus proche de chaque créature qu’Allah, même la créature ne peut être plus proche d’elle-même qu’Allah, et le comment de cette proximité n`est pas connu. la preuve de cela est le verset suivant :

"وَنَحْنُ أَقْرَبُ إِلَيْهِ مِنْ حَبْلِ الْوَرِيدِ"

" Et nous sommes plus près de lui (l`homme) que sa veine jugulaire "
Sourate Qaf - verset 16

Remarque : le premier et le deuxième noms informent qu’Allah contient et englobe le temporel (الإحاطة الزمنية) et le troisième et le quatrième noms informent qu’Allah contient et englobe l’espace (الإحاطة المكنية).

Réfutation  : Certains extrémistes soufis ont pour croyance : "L`unique présence"
(وحدة الوجود) , c’est à dire qu’Allah est le seul à exister réellement et que toutes les créatures ont une existence relative, ce qui revient, d’après eux, à dire que toute présence que l’on peut voir autour de nous est une présence relative et qu’en réalité cette présence est celle d`Allah, ils n’ont donc pas fait de distinction entre la présence d’Allah et celle des créatures, pour eux Allah est les créatures et les créatures sont Allah, et Allah est plus haut de ce qu’ils inventent.
Cela implique également, d’après eux, que celui qui adore une créature adore en réalité Allah, c’est pour cela que les savants de l’islam les ont décrit comme étant les plus mécréants des hommes. Parmi leur argumentation, le nom d’Allah précédemment expliqué Le caché qui pour eux signifie qu’Allah englobe toutes créatures de par son entité, et ceci est complètement faux comme nous l`avons détaillé dans la signification du nom que nous avons pris des pieux prédécesseurs.


Voir cour précèdent


Fin du deuxième cours

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Post-Scriptum :
Source :
"أعلام السنة المنشورة لاعتقاد الطائفة المنصورة"
Auteur :
الشيخ العلامة حافظ بن احمد الحكمي رحمه الله
Traduction :
Cours dispensés par le frère Abdelmalik Abou Adam Al-fransi




Source : Sunna.com
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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 03:11

Sujet : la définition de l`unicité d’Allah dans ses noms et attributs (توحيد الأسماء و الصفات)

Et ses règles (القواعد)

Préliminaire : croire en Allah c’est croire qu’Allah possède une entité (ذاتٌ) et des noms (أسماءٌ) et des attributs (صفاتٌ), les règles appliquées à l`entité d’Allah sont les même appliquées aux noms et aux attributs d’Allah en ce qui concerne l’affirmation (الإثبات) et la négation (النفي). Parmi ces règles, à titre d`exemple, ne faire aucune ressemblance entre Allah et ses créatures que ce soit au niveau de son entité ou de ses noms et attributs.


Rappel  : l’unicité d’Allah (التوحيد) se divise en trois catégories :


1- Tawhid al-uluhiyya, al-illahiya, al-‘ibada : l’unicité d’Allah dans l’adoration, le fait de reconnaître que seul Allah mérite l’adoration.

2- Tawhid ar-rububiya : l’unicité d’Allah dans sa souveraineté. C’est reconnaître qu’Allah est le souverain de toute chose, le créateur de toute chose, le gérant de toute chose et que toute chose lui appartient. C`est de façon plus concise : "reconnaître qu`Allah est unique dans ses actes" إفراد الله بالأفعال

3- Tawhid al-asma wa a-sifat  : catégorie que nous allons voir aujourd’hui.

*Quelle est l’unicité d’Allah dans ses noms et attributs ?

**Comment dois je y croire ?

*Quelle est l’unicité d’Allah dans ses noms et attributs ?

Note  : Chaque fois que le cheikh apporte quelque chose il l’appuie toujours avec des preuves tirées du Coran et de la Sounna, et ceci est la méthodologie du cheikh.

C’est la foi en ce que Allah a décrit de lui même dans Son Livre, nous devons y croire dans un premier temps de façon ferme et croire à ce que le prophète صلى الله عليه وسلم a décrit de ses noms parfaits et nobles attributs dans la Sounna (on entend par là la Sounna authentique, car la loi et la croyance religieuse ne sont valables que si elles reposent sur des hadiths authentifiés).

**Comment doit-on croire à ces noms et attributs ?

Ici on rentre dans un sous-chapitre que l’on va détailler et apporter toutes les notes qui vont avec cela.

