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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 02:14

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178 - Où il est bon pour celui qui rentre de voyage de commencer par visiter la mosquée proche de sa maison et d'y faire deux unités de prière


988. Selon Ka'b Ibn Màlek ‎(رضي الله عنه), le Messager d'ALLAH ‎(صلى الله عليه و سلم), quand il rentrait d'un voyage, commençait par visiter la mosquée et y faire deux unités de prière». (hadith unanimement reconnu authentique)



Source : Riyâd As-Salihîn (Les Jardins des vertueux) de l'imâm An-Nawawi ‎(رحمه الله)

Copié par 'Abd El-Hakim Abû 'Issa 'Abd El-Haqq pour www.islam-al-haqq.com




Le voyage - As-Safar

La prière - As-Salât

Les mosquées - Al-Mâsâjîd

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 01:23

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La prière du vendredi pour le voyageur

Shaykh Mohamed Ali Ferkous ( Qu' Allah le préserve )



La question :


Une personne a fait un voyage de la wilaya d'Alger vers la wilaya de Chlef où elle était restée trois jours. Le deuxième jour était un vendredi. Pouvait-elle, alors, accomplir la prière du vendredi dans la mosquée ou non ?


 

La réponse :  


Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allah  عزّ وجلّ a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.


Ceci dit :


Cette personne peut accomplir la prière du vendredi comme elle peut faire la prière du Dhohr en la raccourcissant.


Cependant, il y a une divergence d'opinion entre les Ulémas à propos de ce qui est le plus préférable des deux actes.


Personnellement, je vois que le fait d'assister à la prière du vendredi et les prières en groupe est préférable, tant que la personne ne soit pas en voyage constant ; car dans ce cas, il est préférable pour lui d'accomplir la prière du Dhohr en groupe en la raccourcissant, vu qu'il n'y a aucun texte rapporté prouvant que le Prophète صلّى الله عليه وسلّم ou l'un des Califes bien guidés qui lui ont succédé ont accompli la prière du vendredi lors d'un voyage.


D'autre part, il n'est aussi pas rapporté qu'ils ont laissé la prière en groupe que ce soit en cas de résidence; de voyage ou en cas de Djihad.


Le savoir parfait appartient à Allah  عزّ وجلّ, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes, soit Loué et que paix et salut soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.



Source : ferkous.net

Copié par 'Abd El-Hakim Abû 'Issa 'Abd El-Haqq pour www.islam-al-haqq.com




Le voyage - As-Safar

 La prière - As-Salât

Le Vendredi - Al-Jûmû'a

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 01:53

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La prière du voyageur
Shaykh Al-Albânî ‎(رحمه الله)



Les questions touchant à la définition du voyage sont parmi celles sur lesquelles les savants ont émis le plus d’avis différents. C’est une question importante car elle concerne la plupart des gens à un moment de leur vie. Nous avons choisi d’aborder cette question en sélectionnant des extraits de propos de shaykh Al-Albânî ‎(à défaut d’avoir pu trouver l’ensemble des points réunis dans une seule réponse) car l’avis de shaykh ‎(رحمه الله) se situe à la croisée de nombreux avis et est quasi conforme aux avis d’autres savants passés et contemporains (notamment shaykh Al-‘Uthaymin, sauf sur quelques détails). Mais aussi, comme bien souvent, on prête à shaykh Al-Albânî ‎(رحمه الله) des propos qui ne sont pas les siens. Nous nous excusons de la longueur de l’article, mais il est impossible de faire très court si on veut bien expliquer les tenants et aboutissants de cette question, et nous demandons au lecteur un effort d’attention tout particulier tant la question est subtile.

La divergence entre les savants naît principalement d’une divergence sur ce qui est considéré comme un voyage, le shaykh nous en donne ici la définition :
 

Question : Quelle est la définition langagière et religieuse du voyage ?

Réponse : « Dans la langue, le terme voyage désigne le fait de quitter les habitations de la ville dans laquelle on réside. Entendu ? Quitter les habitations de la ville dans laquelle on réside. Du point de vue religieux, cela désigne toute sortie [de la ville] accompagnée de l’intention de voyager, ce qui implique une préparation qui n’est pas celle du résident. Nul doute que le voyageur se prépare d’une manière particulière pour son voyage. La première chose est l’intention. Pour ce qui est de votre cas à vous, je ne pense pas qu’un seul d’entre vous ait eu l’intention de voyager dans ce trajet que vous avez effectué, et qu’un seul d’entre vous n’ait fait ses adieux à ses enfants ou son épouse, comme le fait le voyageur. Et aucun d’entre vous ne s’est préparé comme un voyageur, et rien d’autre parmi les choses qu’implique le véritable voyage. Voilà ce que l’on peut dire concernant le voyage d’un point de vue religieux, sachant qu’il y a de grands débats sur cette question depuis le passé jusqu’à nos jours en raison de la grande subtilité de cette question et l’absence d’une définition claire coupant court aux débats dans le Coran et la Sunna. Mais c’est là l’avis qui nous semble le plus juste dans la définition du voyage d’un point de vue religieux. »

On voit donc l’importance de l’intention, et le simple fait de parcourir une distance quelle qu’elle soit ne suffit pas à qualifier un trajet de voyage du point de vue religieux. Cela apparaît plus clairement dans l’extrait suivant où shaykh Al-Albânî ‎(رحمه الله) a apparemment parcouru une longue distance mais à la surprise des frères présents, le shaykh a accompli la prière normalement sans raccourcir sa prière à deux raka’at comme il aurait pu le faire s’il était en voyage.


Question : Pourquoi as-tu accompli une prière de quatre raka’at ?

Réponse : Je n’ai pas eu l’intention de voyager.

Question : Nous voudrions plus de détails.

Réponse : Et pourquoi as-tu prié deux raka’at ?

Question : J’ai accompli deux raka’at en me basant sur ce que j’ai entendu de vous.

Réponse : Et qui est ?

Question : Que nous étions voyageurs.

Réponse : Où as-tu entendu cela de moi ?

Question : J’ai interrogé à ce sujet Abû Sâlih.

Réponse : Et tu as entendu cela de moi maintenant ? Ce que j’ai dit est que celui qui se déplace d’un endroit à un autre en cherchant les pâturages ou l’herbe est voyageur. Ce qui n’est pas notre cas, car nous avons quitté notre ville pour y revenir en soirée. Donc pour moi la question n’est pas de parcourir une distance donnée, mais plutôt de considérer deux choses : la première qui en est le fondement est l’intention, et la deuxième est de sortir de la ville. Si on a l’intention de voyager et que l’on sort de la ville, les règles du voyage s’appliquent, sans prendre en considération la distance parcourue par la suite, qu’elle soit longue ou courte. Si l’intention n’est pas présente, on peut parcourir une longue distance, on n’est pas pour autant considéré comme étant voyageur, car le voyage fait partie des choses liées à ce hadith à propos duquel certains savants ont dit qu’il représentait le tiers de la religion : « Les actes ne valent que par leurs intentions, et chaque individu n’est récompensé qu’en fonction de son intention. » En vérité, cela fait partie des questions très subtiles sur lesquelles ont divergé les savants sans pouvoir se mettre d’accord sur une position totalement claire, si bien qu’aucun ne peut dire ceci est la vérité et rien d’autre. Personne ne peut dire cela. La seule chose que l’on puisse dire est : mon avis est celui-ci.

Pour ma part, j’ai pour avis ce que j’ai compris de l’épître de Shaykh Al-Islâm ibn Taymiyyah ‎(رحمه الله) sur ce sujet. Il a en effet consacré une épître aux règles du voyage. Il y a donné un exemple remarquable permettant au chercheur et à l’étudiant en science de comprendre que le voyage n’est pas lié au parcours d’une longue ou courte distance. Pour ce qui est des courtes distances, je pense que cela ne donne lieu à aucun débat, car il est authentifié que le Prophète ‎(صلى الله عليه و سلم) sortait parfois de la ville de Médine pour se rendre au cimetière de Al-Baqi’ (à cette époque le cimetière n’était pas encore dans la ville) pour saluer les morts puis revenir, de même qu’il rendait parfois visite aux martyrs au mont Uhud pour les saluer puis revenir, sans pour autant se considérer voyageur, bien qu’il soit sorti de la ville. A l’opposé, parcourir une longue distance n’implique pas nécessairement d’être voyageur.

