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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 12:23

An-Najmi.jpg

Biographie de l’érudit, shaykh Ahmâd ibn Yahya ibn Mûhammâd An-Najmi ibn Shûbayr,

sous la plume de son élève Mûhammâd ibn Hadi Al-Madkhali



Louange à ALLAH. nous Le louons et nous implorons Son aide, Son pardon et Sa protection contre le mal de nos âmes et celui de nos actions. Celui qu’ALLAH guide ne peut être égaré et celui qu’Il égare ne peut être guidé. Et je témoigne qu’il n’y a d’autre divinité qu’ALLAH, Unique, sans associés et je témoigne que Mûhammâd (صلى الله عليه وسلم) est Son serviteur et Messager. Que les éloges d’ALLAH soient sur lui, sur sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent fidèlement jusqu’au Jour du jugement.


En vérité, les savants ont, sur nous, des droits qui font de ceux qui ne les respectent pas des transgresseurs. Et, mettre par écrit leurs hautes qualités, leur comportement exemplaire, leur noble caractère, couvrir les pages de leurs vertus pour la postérité et préserver les fruits de leurs pensées [Il s’agit ici des fruits du savoir qu’ils n’ont cueillis qu’après un long effort et un dur labeur spirituel et qu’ils ont mis à notre disposition. Qu’ALLAH les récompense donc de la meilleure manière pour ce qu’ils nous ont apporté.], qui sont parmi les biens les plus précieux, est une manière d’être attentif à ces droits. De même qu’il nous revient, pour consacrer nos droits envers eux, de les honorer par nos paroles, nos cœurs et nos actes. Tout comme il convient de ne pas leur nuire en s’attaquant à leur honneur, en rabaissant leur noble nature, en étant à l’affût du moindre de leurs défauts ou de la plus bénigne de leurs erreurs.

D’ailleurs les versets coraniques et les traditions prophétiques indiquent que tout cela est proscrit et menacent ceux qui oseraient s’attaquer à eux du sort le plus terrible.

Et, parmi ceux envers qui nous devons nous acquitter de ce droit figure notre maître, l’érudit, shaykh Ahmâd ibn Yahya An-Najmi – qu’ALLAH le garde – dont le savoir nous a été grandement profitable. Qu’ALLAH le récompense donc de la meilleure des manières pour cela.

Or, les amoureux du shaykh nous ont demandé à maintes reprises, avec beaucoup d’instance, de présenter en quelques mots – même restreints – la vie du shaykh ainsi que ses études. Connaissant mon incapacité et mes limites, j’ai tenté de me dérober, m’excusant sans cesse de ne pouvoir m’acquitter de cette tâche, mais en vain. Pas un seul d’entre eux n’a accepté mes excuses. Face à leur insistance, j’ai demandé l’assistance d’ALLAH (Ta’ala), Seul, pour la rédaction de ces quelques lignes à propos de notre shaykh – qu’ALLAH (Ta’ala) le préserve.

 



7star3aSon nom et ses origines


Notre maître, l’éminent savant, versé dans le hadith (mûhaddith), le jurisconsulte digne de confiance, l’actuel mufti de la région de Jazan où il est le porteur de la bannière de la Sûnnah et du hadith, est le shaykh Ahmâd ibn Yahya ibn Mûhammâd ibn Shûbayr, An-Najmi, de la famille Shûbayr appartenant aux Beni Hûmmâd, l’une des tribus réputées de la province de Jazan.