  • . Le cheikh cite un terme fondamental : al-imrare (الإمرار ) al-imrare : ce terme a été employé par l`imam Ahmed ibn hanbal lorsqu il a été interrogé sur les noms et attributs c`est donc un terme salafi (salafi : employé par un des prédécesseurs (salafs) et ceci est important car les savants des gens de la sounna et du consensus (ahlou a-sunna wa al-djama`) se limitent à l`emploi des termes utilisés par les salafs en ce qui concerne la science de la croyance contrairement au gens de l’innovation comme les philosophes et les gens de la science spéculative (`ilm al-kalam). Les gens de la Sounna ont été parfois contraint à utiliser leur termes pour mettre en évidence l`aspect qui est conforme à la vérité et l`aspect qui n`y est pas conforme, et également afin de réfuter leur divergence dogmatique. (étymologiquement : faire passer une chose sur une chose comme passer la main sur le corps lors de la purification du corps) le rapport de ce terme avec les noms et attributs est qu’il faut aborder les noms et attributs comme, et tels qu’ils sont venus dans le Coran et la Sounna, nous devons donc les attester et ne pas les altérer ou les modifier, c`est donc les faire passer comme ils sont venus dans la révélation.

. Si Allah dit de Lui qu’Il est L’Entendant (السميع) je dois donc l’attester. Ceci sans rentrer dans le comment (al-kayf) des noms et attributs. Nous n’avons pas le droit de réfléchir sur comment est Allah dans ses noms et dans ses attributs.

. Le cheikh va énumérer deux termes : al-ithbat (affirmation) wa an-nafii (négation) qui sont deux grandes bases en Islam.

. Rappel  : kalimatou a-tawhid  : لا إله الا الله
لا إله : on nie « an-nafii  » toute adoration en dehors d’Allah.

الا الله : ensuite « al-ithbat  » on affirme l’adoration pour Allah uniquement en affirmant qu`il est le seul à la mériter.


Pour ce qui est des noms et attributs :


Al-ithbaat : affirmer les noms et attributs comme ils sont venus dans le Coran et la Sounna. Ex : al ‘âlim (le savant) est un nom d’Allah, on affirme donc qu`Allah est le savant et que l`attribut inclus dans ce nom qui est la science, est un attribut propre à Allah.

An-nafii  : c`est nier toute ressemblance entre Le Créateur et les créatures.

ex  : al ‘âlim celui qui détient la science, c’est une science absolue qui n’est pas celle des hommes. Ici on rejette toute ressemblance entre cet attribut d’Allah et la science des êtres humains. Allah, à titre d`exemple, a science de tout ce qui se trouve dans les poitrines des êtres de ce monde.

أَوَلَيْسَ اللَّهُ بِأَعْلَمَ بِمَا فِي صُدُورِ الْعَالَمِينَ

"N`est-il pas Allah le plus savant de ce qu`il y a dans la poitrine des mondes"
Sourate L’araignée, verset 10

Quant à L`être humain, il lui est impossible de savoir ce qui est dans la poitrine (c`est à dire dans le cœur) d’un seul homme. Il n’y a donc aucun aspect de ressemblance entre ces deux sciences (la science divine et la science des créatures).


Qu’est ce qui va à l’encontre de l`affirmation (al-ithbaat) et qu’est ce qui va à l’encontre de la négation (an-nafii) ?

1. Ce qui va à l’encontre de l`affirmation :

A-tahrif (l’altération) (التحريف) : c’est la modification du texte au niveau littéral et au niveau de la signification. Elle est de deux catégories :

a) Altération littérale (اللفظي التحريف) : modification du mot en transformant la forme du mot. Ex : La secte des « acha`ira » ( الأشاعرة)(secte) par rapport à l’istiwa (الإستواء) (l`établissement d`Allah sur son trône) , disent istawla (il rajoute au terme le lam) qui veut dire s`emparer de quelque chose comme une contrée par la force.
Cet exemple est également valable pour ce qui concerne l`altération de la modification du terme.

b) Altération de la signification ( المعنوي التحريف) : exemple lorsque Allah nous dit qu’il a deux mains. Les innovateurs vont dire que la signification c’est sa force ou son bienfait. Ils vont donc modifier la signification du terme « al-yaddou ». Ils vont donc aller à l’encontre de l’affirmation qui consiste à affirmer qu`Allah possède deux mains qui sont propres à lui et qui ne ressemblent en rien à celle des créatures.

A-ta’Til (la réfutation) (التعطيل) : c’est la négation des noms et attributs d’Allah comme nier la parole d`Allah, sa venue (le jour du jugement), etc....


2. Ce qui va à l’encontre de la négation an-nafii  :

At-takyif (التكييف) : c`est le fait de donner à une chose une description commune, ou de décrire l`aspect d`une chose comme celui qui décrit le comment de la main d`Allah ou le comment de sa descente au ciel le plus bas. Allah est bien plus élevé de ce qu`ils profèrent car le comment (de ses attributs) n`est pas cité dans son livre, ni dans la sunna.

At-tamthil (التمثيل) : le fait d’attester un semblable à Allah. C’est à dire faire ressembler quelque chose à Allah, faire ressembler la créature au créateur sur tous les aspects de façon identique.

