Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

facebookalhaqq-3-2-1

Rechercher

10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 21:48



Les mérites de cette prière

Selon Sa'id Ibn abi Waqqâs (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Parmi les bonheurs du fils d'Adam le fait de consulter ALLah, et aussi parmi les bonheurs du fils d'Adam l'agrément de ce que ALLah a décidé. Parmi les malheurs du fils d'Adam le fait d'abandonner la consultation d'ALLah, et aussi parmi les malheurs du fils d'Adam la colère vis-à-vis de ce que ALLah a décidé". (Ahmad)

Ibn Taymiya (رحمه الله) a dit : "Ne regrettera pas celui qui consulte Le Créateur et demande conseil aux créatures".


La manière de l'accomplir

Jabir Ibn Adbillah (رضي الله عنه) a dit : "Le Prophète nous enseignait la prière de consultation d'ALLah [al-istikhâra] avant toutes nos entreprises comme il nous enseignait les sourates du Coran. Il disait : "Si l'un d'entre vous décide de faire quelque chose, qu'il fasse deux rak'ats en dehors des prières obligatoires et qu'il dise après les salutations finales : "Seigneur ALLah! Je base mon choix sur Ta science et je puise ma capacité de la Tienne et je Te demande un effet de Ta générosité infinie. Tu es en effet Capable et je ne le suis pas, Tu sais et je ne sais pas et c'est Toi le Grand Connaisseur des mondes inconnus. Seigneur ALLah! Si tu sais que cette entreprise (nommer l'affaire) est bonne pour moi dans ma religion, ma vie présente et ma vie future, destine-la-moi, facilite-la-moi puis bénis-la pour moi. Si tu sais que cette affaire (nommer l'affaire) est  pour moi un mal dans ma religion, ma vie présente et ma vie future, écarte-la de moi et écarte-moi d'elle. Destine-moi le bien où il se trouve puis fait que j'en sois satisfait""". (Al-Boukhâri n°6841; d'autres versions sont citées par At-Tirmidhi, An-Nasâi, Abou Dâwoud, Ibn Mâja et Ahmad)





 

Le cadre de cette prière


La prière de consultation ne se fait pas pour : les choses qui sont interdites ou néfastes, et les choses qui sont obligatoires ou nécessaires.


La permission de recommencer la prière en cas de doute


Al-Moubarakfouri (رحمه الله) dit dans son commentaire sur At-Tirmidhi : "Est-il recommandé de répéter la prière et l'invocation pour la même affaire si l'intéressé ne découvre rien de rassurant qui lui permette de savoir s'il faut ou pas entreprendre? Al-Iraqi dit : il paraît que c'est recommandable". (Touhfatou al-Ahtwadhi, 2/593.)


Il n'y a aucune recommandation au fait de répéter la prière sept fois


Ses propos : "Puis il passe à ce en quoi il se trouve à l'aise" cités par certains sont mentionnés dans un hadith du Prophète (صلى الله عليه و سلم) rapporté par Ibn as-Sunni.

On y dit encore : "Quand tu t'apprêtes à entreprendre une affaire, consulte ton Maître sept fois puis examine ce qui précède à ton cœur. En effet, il renferme tout le bien". An-Nawawi dit (de ce hadith) : "Sa chaîne est étrange et elle comporte des individus que je ne connais pas" (Al-adhkar p.132)
Al-Hafiz Ibn Hajar dit : "La chaîne comporte un rapporteur connu pour sa très grande faiblesse . Il s'agit d'Ibrahim Ibn al-Bara. Par conséquent, le hadith est très faible" (Al-Foutouhat ar-rabbaniyya, 3/357)


Commentaire du hadîth


Dans son commentaire du hadith, Ibn Hajar (رحمه الله) a dit : "al-istikhara est un nom. Istakhara ALLah signifie : il demande à ALLah de lui inspirer le bon choix, de l'orienter vers la meilleure entre deux choses dont on a besoin. Au sujet des propos : "le Prophète (صلى الله عليه و سلم) nous apprenait à consulter (ALLah) dans toutes les affaires".

