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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 02:26


   

Les mérites des dix premiers jours de Dhû el Hidja
 Par Shaykh ibn Al 'Uthaymîn


   

DhulHijjah1.jpgLouange à Allah, Seigneur de l’univers, que le Salut et les Prières d’Allah soient sur le maître des Messagers…
    
Par Ses Faveurs et Sa Grâce, le Seigneur a offert à ses pieux serviteurs certaines occasions à certaines périodes de l’année durant lesquelles ils ont l'opportunité de s’épanouir. Parmi ces rendez-vous, il y a les dix premiers jours de Dhû El Hidja.
 
Le Livre d’Allah et la tradition prophétique recensent un certain nombre de textes au sujet de leurs mérites dont notamment :
 
1- le Seigneur a révélé : (Par l'aurore, et les dix nuits ). En commentaire à ce verset, l'exégète Ibn Kathir a souligné : « Elles correspondent aux dix premiers jours de Dhû el Hidja conformément à l'opinion d'ibn 'Abbâs, d’ibn e-Zubaïr, de Mujâhid et d'autres comme le rapporte el Bukhârî. »
2- Selon ibn 'Abbâs, le Messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) a déclaré : « Il n'y a pas de jours où les œuvres sont meilleures que les fameux dix premiers jours de Dhû el Hidja.
-          Pas même la guerre sur le chemin d’Allah ? Lui demandèrent les compagnons.
-          Pas même la guerre sur le chemin d’Allah confirma-t-il, si ce n’est celui qui aurait investi son corps et ses biens et qui aurait tout sacrifié sans ne jamais revenir ! »
3- le Seigneur - تعالى - a révélé : (Évoquez Allah durant certains jours déterminés ). Ibn 'Abbâs (رضي الله عنها) a précisé à ce sujet : « Ce sont les dix premiers jours de Dhû el Hidja. »  Voir Ibn Kathîr.
4- selon ibn 'Omar (رضي الله عنها), le Messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) a déclaré : « Il n'y a pas de jours où les œuvres sont meilleures que les fameux dix premiers jours de Dhû el Hidja. Multipliez-y la proclamation de l'Unicité d’Allah, de Sa Grandeur et de Ses Louanges. »  Rapporté par Ahmed.
5- Sa'îd ibn Jubaïr qui n'est autre que le rapporteur du Hadith d'Ibn 'Abbâs cité précédemment, faisait des efforts de piété considérables pendant ces fameux jours, de sorte qu'il est pratiquement impossible d'en faire autant. Rapporté par e-Dârimî.
6- Ibn Hajar a expliqué dans son livre Fath el Bârî : « Il semblerait que la raison pour laquelle les dix premiers jours de Dhû el Hidja sont particuliers, provient du fait que les principaux rites y sont rassemblés ; autrement dit, la prière, le jeûne, l'aumône, et le pèlerinage, etc. »


 
Les actions recommandées durant cette période

 
1- La prière : il est recommandé de se présenter tôt aux cinq prières prescrites, et de redoubler de prières surérogatoires étant donné qu'elles sont considérées parmi les meilleurs actes de dévotions. Thawbân (رضي الله عنه) nous rapporte : « J'ai entendu dire le Messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) : Multiplie les prosternations devant Allah, il n'y a pas une prosternation que tu puisses faire sans que le Seigneur ne t'élève par elle d'un degré, et ne t'enlève par elle, un péché. »  Rapporté par Muslim. En l'occurrence, ce mérite est valable à toutes les époques de l'année.
 
2- Le jeûne : étant donné qu'il fait partie des bonnes œuvres. Ainsi, selon Hunaïda ibn Khâlid, d'après sa femme, selon certaines épouses du Prophète (صلى الله عليه و سلم) : « Le Messager d’Allah jeûnait les neuf premiers jours de Dhû el Hidja, le jour de 'Âshûra, et trois jours tous les mois. » Rapporté par Ahmed, Abû Dawûd et Nasâî. L’érudit e-Nawawî précise à ce sujet qu’il est fortement recommandé de jeûner au cours de ces dix jours.
 
3- Proclamer l'unicité d’Allah, Sa Grandeur et Ses Louanges : Conformément au Hadith rapporté par ibn 'Omar (رضي الله عنه) : « Multipliez-y la proclamation de l'Unicité d’Allah, de Sa Grandeur et de Ses Louanges. » L'érudit el Bukhârî a confirmé : « Ibn 'Omar et Abû Huraïra se rendaient au marché pendant les dix premiers jours de Dhû el Hidja ; et ils y clamaient la grandeur du Seigneur (en disant Allah Akbar), cela incitait les gens à en faire autant. » Dans ce registre, il a dit : « Sous sa tente à Mina, 'Omar (رضي الله عنه) clamait la grandeur d’Allah. Les gens présents dans la mosquée l’écoutaient et se mettaient à l’imiter. Dès lors, cet élan a gagné tous les marchés de sorte que tout Mina vibrait. »
 
Ainsi, ces jours-là Ibn 'Omar (رضي الله عنه) prononçait à Mina cette formule (Allah Akbar), après les prières, dans son lit, sous sa tente, lors de ses rencontres, dans ses allées et venues sans s'arrêter une seule journée. Il est aussi recommandé de le faire à voix haute conformément à la pratique d'Omar, d'Ibn 'Omar et d’Abû Huraïra (رضي الله عنهم). Il nous est donc désigné, en tant que musulman de faire revivre cette tradition négligée à notre époque. Malheureusement, elle est pratiquement devenue inexistante, même par les gens les plus religieux contrairement à la pratique de nos Pieux Prédécesseurs.
 
Les différentes formules à dire :
a- Allah Akbar ! Allah Akbar ! Allah Akbar Kabîra Allah est Grand énormément !
b- Allah Akbar ! Allah Akbar ! Il n'y a d'autre divinité en dehors d’Allah, Allah Akbar ! Allah Akbar ! À Allah reviennent les louanges.
c- Allah Akbar ! Allah Akbar ! Allah Akbar ! Il n'y a d'autre divinité en dehors d’Allah, Allah Akbar ! Allah Akbar ! Allah Akbar ! À Allah reviennent les louanges.
 
4- jeûner le jour de 'Arafa :
Le jeûne se confirme le jour de 'Arafa comme il est certifié à travers le hadith prophétique : « J'aspire à ce qu’Allah absolve mes péchés de l'année précédente et de l'année suivante. » Rapporté par Muslim. Toutefois, celui qui se trouve à 'Arafa –pour le pèlerin en l'occurrence –, il ne lui est pas recommandé de jeûner étant donné que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) n'a pas jeûné à 'Arafa.
 
5- les faveurs du jour de l'immolation :
Bon nombre de musulmans ne considèrent pas ce jour illustre à sa juste valeur, ils ne tiennent pas compte de son importance et de sa faveur immense. Pourtant, certains savants considèrent qu'il est le meilleur jour de l'année dans l'absolu. Ils le préfèrent même au jour de 'Arafa. À cet effet, ibn el Qaïyam a souligné : « Le meilleur jour auprès d’Allah, c'est le jour de l'Immolation (Nahr), il est le grand jour du Pèlerinage. » Par ailleurs, d’après la compilation d'Abû Dawûd (e-Sunan), selon le Prophète (صلى الله عليه و سلم) : « Le jour le plus illustre auprès d’Allah, c'est le jour de l'Immolation, ensuite vient le jour du séjour. » Ce fameux jour du « séjour » correspond au lendemain de l'Aïd, le 11ème jour de Dhû el Hidja, le jour où les pèlerins s'établissent à Mina. Il est dit aussi que le jour de 'Arafa est plus illustre, car jeûner à cette occasion permet d’absoudre deux années de péchés consécutives. Il n'y a pas un jour également où le Seigneur affranchit autant de Ses serviteurs de l'Enfer que le jour de 'Arafa. Ce fameux jour, Allah - تعالى - se rapproche de Ses créatures. Puis, Il fait l'éloge à Ses anges des pèlerins présents à 'Arafa. Cependant, la première tendance est la plus vraisemblable, il est vrai que le Hadith sur le sujet est incontournable. Or, que ce jour soit meilleur ou non, l'essentiel c'est de lui accorder l'importance adéquate, en veillant à ne pas manquer cette opportunité, et à se voir combler de ses faveurs. Cela concerne aussi bien le pèlerin que toute autre personne.


 
Comment accueillir la période du pèlerinage ?

 
1- Il incombe à chaque musulman d'accueillir les occasions cultuelles en général avec un repentir sincère et véritable. Il consiste entre autres à abandonner les péchés et à ne plus renouveler les fautes passées. Les péchés font malheureusement écran entre l'individu et les faveurs du Seigneur et empêchent le cœur d'accéder à Son Maître.
2- Il faut accueillir également de façon générale les occasions cultuelles avec la volonté ferme et sincère de les passer selon le contentement divin. Allah est véridique envers quiconque l’est envers Lui : (Ceux qui luttent pour notre cause, Nous les guiderons sur nos chemins ). L'araignée ; 69
 
Cher frère, veille à profiter de cette occasion propice avant qu'elle ne s'en aille, et que tu en pâtisses, car perdre une seule heure suscite le remords. Qu’Allah nous concède à tous de profiter de ces instants précieux, comme j'implore le Seigneur de nous assister dans Son obéissance et Sa parfaite obédience (soumission) !