At-tachbih (التشبيه) : la comparaison d’une chose à une autre, c`est l’anthropomorphisme. Faire une similitude dans la plupart des aspects entre la créature et le créateur.
Ensuite le cheikh va nous donner des exemples du Coran et la Sounna par rapport à ce que l’on a dit. Puis nous allons argumenter ceci, pour ainsi mettre en valeur les preuves que le savant apporte dans le livre.


• Le premier verset :

يَعْلَمُ مَا بَيْنَ أَيْدِيهِمْ وَمَا خَلْفَهُمْ وَلا يُحِيطُونَ بِهِ عِلْماً

« Il connaît ce qui est devant eux et ce qui est derrière eux, alors qu’eux mêmes ne Le cernent pas de leur science. »
Sourate TaHa (20) v.110

⇒ Allah dans ce verset nous affirme (al-ithbaat) dans un premier temps sa science absolue, science qui est propre à lui, Allah connaît tout par rapport aux êtres humains, leur futur, leur passé etc... Ensuite il nous informe de la science des hommes, science propre à l`homme qui n`est pas parfaite et contient des défauts, la preuve est qu`Allah nie (an-nafiy) la faculté de l`homme à cerner (إحاطة) Allah.

Dans ce sens (le sens du verset cité)


• Un deuxième verset est cité par le cheikh, est qui est le suivant :

لا تُدْرِكُهُ الأَبْصَارُ وَهُوَ يُدْرِكُ الأَبْصَارَ وَهُوَ اللَّطِيفُ الْخَبِيرُ

"Les regards ne peuvent le cerner (ou le contenir) cependant qu’il cernent (ou contient) tout les regards et il est Le Doux, Le Parfaitement Connaisseur"
Sourate Les bestiaux v.103

« Les regards ne peuvent le cerner » : les êtres humains ne peuvent le cerner, ceci est donc une négation (an-nafiy). Par contre Allah voit et cerne tous les regards des êtres humains (al-ithbaat), Il a donc un regard parfait contrairement aux créatures. Ensuite Allah va appuyer ce qu’il dit en citant deux de ces noms parfaits, il est Le Doux (اللطيف) et Le parfaitement Connaisseur (الخبير). Le commentateur du livre At-tahawouiya (la profession de foi de l`imam A-tahaouiy) Ibn Abi al`iz dit que ceci prouve la perfection de sa grandeur et qu’Il, Allah est plus grand que toute chose et que par cette parfaite grandeur, Ils (les humains) ne peuvent donc l’atteindre (الإدراك) c’est à dire qu`ils ne peuvent le contenir (إحاطة) car le fait d`atteindre quelque chose (al-idraak) est le fait de contenir (al-iHaata) cette chose et un niveau supplémentaire par rapport à la vue (الرؤية) . En ayant compris ces trois termes, nous pouvons réfuter la parole de ceux qui disent, en s`appuyant sur ce verset, qu`Allah ne peut être vu dans l`au-delà. Ce verset est en fait une preuve contre eux car Allah sera vu par les croyants mais leur vision ne pourra pas le cerner complètement du fait de sa grandeur absolue et de sa perfection et du fait de l`imperfection visuelle des créatures.


• Troisième verset : ce verset est une base fondamentale, le plus cité par les savants pour ce qui concerne l`unicité d`Allah dans ses noms et attributs (at-tawhid fi al-asma wa a-siffat) :

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ

« rien ne lui ressemble il est L’Entendant Le Voyant. »
Sourate la consultation v 11

⇒ Allah nous rappelle la négation : rien ne lui ressemble parmi les êtres humains et parmi toutes choses, nous n’avons donc pas à faire de comparaison entre Allah et ses créatures, lui donner un semblable ou de connaître le savoir du comment de ses attributs comme le font les gens de l’innovation. Allah affirme ensuite qu`il est celui qui entend et qui voit, c`est donc l`affirmation de tous ses noms et attributs à travers l`exemple donné, c`est à dire ses deux noms. Donc avec la première partie du verset, Allah réfute toute comparaison faite avec ses créatures et avec la deuxième partie du verset, il réfute toute négation faite de ses noms et attributs, comme c`est le cas des gens de l`innovation qui rejettent ses noms et attributs ou simplement ses attributs ou la plus grande partie de ses attributs (comme nous allons le voir avec les sectes qui ont dévié dogmatiquement).

Ensuite le cheikh va nous citer une preuve de la Sounna :

C`est un hadith rapporté par l’imam A-tirmidhi par Oubay ibnou ka’ab Hadith hassan (acceptable) :

"Les polythéistes ont demandé au Prophète صلى الله عليه وسلم de décrire son Seigneur, Allah a fait donc descendre la sourate du monothéisme pure :

قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ (1) اللَّهُ الصَّمَدُ (2) لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ (3) وَلَمْ يَكُنْ لَهُ كُفُواً أَحَدٌ

« Allah est Unique » : c’est à dire Unique dans ses noms et attributs, dans sa souveraineté et son adoration, donc unique dans toutes les formes de l’unicité.