L’exemple donné par Shaykh Al-Islâm ibn Taymiyyah ‎(رحمه الله) est le suivant : il évoqua les environs de Damas et une ville connue jusqu’à nos jours sous le nom de Dûmah. Il parla d’un homme quittant Damas pour chasser à Dûmah, parcourant ainsi 15km. Nul doute que pour nous, si la condition de base qu’est l’intention est présente, alors c’est un voyage. Mais il dit que cet homme n’est pas voyageur car il a quitté la ville pour chasser et revenir. Mais il ne trouva pas le gibier escompté si bien qu’il poursuivit son chemin jusqu’à parvenir à la ville de Halab située à une distance d’environ 400km de Damas de nos jours par la route. Il dit donc que cet homme n’est pas voyageur bien qu’il ait parcouru plusieurs fois la distance lui permettant d’être considéré comme voyageur. Ceci car la première condition qui est l’intention de voyager n’était pas présente chez cet homme. Ainsi, nous pouvons dire que le chauffeur de taxi quittant ‘Ammân le matin pour se rendre à Al-‘Aqabah et revenir le soir n’est pas voyageur, car son intention n’est pas de voyager mais d’accomplir son travail. Nous devons donc souligner cette condition de base qu’est l’intention pour montrer que la règle peut être différente pour deux hommes parcourant la même distance : le premier étant considéré comme voyageur et pas le second, et ce en raison de leurs différentes intentions.

De même que découlent de ce point les règles de la résidence (l’établissement) temporaire en un lieu. Deux hommes quittent la ville en tant que voyageurs et s’installent [pour un temps] dans une autre ville. Le premier s’installe en tant que voyageur alors que le deuxième est considéré comme résident. Pourquoi ? Car il a une deuxième épouse dans cette ville, donc il a quitté une épouse pour se rendre chez une autre. Donc le fait qu’il trouve une épouse qui l’accueille et facilite son installation conduit à ce que sa situation diffère de celle de son compagnon. Nous pouvons donc en tirer un profit très important qui est que les règles du voyageur, malgré leur subtilité, diffèrent d’un individu à l’autre, et ainsi nous ne pouvons imposer à un individu une règle s’appliquant à un autre, et inversement. Chaque serviteur doit donc prendre l’avis qu’il pense être le plus conforme à la vérité… Nul doute que l’usage est essentiel pour celui qui a l’intention de voyager (afin de déterminer ce qui est considéré comme un voyage ou non), quant à celui qui n’a pas l’intention de voyager, cela ne limite en rien… »

On peut donc voir dans les propos de shaykh Albânî (et c’est également l’avis de la majorité des savants) que le voyage commence lorsqu’on quitte les limites de la ville dans laquelle on réside et qu’il se termine lorsqu’on revient à ces mêmes limites, comme le dit Anas ‎(رضي الله عنه) : « J’ai accompli le Dhuhr avec le Prophète ‎(صلى الله عليه و سلم) en quatre raka’at à Médine, et en deux raka’at à Dhul-Hulayfah (à la sortie de la ville). » Ainsi, comme l’explique shaykh Al-‘Uthaymin ‎(رحمه الله) dans Sharh Al-Mumti’ : si on sort de sa ville  et qu’on se rend à l’aéroport, on peut déjà y regrouper les prières, comme cela est permis pendant le voyage.  Il n’y a pas non plus de distance minimale à accomplir en dessous de laquelle on ne peut appliquer les règles du voyage ainsi que le démontre entre autres shaykh Siddîq Hasan Khân dans At-Ta’liqât Ar-Radiyyah et shaykh Al-‘Uthaymin dans Sharh Al-Mumti’ qui dit que les hadiths utilisés pour fixer une distance sont divers et ne visent pas à délimiter ce qu’est un voyage. Parmi ces distances, une unité de mesure particulièrement répandue, le Barîd qui représente la distance parcourue à vitesse moyenne par une monture en une demi journée. L’avis répandu est qu’on ne peut appliquer les règles du voyage en deçà de quatre Burud (pluriel de Barîd), ce qui représente 77km, alors qu’il est rapporté dans le Sahîh Muslim par Anas ‎(رضي الله عنه) : « Lorsque le Prophète ‎(صلى الله عليه و سلم) parcourait trois miles ou Farâsikh (unité de mesure de distance), il accomplissait deux raka’at. » On voit ici que la distance évoquée par Anas ‎(رضي الله عنه) n’est plus que d’environ 15km, donc très loin des 77km. Shaykh Al-‘Uthaymin ‎(رحمه الله) conclut ce point en rappelant que les Textes restent généraux et ne précisent aucune distance, c’est pourquoi il est nécessaire de se référer à l’usage (connu chez les gens et dans la langue) pour définir ce qui est un voyage ou non. Notons tout de même que bon nombre de savants ne sont pas de l’avis de shaykh Al-Albânî ‎(رحمه الله) concernant le chauffeur de taxi parcourant tous les jours de longues distances, et ils disent qu’il ne cesse d’être en voyage dès qu’il quitte sa ville et que c’est là sa fonction : voyager pour transporter les gens.

Une fois qu’on a eu l’intention de voyager et que l’on quitte les limites de sa ville, les règles du voyage s’appliquent et elles sont les suivantes :

Shaykh Al-Albânî ‎(رحمه الله) :


« S’ils sont voyageurs et s’arrêtent en un endroit et qu’on entre dans le temps de la première prière, celle de Dhuhr, la sunna consiste à ce qu’ils regroupent les prières du Dhuhr et ‘Asr, en avançant l’accomplissement du ‘Asr à l’heure du Dhuhr. Et si au contraire ils continuent à se déplacer lorsqu’arrive le Dhuhr et poursuivent leur chemin jusqu’à entrer dans le temps du ‘Asr, ils doivent alors s’arrêter et accomplir [dans cet ordre] les prières du Dhuhr et ‘Asr en ayant repoussé l’accomplissement du Dhuhr au temps du ‘Asr. En résumé, s’ils sont arrêtés à l’heure du Dhuhr, ils regroupent les deux prières en avançant l’accomplissement du ‘Asr, sinon, ils regroupent à l’heure du ‘Asr en repoussant l’accomplissement du Dhuhr. De même, il leur est obligatoire d’accomplir ces prières en deux raka’at et non en quatre raka’at, car cela est une obligation et non une permission, et c’est là l’avis des savants le plus authentique […]

Ceci au contraire du regroupement des prières qui est une permission, en ce sens qu’il leur est permis d’accomplir en voyage chaque prière à son heure. Mais le plus aimé auprès d’Allah est qu’on accepte Ses permissions, comme le dit le Prophète ‎(صلى الله عليه و سلم) : « Allah aime qu’on prenne Ses permissions, comme Il aime qu’on accomplisse Ses obligations. » et dans un autre hadith : « Allah aime qu’on prenne Ses permissions, comme Il déteste qu’on Lui désobéisse. » Il est donc meilleur de regrouper les deux prières, surtout s’il y a une quelconque forme de difficulté (à accomplir chaque prière à son heure). Le musulman ne doit pas se détourner des permissions d’Allah, car cela cache une forme secrète de fierté et d’orgueil face à la permission d’Allah comme l’a montré le Prophète ‎(صلى الله عليه و سلم) lorsqu’un homme l’interrogea en lui rappelant la Parole d’Allah : « Ce n’est pas un péché pour vous de raccourcir la prière, si vous craignez que les mécréants ne vous causent du tort » et il lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Pourquoi raccourcissons-nous la prière alors que nous sommes en sécurité ? Alors que notre Seigneur dit : « si vous craignez que les mécréants ne vous causent du tort » Le Prophète ‎(صلى الله عليه و سلم) dit : « C’est une aumône qu’Allah vous fait, acceptez donc l’aumône d’Allah. » Est-il permis à l’esclave de refuser l’aumône de son maître, alors qu’Allah est le Maître des maîtres comme l’a montré le Prophète ‎(صلى الله عليه و سلم) lorsqu’un homme lui dit : « Tu es notre maître. » Il répondit : « Le vrai Maître est Allah. » Si l’esclave ne peut refuser le don de son maître alors qu’il est une créature comme lui, alors comment refuser le don du Créateur. Ainsi, puisque nous connaissons maintenant la différence entre l’obligation de raccourcir les prières et la permission de les regrouper, il ne faut pas négliger cette permission et l’accepter en remerciant Allah pour Sa bonté envers nous. En résumé : le raccourcissement est obligatoire et le regroupement est recommandé.

De même, on accomplit pour les deux prières regroupées un seul adhân et deux iqâmah. On n’accomplit pas l’adhân pour chaque prière mais un seul [avant la première prière], et avant chaque prière un iqâmah, c’est là la chose la plus authentique qui ait été rapporté du Prophète ‎(صلى الله عليه و سلم), comme dans la description du pèlerinage d’adieu qu’a fait Jâbir Ibn ‘Abdillah Al-Ansârî ‎(رضي الله عنه). Je dis cela car il y a d’autres versions, y compris dans les recueils de hadiths authentiques (Al-Bukhârî et Muslim) disant que lorsque le Prophète ‎(صلى الله عليه و سلم) regroupa les prières à Minâ, il y eut deux adhân et deux iqâmah, mais dans le lexique des spécialistes du hadith, on dit que la mention des deux adhân n’est pas ce qui est transmis par la majorité des rapporteurs qui est un seul adhân pour les deux prières et un iqâmah pour chaque prière.