 
Quelques préceptes relatifs au sacrifice et à leur légitimité

    
À la base, le sacrifice est légitimé pour les personnes vivantes étant donné que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et ses compagnons faisaient des sacrifices pour leur propre personne ou en l'honneur de leur famille. Quant aux convictions répandues chez certaines gens alléguant que le sacrifice est un droit exclusif aux morts, celles-ci n'ont aucune origine. Il faut savoir qu’il existe trois sortes de sacrifice en l'honneur des morts :
 
Premièrement : le sacrifice peut englober les morts et les vivants à l'exemple de l'individu qui le dédie à sa propre personne ainsi qu'à sa famille en sous-entendant les vivants parmi eux, mais aussi les morts. Cet usage s'inspire de la pratique du Prophète lorsque celui-ci (صلى الله عليه و سلم) a sacrifié une offrande pour lui-même et pour ses proches. Tout en sachant que certains d'entre eux étaient déjà décédés.
 
Deuxièmement : faire un sacrifice pour une personne décédée conformément à ses recommandations avant sa mort, le verset suivant étant à l'origine de cette pratique : (Quiconque le (testament) modifie après l'avoir entendu, le péché se verra porté à l'encontre de ceux qui l'auront modifié. Certes Allah est Savant et Entendant ). La vache ; 181
 
Troisièmement : le sacrifice peut être dédié par donation aux morts indépendamment des vivants. Cette pratique est permise, les savants spécialistes en Fiqh (science de la jurisprudence) de l'école Hanbalite ont stipulé que sa récompense parvient effectivement aux morts, et que son auteur en est bénéficiaire pareillement à l'aumône dédiée en leur honneur. Toutefois, je ne considère pas que cette pratique se rattache à la tradition (sunna). En effet, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) n'a jamais consacré de sacrifice spécialement en l'honneur d'une personne décédée. Il ne l'a pas fait pour son oncle Hamza, bien qu'il ne soit l'un des proches les plus chers à ses yeux, ni d'ailleurs pour aucun de ses enfants morts avant lui ; en l'occurrence ses trois filles décédées toutes les trois après leur mariage et trois garçons morts en bas âge. Il ne l'a pas fait non plus pour sa défunte épouse Khadîja, bien qu'elle soit la plus aimée de ses femmes. D'autres parts, aucune tradition venant vérifier cet usage à son époque de la part des compagnons, n'a été recensée.
Nous considérons également que certains se trompent lorsque ces derniers consacrent un sacrifice au bout de la première année du deuil. Ils le prénomment ce genre de pratique « sacrifice d'outre-tombe ». Ils sont convaincus qu'il est interdit de faire profiter de la récompense de leur action à quiconque en dehors du défunt. Il est possible aussi qu'ils consacrent des offrandes à Allah par donation envers les morts ou conformément à leurs recommandations avant leur mort, mais ils ne le font jamais pour leur propre personne ou pour leurs proches. Or, s'ils avaient su que tout sacrifice voué à Allah que la personne dédie à lui-même et aux membres de sa famille, comprenait à la fois les vivants et les morts, ils se seraient précipités à le faire au dépend de leurs coutumes.


 
Les choses à ne pas faire pour la personne voulant immoler le jour de l'Aïd

 
Si quelqu'un veut sacrifier un animal pour l'Aïd, et que l'entrée du mois de Dhû el Hidja est effective (par la vision de la lune ou si le mois précédent Dhû el Qi'da compte trente jours), il lui sera interdit de se couper les ongles et les cheveux, ou d'ôter n'importe quoi de son corps. Selon Um Salama, le Prophète a déclaré (صلى الله عليه و سلم) : « À la venue des dix jours de Dhû el Hidja, si quelqu'un d'entre vous veut consacrer une offrande [pour l'Aïd], il ne devra toucher à aucun poil de ses cheveux ni de sa peau jusqu'au moment de l’immolation. » À partir du moment où l'intention lui est venue au cours de cette période, il doit s'abstenir de le faire pour le restant des dix jours. Il ne lui sera cependant compté aucune faute pour la période passée.
 
La raison est que l'auteur d'un sacrifice est comparable au pèlerin sous certains aspects du Hadj, autrement dit, par sa dévotion envers Allah en lui consacrant une offrande. Il lui convient donc de s'associer à lui dans certaines particularités de la sacralisation (l'Ihrâm). En l'occurrence, s'abstenir de se couper les cheveux ou autre. Ainsi, il est interdit à celui qui prévoit un sacrifice pour l'Aïd de s’enlever quoi que ce soit de ses cheveux, de ses ongles ou des poils de sa peau.
Ce statut est spécifique à celui qui prévoit de sacrifier. Tandis que les personnes pour qui celui-ci est dédié, elles ne sont pas concernées par cette restriction. En effet, Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a seulement spécifié : « Si quelqu'un d'entre vous veut consacrer une offrande… », sans préciser les personnes en l'honneur desquelles ce sacrifice est effectué. Rien ne prête à dire au regard des textes, qu'il leur est demandé de se restreindre à cette prescription.
Si celui qui prévoit de sacrifier venait à se couper les cheveux ou autre, il devra le cas échéant se repentir à Allah - تعالى - et ne plus récidiver. Néanmoins, aucune expiation n'est prévue à cet effet. Cela ne peut pas l'empêcher d’immoler normalement contrairement aux convictions de certaines gens.
Dans le cas où il commettrait cela par mégarde, par ignorance ou encore si certains cheveux venaient à tomber involontairement, aucun péché ne lui sera imparti. S'il était aussi contraint de se les couper pour une raison ou pour une autre, il n'y a pas d'inconvénient à le faire. Exemple : il peut se couper un ongle cassé qui l'importune, se raccourcir les cheveux qui tombent sur les yeux, ou se les raser pour soigner une plaie, etc.


 
Règles et coutumes le jour de l'Aïd el Adhha

 
Mon frère bien-aimé : je te salue par le salut des musulmans en te disant : As-Salâm 'alaïkoum wa Rahmatou Allah wa barakâtouhou (que la paix soit sur vous, ainsi que la Grâce d’Allah et Ses Bénédictions). Avant tout, je voudrais te souhaiter toutes mes félicitations à l'occasion de la fête bénie de l'Aïd. Je te dis donc : qu’Allah accepte nos œuvres et les vôtres ! J'espère aussi qu'il va agréer ces quelques lignes en implorant qu’il fasse qu'elles soient tant utiles à toi qu’à tout musulman à travers le monde.
 
Cher frère : le bonheur se confine dans la conformité aux enseignements du Prophète (صلى الله عليه و سلم) à tous les niveaux de notre vie. Le malheur s'avère à l'inverse dans la non-conformité à ses enseignements. C'est pourquoi j'aimerais mettre l'accent sur certaines prescriptions qu'il est bon de mettre en pratique (par la parole ou les actes), la veille de l'Aïd el Kabir, le jour de l'immolation et les trois jours de Tashrîq consécutifs à ce jour béni.  Je les ai résumés pour toi en plusieurs points :
 
Il est prescrit de proclamer la grandeur d’Allah à partir de l'aurore du jour de 'Arafa jusqu'au 'Asr (après midi) du dernier jour de Tashrîq. Le Seigneur révèle - تعالى - : (Évoquez Allah durant certains jours déterminés ). Sa formule correspond à dire : Allah Akbar ! Allah Akbar ! Il n'y a d'autre divinité en dehors d’Allah, Allah Akbar ! Allah Akbar ! À Allah reviennent les louanges. L'usage veut que les hommes la prononcent à voix haute dans les mosquées, les marchés, les maisons, et après les prières pour exprimer la Majesté d'Allah, manifester son adoration - تعالى - et pour le remercier de Ses bienfaits.
 
• Immoler une offrande : Il faut le faire après la prière de l'Aïd conformément à la parole du Prophète (صلى الله عليه و سلم) : « Quiconque immole avant la prière, doit refaire son sacrifice, et quiconque ne l'a pas fait, pourra le faire (après la prière). »  Rapporté par el Bukhârî et Muslim.
Sa période est de quatre jours : le jour effectif de l'immolation, mais aussi les trois jours de Tashrîq. Il est certifié que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a prescrit : « Toute la période de Tashrîq sont des jours d'immolation. » Voir Silsilat e-Sahîha de l’Albânî.
 