 

7star3a  Sa naissance


Le shaykh – qu’ALLAH le garde - est né dans le village d’An-Najamiyya, le 22 du mois de Chawwal de l’année 1346 de l’hégire. Il a grandi dans le giron de ses deux vertueux parents dont il fut le fils unique. C’est la raison pour laquelle, ils le consacrèrent à ALLAH, ne lui imposant aucune tâche qui ne soit vouée à ALLAH. Ils lui accordaient une attention si particulière qu’ils ne le laissaient même pas jouer avec les enfants. Puis, lorsqu’il eut atteint l’âge de raison, ils l’inscrivirent dans les écoles coraniques privées où il apprit à lire, à écrire et où il [apprit et] lut le Coran devant un maître à trois reprises, la dernière se situant en 1358 de l’hégire, l’année de l’arrivée de shaykh ’AbdûLLah Al-Qar’awi (rahimahûLLah).


Il récita le Coran une première fois devant shaykh ’Abdûh ibn Mûhammâd ’Aqil An-Najmi en 1355, puis devant shaykh Yahya Faqih ’Abasi, un Yéménite qui s’était installé dans le village et auprès de qui notre shaykh étudia en 1358. Puis, lorsque le shaykh ’AbdûLLah Al-Qar’awi arriva à An-Najamiyya, une controverse au sujet d’Al-Istiwa’ s’engagea entre lui et cet enseignant [yéménite], qui était "ach’ari" C’est-à-dire qu’il était, dans sa croyance, influencé par les idées d’Abû Al-Hasan Al-Ach’ari. Celui-ci fut à l’origine de l’une des principales sectes égarées de l’islam, dont l’une des particularités est qu’elle renie une partie des Attributs d’ALLAH. Parmi eux, "al-istiwa’" c’est-à-dire, le fait qu’ALLAH s’est élevé au-dessus de Son Trône [Note du traducteur]. Controverse qui se solda par la défaite de ce dernier qui prit la fuite : [Tout ce qui restait de ces injustes fut alors exterminé. Louange à ALLAH, Seigneur des mondes]. Sourate Les bestiaux (Al-an’âm), verset 45. 

   


7star3aSes études


Après la fuite de leur professeur "ach’ari", le shaykh, accompagné de ses deux oncles paternels, shaykh Hasan ibn Mûhammâd An-Najmi et shaykh Hûssayn ibn Mûhammâd An-Najmi, fréquenta quelques jours, au cours de l’année 1359 les leçons du shaykh ’AbdûLLah Al-Qar’awi dans la ville de Samita. Puis, en 1360, plus précisément au mois de Safar, notre shaykh s’inscrivit à l’Ecole salafi où il apprit le Coran avec ses règles de récitation, cette fois sur les recommandations de shaykh ’AbdûLLah Al-Qar’awi (rahimahûLLah) lui-même et sous la direction de shaykh ’Ûthman ibn ’Ûthman Hamli (rahimahûLLah) auprès de qui il apprit également par cœur les ouvrages qui suivent : Tûhfat al-atfâl, Hidâya al-mûstafîd, Talâtha al-ûssûl (Les trois fondements), Al-arba’ân annawawiyya" (Les quarante hadiths de l’imam An-Nawawi) et Al-hisâb. Il maîtrisa également l’art de la calligraphie.


Dans la matinée, il assistait aux cours réservés aux enfants, auxquels shaykh ’AbdûLLah Al-Qar’awi l’avait inscrit. Puis, lorsque se dispersaient les enfants, après la prière du "dhûhr" et jusqu’à celle de la nuit (’sha’), il rejoignait les adultes dans les cours dispensés par shaykh ’AbdûLLah Al-Qar’awi en personne. Puis, il regagnait le village d’An-Najamiyya avec ses deux oncles cités précédemment.