« Allahou as-samad » : sa signification s’explique par : « il n’a pas engendré (enfanté) et n’a pas été engendré (enfanté) non plus » Il n’a rien qui a été engendré sans qu’il meurt. Allah ne meurt et ne laisse pas d’héritiers. Le nom d`Allah (الصمد) signifie : celui qui est parfait dans ses attributs et dont l`ensemble des créatures ont besoins de lui (définition donnée par cheikh Al-otheimine suivant le tafsir de Ibn Abass - Voir le tafsir de chapitre `Ama de cheikh Al-otheimine)

« Et nul n’est égal à lui » : nul ne Lui ressemble et il n’y a pas d’être qui peuvent être comparé à Lui, le sens de ce verset est donc semblable au verset précèdent de la sourate la consultation.

⇒ Dernière précision : La méthodologie coranique par rapport aux noms et attributs d`Allah est la suivante : L`affirmation détaillé (المفصّل الإثبات) et la négation générale (المجمل النفي ).


Explication de cette méthodologie :

1- La négation concise, globale : c`est à dire qu`Allah nie ce qui ne lui est pas de droit, comme à l`exemple des attributs contenant des imperfections, que de manière concise et globale sans rentrer dans les détails. Comme le fait qu`Allah nie toute ressemblance avec ses créatures, nous voyons, comme dans le verset onze de la sourate "la consultation" qu`il cite de manière globale et concise la négation de toute similitude avec ses créatures.

2- L`affirmation détaillé : c`est à dire qu`Allah affirme ses noms parfaits et ses nobles attributs de manière détaillée comme dans les derniers versets de la sourate al-hachr (l`exode).

Première remarque : La sagesse de cela est que l`affirmation détaillée comporte une éloge pure (محض ثناء) et direct car la citation détaillée de touts noms parfaits et nobles attributs permet de louanger Allah, contrairement à la négation qui ne comprend éloge que lorsque l`on affirme son contraire ce n`est donc pas un procédé d`éloge direct, c`est donc pour cela que cette négation est globale et non détaillée. Ne vois-tu pas que si tu te présentais devant une grande personnalité comme un roi ou autre, et que pour lui faire éloge tu commencerais par détailler la négation, tu dirais donc : "vous n`êtes pas injuste, vous n`êtes pas un traître, vous n`êtes pas un avare etc...." est-ce que cela va prendre la forme directe d`éloge et de louange ??? Par contre si tu aurais cité des attributs louables en sa faveur, détaillant ainsi l`affirmation, la louange aurait été concrétisée sous sa forme pure et naturelle. Il en va de même pour l`éloge que l`humain adresse à son seigneur, Le Très Haut.

Deuxième remarque : Dans certains passages coraniques, on trouve ce qui va à l`encontre de cette règle générale, c`est à dire que la négation est parfois détaillée, à l`exemple des versets suivants :

لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ

" Il n`a pas engendré et n`a pas été engendré"
Sourate Al-Ikhlass ; verset 3

وَلَقَدْ خَلَقْنَا السَّمَوَاتِ وَالأَرْضَ وَمَا بَيْنَهُمَا فِي سِتَّةِ أَيَّامٍ وَمَا مَسَّنَا مِنْ لُغُوبٍ

"En effet, nous avons créé les cieux et la terre et ce qui existe entre eux en six jours, sans éprouver la moindre fatigue"
Sourate Qaf ; verset 38

Ici, la négation est détaillée, Allah a réfuté des attributs (comportant des imperfections) dans son droit, en les citant de manière détaillée. La sagesse dans cette exception à la règle est que certains attributs ont été faussement attribués à Allah. Dans le premier verset cité, Allah réfute la croyance des chrétiens et des juifs qui affirment qu`Allah a un enfant, et Allah est plus Haut que de ce qu`ils blasphèment, dans le deuxième verset, Allah réfute la croyance des chrétiens qui disent qu`Allah a pris repos après avoir créé les cieux et la terre, d`ou le jour du repos chez les chrétiens qui est le dimanche.
Et le plus malheureux est que l`on voit des pays musulmans qui établissent le jour de congé de la semaine le dimanche, sachant que ce jour est basé sur une croyance propre aux chrétiens et qui n`est autre que l`un des pires blasphèmes envers Allah Le Très Haut. Donc on s`aperçoit qu`Allah détaille la négation dans son livre, lorsqu`une fausse croyance s`est propagée et particulièrement chez les gens du livre.

Troisième remarque : Une négation détaillée comme nous l`avons vu comprend une éloge mais de façon indirecte, car lorsqu`Allah réfute un attribut d`imperfection, cela sous entend qu`il affirme son contraire, comme dans le cas précèdent, le fait de nier la fatigue dans le droit d`Allah, c`est affirmer sa toute puissance et qu`il est le vivant, et sa vie est parfaite, loin de la mort majeure ou la mort mineure (qui est le sommeil).