• Se doucher et se parfumer pour les hommes en veillant à porter ses plus beaux vêtements : Sans prodigalité ni laisser traîner le vêtement au-dessous des chevilles et ni se raser [ou se tailler] la barbe, ce qui est strictement défendu. Quant aux femmes, il leur est prescrit d'assister à la prière de l'Aïd sans laisser paraître leurs attraits ni se parfumer. Il ne serait pas logique de s'y présenter par dévouement envers Allah en vue d'effectuer la prière et Lui désobéir en même temps en portant une tenue indécente (en se dévoilant et en se parfumant devant des étrangers).
 
• Manger de son offrande : le Messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) ne mangeait rien avant d'être revenu de la prière de l'Aïd. Une fois chez lui, il mangeait de son offrande. Zâd el Ma'ad- Ibn el Qaïyam.
 
• Se présenter à pied à la prière de l'Aïd dans la mesure du possible.
 
• La tradition (sunna) veut que la prière de l'Aïd se fasse à ciel ouvert et en dehors des mosquées, si l’on prend le Prophète (صلى الله عليه و سلم) en modèle, sauf bien sûr en cas d'intempérie (en temps de pluie par exemple).
 
• Participer à la prière avec les fidèles, il est recommandé aussi d'assister ultérieurement au sermon prononcé. Les grands spécialistes parmi les savants ont adopté l'opinion disant que la prière de l'Aïd est obligatoire comme le formule le verset : (Prie Ton Seigneur et immole ). On n'a donc pas le droit de s'en dispenser sans excuse valable. Les femmes aussi peuvent participer à cette occasion, même celles qui ont les menstrues ou encore les jeunes filles. Toutefois, la femme indisposée par les menstrues devra s'isoler du lieu de prière.
 
• Changer de parcours au retour : Il t'est recommandé d'emprunter un chemin différent au retour de la prière de celui de l'allée comme le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a fait.
 
• Les félicitations de l'Aïd : suivant l'usage des compagnons.
 
 
Fais attention cher croyant à ne pas commettre un certain nombre de fautes que beaucoup font, dont notamment :
 
• Evoquer en groupe la formule prescrite : en la répétant tous ensemble d'une seule voix, ou encore au suivant le rythme de quelqu’un.
• Se distraire le jour de l'Aïd par des divertissements réprouvés : écouter de la musique, regarder des films, ou organiser des réceptions mixtes en laissant les hommes se mélanger aux femmes étrangères, etc.
• Se couper les cheveux et les ongles : Avant d'immoler son offrande pour la personne qui a décidé de le faire, en se conformant ainsi à l'interdiction du Prophète (صلى الله عليه و سلم) à ce sujet.
• Le gaspillage et les dépenses inutiles : vouées à des futilités ne procurant aucun intérêt, comme le Seigneur - تعالى - le déclare : (Ne gaspillez pas inutilement, car Allah n'aime pas les gaspilleurs ). Le bétail ; 141
 
En conclusion : n'oublie pas, cher croyant de veiller à faire de bonnes actions et des œuvres pieuses : Entretenir les liens de sang, visiter ta famille, éviter les querelles, la jalousie et la haine, purifier ton cœur de tout mauvais sentiment, avoir pitié des pauvres, des gens miséreux, et des orphelins en leur tendant la main et en faisant rentrer la gaieté dans leurs cœurs. Enfin, j'implore le Seigneur afin qu'Il nous facilite les actions aimées et agrées de Lui, qu'Il nous prodigue la connaissance en matière de religion, et nous compte parmi ceux qui ont œuvré opportunément en cette occasion immense, les dix premiers jours de Dhû el Hidja en dévouant nos bonnes actions pour Son Noble Visage !
 
Que les Prières d’Allah et Son Salut soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons !
 
Traduit  par :Karim ZENTICI
Relu par Abu Hamza Al-Germâny

Tiré du site : islamhouse


       


barretitre.jpg Le pèlerinage - Al-Hajj wa-l-'Ûmra

Le jeûne - As-Siyâm

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 19:46

Oumar ibn al-Khattâb (Radhiallâhu ’anhu) a rapporté qu’un juif lui avait dit : O Commandeur des croyants ! Vous lisez dans votre livre qu’un verset que nous célébrions s’il nous avait été destiné ! - « De quel verset s’agit-il » dit ’Oumar. - « C’est :


« Aujourd’hui, J’ ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’ agrée l’ Islâm comme religion pour vous. »
Coran, 5/3



Oumar dit : « Nous connaissons le jour et le lieu de révélation de ce verset au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam). C’était un vendredi au cours duquel il s’était stationné à ’Arafa. » Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Les journées d’Arafa, du sacrifice et les trois journées suivantes constituent un temps de fête pour nous, Musulmans, des journées où l’on mange et boit [à satiété] »
Rapporté par les auteurs des Sounans. ’Oumar Ibn al-Khattâb (Radhiallâhu ’anhu) a dit : « Ce verset a été révélé un vendredi à Arafa . Or ces deux circonstances sont fêtées par nous ». Allâh - Ta’âla - dit :


« et par le jour promis ! »
Coran, 85/3



D’après Abû Hurayrah, le jour promis est le jour de la Résurrection et le jour bien attesté est le jour d’Arafa et le jour témoin est le vendredi.
Rapporté par at-Tirmidhi et jugé « beau » par SHeikh al-Albânî C’est le Witr par lequel Allâh a juré dans Sa parole :


« Par le pair et l’ impair ! »
Coran, 89/3



Ibn ’Abbas (Radhiallâhu ’anhu) dit : ach-chaf’ signifie le jour du sacrifice et al-witr le jour d’Arafa C’est également l’opinion d’Ikrima et Ad-Dhahhak. D’après Abû Qatada (Rahimahullâh), le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) a été interrogé à propos du Jeûne du jour d’Arafa et il en a dit : « Il expie les péchés de l’année précédente et ceux de l’année suivante »
Rapporté par Muslim D’après Ibn Abbas (radhiallâhu ’anhu), le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : Certes Allâh a reçu l’engagement à partir du dos d’Adam à Nou’man. C’est-à-dire ’Arafa, il a fait sortir de ses entrailles toute sa progéniture qu’Il avait créé et les a éparpillées entre Ses mains telles des fourmis et leur a adressé cette parole : « Et quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d’ Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? » Ils répondirent : "Mais si, nous en témoignons..." - afin que vous ne disiez point, au Jour de la Résurrection : "Vraiment, nous n’ y avons pas fait attention", ou que vous auriez dit [tout simplement] :


"Nos ancêtres autrefois donnaient des associés à Allâh et nous sommes leurs descendants, après eux. Vas- Tu nous détruire pour ce qu’ ont fait les imposteurs ?" »
Coran, 7/172-173
Rapporté par Ahmad et jugé sahîh par SHeikh al-Albânî



Dans le Sahîh de Muslim, ’Aïcha (radhiallâhu ’anha) rapporte que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Il n’est pas de jour pendant lequel Allâh affranchi plus d’esclaves que le jour d’Arafa. En effet, Il s’approche et se montre devant les anges fiers de l’état des gens et leur dit : que veulent ceux-là ? » D’après Ibn Oumar, le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Certes le Très Haut se montre fier devant les anges au soir du jour d’ Arafa à cause de l’état des gens rassemblés à ’Arafa et il dit : « Regardez mes serviteurs, ils sont venus vers moi couverts de poussière et les cheveux en bataille. »
Rapporté par Ahmad et déclaré sahîh par SHeikh al-Albânî



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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 12:03
Ce jour est appelé aussi YAWMOU ’ARAFA. Au lever du soleil de ce jour le pèlerin quitte MINA pour aller à ’ARAFA en répétant la TALBIYA. Arriver à NAMIRA (un endroit prés de ’ARAFA) il y reste dans la mosquée de NAMIRA pour assister au discourt de l’imam ; et à la prière en commun de DHOHR et AL-ASR avec lui.
En effet, après avoir fini son discourt l’imam dirigera la prière de DHOHR et AL-ASR en les raccourcissant (QASR) et en les rassemblant (DJAM’) à l’heure du DHOHR, deux rakaâ pour chaque prière, avec un seul appel à la prière (ADAN) et deux IQAMA.

Ainsi, le départ vers ’ARAFA se résume dans les points suivants :

1 - Au lever du soleil du 9 DHÛL AL-HIJJA quitter MINA vers ’ARAFA.
2 - S’arrêter à la mosquée de NAMIRA.
3 - Assister au discourt de l’imam.
4 - Prier avec l’imam DHOHR (2 rakaâ), et tout de suite après AL-ASR (2 rakaâ), avec un seul ADAN et deux IQAMA à l’heure du DHOHR.