Dès que l’on a accomplit la première prière, on se lève pour accomplir l’iqâmah de la deuxième prière, sans espacement par la récitation de formules d’évocation et encore moins par l’accomplissement de prières surérogatoires car celles-ci cessent lors du voyage. Les prières qu’il est légiféré d’accomplir avant et après la prière, comme pour la prière du Dhuhr par exemple, toutes ces prières surérogatoires cessent, sauf pour deux d’entre elles : la prière surérogatoire du Fajr et celle du Witr, comme le dit ‘Âishah ‎(رضي الله عنها) : « Le Prophète ‎(صلى الله عليه و سلم) ne délaissait jamais ces deux raka’at (surérogatoires du Fajr) qu’il soit voyageur ou résident. », ce qui montre l’importance de ces deux raka’at. Cela est appuyé par la parole du Prophète ‎(صلى الله عليه و سلم) : « Les deux raka’at  [surérogatoires] de l’aube sont meilleures que ce monde et tout ce qu’il contient. » c’est pourquoi le Prophète  ‎(صلى الله عليه و سلم) les accomplissait même en voyage. De même pour les deux raka’at du Witr que le Prophète  ‎(صلى الله عليه و سلم) accomplissait également en voyage, même en chevauchant sa monture lorsqu’il ne pouvait s’arrêter pour les accomplir au sol. Ainsi, lorsqu’ils ont terminé la première prière et qu’on prononce l’iqamah de la deuxième, il n’y a pas d’espacement ni par des formules d’évocation ni par des prières surérogatoires. Ensuite, lorsqu’ils ont accompli la deuxième prière, on ne trouve rien dans la Sunna nous empêchant de prononcer les formules d’évocation connues après les prières à toute heure, mais il n’y a pas d’espacement dans l’accomplissement des deux prières obligatoires. »

Nous savons donc maintenant que le voyage n’a pas de distance fixe et qu’à partir du moment où on quitte sa ville avec l’intention de voyager, les règles du voyage s’appliquent, mais pas avant. Nous avons également vu comment devait s’accomplir la prière du voyageur et qu’il lui était obligatoire de raccourcir et permis de regrouper les prières du Dhuhr et ‘Asr (en deux raka’at chacune, à l’heure d’une des deux prières), du Maghrib et ‘Ishâ (en trois et deux raka’at, à l’heure d’une des deux prières), la prière du Fajr, elle, ne changeant pas. Nous reviendrons plus tard sur quelques règles complémentaires de la prière du voyageur, mais reste à présent à évoquer la question sur laquelle ont le plus divergé les savants : combien de temps reste-t-on voyageur ? Il va de soi que tant qu’on continue à se déplacer de jour en jour, cela ne suscite pas de divergence. Mais les avis des savants ont divergé sur le cas du « voyageur » qui s’installe un moment donné à un endroit. Reste-t-il voyageur ? Si oui, combien de temps ? Devient-il résident ? Si oui, au bout de combien de temps ?

Shaykh Al-Albânî ‎(رحمه الله) :

Question : Quelle est la limite (de temps) permettant le raccourcissement de la prière ?

Réponse : « Tu veux dire pendant le voyage ? On ne trouve ni dans le Coran ni dans la Sunna de limites de distances ou de temps. Nous pouvons tous lire dans le Coran la manière dont Allah expose une question liée aux jeûneurs « Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage devra jeûner plus tard un nombre égal de jours. » (Al-Baqarah, 184) Ce qui nous intéresse ici dans ce verset est qu’Allah dit : « Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage ». Ainsi, de la même manière qu’Il n’a pas donné de limites à la maladie, Il n’a pas fixé non plus de limites au voyage. C’est pourquoi toute personne quittant la ville où elle réside devient voyageuse, car le voyage est lié au fait de sortir de la ville. Si quelqu’un quitte sa ville avec l’intention de voyager, il devient voyageur, qu’il parcourt une courte ou longue distance. Ce qui va déterminer ce qu’est un voyage est l’usage et la langue, et non la distance que la plupart des gens ignorent. C’est cet avis qu’il faut prendre en compte et ne pas troubler les esprits en fixant des distances pour délimiter le voyage, car on ne trouve rien de cela dans le Coran ou la Sunna […]

[Arriver à destination, tout dépend de son intention] soit cet individu veut s’installer [temporairement ou définitivement] à cet endroit, soit il ne veut pas s’y fixer. S’il veut s’y installer il n’est plus voyageur et doit appliquer les règles du résident, mais s’il ne veut pas s’installer en ce lieu il reste voyageur et les règles du voyage s’appliquent comme la permission de rompre le jeûne pendant Ramadan, de regrouper les prières connues, l’obligation de raccourcir les prières, et d’autres choses encore. Mais il faut prêter attention à un point que nos pieux prédécesseurs ont pris en considération. Ils ne disaient pas d’un homme qui s’installait (pour un temps) en un lieu qu’il n’était plus pour autant voyageur, mais ils utilisaient des termes plus précis que le fait de dire : « il a l’intention de s’installer. » Ainsi, ils disaient : « Il s’est décidé (Ajma’a) à s’installer. », c’est pourquoi je dis en suivant leur exemple : le voyageur qui arrive dans une ville et se décide à s’y installer (temporairement), devient résident, mais s’il ne se décide pas à s’y installer, il reste voyageur.

Il peut donc se décider à s’installer (ce que l’on peut facilement concevoir) ou au contraire « ne pas se décider à s’installer », mais comment cela se manifeste-t-il concrètement ? Nous disons : celui qui arrive dans une ville pour y réaliser une affaire (ou accomplir une tâche, etc) et se décide à s’installer et ainsi se repose et se met au calme, devient résident. Mais s’il se dit : demain je repars, après-demain je repars, en raison des incertitudes qui pèsent sur le chemin qu’il doit emprunter, alors il ne s’est pas décider à s’installer, il est hésite dans son intention, si bien qu’il reste voyageur dans cette situation, même si elle dure plusieurs mois. Ainsi, on rapporte authentiquement que lorsque Ibn ‘Umar(رضي الله عنه) est parti livrer une bataille, après la mort du Prophète ‎(صلى الله عليه و سلم), aux environs de Khurâsân (aujourd’hui au Nord-Est de l’Iran), ils furent pris dans la neige et ils établirent un campement où ils raccourcirent la prière pendant six mois, jusqu’à ce que le chemin se libère et qu’ils puissent retourner chez eux. Voilà ce que l’on peut dire sur le voyage et ses limites, et en résumé il n’y a aucune preuve ni dans le Coran ni dans la Sunna venant délimiter le temps du voyage ou de l’installation, et tout ce qui a pu être rapporté en ce sens doit être interprété en fonction de l’intention qu’ont eu [le Prophète (صلى الله عليه و سلم) ou les compagnons (رضي الله عنهم) de s’installer ou non]. »

Shaykh Al-Albânî ‎(رحمه الله) reprend là aussi l’avis de Shaykh Al-Islâm ibn Taymiyyah ‎(رحمه الله), tout comme shaykh Al-‘Uthaymin ‎(رحمه الله) qui rapporte ses propos en disant : « Le voyageur reste voyageur tant qu’il n’a pas une des deux intentions suivantes : 1_ s’installer définitivement. 2_ s’installer temporairement. » Shaykh Al-‘Uthaymin ‎(رحمه الله) dit : « La différence est que dans le premier cas, le voyageur s’installe définitivement et fait de cette ville sa résidence principale. Alors que dans le deuxième cas, il arrive dans une ville et constate qu’il y a beaucoup à faire ou que c’est un bon endroit pour rechercher la science. Il a donc l’intention d’y rester sans pour autant délimiter cela par un temps ou une tâche. Mais son intention est de s’installer (pour un temps) car la ville lui plait, soit par la science qu’on y trouve, soit pour la vivacité de son commerce, ou encore parce qu’il est fonctionnaire d’état comme le sont les ambassadeurs. La base dans ce cas est que cet individu n’est plus voyageur, car il a eu l’intention de s’installer, ainsi les règles du voyageur ne s’appliquent plus à lui. » (Sharh Al-Mumti’, 2/255).

Prenons un exemple peut être plus parlant pour le lecteur. Je voyage et visite l’Arabie Saoudite en allant de ville en ville. Depuis que j’ai quitté mon domicile en France, je suis voyageur. J’arrive à Jeddah, une ville que je ne connais pas et je me dis : je vais visiter pour voir. Je suis toujours voyageur car je reste sur cet état premier tant que je ne prends pas la décision de m’installer. Au lendemain, après quelques visites, je m’aperçois que la ville ne me plaît pas et que je vais me rendre à Riyad. Arrivé sur place, alors que je suis toujours voyageur, je m’aperçois que la ville me plaît, qu’il y a de nombreuses activités qui m’intéressent et que je m’y établirai bien un moment pour en découvrir les multiples facettes, sans pour autant me fixer une limite de temps, à ce moment je devient « résident », c'est-à-dire que les règles du voyage ne s’appliquent plus à moi, bien que dans l’absolu, comme le dit shaykh Al-Albânî ‎(رحمه الله), je suis toujours voyageur, puisque cette ville n’est pas la mienne et que je vais revenir chez moi à un moment ou un autre.