Puis, après quatre mois d’études, shaykh ’AbdûLLah Al-Qar’awi (rahimahûLLah) l’autorisa à assister de façon officielle aux cours des grands. Auprès du shaykh, il étudia les ouvrages suivants : Ar-Rahbiyya, dans l’étude des règles du partage de l’héritage, Al-Ajûrûmiyya, dans la grammaire arabe, Kitâb at-tawhîd, Bûlûgh al-marâm, Al-Bayqûniyya, Nûkhba al-fikr et son explication, Nûzha al-nadhar, Mûkhtasarât fi as-sîra, Tasrîf al-ghazzi, Al-’awamil fi an-nahû mia, Al-waraqât, dans les fondements de la jurisprudence (ûssûl al fiqh), Al-’aqîda at-tahâwiyya avec l’explication de shaykh ’AbdûLLah Al-Qar’awi avant de voir celle d’Ibn Abi Al-’Izzi. En outre, il étudia auprès du shaykh une partie des livres qui suivent : Al-Alfiyya d’Ibn Mâlik, Ad-Dûrûr al-bahiyya, avec son explication, Ad-Darari al-mûdhiyya, dans la jurisprudence, ces deux dernières œuvres étant d’Ash-Shawkâni (rahimahûLLah), ainsi que d’autres livres. Certains, comme ceux qui précédent étaient étudiés dans le cadre du programme scolaire, alors que d’autres, comme Nayl al-awtâr, Zâd al-ma’âd, Nûr al-yaqîn, Al-Mûwatta’ et les ouvrages de référence, étaient lus pour mieux comprendre des œuvres plus courtes ou dans le cadre de recherches.

Puis, en 1362 de l’hégire, shaykh ’AbdûLLah Al-Qar’awi (rahimahûLLah) distribua à ses élèves les différents volumes des ouvrages de référence qui se trouvaient dans sa bibliothèque personnelle : As-sahîhayn [Sahîh Al-Bûkhari et Sahîh Mûslim], les Sûnnnan d’Abû Dawûd et d’An-Nasaï, le Mûwatta’ de l’Imam Malik. Ils étudièrent donc en partie ces œuvres auprès de lui mais sans parvenir à les achever car, à cause de la sécheresse, ils durent se séparer.

En 1364, ils revinrent et reprirent leurs études auprès de shaykh ’AbdûLLah Al-Qar’awi (rahimahûLLah) qui accorda à notre shaykh l’autorisation d’enseigner les six recueils de hadiths de référence Ceux d’Al-Bûkhari, Mûslim, At-Tirmidhi, Abû Dawûd, An-Nasaï et Ibn Majah (Note du traducteur).

Puis, en 1369 de l’hégire, il étudia auprès de shaykh Ibrahim ibn Mûhammâd Al-’Amûdi (rahimahûLLah), le juge de Samita à cette époque, le livre intitulé Islâh al-mûjtama’ (La réforme de la société) et celui de shaykh ’Abd Ar-Rahman ibn Sa’di (rahimahûLLah) dans la jurisprudence (fiqh), composé sous forme de questions-réponses et intitulé Al-irshâd ilâ ma’rifa al-ahkâm.

Sur les recommandations de shaykh ’AbdûLLah Al-Qar’awi (rahimahûLLah), il étudia auprès de shaykh ’Ali, le fils de shaykh ’Ûthman Ziyad As-Soumali, des livres de conjugaison et de grammaire arabe comme Al-’awâmil fi an-nahû mia.

En 1384 de l’hégire, il assista aux leçons (dûrûs) dispensées par le shaykh, le guide, l’éminent savant, le mufti du royaume d’Arabie saoudite, shaykh Mûhammâd ibn Ibrahim de la famille du shaykh [Mûhammâd ibn ’Abd Al-Wahhab] (rahimahûLLah). Pendant deux mois environ, il étudia auprès de lui l’exégèse coranique à travers l’exégèse d’Ibn Jarir At-Tabari, selon la lecture de ’Abd Al-’Aziz Ash-Shalhûb. La même année, pendant un mois et demi environ, il écouta, entre la prière du "maghrib" et celle de la nuit, les commentaires du Sahîh Al-Bûkhari de notre shaykh, le guide, l’éminent savant, shaykh ’Abd Al-’Aziz ibn Bâz (rahimahûLLah). 