La station de ’ARAFA (AL-WOUQOUFOUBI ’ARAFA)

Après avoir prié le pèlerin se dirige vers ’ARAFA, il se met prés des pierres (AL-SAKHARAT) au bas de DJABALOU AL-RAHMA car c’est l’endroit où s’est mis le prophète صلى الله عليه وسلم, s’il ne peut pas le faire à cause de la foule il peut se mettre là où il le souhaite à condition de ne pas sortir du territoire de ’ARAFA. Il se met dans la direction de la QIBLA en levant ses mains pour faire des invocations et la TALBIYA.
Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « La meilleure parole que j’ai dit moi et les prophètes qui m’ont précédé dans l’après-midi du jour de ’ARAFA :


لا إله إلا الله وحده لا شريك له له الملك وله الحمد وهو على كل شيء قدير

« LA ILAHA ILLA ALLAHOU WAHDAHOU LA CHARIKA LAHU, LAHUL-MULKU, WA LAHU AL-HAMDU, WA HOUWA ’ALA KOULLI CHAY IN QADIR ».

Ce qui signifie : "Il n’y a pas de divinité (digne d’adoration) autre qu’Allah, Seul, sans associé, à Lui appartient la souveraineté et à Lui la louange, et Il est Capable de toute chose."

Le pèlerin demeure ainsi en répétant la TALBIYA et en faisant les invocations qu’il souhaite jusqu’au coucher du soleil.

Ainsi, la station à ’ARAFA se résume dans les points suivants :

1 - Aller auprès des SAKHARAT au bas de DJABALOU AL-RAHMA.
2 - Se diriger vers la QIBLA en levant les mains pour faire des invocations et la TALBAYA.
3 - Rester à ’ARAFA jusqu’au coucher du soleil.

Notons ici trois remarques importantes :

1 - II ne faut pas monter sur DJABALOU AL-RAHMA comme le fait la masse, car comme il est souligné ci-dessus le prophète صلى الله عليه وسلم est resté au bas de la montagne.
2 - Il ne faut pas comprendre du terme WOUQOUF que le pèlerin doit rester debout toute l’après-midi sous le soleil, bien au contraire il peut s’abriter sous les tentes, les arbres etc...
3 - A l’exception de l’invocation citée ci-dessus, il n’y a pas d’invocations spécifiques pour le jour de ‘ARAFA, comme le laisse croire certains livres que les pèlerins portent dans leurs mains pendant ‘ARAFA, TAWAF, SA’Y etc...


Le départ de ’ARAFA (AL-IFADHATOU MIN ’ARAFA)

Une fois le soleil coucher le pèlerin quitte ’ARAFA en direction de MOUZDALIFA, en marchant calmement et avec quiétude sans bousculer ses frères, s’il trouve devant lui de l’espace il accélère le pas.
Dés qu’il arrive à MOUZDALIFA il fait l’appel à la prière (ADAN) et IQAMA et il prie AL-MAGHRIB (3 rakaâ), ensuite il fait une deuxième IQAMA et il prie AL-ICHA (2 rakaâ). Puis, il dort à MOUZDALIFA jusqu’à l’aube.

En résumé le pèlerin doit faire les choses suivantes :

1 - Quitter ’ARAFA dès que le soleil se couche pour aller à MOUZDALIFA.
2 - Arriver à MOUZDALIFA, il prie AL-MAGHRIB (3 rakaâ) et AL-ICHA (2 rakaâ) avec un seul ADAN et deux IQAMA.
3 - Dormir à MOUZDALIFA jusqu’à l’aube.

Notons ici que les femmes et les personnes faibles et âges sont autorisées à quitter MOUZDALIFA après minuit.


Sources :

 Manassikou al-Hadji wa al-omra fi al-Kitab wa a-sunnati wa athari a-salaf "Cheikh Muhammad Nassardine Al Albani"

 Manassikou al-Hadji wa al-omra wa al-Mashrour’ou fi a-ziyara "Cheikh Muhammad Ben Salah Al Othaymin"

 A-tahqiqou wa al-idhahou li kathirin min massaili al-hadji wa al-omrati wa al-ziyara ’ala dhawi al-kitabi wa a sunna "Cheikh Abdel-Aziz Ben Abdou Allah Ben Baz"

Traduction réalisé par les frères de Roubaix




source : sunna.com




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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 11:42
AL-HADJ

LE 8 DHÛL-HIJJA (YAWMOU AL-TARWIYA)

En ce jour le pèlerin doit se mettre en état de IHRÂM (sacralisation), ainsi, il fait le GOUSL (ablution majeure), se parfume, met son IZAR et son RIDA, il formule son intention pour le HADJ dans les détails cités pour Les rites de la ’Umra.
Le pèlerin fait cela au matin du 8 DHÛl AL-HIJJA, du lieu où il réside (hôtel), ensuite il se dirige vers MINA en répétant la TALBIYA.

لبيك اللهم لبيك لبيك لا شريك لك لبيك إنّ الحمد والنعمة لك والملك لا شريك لك

« LABAYKA ALLAHUMMA LABAYK, LABAYKA LA CHARIKA LAKA LABAYK, INA AL-HAMDA , WA NI’MATA, LAKA WAL-MOULK, LA CHARIKA LAK »

cela signifie :

« Je réponds à Ton appel ô Allah ! Je réponds à Ton appel. Tu n’as point d’associé. La Louange et Le Bienfait t’appartiennent ; ainsi que La Loyauté, Tu n’as point d’associé ».

A MINA le pèlerin accomplit les cinq prières : DHOHR, AL-ASR, AL-MAGHRIB, AL-ICHA, et AL-FAJR du 9 DHÛL AL-HIJJA. Il raccourcit les prières (AL-QASR) sans les rassembler (AL-DJAM’).













En résumé les choses que doit faire le pèlerin le 8 DHÛL AL-HIJJA sont les suivantes :

1 - AL-GOUSL (ablution majeure), se parfumer, mettre l’habit de AL-IHRÂM, dans son hôtel.
2 - Formuler l’intention du HADJ dans son hôtel debout face à la QIBLA avec la formule suivante : « LABAYKA ALLAHUMMA BI HAJDA ».
3 - Répéter la TALBIYA à partir de ce moment là et ne cesser de la dire qu’après avoir lapider DJAMARAT AL-AQABA le 10 DHÛL AL-HIJJA.
4 - Aller à MINA, et y prier en raccourcissant (AL-QASR) et sans rassembler (AL-DJAM’) les prières suivantes : DOHR (2 rakaâ) ; AL-ASR (2 rakaâ) ; AL-MAGHRIB (3 rakaâ) ; AL-ICHA (2 rakaâ) ; et AL-FAJR du 9 DHÛL-AL-HIJJA
(2 rakaâ).

Notons que le prophète صلى الله عليه وسلم n’a pas fait de prière surérogatoire sauf celle du FAJR et celle du WITR.


Sources :

 Manassikou al-Hadji wa al-omra fi al-Kitab wa a-sunnati wa athari a-salaf "Cheikh Muhammad Nassardine Al Albani"

 Manassikou al-Hadji wa al-omra wa al-Mashrour’ou fi a-ziyara "Cheikh Muhammad Ben Salah Al Othaymin"

 A-tahqiqou wa al-idhahou li kathirin min massaili al-hadji wa al-omrati wa al-ziyara ’ala dhawi al-kitabi wa a sunna "Cheikh Abdel-Aziz Ben Abdou Allah Ben Baz"

Traduction réalisé par les frères de Roubaix




source : sunna.com




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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 11:19
Avant d’entrer en état de sacralisation (AL-IHRÂM)

1. - II est conseillé au pèlerin avant d’entrer dans l’état de sacralisation (AL-IHRÂM) de se laver (les ablutions majeures). Il est louable aussi de s’épiler les aisselles et le pubis, se couper les ongles, se tailler la moustache et de se parfumer.

2. Après avoir fait les ablutions majeures (AL-GOUSL), le pèlerin met autour de sa taille (AL-IZÂR) un pagne, et il se couvre le tronc avec (A-RIDÂ’) une houppelande. Il est souhaitable que (AL-IZÂR et A-RIDÂ’) soient de couleur blanche. Quant aux pied il est préférable de porter des sandales. Il est permis de porter l’habit de IHRÂM chez soi (dans son hôtel) avant d’arriver au MÎQÂT, comme le fit le prophète صلى الله عليه وسلم et ses compagnons.

Notons ici que le port de l’habit de IHRÂM ne signifie en aucun cas l’entrée en état de sacralisation.

3. Une fois les choses mentionnées ci-dessus accomplis le pèlerin prend l’autocar pour aller à MAKKA en passant par le MÎQÂT. Etant donné que notre point de départ est Médine, notre MÎQÂT sera DHÛL-HULAYFA connu sous le nom de BI’R ’ALI (ce MÎQÂT se situe à 12 km de Médine ).

Arrivée au MÎQÂT et la formulation de l’intention

Une fois arrivée au MÎQÂT le pèlerin descend de son autocar pour accomplir les choses suivantes :

4. II est souhaitable pour ceux dont le MÎQÂT est DHÛL-HULAYFA d’y accomplir une prière surérogatoire (car ils sont dans un endroit béni). Si le pèlerin arrive au MÎQÂTà l’heure du DHOHR, il accomplit cette prière ensuite il formule son intention, il aura ainsi fait la même chose que le prophète صلى الله عليه وسلم.