Maintenant qu’en est-il si l’on sait combien de temps on va séjourner dans une ville, ou si l’on sait que ce séjour va durer ? Pour certains savants, les règles du voyage ne s’appliquent plus après quatre jours, pour d’autres après vingt jours, et au contraire d’autres sont d’avis que malgré tout les règles du voyage demeurent même si on reste au même endroit pendant des années. Alors qu’en est-il ? On interrogea shaykh Al-Albânî ‎(رحمه الله) à propos d’un groupe d’étudiants venus passer leurs examens à Amman pour une durée de dix jours, devaient-ils être considérés comme voyageurs ou résidents ?

Shaykh Al-Albânî ‎(رحمه الله) :

« Ce que nous voulons montrer est que cette limite (de quatre jours fixés par certains savants) n’a aucune valeur. Un homme arrive dans une ville et veut y passer cinq jours, cela n’en fait pas pour autant un résident, il est toujours en voyage. Tant qu’il est comme Allah ‎- تعالى - dit : « Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage » alors il ne cesse d’être voyageur et les règles du voyage s’appliquent à lui. Si ce groupe (d’étudiants) vient jusqu’ici et que de nos jours l’usage répandu chez les gens fait de ce trajet un voyage, et qu’ils vont retourner chez eux, alors ils sont voyageurs, sauf s’ils veulent s’installer ici sans vouloir repartir d’où ils sont venus. En résumé, il n’y a aucune preuve pour montrer que celui qui a l’intention de rester plus de quatre jours devient résident, même s’il est toujours en voyage. »

Il dit également dans une autre cassette en évoquant ceux qui partent étudier plusieurs années à l’étranger, et pour lesquels certains savants appliquent une analogie avec le récit de Ibn ‘Umar ‎(رضي الله عنهم) qui raccourcit la prière pendant six mois, lorsqu’il fut pris dans la neige :

« Peut on comparer cela (le récit de Ibn ‘Umar) avec ce que nous entendons de certains savants de nos jours qui disent à propos de certains étudiants qui voyagent d’un pays à un autre, qu’il s’agisse d’un pays d’islam ou de mécréance, pour leurs études ? Un étudiant quitte par exemple un pays arabe pour se rendre aux USA ou en Europe afin d’y demeurer plusieurs longues années, quatre voire plus. Ces savants disent qu’il est voyageur. Comment serait-il voyageur. Nous disons : la parole d’Allah ‎- تعالى - « Quiconque d’entre vous est [..]  en voyage » s’applique-t-elle à lui ? Non, jamais ! C’est un résident, même en considérant que lorsqu’il est arrivé dans ce pays, il n’avait pas l’intention de s’installer. Mais en vérité, il voulait s’installer, ne serait-ce que le temps des études. Puis lorsque vient le temps de visiter son pays pendant les vacances, il le fait, sinon il n’y revient pas. La question est donc très subtile, mais si l’étudiant en science médite sur ce point, il verra si Allah le veut qu’en fait elle est très claire. »

Effectivement, la question est très subtile et tout dépend de l’intention profonde de chacun. Veut-on s’installer réellement, même pour une courte période, ou ne sommes-nous que de passage ? Celui qui est installé dans une ville et mène une vie similaire aux habitants de cette ville, peut-il réellement se dire qu’il est encore voyageur dans le sens où les règles du voyage s’appliquent encore pour lui ? Bien sûr que dans l’absolu il reste « voyageur » puisqu’il retournera un jour chez lui, même après quatre années d’étude, mais shaykh Al-Albânî ‎(رحمه الله) explique bien en d’autres endroits qu’Allah ‎- تعالى - a légiféré les règles du voyage d’une manière très précise, Il dit : « Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage » et Il n’a pas dit : « Quiconque d’entre vous est malade ou voyageur », il y a là une grande nuance dans l’emploi des termes et cela change tout dans l’application des règles. Ainsi, on peut être « voyageur » tout en s’établissant un temps (court ou long) quelque part. Pour que les règles du voyage s’appliquent, il ne suffit pas d’être « voyageur », mais il faut être en voyage, donc « sur le départ », et ne pas avoir l’intention de s’installer et de rester. Les deux exemples que donne shaykh Al-Albânî ‎(رحمه الله) sont très clairs : le premier groupe d’étudiants est venu un court moment à Amman pour passer des examens, sans avoir l’intention de s’y établir mais uniquement pour accomplir le but de leur voyage. Dans le deuxième cas, ces autres étudiants partent aussi pour accomplir un objectif, mais cela implique nécessairement qu’ils s’installent et s’établissent à un endroit, vivants ainsi à la manière des résidents.

Revenons maintenant pour conclure à quelques règles spécifiques à la prière du voyageur.



bouton--13- Le voyageur doit-il prier en groupe ? 

Shaykh Al-Albânî ‎(رحمه الله) :

Question : Quelle est la règle concernant le voyageur qui entend l’appel à la prière ?
 


Réponse : Si nous croyons avec conviction que le voyageur n’est pas obligé d’accomplir la prière du Jumu’ah (et c’est l’avis de la majorité des savants), et que l’obligation d’assister à la prière du Jumu’ah est plus forte encore que la simple prière en commun, et que malgré tout le voyageur n’est pas obligé d‘y assister. Alors, a fortiori, l’obligation d’assister à la prière en commun cesse. Mais une autre obligation pèse sur ce voyageur et qui est : s’il se trouve avec un groupe de voyageurs ou un groupe de résidents et qu’on appelle à la prière, dans ce cas il lui est obligatoire de prier en commun. Ceci car il est rapporté dans Al-Bukhârî, ces propos du Prophète ‎(صلى الله عليه و سلم) adressés à Mâlik Ibn Al-Huwayrith : « Si vous êtes en voyage, que l’un de vous appelle à la prière, et que le plus âgé d’entre vous dirige la prière. » Donc il leur a ordonné d’accomplir la prière en groupe, un groupe spécifique de voyageurs. C’est là la réponse. »

Nous rappelons également que shaykh Al-Albânî ‎(رحمه الله) insiste sur le fait que le prieur doit faire tout ce qu’il peut pour prier en direction de la Qiblah et que s’il ne sait trouver sans instrument la direction de La Mecque, il lui est obligatoire d’utiliser une boussole. Dans le même sens, shaykh Ibn Bâz ‎(رحمه الله) dit que celui qui prie dans la mauvaise direction en terre d’islam, alors qu’il avait la possibilité de demander, sa prière est invalide (voir Fatâwâ As-Salât).



bouton--13- Que doit faire le voyageur qui prie derrière un imam résident ?

Shaykh Al-Albânî ‎(رحمه الله) :

Question : Tu es voyageur et te joins à un groupe de résidents accomplissant la prière du ‘Asr ou une autre prière de quatre raka’at. Tu n’arrives que pour les deux dernières raka’at, alors que fais-tu, tu salues avec l’imam ou tu complètes à quatre raka’at ? Et quelles sont les preuves à ce sujet ?

Réponse : Lorsque le voyageur prie derrière un imam résident, la prière du voyageur se transforme en la prière de ce résident. Donc, même si le voyageur rejoint l’imam juste avant le salut final et que l’imam quitte la prière, le voyageur doit compléter totalement la prière. Ceci car il est rapporté dans le Sahih Muslim et le Musnad de l’imam Ahmad ‎(حفظه الله), qu’on interrogea ‘Abdallah Ibn ‘Abbas ‎(رضي الله عنه) à propos du nomade qui raccourcit la prière lorsqu’il est en voyage, donc comment devait-il prier ici à La Mecque, derrière l’imam ? Il répondit : « Il accomplit une prière normale (de quatre raka’at), et c’est là la sunna de Abû Al-Qâsim (le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam)). » C’est une preuve claire sur cette question, et cela est appuyé par la globalité de la parole du Prophète ‎(صلى الله عليه و سلم) rapportée par Al-Bukhârî et Muslim ‎(حفظه الله) : « L’imam n’est là que pour être suivi. » Donc, lorsque le voyageur prie derrière un imam résident, la prière du voyageur se transforme en prière de résident, et il doit prier normalement, et ce même s’il manque toutes les raka’at (avec l’imam) comme nous l’avons rappelé. »



bouton--13-  Comment le voyageur doit-il accomplir la prière en tant qu’imam s’il y a derrière lui des résidents ?