 
Voir cour précèdent
 

Fin du premier cours

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Post-Scriptum :
Source :
"أعلام السنة المنشورة لاعتقاد الطائفة المنصورة"
Auteur :
الشيخ العلامة حافظ بن احمد الحكمي رحمه الله
Traduction :
Cours dispensés par le frère Abdelmalik Abou Adam Al-fransi




source : Sunna.com
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 01:52



Il a été rapporté dans les deux recueils de hadiths authentiques, selon Abû Hurayra, qu’Allah l’agrée, que le prophète, صلى الله عليه وسلم, a dit :


« à partir du dernier tiers de la nuit, notre Seigneur descend au ciel le plus proche de la terre et [Allah] dit : « J’exauce les invocations de celui qui M’invoque, Je donne à celui qui Me demande et pardonne à celui qui Me demande le pardon ».

 Rapporté par Bukhâri N° 1145 et Muslim N° 758.


De plus , ce hadîth fut rapporté par quelques vingt-huit personnes parmi les compagnons, qu’Allah les agrée. Tout comme il a été accepté à l’unanimité des gens de la sunna et de la vérité.

La descente d’Allah, ta’âla, au ciel le plus proche de la terre fait partie de Ses attributs qui sont en rapport avec Sa volonté et Sa sagesse (sifâtun fi’liyatun). C’est une descente sur laquelle il ne fait aucun doute et qui sied à Sa majesté et grandeur.

Il est interdit de modifier le sens de la descente d’Allah en disant qu’il s’agit, en fait, de la descente de Son ordre (amruhu), de Sa miséricorde, d’un ange parmi Ses anges car ceci est sans fondement à plus d’un titre :

1- la modification du sens est en contradiction avec le sens apparent du hadîth car le prophète, صلى الله عليه وسلم, a annexé le mot descente à Allah. La règle de base étant qu’une action est annexée à celui qui la provoque ou qui la fait, il devient, dès lors, contradictoire à la règle de base de l’annexer à autre que le sujet concerné.
 

2- Découle de la modification du sens, le fait qu’il manquerait un mot dans le hadîth, or, la règle de base est qu’il ne manque aucun mot dans les textes.

3- La descente de Son ordre ou de Sa miséricorde n’est pas spécifique à cette partie de la nuit en ce sens que Son ordre et Sa miséricorde descendent tout le temps. Si on nous dit qu’il s’agit là de la descente d’un ordre particulier ou d’une miséricorde particulière et que cela peut se passer à des moments précis, nous répondrons qu’en admettant que ce sous-entendu et cette interprétation soient corrects, cela signifierait, d’après le hadith, que la limite de la descente de ces miséricorde et ordre particuliers serait le ciel le plus proche de la terre, et quel serait l’intérêt d’une descente de la miséricorde d’Allah au ciel le plus proche de la terre jusqu’à ce que le prophète, صلى الله عليه وسلم, nous en informe ?!


4- Le hadîth nous indique que celui qui descend dit : « J’exauce les invocations de celui qui M’invoque, Je donne à celui qui Me demande et pardonne à celui qui Me demande le pardon » et personne d’autre en dehors d’Allah, subhânahu wa ta’âla, ne peut dire une telle chose.



Source : "Fathu rabi-l-bariyah bi talkhîsi-l-hamawiyah, Page 54 - 55
Auteur : sheikh Al ‘Uthaymîne
Traduction : Abou Abdillah
Sunna.com

 


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 Tawhid ALLAH - L'Unicité d'ALLAH

  Répliques aux diffamations des ahbaches (habaches APBIF-AICP secte égarée)

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 03:15


Jurer au nom d’Allah   


Q : Lorsque un homme jure d’accomplir un acte alors qu’il se trouve dans une situation qu'il ne maîtrise pas entièrement, doit-il procéder à une expiation et laquelle ?

R : Si une personne jure de faire une chose et ne la fait pas, elle doit procéder à l’expiation de son serment, par exemple, elle dit : « Au nom d’Allah, je parlerai à Un tel » ou « Par Allah, je rendrai visite à Un tel »  ou encore « Au nom d’Allah, je prierai tant ou tant (de rakat) » et d’autres serments identiques, si elle ne les accomplit pas, elle doit procéder à une expiation, si toutefois elle est consciente de ce qu'elle dit.
En revanche, si l’emprise de la colère est telle qu’on n’est plus conscient de ce que l’on dit, son serment est invalide, car, il faut être conscient de ce que l’on dit. Lorsque  la colère est telle qu’on est hors de soi et ne sait plus ce que l’on dit, l'individu n’est plus tenu de procéder à une expiation puisque, dans ce cas, il est assimilable au fou, un déséquilibré mental ou un dormeur.
Il est aussi possible de ne pas exécuter son serment, si il y a un intérêt à cela. Dans ce cas, on expie son serment en vertu de la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) :

« Si tu jures de faire une chose et t’aperçois ensuite qu’une autre est meilleure, expie ton serment et fais ce qui est meilleur.» (Cité dans les Deux Sahih).