5. Une fois cette prière accomplie, et que le pèlerin décide d’entrer en état de sacralisation (IHRÂM), il se met debout en direction de la QIBLA en formulant l’intention suivante :

لبيك اللهم بعمرة

« LABAYKA ALLAHUMMA BI ’UMRA »,

Ce qui signifie «  Je réponds à ton appel, Ô Allah, par une ’Umra »

 

on peut ajouter à cette formule :

اللهم هذه عمرة لا رياء فيها ولا سمعة

« ALLAHUMMA HADHÎHÎ ’UMRATAN LÂ RIYÂ’A FÎHÂ WA LÂ SOUM’ATAN »

Qui signifie

« Mon Seigneur, j’accours à Ton appel pour accomplir une OMRA  » .(sans ostentation ni recherche de réputation)
II est permis pour celui qui craint qu’un empêchement quelconque le pousse à interrompre sa ’UMRA ou son HADJ d’ajouter à la formule précédente :

اللهم محلي حيث حبّستني

«  ALLAHUMMA MAHILI HAYTOU HABASTANI  »

ce qui veut dire

« Mon Seigneur, je me désacraliserai là où Tu m’arrêteras »

Notons que l’intention réside dans le cœur, ainsi le pèlerin ne doit rien prononcer avec sa bouche.

6. Une fois installer dans son autocar le pèlerin commence à dire AL-TALBIYA à voix haute dont la formule est la suivante :

لبيك اللهم لبيك لبيك لا شريك لك لبيك إنّ الحمد والنّعمة لك والملك لا شريك لك

« LABAYKA ALLAHUMMA LABAYK, LABAYKA LA CHARIKA LAKA LABAYK, INA AL-HAMDA , WA NI’MATA, LAKA WAL-MOULK, LA CHARIKA LAK »

cela signifie :

«  Je réponds à Ton appel ô Allah ! Je réponds à Ton appel. Tu n’as point d’associé. La Louange et Le Bienfait t’appartiennent ; ainsi que La Loyauté, Tu n’as point d’associé » .

En effet le pèlerin doit dire la TALBIYA le long de sa route, il lui est permis de dire avec elle de temps à autre AL-TAHLIL c-à-d.

لا إلهَ إلا اللهُ

« LA ILAHA ILA ALLAH »

Qui veut dire « nul n’est digne d’adoration ci ce n’est ALLAH ».


Les actes interdits une fois en état d’IHRÂM (sacralisation) sont les suivants :

1. Se raser ou se couper les cheveux.
2. Se tailler les ongles des mains ou des orteils.
3. Se parfumer le corps ou l’habit. Cependant, s’il reste encore l’odeur du parfum utilisé avant l’IHRÂM cela n’est guère blâmable.
4. Conclure un mariage ou en formuler la demande pour soi ou pour un autre.
5. Se livrer aux préliminaires du rapport sexuel, tels que les baisers et autres.
6. Commettre l’acte charnel.
7. Tuer du gibier.

"Ces sept interdictions sont communes aux hommes et aux femmes. Cependant il est interdit en particulier aux hommes deux autres choses : "

1. Se couvrir la tête avec quelque chose qui soit en contacte directe avec elle, tels que les chapeaux, les turbans, les écharpes, etc. . .
Mais, il est autorisé de se protéger du soleil à l’aide d’un parapluie.

2. Porter des vêtements cousus et façonnés, tels que les pantalons, les chemises, etc. . . .
Quant aux femmes, elles mettent les habits qu’elles souhaitent ; cependant, elles ne doivent pas porter des gants, ni couvrir leur visage.


"Arrivée à MAKKA"

Une fois arrivée aux territoires sacrés de la Mecque (AL-HARAMOU AL- MAKKI), et que les maisons de la Mecque soient perçues, le pèlerin cesse de dire AL-TALBIYA pour accomplir les choses suivantes :

1. II est souhaitable de faire AL-GOUSL (grandes ablutions) avant d’entrer à MAKKA, et d’y entrer en plein jour. (Si c’est possible bien sûr).

2. Dés que le pèlerin ait déposé ces affaires dans son hôtel, il se dirige directement vers la Mosquée Sacrée (AL-MASDJIDOU AL-HARAM), il y entre par la porte de BANOU CHAYBA en avançant le pied droit et en disant :

« ALLAHUMMA SALI ’ALA MOHAMADIN WA SALAM, ALLAHUMMA IFTAH LI ABWÂBA RAHMATIKA »

Ce qui signifie

« que la Paix et le Salut d’Allah soient sur Mohammad, ô Allah ouvre-moi les portes de Ta Miséricorde ».

3. Dés que le pèlerin voit la KAABA, il lève s’il le souhaite ces mains pour faire des invocations (comme le fit IBN-ABBAS). IL n’y a pas d’invocation précise, cependant on rapporte que OMAR (radhi ALLahû 'anhû) disait

« ALLAHUMMA ANTA AS-SALAM, WA MINKA A-SALAM, FA HAYINA RABANA Bl A-SALAM ».


TAWAFOU AL-QODOUM (le tawaf d’arrivée)

4. Puis le pèlerin se dirige vers AL-HADJAROU AL-ASWAD (la pierre noire), il se met face à elle en disant :

« BISMI ALLAH, ALLAHOU AKBAR » ;

Puis il la touche et il l’embrasse, s’il ne peut pas l’embrasser directement, il la touche avec sa main droite et il embrasse sa main. Mais s’il ne peut pas la toucher, il se contente de lui faire signe avec sa main de loin. Il fait cela à chaque tour.
Notons ici qu’il n’est pas permis de bousculer les gens pour embrasser la pierre noire.




5. Avant de commencer TAWAF AL-QODOUM le pèlerin doit découvrir son épaule droite en faisant passer AL-RIDÂ (houppelande) sous son aisselle droite puis en la jetant sur son épaule gauche. (c’est ce qu’on appelle AL-IDTEBA’)

6. Dés lors, il commence son TAWAF en tournant autour de la KAABA de manière à ce que cette dernière soit sur sa gauche en passant derrière AL-HIDJR.
Le pèlerin doit faire sept tours (CHAWT), à chaque passage devant la pierre noir il compte un CHAWT (un tour).
Notons ici que le pèlerin accomplit les trois premiers tours en accélérant le pas (c’est ce qu’on appelle AL-RAML et c’est uniquement dans TAWAF AL-OODOM), puis il marche dans les quatre derniers.

7. II est souhaitable de toucher avec la main AL-ROUKNOU AL-YAMANI (le coin yéménite) à chaque passage et non pas de l’embrasser, si cela n’est pas possible il ne faut pas lui faire de signe avec la main. (AL-ROUKNOU AL-YAMANI : c’est le nom du coin qui précède le coin de la pierre noire).

8. II est louable de dire le long de la distance qui sépare AL-ROUKNOU AL- YAMANI est la pierre noire :

« RABANA ATINA FI DOUNYA HASSANATAN WA FI AL-AKHIRATI HASSANATAN WA QINA ’ADABA A-NAR »

Cela signifie

« ô Seigneur ! Accorde nous le bien ici-bas et dans l’au-delà ; et protège-nous du châtiment du feu »

Notons ici qu’à l’exception de l’invocation mentionnée ci-dessus, le TAWAF n’a pas d’invocations spécifiques comme le croit la masse et comme le laisse croire certains livres dans lesquels il est mentionné ce qu’il faut dire au premier tour, au deuxième, etc. . . .
Ainsi, le pèlerin peut faire l’invocation qu’il souhaite, il peut aussi réciter le Coran.

9. II est permis aussi d’aller au MOULTAZAM - espace limité entre la pierre noire et la porte de la KAABA pour faire des invocations en posant la poitrine, le visage, les avant-bras, et les mains sur cet espace.

10. Une fois le septième tour terminé, le pèlerin doit couvrir son épaule droite. Puis, il se dirige vers MAQAMOU IBRAHIM (station d’Ibrahim) et récite le verset suivant :

« WA ATAKHIDOU MIN MAQAMI IBRAHIMA MOUSSALLA »

cela signifie

« Adoptez pour lieu de prière, ce lieu où Ibrahim se tint debout ».


11. Ensuite, le pèlerin se met derrière MAQAMOU IBRAHIM, de manière à ce que ce dernier soit interposé entre lui et la KAABA, et puis il accomplit deux rakaâ en récitant sourate AL-KAFIROUN (sourate 109 dans la première, et sourate AL-IKHLAS (sourate 112) dans la seconde.
En faisant attention de ne pas passer devant ceux qui prient, et de ne pas les laisser passer devant soi pendant qu’on prie.

12. Une fois cette prière accomplie il descend au puits de ZAM-ZAM, il en boit, il en verse sur sa tête ; puis il revient à la pierre noire et il dit : « ALLAHOU AKBAR » et l’embrasse de la même manière détaillée au 4ème point.