Shaykh Al-Albânî ‎(رحمه الله) :

« L’imam voyageur n’a pas le droit d’accomplir une prière de quatre raka’at, mais il doit suivre le Prophète ‎(صلى الله عليه و سلم) en toute situation et se conformer à sa parole lorsqu’on lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Pourquoi raccourcissons-nous la prière alors que nous sommes en sécurité ? Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) dit : « C’est une aumône qu’Allah vous fait, acceptez donc l’aumône d’Allah. » Le voyageur qui dirige les gens dans la prière doit raccourcir la prière. Par exemple, si je vous dirige dans la prière, j’accomplirai la prière du I’sha en deux raka’at, par contre vous devrez vous l’accomplir en quatre raka’at. Car l’obligation pour moi est de l’accomplir en deux raka’at, alors que pour vous c’est de l’accomplir en quatre raka’at. Il ne m’est pas permis de prêter attention à vous, ou en des termes plus précis : il ne m’est pas permis de vous suivre dans la prière. Votre prière est celle du résident, alors que ma prière est celle du voyageur. L’imam ne doit pas devenir un fidèle, et inversement le fidèle ne devient pas imam, de sorte que le fidèle suive l’imam qui, lui-même suit le fidèle, non. Ainsi, si une personne résidente prie derrière un imam voyageur, elle doit compléter sa prière lorsque l’imam prononce le salut final. A l’inverse, lorsqu’un voyageur prie derrière un imam résident, la prière du voyageur devient une prière de résident, et il doit accomplir quatre raka’at. C’est ce qu’indiquent clairement les Textes, mais vous pouvez entendre le contraire de certaines personnes, alors prenez garde ! Il est rapporté dans le Sahih Muslim qu’un nomade demanda à ‘Abdallah Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنه) qui était lui de La Mecque : « Ô Abû Al-‘Abbâs – qui est le surnom de ‘Abdallah Ibn ‘Abbâs – Pourquoi lorsque nous sommes en voyage raccourcissons-nous la prière et lorsque nous sommes ici dans la Mosquée Sacrée, complétons-nous la prière ? » Il répondit : « C’est là la Sunna de Abû Al-Qâsim. » Ce qui signifie que lorsque le voyageur prie seul, il lui est obligatoire de raccourcir la prière, mais s’il prie derrière un imam résident, il doit le suivre. Et cette deuxième règle qui apparaît dans le hadith du Sahih Muslim complète la parole du Prophète  (صلى الله عليه و سلم) : « L’imam n’est là que pour être suivi, ne divergez donc pas de lui. » Si tu pries derrière un imam résident et qu’après s’être assis pour le premier Tashahhud, l’imam se lève et que toi tu prononces le salut final, tu as divergé de lui en t’opposant à la Sunna authentique que nous venons de rappeler dans le hadith de Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنه). »



bouton--13- Mais si l’imam est voyageur, il doit signifier aux gens derrière lui son état afin qu’ils comprennent pourquoi il n’accomplit que deux raka’at, mais comment doit-il s’y prendre ?

Shaykh Al-Albânî ‎(رحمه الله) :

Question : Lorsqu’un imam voyageur accomplit la prière et qu’il la raccourcit, il se peut qu’il dirige des gens qui sont eux résidents et on l’entend parfois dire après avoir salué : « votre imam est voyageur, complétez votre prière. » Est-ce là la Sunna authentique ?

Réponse : Oui, il lui est obligatoire, lorsqu’il dirige des résidents dans la prière, de dire : complétez votre prière, car nous sommes voyageurs. C’est ce qu’on rapporte du Prophète (صلى الله عليه و سلم) par une chaîne de transmission faible, mais authentiquement du Commandeur des croyants ‘Umar Ibn Al-Khattâb (رضي الله عنه) qui dit : « complétez votre prière, car nous sommes voyageurs. » Mais on ne peut dire cela qu’après le salut final. Mon avis concernant ce salut, et c’est là un avis que je donne sans pouvoir m’appuyer sur un Texte clair, mais uniquement par compréhension et déduction des Textes. Je suis d’avis que ce salut doit se faire à voix basse, et ce afin d’appliquer la parole du Prophète (صلى الله عليه و سلم) : « La fin de la prière est marquée par le salut final. » S’il prononce cette parole pendant la prière, c’est une parole (humaine, alors que la prière n’est composée que de louanges et de récitations, et toute parole n’est adressée qu’à Allah) et la prière est invalidée. Par contre s’il sort de la prière, celle-ci est valide, même s’il salue à voix basse, de même que la prière serait valide s’il entrait dans la prière en prononçant le Takbir à voix basse. S’il dirige des résidents dans la prière, je suis d’avis qu’il prononce le salut final à voix basse afin de ne pas mettre en difficulté les fidèles qui sont malheureusement le plus souvent inattentifs, si bien qu’ils saluent directement avec l’imam sans se rendre compte qu’ils doivent compléter la prière. Mais s’il leur dit « complétez votre prière car nous sommes voyageurs », il est plus probable qu’ils complètent, et je n’en suis pas certain pour l’avoir vécu plusieurs fois et avoir indiqué que j’étais voyageur, des gens saluaient malgré tout, en raison de leur grande inattention.

Question : Il vaut mieux qu’il les informe avant la prière.

Réponse : Oui cela est meilleur. Gloire à Allah, tu m’as rappelé un évènement qui s’est déroulé alors que j’étais à Tabûk chez un ami à qui je rendais visite, et il y avait une mosquée proche de sa maison. Pour la prière du ‘Ishâ, nous nous sommes rendus à la mosquée et il m’a demandé de diriger la prière. Je lui ai dit discrètement : « Ces gens ne sont pas prêts à voir ce qu’ils considèrent être une innovation : que l’imam accomplisse deux raka’at, et qu’il leur dise : complétez votre prière, c’est là une chose étrange. Il me dit : pourquoi ne pas leur apprendre la Sunna ? Je dis : j’aimerais le faire mais j’ai peur qu’ils nous fassent des problèmes. Il me dit : ne t’en occupe pas. J’ai donc fait une conférence sur ce thème, mais malgré tout il y eut des problèmes après la prière. Ils dirent : pourquoi laisses-tu cet homme nous diriger dans la prière, il vient nous perturber, etc. Mais comme nous disions auparavant mon frère, c’est la Sunna du Prophète (صلى الله عليه و سلم) qui lorsqu’il dirigeait dans la prière des résidents, ne se souciait pas d’eux et raccourcissait la prière. On a rapporté ces propos de lui comme nous l’avons rappelé précédemment, ainsi que de manière authentique de ‘Umar Ibn Al-Khattâb ‎(رضي الله عنه) qui était à La Mecque et priait devant des résidents, alors que lui était voyageur. Mais il était le Commandeur des croyants, donc il dirigeait la prière et la raccourcissait. Et il leur disait : « complétez votre prière car nous sommes voyageurs » »

Voilà ce que nous pouvions brièvement exposer à nos frères et sœurs concernant la prière du voyageur, en espérant avoir été aussi fidèle que possible à la traduction des propos de shaykh Al-Albânî – qu’Allah lui fasse miséricorde, illumine sa tombe et lui accorde la meilleure des récompenses. Nous voudrions rappeler que nous avons choisi d’exposer son avis car il nous semblait le plus fidèle aux Textes et qu’il englobait bon nombre de savants. Mais cela reste un avis, et le shaykh ‎(رحمه الله) lui-même dit : « En vérité, cela fait partie des questions très subtiles sur lesquelles ont divergé les savants sans pouvoir se mettre d’accord sur une position totalement claire, si bien qu’aucun ne peut dire ceci est la vérité et rien d’autre. Personne ne peut dire cela. La seule chose que l’on puisse dire est : mon avis est celui-ci. » Donc si un frère ou une sœur choisi d’adopter un avis autre qui lui semble plus conforme aux Textes, ou si ce frère ou cette sœur n’a pas le niveau nécessaire pour étudier les avis des savants et qu’ils ont interrogé sur ce point un savant qu’ils estimaient digne de confiance et qui leur a donné un autre avis, il convient à tous de respecter ce choix.

Wallahu ‘alam



Traduit et publié par les Salafis de l’Est.

Copier à partir du site salafs.com dont les audios sont disponible sur l'article:

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10163

Administrateur www.islam-al-haqq.com : 'Abd El-Hakim Abû 'Issa 'Abd El-Haqq

 


Le voyage - As-Safar

La prière - As-Salât

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 13:39

 

interieur_mosque_qassimi_m.jpgCette vidéo est un appel à la salat (la prière), son importance, ses mérites, le danger de son délaissement et également un rappel sur At-Tawhid Al-Rububiya (l'unicité d'ALLAH dans la Seigneurie) et At-Tawhid Al-Ûlûhiya  (l'unicité d'ALLAH dans l'adoration) ...