Ibn Abi Dajma dit : "C'est une affirmation générale qui a une signification restreinte. En effet, l'obligatoire et le recommandé ne peuvent pas faire l'objet d'une consultation. De même l'interdit et le réprouvé ne peuvent pas faire l'objet d'une consultation pour savoir s'il faut les abandonner ou pas. Aussi la consultation se limite-t-elle au licite et au recommandé qui comporte des aspects antinomiques ou duquel il faudrait se contenter".
Je dis que la généralité englobe les choses importantes et signifiantes. Car parfois une affaire anodine peut avoir de graves conséquences.
Les propos "Quand ...projette" sont exprimés dans le hadith d'Ibn Mas'oud ainsi "Quand l'un de vous veut une affaire qu'il dise".
Les propos : "Qu'il accomplisse deux rak'a surérogatoires" excluant la prière du matin, par exemple. Dans al Adhkar, an-Nawawi dit : "Si l'on récitait l'invocation de consultation au terme de la prière du Zuhr par exemple ou à l'issue d'une autre prière surérogatoire régulière ou libre, il semble qu'on peut dire, si l'intéressé a eu l'intention de doubler la prière obligatoire d'une prière de consultation cela lui suffit. En revanche, sans l'intention (il faut une prière de consultation à part)


Ibn Abi Djama dit : "La sagesse qui veut que la prière précède l'invocation repose sur le fait que par la consultation on entend réunir les biens d'ici-bas et ceux de l'au-delà, ce qui nécessite qu'on frappe à la porte du Roi. Or rien n'est plus efficace ni plus apte à réussir dans cette entreprise que la prière qui implique la glorification d'ALLah, Sa louange et la manifestation du besoin de lui dans le médiat et l'immédiat.
Ses propos : "Puis qu'il dise" indiquent que l'invocation est à réciter à l'issue de la prière. Mais il se peut que l'ordre ne concerne que le dhikr et l'invocation à dire habituellement après la prière. Si tel est le cas, l'intéressé récite l'invocation de consultation après les invocations du tashahhoud et avant le salut final.
Dans l'expression : "Allahoumma inni astakhirouk bi ilmika", la particule "bi" indique la causalité . C'est-à-dire parce que tu sais mieux. Elle a la même signification que dans : "bi qudratika" . Elle peut aussi indiquer une sollicitation. C'est-à-dire je te demande de me donner la force d'acquérir ce qui est recherché . La phrase peut signifier également : je te demande de le décréter à mon profit, c'est-à-dire de le faciliter.
Ses propos : "Wa as'alouka min fadhlika" renferment une allusion aux grâces accordées par le Maître. Car personne n'a droit à ses bienfaits selon la doctrine sunnite.
Ses propos : "Fa innaka taqdirou wa la aqdiwou wa ta'lamou wa la a'lamou" impliquent une allusion au fait que science et puissance appartiennent exclusivement à ALLah et que le serviteur n'en possède que ce que Dieu lui en donne.

Ses propos : "Allahoumma in kounta t'alamou anna hadha al amra" Une version ajoute : "Thoumma youssoummihi bi aynihi" Il paraît que cela signifie que l'intéressé doit préciser son besoin. Il est aussi possible qu'il l'ait présent à l'esprit au moment de réciter l'invocation.
Ses propos : "Faqdourhou li" signifient réalise-le pour moi : "Fasrifhou anni wasrifni anhou" c'est-à-dire : fait en sorte que mon cœur en soit complètement détourné.
Ses propos : "Wa radhhini bihi" signifient : fais que j'en sois satisfait de sorte à ne pas regretter de l'avoir recherché et obtenu. Car je n'en connais pas l'Aboutissement même si, au moment de le demander, je m'en contentais. Le secret ici consiste à empêcher son cœur de rester attaché à l'objet de façon à le priver de la quiétude. Car la vraie complaisance consiste dans la satisfaction de l'âme du destin".



Résultat de la prière


An-Nawawi (رحمه الله) a dit : "Il faut faire après la prière de la consultation ce qui semble être le plus juste, et il ne convient pas de se figer à ce que l'on pensait le plus juste avant d'avoir fait la prière, mais il faut qu'il délaisse ce qu'il pensait être le meilleur (avant la consultation) sinon il ne serait pas sincère dans sa demande de consultation d'ALLah et dans sa demande du bien".