Ainsi, si la  personne jure de ne pas rendre visite à Un tel et s'aperçoit par la suite qu’il vaut mieux lui rendre visite, elle lui rend alors visite et expie le serment. Enfin, Il n’y a aucun mal à avancer ou retarder l’expiation.
Allah est le garant de l’assistance.



.Le recueil des fatwas du cheikh Abd Al-Aziz Ben Baz
Tome 8 page 393

 

Celui qui jure beaucoup par Allah   

Q : Quel est l’avis juridique à propos de celui qui jure beaucoup par Allah, comme par exemple : « Par Allah, il n’y pas d’autre divinité (digne d’adoration) que Lui », ou d’autres façons ?
 
Est-ce que le fait de jurer beaucoup est interdit et rentre dans ce qu’Allah a dit :


« Et n’usez pas du Nom d’Allah, dans vos serment » [1] ?
 
[1] La Vache, v. 224.
 

R : Nul doute que jurer beaucoup a pour conséquence de négliger la valeur d’Allah le Très-Haut, de négliger Ses noms et Ses attributs, parce que celui qui jure par Allah Lui voue une vénération, donc s’il ment, il diminue la valeur des noms d’Allah le Très-Haut et leur manque de respect. Cela est contraire à la croyance parfaite et le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

« Celui qui jure par Allah, qu’il dise la vérité, et si l’on vous jure une chose par Allah, acceptez-la. » [1]

Il a dit aussi :

« Ne jurez par Allah que si vous êtes véridiques. » [2]

Une mise en garde sévère existe à l’encontre de celui qui jure beaucoup, car le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

« Allah ne parlera pas à trois personnes, ni ne les purifiera et ils auront un châtiment douloureux : celui qui laisse traîner son habit [en dessous des chevilles], celui qui rappelle aux autres les bienfaits qu’il a accompli pour eux et celui qui vante sa marchandise en jurant alors qu’il ment. » [3]
 
Il existe encore d’autres Hadiths dont certains sont cités dans le Livre Kitâb ut-Tawhîd et dans son commentaire Fath ul-Majîd. Il n’y pas de doute que le verset cité dans la question fait allusion au respect des noms d’Allah, cela signifie : n’employer le nom d’Allah dans vos serments, en jurant sans cesse sans vous assurer de l’authenticité de vos propos. Et Allah est le Plus Savant.


·        Fatwa du cheikh ‘Abdullah Al-Jibrîn, signée de sa main.
 

[1] Ibn Mâjah dans le chapitre des expiations (2101), et Al-Busayrî a dit dans az-Zawâ’id (2/143) : « C’est un hadith authentique ; ses rapporteurs sont dignes de confiance. »
[2] Abû Dâwûd dans le chapitre des serments et des vœux (3248) ; An-Nassâ’î dans le chapitre des vœux (7/5).
[3] Muslim dans le chapitre de la foi (106).



Jurer souvent « Par Allah »   

Q : Est-ce que jurer souvent par Allah, quelques fois, sans intention, pour des mensonges et quelques fois pour la vérité, nécessite une expiation ?
 


R : Il faut respecter les serments que l’on prononce par Allah et ne jurer que pour la vérité et en cas de nécessité. Le fait de jurer souvent indique que l’on néglige le serment. Allah le Très-Haut a dit :

« Et n’obéis à aucun grand jureur, méprisable. » [1]

Le serment qui nécessite une expiation est celui qui a été prononcé avec l’intention d’exécuter un acte futur et réalisable. Allah le Très-Haut a dit :

« Mais Il vous sanctionne pour les serments que vous avez l’intention d’exécuter. L’expiation en sera de nourrir dix pauvres. » [2]


·        Fatwa de cheikh Al-Fawzân
·        Kitâb ud-Dacwa (7), (2/89).


[1] La Plume, v. 10.
[2] La Table Servie, v. 89.




La multiplication des serments    
         
Q : Un de mes proches jure beaucoup que ce soit pour dire la vérité, ou pour des mensonges. Quel est le regard de la religion sur cela ?
 