Par 'Ali Abû Leyna (Anti-Malthus)
Introduction en poème : Abû-Hind
Réalisé par 'Abd El-Hakim Noychmuslim

 

 

 


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La purification - At-Tahara  

La prière - As-Salât

會 Al-Haqq 會 [Vidéos]

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 20:41
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Mérites de la prière du vendredi

Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Celui qui a fait ses ablutions en les faisant bien, puis est allé à la prière du vendredi, a écouté en silence, il lui est pardonné les péchés de la période entre les 2 vendredis avec 3 jours de plus". (Mouslim)


Ce qu'il est bon de faire ce jour là

Augmenter les prières et les salutations sur le Prophète

Selon Aws Ibn Aws (رضي الله عنه) a dit : "Le Prophète a dit : "Parmi vos meilleurs jours se trouve le vendredi [...] augmentez-y donc vos prières sur moi car vos prières me sont présentées". Ils dirent : "Ô Prophète, comment nos prières te seront présentées alors que tu sera en poussière"? Il dit : "ALLah le Très-Haut a interdit à la terre de manger le corps des prophètes"". (rapporté par les 5 sauf At-Tirmidhi)

Ibn Al-Qayim (رحمه الله) a dit : "Il est bon de multiplier les prières sur le Prophète le jour du vendredi et la nuit qui la précède conformément aux paroles du Prophète : "Augmentez vos prières sur moi le jour du vendredi et la nuit du vendredi"".

Lire la sourate "La caverne" (18)

Selon Abou Sa'id Al-Khoudri (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Celui qui a lu la sourate "La caverne" le jour du vendredi, ALLah l'illumine jusqu'au vendredi suivant". (an-Nasâi, al-Bayhaqi, al-Hâkim)

Se laver, se parfumer, se brosser les dents, et mettre ses beaux vêtements

Selon Abou Sa'id Al-Khoudri (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Le lavage du corps est une obligation à tout pubère le vendredi, et qu'il s'habille de ses beaux vêtements et qu'il se parfume s'il a du parfum". (Al-Boukhari et Mouslim)

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Un devoir pour le musulman est de se laver, se parfumer, utiliser le siwâk le jour du vendredi". (Ahmad avec une chaîne authentique)

Le moment du lavage

Le lavage du jour du vendredi se fait entre la prière de l'aube [As-Soubh] à la prière du vendredi [Al-joumou'a]. Le plus méritoire est de faire ce lavage juste avant d'aller à la prière du vendredi.

Cas de celui qui s'est lavé puis a perdu ses ablutions

Selon 'Abd Rahmân Ibn Abza, selon son père : "il se lavait pour la prière du vendredi puis perdait les ablutions, il recommençait les ablutions sans refaire de bain". (Ibn Abou Chayba, avec une chaîne sûre)

Réserver un habit pour le vendredi et les 2 fêtes

Jâbir (رضي الله عنه) a dit : "Le Prophète avait un habit qu'il réservait pour le vendredi et les 2 fêtes". (al-Bayhaqi)

Se rendre à la mosquée de bonne heure

Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Quiconque se lave le vendredi comme il le fait pour la grande impureté et se rend à la mosquée à la première heure fait une bonne œuvre de la valeur d'une offrande d'un beau chameau. S'il se rend à la deuxième heure, il aurait c'est comme s'il a offert une vache, à la troisième heure, un bélier, à la quatrième une poule, à la cinquième un œuf. Quand l'imam est dans sa chaire, les anges rentrent pour écouter le prône". (Rapporté par le groupe, sauf Ibn Mâja)

Ibn Mas'oud (رضي الله عنه) a dit : "J'ai entendu le Prophète dire : "Les gens seront assis le jours de la Résurrection en fonction de leur allées à la prière du vendredi : le 1er, puis le 2nd, puis le 3eme, puis le 4eme... et le 4eme de 4 n'est jamais loin d'ALLah"". (Ibn Mâja et Al-Moundhir)

Accomplir des prières surérogatoires en arrivant à la mosquée si on arrive avant le sermon

Ibn 'omar (رضي الله عنهما) faisait de longues prières avant celle du vendredi, et 4 après. (Abou Dâwoud)


Le Vendredi - Al-Jûmû'a
La prière - As-Salât  
Hadith wa Sûnnah
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 22:13
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L'amoureux du pardon (demande de pardon a ALLah)
Il n'y a pas de divinité en vérité hormis toi (ALLah) pureté à toi j'ai été du nombre des injustes


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Shaykh Abdel-Baari At-Thoubéiti


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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 20:32
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L'obligation de la prière du vendredi à la mosquée et les cas où elle n'est plus obligatoire

ALLah - تعالى - a dit : {Ô vous qui avez cru ! Quand on appelle à la Salat du jour du vendredi, accourez à l'invocation d'ALLah et laissez tout négoce. Cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez !} (62/9)

Selon Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم)  a dit : "Que ceux qui négligent la prière du vendredi cessent de le faire
(c.a.d qu'ils cessent cette négligence), sinon ALLah apposera le scellé sur leurs cœurs et ils finiront par être distraits de Sa pensée". (Mouslim, Abou Dâwoud, Ahmad, an-Nasâi par Ibn 'Abbas et Ibn 'omar)

Selon Abou Ja'd, le Prophète 
(صلى الله عليه و سلم) a dit : "Celui qui n'a pas assisté à 3 vendredis, Dieu lui scelle alors le coeur". (rapporté par les 5. Ahmad et Ibn Mâja l'ont rapporté de Jâbir, Ibn As-Sakan l'a authentifié)


Cette prière n'est pas obligatoire pour l'esclave, la femme, l'enfant, et le malade

Târiq Ibn Chihâb
(رضي الله عنه) a dit : "Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "La prière du vendredi est une obligation à tout musulman, hormis quatre personnes qui sont : l'esclave, la femme, l'enfant, le malade"". (Abou Dâwoud)


Cete prière n'est pas obligatoire pour le voyageur

Le voyageur qui est en halte dans une ville le vendredi n'est pas obligé de la faire, le Prophète
(صلى الله عليه و سلم) ne faisait pas la prière du vendredi en voyage, ni même les califes.


Cette prière n'est pas obligatoire si elle tombe un jour de fête

Voir pour cela : "Que faire lorsque l'Aïd coïncide avec un vendredi ?"


Le Vendredi - Al-Jûmû'a
Hadith wa Sûnnah
La purification - At-Tahara
La prière - As-Salât
Les mosquées - Al-Mâsâjîd
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 20:02
Comment dire "amîn" pendant les invocation du sermon du Vendredi & le faite de lever les mains après la prière.


Voici deux avis juridiques de Cheikh Al-’Uthaymîn, rahimahou Allah, relatifs au fait de dire « amin » après les invocations de l’Imam alors qu’il est sur la chaire (minbar) et le fait de lever les mains à ce moment-là lors de la prière du vendredi. N’hésitez pas, Barak’Allâhu fîkum à propager ces avis juridiques en espérant la récompense d’Allah Seul, car, comme vous le constatez, beaucoup de nos frères et soeurs sont en contradiction avec la sunna à ce sujet-là. Qu’Allah nous guide et les guide :


Question :

هل التأمين عند دعاء الإمام في آخر خطبة صلاة الجمعة من البدع ؟

Est-ce que le fait de dire « amin » suite aux invocations prononcées par l’Imam après le sermon (khutbah) du vendredi relève des innovations ?


Réponse :

ليس هذا من البدع، التأمين على دعاء الخطيب في الخطبة إذا أخذ يدعو للمسلمين فإنه يستحب التأمين على دعائه، لكن لا يكون بصوت جماعي وصوت مرتفع، وإنما كل واحد يؤمِّن بمفرده، وبصوت منخفض، حيث لا يكون هناك تشويش، أو أصوات مرتفعة، وإنما كل يؤمِّن على دعاء الخطيب سرّاً ومنفرداً عن الآخرين

Ceci ne fait pas partie des innovations. Le fait de dire « amin » après les invocations de l’imam lorsqu’il se met à en faire est recommandé. Cependant ceci ne doit pas être effectué en groupe et à haute-voix mais plutôt chacun dit « amin » seul et à voix-basse pour ne pas gêner ceux qui sont autour de nous ou élever la voix. Donc, chacun dit « amin » aux invocations de l’imam discrètement (sirân) et seul indépendamment des autres.


Question :

ماحكم رفع الأيدي والإمام يخطب يوم الجمعة ؟

Quelle est la règle religieuse quant au fait de lever les mains alors que l’imam fait son sermon du vendredi ?


Réponse :

رفع الأيدي والإمام يخطب يوم الجمعة ليس بمشروع أيضا، وقد أنكرالصحابة على بشربن مروان حين رفع يديه في خطبة الجمعة، لكن يستثنى من ذلك الدعاء بالإستسقاء فإنه ثبت عن النبي عليه الصلاة والسلام أنه رفع يديه يدعو الله تعالى بالغيث وهو في خظبة الجمعة، ورفع الناس أيديهم معه، وماعدا ذلك فإنه لاينبغي رفع اليدين في حال الدعاء في خطبة الجمعة.