Al-hafiz Ibn Hadjar (رحمه الله) dit : "Al-Hafiz Zayn ad-dine al-Iraqi a dit : On engage l'action après la consultation et ce que l'on entreprendra comportera du bien, quel qu'il soit. Cet avis est corroboré par cette phrase qui se trouve à la fin de certaines versions du hadith d'Ibn Massoud : "Puis qu'il se décide".
Ibn Hajar reprend "J'ai expliqué plus haut la signification de cette phrase et indiqué que son rapporteur- c'est-à-dire celui qui ajoute : "Puis qu'il se décide" est faible, mais il est préférable au rapporteur de ce dernier hadith "puis examine ce qui précède à ton coeur".
(Al-Foutouhat ar-Rabbaniyya , 3/355-357)

Ibn Taymiya (رحمه الله) a dit : "Une fois ALLah consulté, on doit penser que le choix d'ALLah réside en ce à quoi on se sent à l'aise et le trouve facile". (Madjmou' al-fatawa , 10/539)


 

Invocation istikhâra



"Jâber Ibn ‘Abdullah – qu’Allah les agrée tous les deux – a rapporté : « Le Messager d’Allah (sws) nous enseignait la consultation dans toutes les décisions à prendre comme il nous enseignait le Coran. » Il disait : « Lorsque l’un de vous décide de faire quelque chose, qu’il fasse deux rak’ât autres que les prières obligatoires, puis qu’il dise :

Ô Seigneur ! Je Te consulte de par Ta connaissance et je T’implore de m’accorder le pouvoir de Ton pouvoir et je Te demande cde Ton immense générosité. Car Tu es certes capable et je suis incapable, Tu sais tout tandis que moi je ne sais pas, et c’est Toi le Grand Connaisseur de tout ce qui est inconnu. Ô Seigneur ! Si Tu sais que cette chose – et il nomme clairement la chose en question – est une source de bien pour moi dans ma religion, dan s ma vie présente et dans ma vie future (ou il dit : ici-bas et dans l’au-delà) destine-la-moi et facilite-la-moi puis bénis-la-moi. Et si Tu sais que cette chose est pour moi une source de mal dans ma religion, dans ma vie présente et dans ma vie future (ou il dit : ici-bas et dans l’au-delà) détourne-la de moi et détourne-moi d’elle et prédestine-moi le bien là où il se trouve puis rends-moi satisfait de cette décision.

N’éprouvera jamais de remords celui qui consulte son Seigneur et prend conseil auprès des hommes croyants vertueux et agit avec détermination dans toutes ses affaires, Allah le Glorieux a dit : « Et consulte-les à propos des affaires, puis une fois que tu t’es décidé, confie-toi donc à Allah. »"

اللّهُـمَّ إِنِّـي أَسْتَخيـرُكَ بِعِاْـمِك، وَأسْتَقْـدِرُكَ بِقُـدْرَتِـك، وَأَسْـألُـكَ مِنْ فَضْـلِكَ العَظـيم، فَإِنَّـكَ تَقْـدِرُ وَلا أَقْـدِر، وَتَـعْلَـمُ وَلا أَعْلَـم، وَأَنْـتَ عَلاّمُ الغُـيوب، اللّهُـمَّ إِنْ كُنْـتَ تَعْـلَمُ أَنَّ هـذا الأمْـرَ- وَيُسَـمِّي حاجَتَـه - خَـيْرٌ لي في دينـي وَمَعـاشي وَعاقِـبَةِ أَمْـري، فَاقْـدُرْهُ لي وَيَسِّـرْهُ لي ثـمَّ بارِكْ لي فيـه، وَإِنْ كُنْـتَ تَعْـلَمُ أَنَّ هـذا الأمْـرَ شَـرٌ لي في دينـي وَمَعـاشي وَعاقِـبَةِ أَمْـري، فَاصْرِفْـهُ وَاصْرِفْني عَنْـهُ وَاقْـدُرْ لي الخَـيْرَ حَيْـثُ كانَ ثُـمَّ أَرْضِـني بِـه



Allâhumma innî astakhîruka bi-cilmika wa astaqdiruka bi-qudratika, wa as-aluka min fadlika-l-cazîmi. Fa-innaka taqdiru wa lâ aqdiru, wa taclamu wa lâ aclamu, wa anta callâmu-l-ghuyûbi. Allâhumma in kunta taclamu anna hâdhâ-l-amra
(que l'on explicite) khayrun lî fî dînî wa macâshî, wa câqibati amrî (ou : câjilihi wa âjilihi) fa-qdurhu lî, wa yassirhu lî, thumma bârik lî fîhi. Wa in kunta taclamu anna hâdhâ-l-amra (que l'on explicite) sharrun lî fî dînî wa macâshî, , wa câqibati amrî (ou : câjilihi wa âjilihi) fa-srifhu cannî, wa srifnî canhu, wa qdur lî-l-khayra haythu kâna thumma arddinî bihi.


Partager cet article

Repost 0
Published by 會 Al-Haqq 會 - dans as-salât - La prière
commenter cet article

commentaires