   


7star3aSes maîtres


Ce qui précède indique déjà quels furent ses maîtres. Voici la liste de leurs noms :


1- Shaykh Ibrahim ibn Mûhammâd Al-’Amûdi, le juge de Samita à son époque.

2- Shaykh Hafidh ibn Ahmad Al-Hakami (rahimahûLLah)

3- L’éminent savant, le prêcheur, le réformateur dans le sud du Royaume, ’AbdûLLah Al-Qar’awi (rahimahûLLah), auprès de qui shaykh Ahmad [An-Najmi] obtint ses diplômes et dont il profita le plus en terme de savoir.

4- Shaykh ’Abdûh ibn Mûhammâd ’Aqil An-Najmi

5- Shaykh ’Ûthman ibn ’Ûthman Shaykh Hamali

6- Shaykh ’Ali, le fils de shaykh ’Ûthman Ziyad As-Sûmali

7- Le shaykh, le guide, l’éminent savant, l’ancien mufti d’Arabie saoudite, shaykh Mûhammâd ibn Ibrahim de la famille du shaykh [Mûhammâd ibn ’Abd Al-Wahhab] (rahimahûLLah).


8- Cheikh Yahya Faqih ’Abassi Al-Yamâni

   


7star3aSes élèves
 

Notre shaykh – qu’ALLAH Le Très Haut le garde – eut une multitude d’élèves. Combien d’étudiants a pu avoir un homme qui consacra presque un demi siècle à l’enseignement ? Et si je commençais à les dénombrer, il me faudrait de volumineux registres pour tous les inscrire. Je me contente donc d’en citer certains exemples qui donnent une idée de la qualité du reste de ses élèves. Parmi eux donc :

1 - Notre shaykh, l’érudit versé dans le hadith (mûhaddith), le défenseur de la Sûnnah, shaykh Rabi’ ibn Hadi.
2 - Notre shaykh, l’érudit versé dans la jurisprudence (faqîh), Zayd ibn Mûhammâd Hadi Al-Madkhali.
3 - Notre shaykh, le savant émérite, ’Ali ibn Nasir Al-Faqihi.

Nous nous sommes seulement contenté de mentionner ces trois-là compte tenu de leur renommée dans le milieu des sciences religieuses. Que personne ne nous en veuille donc. 

   


7star3aSa vivacité d’esprit
 

Le shaykh – qu’ALLAH le garde - est doué d’un esprit très perspicace et d’une grande mémoire, et ce depuis sa tendre enfance, comme le prouve ce récit de notre oncle paternel, shaykh ’Ûmar ibn Ahmâd Jardi Al-Madkhali – qu’ALLAH l’assiste : "Lorsque, en 1359, cheikh Ahmâd [An-Najmi] assistait avec ses deux oncles Hassân et Hûssayn An-Najmi aux cours pour adultes dispensés à l’Ecole salafi de Samita par shaykh ’AbdûLLah Al-Qar’awi, il avait à peine treize ans. Et, il retenait parfaitement ces cours".

J’ajoute, quant à moi, que c’est la raison pour laquelle shaykh ’AbdûLLah Al-Qar’awi lui permit d’assister aux leçons que lui-même se chargeait de donner aux adultes. En effet, il découvrit en lui excellence, rapidité à mémoriser et vivacité d’esprit. 

   


7star3aSes activités professionnelles


Notre shaykh – qu’ALLAH le garde – fut professeur dans les différentes écoles de son maître ’AbdûLLah Al-Qar’awi (rahimahûLLah), avec l’espoir d’en être récompensé par ALLAH. Puis, lorsque les premiers postes d’enseignants furent créés, il fut nommé au poste de professeur dans son village d’Al-Najamiyya, en 1367 de l’hégire. En 1372, lui fut confiée la fonction d’imam et de professeur dans le village d’Abû Sabila dans la région d’Al-’Aridha. En 1374, le premier du mois de Mûharram, précisément, il fut nommé professeur au tout nouvel Institut des sciences religieuses de Samita qu’il quittera en 1384 dans l’espoir d’obtenir un poste d’enseignant à l’Université islamique de Médine. Il voyagea donc vers la cité du Prophète mais des difficultés l’empêchèrent d’atteindre son but et l’obligèrent à regagner sa région. Là, ALLAH lui destina d’être nommé prédicateur dans la province de Jazan par le ministère de la Justice. Il se consacra donc à la prédication et à l’orientation des gens de la meilleure manière.