Lever les mains alors que l’imam fait son sermon du vendredi n’est pas légiféré. Les compagnons ont même désapprouvé ’Ali Bachir Ibn Maruan au moment ou il leva les mains pendant le sermon du vendredi. Ceci n’est pas légiféré à l’exception de l’invocation de la demande de pluie car il a été rapporté de façon authentique que le prophète, ’alayhi salat wa salam, avait levé les mains en demandant à Allah qu’Il fasse decendre la pluie pendant le sermon du vendredi. Les gens présents firent de même. Et il ne convient pas de lever les mains au moment des invocations pendant le sermon du vendredi en dehors de ce cas-là.


Source : Fatawa arkân al-islâm, Question 322 & 323, Page 392 et 393.
Auteur : Sheikh Al-’Uthaimîne
Traduction : Abou Abdillah.
source : sounna.com


Lever les mains après la prière

Shaikh ‘Abd Allah Ibn ‘Abd Al-Aziz Ibn Baz

 
32_ Quel est votre avis sur le fait de lever les mains pour l’invocation après la prière ? Et y a-t-il une différence entre la prière obligatoire et surérogatoire ?

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Réponse :
Lever les mains pour l’invocation est une Sunna et fait partie des causes de l’agrément, d’après la parole du prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) : « Votre Seigneur est Vivant et Généreux, Il …lorsqu’il lève ses mains vers lui de les renvoyer vides. »
Rapporté par Abû Dawûd, At-Tirmidhi, ibn Mâjâh et Al-Hakim l’a authentifié d’après le hadith de Salman Al-Farissi. Et d’après sa parole (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) : « Allah, qu’Il soit exalté, est bon et n’accepte que ce qui est bon. Et Allah a prescrit aux croyants ce qu’Il a prescrit aux messagers, Il a dit : « ô messagers, mangez des bonnes choses et pratiquez le bien » et Il a dit : « ô vous qui avez cru mangez des bonnes choses que Nous vous avons octroyés. » Puis il mentionna l’homme qui prolonge son voyage, hirsute et poussiéreux, et tend ses mains vers le ciel (en disant) : « ô Seigneur, ô Seigneur ! », alors que sa nourriture est illicite, sa boisson est illicite, ses vêtements sont illicites. Comment serait-il exaucé ? » Rapporté par Muslim.

 Mais il n’a pas été prescrit de les lever à ces instants à l’époque du prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) et il ne les levait pas à ces moments, comme après les cinq prières, entre les deux prosternations, avant le salut dans la prière ou pendant le sermon du vendredi ou de la prière des deux fêtes. Il (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) n’ a pas levé les mains à ces moments, et il est le meilleur exemple pour les grandes et petites choses. Par contre s’il invoque pour qu’Allah fasse descendre la pluie pendant le sermon du vendredi ou des deux fêtes, il est prescrit de lever les mains, comme l’a fait le prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui).

 Quant à la prière surérogatoire, je ne connais rien qui empêche de lever les mains pour l’invocation après la prière, d’après l’ensemble des preuves. Par contre , il est préférable de ne pas le faire régulièrement, car cela n’a pas été authentifié du prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui), de même pour le fait de lever les mains avant chaque prière surérogatoire. Car les compagnons (qu’Allah les agrée) ont rapporté ses paroles, ses actions en voyage, lorsqu’il était résident et en toute situation.

Quant au hadith répandu : « La prière c’est l’invocation, le recueillement et que… » C’est un hadith faible, comme l’a montré Al-Hafidh ibn Hajar et d’autres. Et Allah est le détenteur du succès.



Source : Fatawa As-Salat
Traduit par les salafis de l’Est
La purification - At-Tahara
La prière - As-Salât
Les mosquées - Al-Mâsâjîd
Les innovations religieuse - Al-Bida'a
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 17:38


Question :
Si quelqu’un participe à une rak’a de la prière du vendredi puis se lève pour accomplir la rak’a restante, doit-il y réciter à haute voix ou pas?

Réponse

Louange à Allah

aqsa2      Cheikh al-islam Ibn Taymiyya (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit : Il baisse la voix dans la récitation et ne l’élève pas. Car quand le retardataire se lève pour accomplir la partie qu’il a ratée avec l’imam, il prie seul et les règles qui régissent le prieur isolé lui sont applicables. Pour la partie qu’il a priée avec l’imam il a le statut d’une prieur guidé. C’est la raison pour laquelle le retardataire effectue une prosternation de réparation s’il commet une faute dans la partie qu’il prie tout seul. S’il en est ainsi, le retardataire n’élève la voix que là où le prieur isolé le fait.

      Les ulémas qui pensent que le prieur isolé doit réciter le Coran à haute voix dans les prières du coucher du soleil, du crépuscule et de l’aube, soutiennent que le prieur doit réciter à haute voix s’il rattrape les deux premières rak’a. En revanche, les ulémas qui pensent que le prieur isolé ne lève pas la voix estiment que le retardataire n’élève pas la voix. La prière du vendredi ne pouvant pas être accomplie individuellement, il est inconcevable que celui qui l’effectue ainsi élève la voix. Or le retardataire est assimilé au prieur isolé. Aussi n’élève -t-il pas la voix. Mais il a  implicitement et par effet d’entraînement participé à la prière du vendredi, et les conditions à appliquer à celui qui est  suivi ne sont pas applicables à celui qui suit. C’est pourquoi le nombre et les autres aspects similaires n’entrent pas en ligne de compte dans ce que le retardataire accomplit à titre de rattrapage.Toujours est-il que selon la Sunna celui qui participe à une rak’a d’une prière a attrapé la prière.


      De la même manière on attrape la prière du vendredi. C’est comme celui qui effectue une rak’a de la prière d’asr juste avant le coucher du soleil et celui qui effectue une rak’a de la prière de l’aube juste avant le lever du jour. Dans les deux cas, on est censé avoir prié à l’heure même où le reste de la prière est accompli en dehors de l’heure. Allah le sait mieux.



Source : Al-fatawa al-koubra d’Ibn Taymiyya, tome 2 livre sur le vendredi.
 

 

 


barretitre.jpgLa purification - At-Tahara
La prière - As-Salât

Le Vendredi - Al-Jûmû'a

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 22:35
Description de la prière du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam)



L’orientation vers la Ka’aba

Pour accomplir la prière on doit s’orienter vers la Ka’aba.


La position debout

La personne qui prie doit obligatoirement se tenir debout,ceci est un pilier de la prière.


La sutra

il est obligatoire de prier en direction d’une Sutra. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) dit : "Ne prie qu’en direction d’une Sutra et ne laisse personne passer devant toi ; si quelqu’un insiste, alors combats-le car le diable est avec lui." (Mouslim, abi daoud 694-695)


L’intention

Le prieur doit impérativement nouer l’intention d’accomplir la prière pour laquelle il s’est préparé, et la préciser dans le coeur. [Il n’est pas permis de formuler cette intention avec la langue].


Le Takbîr

Puis, on commence la prière par le Takbir de sacralisation en prononçant Allahou Akbar, ceci est un pilier. On lève les mains avant, pendant ou après le Takbir. [La paume des mains vers la Qibla, à hauteur d’épaules ou parfois à hauteur de la tête].
Puis l’on pose la main droite sur la main gauche à hauteur de la poitrine. La personne doit se concentrer durant sa prière, elle doit concentrer sont regard à l’endroit où l’on se prosterne. On ne doit regarder ni a droite ni à gauche, ni lever son regard vers le ciel.
Ensuite il est sunnah de commencer la prière par certaines invocations qui ont été rapportées de Annabiy comme par exemple :

"Subhannaka allahuma wa bihamdika wa tabaraka ismuka, wa ta’ala jadduka wa la ’ilaha ghayruka."

"Gloire et pureté à Toi, ô Allah et à Toi la louange. Ton nom est béni, Ta gloire est élevée et il n’y a point de divinité [digne d’adoration] sauf Toi"

Puis on demande la protection d’Allah contre le diable.

"A’odhu bi allahi min ach-chaytani ar-rajim"
"Je cherche refuge auprès d’Allah contre satan le maudit"

Ensuite, on récite la sourate Al-Fâtiha. Ceci est un pilier.