R : Il faut le conseiller et lui dire d’éviter de beaucoup jurer, quand bien même il dit la vérité, conformément à la parole d’Allah le Très-Haut :

« Allah ne vous sanctionne pas pour la frivolité dans vos serments, mais Il vous sanctionne pour les serments que vous avez l’intention d’exécuter. L’expiation en sera de nourrir dix pauvres, de ce dont vous nourrissez normalement vos familles, ou de les habiller, ou de libérer un esclave. Quiconque n’en trouve pas les moyens devra jeûner trois jours. Voilà l’expiation pour vos serments, lorsque vous avez juré. Et tenez à vos serments. » [1]

et le hadith du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui :
 
« Allah ne parlera pas, ne regardera pas, ne purifiera pas trois types de personnes, et ceux-ci auront un châtiment douloureux : un vieux fornicateur, un pauvre orgueilleux, un homme qui a pris Allah comme marchandise : il n’achète et ne vend qu’en prononçant des serments. » [2]

Et on faisait l’éloge des arabes parce qu’ils juraient peu, comme a dit le poète :

Il profère peu de serments et tient sa promesse

S’il dit une chose, il s’y tient.

Il incombe au croyant de ne pas jurer beaucoup, même s’il dit la vérité, car la multiplication des serments peut entraîner le mensonge.

Il est évident que le mensonge est interdit, d’autant plus s’il est accompagné d’un serment. Par contre, en cas de nécessité ou s’il y a un intérêt réel, il n’y a pas de mal à mentir, conformément au hadith du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, selon Um Kalthûm bint cUqba ibn Abîl-Mucit, qu’Allah l’agrée :

« Ne fait pas partie des menteurs celui qui réconcilie les gens en disant du bien ou en colportant du bien. »

Um Kalthûm a dit : « Et je ne l’ai vu permettre le mensonge que dans trois cas : la réconciliation, la guerre, les propos entre les époux. » [3]

Par exemple, pour réconcilier les gens, il dit aux deux antagonistes : « Par Allah, tes amis cherchent la réconciliation et veulent que les rangs s’unissent… » Il n’y a pas de mal, dans ce cas, de faire un serment mensonger, si l’intention est pour le bien et la réconciliation.
 
De même, s’il voit une personne qui veut tuer une autre ou lui porter préjudice, et qu’il lui jure qu’il est son frère afin de sauver l’autre, sachant que l’oppresseur, après ces paroles, par respect pour lui, n’exécutera pas son dessein.

En principe, tous les serments mensongers sont interdits, sauf s’il y a un grand intérêt qui prévaut sur le mensonge, comme les trois cas cités dans le hadith précédent.


·        Fatwa de cheikh Ben Baz.
·        Magazine ad-Dacwa, n° 40, page 163-164
 

[1] La Table Servie, v. 89.
[2] At-Tabarânî dans Al-Kabîr (6111), dans Al-Awsat (5577), dans As-Saghîr (2/21). Al-Haythamî dans Al-Mujammac (4/177) a dit : « At-Tabarânî l’a rapporté dans Al-Kabîr, avec des rapporteurs remplissant les conditions du Sahîh. »
[3] Al-Bukhârî  dans le chapitre de la réconciliation (2692), Muslim dans As-Sahih dans le chapitre du bon comportement et des liens (2605).




Le fait de jurer souvent « Par Allah » 
 
Q : Je répète souvent en parlant l’expression « Par Allah ». Cela est-il considéré comme un serment et quelle est son expiation si je manque à ma parole ?
 


R : Si un musulman ou une musulmane responsable répète souvent l’expression « Par Allah » pour faire une chose ou de s’en abstenir, avec l’intention sincère d’exécuter son serment, comme par exemple, s’il dit : « Par Allah, je ne rendrai pas visite à untel » ou « Par Allah, je rends visite à untel », deux fois ou plus, et qu’il manque à sa parole, alors il doit expier ce serment. Il doit nourrir dix pauvres ou les vêtir, ou il doit libérer un esclave. La nourriture est celle du pays dans lequel on se trouve, c’est-à-dire environ 1,5 kg de dattes, de riz ou autre, par personne. Les vêtements doivent remplir les conditions des vêtements de prière, comme une tunique (Qamîs, Izâr, Ridâ’ …). S’il n’a pas la possibilité de faire un de ces trois moyens d’expiation, il doit jeûner trois jours, conformément à la parole d’Allah le Très-Haut :

« Allah ne vous sanctionne pas pour la frivolité dans vos serments, mais Il vous sanctionne pour les serments que vous avez l’intention d’exécuter. L’expiation en sera de nourrir dix pauvres, de ce dont vous nourrissez normalement vos familles, ou de les habiller, ou de libérer un esclave. Quiconque n’en trouve pas les moyens devra jeûner trois jours. Voilà l’expiation pour vos serments, lorsque vous avez juré. Et tenez à vos serments. » [1]

Par contre, si le serment est frivole, c’est-à-dire sans l’intention de l’exécuter, il n’y a pas d’expiation, conformément au verset :

« Allah ne vous sanctionne pas pour la frivolité dans vos serments… » [2]

Une seule expiation suffit même pour les serments répétés, comme expliqué précédemment. Par contre, si cela concerne plusieurs actes, comme par exemple dire : « Par Allah, je rends visite à untel, par Allah, je ne parle pas à untel, par Allah, je frapperai untel », une expiation est nécessaire pour chaque acte. Allah est Celui Qui accorde le succès.