A-SA’YOU entre A-SAFA et AL-MARWA

13. Ensuite, le pèlerin se dirige vers A-SAFA. Une fois prés d’elle il récite le verset suivant :

« INNA SAFA WA AL-MARWATA MIN CHA’AIRI ALLAHI, FAMAN HAJA AL-BAYTA AWI ’TAMARA FALA JOUNAHA ’ALAYHI AN YATAWAFA BIHIMA, WA MAN TATAWA’A KHAYRAN FA INNA ALLAHA CHAKIROUN ’ALIM »

Cela signifie

« A-SAFA et AL-MARWA sont vraiment parmi les lieux sacrés d’Allah. Quiconque fait le pèlerinage à la Maison (Sacrée) ou fait l’OMRA ne commet pas de péché en faisant le va-et-vient entre ces deux monts. Et quiconque fait de son propre gré une bonne œuvre, alors Allah est Reconnaissant, Omniscient ».

Puis il dit : « NABDAOU BIMA BADAA ALLAHOU BIHI »

Qui veut dire « je commence par ce que Allah a cité en premier lieu ».

14. Puis, il commence par le mont A-SAFA, ainsi il monte dessus de manière à apercevoir la KAABA, il se dirige vers elle et dit :

« ALLAHOU AKBAR, ALLLAHOU AKBAR, ALLAHOU AKBAR. LA ILLAHA ILLA ALLAHOU WAHDAHOU LA CHARIKA LAHOU, LAHOU AL-MOULKOU, WA LAHOU AL-HAMDOU, YOUHYI WAYOUMIT, WA HOUWA ’ALA KOULLI CHAY’IN QADIR, LA ILAHA ILLA ALLAHOU WAHDAHOU LA CHARIKA LAHOU, ANJAZA WA’DAHOU, WA NASSARA ‘ABDAHOU, WA HAZAMA AL-AHZABA WAHDAHOU ».

Ce qui signifi :

"Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand. Il n’y a pas de divinité (digne d’adoration) autre qu’Allah, Seul, sans associé, à Lui appartient la souveraineté et à Lui la louange, Il donne la vie et donne la mort, et Il est Capable de toutes choses. Il n’y a pas de divinité (digne d’adoration) autre qu’Allah, Seul, sans associé. Il a réalisé Sa promesse, donné la victoire à Son esclave et a vaincu toutes les factions Seul."

Ensuite, il lève ses mains et fait les invocations qu’il souhaite. Il fait cela trois fois de suite en répétant la formule précédente et en faisant des invocations entre deux à chaque fois.

15. Ensuite, il descend de A-SAFA pour aller vers AL-MARWA en marchant et en faisant des invocations le long de cette distance, mais une fois arriver au premier repère (une lumière verte), il accélère le pas pour atteindre le deuxième repère (une lumière verte aussi), une fois arriver à son niveau il reprend sa marche normale jusqu’à ce qu’il arrive à AL-MARWA. Ainsi, il monte dessus et fait exactement ce qu’il a fait lorsqu’il était sur A-SAFA en se dirigeant vers la KAABA, et en répétant la formule citée ci-dessus, tout en faisant des invocations entre deux. Ainsi se termine le premier CHAWT (trajet).
Puis, le pèlerin descend de AL-MARWA pour rejoindre A-SAFA en marchant et en accélérant le pas entre les deux repères, une fois sur A-SAFA il refait ce qu’il fait la première fois c’est le deuxième CHAWT (trajet).
En effet, le pèlerin doit faire sept CHAWT (7 trajets), dont le dernier se terminera sur AL-MARWA.
Notons ici que la récitation du verset : « INNA A-SAFA WA AL-MARWATA... » se fait seulement lorsque le pèlerin s’approche de A-SAFA pour la première fois avant de commencer A-SA’Y, et il n’est pas permis de le répéter à chaque fois qu’on passe par A-SAFA ni par AL-MARWA, il en est de même pour la formule : « ABDAOU BIMA... ».
Le SA’Y n’a pas d’invocation spécifique ainsi le pèlerin peut faire l’invocation qu’il souhaite. Mais si toute fois il fait l’invocation suivante :
"ALLAHUMMA IGHFIR WA IRHAM, INNAKA ANTA AL-A’ZOU AL-AKRAM " cela est permis car nombreux sont les compagnons qui la disaient.

16. Une fois le septième CHAWT (trajet) terminé, le pèlerin se raccourcit les cheveux ; ou il les rase si la période qui sépare la ’UMRA du HADJ est suffisante pour qu’ils repoussent. Ainsi, la OMRA est accompli et le pèlerin peut se désacraliser.


Post-Scriptum :
Sources :

 Manassikou al-Hadji wa al-omra fi al-Kitab wa a-sunnati wa athari a-salaf "Cheikh Muhammad Nassardine Al Albani"

 Manassikou al-Hadji wa al-omra wa al-Mashrour’ou fi a-ziyara "Cheikh Muhammad Ben Salah Al Othaymin"

 A-tahqiqou wa al-idhahou li kathirin min massaili al-hadji wa al-omrati wa al-ziyara ’ala dhawi al-kitabi wa a sunna "Cheikh Abdel-Aziz Ben Abdou Allah Ben Baz"

Traduction réalisé par les frères de Roubaix




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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 15:13

En effet, il est recommandé de voyager vers la Mosquée du prophète صلى الله عليه وسلم comme le souligne le hadith suivant :

Le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Il n’est pas permis de partir en voyage pieux que vers trois Mosquées : la Mosquée Sacrée, Ma Mosquée ici, et la Mosquée Al-Aksa ».

Ainsi, ce hadith montre clairement que l’intention est la visite de Sa Mosquée, et non pas celle de son tombeau, comme le croient certaines personnes.

Par ailleurs, il serait utile de souligner qu’une prière dans la Mosquée du prophète صلى الله عليه وسلم équivaut à mille prières dans une autre mosquée ; le prophète صلى الله عليه وسلم a dit à ce propos : « Une prière dans Ma Mosquée ici, est plus méritoire que mille prières ailleurs, sauf la Mosquée Sacrée de la Mecque ».


Attitude à adopter pendant la visite :

1. Il est souhaitable d’entrer à la mosquée en avançant le pied droit, tout en disant :

بسم الله والصّلاة والسّلام على رسول الله أعوذ بالله العظيم وبوجهه الكريم وسلطانه القديم من الشّيطان الرجيم اللهم آفتح لي أبواب رحمتك

« BISMI ALLAH, WA ASSALATOU WA ASSALAMOU ’ALA RASSOULI ALLAH, A’OUDOU Bl ALLAHI AL ADIM, WA Bl WAJHIHI AL KARIM, WA SOULTANIHI AL QADIM, MINA ACHAYTANI RAJIM, ALLAHOMA IFTAH LI ABWÂBA RAHMATIKA ».

Qui veux dire :

« Au nom d’Allah, et que la Bénédiction et la Paix soient sur le Messager d’Allah. Je cherche refuge auprès d’Allah le Très Grand, et auprès de Sa Face Généreuse, et Son Autorité Eternelle, contre Satan le lapidé, ô Allah ouvre-moi les portes de Ta Miséricorde ».

2. Faire une prière (deux rakaâ ou plus) dans lesquelles il est souhaitable d’invoquer Allah. Si vous accomplissez ces deux rakâats dans (A-RAWDA) honorée cela est plus méritoire.

A-RAWDA (jardin) : cette appellation est donnée à l’espace compris entre la chaire et la maison du prophète صلى الله عليه وسلم. Le prophète صلى الله عليه وسلم disait : [hadith]« l’espace compris entre ma chaire et ma maison est l’un des jardin du paradis ».[hadith]

3. Après avoir prié, il est permis de se présenter devant le tombeau du prophète صلى الله عليه وسلم, et celui de ces deux compagnons Abou bakr et Omar  afin de les saluer. Debout face au tombeau du prophète صلى الله عليه وسلم, avec quiétude et à voix basse il est conseillé de le saluer avec la formule suivante :

السّلام عليك يارسول الله ورحمة الله وبركات

« A-SAMALOU ’ALYKA YA RASOULA ALLAHI WA RAHMATOU ALLAHI WA BARAKATOUHOU ».


Cela signifie

« Que la Paix, la Miséricorde, et la Bénédiction d’Allah soient sur toi ô Messager d’Allah ».

Puis, on se déplace légèrement à droite pour saluer ABOU-BAKR :

السّلام عليك يا أبا بك

« A-SALAMOU ’ALAYKA YA ABA-BAKR  ».

Et une fois encore légèrement à droite pour saluer OMAR :

السّلام عليك يا عم

« A-SALAMOU ’ALAYKA YA OMAR ».

4. Il est souhaitable aussi pendant le séjour à Médine d’aller à la mosquée de Qoba (première mosquée construite en Islam), afin de prier, car le prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Celui qui a fait ces ablutions chez lui, puis il est venu à la mosquée de Qoba pour y prier, il aura la récompense d’une omra ».