"Bismillah ar-rahman ar-rahim"
"Al hamdou lillah rabbi al-’alamin ar-rahman ar-rahim, maliki yawmi-d-din, iyyaka na’budu wa iyyaka nasta’in, ihdina-s-sirata-l-mustaqim, sirata-l-lazin an’amta ’alayhim gayril-maghdoubi ’alayim wa la-dhallin"
"Amin"

"Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux"
"Toute louange est à Allah, le Seigneur des mondes, Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Maître du jour du jugement, C’est Toi que nous adorons et c’est de Toi que nous implorons secours, guide-nous dans le chemin droit, le chemin de ceux que Tu as comblés de bienfaits, non pas de ceux qui ont encouru colère ni de ceux qui s’égarent"


La récitation de al-Fatiha est obligatoire à chaque Rak’a.
Il est Sunna de réciter une autre sourate ou quelques versets, après Al-Fatiha, dans les deux première Rak’a.
La récitation se fait à voix haute lors de la prière du Subh et des deux premières Rak’a du Maghrib et du ’Icha.
Et à voix basse durant la prière du Dhuhr, du ’Asr, la troisième rak’a du Maghrib, et les deux dernières Rak’a du ’Icha.


L’inclinaison (Roukou)

Puis on lève les mains au niveau des épaules et on prononce le Takbir
"Allahou Akbar" "Allah est le plus Grand" ; Ceci est une obligation.
Ensuite, on s’incline en posant les mains sur les genoux et on écarte les doigts comme si l’on voulait saisir le genou. Ceci est un pilier.

Puis lors de l’inclinaison on dit trois fois ou plus :

"Subhana rabbiy al-’azhim"
"Gloire à Allah le Très-Grand"

Ceci est une obligation


Le redressement de l’inclinaison

Ensuite on se redresse de l’inclinaison. Ceci est un pilier.
En se redressant, on dit et ceci est une obligation  :

"Sami’a-l-lahi li man hamidah" ;
"Allah entend celui qui te Loue".

Puis une fois entièrement redressé on dit et ceci est une obligation :

"Rabbana wa lakal-hamd"
"O notre Seigneur, louanges à Toi".


La prosternation (Soujoud)

On se prosterne en disant "Allahou Akbar" et ceci est une obligation. Il est sunna de levé les mains au niveau des épaules.
On se prosterne en mettant les deux mains en avant sur les 7 parties du corps (le visage [front et nez], les 2 mains, les 2 genoux et les pieds [les orteils orientés vers la Qibla].
Ceci est un pilier.
Puis on dit et ceci est une obligation (3 fois ou plus) :

"Subhana rabbiya-l-a’la"
"Gloire à Allah le Très-Haut"

Il est recommandé de faire beaucoup d’invocation (du’a) lors de cette position, par contre il est interdit de réciter le Coran.

Puis on se relève en prononçant le Takbir "Allahou Akbar" et ceci est une obligation.
On s’assied posément et ceci est un pilier.

Ensuite on dit et ceci est une obligation :

"Rabbi-ghfer li, Rabbi-ghfer li"
"O Allah, pardonne-moi ; O Allah, pardonne-moi"


La seconde Prosternation

Ensuite on prononce le Takbir : "Allahou Akbar" et ceci est une obligation.
Puis on se prosterne pour la deuxième fois de la même manière que la première fois, ceci est un pilier. On fait la même chose que dans la première prosternation.


La posture du repos (jalsat ul-istiraha)


Quand on lève la tête de la seconde prosternation, et on veut se relever, on prononce le Takbir "Allahou Akbar", ceci est une obligation.
Puis on s’assoit calmement sur son pied gauche avant de se relevé pour se mettre en position debout, ceci est une sunna :

"D’après Abû Qilâba, Mâlik ben al-Huwayrith al-Laythy vit le Prophète (صلى الله عليه و سلم) faire la prière, à une rak’a impaire de sa prière, il  ne se levait qu’après être resté assis quelque temps. (Boukhari 823)

Puis on se relève pour la deuxième Rak’a, en s’aidant des deux poings posés à terre, pour atteindre la position debout ; ceci est un pilier.

Ainsi se termine la première Rak’a.

Après s’être redressé et étant debout, on fait dans la deuxième raka’a les mêmes actes que dans la première, excepté l’invocation d’ouverture.

S’asseoir pendant l’attestation (Tashahhud)

Lorsque l’on a terminé la deuxième Rak’a (après la deuxième prosternation), on s’assoit pour le tashahhud et cela est une obligation.
On pose la main droite sur la cuisse et le genou droit, et le coude droit sur la cuisse droite. On relève l’index de la main droite en direction de la Qibla et l’on ferme les autres doigts de la main droite.
La main gauche doit être posée sur la cuisse et le genou gauche.
On agite l’index de la main droite [de haut en bas], le regard est tourné vers l’index.
Puis l’on récite le tashahhud, ceci est une obligation :

"Attahiyyatu li Allah, was-salawatu, wat-tayyibat. assalamu ’ala annabyi, wa rahmat ul allahi wa barakatuh, assalamu ’alayna wa ’ala ’ibadi allahi assalihin. achhadu anla ilaha illa Allah, wa achhadu anna muhammadan ’abduhu wa rasouluh"

"Les salutations sont pour Allah, ainsi que les prières et les bonnes oeuvres. Que le salut soit sur le Prophète ainsi que la miséricorde d’Allah et Sa bénédiction. Que le salut soit sur nous et sur les pieux serviteurs d’Allah.
J’atteste qu’il n’y a pas de divinité [digne d’adoration] autre qu’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager.

Puis on dit :

"Allah umma salli ’ala muhammadin, wa ’ala ali muhammad, kama sallayta ’ala ibrahim wa ’ala ali ibrahim, innaka hamidum-majid.
allahumma barik ’ala muhammad wa ’ala ali muhammad kama barakta ’ala ibrahim wa ’ala ali ibrahim, innaka hamidun majid"

O Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad comme Tu as prié sur Ibrahîm et sur la famille d’Ibrahîm, Tu es vraiment Digne de louange et Plein de gloire.
O Allah, répands Tes bénédictions sur Muhammad et sur la famille de Muhammad comme Tu les as répandues sur Ibrahîm et sur la famille d’Ibrahîm. Te es vraiment Digne de louange et Plein de gloire."

Si la prière comporte plus de deux Rak’a, on se relève après le Tashahhud pour rejoindre la position debout en prononçant le Takbir "Allahou Akbar", ceci est une obligation, et l’on refait la même chose que dans la première et la deuxième Rak’a.
Arrivé à la fin de la dernière rak’a (2, 3 ou 4 rak’at, selon la prière de la journée), on refait la même chose que lors du premier Tashahhud dans lequel on rajoute cette invocation après la salutation sur le Prophète (صلى الله عليه و سلم).

"Allahumma inni a’odhu bika min ’adhabi jahannam wa min ’adhabil qabri wa min fitnati al-mahya wa al-mamat wa min charri fitnatil massih ad-dajjal"

"O Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de l’Enfer, contre le châtiment de la tombe, contre la tentation de la vie et de la mort, et contre le mal de la tentation de l’Antéchrist (Dajjal)."

Puis on passe à la salutation finale "Tâslim"


La salutation finale "Tâslim"

Ensuite, on salue à sa droite, et ceci est un pilier, de telle sorte que [si des personnes sont situées derrière], elles puissent voir l’extrémité de la joue droite.
On dit :

"Assalamou ’alaykum wa rahmatullah"
"Que le salut et la miséricorde d’Allah soit sur vous."

Ensuite, on salue à sa gauche, de telle sorte que [si des personnes sont situées derrière], elles puissent voir l’extrémité de la joue gauche.
On dit :

"Assalamou ’alaykum wa rahmatullah"
"Que le salut et la miséricorde d’Allah soit sur vous."




Post-Scriptum :
Sources : Résumé de la Description de la Prière du Prophète de cheikh Muhammad Nâssiruddîn Al-Albânî et Epitre sur la prière de cheikh Abdul Aziz Ben Abdallah Ben Baz.
Par Sounna.com




Ablutions, Prière & Invocations en vidéo

Les ablutions et les invocations. [part1/2]


13338_1278358520737_1283225354_30830546_5039022_n.jpgIl y a quelques divergences au niveau des mouvements parmi les gens de Sûnnah et je vous conseille ce livre, il est une grande référence parmi les gens de science, écrit et réalisé par le mûhadith (spécialiste du hadith) shaykh Albani (rahimahûLLah), compilant tout les ahadith concernant la salat ainsi que leurs degrés de fiabilité, ce livre est un trésor et il réfute également les ahadith da'if wa mûnkar.
La méthodologie que le shaykh rahimahûLLah nous partage est celle qui va au delà des divergences, c'est à dire suivre les ahadith sahih (authentique) même si les ahadith contredisent les avis des 'ûlama rahimahûm ALLah et ceci va dans le sens de ce que les 4 imam que l'histoire a retenu ont ordonnés à leurs élèves.
Ce livre montre avec les dalil comment le Prophète salaLLahû 'alayhi wa salam priait & invoquait ALLah sûbhanahû wa Ta'ala dans sa salat, wa ALLahû A'lâm!



Erreurs - Prière - photos

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Rubrique : La prière - As-Salât
À voir également : La purification - At-Tahara
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