Puis, en 1387 de l’hégire, précisément le premier du mois de Rajab de cette année, il retrouva son poste d’enseignant à l’Institut des sciences religieuses, mais, à sa demande, dans la ville de Jazan. Puis, en 1389, au début de l’année scolaire, il reprit sa fonction de professeur à l’Institut de Samita où il enseigna jusqu’à sa retraite qu’il prit le premier du mois de Rajab de l’an 1410 de l’hégire.

Et, depuis lors et jusqu’au jour où ces quelques lignent ont été rédigées, il se consacre à l’enseignement : chez lui, à la mosquée du voisinage, ainsi que dans d’autres mosquées de la région, à travers des leçons hebdomadaires, sans oublier les fatwas qu’il émet régulièrement.

Il a, en cela, écouter son maître qui lui recommandait de ne jamais tourner le dos à l’enseignement et de prendre soin de ses élèves, en particulier ceux qui avaient quitté leur pays et leur famille. Et notre shaykh – qu’ALLAH le garde – applique ces recommandations avec une patience étonnante. Qu’ALLAH le récompense donc pour cela.

Comme il a tenu compte des recommandations de son maître, Al-Qar’awi (rahimahûLLah) en mettant à profit son temps libre pour poursuivre l’étude des sciences religieuses et les recherches, en particulier dans la science du hadith et dans la jurisprudence et ses fondements, si bien qu’il a fini pas surpasser ses paires et par être versé dans ses domaines. Qu’ALLAH bénisse donc sa vie et son œuvre et rende ses efforts utiles aux gens. 

   


7star3aSes ouvrages religieux


Notre shaykh – qu’ALLAH le garde – a produit de nombreuses œuvres écrites, mais certaines seulement ont été publiées. Nous implorons donc ALLAH de faciliter la publication de celles qui ne l’ont pas encore été afin que les gens en profitent. Parmi ces œuvres :

1 - Awdhah al-ichâra fi ar-rad ’ala man abâha al-mamnou’ min az-ziyâra


2 - Ta’sîs al-ahkâm sharh ’ûmdat al-ahkâm (dont seulement une infime partie a été publiée).

3 - Tanzâh al-charî’a min ibâha al-aghâni al-khalî’a

4 - Risâla al-irchâd ilâ bayân al-haq fi hûkm al-jihâd

5 - Risâla fi hûkm al-jahr bil-basmala

6 - Fath al-rabb al-wadûd fi al-fatâwa wa ar-rûdûd

7 - Al-Mawrid al-’adhb az-zalâl fî ma intiqad ’alâ ba’dh al-manâhij ad-da’awiyya min al-’aqâïd wa al-a’mâl

Ainsi que d’autres ouvrages profitables qu’il a mis à la disposition des musulmans, qu’ALLAH l’en récompense de la meilleure manière et les rende utiles à l’islam et aux musulmans.


Que les éloges d’ALLAH soient sur notre Prophète Mûhammâd, sur sa famille et l’ensemble de ses compagnons. 


Rédigé par son élève : Mûhammâd ibn Hadi ibn ’Ali Al-Madkhali
Maître de conférence à la faculté de Hadith de l’Université islamique de la ville du Prophète (Médine)

Copié de sounna.com

Adapté pour www.islam-al-haqq.com

Par 'Abd El-Hakim Abû 'Issa 'Abd El-Haqq

 

 


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