5 -
Il est permis de rendre visite à AL-BAQI’ (cimetière de Médine), ainsi, qu’aux tombeaux des martyres de OUHOUD dont celui de Hamza (). IL est louable de dire lors de ces visites la parole suivante :

السّلام عليكم أهل الدّيار من المؤمنين والمسلمين وإنّا إن شاء الله بكم لاحقون نسأل الله لنا ولكم العافي

« A- SALAMOU ALAYKOUM AHLA A-DIYARI MINA AL-MOUMININA WA AL-MOUSLIMINA, WA INNA INCHAA ALLAHOU BIKOUM LAHIQOUNA, NAS ALOU ALLAHA LANA WA LAKOÜMOU AL-‘AFIYATA  ».

Cela signifie :

«  Que la paix soit sur vous ô occupants des lieux parmi les croyants et les musulmans. Nous serons appelés quant Allah le voudra à vous rejoindre ; nous sollicitons d’Allah le salut pour nous et pour vous ».

Notons que le seul but de ces visites est de nous rappeler l’au-delà.


Sources :

 Manassikou al-Hadji wa al-omra fi al-Kitab wa a-sunnati wa athari a-salaf "Cheikh Muhammad Nassardine Al Albani"

 Manassikou al-Hadji wa al-omra wa al-Mashrour’ou fi a-ziyara "Cheikh Muhammad Ben Salah Al Othaymin"

 A-tahqiqou wa al-idhahou li kathirin min massaili al-hadji wa al-omrati wa al-ziyara ’ala dhawi al-kitabi wa a sunna "Cheikh Abdel-Aziz Ben Abdou Allah Ben Baz"

Traduction réalisé par les frères de Roubaix




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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 18:32





Le mérite des 10 premiers jours de Dhul-Hijja et quelques règles concernant le sacrifice.


(12ème mois du calendrier musulman) 

Allah dit (traduction du sens des versets) : « Par l’Aube, et par les dix nuits. »
Sourate l’Aube, verset n°1 et Ibn Kathîr - qu’Allah lui fasse miséricorde - a dit : « Cela fait référence aux 10 (premiers) jours de Dhul-Hijja. »

Allah a dit aussi : « … Et pour invoquer le nom d’Allah aux jours fixés… »
Sourate Le Pèlerinage, verset n°28. Ibn ‘Abbâs a dit à propos de l’explication de ce verset : « Ce sont les dix jours [de Dhul-Hijja]. »

Ibn ‘Abbâs a dit aussi : « Le Prophète - Paix et salut d’Allah sur lui - a dit : « Il n’y a pas d’œuvres meilleures que celles faites en ces 10 jours. » Les Compagnons dirent : « Même pas le Jihâd ? » Il dit : « Même pas le Jihâd, sauf un homme qui sortirait risquant sa vie et ses biens et qui ne reviendrait avec rien (càd. qu’il y perdrait sa vie et sa fortune). »
Rapporté par Al-Bukhârî




Ce qui est recommandé de faire pendant ces 10 jours

Il est recommandé de faire des efforts dans les actes d’adoration comme la prière, le rappel d’Allah, les contacts avec la famille, les aumônes, le fait de recommander le bien et d’interdire le mal, selon ses possibilités. Il existe des textes qui donnent des précisions sur des actes à faire en particulier :

1- Prononcer les formules de rappel : Dire «  Allâhu Akbar  » (Takbîr), «  Lâ Ilâha Illallâh  » (Tahlîl), «  Al-Hamdu Lilâh  » (Tahmîd), car selon le hadith d’Ibn ‘Umar - qu’Allah l’agrée- le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Il n’y a pas de jours plus importants auprès d’Allah - exalté soit-Il - et au cours desquels les oeuvres sont plus aimées de Lui, que durant ces 10 jours. Donc, dans cette période, répétez les formules « Allâhu Akbar », « Lâ Ilâha Illa’llâh », « Al-Hamdu Lilâh ». »
Rapporté par At-Tabarânî dans Al-Mu’jam ul-Kabîr


Et l’imam Al-Bukhârî - qu’Allah lui fasse miséricorde - a dit : « Ibn ‘Umar et Abû Hurayrah - qu’Allah les agrée - allaient au marché pendant les 10 jours et ils répétaient « Allâhu Akbar » et les gens répétaient après eux. » (Chacun pour soi, car il n’existe aucune preuve qui prouve qu’il faut dire cette formule en groupe, d’une seule voix).

Une formule acceptée est :

« Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, Lâ Ilâha Illa’Llâh...

Allâhu Akbar, Allâhu Akbar , Wa Lilâhil-Hamd. »


Et Ibn ‘Umar répétait le Takbîr à Mina pendant ces 10 jours, après les prières, au moment de se coucher, dans sa tente, dans ses assemblées et lors de ses promenades. Il est recommandé de dire le Takbîr à haute voix, selon ce qu’ont fait ‘Umar, son fils et Abû Hurayrah.

2- Le jeûne : certaines femmes du Prophète - صلى الله عليه وسلم - rapportent : « Le Prophète - صلى الله عليه وسلم - jeûnait les 9 (premiers) jours de Dhul-Hijja, le jour d’Achoura, et trois jours par mois. »
Rapporté par l’imam Ahmad, Abû Dâwûd et An-Nassâ’î.

3- Le jeûne du jour d’Arafat (9ème jour de Dhul-Hijja) : le jeûne de ce jour est une Sunnah confirmée pour celui qui n’effectue pas le pèlerinage, selon le hadith du Prophète - صلى الله عليه وسلم : « J’espère la récompense d’Allah que ce jeûne efface tes péchés de l’année écoulée et ceux de l’année à venir. »
Rapporté par Muslim

4- Le Hajj et la ‘Umrah : Abû Hurayrah rapporte du Prophète - صلى الله عليه وسلم - qu’il a dit : « Accomplir la ‘Umrah efface les péchés entre cette ‘Umrah et la dernière, et un Hajj accepté (d’Allah) n’a d’autre récompense que le paradis. ».
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.




Quelques règles se rapportant au sacrifice


C’est une Sunnah confirmé et il est détestable de la délaisser si l’on a les moyens de la faire, selon le hadith d’Anas - qu’Allah l’agrée - que le Prophète - صلى الله عليه وسلم - a sacrifié deux béliers à cornes de couleur grisâtre ; il les égorgea lui-même en disant : « Bismillâh Wallâhu Akbar. »

Si une personne a l’intention de sacrifier et qu’il rentre dans les 10 premiers jours de Dhul-Hijja, elle ne doit pas se couper les cheveux, les ongles et la peau jusqu’à ce qu’elle sacrifie sa bête, car, selon Um Salama, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Lorsque vous entrez dans les 10 jours (de Dhul-Hijja) et que l’un d’entre vous veut sacrifier une bête, qu’il s’abstienne de se couper les cheveux et les ongles. »




Que faut-il sacrifier ?


La bête à sacrifier doit être un chameau, une vache (ces deux-là sont à partager entre sept personnes), un mouton ou une chèvre (pour une seule personne) selon la parole d’Allah (traduction du sens des versets) : « Pour qu’ils rappellent le nom d’Allah sur ce qu’Il leur a octroyés des bêtes de troupeaux. ».
Sourate Le Pèlerinage, verset 34

La condition pour que la bête soit bonne à sacrifier est qu’elle soit exempte de défauts apparents, selon la parole du Prophète - صلى الله عليه وسلم : « Quatre (défauts) font que le sacrifice n’est pas accepté : la bête borgne de manière apparente, la bête visiblement malade, la bête boiteuse de manière évidente et la bête maigre que l’on ne peut récupérer. »
Rapporté par At-Tirmidhî.

Elle doit également avoir l’âge minimum obligatoire : cinq ans, pour le chameau ; deux ans, pour une vache ; un an pour une chèvre et six mois pour un mouton.




Le moment propice pour égorger la bête


Le moment propice débute après la prière de l’Aïd, selon le hadith du Prophète - صلى الله عليه وسلم : « Celui qui égorge avant la prière a sacrifié pour lui-même, et celui qui égorge après la prière a parfait son sacrifice et a accompli la Sunnah des musulmans. ».
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

Il est autorisé d’égorger le jour de l’Aïd et les trois jours qui suivent selon le hadith du Prophète.

Il est Sunnah pour qui sait égorger, d’égorger sa bête soi-même en disant : « Bismillah wallâhu Akbar, ô Seigneur, ceci est de la part d’untel » (et il se nomme lui-même ou la personne qui lui a recommandé d’offrir ce sacrifice) car le Prophète - صلى الله عليه وسلم - a égorgé un bélier en disant : « Bismillah wallâhu Akbar, ô Seigneur, ceci est de ma part et de la part de tous ceux de ma communauté qui n’ont pas sacrifié. »
Rapporté par Abû Dâwûd et At-Tirmidhî.

Il est recommandé à celui qui ne sait pas sacrifier de tout de même assister.