·        Fatwa de cheikh Ben Baz
·        Fatâwâ concernant les Femmes, page 72-73


[1] La Table Servie, v. 89.
[2] La Table Servie, v. 89.




La sincérité dans le commerce    

Q : Certains vendeurs de voitures prennent le mensonge à la légère et ne pensent pas que la sincérité est obligatoire dans les transactions commerciales. L’amour du gain abondant les incitent à jurer alors qu’ils mentent. Quel conseil leur donneriez-vous ? Qu’Allah vous récompense.


R : Nous leur conseillons de se repentir à Allah Tout-Puissant et d’être parmi les véridiques avec Allah et Ses serviteurs, car la vérité mène vers le bien et le bien mène vers le Paradis. Nous les avertissons aussi contre le mensonge, surtout lorsqu’il est accompagné d’un serment, et contre le fait de prendre l’argent des gens de manière illicite. En effet, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

« Le mensonge fait vendre la marchandise mais efface le gain. » 1

Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, nous a avertis contre celui qui jure alors qu’il ment, pour vendre sa marchandise, en disant :

« Celui qui jure pour prendre le bien d’une personne musulmane de manière illicite, rencontrera Allah (le Jour du Jugement) en colère contre lui. » 2


Fatwa de cheikh Otheimine.
Questions de Quelques Vendeurs de Voitures, pages 17 et 18

___________________________________________________________

1 Al-Bukhârî dans le chapitre des ventes (2087), Muslim dans le chapitre de la location des terres (1606) avec la variante « Le serment… » .
2 Al-Bukhârî dans le chapitre des témoignages (2669-2670), Muslim dans le chapitre de la Foi (138).




Jurer lors des achats et ventes
  
Q : Est-il permis pour un commerçant, lorsqu’il est sincère, de jurer lors des ventes et des achats ?

R : Jurer lors des négoces est formellement déconseillé et ceci, qu’il soit sincère ou non.    
S’il vient à jurer en mentant, cela devient illicite, de plus, son pêché et son châtiment seront amplifiés car cela est un serment mensonger. Même si ceci lui permet d’écouler sa marchandise, ce mensonge lui anéanti les bénédictions dans les ventes et les gains, selon la parole du prophète (paix et prière d’Allah  sur lui) :
 
«  Le serment aide à écouler la marchandise mais détruit le profit ».
 [Rapporté par AL Boukhari et Muslim dans leur recueil].
 
Et selon Abou Dharr, le prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit :   
 

«  Allah ne parlera pas à trois personnes le jour du jugement, ni ne les regardera, ni ne les purifiera et ils auront un dur châtiment. Et il répéta ceci trois fois ».Abou Dharr dit alors : «  Et ils ont certes perdu et échoué,  qui sont-ils, oh ! Prophète d’Allah ? Il dit (paix et bénédictions d’Allah sur lui): « Celui qui laisse traîner son vêtement en dessous de la cheville, celui qui sème la discorde entre les gens et celui qui écoule sa marchandise avec des serments mensongers. »
[Rapporté par Muslim et l’Imam Ahmed].
 
Par contre, s’il jure en disant  la vérité, aussi bien dans l’achat que dans la vente, alors cela est déconseillé, car l’envie d’acheter et l’écoulement de sa marchandise vient du fait qu’il a beaucoup juré. Allah (Exalté soit – Il) dit :

« Ceux qui vendent à vil prix  leur engagement avec Allah ainsi que leurs serments n’auront aucune part dans l’au-delà, et Allah ne leur parlera pas, ni les regardera au Jour de la Résurrection, ni les purifiera ; et ils auront un châtiment douloureux ».
(Sourate Al-Imran verset  77)  

Il dit aussi (Exalté soit-Il) :

«Et tenez à vos serments.».
(Sourate Al-Maida verset 89)   

et selon Sa parole (qu’Il soit exalté) :

«Et n’usez pas du nom d’Allah dans vos serments ».
(Sourate El-Baquara verset 224)


Et le Prophète (Paix et Prière d’Allah sur lui) a dit :

« Prenez garde à beaucoup jurer lorsque vous vendez car cela écoule et anéanti ».

(rapporté par Mouslim, Ahmed, Nassa-i, ibn Majah, et Abou  Daoud)  


Fatwa du comité permanent :
Membre : Bakre abou Zeide et Saleh al Fawzen  
Vice-président : Abdel-azize ali cheikhe
Président : Abdelaziz ibn Abdallah Ben Baz  
Tome 13, page 9, fatwa numéro : 19 637




Source : fatawaislam.com

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