La répartition (de la viande) du sacrifice


Il est Sunnah pour la personne qui sacrifie de manger une partie de la viande de la bête sacrifiée (et la première chose dont le Prophète mangeait le jour de l’Aïd était le foie du mouton), d’en distribuer aux proches de la famille et aux voisins, et d’en faire aumône d’une partie aux pauvres.

Allah dit (traduction du sens des versets) : « Mangez-en et donnez-en à manger aux misérables, les pauvres... »
Sourate Le Pèlerinage, verset 28.

Certains Pieux Prédécesseurs (Salaf) aimaient à partager la viande en trois : un tiers pour eux-mêmes, un tiers en cadeau et un tiers en aumône pour les pauvres. Et on ne donne pas au boucher de cette viande comme salaire pour son travail.

Post-Scriptum :
Source : http//:www.fatwas.online.fr

Distribuez cette article autour de vous car Allah dit : « Entraidez-vous au bon comportement et à la piété, et ne vous entraidez pas au péché et à l’inimité. » … Le Prophète Muhammad صلى الله عليه وسلم a dit : « Celui qui montre le chemin vers une bonne action, a la même récompense que celui qui la fait. ».
Muslim, 4876.




Copié de sounna.com

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 15:19
بســــــــــــــــــــــــــم الله الرحمـــــــــــــــــــن الرحيـــــــــــــــــــــــم

'Abdûllah Ibn 'Ûmar (radhi Allahû 'anhû) dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah صلى الله عليه و سلم dire : "Celui qui effectue sept tours bien comptés autour de la Maison est comme celui qui a affranchi un esclave. Chaque pas qu'il fait entraîne la rémission d'un péché et l'inscription d'un bienfait en sa faveur"". 
(At-Tirmidhi n°959, déclaré authentique par Al-Albani dans Sahihi At-Tirmidhi)


Les mérites de toucher la pierre noire


Ibn 'Umar (radhi Allahû 'anhû) dit : "J'ai entendu le Messager d'Allah صلى الله عليه و سلم dire : "le fait de les toucher constitue un moyen d'expier les péchés"". 
(At-Tirmidhi, 959 qui le déclare beau et Al-Hakim qui le déclare authentique (1/664). Al-Dhahabi est du même avis)


Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : "La Pierre sera ressuscitée au jour de la Résurrection dotée de deux yeux par lesquels elle verra et d'une langue grâce à laquelle elle parlera pour témoigner en faveur de celui qui l'aura touchée". 
(déclaré authentique par al-Albani dans Sahih at-Targhib wa at-Tarhib, 1144)
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 15:17

Le pèlerinage est un des cinq piliers de l'Islam


Allahû Ta'ala a dit : {Les gens sont tenus à l'égard d'Allah de faire le pèlerinage de la Maison, ceux qui en ont les moyens. Quant à ceux qui renient, Allah se passe largement des créatures}. (3/97)

Selon Ibn 'Omar (radhi Allahû 'anhû), le Messager d'Allah (salallahû 'alayhi wa salam) a dit : "L'Islam a été bâti sur cinq piliers.
1. L'attestation qu'il n'y a de dieu que Allah et que Mohammad est le Messager d'Allah.
2. La pratique correcte de la prière.
3. L'acquittement de l'aumône légale.
4. Le pèlerinage à la Maison (la Ka'ba).
5. Le jeûne de Ramadan".
 (Al-Boukhâri, Mouslim)

Le prophète (salallahû 'alayhi wa salam) a dit quand Djibril lui a dit : "Informe-moi sur l'islam", le prophète (salallahû 'alayhi wa salam) lui a répondit : "(...) et fais le pélerinage si tu en as les moyens".


Il est obligatoire une fois dans la vie


Abou Hourayra (radhi Allahû 'anhû) rapporte : "Le Messager d'Allah nous fit un sermon et dit : "Ô Gens! Allah vous a prescrit le pèlerinage. Faites-le".
Un homme lui demanda : "Est-ce tous les ans? 0 Messager de Dieu!".
Il se tut jusqu'à ce que l'homme répétât trois fois la même question.
Le Messager d'Allah lui dit alors : "Si je disais "oui", cela deviendrait pour vous une obligation et vous n'en seriez pas capables". Puis il ajouta : "Tant que je me tais sur une question, ne m'interrogez pas là-dessus. Ceux qui étaient avant vous ne doivent en effet leur perte qu'à leurs nombreuses questions et à leur non conformité avec leurs prophètes. Quand je vous ordonne quelque chose, faites-en ce que vous pouvez et quand je vous interdis une chose, abstenez-vous-en (totalement)". 
(Mouslim)


C'est une des oeuvres les plus méritoires


Selon Abou Hourayra (radhi Allahû 'anhû), on demanda au Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) : "Quelle est l'oeuvre la plus méritoire?"
Il dit : "La foi en Allah et à son Messager".
On dit : "Et quoi d'autre encore?"
Il dit : "Le combat au service de Allah".
On dit : "Et quoi d'autre encore?"
Il dit : "Un pèlerinage pur de tout péché". (Al-Boukhâri, Mouslim)


Il absout tous les péchés


Abou Hourayra (radhi Allahû 'anhû) rapporte encore : "J'ai entendu le Messager d'Allah dire : "Celui qui fait le pèlerinage sans commettre ni immoralité, ni dévergondage, retourne (chez lui) aussi pur que le jour où sa mère l'a mis au monde"". (Al-Boukhâri, Mouslim)


Le pèlerinage pur de tout péché équivaut pour la femme à la guerre sainte


'Aïcha (radhi Allahû 'anha) rapporte : "J'ai dit : "Ô Messager d'Allah! La guerre sainte est à nos yeux l'oeuvre la plus méritoire. Pouvons-nous y prendre part?"
Il dit : "Vous avez pour vous (femmes) la meilleure guerre sainte, à savoir le pèlerinage pur de tout péché"". (Al Boukhâri)


Le pèlerinage est plus méritoire que l'aumône


Ibn Taymiya (rahimahûllah) dit : "Faire le pèlerinage correctement est meilleur que de donner l'aumône non obligatoire. Cependant, si l'on a des parents nécessiteux, il est préférable de leur réserver l'aumône. Il en est de même quand on est en présence de gens qui ont un besoin vital de nos dépenses. Si le pèlerinage (projeté) et l'aumône (envisagée) sont surérogatoires, le premier est (préférable) parce qu'il constitue un acte cultuel où l'effort physique et l'effort financier se conjuguent. De même le Sacrifice (et le mouton égorgé dans le cadre de la célébration d'un baptême) sont préférables à une aumône portant sur leur valeur, pourvu que l'intéressé s'acquitte de ses devoirs, abandonne les interdits, observe les cinq prières, adopte un langage de vérité, restitue (fidèlement) les dépôts qui lui sont confiés et n'agresse personne". (Al-Ikhtiyarat p.206)

Ibn Baz (rahimahûllah) a dit : "L'accomplissement du Hajj et de la 'Omra est préférable à l'utilisation des frais qui leur sont destinés dans le cadre d'une aumône, si l'auteur des deux pratiques (Hajj et 'Omra) les effectue sincèrement et correctement".


Le pèlerin est l'hôte d'Allah


Abou Hourayra (radhi Allahû 'anhû) a dit : "le Messager d'Allah (salallahû 'alayhi wa salam) a dit : "trois sont des hôtes d'Allah : le combattant (dans le chemin de Allah), le pèlerin et celui qui effectue la 'Omra"". (An-Nasâi n°2578, déclaré authentique par Al-Albani dans Sahihi An-Nasâi, 2462)
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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 15:17
بِسْـــــــــــــــــــــمِ اﷲِارَّحْمَنِ ارَّحِيم

L'effacement des péchés



Selon Abou Hourayra (radhi Allahû 'anhû), le Messager d'Allah (salallahû 'alayhi wa salam) a dit : "Le petit pèlerinage ('Omra) efface les péchés jusqu'à la 'Omra suivante". (Al-Boukhâri n°1773, Mouslim n°1349)


La 'Omra du Ramadan équivaut au grand pèlerinage



Selon Ibn 'Abbàs (que Allah agrée le père et le fils), le Prophète (salallahû 'alayhi wa salam) a dit : "Une 'Omra (petit pèlerinage) faite au cours de Ramadan équivaut au grand pèlerinage ou à un pèlerinage [en ma compagnie]". (Al-Boukhâri n°1782 et Mouslim n°1256)


Celui qui effectue la 'Omra est l'hôte de Dieu



Abou Hourayra (radhi Allahû 'anhû) a dit : "le Messager d'Allah (salallahû 'alayhi wa salam) a dit : "trois sont des hôtes d'Allah : le combattant (dans le chemin d'Allah), le pèlerin et celui qui effectue la 'Omra"". (An-Nasâi n°2578, déclaré authentique par Al-Albani dans Sahihi An-Nasâi, 2462)
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